Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 20 janvier 2026 24 min

Sébastien Martin : « L’Europe doit être moins naïve, notamment sur la question industrielle »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Sébastien Martin. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes mise chargé de l'industrie.

On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Christelle Bertron du groupe Laadpêche. Bonjour Christelle. Bonjour Yanne.

Bonjour monsieur ministre. Bonjour Sébastien Martin. On va bien sûr revenir sur le choix du 493 par Sébastien Lecnu.

Mais d'abord on a donc appris ce matin que Donald Trump mençait les vins et les champagnes français de droit de douane de 200 %. Comment vous réagissez à cette annonce ? Ben, je dis que la menace n'est pas euh œuvre de diplomatie et que très honnêtement au bout d'un moment se comporter exactement de la même manière, quel que soit euh votre interlocuteur interroge même de savoir euh quelle est la vraie ligne diplomatique des Américains.

Je conçois qu'il puisse imaginer faire la pluie et le beau temps sur toute la planète à eux tout seul, mais au bout d'un moment, on a toujours besoin d'alliés. Ça c'est le premier point. Le deuxième point, je pense que ça incite encore plus l'Europe désormais à réagir, à essayer de s'affirmer comme une Europe un peu plus puissante, à être un petit peu moins sur certains points y compris industriel d'ailleurs, faire preuve d'un peu moins de naïveté et savoir désormais à la fois être un partenaire crédible et sérieux et en même temps savoir réagir et savoir se défendre.

D'ailleurs, le président de la République après a parler pardon de l'outil anticoercition. Euh c'est bien que mais juste là il particulièrement la France, c'est Emmanuel Macron. Ce sont les vins et les champagnes français qui sont visés.

Comment on va répter ? Est-ce qu'on va roster parce que la France est fidèle finalement à ce qu'elle a toujours été en matière internationale sur ce sujet-là comme sur tant d'autres. Elle est leader, elle porte une voie européenne forte et et indépendante et elle n'accepte pas que le Groenland qui appartient à un pays européen puisse aujourd'hui être menacé par une puissance aussi euh comment dirais-je amicale soit-elle parce que nous avons des relations assez privilégiées avec les États-Unis.

Et bien nous n'acceptons pas qu'on puisse se comporter comme cela. C'est aussi simple que cela. Mais comment Emmanuel Macron doit-il réagir justement face à cette attaque qui cible directement la France ?

Est-ce qu'on peut encore parler avec Donald Trump ou est-ce que là pour le coup il faut toujours parler d'ailleurs d'ailleurs d'ailleurs le président de la République a proposé au président américain soit pendant les échanges à Davos soit au retour de Davos puisque le président américain publie même les SMS désormais euh ce qui ce qui quand même est assez surprenant et je pense même peut poser des questions de politique intérieure de politique intérieure chez eux au d'un moment est-ce qu'on peut vraiment se comporter comme cela je suis pas certain surtout quand on est à la tête de la première puissance mondiale. Mais non, mais juste comment on va réagir parce que là à des positions diplomatiques d'Emmanuel Macron parce que là c'est un choix diplomatique d'Emmanuel Macron de ne pas participer au conseil de la paix, il répond par une guerre commercial. Vous avez vu quand même que le conseil attendez, il est normal.

Est-ce que vous pens Est-ce que vous pensez vraiment vous savez qu'il y a un ticket d'entrée au conseil de la paix, un ticket d'entrée à 1 milliard de dollars pour pouvoir participer au conseil de la paix ? Enfin, je veux dire, tout ça n'est pas sérieux. On n jamais imaginé et on ne peut pas imaginer les relations internationales comme si faire partie d'un club privé ou un club de poker avec un droit d'entrée.

Enfin, on ne va pas reconstruire Gaza de cette manière-là. On ne va pas imaginer alors que cette région est extrêmement complexe, on va pas imaginer que tout ça peut se faire juste à coûte de quelques dollars. Enfin, ça tout ça n'est pas sérieux.

Et je pense que la France sonore d'être dans la dans la tradition golienne à un moment d'affirmer face à un pays qui est un ami, qui est un partenaire, qu'on doit pas se comporter comme il le fait et qu'on a des outils européens l'arme anticoerci qui peut interdire l'accès des États-Unis et des entreprises américaines à l'Europe et bien pour l'activer. Làdessus Emmanuel Macron n'a pas été suivi notamment par l'Allemagne sur l'âme de coercition. Ah bah écoutez, il va y avoir une discussion des partenaires européens à ce sujet-là et je ne crois pas aujourd'hui que ce sujet soit complètement arrêté.

Bien au contraire et j'entends plutôt au contraire des voix au niveau européen se dire qu'il est temps d'agir d'une manière différente et d'agir un peu d'une manière comme une puissance politique. Je pense que c'est important même si l'Europe n'est pas un état n'est pas un état fédéral, bien au contraire, mais affirmer une position politique parce que il y a aussi une question presque culturelle. Notre modèle de démocratie occidentale aujourd'hui fondé sur le dialogue, sur la diplomatie, sur les relations multilatéral et menacé de toute parts et je crois que ce modèle là il doit se être conforté, renforcé et il passe par Est-ce que là Emmanuel Macron doit répondre puisque ce sont les 20 d'ailleurs, qu'est-ce que ça aurait comme conséquence juste sur le secteur ?

Non mais qu'est-ce que ça aurait si c'est comme conséquence sur le secteur des vins et des champagnes français ? m'inquiète un peu, c'est que il y a une semaine, le président américain appelait quand même les Iraniens à se soulever et que le soutien arrivait. On l'attend le soutien et aujourd'hui on a des menaces.

Donc on verra, la France ne se laisse pas impressionner. Voilà ce que je veux dire. La France ne se laisse pas impressionner.

La France est un grand pays. Ce grand pays qui n'a pas eu peur d'ailleurs à l'image du général de Gaulle un jour d'aller au Québec et vivre le Québec libre à quelques pas des États-Unis. La France ne se laisse pas impressionner par des menaces.

Les menaces ne sont pas forcément avec des amis un signe de force et parfois aussi un Mais c'est encore un ami Donald Trump. Mais les États-Unis sont un ami et Donald Trump qui est le président des États-Unis qui est quand même une grande démocratie est un peuple ami et est un président ami. À lui de savoir se comporter en ami.

Mais qu'est-ce que vous dites ce matin au secteur des vins et champagnes français ? Je les connais bien puisque je suis élu de Bourgogne. Donc la France va les défendre et aujourd'hui on parle de menaces.

On ne parle pas de choses qui sont réalisées par les Américains et je dis que l'Union européenne a aussi des outils pour savoir répondre par une forme d'équivalence en terme de menaces. Mais est-ce qu'on peut imaginer des sanctions par exemple ? Ben, ça fait partie des outils qui peuvent être utilisés.

L'arme anticoer elle permet d'avoir des vrais sanctions. Interdire les marchés publics. C'est ça.

C'est ça. L'arme anticoer c'est interdire des marchés publics. C'est interdire l'accès d'entreprise américaine au marché européen.

Est-ce qu'il peut avoir une forme de boycotte par exemple en écoutez on va discuter au niveau européen de chacune des mesures qui peuvent être appliquées. L'avantage de l'arme coercition, c'est un peu comme la dissuasion nucléaire, c'est que ça permet d'établir un rapport de force et de dire à tout le monde au bout d'un moment, il est nécessaire de faire retomber la pression. Donc on va voir quelle est l'attitude.

Il a pas l'air de crainte ce rapport de force Donald Trump parce que l'arme anticoerci elle a été brandie il y a 3 jours et ce matin il remenace de nouvell. Écoutez, on on verra bien comment les choses se passent dans les jours qui viennent vis-à-vis des États-Unis. Je pense aussi quand même que les États-Unis comme beaucoup de pays d'ailleurs savent très bien qu'ils ont besoin de l'Europe pas simplement en matière diplomatique mais aussi en matière économique parce que c'est un grand marché de 450 millions un peu plus de 450 millions d'Européens et 450 millions de consommateurs.

Donc gardons la tête froide. En tout cas c'est l'attitude de la France. Il y a il y a un autre sujet qui inquiète c'est la question du Mercosour.

Il y a des milliers d'agriculteurs qui seront aujourd'hui à Strasbourg puisque le Parlement européen doit se prononcer demain par un vote sur ce sujet. Est-ce que vous pensez que le vote ira dans le sens de la France ? En tout cas, la France fait tout ce qui est en son pouvoir effectivement pour aujourd'hui obtenir du Parlement européen un vote qui permettrait ou en tout cas un recours devant la Cour de justice qui permettrait de suspendre l'application de ce traité du mercure.

La position de la France, elle a été très claire. D'ailleurs, c'est pour ça que cette motion de censure de la semaine dernière avait quelque chose d'un peu ridicule tout de même. Euh vous pouvez pas d'un côté demander au gouvernement d'être très clair, de s'opposer au Mercur, il l'a fait, il a voté contre euh le Mercossur et puis derrière continuer avec une motion de censure.

Enfin, je veux dire, il y a aussi un double jeu parce que ceux qui ont déposé la motion de sonens sûr, j'aurais préféré, comme monsieur Bardella, qu'il s'adresse à madame Méloni qui a lâché sur ce sujet au dernier moment, qu'il s'adresse à madame Méloni et au parlementaires européen italien du parti de Madame Méloni pour leur dire "Associez-vous désormais à un recours auprès de la Cour de justice." Et là, je n'entends rien, rien. C'est un jeu de diversion.

Donald Trump tout ailleurs, il a quand même un petit peu un jeu de diversion sur les responsabilités des uns et des autres. Emmanuel Macron a quand même beaucoup varié sur le sujet. On a pu aussi l'entendre dire que c'était un accord satisfaisant.

Il y a eu des pardon allez-y. Est-ce que là la France ira jusqu'au bout devant la Cour européenne de justice là faire échec à cet accord ? Il faut être il faut être très précis parce que j'ai entendu beaucoup de choses là-dessus.

Euh le seul recours qui a un effet suspensif, donc qui est efficace, c'est un recours fait par le Parlement européen. La France peut faire un recours euh devant la Cour de justice de l'Union européenne, mais celui-ci n'est pas suspensif. Donc si on veut euh que ce traité ne rentre pas en vigueur, celui-ci doit se faire au niveau du Parlement européen.

C'est pour ça que je dis c'est pour ça que je dis à monsieur Bardella que au lieu de déposer des motions de censure à l'Assemblée nationale qui n'ont d'une part peu de chance d'aboutir et d'autre part aucun impact sur le Mercosur, qu'il ferait mieux de faire son travail au Parlement européen. Il y est pas souvent de faire son travail au Parlement européen, d'aller convaincre un certain nombre de ses partenaires européens de s'occuper de formuler un recours auprès de l'accord de justice. En tout cas, moi ce que je vois c'est qu' beaucoup de députés aujourd'hui qui vont aller au parl députés français y compris des députés dont je suis issu de la droite républicaine, une vingtaine de députés qui vont au Parlement européen et qui font le job d'aller convaincre des députés. que vous le savez, il y a beaucoup de députés du PPE, le parti auquel appartiennent les députés français DLR qui sont favorables au Mercosour pareil pour vous travail.

Qu'est-ce que vous diriez si nous faisions pas ce travail ? Oui, mais sur les positions est-ce que vous aussi vous devez aller convaincre ? Il y a pas que Jordan Bella qui doit aller convaincre.

Ah non, non, mais bien évidemment, bien évidemment mais je je je rappelle quand même chacun a ses responsabilités. Au bout d'un moment, on peut pas euh vouloir le président de la République le président de la République lui-même a échoué à convaincre ses partenaires. Les partenaires mais au niveau des groupes parlementaires européen, c'est plus compliqué que ça.

Vous avez pas des polisitions qui sont uniformes, vous le savez très bien, sur un certain nombre de sujets, y compris celui-là, on peut avoir dans tous les groupes parlementaires euré. le Parlement peut réussir. Mais écoutez, on a la chance quand même d'avoir un système européen où le Parlement et c'est bien, c'est la représentation des peuple, c'est la représentation de chacune et chacun à voie au chapitre et peut prendre les initiatives.

Sur le budget, Sébastien Lecorn a donc annoncé hier qu'il passera par 493. Est-ce que le gouvernement renit sa parole ? Ouais, il y a un moment, moi j'aime bien cette expression de de Jacques Chirac.

Vous souvenez, Chirac disait un chef c'est fait pour cheffer. Il y a un moment faut prendre ses responsabilités. Et moi, je suis ministre de l'industrie et je trouve que cette période qui commençait maintenant à s'étirer de manière un peu disproportionnée, a aussi un impact sur notre économie.

Et je crois que beaucoup d'ailleurs, y compris dans plein de rangs parlementaires, appelaient aussi à ce que le gouvernement prenne ses responsabilités. Mais je crois que le premier ministre, il a tout simplement pris ses responsabilités parce que avant que de savoir si à un moment le premier ministre a dit qu'il n'utiliserait pas le 493, il y a la nécessité que ce pays tienne debout. Il y a beaucoup de gens a eu tort de marteler qu'utiliserait pas le 493 parce que nous sommes dans un système aujourd'hui enfin dans un éclatement parlementaire excusez-moi qui fait quand même que on n'est pas exactement dans la situation d'avant où vous aviez une majorité absolue et puis une opposition et puis que avant le 31 décembre vous pouviez avoir un budget.

Et il était pas dans la situation, il pouvait se passer du 493. Pourquoi il a autant martelé qu'il ne le pas Est-ce qu'il a voulu faire confiance aux parlementaires ? Je pense qu'il y a des parlementaires qui ont joué le jeu et on voit bien que Ren et LFI qui d'un côté se présenteraient comme l'alternative bah en réalité n'ont été que ceux qui ont fait en sorte que ce débat ne puisse pas aboutir sereinement qui ont privé les Français d'un débat sérieux.

C'est donc un échec de sa stratégie. Lui disait je veux rendre la parole au députés enfin au parlement général. Finalement rendre la parole au parablement ça ne fonctionne pas.

C'est c'est pas que ça fonctionne pas, c'est que certains groupes politiques ont fait en sorte que ça ne fonctionne pas. Moi je me souviens, on a réussi à le faire sur le PLFS, mais là c'est pas ça a marché et sur le PLF on n'y arrive pas parce que vous avez excusez-moi, certains groupes politiques qui ne qui veulaient faire durer jusqu à vitamernam cette situation qui se nourrissent excusez-moi, qui se nourrissent d'une forme d'irresponsabilité. Mais là c'est pas la responsabilité du Rassemblement national et de LI puisqu'ils étaient déjà pas soutien sur le PLFSS et vous avez réussi à boucler un PLS sans être sans être soutien.

Aujourd'hui, on voyait bien qu'on avait un débat à l'Assemblée nationale qui faisait que nous allions je pense que si on laissait faire, je sais pas à combien de déficit on allait finir. Enfin là, on était presque à 5,5 déjà alors qu'on est rentré dans la copie à 5,4. Mais en gros, c'est parce que vous avez pas réussi à embarquer le Parti socialiste.

Non, c'est pas parce qu'on non non non, c'est pas parce qu'on a pas réussi à à emporter le Parti socialiste, c'est parce que euh on a eu euh une alliance de circonstan entre l'ERN et LFI pour faire en sorte de faire déraper matin, midi et soir les objectifs de déficit que le Premier ministre au bout d'un moment a dit stop, je prends mes responsabilités, j'assume, j'assume de présenter un budget qui certes ne plaira peut-être pas à tout le monde et puis finalement personne n'a envie de le porter. Donc j'assume moi de le porter. Il n'est sans doute pas parfait mais je prends mes responsabilités parce que moi je suis sur le terrain le weekend.

J'étais sur le terrain pendant les fêtes de Noël dans ma région en Bourgogne Franchecté. Mais les gens n'en peuvent plus. Mais les gens ils vous disent "Mais il est temps que tout ça se tout ça finisse.

Il est temps que les parlementaires aujourd'hui s'attaquent à d'autres sujets que le budget. Enfin est-ce qu'il y a une seule collectivité en France ? On est ici à public Sénat qui met qui parle de son budget et qui met presque 6 mois à adopter son budget parce que je vous rappelle que ces débats ont commencé avec François Bairou au mois de juillet.

Mais alors justement Sébastien Lecnu a fait le choix du 493. Est-ce que vous comprenez ce choix par rapport à l'autre option qui se présentait à lui qui était qui est de passer le budget par ordonnance ? Ben oui, parce que euh ce choix permet de poser un texte sur la table qui est quand même euh la version la plus proche du texte définitif qui sera alors que les ordonnances vous obligaient à repartir du début.

Oui, on pouvait compléter. Enfin, donc ça veut dire qu'on repartait d'abord avec des ordonnances et ensuite derrière qu'il fallait faire adopter un projet de loi un nouveau projet de loi de finance rectificatif. Donc qui vous dit au regard de l'attitude des deux extrêmes et peut-être d'un certain nombre d'autres qui vous dit que nous n'étions pas repartis dans un scénario où on avait pas de budget avant l'été.

Il est pas possible que la France, ce grand pays au regard de tout ce qu'on vient de se dire avant est un budget cet été. Maintenant, il faut en finir. Juste Olivier Fort annonce ce matin que le PS ne censurera pas le gouvernement.

Déjà, c'est un soulagement pour vous. Ben écoutez, moi ce qui me soulage, c'est pas l'attitude des uns et des autres. Ce qui me soulagera, c'est quand la France aura enfin un budget et qu'on pourra parler de politique publique plutôt que de parler de finances matin, midi et soir.

Laurent Voquier, lui patron des députés LR, hier, il a pas voulu dire s'il censurait ou pas. Il a dit qu'il attend de voir la copie budgétaire et qu'il attend de voir si les demandes des il figuraient bien dedans. Vous comprenez ?

Moi, je vous savez, j'ai siégé au sein de ce groupe et en fait euh au sein de ce groupe, avant qu'on prenne les décisions, on en discute. Et il se trouve que hier, je ne crois pas que les députés euh droite républicaine étaient tous à l'Assemblée. Il doit y avoir une réunion de groupe ce matin et le président du groupe, Laurent Veoquier, a toujours pris les positions du groupe après un échange au sein du groupe.

Et d'ailleurs, quand je suis rentré au gouvernement, les choses sont aussi faites comme ça. Donc il me semble que vous connaissez bien, ils censuront ou ils censuront pas ? Je pense que les députés de la droite républicaine, eux aussi sont comme beaucoup de françaises et de Français parce qu'ils sont ancrés sur le terrain, ils ont envie de passer à autre chose.

Maintenant, je veux pas préhter leur position, c'est eux qui l'adopteront. C'est plutôt non sensur, je pense ce sont des gens responsables. Un mot sur la copie budgétaire.

Déjà, est-ce qu'elle vous convient la copie budgétaire telle que présentée par Sébastien Lecornu ? Ben, le Premier ministre a repris euh un texte et a souhaité y affirmer quand même désormais euh un certain nombre de priorité euh sur le pouvoir d'achat de celles et ceux qui travaillent, sur euh le logement, euh sur euh la recherche et euh l'enseignement supérieur. Ça c'est ce qui vous convient.

Mais vous qui venez DLR, est-ce que vous dites pas la copie, elle est un peu trop à gauche ? Est-ce que la copie est trop à gauche ? Écoutez, cette copie, c'est une copie qui est issue d'un compromis.

Moi, j'ai été élu local pendant 11 ans euh et je le suis toujours d'ailleurs. Des compromis, on en fait toute la journée et j'ai pas l'impression que nos concitoyens s'en plaignent. C'est un compromis.

Se fait plutôt sur les positions du Parti socialiste que sur les positions des L. Non, tout le monde, excusez-moi, mais tout le monde dans cette affaire aujourd'hui, je crois a pu faire valoir auprès du premier ministre un certain nombre de ses priorités. Une des grandes priorités, on parlait de Laurent Voquier et du groupe de la droite républicaine, c'était de voir le barême de l'impôt sur le revenu ne pas évoluer et faire en sorte que les les ménages ne payent pas plus d'impôts.

C'était de faire en sorte que les retraités qui auxquels ils sont très attachés ne soient pas encore plus mis à contribution. Le Premier ministre l'a repris. Euh le groupe de Gabriel Atal, c'était euh que on ne touche pas aux allèvements de charge sur les entreprises.

Le Premier ministre a repris cette proposition et je pense qu'on pourrait égrainer comme ça. Donc quand on dit non non mais quand on dit moi je je bas en brèche cette idée qui est c'est un budget pour le Parti socialiste. Ce n'est pas ce que dis certains patrons, vous qui êtes ministre de l'industrie, vous les entendez certains patrons ils disent "On a trop cédé aux socialistes." On a construit un budget de compromis qui apporte des réponses à chacune et chacun des groupes politiques qui ont envie que ce pays avance.

Et il y a des groupes et il y a des groupes politiques. Moi quand j'entends les leçons du Rassemblement national aujourd'hui qui se se met en per la vertu mais enfin euh et en critiquant bah oui, il y a une une surtaxe sur l'impôt sur les sociétés à 8 milliards. Mais enfin, ils ont voté avec lesfi de leur côté une surtaxe sur les multinationales françaises. que les multinationales, il y a bien les multinationales françaises à 26 milliards et il nous donne des leçons avec une surtaxe sur l'IS à 8 milliards qui est exactement la même et même moins que l'an dernier puisque nous en excluons les ETI.

Les ETI, c'est-à-dire quand même un nombre entreprises de taille intermédiaire qui vont jusqu'à 1,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Alors que nous nous concentrons sur 300 entreprises alors que l'an dernier c'était plus de 400. Juste un mot puisque vous parlez d'un d'un vote du Rassemblement national, vous qui étiez jusqu'à peu président des intercommunalités de France, le Rassemblement national qui a voté une baisse de la dotation globale de fonctionnement d'environ 5 milliards.

Comment vous avez pris ce vote ? De l'irresponsabilité. De l'irresponsabilité.

Faire croire que l'on peut résoudre les problèmes de ce pays sans s'appuyer sur les collectivités territoriales. Faire croire qu'on puisse faire du développement économique et du développement industriel. sans s'appuyer sur les intercommunalités ou les régions, faire croire qu'on va régler les problèmes de santé sans s'appuyer sur les conseils départementaux par exemple.

C'est un mensonge. C'est un mensonge et la République, elle vit bien dans les territoires et on voit bien ce qu'attaque les Républiques en attaquant les la République en attaquant les collectivités. Un mot juste une dernière question, monsieur le ministre, vous diriez que la France va être dotée d'un budget quand ?

À quelle échéance ? Écoutez, on s'est donné comme échéance le plus rapidement possible. vous voyez bien que dès ce matin, enfin dès aujourd'hui pardon, le premier ministre va engager sa responsabilité sur la première partie, deuxième partie.

Ensuite, il faut que le texte parte au Sénat. Les sénateurs sont souverains, je vais pas dire aux sénateurs ce qu'ils ont à faire. Et ensuite, il faut une lecture définitive finale.

Aucune motion de censure ne soit votée d'ici là et que le budget Mais le Parlement est libre. Les députés sont libres. Ils sont libres.

Je vais pas vous dire demain, je ne sais pas ce que vont faire les députés. Moi je crois que je crois que j'en connais beaucoup et que ce sont des gens responsables pour l'immense majorité. C'est le cornu tombe en février, on a plus de budget pendant encore plus.

On a plus de budget. On a en fait, il faut bien savoir que si le gouvernement tombe, on n pas de budget. On n plus de budget et le budget tombe, faut repartir à zéro.

Un mot quand même sur deux dossiers industriels. Novasco qui fait la une du républicain Laurin ce matin, le sidérurgiste qui a été liquidé en novembre dernier. L'État a engagé des poursuites judiciaires contre l'ancien propriétaire de la Syrie, c'est le fond Gréboule.

Pourquoi ces poursuites et avec quelle finalité ? Parce que pour moi, il est inconcevable que un fond d'investissement comme Grébou qui a pris des engagements devant l'État, que ces engagements pris devant l'État ont ensuite été formalisés devant la justice, que si ces engagements ne sont pas tenus, ils ne seraient pas concevable pour les salariés et pour le peuple français qui a mis 85 millions d'euros sur la table alors que Grébul n'en a mis que 1,5 et qui devait en mettre 90. Il n'est pas concebable que ces gens-là ne soient pas poursuivis, qu'on en appelle pas à leur responsabilité.

Donc j'ai pris cette décision un peu unique visiblement que d'assigner en justice au civil et également au pénal fond Grébu qui s'était engagé à investir 90 millions d'euros dans cette entreprise Novasco et qui aujourd'hui est responsable de la perte d'un emploi pour 450 personnes à Gondange et pratiquement 700 personnes partout sur le territoire national. Et si quand il y a des responsabilités comme celle-là, si quand les gens ne tiennent pas leurs paroles, l'État, le gouvernement ne les assigne pas en justice, et ben je pense nous sommes pas à la hauteur de nos responsabilité. Donc on l' fait avec les salariés, il a encore un avenir le site d'Agondan selon vous.

Vous parlez à quelqu'un qui est élu dans territoire dans lequel il y avait une entreprise s'appelait Kodak qui du jour au lendemain, enfin en 2 ans s'est arrêté alors qu'il y avait 2800 salariés qui aujourd'hui a 9 usines qui sortent de terre où le taux de chômage est à 6,5 %. Et bien oui, il y a toujours un avenir et je pense qu'on a mis en place une méthode, c'est-à-dire que sur le territoire d'Agondan, j'ai réuni chacun dans son rôle, la communauté de commune sur le foncier, la région pour retrouver des investisseurs, la banque des territoires et l'État pour accompagner tout ça et pour imaginer un devenir. Ça prendra du temps.

Je veux pas vendre du rêve une fois encore, ça prendra du temps, mais avec de la méthode et de la volonté et il y en a sur ce territoire, on peut y arriver. Un mot sur Brand qui a été liquidé, ça a été un choc il y a quelques mois. Il y a un homme d'affaires qui a annoncé vouloir reprendre le site d'Orléan.

Est-ce que vous y croyez ? Est-ce que ça vous paraît viable ? Écoutez, j'aurai un échange d'ailleurs dans la journée à la fois avec le président de la métropole et avec le président de la région.

Nous allons échanger ensemble sur le projet qui est porté par cet investisseur. Moi, je souhaite que toutes les pistes puissent être évaluées, mais j'en appelle aussi à la responsabilité, un peu à l'image de ce que je vous ai expliqué tout à l'heure sur sur Novasco. Moi, je veux un projet solide, je veux pas vendre du rêve.

Je veux donc avoir une analyse très précise des choses et on l'aura encore cette semaine avec les élus locaux. Merci beaucoup. Merci Sébastien Martin.

Merci d'avoir été notre invité Christelle la une de la dépêche budget et à la fin c'est le 493. C'est à [rires] la une de votre journal.

Sébastien Martin : « L’Europe doit être moins naïve, notamment sur la question industrielle » — Sébastien Martin · Pourquijevote