Cécile Duflot dans Animaux Stars - Animaux
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:58OuverteRéponse directe
Cécile Duflo, comment doit-on vous appeler ? Madame la ministre ?
- 2:12OuverteRéponse directe
Quand vous dites que votre mère, par exemple, était écolo avant l'heure, ça voulait dire quoi, exactement ?
- 3:11OuverteRéponse directe
Pourtant, enfant, votre premier contact avec la nature, si j'ose dire, c'est de la forêt de Senard ou de Fontainebleau, dans le coin de chez vous.
- 3:38OuverteRéponse directe
Alors justement, pour en venir à ce côté écolo, vous avez quand même démarré vos combats très tôt.
- 5:13OuverteRéponse directe
Alors, je le disais, vous êtes plutôt une citadine, mais en votre enfance, est-ce que vous avez eu l'occasion d'avoir un animal chez vous, à la maison ?
- 6:21OuverteRéponse directe
Comment vous l'avez baptisé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:55Invité politiqueFait
« Ma mère était très avant-gardiste, on va dire. »
- 5:31Invité politiqueFait
« C'était la Kermesse d'Aurou, mon village de Lozère. »
- 10:36Invité politiqueFait
« On l'appelle aussi le dugong dans d'autres régions du monde. »
- 10:40Invité politiqueFait
« Il y a un programme de réintroduction du lamentin en Guadeloupe qui a disparu à la fin du 18e siècle. »
- 16:08Invité politiqueFait
« Ils sont assez menacés localement par la déforestation majoritairement et également par le fait que c'est un gros lézard donc il est mangé par certaines tribus indigènes encore. »
- 16:20InvitéFait
« Une espèce protégée par la Convention de Washington donc son exportation n'est pas autorisée des îles Salomon. »
- 17:14InvitéChiffre
« C'est un lézard qui vaut environ 1 500 euros. »
- 18:05InvitéChiffre
« Une durée de vie, une longévité assez importante, 25 ans, 30 ans. »
- 23:39Invité politiquePromesse
« Je pense qu'il faudrait limiter très strictement la distance 100, 150, 200 kilomètres maximum de transport d'animaux vivants. »
- 25:00Invité politiqueFait
« on doit avoir une réflexion politique et législative plus importante sur ces sujets »
- 25:15Invité politiqueFait
« l'avait fait c'était pour l'anniversaire »
- 25:23Invité politiqueFait
« que quand on dit quelque chose on peut tenir ses promesses »
- 26:10Invité politiqueFait
« il faut aller vers une économie beaucoup plus sobre et qui économise le pétrole »
- 26:13Invité politiqueFait
« qu'il faut sortir du nucléaire »
- 26:17Invité politiqueFait
« il faut avoir une politique extrêmement active en faveur de la biodiversité »
Temps de parole
- Cécile Duflot57 %
- Présentateur26 %
- Invité10 %
- ?7 %
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Bonjour
à tous. Aujourd'hui, Animaux Stars entre dans l'arène politique. Nous recevons souvent des invités qui luttent pour que la nature et les animaux soient respectés. La jeune femme que j'ai invitée aujourd'hui a eu, elle, l'occasion d'agir en leur faveur au plus haut niveau. Secrétaire nationale des Verts, puis Europe Écologie les Verts, députée de Paris, ministre. Elle n'a jamais hésité à assumer son engagement et parfois même une certaine radicalité. Ses convictions, sa passion et la vigueur de ses combats n'ont jamais amoindri sa sensibilité. Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'accueillir Madame Cécile Duflo.
Je suis
très heureux donc de vous accueillir. Cécile Duflo, comment doit-on vous appeler ? Madame la ministre ?
Vous pouvez m'appeler
Cécile,
ça
va être très bien.
C'est très gentil, vous
voyez,
ça marche bien, ça commence bien. Alors nous parlons souvent dans cette émission des thèmes dans lesquels d'ailleurs vous êtes souvent vous-même intervenu. Ça va être très intéressant de discuter avec vous. Ça je préviens tout de suite les téléspectateurs. Alors, les conditions d'abattage, le transport des animaux, on va en parler. Il y a également la corrida, la présence d'animaux dans les cirques. Ou plus généralement, la conservation d'un habitat viable pour les animaux. Vous y tenez particulièrement à cœur et nous aussi. Et nous en parlerons dans un instant. Mais avant cela, je voudrais que
vous
nous expliquiez comment on passe de Villeneuve-Saint-Georges où vous êtes née au dorure de l'Elysée ou en tout cas de la République.
En tout cas, je n
'ai
pas un mode d'emploi. Moi,
la
vie ne m'avait pas du tout prédestinée à faire de la politique. C'est un peu une succession de hasards, de chances. Et puis, vous savez, il y en a qui ont la main verte. Moi, peut-être que j'avais un truc avec la politique. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que j'ai des convictions très fortes. Que j'ai hérité en partie de ma mère, qui était une écolo avant l'heure. Et du coup, c'est vrai que j'ai envie que ça marche. Et c'est ça qui m'a tirée. Mais en même temps, j'ai travaillé longtemps dans le privé avant de faire de la politique. Donc, je n
'ai
pas un parcours classique, on va dire.
Et puis
peut-être que ça va s'arrêter un jour.
Alors,
justement, quand vous dites que votre mère, par exemple, était écolo avant l'heure, ça voulait dire quoi, exactement ?
Ah, ça voulait dire que chez moi, on triait les déchets. Ça,
c'est incroyable. Ça, c'est
dans les années, au début des années 80. Donc, vraiment, c'était très exotique. L
'eau
?
Ça
veut dire qu'on économisait l'eau. Ça veut dire qu'on avait une grande sensibilité à ne pas gaspiller, notamment la nourriture. Donc, oui, c'était une espèce de vision globale. Ma mère était très avant-gardiste, on va dire.
Et un papa cheminot aussi, on précise.
Et mon papa était cheminot, il n'était pas très... Enfin, il laissait ma mère faire, mais ce n'était pas vraiment son truc. Il s'est écologisé en vieillissant. Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'à l'époque, je ne le vivais pas forcément très bien. Parce que comme c'était très différent de tous les autres enfants et adolescents, j'avais un peu...
On
ne s
'est
un peu exagéré, mais voilà. En
même temps,
ça m'a donné beaucoup de solidité, beaucoup de force. Et puis de bien connaître la nature, les plantes. Ma mère est devenue herboriste après sa retraite de prof. Et donc, j'ai gardé cette sensibilité.
Pourtant, enfant, votre premier contact avec la nature, si j'ose dire, c'est de la forêt de Senard ou de Fontainebleau, dans le coin
de chez vous. C'est la forêt
de Fontainebleau, exactement.
C'est la
forêt de Fontainebleau. Mon père est un grand marcheur.
Et
donc, on y allait presque
toutes
les semaines.
La
forêt de Fontainebleau, c'est un très bel endroit. Les gens qui nous écoutent, ils ne
sont
jamais allés.
C
'est du grès, du sable, une végétation très variée. C'est un très bel endroit pour aller se promener. Et c'est un endroit à protéger, évidemment.
Alors justement, pour en venir à ce côté écolo, vous avez quand même démarré vos combats très tôt. Alors, je ne sais pas si c'est votre père cheminot syndicaliste, il faut quand même le rappeler aussi, qui vous a initié au combat, ou en tout cas à dire ce qu'on pense et ne pas avoir peur de le dire. C
'est
une façon de s'exprimer. Parce que je crois qu'à 16 ans, vous avez déjà combattu, si j'ose dire, aux côtés d'Alain Beaugrin-Dumour.
Alors, ce n'était pas vraiment un combat. Mes parents, ils nous ont vraiment poussés à connaître la nature. Et donc, on faisait beaucoup
de
stages, de découvertes. On allait observer
les
rapaces, les oiseaux sous la pluie. Mais
leur intention,
c
'était
de
vous initier
à
ça, quand même. À la
protection. À la protection.
Et c'est le
début, la fin des années 80, c'est vraiment le moment où on se rend compte qu'il
y a
un certain nombre d'oiseaux en France, dont les rapaces, qui sont réellement menacés de disparition. Alors, la situation s'est améliorée pour certaines espèces. Il y en a qui ont été réintroduites. Mais il y en a d'autres qui sont aujourd
'hui menacés. Mais
des animaux aussi importants, et j'allais dire aussi évidents que les hérissons. On sait très bien qu'en France, si on ne
s
'occupe pas de sauver les hérissons, à échéance dix ans, il n'y
aura
plus de hérissons.
Ça paraît incroyable, parce que le hérisson est un animal quand même extrêmement familier.
Exactement.
Et
effectivement, on en voit malheureusement au bord des routes, mais très peu, du coup, dans les forêts.
Mais c'est la
même chose avec certains oiseaux migrateurs, et même avec des oiseaux de ville, comme les mésanges ou les rouges-gorges. Enfin, des oiseaux qui sont aussi très sensibles aux polluants et aux produits chimiques qu'on met dans les grandes cultures, par exemple. Donc ça, ça a un impact très direct sur la vie des oiseaux.
Alors, je le disais, vous êtes plutôt une citadine, mais en votre enfance, est-ce que vous avez eu l'occasion d'avoir un animal chez vous, à la maison ?
Oui. Alors, j'ai eu mon premier animal. D'abord, j'ai eu quelques poissons rouges. Bon, ça, c'était tolérable. Mon père ne voulait pas qu'on ait d'animaux à la maison. Et ensuite,
j
'ai eu une histoire passionnée avec un cochon d'Inde. En fait, c
'était le 15
août. C'était la Kermesse d'Aurou, mon village de Lozère. Et quand on gagnait, vous savez, on mettait un cochon d'Inde dans une petite boîte et puis vous aviez des maisons avec des numéros, des plaques. Et s'il rentrait dans votre maison, vous aviez gagné. Donc, le cochon d'Inde est rentré dans ma petite maison. Et donc, j'avais le droit de choisir 3 fromages de chèvre, une bouteille de vin blanc ou le
cochon d'Inde. Et
là, j'ai eu un acte de courage ultime. Je devais avoir 14 ans, j'ai choisi le cochon d'Inde. Et je savais que mon père ne voulait pas qu'on ait d'animaux. Et quand il est revenu, parce qu'il était en train de travailler, quand il est revenu, je suis allée au devant de lui et je lui ai dit « Papa,
j
'ai gagné le cochon d'Inde à la Kermesse du Cazoute et j'ai pris le cochon d'Inde.
»
Et mon père, il m
'a
regardé et il me dit « Parfait, c'est très bon, c'est aussi bon que du lapin. » Et là, j'ai fondu en larmes, je me suis jetée dans les bras de ma mère. Je me
dis
« Papa, il veut manger le cochon d
'Inde
? » Il me faisait juste une
blague.
Mais j'étais effondrée et il a vécu très longtemps.
Comment
vous l'avez baptisé ?
En fait, c'est un cochon d'Inde. Il a une deuxième histoire. On croyait que c'était une femelle et pas du tout parce qu'il n
'a
jamais voulu avoir de petit et on a compris que c'était un mâle. Donc, il s'appelait Charlotte pendant la moitié de sa vie et Charlot pendant l'autre moitié
de sa vie. C
'est un cochon d'Inde transsexuel.
Et par la suite, je crois que vous avez toujours des chats. Beaucoup de chats.
Trois chats.
Enfin,
deux plus un.
J'ai vécu avec les bébés chiens guides d'aveugles parce que ma mère a été éducatrice de bébés chiens guides. Famille d'accueil pour les bébés chiens guides d'aveugles entre leurs deux mois quand ils sont sevrés et puis le moment où ils commencent à être éduqués... Mais
là, ce sont plutôt des labradors,
non ? C'est des labradors. C
'était
deux labradors sables.
Vous avez
dû craquer complètement.
Ah bah oui, surtout quand ils sont bébés. Mais je les ai même emmenés en vacances et quand ils étaient trop fatigués, quand ils étaient tout petits, on les portait dans notre sac à dos. Ah non,
c'était super. C'est mignon, ça.
Quartz et Pollux, on en a eu deux. Ah,
vous en avez eu deux. Et vous les avez gardés longtemps ? Un an. Un an, le temps de l'éducation,
en fait.
Alors après, c'est dur de s'en séparer. En même temps, on savait que c'était ça l'histoire et qu'ils allaient être avec des personnes non-voyantes à qui ils allaient changer la vie. Donc c'était chouette.
Alors je sais que ça intéresse toujours les téléspectateurs quand on a des animaux comme ça, notamment des chats. On sait, on suppose en tout cas que ça apaise beaucoup les enfants et que dans un foyer, ça apporte beaucoup. Qu'est
-ce
que ça vous apporte d'avoir ces animaux-là chez vous
?
Alors moi, ça a fait un truc très marrant,
c
'est que ça m'a beaucoup rassurée. Parce qu'en fait, ils font du bruit.
Vous même ?
Oui, le jour, la nuit.
Et
du coup, je me dis toujours quand j'entends du bruit la nuit,
je
me dis, ah, c'est les chats. Voilà. Et du coup, je
ne suis
jamais inquiète. Voilà,
ça
fait... Puis j'aime bien parce qu'ils ont l'air plutôt heureux, ces chats. Et donc,
je
suis contente. Après, on se moque beaucoup d'eux parce que c'est des chats qui ne chassent pas les souris. Mais quand je dis qu
'ils
ne chassent pas les souris, ils peuvent rester couchés. En un moment, ils étaient là tous les trois, couchés. Il y avait une souris qui se promenait juste au-dessus d
'eux
sur la cheminée. Parce que je les soupçonne de temps en temps d'en ramener et puis de ne pas les tuer et de
les laisser s'agiter.
Voilà.
On
a un quiz, si vous le permettez, chère Cécile Duflo, qui est le quiz animaux assez spécial, je reconnais, avec des questions qui peuvent vous surprendre. Vous répondez comme vous le souhaitez, évidemment. Et après, si vous êtes d'accord, on va essayer d'étudier un tout petit peu vos réponses. Vous êtes d'accord ? Je suis d'accord. Allez, je vous invite à découvrir le quiz animaux de Cécile Duflo.
Alors,
mon animal totem, c'est le lamentin.
C
'est l'animal le plus gentil qu'il soit, le plus sociable, le plus paisible. Voilà.
Je
crois que c'est la reine des fourmis.
Parce
qu'elle organise un truc énorme. Et tout ça par sa seule autorité. Je crois que c'est la plus forte. D'ailleurs, c'est une reine, ce n
'est
pas un roi. Notons.
Si
je pouvais parler à un animal, j'adorerais parler avec mes chattes. Franchement, je pense qu'elles ont un avis sur moi. Peut-être pas brillant, mais des fois, elles me regardent, je suis sûre qu'elles pensent quelque chose.
Pas
hyper positif. Elles trouvent que je suis un peu ridicule
avec
mes chaussettes en bouclettes roses sur mon lit et je leur fais un peu honte. Alors, l'animal qui m'effrêle le plus, même si je ne l
'ai
jamais rencontré personnellement, c'est le varan de komodo. Je pense que le tête-à-tête avec le varan de komodo,
je
n
'ai
pas très peur des animaux en règle générale. Mais alors, le varan de komodo, je crois que je monterai en haut de l'arbre. Bernard Montiel, je crois que c'est un petit pandarou.
C
'est assez timide, mais quand même assez sociable et très, très mignon.
Merci beaucoup, Cécile, d'avoir répondu à ce quiz animaux. J'avoue, insolite. Vous en avez l'habitude, vous. Alors, Animal Totem, je reprends un petit peu quelques réponses tout de même. Vous avez dit le lamentin, parce que c'est le plus gentil. Oui.
Et
justement, vous voulez défendre, les lamentins, parce qu
'ils
sont en danger ?
D'abord,
j'adore vraiment le lamentin. Et en fait, je pense que c'est bizarre, parce qu'on a l'image des femmes politiques un peu guerrières, etc. En fait,
je
pense que dans le fond, je suis vraiment très, très gentille. Et c'est ça qui me protège, c
'est
que les gens vous imaginent tellement autrement que ce que vous êtes.
Mais vous pensez qu'on a imaginé que vous étiez méchante
?
Ah oui. Enfin, on pense souvent que pour en être là où je suis, avoir eu ce parcours-là, forcément, j'ai dû me bagarrer beaucoup.
Pas
tant que ça, en
fait.
On
peut se bagarrer sans
être méchante.
Exactement. Donc, le lamentin, c'est le plus important.
C
'est l'animal le plus gentil, mais c'est surtout un animal qui est très vulnérable et qu'il faut protéger, d'abord parce que lui n'est pas bagarreur. Il est plutôt curieux. Il est allé même au devant de ses chasseurs.
C'est comme
ça qu'il a disparu dans plusieurs
endroits.
On l'appelle aussi le dugong dans d'autres régions du monde. Et il y a un programme de réintroduction du lamentin en Guadeloupe qui a disparu à la fin du 18e siècle. Et je trouve ça très chouette qu'on puisse faire revenir ces animaux qui auraient pu disparaître comme d'autres.
Alors, ils sont un peu longs. Ce sont de grosses bêtes, en général, avec
une tête de labrador, de phoque.
Avec un
gros
museau. Et ils ne mangent que des plantes.
Oui, que des plantes.
Ils vivent plutôt dans les zones somatres, c'est
-à
-dire à moitié douces et un peu salées, dans les embouchures des fleuves. Ils restent très longtemps avec leurs petits.
Ils
n'en ont pas beaucoup. Ils sont très sociables. C'est vraiment des animaux super. Ils
viennent vous voir, vous,
qu
'est-ce qu'on vous fait ? Je vais vous dire,
en vous parlant,
je
me souviens la première fois que j'ai découvert les lamentins. C'était dans un documentaire de Cousteau, en fait. Donc, il y a très, très longtemps. Et je suis tombée en affection de cet animal.
On a beaucoup parlé de Cousteau dans cette émission. Notamment, nous avons reçu son fils également, qui nous a raconté sa passion pour la plongée, justement, et la préservation, évidemment, des océans.
J'en ai vu une seule fois,
en
vrai, dans un zoo, ce qui n'est pas génial.
Mais
en même temps, j'adorerais pouvoir rencontrer,
en
vrai, des lamentins.
Des
lamentins. Ceux qui veulent m'inviter, et qui connaissent des lamentins personnellement,
je
répondrai très
volontiers.
Alors, filez des prénoms, déjà, vous allez voir,
tranquille. Non, non, non, c'est bon. Je les en mettrai pas, c'est
promis. Quelques salades, pas plus.
Alors, autre chose qui, psychologiquement, veut dire quand même quelque chose. Vous dites, j'adore parler avec mes chattes,
et
si elles ne me jugent pas
?
Non.
Elles vous regardent ?
Même si, des
fois, dans
leur regard, je sens qu'elles ne sont pas toujours d'accord avec ce que je fais.
C
'est
important, le regard
des autres
? Le
regard des chats ? Des
chats ou des autres, des gens.
Le regard des gens que j'aime, oui. Le regard des autres, mon expression fétiche, c'est aux plumes canards. Donc, il faut que certaines critiques ou certaines choses très agressives glissent sur vous comme l'eau sur les plumes d'un canard. Il ne
faut
pas devenir insensible, mais il faut, voilà.
Petite parenthèse, chère Cécile, tout à fait mignonne,
c
'est que j'ai l'impression que vous avez beaucoup souffert des bêtises qu'on peut raconter à droite à gauche.
Non, je n'en ai pas souffert, mais il faut se rendre compte que c'est sans commune mesure avec une vie, entre guillemets, normale.
Enfin,
j'ai vécu avant.
Vous êtes
exposée. Voilà. Vous êtes militante.
Et
surtout,
avec les réseaux sociaux, vous êtes obligée, si vous voulez rester en contact avec les gens, d'ingurgiter une dose de vacherie quotidienne.
Vous bloquez les...
C'est ce que
j'essaye de faire, mais ça ne suffit pas
toujours.
Je le fais. Quand on dit que je suis moche, ça me vexe.
Parce que vous n'êtes pas moche. Moi, quand on dit que j
'ai
des grosses fesses,
ça
ne me vexe pas parce que c'est vrai.
En tout cas, je voulais vous remercier. Vous m'avez traité de petit panda roux.
Je trouve
ça extrêmement mignon.
Et vous avez vu la tête du petit panda roux ?
C'est adorable.
Oui,
c'est petit, c'est peu connu. On connaît le panda géant.
Oui, noir et blanc. Voilà, noir et
blanc.
Et
le panda roux, il est grand comme ça. Il a des petites oreilles, un petit museau noir et blanc. Adorable, adorable. Et il est très timide.
Je suis
sûre que vous êtes un peu timide, comme
les gens
font de la télé.
Je
suis un peu timide. C'est extrêmement mignon. Est-ce que vous avez envie de m'embrasser
?
Est-ce que j'ai envie de vous embrasser ? Si vraiment il fallait, je pourrais
le sacrifier.
Si vraiment il fallait, alors il va éviter.
On ne
m
'avait pas dit que ça faisait partie de l'émission. Vous n'êtes pas vraiment un panda. Si vous étiez un panda, je vous embrasserais.
Bon,
vous aimez les poils, quoi.
J'aime les poils.
Je
pense que
c
'est la phrase du jour.
L'émission dérape. On va se ressaisir. Alors, je vous présente Karim.
Vous
arrivez à atterrir, là ?
Oui, j'atterris tout le temps.
D
'accord. Karim s'occupe de la ferme tropicale où il a des animaux incroyables. Mon cher Karim, si vous voulez bien vous présenter à notre invité, Cécile Duflo. Alors, il a des animaux insolites. Les naques. Bonjour. Bonjour. Regardez. Bonjour, Karim. Ils sont très, très beaux. Alors, Cécile, est-ce que ça vous fait peur, ça, d'abord ?
Non, ça ne me fait pas du tout peur.
Alors, vous allez expliquer
exactement ce que c'est, mon cher ami. Alors, ce sont des lézards très particuliers. On est très loin du varan de Komodo. Ce sont des cinq géants des îles Salomon. Ah, d'accord. Et donc, c'est un lézard qui habituellement est plutôt terrestre et il y a une seule espèce arboricole et elle a une autre particularité. C'est eux. C'est pour ça qu'ils
ont ses pattes.
C'est Coricia Zebrata. Ça, c'est le nom scientifique. On essaie de le vulgariser. Et ils ont à la fois ses pattes
avec
des griffes très puissantes et une queue parfaitement préhensible. Préhensible, ça s
'appelle,
c'est ça. C'est incroyable. Il a des muscles. Comme un certain singe, d'ailleurs.
C'est le
même principe. Et
ils ne
vous
mordent pas
?
Non. Si. Celui-là, il voulait vous mordre tout à l'heure. Il a goûté un petit peu. En fait, ce sont des animaux qui ont un mode de vie très, très proche des mammifères. Ils sont vivipares, ce qui est assez rare pour un lézard. Et ils donnent naissance à un petit, celui-ci à trois mois.
Ah, ça, c'est un bébé ?
C'est un bébé.
Il
est grand pour un bébé ? C'est effectivement extrêmement grand. Il n
'y
a qu'un seul bébé une fois par an. Ah bon ? Et les deux parents vont garder le petit. C
'est pour ça que je faisais un petit
peu attention. Ça,
c
'est le père parce que la mère aurait été trop agressive. Elle est très calme en temps normal, mais quand il
y a
le petit, elle le protège.
Elle a raison. Elle doit être toute triste parce que vous les avez séparés.
Ils
vont se retrouver
très
vite. On n'est pas bien loin.
D'accord.
Mais c'est effectivement un comportement complètement atypique pour un reptile. La plupart des reptiles
ont leurs
oeufs et puis ils vont vivre leur vie. Les crocodiles s'occupent des petits, mais c'est un peu un cas unique chez les lézards et c'est un animal qui a en plus une tête assez sympathique. Ça rappelle
votre
varan de Komodo ?
Non, non, non.
Les varans de Komodo, eux,
ils
sont très lisses. Ils n'ont pas du tout
de... C'est la
particularité des cinq. Ils sont presque tous comme ça, extrêmement lisses
et
ils vivent aux îles Salomon uniquement. C'est ça.
C'est une vraie espèce endémique. Une
vraie espèce endémique.
Ils
sont assez menacés localement par la déforestation majoritairement et également par le fait que c'est un gros lézard donc il
est mangé
par certaines tribus indigènes encore.
Et il faut dire quand même que
c
'est une espèce protégée depuis 1992,
je crois. Une espèce protégée par la Convention de Washington donc son exportation n'est pas autorisée des îles Salomon.
Et donc vous, vous les avez...
Ceux
-là, ils
sont nés dans notre établissement, la ferme tropicale. D'accord.
Alors justement, c'est libre
en vente, ça ? La
vente est
libre. Il faut justifier de l'origine licite, bien entendu, mais la vente et la détention est libre. À partir du moment où ils sont reproduits chez vous. Exactement. Mais avec un bébé par an, c'est une espèce extrêmement rare.
Et ça vit
comment ? Ça vit dans un terrarium ?
On les installe en terrarium avec
du chauffage, de l'éclairage.
pour un
animal
arboricole parce qu'il ne
peut pas vraiment escalader. Il
faut vraiment de la place. 1,50 m, 2 m de hauteur,
c
'est vraiment des grands bacs. Ce n
'est
pas un animal donné à tout le monde. Vous voulez le prendre
?
Ah ben je le fais bien.
Tu n'es pas obligé,
Cécile.
Non, non, non.
Mais
j'ai peur qu'il...
On
laisse libre de ses mouvements. Il a des petites griffes mais je lui ai un peu émoussé. Alors par exemple,
Karim...
Ah
oui, il ne
fait
pas mal du tout. Vous avez l'Imecégé.
Vous, à la ferme tropicale, vous les vendez combien par exemple ? Parce qu'on sait que c'est rare, que c
'est
une espèce protégée,
ça
va être très spécial alors.
C'est un lézard qui vaut environ 1 500 euros. Mais en fait, il faut surtout être...
Mais
vous êtes sûr qu'ils ne
sont
pas malheureux de ne pas pouvoir escalader les arbres ?
Mais ils ont
des arbres
!
Chez vous, oui, mais dans les terrariums...
Ils sont bien en
captivité, donc...
Bien
sûr, parce que Cécile, elle est contre les animaux en cage, de toute façon.
Alors j'ai un vrai... C'est un vrai sujet de débat parce que moi, qui ai développé une grande affection pour les animaux, je pense que d'en avoir vu dans les zoos, ce n
'est
pas la même chose de voir une girafe en vrai ou
un
hippopotame et de le voir à la télévision. Et je pense qu'une partie de mon envie de protéger les animaux vient du fait que je les ai vus et que c'est très émouvant en fait. Donc je suis tiraillée
entre
ces deux sujets.
C'est
exactement ce que je disais à la dernière émission. Effectivement, moi aussi. La première fois où j'ai vu les animaux sauvages qui m'ont fasciné et fait les aimer profondément,
c
'était justement de les découvrir dans un zoo. Alors, combien de temps ça vit, Karim ? C
'est une durée de vie, une
longévité
assez importante, 25 ans, 30 ans.
Ah
oui, c'est pas mal.
Donc
lui, il a quel âge, lui
? C
'est un mâle qui a 6 ans.
Et il a un nom
? Non, on leur
donne jamais de nom.
Ah bon
?
On va en trouver un,
Cécile, non ? On peut les baptiser.
Mais dites-moi alors, justement, est-ce qu'il peut vivre tout seul ? C'est pas sympa s'il faut
en
acheter
deux ? Ah
non, il faut un groupe.
Il
faut
former un groupe. Alors
vous-même, vous vendez par deux ou pas ?
J'en vends pas, en fait. Ah, vous n'en venez pas
?
Non, je les vends pas. Je les garde pour moi égoïstement.
Ils sont dans mon bureau,
ceux-là. Parce
que vous avez raison.
C'est très sympa à observer, oui. C'est très sympa. Ils viennent voir un petit peu ce qui se passe. Ils sont curieux ? Ils sont principalement nocturnes.
Celui-là, il est très sage.
Ils ont une petite curiosité. Et puis avoir un bébé une fois par an, c'est quand même magique.
C'est
incroyable, je trouve. Donc ce sont des animaux
qui permettent
le bébé grandir avec les parents. Ah oui, très bien, bien sûr.
C'est la
meilleure
façon. Ils
restent ensemble.
Ils restent ensemble toute leur vie. Il y
a
des petites colonies jusqu'à cinq, six individus par
arbre.
Donc tu vas faire tanguie, toi, c'est ça
?
C'est ça.
Tu
vas rester avec tes parents.
Et comment on sait si c
'est
une fille ou un garçon
? Les
organes sexuels chez les reptiles sont internes. Donc il y
a
un petit renflement à la base de la queue
qui me dit que c'est un mal. Un
renflement dû à la présence des hémipénis.
Qui sont
cachés à
l'intérieur.
Vous
me provoquez, Cécile.
Ah bah, c
'est vous qui allez commencer avec les poils.
Moi, j'ai un lézard dans les mains, je crains.
Bon,
Karim, merci beaucoup. Rappelez-nous le nom. Corussia Zebrata, le cinq géant des îles Salomon. Voilà, bien sûr. On ne retiendra pas du tout le nom, bien sûr.
Tu vas retrouver ta maman.
Voilà. Merci beaucoup, Karim.
Merci. De la
ferme tropicale. Cécile Duflo, on a vu que vous avez découvert les lézards, etc., de plus près. Vous n
'avez
pas eu peur. Vous avez été remarquable, je dois dire.
Non, non, mais j'aurais dit si j'avais peur.
Alors,
on va parler un peu de vos combats parce que récemment, il a été interdit aux aquariums de laisser se reproduire les mammifères marins, ce qui peut conduire, évidemment, à la fin de ces mouroirs à dauphins ou à orques. Qu'est
-ce
que vous en pensez, vous, de cela ?
Je comprends parce qu'en fait, on voit très bien que la vie d'un dauphin dont on imagine ce que c'est le rapport avec l'immensité des océans dans un bassin
de
quelques milliers ou dizaines de milliers de mètres cubes, c
'est
vraiment triste et
ça l'est
encore davantage pour les orques. Enfin, on voit le volume d'un orque. C'est
bête
immense
comme
ça, oui. Mais je vous le disais, j'ai une tension entre la nécessité que les enfants, notamment, parce que je pense que les émotions qu'on ressent enfant à l'égard des animaux vous imprègnent le restant de votre vie. Et le respect des animaux, la volonté de les préserver, peut aussi naître de cette rencontre-là avec l'animal lui-même.
Mais
je crois que les delphinariums, enfin maintenant, tous les éthologues disent que c'est trop de souffrance pour ces animaux.
Oui,
mais là, il y
a
une grande campagne. Justement, je crois qu'on va y arriver progressivement parce que ça n'existe plus. Alors justement, on l
'a
évoqué un peu tout à l'heure, vous parliez de cette dualité peut-être entre le fait justement d'avoir découvert et peut-être est née là cette passion des animaux à travers ces animaux de cirque, on les voit. Je crois qu'on en est où de ce combat ? Parce qu'on a demandé, il
y
a plusieurs associations qui se sont liguées pour qu'on cesse d'exhiber ces animaux sauvages dans les cirques notamment. On en est où de ce combat ? Parce qu'on en parle beaucoup mais il n
'y a
pas eu de
date. Alors,
il y a effectivement un certain nombre de gens qui sont très mobilisés pour faire interdire la présence d'animaux sauvages dans les cirques.
Ce
qui est sûr, c'est qu'on voit bien qu'il
y a
des animaux qui vivent. Et d'ailleurs, pour moi, ce combat-là, celui de la dignité animale, il va des animaux domestiques,
c
'est
-à
-dire de ceux qui achètent des animaux comme des objets qui les abandonnent ou qui les maltraitent, jusqu'aux animaux d'élevage en passant par l'ensemble des catégories. C'est un combat pour la dignité animale. C'est une très jolie phrase qui dit que la manière dont on considère l'humanité se mesure souvent à la manière dont on considère les animaux, sur lesquels on a de fait, en tant qu'humain, une forme de pouvoir. Et je crois que c'est très important d'avoir cette conception de la dignité animale. Et je suis très contente que grâce à Laurence Abeil, qui était députée écologiste, on ait voté une loi qui enlève le statut de bien meubles à l'animal
pour lui
donner un statut d'être doué de
sensibilité, ce qu'il est.
C'est une
règle. Ce
qui est incroyable que ça soit fait que maintenant.
Exactement. Alors ça veut dire qu'ensuite, si on va plus loin, ça impose un certain nombre d'obligations légales. Alors il y a en ligne de mire la question des abattoirs et des animaux d'élevage. C'est vrai que si on regarde en termes de masse, on est plus sensible aux questions un peu périphériques que sont la corrida ou les cirques. Mais c'est vrai que les animaux qui sont considérés par ce débat-là, très largement, majoritairement, ce sont les animaux d'élevage. Et pour moi, le centre du combat, il se joue là. Parce que c'est là qu'il
y
a des centaines de milliers, voire des millions d'animaux qui sont concernés.
Alors justement, vous dénoncez d'ailleurs déjà le transport de ces
animaux-là. Oui, moi je pense
que si on veut aller vers un élevage beaucoup plus respectueux, alors on peut avoir le débat sur
le
végétarisme ou le véganisme.
Mais
il faut quand même savoir qu'une partie de ces animaux vivent parce que ce sont des animaux d'élevage et avec une histoire liée à l'homme qui est très très longue. Donc ce qu'il faut, c
'est
se concentrer sur leur bien-être. Leur bien-être pendant le temps d'élevage
et
au moment de l'abattage. Et il y a entre ces deux un moment qui souvent n'est pas pris bien en considération qui est le transport. Notamment quand on prend des animaux qui sont élevés je ne
sais
pas en Bretagne et qu'on va les emmener dans des abattoirs
à l'est de l'Europe.
Ils peuvent voyager pendant des heures et des heures sans être nourris sans boire et ça ce n
'est
pas du tout tolérable.
Donc
je pense qu'il faudrait limiter très strictement la distance 100, 150, 200 kilomètres maximum de transport d'animaux vivants. Du coup ça permettrait d'avoir aussi des abattoirs de proximité qui ne seraient pas les abattoirs géants qui sont des usines dans certains
endroits
et qui peuvent être...
Alors
justement parce qu'on parle des abattoirs on a vu toutes ces scènes toutes ces associations qui ont réussi à filmer comment s'en n'étant pas rendu compte avant ? Il n
'y
a pas des gens par exemple des ministères qui vont dans ces établissements voir
ce qui se passe ?
Le problème c'est que quand vous avez des inspections en général elles sont annoncées on sait que les personnes présentes sont des inspecteurs donc forcément les pratiques
les plus
déplorables n'arrivent pas. Donc c'est vrai que l'association L124 notamment a joué un rôle de lanceur d'alerte
en
infiltrant de fait les abattoirs. Alors il ne faut pas généraliser il y a des gens qui essayent de faire leur travail mais quand on parle de souffrance animale je pense qu
'on
peut aussi parler de la souffrance des gens qui travaillent dans ces abattoirs c'est quand même un travail
un métier
très difficile ils le disent eux-mêmes donc ça peut aboutir aussi à des pratiques si ce n
'est
pas bien géré qui peuvent déraper parce que les gens sont simplement au-delà de ce qu'ils peuvent humainement supporter je pense qu'il faut le dire aussi et respecter les animaux et les humains qui travaillent dans ces lieux-là on est quand même dans
la
zone noire de nos sociétés
où
on mange des animaux mais on ne les tue pas ce qui était le cas pendant
des
millénaires où les animaux qu
'on
mangeait on les tuait soi-même donc je pense que du coup on doit avoir une réflexion politique et législative plus importante sur ces sujets
alors
est-ce que vous avez croisé des poissons quand vous êtes baigné dans la Seine en mars 2005
? sûrement sûrement
les cas
vous
avez le courage de le faire Jacques Chirac avait dit président
de la République c'est pour ça qu'on
l'avait fait c'était pour l'anniversaire c
'est
courageux
c'était une expérience on va dire un peu particulière mais l'idée c'était de dire que quand on dit quelque chose on peut tenir ses promesses et que la question de la biodiversité en ville j'en parlais mais particulièrement de la qualité de l'eau et de la qualité des rivières
et des fleuves c'est pour dénoncer
la pollution en
fait de
la Seine même
si les
choses progressent et
qu'ils doivent continuer de progresser
oui
sans accuser particulièrement Jacques Chirac je veux dire
simplement il s
'était engagé
mais
peut-être que lors des Jets Olympiques il y aura une épreuve
dans
la Seine
je
ne sais pas je n'ai pas l'impression je vais vous dire que ce soit prévu ce genre de choses alors vous aviez créé aussi une association avec Yves Contasso
c
'en est où ce combat là
?
alors ça continue en fait moi je suis très très obsédée par l'idée que tout ce qu'on défend comme écologiste si on devait le mettre en oeuvre ce serait compliqué et normalement compliqué parce que ça veut dire changer notre mode de fonctionnement actuel si on dit qu'il faut aller vers une économie beaucoup plus sobre et qui économise le pétrole qu'il faut sortir du nucléaire qu'il faut avoir une politique extrêmement active en faveur de la biodiversité ça veut dire qu'il faut passer à l'acte et la convention pour une république écologique c'est toute cette réflexion là comment on passe du statut de la situation actuelle à cette république écologique c'est quoi les étapes qui on active comment on affronte les lobbies comment on fait adhérer la population c'est tout ce scénario là qui m'intéresse
chère
Cécile Duflo c'était un grand plaisir de vous accueillir merci
pour votre
franchise on a appris beaucoup de choses bravo pour vos combats j
'ai
câliné un lézard
et
je suis un pandarou moi j'ai gagné ma journée je suis un pandarou tout mignon parce
que j'aime les poils
merci beaucoup Cécile
Duflo
merci quant à nous je vous invite à nous retrouver très prochainement sur animaux bien sûr merci pour votre fidélité à très bientôt au revoir
merci pour votre fidélité
Cécile Duflot