Aller au contenu
Tous les transcripts
DébatL'INCO· 4 mars 2022 30 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & internationalSolidarités & famille

EXCLUSIF : Eric Zemmour VS Marion Maréchal - Le débat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Temps de parole

  • ?98 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique]

0:22
Locuteur

ce clivage là entre droite et gauche a pris toute sa portée moderne après-guerre et que d'après moi le clivage est désuet pour une raison simple c'est que il était porté par l'émergence de la classe moyenne occidentale politique économique sociale etc en gros entre la droite et la gauche le débat a longtemps été est-ce qu'il faut plus ou moins redistribuer moindre distribuer plus redistribués et je pense que ce sujet est mort et que on est revenu au clivage profond philosophique identitaire entre eux alors conservateurs progressiste etc donc on peut estimer que le clivage populiste progressiste est né après tout qu'un retour a une forme de clivage droite-gauche c'est pas assez loin d'être stupide et ça se défend tout à fait sauf que c'est comme on va on va parler du mot libéralisme on va être tout être d'accord pour dire qu'il est piégé d'avance et ben le clivage droite-gauche c'est un peu la même chose c'est-à-dire que du coup on se met dans les chaussons du vieux clivage entre en gros LR LPS avec Eric donc on va le on va le refaire mais moi je dis pas que le clivage droit de gauche est entièrement satisfaisant et j'en partage toutes les limites vu l'âge qui est bien aujourd'hui non mais je veux dire moi je baigne depuis 10 ans dans le débat politique sur la théorisation de la fin des clivage traditionnel et tout donc je trouve énormément de raisonnement qui sont très satisfaisants sur le plan intellectuel et notamment évidemment on pourrait se pencher sur le clivage libéral anti-libéral le clivage mondialiste patriotes il y a beaucoup de choses France périphériques métropole voilà il y a beaucoup de choses qui a montréaliste recoupe aucun des clivages d'ailleurs des parfaitement satisfaisant et à mon avis tout ça on peut trouver du vrai et du satisfaisant partout je trouve que le clivage droite-gauche a le mérite pour moi d'être encore le plus lisible dans l'esprit des Français parce que la limite de l'exercice et c'est un peu le débat qui avait eu autour des propos de Patrick Buisson c'est de dire il y a d'un côté le monde intellectuel avec des grandes réflexions su avec des mots qu'on peut traiter sur le plan de l'histoire des idées politiques et voilà et puis le fait de voir des clivages qui soient opérationnels sur le plan politique c'est à dire que dans lesquels les Français puissent comment dire se reconnaître tout de suite parce que ce qu'il représente résonne clairement dans leur esprit et c'est vrai que je continue de penser que l'air d'Orient droit et gauche dans les grandes lignes les gens ont des représentations suffisamment claires dans mon esprit la droite ça reste malgré tout aujourd'hui la nation la famille la tradition l'autorité opposée c'est vrai à une vision pour aujourd'hui la qualifier plus progressiste et donc c'est vrai plus anti-national ou post-national multiculturaliste internationaliste socialiste ni droite ni gauche ça n'a jamais été autre chose que ni rprs ça veut dire qu'en fait exactement ça veut dire qu'en fait il renvoyait dos à dos des parties mais le fait que des parties aient pu un moment donné mal représentées les courants auxquels ils étaient censés appartenir ne veut pas dire que c'est courant ne continue pas finalement d'irriguer la vie politique française les courants continuent d'irriguer ça c'est on est tout à fait d'accord surtout ce que j'ai dit tout à l'heure c'est à dire que on est en train de sortir de 50 ans d'économicisme c'est comme ça qu'on dit et pour revenir justement à un débat très 19e siècle en vérité très identitaire très qu'est-ce qu'une nation qu'est-ce qu'un on voit bien qu'est-ce qu'un État etc on voit bien qu'on revient aux discussions et d'ailleurs quand on quand on lit les grands auteurs du 19e on est on se retrouve très bien c'est assez intéressant d'ailleurs beaucoup mieux que les auteurs des années 50-60 etc donc c'est pas pour rien je pense parce que là je maintiens moi je crois beaucoup parce que tu disais tout à l'heure très justement il y a il faut pas déconnecter le monde des idées avec le monde de la réalité électorale je suis tout à fait d'accord et c'est pour ça que j'ai commencé par dire je pense que justement ce clivage droit de gauche tel qu'il a été préempté par la réalité électorale depuis les années 60 est mort c'est ça que j'ai dit tout c'est tout ce que je disais les idées de buissons c'est ça devient gênant [Rires] en plus ça me fait rire parce que il a complètement il s'est fait entre guillemets lui qui est censé maîtriser le mieux son discours là en l'occurrence il est passé pour celui qui cherche l'alliance avec la gauche alors qu'il est absolument pas favorable à ça c'est toute l'ambiguïté avec lui il veut absolument pas s'allier avec France insoumise il veut absolument c'est très intéressant d'ailleurs dans le clivage libéral anti libéral c'est que très souvent si tu veux les entiers libéraux de gauche sont des gens qui sont des internationalistes des multiculturalistes et des socialistes sur le plan économique ça c'était avant mais aujourd'hui c'est même pire parce que je pense que ils sont en train de se faire complètement phagocyté par les islamos gauchistes et l'idéologie des coloniales et je pense que le parti est mort il est en train de mourir et d'être tué par les l'alliance entre les féministes les LGBT et ils sont en train de détruire le parti non non mais en fait le problème c'est qu'il y a c'est là où c'est piégé si tu veux dans le terme libéralisme tu pourrais aborder ça sur le plan économique tu pourrais avoir ça le plan philosophique or les Antilles libéraux telles sont des antibérons sur le plan économique et ne sont pas plutôt le plan philosophique voilà donc tu as une critique partagée si tu veux sur la doctrine néolibérale de l'Union européenne mais pas c'est ça la vision de la société d'où moi je trouve la limite à vouloir absolument si tu veux revenir au droit le mot populiste ne me gêne pas parce que le dans le mot populiste que les populistes dans l'histoire se sont toujours opposés au communistes et au totalitaire que ça soit les naronis qui russe et et tous ces gens là tous ces gens là moi me gênent pas et il y a une tradition populiste qui ne me qui ne me rebute absolument pas sur le terme le terme populisme moi non plus me gêne pas dans l'absolu il y a pas de problème puisque le problème aujourd'hui c'est que c'est utilisé comme un comment dire comme une sorte de stigmate voilà donc moi j'ai pas de problème avec le mot en tant que tel je suis plus gênée parce qu'il peut représenter parce que quand même du populisme si tu veux en tant que tel c'est qu'il y a des populistes de droite il y a des populistes de gauche bien tu peux pas mettre sipras dans la même dans le même camp que si tu veux la Ligue que 5 étoiles en même temps de la Ligue que les populistes espagnoles et le problème c'est qu'en fait populisme à part être un entier élit souvent d'ailleurs un défenseur de la démocratie directe il y a pas que des choses négatives là dedans mais ce que je veux dire c'est que finalement le plus petites dominateur commun des populistes mais il est assez réduit il n'apparaît pas suffisant pour porter une vision de la société cohérente voilà le populisme de gauche théorisé par Ernesto machin Laclos et repris par Mélenchon est en train de crever tuer par ce que j'ai dit tout à l'heure c'est-à-dire l'alliance des féminismes LGBT et de l'islamo gauchisme Chantal mouf qu'est-ce qu'elle dit finalement parce que moi je l'ai lu entièrement et donc à la fin du livre elle vous fait tout un baratin sur le peuple qu'on construit déjà c'est la constructivisme le populisme de gauche constructivisme on construit un peu et à comprendre n'importe qui et on en fait un peuple par opposition aux élites et aux riches fin du livre de Chantal Moov qui reprend Ernesto Laclos qui est le même repris par Mélenchon qu'est-ce qu'elle dit elle dit il faut l'association des minorités féministe et compagnie donc finalement ce populisme de gauche est un leurre est un trompe l'oeil pour détourner un électorat populaire de du populisme de droite donc moi je pense qu'il y a pas de discussion il va crever de lui-même on va pas s'allier avec lui mais personne n'arrive pas à saisir il y a une différence entre les électeurs et les appareils mais donc ces électeurs qui ont voté Mélenchon il y a dedans des électeurs des petits fonctionnaires petite classe moyenne des gens qui savent très bien et qui sont des gens de quelque part c'est ça quelque part et pas n'importe où qui sont en première ligne pour vivre tous les les ravages de l'immigration parce qu'ils sont dans les hôpitaux parce qu'ils travaillent dans la fonction publique parce qu'ils travaillent dans les guichets dans le ils savent très bien la désagrégation de la société que provoque l'immigration et ces gens-là ils ont aucune raison de voter avec Clémentine Autain et Daniel obono qui défendent les indigénistes et compagnies je veux dire à partir d'un certain moment ces électeurs-là ils ont ils ont vocation à quitter ces gens là qui les aveuglent ils s'en rendent compte de plus en plus moi je pense moi je pense qu'en fait il y a une mauvaise lecture de ce que ce qu'a pu être la montée de Mélenchon à un moment donné c'est à dire que en fait toute cette théorisation du bloc populiste donc de la nécessité d'aller chercher chez les lecteurs de LSI ce qu'on distingue quelle partie mais c'est quand même les lecteurs de LFI dont on parle on peut partir des lecteurs de les filles on est d'accord et le problème c'est qu'on est parti d'abord de de score de Mélenchon au président ce qui était assez inédit bon je pense que malheureusement son score est en grande partie du au fait que le PS c'était fondé à l'époque donc il a récupéré une grande partie de la branche croisée du Parti socialiste qui de fait n'avait plus personne vers qui se tournait en dehors de lui il a continué à capitaliser sur le vote communautaire sans aucune difficulté il a continué à capitaliser donc voilà donc c'est bien il a continué à capitaliser sur le bobo de centre-ville qui adore se donner du frisson révolutionnaire voilà comme on a très bien et donc si tu veux quand tu regardes un peu ces sociologies électorale évidemment il a réussi il a raison à capter probablement mais c'est pas la majorité une partie des abstentionnistes qui sont nuls ensuite il y a une grand mouvement des gilets jaunes tout le monde a dit c'est merveilleux c'est la démonstration que on peut faire cette grande alliance parce que soi-disant les lecteurs et les filles étaient bras dessus bras dessous et les lecteur eren la réalité c'est que c'est tout autre enfin de ce que moi j'ai vu de ce que j'ai regardé des analyses que j'ai lu du terrain où je suis allé c'est qu'en fait on avait certes beaucoup d'électeurs RN dans ce gilets jaunes il y avait des abstentionnistes il y avait des gens qui étaient sortis du jeu électoral depuis longtemps et toute cette masse était encadrée c'est vrai par des cadres et les filles c'est exactement ce que j'ai compris d'où le fait que tout le monde a imaginé que parce qu'il y avait des cadres et les filles qui sont venus faire ce que l'extrême gauche faisait très bien depuis des années c'est à dire récupérer des mouvements sociaux alors profite tout le monde s'est dit c'est merveilleux regardez c'est la grande alliance populiste la droite et la gauche anti libérale réunies c'est génial transforme-moi ça en victoire politique sauf qu'en fait c'est une mauvaise analyse des choses je répète je ne suis pas pour l'Alliance des populines de gauche et les populistes de droite en retenant compte des appareils je pense que le seul populisme est un populisme de droite mais parce que on en revient à la discussion c'est les mots sont c'est compliqué tous ces mots donc voilà c'est pas simple parce que c'est ce que j'ai dit ou en préambule il est possible que le nouveau clivage populiste progressiste soit en fait une resusée du vieux clivage droit de gauche c'est très possible je ne dis pas le contraire ces mots sont lestées par nos adversaires d'une charge maléfique donc moi je suis d'avis mais c'est personnel c'est personnel je sais pas si j'ai raison et je sais pas si tout le monde peut faire ça de retourner le stigmate avec avec joie mais moi je pense qu'il faut dire oui on est populiste on est conservateurs on est tout je pense que ça sert à rien en fait de toute façon on est contre moi je crois qu'on se définit contre eux et que c'est le seul sujet et que chacun reconnaîtra les siens je me demande si ça sert à quelque chose de d'essayer de d'arriver à une pureté et sémantique et idéologique mais je pose la question j'ai pas de certitude oui mais je sais pas moi non plus je suis pas convaincue que on gagne pas politiquement aussi parfois contre justement il était contre il était contre Pétain il était contre la quatrième il était contre puis quand il a eu le pouvoir il a instauré son nom mais c'est vrai sérieusement non mais toute façon sur le plan stratégique tu as pas 36 solutions un peu un grand pessimiste toi c'est vrai que peut-être déjà en train d'expliquer qu'on est sous l'air Louis-Philippe on en a pour voilà plus d'une décennies je sais beaucoup plus pessimiste que ça parce que encore lui Philippe c'était pas si mal à côté de ce qu'on va connaître mais c'est vrai que si tu veux là-dessus moi j'ai grandi sous le comment dire un peu le fantôme de Jean-Marie Le Pen qui nous a toujours pas forcément formé un peu politiquement intellectuellement et qui je l'ai toujours entendu dire il reprenait en cela d'autres mots célèbre mais je te trouvais que c'était une approche pleine pleine d'espoir si tu veux et voilà la France dans son histoire singulière a connu des des chutes lamentables et des grands redressements avec du coup des des résurrections sublimes et évidemment tu as plein d'exemples à l'appui tu as 10 ou 110 la une t'as les garde religion tu as la Seconde Guerre mondiale où on finit finalement à la table des vainqueurs voilà et c'est vrai que d'une certaine manière côté français était un peu condamné à l'espoir parce que quand tu vois c'est parti on est passé dans une nation millénaire tu vois voilà tu dis tu me poses tout à fait d'accord moi je suis très frappé que le progressisme en fait nous ramène à un état d'origine de l'humanité c'est à dire on revient à la guerre des races on revient à la guerre des religions on revient à la gare des sexes on revient c'est la grande leçon du progressisme c'est que ça nous ramène à l'origine de l'humanité au conflit les plus primaires mais des codes implicite à travers des usages des cultures qui permet une homogénéité une réalité et le problème c'est que sauf que voilà le souci c'est que si tu veux la loi mécaniquement dans une société telle que celle-ci et le résultat dans le consensus et la grande basculement qu'on voit depuis maintenant quelques années c'est que la loi n'est plus le résultat d'un consensus elle est le résultat d'un rapport de force et le rapport de force il est quand même et tu le vois bien dans la façon aujourd'hui sont voter les lois il est forcément au bénéfice ou des classes d'argent ou des minorités organisées parce que mais uniquement des minorités étant des minorités elles sont mieux conscience de la défense de leurs intérêts donc nos organisés pour pouvoir les défendre et donc là dedans les grands perdants ben c'est évidemment la majorité silencieuse et donc c'est ça en fait moi qui m'inquiète davantage c'est aujourd'hui comment se rapporte de force dans le jeu démocratique tel qu'il est aujourd'hui il est il peut tourner à notre avantage et c'est là où je pense malgré tout qu'on ne peut pas faire l'économie de rallier à la grande cause patriotique et veulent ça comme tu veux une partie de la classe bourgeoise moyenne possédantes qui je l'espère encore un sentiment national suffisamment vivace pour pouvoir dépasser une lecture un peu marquisante de la société donc matérialiste et et vouloir défendre plus que ça en revanche là ce que je pense c'est que tu as tout à fait raison on vit sous la dictature des minorités on vit au nom de la religion des droits de l'homme ça fait ça fait 20 ans que je parle de ça je pense que c'est simplement le on a changé de système c'est à dire que les juges ont pris le pouvoir et que depuis que les juges ont pris le pouvoir le peuple a perdu voilà c'est assez simple à comprendre entre le remplacement du peuple et les le fait qu'il y a des minorités qui est le pouvoir et qui encourage se remplacement de peuple pour justement finalement récupérer les principes de avec les principes démocratiques et dire vous voyez c'est le peuple qui le veut c'est évident c'est pour ça que je suis pessimiste et que et que Marion va dire que je suis encore désespéré etc mais elle a raison je suis profondément pessimiste et profondément tragique c'est mon tempérament mais je crois que la situation le s'y prête c'est la question fondamentale c'est la question de ce que j'appelle l'impasse politique française je pense que là tu disais tous la pertinemment qu'il y a un problème occidental mais il y a une spécificité française c'est que c'est le pays le plus gravement malade et c'est le pays qui le moins de médecins adapté à la maladie c'est à dire que on a une impasse politique phénoménale c'est-à-dire que c'est très c'est très cruel d'ailleurs parce que c'est très paradoxal de Gaulle a fait les institutions de la 5ème pour rendre le pouvoir au peuple contre ceux qui l'appelaient les notables et les notoires et qu'aujourd'hui les notables et les notoires ont récupéré les institutions à leur profit contre et ont bloqué contre le peuple on s'est beaucoup appuyé justement pour les grands défenseurs du blogs populistes sur l'exemple italien en oubliant que 5 étoiles avec lequel était allié la Ligue n'allait strictement rien à voir par exemple avec un mélange on était vraiment dans un parti qui était la Révolution française évidemment ça ça récapoter mais c'est aussi intéressant de voir que la Ligue qui reste aujourd'hui premier dans les sondages d'opinion et qui a donc de grandes chances une fois que ce gouvernement tombera à plat parce que je pense pas non plus qui dure éternellement de de devenir minimale après l'emption mais en tout cas peut-être la première force politique pourquoi parce qu'en fait ils ont remplacé la droite eux ils ont remplacé la droite c'est ça qui est extraordinaire ça veut dire que Berlusconi mais c'est ça trop droit avec et donc en fait en s'alliant avec Berlusconi petit à petit ils ont pris sa place ils ont gouverné ils ont récupéré des postes en local donc ils ont fait la démonstration aussi de leur capacité à gouverner ils ont-ils ils ont tissé du réseau local ils ont tissé de la légitimité locale et à partir de là ils ont petit à petit grignoté la place de la droite dite parlementaire comme on l'a qualifier ils sont devenus à droite voilà ils ont poussé Berlusconi voilà dans le dans les limbes donc il y a peut-être aussi là dessus une leçon intéressante à tirer plutôt que d'être bien je ne suis pas du tout hostile à ce qu'on a appelé l'Union des droites je sais pas hostile simplement il faut savoir quels électeurs de droite sont encore capables de choisir la patrie contre l'argent oui mais moi je pense que la question elle est tranchée par le biais générationnel plus que par le biais matériel en réalité c'est à dire que le Macron est un jeune président à la tête d'un vieil électorat voilà c'est le président des baby boomers là qu'ils aient pu être de droite ou qu'ils aient pu être de gauche ont une sorte de votre relativement homogène mais sorti si tu veux cette génération d'après-guerre les choses se clarifient beaucoup plus pour les plus jeunes alors soit ils sont aujourd'hui dans l'abstention soit ils ont voté Marine Le Pen soit ils sont des électeurs déçus de la droite fioriste et donc voilà mais de toute façon je pense que ce clivage là il est surtout générationnel en réalité beaucoup plus que il est social aussi ça joue mais c'est pas pour moi un déterminant ça existe ça existe ce n'est pas un dépassable je réduis pas tout à cela j'aime pas avoir une vision très marxisante je suis d'accord mais bien sûr il faut quand même tu sais c'est pas c'est pas pour la dépasser il faut pas la lire voilà on l'a dépassera que si on en tient compte et que si on accepte ce conflit là et qu'on voit la dialectique mais ce qui est amusant si tu veux c'est que ce clivage populiste progressiste c'est un clivage qui a été mis en place par Macron c'est lui qui a commencé à utiliser le terme donc si il a utilisé ce terme mondialistes et les modalités ni progressiste ce qui est amusant c'est que si à mon avis ce terme a été choisi c'est évidemment à descendre et c'est peut-être parce que ce rapport de force est alors bénéfice et c'est vrai que nous en tant que responsable politique est-ce qu'on a intérêt justement à tenter de réduire les clivages et compris sociaux ou de les alimenter moi je suis un peu gêné par la dialectique qui consiste à passer son temps à dire les Français des villes contre les Français les Français des métropoles contre les Français des campagnes les riches contre les pauvres les dominants contre les dominés est-ce qu'on a pas intérêt d'alimenter ces antagonistes qui existent mais qui peuvent malgré tout être dépassés plutôt qu'en fait d'enfermer dans les électeurs dans cette logique et en ayant une dialectique qui du coup pousse peut-être en effet le possédant de droite peut-être un peu libéral dans les bras de Macron parce qu'il dit bah finalement moi je ne suis jamais qu'un connard de métropole possédant riche et donc finalement je peux pas me reconnaître dans ce je peux pas me reconnaître dans ce discours et dans cette rétaque c'est quand on est dans l'opposition on ne rassemble pas on met frontalement donc Sarkozy n'a pas rassemblé mais Sarkozy était une catastrophe il est également la prise de pouvoir mais Sarkozy la part assemblé du tout s'il a pris le pouvoir tu veux te souvenir de la campagne de 2007 tu veux que je te rappelle la compagnie il a rassemblé les élector à droite c'est ça dont je te parle droite mais il n'a pas rassemblé le pays il a pas dit il a pas fait un discours auto le droit de droite c'est ça que j'ai voulu dire ouais oui oui oui non mais bien sûr c'est le dernier à avoir rassemblé les électorats de droite pour les trahirs aujourd'hui c'est en grande partie Sarkozy la victoire politique de Sarkozy c'est pas une histoire qui a été basée sur la division des riches contre des pauvres et des possédants contre les non possédants et la France il a réussi à dépasser ça mais parce que voilà parce qu'il a que d'autres clivages parce qu'il voit exactement on est d'accord mais il n'a pas capitalisé sur ce clivage là c'est simple je veux dire oui mais pas seulement

21:59
Non speech

[Musique]

22:04
Locuteur

peut-être c'est pas un compliment j'imagine dans ta bouche non c'est pas un compliment dans ma bouche parce que je pense que c'est faux parce que je pense le travail c'était d'accord mais c'était un habillage pour faire passer le vrai discours qui a parlé aux ouvriers je me souviens très bien les discussions que j'avais avec les sondeurs à l'époque les ouvriers étaient sensibles à son discours identitaire ils étaient pas sensible à son discours je suis mille fois je remets pas ça en cause sauf que la différence c'est que la classe moyenne si tu veux qui elle n'a aucun problème avec le discours identitaire ne vote pas pour ça en revanche en revanche non mais je tiens la pas de problème c'est pas un problème je sais pas un blocage pour elle que quelqu'un est un discours identitaire bien au contraire parce que c'est pas un motif de vote en tant que tel en revanche le fait qu'elle est plus à côté avoir travaillé plus pour gagner plus là ça a été si tu veux ce qu'il a motivé pas seulement pas seulement tu regardes le bord de sa cousine ça va beaucoup plus loin ça va beaucoup plus loin que ça c'est ça qui est intéressant c'est qu'il est allé beaucoup plus loin que simplement la petite classe moyenne la classe populaire la en Italie c'est marrant de constater qui est présenté comme un parti populiste c'est un parti qui a réussi à rallier à elle notamment dans le Nord parce que c'est un parti à l'origine historiquement très fort dans le nord de l'Italie a réussi à rallier toute la toute la comment dire le tissu si tu veux de PME industriel riche du Nord qui s'est rallié à elle sur un discours économique considéré comme plutôt libéral donc c'est amusant de voir que aussi si tu veux ils ont prospéré sur cette espèce d'équilibre entre un discours identifaire extrêmement fort et en même temps un discours économique qui est capable de parler à une classe possédante je pense que on n'a pas du tout la même structure sociologique et économique de l'Italie de l'Italie mais mes forces de constater quand même même si évidemment tu as raison de dire qu'on la comparaison n'est pas la même partout que tous les gouvernements populistes ou de droites ou identitaires aujourd'hui sont des gouvernements qui pour la plupart sont beaucoup plus libéraux économiquement que je me serais la France gilet jaune sont descendus dans la rue parce que voilà moins de taxes ce peuple français qui travaille qui est pas dans la classe pauvre j'ai compris dans l'assistana et qui est une classe travailleuse qui se lève le matin et qui est entre en gros 1500 et 2500 € par mois elle est pas devenue demander plus de société sort Clément de nos poches absolument et donc ce qui veut bien dire que ce discours là n'est pas antinomique entre cette ces aspirations de cette population là et éventuellement des classes moyennes un peu plus voilà un peu plus favorisée qui pourrait aussi se retrouver là-dedans ces gens là ne vont pas entendre un discours sur un discours fillioniste sur la dette déficit budgétaire etc ils s'enfuit c'est un technicisme budgétaire politique de la cinquième et bien moins brillante que et que la classe politique de la troisième et la quatrième et qui gâchent les institutions se renversement incroyable tout à fait d'accord bien sûr Tardieu éblouissant éblouissant et d'autres bien d'autres en vérité de Gaulle tout le temps tu lis au fil de l'épée est un beau condensé de voilà de ce qui est en même temps de Gaulle il peut rien faire s'il y a pas la guerre mais en effet moi je pense que c'est vrai moi je suis plutôt c'est l'histoire aujourd'hui Napoléon de sa start-up ce serait c'est le nouvel empire mais c'est surtout que facebook je pense en même temps en même temps notre seul espoir elle va hurler c'est toute façon nous allons à la catastrophe nous allons à la catastrophe nous allons à la gare de tous contre tous nous allons à tout ça donc il faudra forcément les grands hommes seront grands hommes pardon seront révélés par cette catastrophe qui arrive franchement je suis j'ai plus d'espoir depuis longtemps non mais sérieusement je suis là je suis très sérieux je suis complètement désespéré je pense que la France que j'ai connu dans mon enfance est morte je pense que c'est dramatique je suis sérieux pour l'humanité avec avec les chimères de l'optimisme il faut arrêter ça va pas bien se passer ça va mal se passer le sens de l'histoire tu tu t'y remets fatalement c'est l'étude réelle de la situation c'est pas du tout une philosophie c'est que je vois ce qui se passe et je pense que vraiment on va à une catastrophe de Napoléon qui a vu par l'esprit et le génie d'un seul homme l'intégralité du destin européen bouleversé mais il y a eu ça ne tient pas un homme et Dieu sait si jamais en Napoléon ni pas du tout malgré les erreurs qui peuvent faire etc mais je pense que c'est le plus grand personnage de l'histoire de France de très loin mais c'est pas mon sujet mon sujet c'est que il n'y a pas de Napoléon s'il n'y a pas deux choses et ça nous ramène un autre sujet la première la Révolution française le système républicain qui lui permet de grandir dans les institutions la Révolution française parce qu'elle tue le roi et que sinon ils vont et deuxièmement la démographie française j'en ai marre de discours sur donnez-nous de l'espérance et donnez-nous de l'optimisme je n'en donne pas parce que je n'y crois pas et que je ne veux pas et je veux pas mentir aux gens je le vois pas comme ça j'ai l'impression que le malgré tout le sinon je crois pas ça mais je crois que si tu veux le le système est en train malgré toutes s'effondrer sur lui-même enfin cette espèce de voie démocratique est devenue une voix médiatique déjà ce que j'ai l'impression que cette époque est un Gora figéant quoi c'est absolument non mais c'est extraordinaire on a vécu sous une telle pointe de fer mais quand même le paradoxe dans ce que tu dis c'est ça qui est quand même assez surprenant c'est que donc cette jeunesse là qui est la la plus désarmée si tu veux intellectuellement la plus déracinée et celle qui pour une grande partie d'entre elles aujourd'hui vote pour un parti comme le rassemblement national ça veut dire que c'est elle qui n'a jamais connu la France paisible la France uniculturelle oui oui c'est la première confrontée mais si tu veux c'est ça qui est surprenant oui mais ça va à l'inverse de ce que tu dis ça veut dire que on les c'est une minorité qui est en train de mourir et qui se bat avec l'énergie du désespoir parce qu'elle vit elle vit l'invasion et la colonisation de son pays malgré le travail de sable dont tu parles et donc tu pourrais imaginer que les conséquences sont que finalement il se rallie à l'espèce de propagande en général résiste encore plus que la génération d'après-guerre qui elle a été mieux formée la révolution incapable culturel énorme voilà donc c'est tout à fait normal donc ça va dans le sens de l'espoir c'est une partie de la génération c'est soumise aux nouveaux pouvoirs des grandes écoles les enfants des grandes écoles etc si on se pose machin et tout ça et tu as les enfants des pauvres des classes populaires qui sont confrontées exactement à l'invasion et la colonisation à avoir des musulmanes et qui se révolte avec des moyens comment dire médiocre avec des moyens qui trouvent parce que justement limité et il se battent comme ils peuvent mais c'est l'énergie du désespoir ils sont déjà occupés ils sont déjà colonisés par les min orités les minorités agissons en tout cas elle est écrite par la violence par les minorités comme elle mais je n'y arrive pas donc je vais pas encore une fois me forcer et mentir en tout cas ce que je sais c'est que peut-être s'en sortira je pense que tu sortiras

29:52
Non speech

[Musique]