Nicolas Sarkozy condamné : l'État de droit a-t-il été bafoué ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Pourquoi cette affaire dépasse-t-elle Nicolas Sarkozy selon vous ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Les arguments de Franck Louvrier et Robert Bourgi sont-ils convaincants ?
- 1:45RelanceRéponse directe
Le raisonnement juridique du tribunal vous semble-t-il valable ?
- 3:00OuverteRéponse directe
MediaPart a-t-il joué un rôle nocif dans cette affaire ?
- 4:30OuverteRéponse partielle
Pourquoi les jeunes ne s'intéressent-ils pas à cette affaire ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Nicolas Sarkozy est-il combatif face à sa condamnation ?
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Toujours en compagnie de mes débatteurs de la première heure Jules Toress et Ophélie Rock. On était il y a quelques instants avec Franck l'ouvrier très proche de Nicolas Sarkozi puisque c'était son ancien conseiller en communication Fran Louvrier sur la même ligne que Robert Bourgi qu'on a écouté. Euh, ils ont quand même des arguments qui font mouche.
C'est vrai que pour ma part, je les trouve assez convaincants quand ils expliquent en effet puisque Franck Louvrier était dans le cœur du réacteur, si j'ose dire à l'époque Jules Toress. De toute manière, s'il y avait pas d'arguments valable que l'on pourrait entendre, on en parlerait pas depuis 3 jours. Si on parle de cette affaire, c'est pas parce qu'elle concerne Nicolas Sarkozi, c'est parce qu'il y a un vrai sujet qui finalement dépasse Nicolas Sarkozi.
Le sujet, c'est cette institution judiciaire. euh c'est comment on peut mettre en prison euh un président un ancien président de la République qui a été élu par les Français sur la base d'une association de malfaiteurs. Donc une suspicion, un faisceau d'indice auquel on l'enquête n'apporte rien.
Moi je vous le dis, j'ai lu les 380 pages des motivations du tribunal. Donc je sais absolument de quoi je parle. Il y a des phrases, il y a un raisonnement juridique, je trouve, je suis pas magistrat mais il y a un raisonnement que je trouve absolument hallucinant, absolument sidérant.
Quand on vous explique que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas ne pas savoir, je trouve ça un petit peu court en terme de raisonnement. Quand on vous explique que Claude Gué et Brisortefeu pendant 10 ans, on dit Nicolas Sarkozy n'y est pour rien. Les juges écrivent cela corrobore le fait que Nicolas Sarkozy était informé.
Donc en réalité il y a beaucoup de choses. On peut également parler de l'exécution provisoire de Méia Partez pas Europé ou vous regardez pas ces news vous serez pas au courant que Méia Part a fait info. C'est extrêmement important.
Mais c'est ça qui est très important, c'est que cette affaire, elle dépasse. Moi, j'ai toujours en tête ce de PLEL, hein. Sans vous sans vous, on aurait pas pu.
Bien sûr, mais ces gens sont dans une entreprise de purification de de la politique. Je vous je c'est c'est pour ça que c'est extrêmement important. Ça a été Marine Le Pen, ça a été François Fillon.
Euh, il y en a un un quand même, disons-le, qui est quand même très silencieux depuis 3 jours, c'est Jean-Luc Mélenchon parce qu'il sait très bien que ça pourrait lui arriver parce que la révolution, elle dévore ses enfants parce que c'est justiciable. Et oui, pas fol la guerre hein. Alors alors que Philog ça vous a pas échappé toutes ces réactions de la France insoumise assez irrespectueuse parce que on imagine mal à l'inverse.
Mais c'est ça qui était d'ailleurs assez fascinant moi je trouve dans du dans le côté des enfin un petit peu de de la Twithosphère si on peut dire ça comme ça c'est de voir finalement ceux qui se sont tu raisons pour lequelles ils se sont éventuellement tuus. Et c'est vrai qu'on a l'impression que Jean-Luc Mélenchon, en effet euh il fait pas très très comment dire, il ne se sent on n'a pas l'impression qu'il soit très à l'aise finalement avec cette situation. Je pense qu'il pense en effet à éventuellement ce qui pourrait lui arriver et il a raison.
Je pense que c'est quelqu'un en plus de de cultiver Jean-Luc Mélenchon, il a dû lire de nombreux ouvrages sur la révolution et on voit toujours en effet comment ça se passe. C'est-à-dire qu'en effet la révolution mange chez les enfants et et c'est compliqué d'arrêter une machine une fois qu'elle se met en branle en fait tout simplement. Jules Thores, vous venez de parler de de Mediaapart.
Je voudrais vous faire écouter un homme qui n'est pas de droite. Pourtant Alain Finkelcrot, le euh philosophe sur Radio J aujourd'hui il dénonce justement le rôle nocif de ce média. Écoutez, tout est partie du document de Mania Cart.
La persécution du Jussière a commencé là. Donc si quelqu'un devait être condamné, ce sont les journalistes de Méia Part. Méapart joue un rôle extrêmement nocif toxique aujourd'hui dans la presse française.
Aucune objectivité, un agenda purement politique, un acharnement contre les personnalités politiques jugées à droite. C'est c'est-à-dire toutes les règles déontologiques du journalisme sont pas fouées. Ce n'est pas un organe d'information d'une officine de propagande d'une violence inouie.
Alin Finkelcot sur Radio J et justement Jules Toress dans les colonnes du JDD Nicolas Sarkozi parle de Media Part et il dit on voit des tweets de média part qui sont likés comme on dit par un policier qui instruit qui enquête justement sur cette affaire. Donc c'est vrai que c'est assez malsin comme rapport et aussi les relations entre le PNF et Médiia part mais il y a une confusion des genres évidemment un mélange des genres. Je me souens très bien que ce soit pour Marine Le Pen, François Fillon ou Nicolas SarkoZi, médias part bien souvent publiait des éléments du dossier avant même que la défense apprenne qu'il y avait dans le dossier.
Donc là aussi ça montre une collusion, une association de malfaiteurs, je vais le dire, entre les magistrats et et et Médiia part. Et le problème c'est qu'on a passé 13 ans 13 années, très longues années à juger cette affaire sur la seule fois de cette note. Alors que cette note qui disait en gros qu'il y avait un financement libyen de 50 millions d'euros, on n' jamais retrouvé ces 50 millions d'euros, un budget de campagne présidentielle en tout cas de premier tour, c'est 16 millions d'euros.
Donc s'il y avait 50 millions pour financer la campagne de Nicolas Sarkozi, on l'aurait vu. Donc ça ça arrive le 28 avril pendant le 2012, pendant le second tour. Franck l'ouvrier ne le dit pas.
Mais je pense qu'on peut dire que ça a quand même joué. C'était un second tour qui était extrêmement serré, hein. 51 pour François Hollande, 51 % 49 pour Nicolas SarkoZi.
Donc évidemment que ça a joué et le problème c'est que ça a pollué notre débat public pendant 13 ans. À chaque fois que l'on parlait de ça, c'était la note de Mediapart, note qui est donc fausse. Il y a pas d'argent les biens, il y a pas de note.
Il faut être extrêmement clair. Et et on rappelle aussi quand même que déjà François Fillon avait été d'une certaine manière empêché d'ailleurs par la même présidence. il ont une chance en réalité c'est que justement cette affaire nous dépasse c'est que c'est tellement un sujet important qui va nous occuper pour les prochaines années et qui peut avoir des conséquences dramatiques et sans précédent que finalement le petit faux de médiia part la fausse enquête de médiia part bah c'est dérisoire par rapport à la gravité de de de de cette affaire et de cette condamnationouil vous qui êtes professeur également êtes en contact d'élèv une affaire comme ça j'imagine que on en parle dans les familles.
Euh qu'est-ce que vous diriez vous en tant que on nen parle absolument pas non mais dans les familles les les enfants tant de leurs parents peut-être je suis sûr que c'est c'est pour en avoir parlé avec moi je suis professeur de français donc c'est pas forcément envers moi mais j'ai parlé à des collègues qui sont professeurs d'histoire et je parle bien de professeur d'histoire en lycée et notamment avec les spécialisations qui tournent vous savez maintenant vous pouvez choisir géopolitique dès dès 16 ans. J'ai demandé à mes collègues, je fais "Mais alors qu'est-ce qu'en disent les quand disent les enfants ?" Parce que moi j'aurais trouvé ça voilà, c'est Et ben il n'en parle pas. il n'en parle pas parce que je pense qu'on a quand même une partie de la jeunesse qui qui vraiment ça leur parle pas du tout en fait quand et et c'est vrai que pour avoir posé la question à quelques lycéens mais ils me disent mais on s'en moque mais vraiment on s'en moque donc je pense qu'il faut oui mais sur la justice de notre pays justement ceux qui ont pris l'option il y a eu des options droit d'ailleurs ça peutêre c'est peut-être ça qui a faé de voir que on peut pas forcément vous savez ils sont pas assoififfés de de justice à ce qu'il s'interroge pas sur la justice de de notre pays comment ça fonctionne et je pense je pense même j'ai envie de vous dire que vous voyez il y a encore quelques que enfin il y a comment il y a une vingtaine d'années, on disait que parfois la jeunesse était de gauche et que bon voilà et qu'après les gens basculaient plus ou moins à droite.
Mais là, j'ai vraiment le sentiment que cette jeunesse là, elle est ni de gauche ni de droite, elle est je m'en foutiste là-dessus et en effet j'ai pas le sentiment mais à aucun moment euh que cette affaire intéresse. Déjà Nicolas Sarkozy pour eux pour nous c'est récent mais pour eux c'est très loin. C'est pour eux c'est très très loin.
Donc c'est vrai que ça ne leur parle pas et c'est c'est quelque chose qui est d'ailleurs assez surprenant de voir à quel point on vit finalement sur des sphères temporelles qui ne sont pas les mêmes. Non, c'est c'est plus que le professeur de français là, j'interpelle les professeurs d'histoire. Quand je vous disais tout à l'heure que cette histoire dépassait finalement la seule condamnation de Nicolas SarkoZi, moi je dans l'histoire de France, il y a deux dirigeants qui ont été emprisonnés.
C'est très simple. Louis X à la prison du temps. Oui.
Le Philippe Pétin à l'île Dieu. Euh moi j'ai aucune envie. Nicolas mais c'est pas moi qui souhaite.
Le tribunal en choisissant de condamner à 50 prisons ferme pour une hypothèse Nicolas Sarkozi ajoute Nicolas Sarkozy à cette liste tragique. Pardonnez-moi, Nicolas Sarkozi, il a pas vendu la France à l'ennemi. Nicolas Sarkozi, il n'a pas collaboré avec l'ennemi.
D'ailleurs, il est assez courageux dans sa manière de parce qu'on lui dit, vous lui demandez les journalistes du JDD s'il appréhendent cette incarcération et on le serait pour moins quand on entend les témoignages des uns et des autres. notamment qui était sur nos antennes. Euh il dit non.
Ben moi ce que ce que mes collègues m'ont raconté et par ailleurs j'ai quand même eu au téléphone depuis jeudi des proches l'entourage de Nicolas Sarkozy. Vous aurez tout à l'heure le grand privilège de recevoir Antonin André qui lui a participé à cette interview. Ce qu'ils me disent c'est que en effet au début il est un petit peu abattu mais moi je trouve que même quand il sort je dis l'image que tous les Français ont vu, il sort, il vient quand même d'apprendre qu'il allait faire de la prison et que c'était quasiment sûr et qu'il avait aucune voie de recours puisque l'exécution prévisoire empêche enfin non pas l'appel mais mais de ne pas aller en prison même avec l'appel.
Donc voilà les quelqu'un qui est combatif, qui est absolument pas acculé. Et quand la rédaction du DJDD d'Europe 1 est allé voir le président Sarkozy dans ses bureaux vendredi après-midi, bah oui, c'est un président qui est combatif. C'est ce qu'on c'est ce qu'on retrouve dans l'interview.
Il dit voilà, j'ai la même pour l'état de droit du absolument je ne laisserai pas les me me mettre à genou. Je vais ressortir la la tête et haute et surtout prouver mon innocence. Ouais.
Lorsque j'aurais obtenu la vérité, càd la reconnaissance de mon honnêteté. Et l'une des réponses et j'en termine les plus intéressantes, je trouve, c'est la dernière. C'est quand on lui demande "Mais finalement, est-ce que vous attendez d'Emmanuel Macron qui vous grassit ?" "Ah ben non, mais j'en veux pas du tout." Certainement pas.
Moi, je veux prouver mon innocence, je veux prouver mon honnêteté et j'ai absolument pas envie d'être gracié parce que si on me grit ça veut finalement dire que j'étais cont le pouvoir des magistrats questionnait également en matière de de politique migratoire. On va en parler dans quelques instants juste après la pub avec Jules et Ophél sur