Bellamy : le pari de la Droite "catho" - Les questions SMS #cdanslair 29.01.2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteÉludée
Bélami, a-t-il aussi des idées sur l'Europe ?
- 0:47RelanceÉludée
Vous aviez dit un mot tout à l'heure sur l'Europe. Il semblait y avoir un paradoxe entre...
- 1:37OuverteRéponse partielle
Qu'a à dire Bellamy sur la concurrence des salariés au sein de l'Europe et sur l'uniformisation des salaires vers le bas ?
- 2:40FerméeRéponse directe
si vous deviez résumer la ligne du parti Les Républicains pour les Européennes qui ont lieu en mai ?
- 3:02FerméeRéponse directe
François-Xavier Bellamy n'est-il pas tout simplement un réactionnaire ?
- 3:40FerméeÉludée
Bellamy, voudrait-il que la femme au XXIe siècle n'ait plus le choix de son style de vie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:05Invité politiqueFait
« Il est conservateur. »
- 3:24Invité politiqueFait
« Le réactionnaire, c'est celui qui veut vraiment, qui travaille à restaurer un ordre ancien disparu. »
- 4:14InvitéFait
« Je pense qu'on peut être catholique et favorable à la dépénalisation de l'IVG, c'est-à-dire, de dire, favorable à la loi Veil, si vous voulez. »
- 4:30InvitéChiffre
« il y a aussi tout un courant aujourd'hui dans le catholicisme qui dit, on en est resté à 260 000 à peu près avortements par an en France, et c'est trop, essayons de faire que ce soit moins important. »
- 7:44InvitéFait
« Il est contre, il l'a dit, il a participé au mouvement de la manif pour tous. »
Temps de parole
- Invité27 %
- Invité 220 %
- Présentateur20 %
- Invité 319 %
- François-Xavier Bellamy7 %
- ?6 %
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Puisque vous l'avez la parole, vous aurez la première question. Bélami, a-t-il aussi des idées sur l'Europe ?
On l'a peu entendu sur le sujet, en réalité.
C
'est pas tellement... C'est dommage,
parce qu'il va quand même aux Européens. J
'imagine qu'il portera les problématiques qu'on définit son parti et Laurent Wauquiez, qui d'ailleurs a opéré plutôt un recentrage sur la question européenne. Il est aujourd'hui moins critique de l'Europe que dans le livre qu'il avait publié il y a deux ans sur le sujet. Mais évidemment, il sera le porteur de son propre parti. Non, la remarque que je voulais faire, c'est que le renouvellement qui va être spectaculaire est dû aussi à l'extrême sévérité du non-cumul des mandats, qui fait que beaucoup d'hommes politiques qui ont un mandat en France n'ont aucune envie d'aller faire de la politique européenne.
Vous aviez dit un mot tout à l'heure sur l'Europe. Il semblait y avoir un paradoxe entre... Oui, parce que c'est vrai que l'Europe a été
fondée par des chrétiens. Donc on a souvent parlé de l'internationale chrétienne européenne. Bon, alors c'est plus tout à fait vrai. Mais il ne faut pas oublier que Laurent Wauquiez s'était présenté au départ comme héritier de Jacques Barraud, qui était un grand Européen centriste. Et puis il a fait
un espèce de tête à queue. Oui, c'est
ça, il a fait un tête à queue. Là, il ressemble refaire, effectivement, se rapprocher de positions plus européennes.
Donc
finalement, il est
semblable à cette droite... Mais juste pour résumer, François-Xavier Bellamy, puisqu'on a beaucoup parlé ce soir,
il est plutôt pro-européen, il est plutôt souverainiste
? Je
pense
qu'il
n'a pas
beaucoup d'idées. Moi, je l'ai interviewé. J'ai trouvé que sur l'Europe, il va falloir qu'il apprenne. On va dire que globalement, il est plutôt souverainiste. Il veut que les décisions soient prises au plus près de là où elles sont ressenties. Donc plutôt pour une subsidiarité, mais au-delà, pour l'instant, en tout cas,
son discours n'est
pas
formé. Justement,
regardez cette
question.
Qu'a à dire Bellamy sur la concurrence des salariés au sein de l'Europe et sur l'uniformisation des salaires vers le bas ? Il faudra lui poser la question. On va attendre,
il entre vraiment
en campagne. Le candidat de la droite est de droite ou est le scandale
? Ah
non, il n'y
a
aucun scandale. Il incarne simplement une sorte de droite. Et en effet, le risque, et on a déjà entendu des voix divergentes, c'est que l'ensemble de la droite ne se sent pas représenté par ce candidat. Après, à savoir ce qu'il va défendre sur le plan européen, je pense qu'il va s'aligner sur la plateforme programmatique des Républicains. Qui dit quoi ? Sachant que c'est un scrutin qui est toujours très compliqué, les Européennes, pour cette famille de la droite qui est profondément divisée entre des eurosceptiques qui sont en retrait. On a connu des époques où il y avait deux listes de droite qui s'affrontaient. Et après, l'UMP a fait un virage plus pro-européen.
Mais il reste cette ambiguïté.
Et
donc, la difficulté du candidat, ça va être d'incarner cette ambiguïté et de pouvoir faire le rassemblement des eurosceptiques et des pro-européens.
– Mais la
ligne, elle est claire, là, désormais, si vous deviez résumer la ligne du parti Les Républicains pour les Européennes qui ont lieu en mai ? – C'est un oui-mais,
on va dire. C'est un oui-mais, on est sur
une ligne. – Oui à l'Europe, mais une Europe
différente. – Oui, oui. Oui à l'Europe, mais avec des aménagements, avec un peu plus
de protection. On reste dans le
oui, encore. – Ça va être la ligne de tout le monde, le oui-mais. C'est ça le problème, difficile.
– Y compris Macron. – François-Xavier Bellamy n'est-il pas tout simplement un réactionnaire ?
– Il est conservateur.
– C'est mieux que réactionnaire ?
– C'est différent,
c
'est un vrai conservateur au sens philosophique du thème. Il y a toute une tradition philosophique conservatrice qui pense intellectuellement qu'il faut s'inspirer de ce qui a été validé par les générations précédentes et qu'il faut résister à des changements qu'on pourrait ne pas souhaiter ou dont on pourrait regretter les conséquences. Le réactionnaire, c'est celui qui veut vraiment, qui travaille à restaurer un ordre ancien disparu. Ce n
'est
pas du tout ce qu'il écrit. Donc c'est vraiment un conservateur.
C
'est même une figure presque parfaite d'un conservatisme qui en politique avait complètement disparu, en particulier, mais ça a déjà été dit, parmi ces générations-là.
– M.
Bellamy, voudrait-il que la femme au XXIe siècle n'ait plus le choix de son style de vie
? –
Je crois qu'il ne faut pas caricaturer.
En
tout cas, peut-être lui donner la chance de ne pas être sur une position catholique rétrograde. Il
me
semble-t-il qu'il ne l'est pas. En tout cas, on va
voir. – C
'est la conclusion à laquelle vous êtes arrivée lorsque vous l'avez interviewée ?
– Oui, je ne suis pas du tout face à quelqu'un qui aurait été un catholique rétrograde. Par contre, effectivement, il y
a
des convictions catholiques, mais sur la femme, je ne suis pas du tout certaine.
– Par exemple,
on peut être catholique et favorable à l'IVG ?
–
Je pense qu'on peut être catholique et favorable à la dépénalisation de l'IVG, c'est-à-dire, de dire,
favorable
à la loi Veil, si vous voulez. Puisque d'ailleurs, les députés catholiques avaient voté la loi Veil, et aujourd'hui, la plupart des catholiques ne voudraient surtout pas qu'on retourne en arrière. Après, on peut dire d'un point de vue personnel, mais c
'est
d'un point de vue personnel, autant tout éviter. Après, il y
a
aussi tout un courant aujourd'hui dans le catholicisme qui dit, on en est resté à 260 000 à peu près avortements par an en France, et c'est trop, essayons de faire que ce soit moins important.
–
Et on rappelle que le pape avait dit que c'était comme avoir recours à un tuer à gage. – Oui,
oui,
une discussion totalement stupide.
–
Voilà. Pourquoi les cathos seraient-ils tous conservateurs ? C'est dur d'abandonner les clichés ?
– Disons que les catholiques votent plutôt à droite majoritairement, ne serait-ce que parce qu'ils sont généralement plus âgés et de catégories sociales professionnelles en France plutôt élevées. Donc c'est traditionnellement un électorat qui est plutôt sur la droite.
–
Après,
il
y a une partie de ces centristes catholiques qui ont déjà d'ailleurs, pour une partie, quitté le giron des Républicains, qui se sont rapprochés d'Emmanuel Macron, en tout cas qui ne se reconnaîtront pas forcément. Donc je pense qu'on peut être catholique et ne pas forcément se
reconnaître dans la tête de
liste des Républicains.
– Que disent les femmes du parti Les Républicains ?
On
a entendu tout à l'heure Rachida Dati.
–
Oui, Rachida Dati et Nadine
Morano qui
sont très contents d'avoir été reconduites et de pouvoir obtenir à nouveau leur siège. Je pense que c'était leur but et c'était le sens de toutes les discussions avec Laurent Wauquiez depuis plusieurs mois.
– Mais ce que suggère cette question, c'est est
-ce
qu'il pourrait y avoir un risque électoral, justement avec un choix comme celui-ci en direction d
'électorat féminin ? – Tout dépend de la tête de
liste Macron. Si c'est une femme, effectivement, jeune, moderne, et puis Macron n
'est
quand même pas non plus totalement à gauche, là il y
a
un vrai risque.
–
Puisque Macron fait très bien le job de la droite, quelle place peuvent occuper les Républicains ? –
C'est le
sujet. – Ça c'est
le problème stratégique de Laurent Wauquiez depuis l'élection d'Emmanuel Macron et la formation d'un gouvernement qui penche à droite et qui gouverne
en
s'appuyant sur des ministères économiques à droite, c'est comment dégager un espace politique pour la droite républicaine entre le Front National qui attire à lui une partie des couches populaires sur un discours de défense nationale très radical et le parti de Macron qui attire à lui les CSP+, et les couches prospères ou en ascension sociale. C'est la difficulté où il est et qui justement, qui n'a pas pour le moment, les sondages, ne les prenons pas pour des projections ou des pronostics, mais les sondages actuellement situent aux alentours de 10% de la liste des Républicains
pour les élections européennes,
entre 10, 12, enfin j'en ai vu à 10.
– Ce
qui est bas.
– Ce qui est très très
bas par rapport à l'étiage de la droite du gouvernement français.
– Alors justement, pour ça, il y aurait peut-être besoin de voix. On n'entend plus que Wauquiez, que sont devenus les barons de la droite, leur absence n'a-t-elle pas rendu la droite inaudible ? Ils sont où les barons de la droite ? Est
-ce qu'il en
reste
?
– Ils sont partis, ils sont ailleurs, ou ils sont en position d'observateurs comme Valérie Pécresse qui monte son propre mouvement et qui attend de voir ce que tout ça adviendra, ou Xavier Bertrand qui a choisi une autre stratégie, ou Christian Estrosi, d'ancrage régional, et qui sont à la fois dehors, encore un pied dedans, mais dehors pour récupérer les morceaux cassés de la droite.
– Mais l'ami est-il pour ou
contre ce mariage pour tous
? –
Il est
contre,
il l'a dit, il a participé au mouvement de la manif pour tous.
– Mais ce n'est pas là-dessus qu'il va
faire campagne pour les Européens ?
– Non mais ça
lui sera probablement rappelé
dans les débats. – Mais pourquoi l'Euroroquet ne
présente-t-il pas lui-même, ne se présente-t-il pas lui-même en tête de liste à ces Européennes ? Pourquoi il
n'y va pas ? – Alors
c'est pour rebondir sur ce qu'avait dit Claude Veil, c'est vrai que ce sont des mandats qui sont peu attractifs pour les politiques de premier plan qui préfèrent rester sur la scène nationale plutôt que s'exiler à Bruxelles où ils sont moins entendus et ils ont moins de poids. – Et de toute façon c'est incompatible avec la présidence de la grande région Auvergne-Rhône-Alpes.
– Merci à vous tous, c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h40. On se retrouve demain 17h50 pour un nouveau C'est dans l'air, tout de suite c'est à vous. Belle soirée sur France 5.
– Sous
-titrage ST' 501
François-Xavier Bellamy