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Direct n°117 - François Asselineau répond à vos questions

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir. Bonsoir à toutes et à tous pour ce 117e direct. Nous sommes aujourd'hui le mercredi 24 juin 2026.

Je vous donne rendez-vous tout de suite la semaine prochaine. Toujours fidèle au poste. Nous serons le mercredi 1er juillet.

On aura déjà fait un premier semestre de l'année 2026. Et ça sera le mercredi 1er juillet. Et donc ça sera le numéro 118.

Je vous suggère de nous donner rendez-vous à la fin de ce numéro-ci. Bien sûr, comme d'habitude, si ça vous intéresse, vous cliquez « J'aime », vous plusez. Mais vous allez au-delà de ce que vous faites d'habitude, parce qu'il faut absolument, absolument que nous développions la connaissance du public de nos analyses, de nos propositions et de ma candidature.

Voilà. Donc dans la mesure où les médias ont décidé d'interdire, en fait, que l'on parle de moi – nous sommes dans une dictature évidente, maintenant –, nous n'avons d'autre solution que de nous débrayer par nous-mêmes, par le bouche-à-oreille, qui est quand même le média, finalement, le plus vieux du monde, et aussi le plus efficace du monde. Parce que quand vous parlez de bouche-à-oreille, vous avez un taux de crée...

Si vous parlez à des amis en disant « Fais-moi confiance, regarde ça », c'est beaucoup plus percutant que de mettre des affiches, des publicités. Voilà. Donc c'est vraiment important que vous fassiez ça.

Voilà. Aujourd'hui, nous avons...

Alors il y a un petit peu des défections, parce qu'on commence à être...

On commence à entrer dans l'air des vacances. Et puis il fait quand même une douce chaleur, à Paris comme ailleurs. Alors ici, nous sommes dans le studio de la rue Bafroid, qui est à air conditionné.

Mais l'air conditionné peine quand même, compte tenu de la chaleur ambiante. Donc...

Et puis il y a aussi les spots. Aux commandes, donc, il y a Lucas. Marc n'est pas là.

Donc c'est Lucas qui fait office de commande Landborg aujourd'hui, qui supervise l'ensemble de l'exécution. Merci, Lucas, d'être là. Nous avons également la présence de William, que nous n'avions pas vue depuis quelque temps, qui est revenu et qui, lui, va superviser la prise de vidéo et la prise de son, sous l'autorité bienveillante de Lucas.

Et puis nous avons la présence d'un adhérent, je vous l'ai dit. Si vous êtes adhérents à jour de cotisation, si ça vous fait envie d'assister à nos directs, eh bien il faut tout simplement manifester votre souhait et nous écrire. Et puis dans la mesure des places disponibles...

En fait, on ne prend pas plus de 2 personnes. Une fois qu'on avait fait 3, c'est un peu trop. Là, il est tout seul.

Donc c'est Fabien. Bonjour. Je salue.

Fabien qui réside à l'étranger, je crois, qui réside au Luxembourg, pour tout dire, mais qui néanmoins est adhérent à l'UPR depuis maintenant plusieurs années et qui a souhaité profiter de son passage à Paris pour venir nous dire un petit bonjour et également assister à ce direct. Voilà. Ça lui permet d'ailleurs, au passage, de voir, comme toutes les personnes qui y sont vues, que les questions qui me sont posées, je ne les connais pas et que je n'ai pas de prompteur, etc.

Je le dis parce qu'il m'arrive parfois d'avoir des hésitations, parfois de faire des longueurs. Certains me le reprochent en disant que vous devriez être beaucoup plus concentrés, allez droit au fait. Mais bon, si vous voulez, quand vous découvrez des questions, il faut quand même très rapidement mobiliser ce que vous avez dans la tête.

Ce n'est pas toujours évident d'avoir les phrases tout de suite les plus percutantes. Et puis par ailleurs, j'aime bien aussi faire preuve de pédagogie pour que les gens comprennent bien à fond d'un sujet et que ne se contentent pas – malheureusement, c'est un péché mignon des Français – de tout simplement une opinion extrêmement superficielle. Yaka, faucon, etc.

Alors que tout le problème, justement, de la France, c'est qu'on le voit en ce moment. On voit se multiplier des gens qui annoncent leur candidature à l'élection présidentielle. Tout le monde tombe dans le panneau en pensant qu'à partir du moment où vous dites que vous êtes candidat, ça y est, vous y êtes.

Non, non, non, non, non. Il y a une règle très très dure, extrêmement dure, qui s'appelle les 500 parrainages, donc sur les peut-être 200, 300 personnes qui se manifesteront. En 2017, il y avait eu plus de 300 personnes qui avaient annoncé leur candidature.

Au bout du compte, il n'y en avait eu que 11 qui l'avaient eu. Et en 2022, c'est à peu près pareil. Il n'y en a eu que 12.

Et moi, d'ailleurs, je n'avais pas pu la voir en 2022 du fait du tir de barrage qui avait été organisé contre moi. Donc voilà typiquement quelque chose où il faut ne pas vous anticher de telle ou telle personne qui dit qu'elle va être candidate. Il faudrait déjà réfléchir à ce que sérieusement, elle a des moyens de l'être.

Et puis pour la présidentielle, il faut aussi...

Quand vous écoutez un candidat, il va évidemment vous dire « Mons et merveilles ». Il va pas vous dire le contraire. Il va rassurer les agriculteurs, comme je l'ai entendu l'autre fois.

Il va rassurer. Il va dire que la France...

Il a la France au cœur, ici et ça. Alors qu'en fait, s'il a participé...

C'est en tout cas le cas de Gabriel Attal ou d'Édouard Philippe, par exemple, et qui ont participé depuis 10 ans à la destruction du pays et à la flambée de la dette. Et maintenant, ils reviennent la bouche en cœur pour nous expliquer qu'il faut leur donner toujours les manettes. Enfin ils ont été premiers ministres.

Maintenant, il faut passer un stade au-dessus. Et que maintenant, ils vont tout corriger, tout le désastre qu'ils ont commis. Il faut vraiment être d'une naïveté ou d'une crédulité sans égal pour donner sa confiance à des personnalités comme ça.

Et donc ça pose la question fondamentale de l'accès aux médias et aux instituts de sondage. J'en ai déjà parlé. Alors on va commencer tout de suite par les questions.

J'ai oublié de citer Xavier, qui doit toujours faire la...

Comment dirais-je...

Depuis Strasbourg... — La modération. — La modération des questions.

Et puis eh ben voilà, on commence tout simplement...

Si, j'avais quand même un mot à vous dire. C'est que nous lancerons assez prochainement la collecte des fonds pour financer l'élection présidentielle. Donc comme les autres fois, on vous indiquera avec justement le montant cherché, etc.

Mais d'ores et déjà...

Alors je crois que c'était fait aujourd'hui. Je crois que Laurent Vuiber, notre webmaster qui fait toujours des miracles, devait l'avoir mis en ligne aujourd'hui. Alors j'ai pas vérifié.

Ça devait se faire ce soir. Si ça n'est pas encore le cas, ça sera dans les toutes prochaines heures. Sur le site de l'UPR, vous avez les moyens de vous inscrire sur l'université d'automne, l'université d'automne de l'UPR, qui se tiendra pour la partie privative, si j'ose dire, le vendredi 25 après-midi.

Seuls les membres du Conseil national et du bureau politique y sont conviés. C'est des réunions entre nous sur la stratégie du mouvement. Et puis la partie ouverte au grand public, c'est le samedi qui aura lieu, le samedi 26, avec deux tables rondes, qui porteront la première sur le désastre de l'éducation nationale et qu'est-ce qu'on peut faire.

Donc on aura...

C'est une thématique nouvelle que nous aborderons dans cette université. C'est un sujet d'une importance absolument considérable. Et le deuxième sujet, eh bien ça sera un sujet, comme d'habitude, si j'ose dire, sur les grandes questions internationales et qui ont tant d'impact sur la situation de la France, en particulier les suites de la guerre en Iran, et puis le point sur la guerre en Ukraine, et puis tous les déroulements.

Voilà. Alors on est en train de contacter...

On a contacté déjà un certain nombre de responsables. On a déjà eu des réponses positives. Mais je garde encore un petit peu la surprise.

Mais enfin, si vous voulez participer à l'université d'automne...

Tout le monde connaît. C'est au même endroit que les autres années. C'est à Valère.

Eh bien vous avez normalement...

Je ne sais pas s'il est en ligne. Vous pouvez me le dire. Non, vous l'avez pas vérifié.

Vous avez la capacité...

Non, c'est pas en ligne encore ? Non, c'est pas. Vous avez la capacité de vous inscrire sur cette université d'automne.

Voilà. Vous verrez toutes les modalités. J'ai oublié de préciser qu'il y a bien entendu le dimanche matin, où là, il y aura une séance de questions-réponses avec le président, c'est-à-dire moi, le secrétaire général, la comptable et un certain nombre de nos responsables, mon directeur de campagne, Marc, et puis quelques autres dirigeants du mouvement.

Et puis il y aura aussi des petits ateliers, ici ou là, sur par exemple comment faire pour relayer les informations, les analyses, les propositions de l'UPR et de François Assino sur les réseaux sociaux, en particulier sur Instagram, sur TikTok, sur Facebook, sur YouTube, et des « shorts », comme on dit, c'est des petits modules. J'ai d'ailleurs avec beaucoup de...

Oui ? Donc j'ai vérifié. C'est bien sur le site.

Ah voilà. Donc c'est sur le site. Vous pouvez donc y aller.

Vous pouvez tout de suite vous inscrire. Les prix restent modiques. Je dis pas que c'est zéro, mais c'est modique, et en particulier qu'il n'y a quasiment pas d'augmentation par rapport à l'année dernière, ni même par rapport à l'année d'avant.

Voilà. Je rappelle que tous ceux qui y vont, en fait, sont très contents, parce qu'il y a quelque chose de très festif. Le samedi, après les deux tables rondes, il y a le discours du président, c'est-à-dire de moi, le discours de rentrée.

Et puis cette fois-ci, ça sera fin septembre. C'est plus tôt que d'habitude. Et donc là, je mettrai, si j'ose dire, nos troupes en ordre de bataille pour la suite des événements, pour l'élection présidentielle, et très probablement, quel que soit le cas de figure des élections législatives qui auront lieu après ou avant...

J'y crois pas. La rumeur qui voudrait que Macron dissolve l'Assemblée nationale avant la présidentielle, je n'y crois pas trop. En revanche, après, c'est quand même très probable que le nouveau président ou la nouvelle présidente voudra avoir les mains libres et...

Enfin espérera, en dissolvant l'Assemblée nationale, avoir une majorité lui permettant de conduire la politique pour laquelle il ou elle aura été élu. Alors donc ça, c'est le discours que je ferai après les deux tables rondes. Et puis après le dîner un petit peu de...

Pas de gala, mais un petit peu soigné que nous avons le samedi, nous aurons la célèbre tombola que nous faisons, que j'anime avec Catherine, avec toujours des objets historiques intéressants, qui en fait...

Ça plaît beaucoup. Voilà. Donc que dire encore ?

Moi, je crois que c'est à peu près tout, si ce n'est que les gens qui n'ont pas...

Qui ne sont jamais venus à cette université, qui se situent donc à Valère, pas très loin de Tours et encore plus près de Hazel Rideau. Permet d'ailleurs, à l'issue de l'université, pour ceux qui ne connaissent pas, d'aller voir par exemple le château d'Hazel Rideau, qui est un des plus beaux châteaux de la Loire, qui est à quelques 4 ou 5 km. Mais vous pouvez aussi aller en voir bien d'autres dans la région.

Et en règle générale, tous les gens qui viennent sont toujours très contents, parce qu'il y a une très bonne atmosphère. Ils peuvent rencontrer les responsables du mouvement. Moi, bien sûr, mais aussi d'autres personnes dont ils ont entendu parler.

Ils peuvent discuter entre eux, se rendre compte qu'à travers toute la France...

Et aussi...

On a un adhérent qui vient de l'étranger à l'étranger, ou bien dans la France d'Outre-mer. On a des adhérents. C'est vraiment un moment très important.

Et ça sera évidemment particulièrement important, puisqu'on commencera à entrer dans le vif du sujet de la campagne présidentielle de 2027. Voilà. Cette fois-ci, j'ai tout dit.

Et donc j'écoute la première question. Bonsoir à toutes les personnes qui accordent leur attention à ce direct bonsoir, président. Une première question de Régis.

Pourquoi Keir Starmer a-t-il démissionné ? Pourquoi doit-on subir Macron depuis 9 ans ? Ah !

Alors il y a deux questions, en fait. Alors Keir Starmer, il a démissionné pour certainement plusieurs raisons. Il y a une raison évidente.

C'est le fait qu'il a sombré dans des abîmes d'impopularité dont ont témoigné les résultats absolument catastrophiques obtenus par le parti neutraliste qu'il préside lors des dernières élections locales qui ont eu lieu au Royaume-Uni, à travers tout le Royaume-Uni. Rappelez-vous, c'était le 7 mai dernier. C'était une gifle colossale.

Il a perdu je ne sais plus combien...

Plus de la moitié de ses conseillers...

C'est un peu l'équivalent des conseillers municipaux à travers tout le pays. Donc c'est une gifle mémorable. D'ailleurs, le Parti conservateur l'a accompagné dans le même désamour.

Et le parti...

Le grand gagnant de ces élections qui ont eu lieu, c'est le parti de Reform UK, qui est le parti de Nigel Farage, le père du Brexit. Voilà. Donc j'en ai déjà parlé.

Rappelez-vous, ça permet d'ailleurs, au passage de refuser ce bobard de la propagande que nous subissons, selon lequel les Anglais seraient ravagés de remords d'avoir voté pour le Brexit, puisqu'en réalité, ils ont fait un plébiscite pour le père du Brexit. Voilà. Donc 10 ans après.

Voilà. C'est d'ailleurs il y a 10 ans qu'il y a eu le référendum sur le Brexit qui a triomphé. Alors ça, c'est le premier point.

C'est que Starmer a été battu d'une façon écrasante à ses élections locales. Alors certes, ce n'étaient pas des élections législatives. Donc il pouvait, selon les traditions locales, les traditions britanniques, il aurait pu se maintenir au pouvoir.

Mais le coup était tellement dur...

C'est sans précédent dans l'histoire britannique. C'est-à-dire qu'on assiste en fait à la mort du Parti travailliste. Enfin on est peut-être en train d'assister à la mort du Parti travailliste au profit du Parti Reform UK, et peut-être aussi d'un bon score des Liberals.

Les Liberals, c'est les centristes, version Macron. Et aussi d'un nouveau venu, qui est le Parti vert britannique, qui est un parti qui est un peu un parti attrape-tout pour les personnes...

Et puis très à la mode, son leader se vante d'être...

Je sais plus quoi...

Végane, homosexuel, juif ou je sais plus quoi. Enfin tout un...

Donc il coche un certain nombre de cases pour montrer qu'il est le type qui va...

Voilà, qui promeut un changement complet du Royaume-Uni. Voilà. Mais il a une petite faveur.

Enfin ça n'a rien à voir avec le succès phénoménal de Reform UK de Nigel Farage. Donc ça, c'est la première raison. C'est que ces élections lui ont porté un coup très très sévère, d'autant plus sévère que par ailleurs les sondages d'opinion montrent qu'il est tombé au fond du trou.

Il faut comprendre que Starmer est plus impopulaire au Royaume-Uni que Macron ne l'est en France. Je sais pas si vous voyez le problème. Déjà, nous, on pensait à vous attirer le pompon.

Mais non, non, il y a encore pire. C'est Starmer. D'où vient le désamour, d'ailleurs, dont souffre Starmer ?

Je rappelle qu'il avait été élu aux élections législatives de 2024. C'est-à-dire il y a à peine 2 ans. Il avait été élu.

C'était triomphal. Donc on n'a jamais vu, je crois, au Royaume-Uni, quelqu'un arriver au pouvoir de façon aussi triomphale et en partir après aussi peu de temps d'une façon aussi calamiteuse. C'est une...

La courbe de popularité, ça a été une chute libre depuis qu'il est arrivé au 10 Downing Street. Ça a d'ailleurs...

Pour aussi des raisons sociales, notamment le fait qu'il avait promis...

Parce que les travaillistes font cause commune avec les syndicats. Les syndicats sont très actifs à l'intérieur du Parti travailliste, notamment pour l'élection du président du Parti travailliste. Et en fait, il avait donc tenu lors de la campagne pour les législatives des promesses extraordinaires qu'il n'a pas tenues, qu'il n'a pas pu tenir, ce qui lui a valu effectivement d'être sanctionné.

Mais il y a aussi autre chose. L'autre chose, c'est dont on parle assez peu, finalement, en francs...

Un petit peu, mais pas dans le détail. C'est qu'il y a eu 2 ou 3 affaires terribles qui sont tombées sur Starmer. La première, c'est l'affaire d'une immigration non maîtrisée.

Et de ce point de vue-là, qu'il me soit permis d'insister sur un aspect des choses. Je lis dans la presse française que les Britanniques seraient furieux, que le Brexit n'a pas réussi, et ci et ça. C'est totalement faux.

Mais la réalité, c'est quoi ? La réalité, elle est un peu nuancée. D'abord, en matière macroéconomique, sur la plupart des grandes données macroéconomiques, le Royaume-Uni fait mieux que la France, ce qui n'est pas difficile.

Mais enfin, c'est quand même à signaler, que ce soit en termes d'endettement. La France doit être à 118% du PIB. Le Royaume-Uni doit être à 105%.

Donc je dis pas que c'est génial, le Royaume-Uni, ou que ce soit le taux de chômage, etc., etc. Il se trouve que le Royaume-Uni se porte plutôt mieux.

Mais ça, c'est les aspects économiques. En revanche, il y a les aspects sociétaux. Et les aspects sociétaux...

Et notamment une question qui surplombe toutes les autres...

Deux questions qui surplombent toutes les autres, c'est l'immigration et l'insécurité. Il faut bien comprendre quelque chose. C'est que...

Je ne cesse de le rappeler. C'est que le problème de fond qu'il y a eu au Royaume-Uni avec le Brexit, c'est que l'instigateur du Brexit, Nigel Farage, après avoir réussi à faire adopter le Brexit par référendum...

Avec 52%, c'était pas extrêmement serré. Il y avait quand même 52, 48, quelque chose comme ça. Eh bien Nigel Farage est reparti à ses chères études, puisque le système britannique ne prévoit que le Premier ministre, c'est le président du parti ayant le plus grand nombre de députés à l'Assemblée nationale...

Enfin ce qu'on appelle l'Assemblée nationale, là-bas, c'est-à-dire la Chambre des communes, House of Commons. Or, le référendum qui avait été conduit par David Cameron, le Premier ministre sortant, il pensait, lorsqu'il avait lancé cette idée de référendum, qui était membre du Parti conservatoire, que le non à la sortie de l'UE l'emporterait largement. Et puis c'est le contraire qui s'est produit.

Donc de telle sorte que l'on s'est retrouvé au Royaume-Uni avec une équipe dirigeante qui était contre le Frexit, mais chargée de le mener. Alors David Cameron a quand même présenté sa démission. Il a été remplacé – rappelez-vous – par Theresa May, qui était...

Je l'ai souvent expliqué, qui était comme Pénélope dans le roman de Homer dans « L'Odyssée ». C'est-à-dire qu'elle faisait patienter les prétendants au mariage pour remplacer son mari Ulysse et pour se marier avec elle. Et donc Pénélope, elle avait dit... « Je me marierai avec vous quand j'aurai fini la tapisserie ».

Et donc elle faisait le jour une tapisserie et la nuit, elle le détricotait. C'est exactement ce que faisait Theresa May. C'est-à-dire qu'elle faisait semblant le jour de vouloir le Frexit.

Et puis en part derrière, elle passait son temps à le torpiller. Donc ça a quand même très très mal marché. Finalement, ça s'est terminé par son remplacement par Boris Johnson.

Enfin je vais pas vous raconter tout ça. Autrement dit, le problème numéro un, il est là. Et lorsqu'il y a eu le raz-de-marée travailliste en faveur justement de Keir Starmer, eh bien Keir Starmer, c'est pareil.

Il était contre le Frexit, donc contre le Brexit. Donc depuis 10 ans, le Royaume-Uni certes a fini par avoir le Brexit au bout de 4 ans, le 31 décembre 2020. Mais il a toujours été dirigé par des dirigeants qui n'en voulaient pas et qui font tout pour en atténuer l'impact potentiel, tout pour dénaturer les potentialités.

Par exemple, avoir une politique étrangère indépendante. Pas du tout. Ils se sont tous couchés dans le moule de l'OTAN, dans le moule de l'État profond euroatlantiste.

Ils se sont tous mis à faire...

Il suffit de voir l'entente qu'il y a entre Keir Starmer, Macron et Mertz. Ils sont tous pour Zelensky contre la Russie. Donc ils n'ont pas du tout bénéficié...

Les Britanniques n'ont pas bénéficié de ce dont nous, nous bénéficierions si nous faisions le Frexit, si vous m'élisez à l'Élysée. C'est qu'une fois élu, eh bien moi, je ferai le Frexit et j'en profiterai pour justement changer radicalement notre politique étrangère. C'est pour ça que les Britanniques, ils ont le sentiment que ça n'a pas été suivi des faits.

Et ce que je dis en politique étrangère, on le trouve sur bien d'autres choses, notamment en matière de paperasserie pour les entreprises, puisqu'en fait, le gouvernement britannique a voulu tout faire pour adopter, continuer à maintenir les réglementations européennes, puisque quand il y a un changement de cette nature, des réglementations, les lois restent valables. Donc on n'a pas décidé d'en changer. Donc si on décide de pas en changer, on n'en change pas.

Pareil aussi sur les questions migratoires, puisque sur les questions migratoires, les dirigeants britanniques, et en particulier Keir Starmer, c'est quand même quelqu'un qui a la même position, en gros, que les mondialistes. Il est pour l'immigration. Il est pour une immigration torrentielle.

Donc le fait que...

Comme je l'ai d'ailleurs toujours dit, récupérer sa souveraineté nationale...

C'est le cas...

C'est ce qui s'est passé au Royaume-Uni. C'est ce qui se passera lorsque nous aurons lancé le Frexit. Ça ne veut pas dire pour autant que les dirigeants vont être formidables.

D'ailleurs, il suffit de voir l'histoire française. Depuis 1958, on a eu un dirigeant hors du commun qui est Charles de Gaulle, qui non seulement avait la souveraineté et l'indépendance nationale, mais il l'exerçait au mieux des intérêts de la France et du peuple français. Et puis on en a eu d'autres avant même l'entrée dans l'UE, notamment comme Mithéon, qui, lui, a commencé à prendre des décisions qui ont été calamiteuses.

Donc ça, c'est très important à comprendre. C'est que le fait de sortir de l'UE ne vaut pas ipso facto le fait d'avoir un bon dirigeant. Il faut les deux.

Les Britanniques, ils sont sortis de l'UE, mais ils ont eu des dirigeants qui étaient des mauvais dirigeants. Alors je le dis, c'est très important, parce que dans la presse française, on fait l'amalgame. On dit « Regardez, ils sont sortis.

Le Brexit, ça a amené plus d'immigration ». Non, non, c'est pas du tout ça. C'est pas du tout le Brexit qui a amené plus d'immigration.

C'est que le Brexit, malgré le Brexit, eh bien ils ont eu des dirigeants qui favorisaient l'immigration, ou bien la paperasserie administrative, ou bien les taxes, ou bien ci, ou bien ça, ou bien l'alignement complet sur l'OTAN contre la Russie. Donc ça, c'est un point très important. Il y a un deuxième point très important.

C'est que Keir Starmer a été pris dans une série de scandales absolument effarants, dont on n'entend pas beaucoup parler en France. Il y a eu le scandale d'abord de Paul Novak. On n'en a pas beaucoup parlé en France.

De mémoire, je crois que c'était à la fin de 2024 ou 2025. Je me rappelle plus. C'était un jeune britannique d'origine polonaise qui était un étudiant et qui a été pris à partie par un immigrant qui était d'origine, je ne sais pas, plus ou moins pakistanaise ou quelque chose comme ça.

Et l'immigrant en question lui a donné un coup de couteau. Et la police est arrivée. Ça a été filmé.

Et l'assassin...

Donc Paul Novak était dans une situation...

Il était dans un état critique. Et l'assassin, pour se disculper, a dit...

Il m'a tenu des propos racistes, etc. C'était de la légitime défense. Et au lieu de porter secours immédiatement à la victime, les policiers britanniques n'ont eu de cesse que de mettre des menottes à cet étudiant de 18 ans qui était au sol, qui était en train d'agoniser.

Donc le film a fait le tour...

Sinon le tour du monde, en tout cas le tour du Royaume-Uni, et a épouvanté la population, puisqu'en fait, il est mort, le jeune étudiant de 18 ans. Et finalement, donc son assassin a été arrêté. Et puis il a été reconstitué...

Il y avait des caméras, etc. Il a été reconstitué que son discours était entièrement fallacieux. Donc c'était vraiment...

Le discours de racisme était en fait tout simplement un subterfuge. Et donc ça a lancé un grand sujet au Royaume-Uni, qui est la notion de qu'est-ce que l'État fait encore pour protéger les citoyens...

Enfin les sujets britanniques. Nous sommes dans une monarchie de droit divin. Donc normalement, on doit parler de sujets britanniques.

On est citoyen que dans une République, si on veut parler en bon français. Et donc la question qui se pose, c'est est-ce que la police...

Est-ce que le gouvernement britannique assure encore la sécurité des sujets britanniques ? Ou est-ce que la population, en particulier la population blanche, est tellement tétalisée d'être critiquée pour racisme que finalement, on lui donne systématiquement tort ? Alors vous imaginez bien sûr à quel point ceci a fait les délices de l'extrême droite, au Royaume-Uni comme ailleurs, mais aussi le soutien de gens comme Elon Musk, etc.

En tout cas, il est exact que la police, sur ce coup, comme sur un certain nombre d'autres, s'est très très mal comportée, et que ça a donné du carburant à une partie de la droite et de l'extrême droite, et notamment en particulier à Nigel Farage, qui non seulement estime que le Brexit n'a pas été conduit jusqu'à son terme...

Les conséquences bénéfiques n'ont pas été tirées par les dirigeants. Mais il estime également qu'il y a une carence très grave des gouvernements britanniques sur ces questions de woke culture. Alors ça, c'est le point de l'affaire Paul Novak.

Il y a encore eu deux autres affaires. Il y a eu une affaire qui remonte à une dizaine, vingtaine d'années, au moment où Keir Starmer était lui-même, je crois, plus ou moins juge ou avocat – je me rappelle plus – ou policier...

Je me rappelle plus exactement...

Enfin il s'occupait d'un certain nombre d'affaires, l'affaire de ce qu'on appelle les grooming gangs. Alors on n'en a pas parlé beaucoup en France, un petit peu. C'est un jargon.

De quoi s'agit-il ? Il s'agit du fait qu'au Royaume-Uni, pendant des années, il y a eu des actes de violence commises par des ressortissants essentiellement pakistanais, d'ailleurs, qui s'en sont pris à des jeunes filles...

Pas souvent des jeunes filles mineures, qu'ils ont violées, coupées en morceaux...

Enfin il y a eu des choses épouvantables, paraît-il. Alors je sais pas ce qui est vrai ou ce qui est faux. Enfin en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il y a eu des sévices innombrables, des centaines, des milliers de jeunes filles, et que tout ceci a été totalement couvert à l'époque, justement, par Keir Starmer, entre autres, dans ce qu'il avait des fonctions, où il devait superviser ça.

Et puis en plus de tout ça est arrivé l'affaire Epstein. Et il se dit beaucoup que lorsqu'il y a eu le G7 récemment, c'était il y a quelques jours, il se dit beaucoup que Donald Trump a demandé à Keir Starmer de venir le voir et de le regarder tous les deux dans le blanc des yeux. Et il se dit que Trump lui aurait montré un extrait des dossiers Epstein qui n'a pas été rendu public, où le nom de Keir Starmer était...

Et les responsabilités qu'il avait dans l'affaire du clan Epstein, des réseaux Epstein, étaient accablantes. Et c'est ça qui aurait fait ça, plus les grooming gangs, plus l'affaire Paul Novak, plus le désamour général. Tout ceci aurait fait basculer Keir Starmer.

Parce qu'entre le 7 mai et le 23 juin, lorsqu'il a annoncé sa démission hier, il avait tenu un discours assez bravage, du style qu'il ne voulait pas s'en aller. Et finalement, d'ailleurs, c'est Trump lui-même qui, lors du G7, a dit « De toute façon, il va s'en aller ». Alors c'est terrible, en fait.

Alors c'est terrible, en fait. C'est absolument terrible, parce que ça veut dire que c'est Trump qui a décidé de liquider Starmer. Voilà.

Alors pour le reste, qu'est-ce qui va se passer maintenant ? Ce qui va se passer maintenant, c'est que selon toute probabilité, l'oligarchie a trouvé un remplaçant en la personne d'un type qui s'appelle – je crois – Anthony, de son prénom et Burnham, de son nom de famille. J'ai fait un tweet où j'ai fait remarquer – c'était plus ou moins de bon goût – mais enfin ça permet de mémoriser son nom.

Burnham, ça veut dire le jambon brûlé. Ham, c'est le jambon, et Burn...

Voilà. C'est comme le burn-out. Donc c'est un peu avarié.

Et c'est de fait...

C'est un peu vrai, parce qu'en fait, ce type, c'est un Starmer 2.0. C'est-à-dire que l'on fait aux Anglais la même chose que ce que les oligarches veulent faire aux Français, avec Édouard Philippe, Gabriel Attal, ou même Bardella, c'est-à-dire un Macron 2.0, c'est-à-dire un type qui, en fait, ne changera rien du tout.

On change simplement le flacon, mais c'est exactement le même contenu, complètement avarié. Parce que ce M. Burnham, eh bien il est travailliste, il est ultra pro-européen, etc., etc.

Et c'est quand même extraordinaire que l'on force les Britanniques, depuis 10 ans, à avoir des dirigeants qui sont en fait contre le Brexit et tout faire pour dénaturer cette affaire. Voilà. Donc j'ai à peu près répondu, je crois, à la question, sauf qu'il y avait un aspect de la question, c'était « Et comment ça se fait que ça soit pas le cas en France ? ».

Eh bien parce qu'on n'a pas du tout les mêmes institutions, puisque je rappelle que le chef d'État au Royaume-Uni, c'est le roi Charles III. Donc là, c'est qui fait un principe monarchique avec les qualités et les défauts du monarque en titre. Mais enfin, c'est un principe qui, en s'étant troublé, a ses avantages.

Il faut le reconnaître. C'est un principe d'une espèce de constance, de durabilité, bon, sachant qu'il n'a qu'un pouvoir totalement résiduel, si ce n'est qu'un pouvoir justement d'incarner la continuité de l'État. Mais pour le reste, le Premier ministre au Royaume-Uni est toujours, toujours le président du parti ayant le plus de députés à la Chambre des communes.

Il est de tradition par exemple en France...

Enfin c'est même plus que de tradition. C'est interdit par la Constitution, si vous voulez, que le président de la République, par exemple, ne pas exercer aucune autre fonction qu'être président de la République. Donc par exemple, si M.

Édouard Philippe, Dieu nous en garde, il était élu...

Il est président de Horizon. S'il était élu président de la République, il perdrait la présidence de Horizon qu'il confierait à un sbire. Et puis le parti Horizon probablement d'ailleurs dégringolerait très rapidement, puisque c'est une machine simplement à le faire élire.

Voilà. Mais en tout cas, il ne peut pas être les deux. Alors qu'au Royaume-Uni, il ne peut pas ne pas l'être.

C'est-à-dire que le Premier ministre est forcément le chef du parti qui a le plus de députés à la Chambre des communes. Avec une conséquence assez étonnante qui nous paraît étrange, vu nos mœurs politiques, c'est que si le président du parti travailliste, comme c'est le cas de Starmer, démissionne...

Puisque quand il quitte East Downing Street, la résidence du Premier ministre, il quitte également la présidence du parti travailliste. Il va donc y avoir une élection interne où d'ailleurs les syndicats britanniques vont jouer leur rôle, et puis tous les intermédiaires, les réseaux d'influence et compagnie. Et pour imposer donc ce monsieur jambon brûlé, ce Burnham va être donc imposé comme président des travaillistes.

Et pouf, ipso facto, va devenir le nouveau Premier ministre. C'est toujours comme ça que ça se passe. Alors que rappelez-vous, nous, c'est pas du tout comme ça que ça se passe.

C'est le président de la République qui choisit son Premier ministre. Il le choisit comme il le veut. Ça peut être un responsable politique d'un parti politique de sa majorité.

Ça peut être aussi un inconnu du grand public. C'est par exemple ce qu'avait fait Charles de Gaulle en nommant Georges Pompidou. Voilà.

Et ce Premier ministre ensuite, en France, pose la question de confiance pour être validé par le Parlement, puisque le gouvernement en France...

Et c'est un régime qui est semi-présidentiel, puisque c'est le président de la République qui assure la tête de l'exécutif. C'est lui qui nomme le Premier ministre et qui nomme les membres du gouvernement. Mais le gouvernement, c'est-à-dire le Premier ministre et les membres de son gouvernement sont responsables devant l'Assemblée nationale.

Ça s'est passé deux fois dans notre histoire. Une fois en 1962. La deuxième fois, c'était fin 2024, lorsque Michel Barnier a été renversé par l'Assemblée nationale.

Et donc il a fallu changer de valeur d'affaire. En d'autres termes, il n'y a pas du tout en France la même contrainte qu'il y a, parce que les institutions de la Vème République ont été ainsi faites, qu'elles permettent...

Elles sont solides. Et elles assurent solidement la position du président de la République. Lorsque de Gaulle l'avait conçu, il avait conçu ce pouvoir important donné au président de la République d'une façon...

Avec l'image qu'il avait de la fonction. C'est-à-dire que dans son esprit, s'il était désavoué par une majorité des Français, il devait démissionner. C'est ce qu'il a fait en 1969, lorsqu'il a été battu au référendum de 1969.

Mais il faut bien rire que ça n'existe pas dans la Constitution. C'est une lecture de la Constitution que de Gaulle avait appliquée. Alors que si on s'en tient à la lettre de la Constitution, un président de la République peut se maintenir pendant la durée entière de son mandat, quoi qu'il se passe, un tremblement de terre, une éclipse de lune, un raz-de-marée, un effondrement de la popularité, le président de la République peut rester à la tête de l'État.

C'est ce qu'a fait Mitterrand à deux reprises, lorsque, aux législatives de 1986 et de 1993, il s'est maintenu au pouvoir en nommant un Premier ministre issu de l'opposition. Ce qu'a fait Chirac également en 1997, lorsqu'il a nommé Jospin. Voilà.

Alors que Macron...

Entre-temps, on est passé au quinquennat. Macron, lui, eh bien il a considéré que le désaveu successif qu'il a obtenu aux élections ne l'empêchait pas de rester au pouvoir. Et même il a été plus vicelard que ça, parce que comme la majorité sortie des dernières élections législatives est indécise...

En fait, il n'y a personne qui a vraiment la majorité. Macron s'est ingénie pour organiser la présence à Matignon et au gouvernement d'un gouvernement lui obéissant et obéissant à sa politique. Ce qui est absolument scandaleux du point de vue de l'éthique démocratique, puisqu'il aurait quand même dû tenir compte de l'état d'esprit de l'opinion.

Voilà. Je crois que j'ai bien répondu à tout, maintenant. Une question du chat de Michel. « Macron n'a toujours pas donné de date pour les élections 2027.

Envisagerait-il de faire comme son copain Zelensky et surfer sur la notion de sécurité nationale pour se maintenir au pouvoir ? » J'ai évoqué cette question, je crois, sur TV Liberté, me semble-t-il, ou alors chez Nicolas Stocker. J'en profite pour le dire.

Si vous n'avez pas vu mes 2 derniers entretiens, l'un avec Élise Blaise dans le samedi politique sur TV Liberté, il marche très bien. Je crois qu'on est déjà à quelque chose comme 115 000 vues en 3 jours. Donc ça marche très bien.

Je vous invite à y aller. Enfin je vous invite, je vous conseille à y aller, parce que c'est quand même un entretien qui a été très bien mené, comme d'habitude, par Élise Blaise, mais un entretien où il y a vraiment des choses très importantes que je pense que je dis. Et puis je vous suggère aussi de faire pareil avec l'entretien qui a duré plus longtemps encore, plus d'une heure.

C'était d'une heure et demie, avec Nicolas Stocker sur GPTV. Là aussi, allez regarder, parce que je crois que ça va répondre à tout ça. Donc je vais dire en un mot...

Ça fait partie des rumeurs. Personnellement, je n'y crois pas trop, quand même, pour une raison simple. C'est qu'il faudrait que la guerre se déclenche avec la Russie dans les tout prochains mois.

Je n'y crois pas trop. Je n'y crois pas trop. Il y a une volonté de Macron de provoquer la Russie.

Lorsqu'il dit qu'il faut frapper la Russie en profondeur, par exemple, c'est complètement insensé. C'est complètement irresponsable. Enfin si j'en crois à la fois les observateurs, mais aussi Sergueï Lavrov, très récemment, qui a fait un long texte qui a été publié, « Vu de Moscou, on estime que l'Occident s'apprête à vouloir faire la guerre à la Russie, mais se sent qu'ils ne sont pas encore prêts, et essayent de gagner du temps pour déclarer la guerre en 2030 ».

Voilà. Alors ça veut dire que ça serait un peu contradictoire avec l'agenda 2027. De fait, on est encore sur bien des sujets, notamment sur les armes de notre temps, c'est-à-dire en particulier sur les drones, pour ne citer qu'eux, ou sur les missiles hypervéloces, ou sur les missiles antimissiles aériens, etc.

On est quand même très très en retard par rapport à la Russie. On manque de munitions. Et puis en plus de ça, l'oncle Sam se retire.

Donc je n'ai quand même pas...

Je ne crois quand même pas trop à ce scénario. Voilà. Mais tout est possible.

Je pense quand même que Macron est en train d'appliquer ce qu'il avait dit, d'ailleurs. C'est-à-dire que...

Et rappelez-vous, il a dit deux choses vraiment fondamentales qui expliquent son comportement depuis qu'il a été élu. La première chose, c'était au moment du Covid...

Il avait dit qu'il avait très très envie d'emmerder les Français. C'est lui qui l'a dit. C'est pas moi.

Voilà. Il l'a dit cash, comme ça. Et la deuxième chose, c'est qu'il a dit qu'il exercera son mandat jusqu'à la dernière seconde.

On peut donc, si on fait la jonction des deux, dire que Macron, son objectif dans la vie, ça aura été pendant 10 ans d'emmerder les Français au maximum et jusqu'à la dernière seconde. Donc je pense que ça participe de ça, c'est-à-dire de montrer que c'est lui le maître des horloges, etc., etc.

Bon, peut-être que je me trompe. Enfin, je pense quand même que s'il voulait vraiment supprimer les élections, là, il se mettrait en dehors carrément de la Constitution. Je vois de temps en temps certains qui évoquent, qui lancent comme ça, en pâturent le mot magique Article 16.

Mais allez relire l'article 16 de la Constitution. C'est un article, finalement, relativement anodin par rapport à ce que certains imaginent. L'article 16, c'est pas donner au président de la République tous les pouvoirs sur tous les sujets et sans aucun contrôle.

C'est pas vrai. L'article 16 prévoit qu'il ne peut être déclenché qu'à la condition que le président de la République, d'abord, en est informé les présidents des deux assemblées. Bon, ça, c'est une formalité.

Mais enfin, il faut quand même le faire. Et puis deuxièmement, il a pour effet de prendre toutes les décisions immédiates en cas de péril pour la nation, etc. Bon.

Ça pourrait effectivement dire...

S'il y a une guerre avec la Russie, il pourrait le dire. Mais toutes les décisions en l'espèce, c'est des décisions de nature gouvernementale. Puis je rappelle quand même qu'à l'origine, le président de la République, qui était élu pour 7 ans, avait été le garant de l'essentiel et ne se mélangeait pas avec le Premier ministre qui était, lui, chargé du gouvernement.

L'article 16, tel qu'il a été conçu par la Constitution française, avait donc pour vocation, si l'on peut dire, d'oblitérer l'existence du Premier ministre et de permettre au président de la République de prendre les choses en main, en main directement, en prise directe, sans qu'il demande telle ou telle chose au Premier ministre. Mais ça ne prévoit pas que le président de la République peut suspendre les institutions, annuler les élections, se maintenir au pouvoir. Non, ça, ça n'existe pas.

D'autant plus que ce pouvoir qui est donné par l'article 16, c'est un pouvoir, effectivement, de prendre les mesures qui s'imposent pendant un mois. Mais au bout d'un mois, eh bien il y a un...

Je crois que c'est un vote, il me semble, dans les assemblées pour autoriser le président à continuer. Et puis surtout, pendant cette période, le Parlement se réunit de plein droit et ne peut pas être dissous. C'est-à-dire qu'il y a quand même des ressorts de rappel.

Si Macron déclenchait l'article 16, d'abord, il faudrait qu'il justifie qu'il y a effectivement un péril grave et imminent, ce qui avait été le cas une seule fois dans l'histoire de la Ve République au moment du putsch des généraux d'Alger, où là, il y avait effectivement un pouvoir insurrectionnel s'est installé en Algérie, comme avait dit De Gaulle. Là, c'était effectivement le cas. Pour l'instant, on n'en est quand même pas là.

Et pour l'instant, on n'est quand même pas non plus en guerre frontale avec la Russie. Mais imaginons qu'on le soit. Donc peut-être, il pourrait évoquer cette question.

Mais à partir de ce moment-là, il ne pourrait plus dissoudre l'Assemblée nationale. Le Parlement, c'est-à-dire l'Assemblée nationale et le Sénat se réuniraient de plein droit. Et au bout d'un mois, ils seraient là pour demander des comptes.

Et puis vous imaginez quand même qu'il y aurait des protestations tout à fait considérables de la part des Français, si d'aventure, ça visait de suspendre les élections. Donc moi, je n'y crois pas trop. Mais avec Macron, effectivement, on a été habitué à ce que les décisions les pires qui soient pour détruire le pays soient prises.

Voilà. — Une question de Charles. Pour ceux qui ne l'auraient pas lu, pouvez-vous nous parler du texte rédigé par Sergueï Lavrov pour exposer la position de la Russie sur les négociations afin de mettre fin au conflit en Ukraine et aboutir à un accord de paix ? — Écoutez, ça, je pense que les gens peuvent aller le lire par eux-mêmes.

C'est pas un texte hyper long. J'ai fait un tweet là-dessus ce matin. J'ai fait un tweet...

Pour ceux qui ont vraiment la flemme, je dirais que Lavrov a fait un texte qu'il avait proposé ou qui avait été accepté par le site Politico Europe, qui est une filiale du site Politico, le site Politico étant un site à l'origine américain qui a été créé dans les années...

Je sais plus quoi, 2001, qui s'intéressait à la politique intérieure américaine. Et puis vers 2014, ils se sont étendus en Europe. Voilà.

Et en 2021, je crois...

Je me rappelle ce que j'ai écrit dans mon tweet ce matin. En 2021, ça a été revendu au groupe allemand, le groupe géant des médias qui s'appelle le groupe Springer, Axel Springer. Donc le site Politico Europe est un site germano-américain, si l'on peut dire.

Très pro-européen, bien entendu très européiste, comme on peut l'imaginer. L'Allemagne et les États-Unis sont main dans la main. Donc Lavrov avait obtenu de Politico que Politico Europe publia un texte où il présente le point de vue de la Russie sur les négociations de paix en Ukraine, puisque vous savez qu'on en parle un peu moins ces temps-ci à cause de l'affaire de la guerre en Iran.

Enfin la guerre en Ukraine, on est devant un discours totalement différent, selon les sources. Pour les européistes, ils nous expliquent que ça y est que la Russie est au bord de l'effondrement, que l'Ukraine incroyable est en train de gagner la bataille et ci et ça. C'est notamment...

J'ai vu le cas de l'ancien ambassadeur de France à Kyiv. Mais il faut dire « Kyiv » pour être chic. Si vous dites « Kyiv », ça veut dire que vous êtes très très méchant, en fait.

Si vous utilisez ce qu'on utilise en français depuis des siècles en disant « Kyiv », c'est que vous êtes une ordure, un facho, etc. Donc il faut dire « Kyiv » pour montrer que vous « kiffez », si j'ose dire, le régime Zelensky. Voilà.

Donc il y a un ancien ambassadeur en Ukraine qui a été interviewé sur les plateaux en disant « C'est incroyable. Et l'Ukraine est en train de gagner ». Et c'est ça.

Donc ça, il y a tout ce narratif-là, qui permet d'ailleurs à Zelensky de retendre encore une fois la Sibille et de donner encore de l'argent, ce que Mme von der Leyen s'est empressée de dire s'il n'y avait aucun problème. Et donc les 90 milliards d'euros qui ont déjà été versés ou ouverts il y a quelques mois ne suffisent pas. Il va falloir en rajouter.

Au bout de tout ça, on en est à des centaines, à 300 milliards. Enfin c'est inimaginable, en fait, ce que l'Europe en général, et la France en particulier, a pu verser – et les États-Unis un petit peu aussi, un peu beaucoup – ont pu verser à ce monsieur, qui est en fait un dictateur néo-nazi, qui s'est maintenu au pouvoir – c'est la question précédente – ça fait plus de 2 ans, 2 ans et 1 mois, je crois, qu'il s'est maintenu au pouvoir à la présidence de la République ukrainienne, alors que son mandat a expiré en mai 2024. Et pour faire bonne mesure, il a interdit les élections, supprimé les élections, et interdit tous les partis d'opposition.

Alors nos grands démocrates disent « Mais c'est normal, les choses à fait normal, parce que le pays est en guerre ». Bon, c'est quand même incroyable. Donc il n'était pas obligé de supprimer tous les partis d'opposition si le parti était en guerre, si le pays était en guerre.

Bref. Donc ça, c'est Zelensky. Et du coup, je ne sais plus ce que je disais.

C'était quoi ? Rappelez-moi ma question. — C'était sur Lavrov et le texte... — Ah oui, voilà.

Donc Lavrov...

Non, oui. Donc le narratif en ce moment, c'est de dire que l'Ukraine est en train de gagner. Et puis il y a un autre narratif, des experts qui regardent les trucs sur le terrain et qui se rendent compte qu'en fait, sur le terrain, c'est le contraire de la réalité, puisque certes, il y a eu des attaques de drones très spectaculaires qui ont frappé une raffinerie à Kerch.

Kerch, c'est en Crimée, dans le port de Kerch. Il y a eu des drones qui ont frappé une raffinerie importante, je crois, qui assurait la production et l'approvisionnement de 20% de l'essence pour les véhicules de la région de Moscou, qui a brûlé...

Vous avez vu ça sur les radios et télévisions. Et il y a eu aussi des drones qui ont frappé...

Je ne sais plus la ville...

Je sais pas. C'est pas Toms ou Tobol, parce que je ne sais plus...

Qui est à 3 000 km de la frontière ukrainienne. Bien. Donc il y a des gens qui disent...

Regardez, c'est la preuve que...

Bon. Mais en revanche, sur le terrain qui nous préoccupe, dans le Donbass, les troupes russes continuent d'avancer, avec une ville qui s'appelle Konstantinichka, qui est très importante. C'est le verrou qui, dit-on, devrait tomber dans les prochains jours.

Si tel était le cas, ça pourrait être le début de Bérezina pour l'armée ukrainienne. De toute façon, c'est pas l'Ukraine contre la Russie. De toute façon, c'est l'OTAN contre la Russie.

Plus exactement, c'est la partie européenne de l'OTAN, puisque les Américains, avec Trump, sont un peu en arrière de la main. C'est de ça qu'il s'agit. Donc en fait, c'est pas les gens qui disent « C'est un peuple extraordinaire ».

Je ne dis pas que le peuple ukrainien n'est pas un peuple courageux. C'est exact. Et qu'un certain nombre d'Ukrainiens se battent.

Il y a aussi beaucoup d'Ukrainiens qui se font arrêter dans la rue par les milices de Zelensky pour être envoyés au front, alors que lui-même, eh bien il a planqué un certain nombre de milliards de dollars dans des pays étrangers, lui et puis le gang mafieux qui l'entoure. Bon. Mais vous savez que par ailleurs, Zelensky – je vais parler par provocation, je ne sais pas pourquoi – il a décidé il y a quelques jours de donner le nom d'une armée indépendante ukrainienne qui s'est écrite en 1941 pour être des supplétifs des nazis.

Lorsque les nazis sont arrivés dans la partie de la Voligny, une partie du nord-ouest de l'Ukraine avec la ville de Lvov, et là, ces supplétifs ukrainiens des nazis ont assassiné un grand nombre de Juifs, mais aussi ont assassiné près – paraît-il – de 100 000 Polonais. Voilà. Et Zelensky n'a rien trouvé de mieux que de baptiser du nom de cette association de criminels de guerre – ça, c'est même crime contre l'humanité – un nouveau corps d'armée de l'armée ukrainienne.

Donc ça a fait un énorme scandale qui se développe en ce moment entre la Pologne et l'Ukraine, puisque le président polonais a dit qu'il allait retirer l'ordre de l'Aigle blanc qu'il avait attribué à Zelensky. C'est le plus grand ordre de la plus grande décoration. Zelensky a dit « Très bien, reprenez votre babioche.

Je m'en fous ». En gros. À ce moment-là, il y a des anciens présidents de la République qui ont fait corps avec Zelensky en disant « On s'en fiche.

Nous, on défend nos gloires nationales ». C'est-à-dire c'est comme si la France...

Le gouvernement...

C'est exactement...

Enfin le sentiment de la Pologne, en ce moment vis-à-vis de l'Ukraine. C'est comme si les Français apprenaient que le gouvernement de Merz, le gouvernement allemand, édifiait des monuments à la gloire de Hermann Göring, d'Adolf Hitler, de Reinhard Heydrich, etc., etc., les grands criminels de guerre nazis, faisaient des cimetières à leur gloire.

C'est ce qui se passe à ce moment en Ukraine, avec des collabos des nazis. Et comme si Merz avait décidé de donner le nom de la division d'Astreich, qui est responsable du meurtre d'Oradur-sur-Glane en France à l'un de ses gore d'armée. Vous imaginez la réaction de la France.

Bon, il y aurait quand même un certain nombre de Français qui hurleraient « A juste été, tout scandale ». Mais c'est ce qui se passe en ce moment en Pologne. Et alors c'est en train de tourner vinaigre, parce que donc les présidents polonais ont fait corps avec Zelensky.

Eux-mêmes ont renvoyé leurs médailles. Et donc à ce moment-là, il y a l'ancien Premier ministre polonais qui a dit qu'il fallait pas se contenter de renvoyer les médailles. Il fallait qu'il renvoie également tous les MiG, les avions de chasse polonais que la Pologne avait donnés à l'Ukraine, et tous les chats qu'ils lui ont confiés.

Vous voyez que c'est en train de tourner très très très très très mal. Avec une conséquence au passage, c'est qu'évidemment, la Pologne mettra son veto à l'entrée de l'Ukraine dans l'UE. D'une part, parce qu'ils n'ont pas envie d'avoir ce régime néo-nazi.

D'autre part, parce que l'entrée de l'Ukraine dans l'UE coûterait des fortunes. J'ai déjà eu l'occasion d'en parler. Des fortunes colossales aux pays contributeurs nets, notamment les Français.

Mais coûterait également...

Les pays bénéficiaires nets, notamment la Pologne, mais aussi la Bulgarie, mais aussi la Hongrie, etc., verraient leurs ressources diminuer, parce qu'il faudrait donner de l'argent à la Pologne. Voilà.

Donc on est dans cette situation. C'est qu'en fait, l'Ukraine en ce moment...

La population de l'Ukraine a été divisée par deux. Maintenant, c'est une guerre démo, mais une guerre quasiment ouverte avec la Pologne. Ça veut dire que Zelensky, qui est un individu complètement...

Je sais pas. Il est dingue. Ou alors il consomme de la cocaïne à haute dose.

L'un n'exclut pas l'autre. Mais donc Zelensky a trouvé le moyen de se mettre à dos toute la nation polonaise, qui va donc dire non à l'entrée de la Pologne dans l'UE. Voilà.

Donc le bénéfice est complètement délirant. Et au même moment, eh bien les Russes sont en train d'avancer. Alors le discours de Lavrov consiste à dire que...

En fait, tout ce qu'ont fait les Occidentaux depuis 2014 a toujours consisté à essayer d'empêcher la paix d'arriver. Ce qui est vrai, c'est la révolution du Maïdan qui a été provoquée par les États-Unis, notamment par Victoria Nolande. C'est ensuite l'installation de base de la CIA tout le long de la frontière russe.

Ce sont les discours officiels ou semi-officiels venant des États-Unis comme quoi ils allaient démembrer la Russie. C'est ensuite l'assassinat, le crime...

Enfin c'est un assassinat massif de masse, avec l'affaire de la Maison des syndicats d'Odessa, où des nervis du régime installés ont assassiné des russophones qui étaient du Donbass. Ensuite, ce sont des bombardements massifs des populations russophones du Donbass. Ensuite, ça a dégénéré.

Et puis ça a été également lorsqu'il y a eu le Maïdan. Donc Poutine tout de suite est intervenu en envoyant des troupes pour mettre la main sur la Crimée, organiser un référendum où la population a demandé son rattachement à la Russie. Je suis allé en Russie.

Je peux témoigner que ce référendum, certes, était fait sous la présence de l'occupant, mais en Russie, il y a 98% de Russes qui vénèrent Poutine. Allez-y. Voilà.

Donc le référendum...

Tout le monde sait dans le nom d'Erno général que la Crimée, qui n'a jamais appartenu à l'Ukraine et qui avait été donnée à l'Ukraine en 1954 par Khrushchev, est définitivement rattachée à la Russie. Bien. Mais par ailleurs, il y a les républiques du Donbass.

Et puis vous connaissez les guerres qui ont suivi. Et il y a eu à l'intervention militaire russe en 2022, au moment justement où, après le Maïdan, les Ukrainiens étaient en train de renforcer leur armée, puisqu'ils ne respectaient pas les accords de Minsk qui avaient été signés et qui avaient été garantis par Angela Merkel et par François Hollande, c'est-à-dire par l'Allemagne et la France. Ce qui m'a fait dire déjà, c'est que Hitler ne doit pas être comparé...

Poutine ne doit pas être comparé à Hitler, parce que les accords de Munich, c'était Hitler qui avait manipulé Don Chamberlain et Daladie, alors que là, c'est à l'inverse. Là, c'est Angela Merkel et François Hollande qui ont manipulé Poutine, qui leur a fait confiance à tort. Voilà.

Donc en fait, si on veut bien le regarder de façon honnête et sérieuse, qui a trompé qui dans les accords de Munich, c'est Hitler qui a trompé les Français et les Anglais en 1938. C'est les Français et les Allemands qui ont trompé la Russie au moment des accords de Minsk. Bref, tout ceci a mené à l'intervention militaire.

Un an après, il y avait la possibilité, sous l'égide de la Turquie, d'aboutir à une paix. Et vous savez que c'est Boris Johnson qui s'est entremis au nom de l'OTAN et au nom de l'État profond euro-atlantiste, qui a exigé de Zéninski qu'il maintienne la guerre. Voilà.

Et donc ce que dit Lavrov, il rappelle ça. Il rappelle le propos de je ne sais quel général, qui a dit qu'en fait, l'idée de l'Occident, c'est de gagner du temps jusqu'en 2030, le temps de reconstituer ses armements pour combattre la Russie, et que tout ce temps gagné, c'est au prix du sang des Ukrainiens, ce que cite Lavrov. Lavrov dit ensuite qu'on ne peut perdre aucune confiance aux Européens, la France, l'Angleterre et l'Allemagne.

Notez bien l'Angleterre qui, comme je le disais tout à l'heure, fait comme si le Brexit n'avait pas eu lieu. Il reste complètement aligné sur l'intérêt de l'OTAN. Et Lavrov dit qu'on ne peut pas avoir recours à ces personnes comme étant des tiers ou des messieurs bons offices, puisqu'ils sont partie prenante, puisqu'ils sont des co-belligérants avec l'Ukraine.

Et il en tire donc comme conclusion Lavrov qu'en fait, il n'y a rien à discuter avec les Européens et que la Russie est en train d'essayer de mettre au point un nouveau système multipolaire, d'un monde multipolaire, profitant de l'effondrement de la puissance occidentale et l'émergence de nouveaux pôles, notamment la Chine, notamment la Russie, l'Inde, notamment les BRICS, pour une reconfiguration générale du monde. Voilà. Alors cet article qui est intéressant et qui apporte toute une série d'arguments rationnels devait être publié par Politico Europe.

Et puis Politico Europe a décidé de ne pas le publier au dernier moment. Voilà. Donc j'ai fait un tweet là-dessus, parce que ça veut dire que c'est un peu comme moi, en fait.

C'est comme moi qui suis interdit d'antenne, interdit de sondage, interdit de réunion publique, comme ça a été le cas dans les Ardennes. La censure, c'est toujours une preuve de faiblesse. Ça montre que le pouvoir, les oligarques, la mafia qui a mis la main sur la France, ne sait pas quoi me répondre.

C'est d'ailleurs ce que m'avait dit un journaliste célèbre. On ne sait pas quoi vous répondre, parce que ce que je dis, c'est la vérité. C'est aussi simple que ça.

Et là, c'est de la même façon. Normalement, Politico Europe, ils auraient dû publier l'article et puis ensuite solliciter Kadja Callas, qui est la haute responsable pour la politique étrangère de l'UE, pour qu'elle réponde. Ou bien Marc Routin, le secrétaire général de l'OTAN.

Ou bien cette gloire nationale qu'est Jean-Noël Barrault. Enfin ils auraient pu demander à des gens...

Ils auraient pu nourrir un débat démocratique. Non. Ça a été la censure.

Ce qui prouve à quel point il y a un problème énorme, en fait, en Occident. Voilà. Mais ça, vous le savez.

Une question de Rémi. Que pensez-vous de l'entrée en bourse de KNDS, fusion de Nexter et KMW, et en particulier de l'acquisition annoncée par l'État allemand d'actions à la même hauteur que l'État français ? Alors que tout le monde semble se réjouir d'une coopération franco-allemande qui fonctionne, ne peut-on pas craindre que l'Allemagne en profite pour s'opposer à des ventes françaises pour favoriser Rheinmetall ?

C'est une très bonne question. Alors c'est un sujet un petit peu ponctuel. Enfin pas ponctuel.

C'est un sujet très grave. Mais c'est un sujet un peu technique qui passe au-dessus de la tête de 99% de nos compatriotes, bien à tort, d'ailleurs, parce que c'est une question très importante. Donc pour ceux qui n'auraient pas suivi...

Il s'agit en fait d'une...

C'est toujours le même fantasme de faire l'Europe avec le couple franco-allemand. Voilà. C'est au nom du couple franco-allemand que la France, finalement, a cédé la direction d'Airbus à l'Allemagne.

On est toujours prêt à tout céder du moment qu'on fait le couple franco-allemand. Au nom du couple franco-allemand, on a fait perdre des années et des années, notamment à Dassault et en investissement public et en temps, en public et en temps, pendant peut-être 15 ans, pour la poursuite du mythique SCAF, le futur avion de combat franco-allemand, et qui s'est heurté au fait que les Allemands et Airbus voulaient siphonner au passage les secrets de fabrication, le savoir-faire de Dassault. Je rappelle que l'entreprise française Dassault est l'un des premiers...

Il est l'un des leaders mondiaux en matière d'avions de combat, et que Dassault a la réputation – qui ne me paraît pas usurpée – d'avoir les meilleurs avions de combat, mieux par exemple que les F-35 américains. Vous savez, je crois qu'il n'y a pas photo, mais d'être cher, voilà, d'être très bon et cher. Voilà.

Mais ce qui a fait donc la réputation de Dassault et qui a eu des marchés très importants, notamment au Moyen-Orient, parce que les pays du Moyen-Orient, surtout depuis la politique arabe de De Gaulle, ils savaient que s'ils achetaient des matériels américains, ils craignaient que lors d'un conflit avec l'État d'Israël, eh bien les Américains aient mis dedans des espèces de « poison pill », comme on dit, des pilules empoisonnées ou des « backdoors » qui empêcheraient la pleine utilisation de matériel militaire américain qu'ils leur auraient acheté, alors que c'était pas le cas de la France. Donc voilà. La France est un des leaders mondiaux avec Dassault.

Alors de la même façon, en matière...

Là, il s'agit pas d'avions de combat. Là, il s'agit de chars, notamment de chars du futur, chars franco-allemands, et aussi le fameux canon César. Donc vous vous rappelez qu'il a eu la fortune de bien marcher sur le terrain ukrainien.

Et donc la France a été obligée – qu'il n'y en avait pas beaucoup – de monter en cadence. Alors ceux qui fabriquaient les chars et le canon César, c'était un duo franco-allemand avec l'État français à hauteur...

J'espère que je dis pas de bédé, mais j'ai pas revu mes trucs. Enfin je connais un peu ce dossier. J'ai suivi.

C'est très important. Je crois de mémoire que l'État doit avoir à peu près 50%. Et l'autre moitié, c'était des Allemands.

Mais la République fédérale d'Allemagne, c'était pas l'État. C'était une famille, une famille de milliardaires, de richissimes, qui avaient les 50% restants. Et il a été décidé que...

Enfin suite à la demande, cette famille a voulu se retirer de cette affaire. Ils doivent estimer qu'il y a actuellement...

Ils peuvent valoriser au mieux le prix de leurs actions dans cette entreprise, parce que maintenant, les commandes affluent chez ce marchand de canon, les commandes publiques. Et donc vous savez, en bourse, on évalue le PER, le Price-Rolling Ratio, c'est-à-dire combien de fois on va payer le bénéfice d'une entreprise. Si on fait des projections à horizon de 2030, l'avenir paraît radieux pour une entreprise de marchands de canon.

Ça paraît moins radieux pour les populations qui risquent de se ramasser les canons sur la tête. Mais pour les marchands de canon, c'est...

Et donc on imagine que la famille allemande doit se dire...

C'est le moment de vendre, puisque tout le monde pense que l'entreprise va bien se développer. Puis nous, on va faire un bénéfice colossal, puis on mettra ça ailleurs. C'est un adage boursier que connaissent tous les gens qui boursicotent, c'est-à-dire qui dit...

Il faut vendre au son du violon et acheter au son du canon. Alors cette famille allemande voulant donc se retirer, eh bien il a été décidé qu'il y aurait 20% du flottant, comme on dit, qui sera introduit en bourse. Donc on a introduit du privé.

Il y a la notion de privatiser. Et il a été décidé aussi que l'État allemand entrerait...

Mais les Allemands, la République fédérale d'Allemagne, Boris Pistorius, qui est le ministre de la Défense allemand, et Merz...

Enfin tous ces gens sont...

Moi, mon sentiment, c'est que Merz, malgré ses risettes à Macron, en fait, il nous déteste. Quand on voit l'Allemagne en ce moment réarmée à toute allure, c'est jamais bon signe dans l'histoire franco-allemande. Jamais, jamais, jamais.

Bon. Donc en fait, le gouvernement allemand exige d'avoir la même part que la France. Alors on était 50% France, 50% famille, bourse, je sais plus quoi.

Bien. Maintenant, 20% basculent... sont vendus par la famille, vont être mis en vente en bourse.

Et donc les 30% restants vont être rachetés par l'Allemagne. par l'Allemagne. Mais l'État allemand a dit « Ça va pas du tout, parce que moi, j'ai que 30%, alors que la France, elle n'a pas bougé, elle a 50%. » Et donc les Allemands ont dit « Wir wollen, nous voulons la moitié du truc ».

Évidemment, comme d'habitude, les Français jouent sous le tapis. À partir du moment où l'Allemagne demande, il faut tout céder. Et donc il a été décidé que l'All France va se délester de 10%, va tomber de 50% à 40% pour permettre à avoir 40% achetés par l'Allemagne, et 20% qui sera donc mis dans le public.

Voilà. Je ne comprends pas l'intérêt qu'il y a à ce que la France fasse ça. Le seul intérêt qu'il y a, c'est en fait l'esprit d'abandon, comme disait De Gaulle, l'esprit de soumission, c'est-à-dire tout faire pour toujours obéir, à ne jamais défendre bec et ongle les intérêts nationaux.

Personnellement, je trouve ça très, très, très critiquable et très condamnable, parce que j'estime que la France doit absolument conserver l'indépendance de ses producteurs d'armées, de matériel militaire. La France doit conserver d'assauts. La France doit conserver le maximum de production militaire en France pour assurer notre souveraineté et notre indépendance nationale.

Parce que l'idée idéologique d'avoir un fabricant franco-allemand, c'est pris par des crétins ou des traîtres à la patrie qui ne connaissent pas l'histoire, en fait, qui ne connaissent pas l'histoire depuis deux siècles. Voilà. Parce que très bien, en ce moment, Macron fait des risettes avec Merz.

Vous avez vu comment, semble-t-il, il s'enfilait des pochons de cocaïne dans leur fameux train avec Merz pour aller à Kiev. Mais on ne sait pas qui sera demain à la tête de l'Allemagne. Donc ce que l'on sait, c'est qu'il est très, très important d'avoir un fabricant français de canons César, etc.

Donc moi...

En tout cas, moi, si j'avais été alisé, j'aurais été nein. Voilà. J'aurais dit non.

Absolument non. Et si d'aventure la famille allemande voulait vendre, eh bien moi, j'aurais fait une offre. L'État aurait acheté les 50% de la famille allemande.

Voilà. Je sais pas si la famille allemande l'aurait acceptée. Alors peut-être qu'à ce moment-là, les Allemands se seraient réveillés.

Mais moi, j'aurais tenu bon sur les 50% français pour maintenir la direction, en fait, de cette entreprise. Voilà. Vous avez là, par exemple, sur un sujet...

Alors c'est un peu technique. Mais sur un sujet qui met directement en cause notre souveraineté et notre indépendance nationale, ce que je vous dis, moi, c'est exactement ce qu'aurait fait le général de Gaulle. Il n'aurait jamais accepté d'abaisser la participation de la France pour faire entrer les Allemands et le public de telle sorte que la France devienne en fait minoritaire.

Et donc je fais ici le serment que si vous m'élisez en 2027, vous pourrez compter sur un chef d'État qui renouera avec ce que doit être un chef d'État, c'est-à-dire en toutes circonstances, dans tous les domaines, défendre d'abord et avant tout les intérêts nationaux français, parce que c'est ce que font les autres. Les autres pays du monde, c'est ce qu'ils font. J'ai déjà eu l'occasion de le dire maintes fois.

Une question de Benoît. Je suis surpris que l'Union européenne laisse se produire des événements tels que l'Euro de football qui ne cessent que de démontrer le besoin des peuples d'une identité nationale et non européenne ou mondiale. Idéologiquement, ces compétitions sont presque d'un autre temps en comparaison avec des équipes telles que le PSG qui n'ont aucune attache locale.

En tant que président de la République, quel serait votre point de vue sur les compétitions sportives ? Je pense en particulier à l'arrêt Bosman qui est à l'origine de la suppression de toutes les frontières sportives. Une question originale.

J'ai déjà un peu répondu au cours des années. Voilà. Il me semble qu'il y a longtemps, dans une réunion publique ou à plusieurs réunions publiques, j'avais évoqué cette question.

J'ai évoqué la question que mettre le drapeau bleu aux étoiles d'or, ça n'intéresse personne. Voilà. Demain, faites en sorte que, par exemple, les Jeux olympiques, il y a une équipe européenne et qu'on supprime tous les 27 drapeaux des nations.

Plus personne ne s'y intéressera. Pareil, d'ailleurs, pour le football, d'autant plus que dans le foot, je dirais que ça dépend de l'évolution du temps. C'est pas toujours vrai.

Mais on a connu des très très grandes équipes allemandes de foot, des très très grandes équipes italiennes de foot. Bon, il y a le Brésil, bien sûr. Il y a des autres équipes importantes.

Mais enfin, l'équipe de France, l'équipe d'Allemagne, l'équipe italienne, etc., c'est-à-dire des équipes européennes. Alors imaginez qu'on ait un drapeau bleu aux étoiles d'or pour tout ce petit monde.

Ça n'intéresserait plus grand monde. Voilà. C'est aussi simple que ça.

C'est la raison pour laquelle on maintient...

C'est vrai pour les Jeux olympiques, d'ailleurs. Imaginez qu'aux Jeux olympiques, il n'y ait plus le petit frisson de l'athlète français qui monte sur la première marche du podium. Il me semble que j'ai raconté récemment que j'avais fait la connaissance...

Il y a une vingtaine d'années, j'avais dîné à côté d'elle de Colette Besson, Colette Besson, qui avait gagné le 400 m femmes aux Jeux olympiques de Mexico en 1968, et qui était une femme vraiment assez extraordinaire, très...

D'abord, c'était une belle femme, séduisante et tout. Mais elle était...

Bon, elle avait une certaine...

Donc j'avais dû la rencontrer vers les années 2005. Je sais qu'elle est décédée depuis lors. Donc en 68, elle devait avoir peut-être 25 ans.

Donc elle avait dû naître en 1943. Donc j'avais dû la rencontrer. C'est ça.

Elle devait avoir pas loin de la soixantaine. Enfin c'était vraiment une femme vraiment très remarquable, intelligente, vraiment, et un peu...

Un petit peu insoumise, pas au sens de Mélenchonès, mais au sens de...

Voilà, un esprit un petit peu rebelle. Elle m'avait expliqué qu'elle avait...

Elle s'était entraînée...

Elle avait tourné les talons. Elle avait été sélectionnée pour l'équipe de France. Mais elle avait tourné les talons, parce qu'elle avait refusé d'aller s'entraîner avec l'équipe de France.

Alors c'était...

Je ne sais pas dans quel stade...

Je dis peut-être des sottises, mais dans le sud-ouest, peut-être à Mont-de-Marsan, je sais pas quoi. J'ai rien contre Mont-de-Marsan. Mais c'était peut-être ailleurs.

En tout cas, elle, elle s'était entraînée toute seule à 2 200 mètres d'altitude. Je sais plus si c'était à Chamonix ou un truc comme ça, sur un stade qu'elle avait trouvé toute seule. Et elle avait fait ça.

Pourquoi ? Parce qu'elle était intelligente. Elle avait compris que pour...

C'était le 400 mètres. Ce qui risquait...

Le pire handicap qu'elle risquait d'avoir, c'était d'être essoufflée, puisque Mexico se trouve à 2 200 mètres. Voilà. Et elle m'avait raconté que pendant des mois et des mois, elle avait fait ça, de telle sorte qu'elle était arrivée...

Alors ça avait été la surprise générale, parce qu'elle n'avait pas fait beaucoup de publicité à tout ça. Les gens pensaient qu'elle était un peu originale. Elle était pas originale.

Elle était intelligente. Et elle avait donc remporté...

Allez taper. C'est pas si facile à trouver, mais vous le trouverez en anglais ou en américain. Il faut regarder toute la course.

Toute la course est extraordinaire. Colette Besson, 400 mètres, Jeux olympiques de Mexico, qu'elle a remporté la médaille d'or avec une finale absolument...

Les 150 derniers mètres sont...

C'est vrai, c'est une légende de l'histoire de l'athlétisme. Bon. Je dis ça.

Pourquoi ? Parce que moi, j'étais un gosse à l'époque. J'avais 11 ans.

Et...

Même pas. Et je me rappelle avoir vu ça. Et j'avais eu, comme beaucoup de Français, les larmes aux yeux quand j'avais vu qu'elle était montée sur le podium.

Et puis elle-même, d'ailleurs, avait pleuré. Et puis qu'il y avait le drapeau bleu blanc rouge. C'est comme ça que sont tous les peuples du monde, en fait.

Voilà. Donc effectivement, c'est une très bonne question. On voit bien à quel point l'UE est un truc idéologique, artificiel, qui ne correspond à rien, à rien du tout.

D'ailleurs, la langue française ne s'y trompe pas. Elle a inventé spontanément...

J'ai déjà eu l'occasion de le dire. Elle a inventé spontanément l'adjectif eurosceptique. Je rappelle que le scepticisme, ça relève du registre de la foi.

Quelqu'un qui est sceptique, c'est quelqu'un qui ne croit pas trop dans une idée. Voilà. Un esprit sceptique, c'est un esprit un peu areligieux, enfin qui n'aime pas trop la religion.

Donc on ne dit pas franco-sceptique, ni russo-sceptique, ni americanosceptique, ni israélo-sceptique. On est français, on est russe, on est américain, on est israélien, parce que les gens le ressentent par tous les fibres de leur peau. Voilà.

Donc le fait que les gens disent « Je suis eurosceptique », ou qu'il y a des eurosceptiques, ça veut bien dire ce que ça veut dire. C'est qu'en fait, le langage trahit le sentiment profond des peuples. Voilà ce que j'avais à dire.

Alors moi, si je suis président de l'Olympique, je laisserais la FIFA, je laisserais le CIO pas mêler de tout. Voilà. Enfin si j'ai un grain de sel à mettre, eh bien par exemple pour les Jeux Olympiques, je militerais pour que...

J'essaie de militer quand même pour quelque chose. Il y a l'arrêt Bosman dont on parle d'un interlocuteur. Alors pour ceux qui ne savent pas, c'est un arrêt, effectivement, qui a prévu de faire sauter au niveau européen toutes les conditions concernant les nationalités.

C'est ce qui a donné naissance, en fait, à cette espèce de monstrueux jeu de fric qu'est devenu le football dans le monde occidental en général, et tout particulièrement en Europe, puisque je rappelle que les Américains ne sont pas spécialement géniaux en matière de foot. Le football américain, c'est quelque chose de tout à fait différent. Donc c'est vraiment une discipline européenne et également latino-américaine, et puis aussi africaine, qui se développe.

Ne l'oublions pas. Il y a quand même à y avoir des vrais champions maintenant au Maghreb et en Afrique. Il faut leur rendre hommage.

Enfin ça n'a pas beaucoup pris aux États-Unis. Donc par exemple au Sénégal, il y a des joueurs...

D'ailleurs, dans l'Équipe de France, il y a justement des Français d'origine sénégalaise. Donc c'est devenu un truc ou c'est la loi du fric ? On l'a vu ô combien avec l'affaire du PSG.

J'en ai parlé. Donc si j'avais mon grain de sel à mettre...

Mais je suis pas sûr qu'on m'écoutera. Puis il y aura quand même deux choses plus importantes à régler. J'aurais tendance...

Je militerais personnellement pour essayer d'en revenir un tant soit peu, sans trop d'illusions, mais quand même un tant soit peu aux idéaux d'origine. Par exemple pour les Jeux olympiques, les idéaux de Pierre de Coubertin. Vous savez Pierre de Coubertin, qui était un esthète français, qui a réinventé les Jeux olympiques...

Ce qu'on appelait les Jeux olympiques modernes, de mémoire en 1896, parce qu'il était érudit, féru d'histoire antique. Il savait que les Jeux olympiques en Grèce antique, c'était un moment de trêve de Dieu entre les cités combattantes, entre Sparte, Athènes, etc. Il y avait un moment où on mettait de côté tout ça.

Il y avait la beauté du sport. Et ce qui était magnifique dans les Jeux olympiques, c'est que la récompense, c'était une couronne de laurier, mais du vrai laurier. Un laurier...

Il y en a des foultitudes...

Si vous allez en Grèce, des arbres de laurier. Ça aiment bien un petit peu la chaleur. Et donc vous coupez deux branches, et puis vous les nouez, vous les tordez un petit peu, et ça fait une couronne de laurier.

C'est ce qu'a donné...

Donc c'était une récompense purement symbolique. Et dans l'esprit, donc, des Jeux olympiques recréés par Pierre de Coubertin, le français, ce qui explique d'ailleurs qu'aux Jeux olympiques, toutes les épreuves soient annoncées en français et en anglais, maintenant, et dans la langue du pays local, par rapport à Rio. Normalement, l'argent était mis de côté.

Alors c'est peu dire que ça a été...

Qu'il y a eu des dérives, notamment avec les Jeux olympiques de Los Angeles, où les Américains, comme d'habitude, ont tout pourri avec la loi du fric. Mais moi, j'essaierai...

J'aimerais qu'on en revienne un petit peu à plus de modestie. Et en attendant, si la France a organisé les Jeux olympiques...

Mais ce ne sera pas le cas au cours des années prochaines, du moins pour les Jeux olympiques d'été...

Les Jeux olympiques d'hiver, c'est autre chose. Mais pour les Jeux olympiques d'été, moi, j'aurais pas fait ce qui a été fait, c'est-à-dire chipoter sur la fabrication des médailles et qui ont été calamiteuses. Vous savez, la monnaie de Paris, c'est pas...

Enfin c'est encore un problème. Voilà. Et pareil pour le foot.

Pour le foot, ça serait bien de diminuer un petit peu ça, parce que ça a un effet complètement délétère sur la société française. Parce qu'est-ce que...

Dans les banlieues, on voit des jeunes comme ça qui, à 18, 20 ans, gagnent des fortunes absolument phénoménales. Il y a le Mercato, un joueur portugais qui est au Benfica, qui est embauché au PSG ou je sais pas quoi, qui gagne des fortunes à 20 ans. C'est plusieurs dizaines de millions d'euros.

Donc du coup, ça a introduit l'idée qu'on peut faire des fortunes vite acquises. Enfin il y a quelque chose de profondément délétère, en fait. Et puis il y a ce fait que maintenant, effectivement, c'est quoi le PSG ?

Ça veut plus dire grand-chose. J'ai déjà eu l'occasion de le dire. Le PSG, c'est une équipe qatariote ou qatari, financée par le Qatar, dirigée par le Qatar, avec des joueurs...

Il y a que 2 Français. Tous les autres sont des étrangers. Les étrangers, vous avez...

Le gardien de but est russe, alors que je croyais que les Russes étaient persona non grata. L'un des principaux buteurs, il est géorgien. Vous avez des Brésiliens.

Vous avez un Équatorien. Vous avez des Portugais, des Espagnols. Enfin bon, c'est...

Et tout ça, pourquoi ? Tout ça pour la loi du fric. Ça, ça ne représente rien, en fait.

Ça ne représente que le fric. Voilà. J'aimerais.

J'aimerais. Mais je ne sais pas si dans le pouvoir d'un président de la République...

En tout cas, je pense que ça serait bien d'essayer de revenir là-dessus. Et comme, de toute façon, on sera sortis de l'Union européenne, on essaiera de faire ce qu'on peut. Une question de Anthony.

Compositeur et professeur au conservatoire, je suis surpris que les enjeux culturels et artistiques français soient peu abordés dans vos analyses. Alors que mes étudiants et de nombreux musiciens professionnels considèrent la France comme un terrain sinistré qui les contraint à s'expatrier vers l'Allemagne, la Suisse ou l'Autriche. Un mal que Debussy diagnostiquait déjà en 1915 en dénonçant l'adoption de modèles étrangers incompatibles avec le génie français hérité de Rameau.

Quelle est votre vision sur le sujet et quelles mesures concrètes prendriez-vous si vous étiez élu président de la République ? Encore une question très originale. C'est pas mal.

C'est un procès un petit peu faux que cet interlocuteur peut faire. Il dit « peu ». Il dit pas que vous n'en parlez pas.

C'est vrai que j'en parle pas à tous les 4 matins. Mais enfin, je me permets de dire à toutes les personnes que ça intéresse d'aller se reporter sur la version en ligne du programme qui est celui de 2022, qu'on est en train de mettre à jour pour 2027. Ils constateront qu'à la page « Culture », il y a quand même des choses vraiment tout à fait importantes et intéressantes.

Et notamment la volonté de sortir le peuple français de l'hypnose dans laquelle il est soumis par les États-Unis d'Amérique. C'est-à-dire de développer non pas un renfermement sur soi-même, comme on veut bien le dire, parce que les gens croient que le contraire de la soumission aux États-Unis, c'est de s'enfermer dans une cave. Non.

Au contraire, moi, j'oppose l'ouverture sur le monde à l'américanisation. Parce qu'en fait, c'est pas au sens propre...

C'est pas de la mondialisation qu'on a imposée au peuple français comme au peuple d'Europe occidentale. C'est une américanisation. Donc par exemple...

Par exemple, j'ai déjà dit que sur toutes les radios et chaînes de télévision, moyennant des amendes, si ces radios ne respectent pas, c'est de limiter le nombre de chansons américaines, mais en revanche, d'accroître la présence non seulement de chansons françaises ou de films français...

Il y a énormément de films ou de pièces de théâtre françaises qu'on ne voit pas à la télévision. Voilà. Je rappelle que c'est les accords Bloomberg de 1946, où les Américains, en échange du plan Marshall, ont imposé au gouvernement de la IVe République, mené avec Léon Blum, l'idée qu'il y avait 140 ou 150 salles de cinéma qui allaient diffuser des films américains.

Il s'agissait bien d'une colonisation des esprits. Donc moi, ce que je voudrais, c'est qu'il y ait une beaucoup plus grande ouverture sur la France, sur les traditions françaises, mais aussi sur le monde. J'ai déjà raconté 50 fois.

Il y a des films extraordinaires qui sont faits au Sénégal, en Afrique francophone, au Moyen-Orient, en Russie, en Chine, au Brésil, à Taïwan, au Japon, en Corée...

Voilà. Donc en Inde, le plus grand producteur de films au monde, c'est ce qu'on appelle Bollywood, les studios de Bombay, qui produisent beaucoup plus de films que les États-Unis. Voilà.

Donc j'aimerais que les Français ouvrent leurs oreilles et leurs yeux, parce qu'ils voient que le monde est formidable. Le monde est vaste, comme disait De Gaulle. Et la France a un grand jeu à y jouer.

Voilà. Donc je suis favorable à ça. Je suis également favorable à ce que tout ce qui concerne le répertoire français, que ce soit les films, que ce soit la musique, que ce soit le roman, etc., revienne, soit mieux présenté, parce que maintenant...

Voilà. Il fut un temps...

C'était sous De Gaulle et sous Pompidou. Il y avait...

On avait remis un peu au goût du jour les Indes galantes de Rameau, puisque je crois qu'il parle de Rameau. À un moment, c'est interlocuteur. Il y a quand même...

C'est ça ? Oui. Mais il y a des quantités de choses.

C'est pas seulement le XVIIe siècle. Ça peut être aussi au XIXe ou au XXe siècle. Il peut y avoir...

Je sais pas...

Forêt. Il y a des compositeurs tout à...

Debussy. Il y a des choses tout à fait extraordinaires, en fait, dans les compositions modernes...

Enfin modernes, du XXe siècle. Pour être honnête, je suis un petit peu moins convaincu par la musique sérielle, version boulaise. Mais bon, ça, c'est mon côté peut-être un petit peu...

Je trouve que c'est très difficile à écouter. Il y a une question de fond que pose cet interlocuteur, mais qui, alors là, n'a rien à voir ni avec l'Europe ni avec le monde d'aujourd'hui. C'est une question vraiment importante qui consiste à quel est le type d'éducation musicale qu'il y a en France.

Et moi, j'ai déjà eu l'occasion...

Je sais pas si je l'ai dit dans un direct. Sinon, c'est une répétition. Quand j'étais petit, quand j'avais 7 ou 8 ans, moi, j'étais assez tenté de jouer du piano.

Et ma mère m'avait dit « Très bien, on va te faire suivre des cours ». Il y avait dans les mairies...

Il y avait le conservatoire municipal où l'on pouvait aller pour apprendre le piano. Et je me rappelle...

J'avais 8 ou 9 ans. Et je me rappellerai toujours...

Ça a été un trauma enfantin. C'est que j'étais arrivé avec ma mère. On est arrivé à une dame un peu professeure de musique comme ça.

Et le moins compliqué, c'est qu'elle n'avait pas su s'y prendre, puisqu'elle avait dit...

De toute façon...

Elle avait dit sur un petit ton comme ça, un petit peu pète sec. De toute façon, il est hors de question qu'il touche à un piano pendant 2 ans. Ça sera du solfège, du solfège, du solfège et du solfège.

Alors j'avais dit à ma maman...

J'ai dit « Mais c'est quoi tout ça ? ». En fait, elle m'avait dégoûté.

Voilà. Je m'étais dit « Non, vraiment...

Ça me déplaisait. J'avais pas envie ». Voilà.

Donc elle avait réussi à dégoûter. Et ça, je pense que c'est un travers qu'il y a dans l'éducation de façon générale en France. C'est que les Français adorent faire des choses très conceptuelles et demander à des gens qui n'ont pas la maturité intellectuelle suffisante de faire un effort qui est au-dessus de leur force.

Un enfant de 8 ans ou 9 ans, on l'intéresse pas...

Enfin je parle à un improviseur. Peut-être qu'il sera pas d'accord avec moi. Mais on l'intéresse pas à la musique en lui faisant apparaître le truc comme extrêmement rébarbatif.

Voilà. On lui intéresse à la musique si on lui dit « Tiens, vas-y ». Et je le dis d'autant plus qu'il se trouve justement que les pays qu'il cite l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse sont des pays de tradition germanique.

Et il se trouve que quelques années après – je devais avoir 13 ou 14 ans –, j'étais allé dans des échanges scolaires. J'étais allé passer un mois en Allemagne à plusieurs reprises, mais enfin notamment un premier mois. Je devais avoir 15 ans ou 16 ans. 15 ans.

À Regensbourg. Regensbourg, c'est...

En France, on appelle ça « Ratisbonne ». Il y a Napoléon qui a été blessé à Ratisbonne. Regensbourg, c'est une ville de Bavière qui se situe à environ 80 km au nord de Munich.

Et j'étais dans une famille allemande où il y avait le père et la mère. Et puis il y avait 2 enfants. Il y avait le fils aîné et puis la fille.

Et moi, j'avais l'âge du fils aîné. Sa soeur avait 2 ans de moins. Donc pendant un mois, j'avais vraiment sympathisé.

J'avais sacrément amélioré ma connaissance de la langue allemande, évidemment, puisque j'étais un peu lancé dans le grand-main. Mais surtout, ce que j'avais noté, c'est qu'à la fois le garçon qui s'appelait Michael et sa soeur qui s'appelait Doris, eh bien jouaient du piano. Eh bien pas mal du tout.

Enfin celui qui avait mon âge, qui avait 15 ans, c'était vraiment pas mal. Enfin moi, je trouvais ça pas mal. Et sa petite soeur qui avait 12 ans ou 13 ans, en tout cas beaucoup mieux que ce que moi, je faisais.

Et donc j'avais demandé comment il faisait. C'était vrai que j'avais appris tout simplement que le processus n'était pas du tout le même qu'en France. C'est-à-dire qu'à l'âge de 4 ans ou 5 ans, on les met devant un piano et puis ils tapent.

Voilà. Et puis en tapant sur un piano, comme ça, de temps en temps, ils ont envie que ça soit mieux. Donc ils se renseignent.

C'est comme ça qu'on donne envie à des enfants. Et puis après, ils commencent à connaître. Tiens, ça serait peut-être pas mal si je connaissais les notes de musique.

Tiens, ça serait pas mal si je commençais à comprendre les accords, etc., et puis les gammes. Et puis voilà.

C'est comme ça que ça s'était passé. Donc je crois qu'il y a une tradition très solidement établie dans les pays germaniques, puisqu'on parle du piano, mais aussi d'ailleurs de la musique. De façon générale, je pense que je suis assez d'accord avec le fait qu'il faudrait que la France...

Ça n'a jamais été quand même un très grand...

Enfin je dis peut-être une horreur, mais c'est quand même pas un pays qui a fait les plus grands opéras. opéras du monde. C'est quand même l'Italie et l'Allemagne.

On a quelques opéras magnifiques, mais on est quand même un petit peu...

Je vais peut-être me faire lyncher. Mais on est de notoriété mondiale. On est un petit peu les numéros 3, je pense, après l'Italie et l'Allemagne.

Mais je pense que...

Vous savez, il y a un proverbe en français qui est un beau proverbe qui dit...

D'ailleurs, je crois que c'est d'origine latine, qui dit « La musique adoucit les mœurs ». Et c'est vraiment important. C'est que quand on...

Moi, j'ai remarqué que toutes les personnes qui savent jouer d'un instrument bien, ils ont quelque chose en plus. Et c'est un de mes regrets. C'est une de mes carences, que j'avoue sans embâche.

C'est que je ne sais pas jouer d'un instrument de musique. Pourtant, j'aime bien écouter de la musique en particulier. Moi, ma période favorite, c'est la période baroque.

Mais j'aime bien aussi écouter d'autres choses. J'aime bien aussi le XIXe siècle et même aussi le XXe siècle. Il y a des choses vraiment formidables.

Mais j'ai cette carence. Et je pense que des gens qui sont compétents pour jouer à l'instrument de musique, j'ai remarqué assez souvent, ils avaient...

Et c'était des esprits assez intellectuels et souvent...

Enfin je vais peut-être dire encore une erreur, mais plutôt assez bons en maths, parce que c'est quelque chose de très cérébral, en fait, intégrer la musique. Et je pense que si on pouvait développer l'apprentissage pas seulement du piano, mais ça peut être aussi bien de la clarinette que du violon, du violoncelle, etc., etc., mais aussi du chant.

Il ne faut pas oublier l'art lyrique. Ça ne pourrait...

Il ne pourrait en déduire qu'une société un petit peu plus apaisée, plus douce. Je ne sais pas si vous avez vu il y a quelque temps de cela. L'empereur du Japon, personne, s'est produit en jouant du violon.

C'est inimaginable, en fait. Voilà. Donc je pense que...

Imaginons...

Alors si je suis élu, ça sera pas mon corps. Je serais incapable de jouer du violon étant à l'Élysée. Mais...

Et puis il y a un certain nombre de ministres, en revanche, qu'on dira...

D'anciens ministres qui, eux, auront peut-être leur place au violon, comme on dit, c'est-à-dire...

Ils mettent sous arrestation. Mais bon, voilà un peu mon point de vue. Donc en tout cas, pour ce qui me concerne, voilà, je suis persuadé qu'il faut absolument favoriser l'enseignement, d'ailleurs des beaux-arts de façon générale.

Bah moi, je suis encore plus passionné par la peinture, la peinture, l'architecture, la sculpture. Voilà. On n'enseigne pas la beauté, en fait.

Il faut absolument enchanter, réenchanter un petit peu le peuple français en lui montrant qu'il a été capable de beautés indicibles, en fait, des beautés extraordinaires. Et d'ailleurs...

Je terminerai un petit peu là-dessus. Il y a vraiment une espèce de captation d'héritage assez abjecte. Lorsque je vois Macron inviter Donald Trump à se promener dans la galerie des glaces.

J'ai même vu qu'il a fait un tweet, Macron, en disant « C'est là que tout a commencé ». Mais quoi ? Qu'est-ce qui a commencé, en fait ?

Il veut dire quoi, Macron ? Si c'est le couple franco-allemand, ça a mal commencé. C'est en 1871, la proclamation du deuxième Reich bismarckien.

C'était une humiliation totale pour la France. Bravo. Si c'est le traité de Versailles après la Première Guerre mondiale, ça ouvrait directement en tout grand la voie à la Deuxième Guerre mondiale.

Donc si on parle des Versailles, c'est pas génial non plus. C'est les troupes qui s'étaient ralliées aux trous étrangères pour mater la commune de Paris dans le sang. Donc...

Mais c'est vrai qu'il y a à Versailles quelque chose de vraiment très extraordinaire. C'est auquel personne...

Personne ni Français ni étrangers n'est insensible. C'est...

Reconnaissons-le. C'est le plus beau château du monde. C'est le symbole de l'absolutisme français, avec tous les inconvénients que ça a pu avoir, mais aussi tous les avantages.

Et surtout dirigé par un chef d'État, Louis XIV, qui a d'une main de fer imprimé sa volonté, qui fait que 400 ans après, ou 350 ans après, ou 311 ans après son décert de 1715, le monde entier est toujours admiratif de la France. Ah ! Donc ça...

Et pourquoi c'est extraordinaire ? C'est aller à Versailles. La beauté est partout.

Et pas seulement Louis XIV. La chapelle de Louis XV, c'est admirable. Comme d'ailleurs, quand on se rend...

C'est vraiment une réflexion sur la beauté. Tiens, j'ai fait une interview avec Paul-Marie Couteau, d'ailleurs, qu'on va bientôt sortir, justement, où ça se termine justement là-dessus, sur la question de la beauté dans le monde. Il faut réenchanter la vie en Occident.

L'Occident est sans doute une des civilisations qui a le plus mis en avant la beauté pendant un temps de son histoire. Mais de la beauté, on en trouve partout. Parce qu'il y a la beauté occidentale, mais il y a aussi une très grande beauté.

Voilà. Si vous allez à la Villa Katsura à Kyoto, au Japon...

Voilà. Si vous allez voir des icônes russes en Russie, si vous vous intéressez aux arts premiers, comme on le dit, qui sont peut-être un petit peu moins beaux formellement, esthétiquement, mais beaucoup plus puissant du point de vue de la présence, etc. Il y a des multiples formes de beauté.

Mais ce qui est surtout impressionnant, c'est que la beauté est intemporelle et elle est transculturelle, si j'ose dire. C'est que dès que vous voyez quelque chose de très beau, le monde entier comprend...

Tous les êtres humains sur Terre comprennent que c'est très beau. Voilà. Donc c'est vraiment important de dire ça.

Et d'ailleurs, je vais dire tiens un petit coup de chapeau. C'est pas fréquent dans ma bouche par rapport aux gens dont il s'agit. C'est le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire.

Anne Hidalgo a transformé Paris en poubelle. Et Emmanuel Grégoire, pour lequel je n'ai pas voté...

Emmanuel Grégoire, quand il a pris ses fonctions de maire de Paris, il a dit qu'il voulait remettre de la beauté dans Paris, que les Parisiens avaient besoin de beauté. J'ai cru voir un projet d'aménagement de la place de la Concorde qui m'a paru plutôt joli. Attendons de voir la suite.

Mais c'est quand même pas très compliqué, en fait. Il suffit que de le vouloir. Christian vous demande.

Vous connaissez les moyens dont le système dispose pour vous empêcher de vous présenter ou d'être élu ? Vous avez dit récemment sur TV Liberté que la France était aux mains d'une véritable mafia. Qu'envisagez-vous de faire face à cela ?

Avez-vous vraiment un petit espoir ? Ou bien votre but est-il de mener vos sympathisants sur une voie de garage ? Le début était gentil.

La fin est plutôt vache. Non, j'ai pas du tout l'objectif de mener mes sympathisants vers une voie de garage. J'ai plutôt l'ambition de les mener vers la libération du pays.

Alors je sais bien que les Français sont complètement dégoûtés de la politique. Ça m'a pas échappé à moi le premier, d'ailleurs. Donc les Français sont absolument dégoûtés de la politique.

Il y a un sentiment général. C'est tous pareil. Voilà.

Et ce que j'essaie de faire depuis 19 ans et demi, c'est de leur montrer que c'est pas vrai. J'ai cité un très beau proverbe chinois que je me permets de le reciter. C'est lorsqu'un pays est en proie au chaos qu'apparaissent des responsables intègres.

La France, elle, est en train de disparaître, de s'effondrer. Et donc il apparaît des responsables intègres. Je pense que je suis la quintessence de l'intégrité.

Je suis pas le seul. Les gens qui m'ont rallié à l'UPR sont vraiment des gens formidables. Vous vous rendez compte ?

Nous, à l'UPR, on a quoi ? On a un peu comme Churchill disait. On n'a à offrir que du sang, des sueurs et des larmes.

On n'a pas un mandat électif comme ça sur un plateau d'argent. Comparé avec les gens qui ont rallié « En marche » de Macron, c'était vraiment le concours de tous les rastignacs qui rayaient le parquet. Macron était poussé par l'oligarchie.

Il était plébiscité par tous les médias. Il a été catapulté à l'Élysée. C'était pas très difficile de devenir député en 2017.

Si vous aviez un tant soit peu de jugeot, et puis surtout un cynisme d'acier, vous ralliez Macron. Et puis vous dites « Macron est absolument génial ». Et c'est comme ça qu'on s'est ramassé des gloires nationales comme l'ancien ministre de la Santé, ou bien Marlène Schiappa, ou bien Panir une hachée, ou bien...

Enfin bon, je vais pas dresser la liste de les séjournés, les hâtals...

Enfin tout ça, c'est que des branquignoles, en fait. D'ailleurs, Macron avait dit « Soyez fiers d'être des amateurs ». Donc en fait, on a eu affaire à une cargaison de gens qui sont sans fois ni lois, à commencer par Édouard Philippe, qui a quand même poignardé sa famille politique pour aller à la soupe, et qui depuis lors passe son temps dans le club de Bilderberg ou la French-American Foundation.

Voilà. Donc je comprends que les Français soient dégoûtés. Mais je m'adresse à eux.

Il ne faut jamais perdre espoir. Regardez mon parcours. J'avais toutes les raisons du monde de ne pas faire ce que j'ai fait.

Si j'étais un tant soit peu cynique ou intéressé par l'argent, intéressé par les honneurs, intéressé par tout ce qui brille...

Mais j'ai fait le contraire exact de ce que j'aurais dû faire. Il aurait été très facile pour moi. Je l'ai déjà expliqué maintes fois.

J'avais fait du cabinet ministériel. J'étais très...

J'étais quand même connu en bonne part. On estimait que j'étais quelqu'un qui connaissait bien ses dossiers. On me disait que j'étais quand même compétent, intelligent, que j'avais un bon contact, que j'étais particulièrement expert sur des cégés comme l'économie ou les questions de l'Asie, en histoire, etc.

Voilà. J'aurais pu devenir un ministre facilement de Sarkozy lorsqu'il avait succédé à Charles Pasqua, par exemple. Mais moi, ça ne m'intéressait pas.

J'ai vu ce que c'était qu'être ministre. J'ai été dans des cabinets ministériels. C'est bon.

J'ai vu. J'ai vu aussi ce que c'était qu'être président de la République. J'ai quand même accompagné de près.

J'étais à quelques mètres de lui. On n'était pas très nombreux. J'ai accompagné François Mitterrand en République de Corée, au Kazakhstan.

J'ai accompagné Édouard Balladur. Moi, il n'a pas été président. Mais enfin, je l'avais accompagné au royaume d'Arabie saoudite, quand on avait été reçus à dîner par le roi d'Arabie à minuit.

J'ai accompagné Jacques Chirac dans de nombreux déplacements, lorsque j'étais en cabinet ministériel. Qu'est-ce que j'ai vu ? Je me suis dit évidemment que c'est un poste, c'est une fonction tout à fait éminente.

Mais l'exercer dans les conditions dans lesquelles ses responsables politiques l'exerçaient n'était pas satisfaisant, puisque j'ai pu voir de mes yeux vus à quel point déjà...

Et l'étau s'est refermé après Mitterrand, qui a d'ailleurs largement contribué à la constitution de cet étau, avec des dirigeants qui ont des marges de manœuvre de plus en plus infimes. Alors ça, ça remonte à Chirac. Vous imaginez, depuis lors, maintenant, le président de la République...

Ce que cherche l'État profond euro-adlantiste, c'est un président de la République qui soit...

Voilà, une espèce de...

Je sais pas...

J'ai vu Pozzo di Borgo, qui a traité Bardella de garçon de café. C'était pas très gentil pour les garçons de café. Non, on cherche d'avoir des présentateurs, voilà, des présentateurs de télé, des choses comme ça, bon...

Mais sans aucun pouvoir, en fait. Moi, ça ne m'intéresse pas. Moi, ça ne m'intéresse pas d'avoir été ministre sans aucun pouvoir.

Non pas parce que j'aime le pouvoir pour le pouvoir, mais parce que surtout, je ne veux pas être quelqu'un qui participe consciemment à la destruction de mon pays, parce que c'est de ça qu'il s'agit. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, je lance...

J'ai déjà lancé un vibrant appel. Qu'est-ce que ça coûte aux gens qui n'y croient plus, qui ont tiré un trait sur tout ? Qu'est-ce que ça leur coûte d'essayer de croire en moi ?

Qu'est-ce que ça leur coûte ? Et c'est quand même très clair. Il suffit de voir que je suis pestiféré, persécuté, persécuté !

Aucune minute, aucune seconde sur toutes les radios et télévisions, pas un seul article sur les journaux et les magazines, sauf quand il s'est agi de me saloper, de me présenter comme une espèce de pervers polymorphe, etc., avec cette affaire qui m'a été mis dans les pieds, alors que j'ai déjà eu l'occasion de l'expliquer. J'ai eu droit à deux juges d'instruction qui, après 4 ans d'examen minutieux, ont prononcé un non-lieu sur tous les reproches qui m'étaient faits.

Et d'ailleurs, je n'ai plus d'accusateurs. Lorsqu'un certain nombre de responsables politiques sont renvoyés devant la justice, c'est par les juges d'instruction qu'ils prennent des ordonnances de renvoi. Moi, les juges d'instruction, ils ont prononcé une ordonnance de non-lieu.

Et c'est le parquet à la demande du gouvernement qui a fait que je sois...

Donc c'est vraiment de la persécution. J'ai encore reçu aujourd'hui même...

Mais ça, je vais faire une vidéo sur le sujet. Je viens de recevoir un courrier du Conseil d'État. C'est arrivé cet après-midi.

On va recommander le Conseil d'État qui considère...

Donc on avait saisi...

Parce qu'on avait saisi la commission des sondages...

Pour se plaindre, je m'étais plainte de n'être jamais dans aucun sondage, alors que la commission des sondages, son rôle, c'est de vérifier que l'utilisation des sondages n'est pas là pour orienter l'opinion publique. Donc j'avais demandé tout simplement que la commission des sondages...

Certes, les instituts sont libres de faire ce qu'ils veulent, mais qu'ils obligent qu'à ce que des candidats déclarés et qui ont déjà prouvé qu'ils pouvaient avoir les parrainages soient testés en même temps que les autres. Parce qu'il n'y en a qu'un seul qui correspond à ça. C'est moi.

Mme Nathalie Arthaud, par exemple, elle est sondée au motif qu'elle a montré la capacité d'être candidate et au motif qu'elle a déclaré sa candidature. Moi, je trouve bien que Nathalie Arthaud soit sondée. Mais je rappelle quand même qu'en 2017, j'ai fait près de 1% des voix quand elle a fait 0,6.

Je trouve très bien qu'elle soit sondée. Mais pourquoi je ne suis pas sondée ? Et si vous regardez tous les sondages, je ne suis sondé nulle part.

Donc on avait saisi la commission des sondages...

Non, c'est tout à fait normal. Donc on a saisi le conseiller d'État et qui nous a dit des choses absolument...

Enfin je vais faire une vidéo là-dessus parce que c'est incroyable. Le scandale est énorme. Je vais mettre toutes les pièces sur la table.

On a fait un dossier de 18 pages extrêmement convaincant. Et on nous répond par une feuille volante en disant non. Voilà.

C'est-à-dire que les corps de contrôle n'exercent plus leur travail. Donc les gens qui se demandent « Est-ce que je peux faire confiance à Asino ? ».

Mais regardez tout ça ! D'ailleurs, je peux vous dire honnêtement...

Je le dis vraiment. Je ne veux pas m'envoyer les fleurs. Mais c'est la vérité.

C'est que quand même, ça m'est arrivé au cours des 19 ans, à plusieurs reprises, de me dire « Bon, j'en peux plus. Je vais laisser tomber ». Il faut avoir une opiniâtreté.

Il faut avoir une ténacité, quand même, hors du commun pour faire ce que je fais, pour être en permanence l'objet. Et quand il n'y a pas par ailleurs des attaques des uns et des autres, qui me reprochent d'avoir une grosse tête, de ne pas vouloir d'alliance, alors que j'ai créé une alliance depuis le début. Et qu'on me dit « Ah bah, vous voulez pas faire alliance avec Philippot et les tartemoles », alors que Philippot a refusé de rejoindre le parti politique que j'ai créé 10 ans avant le sien.

Voilà. Donc tout ceci, c'est vraiment des attaques permanentes qui sont contre moi. Alors que mon seul objectif, c'est de rendre à la France sa liberté, son indépendance et sa souveraineté nationale.

Je ne dis pas que je ne suis pas ambitieux. Parce qu'il faut quand même avoir une sacrée ambition pour essayer de faire ce que je fais. C'est presque une ambition surhumaine.

Mais c'est une ambition complètement désintéressée, désintéressée financièrement. Et désintéressée...

En fait, je me bats pour les Français. Rien n'est plus atroce pour moi de voir des gens qui se moquent de moi en disant « Ah non, non, mais allez, votre cinéma, vous avez fait 1% des voix, donc terminez ». Ces gens-là ne se rendent pas compte qu'ils approuvent toutes les stratégies qui les transforment en ce moment en esclaves.

Si j'ai fait 1% des voix, c'est pas parce que tous les Français ont pu me comparer pendant des heures et des heures à Nathalie Arthaud, à Olivier Faure, à Glucksmann, à Bardella, à Wauquiez, à Retailleau ou à Édouard Philippe. C'est justement parce qu'ils n'ont pas pu me comparer. Les gens ne peuvent pas voter pour quelqu'un qu'on leur cache.

Donc tout l'enjeu de 2027, il est là. Si les abstentionnistes, qui représentent, sont extrêmement importants, se disaient qu'un...

Excusez-moi, je vais être un peu trivial. Pour faire chier le système, on va voter pour Asselineau. Parce qu'à l'évidence, ce type, ils doivent avoir une dent contre lui, puisqu'il n'est jamais question de lui nulle part.

Mais si vous faites ça...

C'est ce qu'ont fait les Roumains. On n'est pas plus cons que les Roumains, quand même. C'est ce qu'ont fait les Roumains avec Jean Gescu, qui était donné à 1% des suffrages et qui a terminé en tête à la présidentielle avec 22%.

Vous avez vu aussitôt ce qui s'est passé, d'ailleurs. Le masque I2 de la dictature fasciste des européistes est tombé. Vous avez eu des gens style Thierry Breton, style Macron, qui sont intervenus pour bloquer les élections.

Là, vous avez un moyen. C'est le moyen le plus puissant que vous ayez. En plus, c'est facile, c'est gratuit et c'est même anonyme.

Glisser un bulletin de vote en ma faveur en 2027, vous ne serez pas trompé. Vous ne serez pas trompé. Quelle serait ?

Comment est-ce que je pourrais, après avoir passé 19 ans à faire ce que j'ai fait, comment est-ce que je pourrais tromper ensuite les Français ? C'est une évidence. Je ne suis pas intéressé par l'argent.

Je ne suis pas intéressé par le bling-bling. D'ailleurs, parmi les premières mesures que je prendrais, je prendrais des véritables mesures anti-bling-bling, parce que les Français en ont ras-le-bol. Ça commencerait déjà par tailler dans le vif des dépenses publiques du président de la République, de tailler dans le vif dans la flotte aérienne du président de la République, d'arrêter les millions d'euros qui sont alloués ici ou là pour la présidence de la République, de diminuer drastiquement le nombre de conseillers dans les cabinets ministériels, d'arrêter aussi...

Comment dirais-je ? De supprimer les régions. Tout ça, ce sont des choses...

Supprimer le Conseil économique et social, supprimer le Conseil économique, social et régional, supprimer les duos des conseillers départementaux. Ce sont des milliards qu'on récupérera de dépenses en moins, sortir de l'UE. Ce sont des dizaines de milliards qu'on récupérera.

Arrêtez de verser de l'argent à la mafia de Zelensky. C'est pour ça qu'en fait, on me cache...

Parce que dans tout le landerneau, ils savent très bien qui je suis. Voilà ce que c'est, la vérité. Donc qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?

Comment est-ce que vous pouvez imaginer que mon objectif serait d'entraîner les Français dans une impasse ? Si on va dans une impasse, c'est vraiment à mon corps défendant. Parce que les Français auront été sensibles à l'idée du vote utile.

J'ai déjà eu l'occasion de le dire. N'écoutez jamais ceux qui vous parlent du vote utile. Ce dont on parle, le vote utile, dans les médias, c'est le vote utile pour les propriétaires des médias, c'est-à-dire les milliardaires.

Voilà. Les milliardaires, ils trouvent que c'est très utile de voter Mélenchon et de voter Bardella et de voter Édouard Philippe. Parce qu'ils ont fait leur calcul.

Ils savent que Mélenchon, il peut très bien arriver au deuxième tour, mais qu'il est inéligible au deuxième tour. Il y aura une énorme coalition contre Mélenchon. Et donc Édouard Philippe sera élu.

Voilà. C'est ça, le truc. Et si c'est le sens inverse, Bardella contre Édouard Philippe, c'est pareil.

Ça fait quand même 9 fois que la famille Le Pen a été battue à l'élection présidentielle. Je l'ai expliqué 50 fois. Le meilleur candidat...

Je parle pas du premier tour. Je suis d'accord parce que les gens ne me connaissent pas. Mais si vous me propulsez au deuxième tour, je serai élu président.

Réfléchissez-y. Parce que face à tous ceux que l'on m'opposerait, je remporterai une majorité. Face à Bardella...

Bon. Match Bardella-Asselineau, je crois que...

D'ailleurs, il a refusé de débattre avec moi. Si c'est face à Édouard Philippe, je gagnerai. Parce que moi, je serai pas comme Mme Le Pen avec Macron.

Parce que moi, je connais mes dossiers. Parce que moi, je sais...

Je suis du serail. Et le Édouard Philippe, je dénoncerai...

Devant le public entier, je démasquerai quel est ce personnage. Si c'est avec moi face à Mélenchon, c'est pareil. Parce que des gens de droite et des gens de gauche votent pour moi.

C'est ça, le grand secret. Il faut faire non pas l'union des droites...

Surtout pas. Non pas l'union des gauches...

Surtout pas. Il faut l'union du peuple français de droite et de gauche qui veut sortir la France de ce cauchemar dans lequel on est en train d'être détruit, qui s'appelle notre suggestion à l'UE, à l'euro et à l'OTAN. Voilà.

Maintenant, c'est aux abstentionnistes, notamment, de réfléchir en leur améconscience. Qu'est-ce que ça leur coûte d'essayer ? En tout cas, ce qui est sûr, c'est que s'il y avait 50%, 60%, 60%, 70% d'abstention, ça ne changera rien.

La pire des choses qui puissent arriver au système, c'est que les 30% d'abstentionnistes votent Asselineau. Une question de Phil. Selon les derniers sondages, Paul Saint-Pierre Plamondon deviendra le 5 octobre prochain le nouveau Premier ministre du Québec.

Il sera alors élu avec l'engagement de tenir un troisième référendum pour l'indépendance. Allez-vous soutenir sa campagne ? Ah !

Le Québec. J'ai jamais beaucoup parlé du Québec. D'ailleurs, on est le 24 juin, aujourd'hui.

Donc aujourd'hui, c'est la Saint-Jean. Et je crois savoir que c'est la fête nationale du Québec. Voilà.

Au Québec, vous savez...

Enfin ça remonte à très loin, puisque l'on peut pas comprendre l'histoire du Québec et du Canada français si on ne comprend pas l'influence, la mainmise du clergé catholique entre le XVIIIe siècle jusqu'en 1960, jusqu'à la Révolution tranquille. Puisque avec la bataille des Plaines d'Abraham, où Montcalm s'est entretué avec lequel le général anglais, la France a perdu le Canada français. C'est le moment où Voltaire parle...

Vous savez...

Qu'est-ce que c'est ? Les quelques arpents de neige qu'on a perdus. Voilà.

Donc les Québécois, qui étaient, je crois, quelque chose comme 60 000, les Canadiens français ont été laissés tomber par la France sous Louis XV. Puis après, il y a eu Louis XVI. Puis après, il y a eu la Révolution française.

Puis après, il y a eu le blocus. Puis les guerres napoléoniennes en Europe. Les Canadiens français sont restés complètement seuls.

Et le fameux voyage de De Gaulle en 1967 au Québec a voulu réparer cet abandon que nous avons eu à l'égard des Canadiens français. Et l'âme de la résistance québécoise, ça a été l'Église catholique, qui a imposé en fait sa tutelle, son magistère aux Québécois contre les Anglais, qui avaient gagné. Alors bon, ça a eu une conséquence assez incroyable.

Et ce qui est vrai, c'est que les familles au Québec, jusque dans les années 60, avaient...

Il était fréquent de trouver un couple avec une femme qui avait 20, 21, 22 enfants. C'est-à-dire ils ont fait des enfants à la demande de l'Église. Et donc on a ce peuple qui, en l'espace de 2 siècles, est passé de 60 000 Canadiens français à 6 millions.

C'est un cas quasi unique dans l'histoire du monde. Voilà. Et puis il y a eu la Révolution tranquille de 1960, la Révolution des mœurs.

Et là, pour le coup, le Québec est tombé à quasiment un des taux de natalité les plus bas du monde. Alors moi, j'ai une petite histoire avec le Québec. J'en parlerai pas ici.

Mais j'aime bien le Québec. Voilà. Je suis allé...

J'étais pas spécialement...

Voilà. J'étais pas particulièrement averti. Mais j'avais fait un stage de l'ENA dans le cursus de l'ENA à Toronto...

Enfin qu'on appelle Toronto quand on est en canadien anglophone. Donc c'est dans l'Ontario. J'étais à Canadian Broadcasting Corporation.

Et puis j'avais ensuite passé 15 jours à aller visiter le Québec. J'étais allé jusqu'en Gaspésie, à Chicoutimi, etc. Bon.

Et là, j'ai vraiment découvert ce que c'était le Québec. Voilà. C'est un peuple extrêmement attachant.

On va pas en parler longuement. Évidemment que je suis...

Je suis ce que c'est. C'est eux qui ont inventé le mot « souverainisme », d'ailleurs. Le voyage de De Gaulle en 1967 a eu un impact cosmique, en fait, une véritable conflagration.

C'est quelque chose qu'on n'imagine même pas. C'est suite à ce voyage qu'en 1968, s'est créé de mémoire, je crois, le Parti québécois...

Enfin l'équivalent du Parti québécois qui s'est ensuite développé et qui a mené en fait...

Après, il y a eu le Bloc québécois. Et puis il y a le Parti québécois qui s'appelle le PQ. C'est pas très euphonique pour nous.

Mais enfin, c'est comme ça. Et M. Saint-Pierre Plamondon, qui doit avoir une petite... 47-48 ans, je crois.

Et depuis 4-5 ans, à la tête du Parti québécois. Il y a eu 2 référendums. Il y en a eu un en 1980 sur l'indépendance du Québec par rapport au Canada, qui a été...

Le nom a recueilli...

De mémoire...

Alors je vois que vous me prenez de court. Mais je crois que de mémoire, c'est un truc comme 56 %, et puis il y a eu un 2e référendum en 1995 qui, lui, a été extrêmement tangent. Parce que c'était un peu plus raffiné que l'indépendance.

C'était indépendance-association. Il y avait un truc comme ça. C'est-à-dire un petit peu ce que Pisani avait essayé de nous vendre pour la Nouvelle-Calédonie, d'ailleurs.

C'est-à-dire une indépendance, mais gardant quand même des liens étroits avec le Canada fédéral. Et je me rappelle que j'avais été invité...

À l'époque, j'étais en cabinet ministériel, d'ailleurs. Et j'avais été invité par la délégation générale du Québec en France, qui est une quasi-ambassade, qui se trouve de mémoire sur la rue Pergolaise. Je sais pas quoi.

Je me rappelle très bien, parce que j'avais été invité...

Il y avait Philippe Séguin. Philippe Séguin était très intéressé par l'avenir du Québec. Et ça s'est joué à un cheveu, puisque finalement, le nom à cette indépendance-association a été de 51 contre 49.

En gros, ça a été vraiment à un point près. Voilà. Et donc ça reste quand même une épine dans le pied du Canada anglophone.

J'avais pu mesurer, quand j'étais à Toronto, à quel point il y avait des anglophones qui détestaient en fait les francophones. Vraiment, c'est pas une légende. C'était vraiment...

J'avais assisté à des scènes absolument incroyables. Voilà. Alors que quand vous êtes...

Puis moi, j'avais pas aimé la ville de Toronto. Je le dis carrément. J'avais trouvé que c'était...

Les États-Unis ont moins bien. Bon. Alors déjà, j'ai pas une énorme dilection pour les États-Unis.

Mais enfin, il y a quand même des trucs qui sont assez séduisants aux États-Unis. Il faut dire les choses. Quand vous vous baladez à Chicago, à New York, à Washington, à Philadelphie, à San Francisco, ou même à Hollywood, à Los Angeles, c'est quand même assez attirant.

Alors qu'au Canada anglophone, j'avais pas trouvé ça extraordinaire. Moi, je suis désolé pour les Canadiens anglophones qui m'écoutent. Il est vrai que je ne suis pas allé à Vancouver.

Je suis pas allé dans l'Ouest canadien. Bref, quand on arrive en fait au Québec, c'est absolument...

C'est un pays magnifique. La ville de Québec est très belle. La péninsule de Gaspésie aussi, etc.

Voilà. Tout ça pour dire qu'évidemment, je suis les pérégrinations de M. Saint-Pierre Plamondon.

On a pour la petite histoire...

On avait un délégué des Français de l'UPR au Canada. S'il m'écoute, il se reconnaîtra. Qui a pris un peu ses distances d'avec l'UPR.

Non pas parce qu'il était en désaccord, mais parce qu'il ne voulait plus être délégué because, justement, il avait rallié le Parti québécois. Voilà. On a également des gens qui sont assez proches du Parti québécois.

Donc évidemment qu'effectivement, je suis cette affaire de près. Mais je voudrais...

Je suis quand même très respectueux de l'indépendance des autres pays du monde. Je pense que ça n'est pas mon rôle d'aller me balader au Québec pour dire aux gens ce qu'ils ont à faire. J'irais très volontiers.

Si M. Plamondon m'invite au Québec, j'irais très volontiers. Mais j'irais peut-être moins pour soutenir l'indépendance du Québec, même si je suis de tout cœur pour ça, mais par respect pour leur souveraineté.

J'irais en revanche présenter l'UPR et présenter les analyses de l'UPR, qui présentent beaucoup de points communs, puisque c'est quand même un peuple qui lutte depuis des siècles contre l'hégémonie anglo-saxonne. Et malheureusement, il faut dire les choses telles qu'elles sont. C'est que les jeunes générations, l'apport migratoire, qui avaient dénoncé d'une façon plus ou moins heureuse d'ailleurs...

Je sais plus comment il s'appelait, là, celui qui avait perdu le référendum de 1995. Voilà. Jacques Parizeau, je crois que c'est lui qui s'appelait comme ça, il avait eu des propos...

Justement, il avait un peu expliqué le nom de justesse par le fait qu'il y avait justement des immigrés récents qui avaient voté contre la scission...

Enfin bon, bref. Il y a un côté social aussi. Dans une ville comme la ville de Montréal, si vous examinez la carte électorale, vous apercevez que les partisans du maintien dans le cadre fédéral canadien, c'est plutôt les quartiers plutôt riches, en fait.

Voilà. Et les quartiers plutôt pauvres, c'est plutôt francophone. Alors de mémoire, je crois que M.

Saint-Pierre Plamondon, il a été élu député. Il a fait un acte de bravoure avec un ou deux ou trois autres députés. Je crois me rappeler...

C'est il n'y a pas très longtemps. Il a refusé de prêter serment à Charles III, puisque je rappelle que le Canada fait partie du Commonwealth britannique. Et le chef d'État du Canada, c'est le roi du Royaume-Uni et de 14 autres États du monde.

Parmi les plus beaux joyaux de la couronne du roi d'Angleterre se trouvent le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Même si ici ou là, par exemple, en Australie, il y a des gens qui voudraient rapatrier la Constitution, comme ils disent, et devenir une république. Bon.

Enfin pour l'instant, ça n'est pas encore tout à fait d'actualité. Et donc au Canada, le chef d'État du Canada, c'est le roi d'Angleterre. Et donc Paul Saint-Pierre Plamondon...

J'avais suivi ça, je me rappelle. Il avait refusé de prêter serment. Donc ça avait fait un scandale.

Donc du coup, il n'avait pas été accrédité comme député. Puis après, je crois qu'ils ont atténué la loi. Enfin il y a toute une histoire comme ça.

C'est vraiment un combat culturel de très très grande importance. Voilà. Si je suis invité, j'irai.

Mais j'éviterai quand même d'être le cousin français, comme ils disent, qui vient leur donner des leçons. Voilà. Je voudrais rendre hommage quand même ici à cette occasion à un des plus beaux cadeaux que le Québec ait fait à l'UPR.

C'est-à-dire en 2016-2017, eh bien nous avions une adhérente qui n'était pas de nationalité française, qui s'appelait...

Son prénom était Manon. Si elle m'écoute, elle se reconnaîtra évidemment. Je l'embrasse parce qu'elle a été absolument formidable.

Elle était québécoise. Elle avait décidé de prendre...

Sur une année sabbatique, elle avait décidé de prendre 6 mois pour venir chercher des parrainages pour moi dans la deuxième partie de l'année 2016. Et elle avait fait un carton plein, parce que justement, elle était allée voir des maires. Et l'accent québécois assez charmant, qui était le sien, qui est toujours le sien, je suppose, plus son charme naturel, eh bien avait interloqué un peu les maires, qui avaient dit « Mais d'où venez-vous ? ».

Et quand elle leur avait dit qu'elle était venue donner un coup de main aux cousins français, de même que Charles de Gaulle avait donné un coup de main aux cousins du Québec, eh bien il y avait quand même beaucoup de maires qui avaient été assez sensibles à ça. Voilà. Autant vous dire que j'ai quand même le Québec à cœur.

Je n'en dirai pas davantage. Mais j'ai aussi le sentiment aigu du respect de l'indépendance de la souveraineté des autres États du monde, à commencer par le Québec. — Et nous arrivons à la dernière question de ce soir.

C'est une question de Baptiste. Aujourd'hui en France, un honnête citoyen peut être condamné plus sévèrement que les cambrioleurs qui leur a empêché un peu violemment de piller son domicile. Pareil pour des agriculteurs cherchant à défendre leur champ contre des camps sauvages de gens du voyage.

Que pensez-vous d'une loi permettant à un citoyen français de défendre sa propriété privée ou son commerce contre une intrusion sans risquer de poursuites s'il blesse ou neutralise définitivement l'un ou les intrus ? Je pense ici notamment à l'exemple américain des États du Texas, par exemple. — Alors c'est un sujet sur lequel il faudrait réfléchir.

Je rappelle que c'est pas dans les traditions françaises. Nous, c'est pas le Far West. On est quand même une vieille nation avec 2 000 ans de civilisation.

On n'est pas les États-Unis d'Amérique, dont je rappelle que...

Je ne sais plus qui il est. Je crois que c'est Oscar Wilde qui disait que c'était le seul pays au monde à être passé de la barbarie à la décadence sans avoir connu la civilisation. Je comprends.

Je comprends la rancœur de cet internaute, évidemment. D'ailleurs, moi, je suis comme tout le monde. Je ne suis pas immunisé.

Moi, j'ai une maison de campagne qui n'est...

Bon, c'est pas le château de Versailles. Enfin bon, on a été cambriolé de plusieurs fois, donc 2 fois. La dernière fois, c'est quand même un vrai cambriolage en règle.

Bon, ben c'est extrêmement agaçant. C'est le moins que l'on puisse dire. Et bon, ben la gendarmerie était très gentille.

Ils sont venus. Ils ont fait des relevés, etc. Mais enfin bon, maintenant, ça fait...

C'est pas 6 mois, 1 an. Dans 8 mois, il se passe rien, en fait. Bon.

Alors je comprends l'énervement extrême plus que ça lorsqu'on a le sentiment d'une inversion des peines, en fait. Je crois que la France, c'est un peu un travers du monde occidental, avec notamment la woke culture, ce genre de choses, une conception...

Comment dirais-je...

Exagérée de la prise en compte des raisons pour lesquelles quelqu'un a versé dans la délinquance. Il faut être humain. Ça, c'est tout à fait exact.

Il faut suivre les enseignements de l'Évangile, du moins pour ceux qui sont chrétiens. C'est exact. Mais enfin bon, faut pas aller jusqu'au point de renverser les choses.

Et les Français ont le sentiment assez souvent justifié que finalement, les victimes sont parfois plus pénalisées que les coupables. On a vu des choses extravagantes, par exemple, puisqu'il est question de propriété, avec les squatteurs. Moi, je suis...

Alors la loi, d'ailleurs, a commencé à changer. Mais enfin, il faut que la loi change complètement. On peut pas avoir une loi qui favorise outrageusement les squatteurs, pénalise...

Il me semble avoir vu il y a quelque temps de ça, je crois. Il y avait un couple qui s'était fait...

Comment dirais-je...

Qui avait mis de l'argent de côté toute sa vie, des gens relativement bonheurs, qui avaient un petit pavillon, qui avaient été squattés. Et comme ils attendaient depuis je sais plus combien des mois et des mois, il ne se passait rien. La justice n'avait pas...

Ou avait prononcé tardivement l'expulsion. Et puis après ça, c'est le préfet qui jugeait en matière d'ordre public...

Enfin bon, ce pauvre couple dormait dans sa voiture depuis des mois. Mais c'est inimaginable. Ça n'existe nulle part ailleurs au monde, ce genre de choses.

Donc il y avait effectivement des choses qui sont absolument révolantes. Je crois même avoir vu une autre histoire. C'était des gens qui...

Ils avaient leur appartement qui avait été squatté. Puis après, il y avait les squatteurs qui s'étaient pleins, parce qu'ils avaient coupé l'eau. Et la justice avait donné raison.

Ils avaient fait rétablir l'eau. Enfin c'est des choses dingues. Voilà.

Donc je suis favorable à ce que l'on réexamine l'échelle des peines, que ce soit sur le squat, que ce soit sur l'atteinte au bien et aux personnes, puisqu'actuellement, la France ne bruise que des...

L'affaire Epstein, qui est en train d'être enterrée, d'ailleurs, par le même parquet que celui qui a jugé bon de m'envoyer devant un tribunal correctionnel, que les deux juges d'instruction ont conclu à mon innocence absolue, et qu'il n'y a plus de plaignant, soit dit en passant. Et donc il y a vraiment à remettre les choses d'aplomb. Alors c'est une chose de dire ça.

C'en est une autre que de dire qu'il faut qu'on devienne le Far West, parce que la société américaine...

Vous savez qu'il y a énormément d'armes qui circulent aux États-Unis. Les armes sont en vente libre. Et la contrepartie du fait que les gens se font justice eux-mêmes...

Dans certains États, c'est quasiment autorisé, comme au Texas ou je sais pas où, ce que rappelait cette...

La contrepartie, c'est qu'il y a ce qu'ils appellent des « mass shootings », c'est-à-dire des tueries de masse. Mais il y en a tous les jours. On nous en parle en France quand ça dépasse 25 morts d'un coup, en gros.

Mais vous avez des sites Internet. Allez regarder sur Internet. USA mass shootings 2026 liste.

Vous verrez...

Vous verrez tous les jours...

Alors ils considèrent que ces mass shootings, il me semble-t-il, à partir du moment où il y a 2 ou 3 morts. Voilà. S'il y a une personne qui est morte, bon, c'est pas un mass shooting, 2 personnes non plus.

C'est pour vous dire. Et tous les jours que Dieu fait, il y a des mass shootings dans le Wisconsin, dans le Colorado, dans l'Arkansas, en Floride, à New York...

Allez voir. C'est impressionnant. C'est quand même pas non plus quelque chose d'extraordinaire.

Il y a quelque chose qui est intéressant dont beaucoup de gens parlent. C'est l'expérience qui a eu lieu au Salvador, avec Naïm Boukele, qui est ce président Boukele, qui, comme son nom l'indique, n'est pas d'origine salvadorienne depuis des siècles. C'est ni un indien ni quelqu'un d'origine espagnole.

Mais c'est un jeune type qui a pris les choses en main et qui a déclaré la guerre aux gangs. Voilà. Une véritable guerre aux gangs.

Et avec une fermeté extraordinaire. Du coup, tout le monde l'a vu. La planète entière est sidérée.

Le taux de criminalité au Salvador, qui était un des plus élevés du monde, est devenu l'un des moins élevés du monde en quelques années. Évidemment, le type est extrêmement plébiscité. Évidemment, il y a des gens, des consciences morales qui vivent dans les beaux quartiers, qui trouvent que c'est absolument scandaleux.

Mais la vérité, elle est là. Donc je ne veux pas tenir des propos populistes, démagogiques, parce que je sais que c'est des sujets quand même compliqués, auxquels qu'il faut méditer. Mais ce qui est certain, c'est qu'il faut avoir d'abord du courage.

D'abord du courage. C'est-à-dire que moi, je trouve tout à fait incroyable ce à quoi on assiste aujourd'hui. On assiste aujourd'hui à quelqu'un comme Retailleau, qui a été ministre de l'Intérieur, qui nous explique que c'est une catastrophe et donc qu'il faut absolument lui donner les rênes du pays.

Mais qu'est-ce qu'il a foutu pendant qu'il était ministre de l'Intérieur ? Les OQTF...

Enfin pour blablater, ça, il a blablaté. Mais qu'est-ce qu'il a fait en réalité ? Rien.

C'est pareil d'ailleurs pour Gabriel Attal ou pour Édouard Philippe, qui expliquent que...

Là, Attal a dit « Il faut en 10 ans, je fixe comme objectif ». Le type, il a coulé la France depuis 10 ans. Il fixe comme objectif pour les 10 ans qui viennent d'essayer de la remonter.

Enfin quelle est la confiance que vous pouvez faire à ce type-là ? Pareil pour Édouard Philippe. Voilà.

Donc je sais qu'il y a des sujets comme les OQTF qui sont compliqués. Mais il y a quand même l'art et la manière. Il y a quand même déjà...

Moi, je l'ai déjà annoncé. Par exemple, moi, je proposerais une loi qui interdira à l'État et aux collectivités publiques de financer des associations dont l'activité aurait pour effet d'aider des délinquants à contourner les lois de la République. Parce qu'il n'y a que ça en ce moment, notamment l'immigration clandestine, etc., les OQTF.

Quand quelqu'un qui est clandestin est frappé d'une OQTF...

Dans le monde entier, ça existe. Dans le monde entier, les gens prennent pas des pincettes. En France, s'il y a quelqu'un est frappé d'une OQTF...

Ouh là là là ! Il faut qu'il se présente...

Alors il a, je sais plus, un mois ou trois mois pour organiser son déménagement-retour. Il faut qu'il se présente une ou deux fois par semaine à la préfecture...

Enfin bon, il a mille fois, mille fois l'occasion de basculer dans la clandestinité, voire d'aller dans un autre pays, Schengen, pour y passer trois, quatre mois pour revenir ensuite en France...

Enfin tout ça, c'est vraiment de la rigolade. Donc si on veut lutter par exemple contre la non-exécution des OQTF, ce que font tous les pays du monde...

Et qu'on vienne pas me dire...

Mais il y a plein de pays...

Regardez la politique migratoire aux États-Unis, en Chine, au Japon, en Algérie, au Maroc. Allez regarder leur politique migratoire. Les Français, c'est le pays le plus laxiste sur cette question.

Donc là, il s'agira de prendre des mesures. Déjà, sortir de l'espace Schengen, ce qui implique de sortir de l'UE, ce que M. Bardella ou M.

Zemmour font semblant de ne pas connaître, de ne pas comprendre. Arrêter l'immigration, ce qui implique de sortir de la politique migratoire qui a été transférée à l'UE par le traité d'Amsterdam, la politique officielle de l'UE étant de faire entrer 4 millions de nouveaux migrants par an, ce que M. Zemmour ou M.

Bardella font semblant de ne pas connaître et de ne pas comprendre. Donc il faut prendre les...

Voilà. Et puis on rétablira les frontières. Et puis on fera mieux exécuter les OQTF.

Alors je sais que ce qui est compliqué, c'est qu'il y en a qui organisent leur anonymat, etc., etc. Mais enfin, on peut trouver quand même des moyens...

En tout cas, une des choses les pires qui soient, c'est ce qu'a fait M. Retailleau, qui a passé son temps à fustiger l'Algérie, l'Algérie, l'Algérie sans aucun effet. Voilà.

Moi, personnellement, je serais beaucoup plus malin que ça et plus diplomate. L'Algérie est un pays avec lequel nous avons énormément d'intérêts et qu'il faut ménager, comme le font d'ailleurs les Allemands et les Italiens. Parce que le brillant résultat de M.

Retailleau avec l'Algérie, c'est que les Allemands et les Italiens sont en train de perdre...

Et les Chinois sont en train de prendre notre place. Alors c'est un pays très important, notamment économiquement, sans parler des liens familiaux, culturels, historiques...

Enfin je n'y reviens pas. Donc il faut compter sur moi pour être toujours respectueux de la personne humaine, d'abord. J'ai déjà eu l'occasion d'expliquer par exemple sur ces questions à quel point j'étais totalement en désaccord avec ceux qui fantasment sur le fait de la remigration, d'envoyer tout le monde balader, y compris des Français dont la couleur de peau ne leur convient pas.

Ça, c'est du pur racisme pur et sain. Donc toujours respectueux de la personne humaine, mais sur le principe des lois de la République. Voilà.

D'ailleurs, les gens qui réfléchissent pour savoir est-ce qu'ils peuvent me faire confiance, il y a quand même un point fondamental qui devrait leur donner confiance. C'est justement les 19 ans écoulés. Pendant 19 ans contre vents et marées, contre mon intérêt personnel, j'ai consacré 19 ans de ma vie à défendre bec et ongle, sans jamais être...

Sans jamais plié devant les menaces, les intimidations. Les officiers de la police judiciaire qui m'avaient dit pendant mes auditions... « M.

Asselineau, il n'y a rien dans votre dossier. On le sait bien. Mais pourquoi vous continuez à faire de la politique ?

Vous faites donc comme mon père qui a pris sa retraite ». C'est ça que j'ai eu. Donc il faut bien comprendre que j'ai résisté à tout ça.

Moi, je ne m'aurais résisté à Xi Jinping ou à Donald Trump ou à Poutine...

Pas résister, d'ailleurs. Affirmer la position de la France. Affirmer calmement, sereinement et en montrant en plus que je les connais et que je les estime pour ce qu'ils sont.

Parce que c'est vrai que...

J'estime les Américains. J'estime les Allemands. J'estime les Russes.

J'estime les Chinois, les Japonais, les Marocains, les Algériens, etc. Parce que j'ai du respect pour les peuples du monde entier. Mais je tiens à ce que la France soit dirigée par quelqu'un qui défende les intérêts des Français, du peuple français et de la France.

Voilà ce que je ferai. Alors j'ai à peine dérivé par rapport à la question. Parce que la question, c'est d'abord et avant tout ça, il faut d'abord rétablir l'autorité de l'État.

Moi, je ne veux pas aller dire « Allez, on va tirer dans le tas », parce que je ne veux pas de guerre civile. La guerre civile, elle est déjà trop menaçante. Il faut rétablir l'autorité de l'État.

Et rétablir l'autorité de l'État, c'est d'avoir quelqu'un qui sait faire respecter l'État et quelqu'un qui est l'auteur. Je l'ai déjà souvent expliqué. Autorité et auteur, c'est la même racine étymologique.

Vous ne pouvez pas avoir d'autorité si vous n'êtes pas l'auteur de votre politique. Lorsque vous avez un Retailleau, un Mélenchon qui ne veut pas sortir de l'euro, un Bardella, n'en parlons pas, etc., qui sont comme des toutous derrière von der Leyen, ou Macron, ou Philippe, ils ne peuvent pas avoir d'autorité, puisqu'ils ne sont pas les auteurs.

Ils ne sont que des larbins. Donc ils ne pourront produire que le larbinat de l'État. Et donc évidemment, les gens...

Vous savez, dans les quartiers...

Je connais. D'ailleurs, je suis souvent très apprécié quand je vais dans des quartiers. Il y a beaucoup de Français d'origine étrangère qui m'apprécient beaucoup, et par mon franc-parler, et parce que je dis la vérité.

Voilà. Et donc je me permets de le dire. Le redressement de la sécurité viendra aussi d'abord et avant tout du retour à l'autorité de l'État.

Moi, si je suis président, je ferai nommer...

Je nommerai un Premier ministre et des ministres qui seront des gens compétents, et pas des gens qui passeront leur temps à faire du bling-bling et de la com. Je les choisirai pour leurs compétences, leur courage personnel, leur ténacité, leurs soucis de l'intérêt général. C'est de ça qu'il faut parler.

C'est ça qui est important, de telle sorte que les Français se diront...

Se diront « Ça y est, j'ai de nouveau confiance dans mes dirigeants ». Mais comment peut-on avoir confiance...

Comment peut-on ne pas verser dans la délinquance quand vous voyez la délinquance qui est au sommet de l'État partout et tout le temps ? C'est ça, la vérité. Donc la première des choses à faire, c'est en effet de rétablir l'autorité de l'État, de rétablir le fait que les Français sont dirigés par quelqu'un qui est là pour les servir et servir l'intérêt national, et pas servir l'intérêt de Bolloré, Bernard Arnault, François Pinault ou bien de tel ou tel milliardaire.

C'est de ça qu'il s'agit. Et comme évidemment, c'est contraire à l'intérêt des milliardaires qui possèdent les médias et les instituts de sondage, vous comprenez pourquoi je ne suis ni dans les médias ni dans les instituts de sondage. Voilà.

Donc tout l'enjeu de 2027...

J'y reviens encore une fois. Il faut que les Français comprennent que leur vrai défenseur, celui qui va vraiment défendre et redresser la France, c'est celui qui est caché par tous ceux qui possèdent les moyens de m'occulter et de m'invisibiliser pour assurer leur propre profit, à leur profit. Mon objectif pour 2027, c'est que les Français ne votent pas pour des gens qui, en fait, œuvrent pour le contraire de leurs intérêts.

Il n'y a rien de pire pour moi. C'est le péché suprême. C'est d'abuser de la crédulité, de la naïveté, de la confiance des gens pour leur faire faire le contraire même de leur intérêt.

Il est grand temps. Je crois qu'on s'arrête. Merci de m'avoir écouté.

On se donne rendez-vous pour le numéro 118 le 1er juillet 2026. D'ici là, si possible, tous ceux qui sont intéressés, mobilisez-vous pour vous inscrire à l'université d'automne, où je pense qu'on aura...

On a d'orgé déjà des réponses positives avec des nouvelles personnalités. Et je pense qu'on va vraiment...

On peut faire un carton. Ça, je vous assure. Compte tenu...

On n'a pas parlé de politique politicienne aujourd'hui. Je vous assure que la configuration des événements est telle. La scène politique est un tel désastre.

C'est tellement désastreux. Quand vous regardez les personnalités des imprésos, on peut faire un carton. Mais ça, c'est vraiment les Français eux-mêmes, en leur fort intérieur.

Est-ce que vous allez être au niveau de l'histoire de France ? C'est là la question. Merci de m'avoir écouté.

Vive la souveraineté et l'indépendance nationale. Et vive la France. Merci de soutenir l'EPR pour continuer le travail d'émancipation entrepris depuis 18 ans par François Asselineau.

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