đŽ Enjeux, rĂŽle et stratĂ©gie dâinfluence de la France dans lâOTAN : examen dâun rapport dâinformation
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 62 %Attaque 26 %Défensif 12 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les objectifs concrets de la stratégie française au sein de l'OTAN ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la France n'a-t-elle pas encore rejoint les NPG ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment renforcer le pilier européen de l'OTAN sans affaiblir l'autonomie française ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quels indicateurs mesureraient l'influence française dans l'OTAN ?
- 10:00OuverteRéponse directe
La France doit-elle augmenter son budget de défense à 3 % du PIB ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quel rÎle pour l'Assemblée parlementaire de l'OTAN dans la diffusion de la culture stratégique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:30Fait
« la garantie ultime de sécurité de notre pays n'est pas l'OTAN mais nos moyens nationaux et nos propres forces armées »
- 16:30Chiffre
« la contribution française au budget militaire et d'investissement de l'OTAN financé par le programme 178 passerait de 193 millions d'euros en 2022 à 770 millions d'euros en 2030 hors effet de l'inflation »
- 1:00Fait
« la défense de notre pays se fera comme celle de tous nos alliés européens en coalition »
- 9:00Fait
« les membres de l'Alliance voient la dĂ©gradation de leur environnement stratĂ©gique et les incertitudes venant des Ătats-Unis »
- 12:00Fait
« l'OTAN est aujourd'hui l'enceinte de l'autonomie ou de la souveraineté stratégique européenne »
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point nommĂ© faire le bilan de ce retour et de l'influence de la France au sein de l'Alliance mais Ă©galement pour nous Ă©clairer sur les enjeux de l'OTAN post- guerre en Ukraine et de sa relation avec l'Union europĂ©enne il sera aussi l'occasion de nous prĂ©senter quelle devrait ĂȘtre selon vous la stratĂ©gie de la France vis-Ă -vis de l'OTAN avec une rĂ©ponse qui je devine dĂ©jĂ sera peut-ĂȘtre propre Ă chacun des des rapporteurs mais Ă titre personnel moi j'attends beaucoup de la prĂ©sentation de ce rapport je pense que ça va ĂȘtre passionnant et comme vice-prĂ©sident de la commission j'en attends beaucoup aussi parce que je trouve que notre commission est aussi cet espace dans lequel on peut avoir des dĂ©bats trĂšs politiques sur de vraies diffĂ©rences sur des questions aussi fondamentales que celles qu'on va traiter aujourd'hui mais dans le respect avec de du respect de la la hauteur de vue et je ne doute pas que cette audition va le dĂ©montrer encore une fois donc sans plus attendre chers collĂšgues je vous laisse la parole et euh j'en profite quand mĂȘme pour dire que je suis particuliĂšrement heureux d'avoir Anne junĂ© Ă mes cĂŽtĂ©s qui nous a fait une petite frayeur c'est Ă vous merci monsieur le PrĂ©sident chers collĂšgues 2024 est une annĂ©e particuliĂšre pour l'ut temp mais Ă©galement pour la relation de notre pays avec l'Alliance atlantique c'est en effet le 75e anniversaire de la crĂ©ation de celle-ci et le 15e anniversaire du retour de la France qu'il avait quittĂ© entre 1966 et 2009 dans le commandement militaire intĂ©grĂ© ce double anniversaire mais aussi et surtout le double fait que l'OTAN est aujourd'hui avec la guerre en Ukraine pleinement engagĂ© dans la dĂ©fense du territoire europĂ©en face Ă la Russie et en pleine transformation interne donne un Ă©cho particulier Ă ce rapport sur les enjeux le rĂŽle et la stratĂ©gie de la France dans l'OTAN comme vous allez l'entendre nos positions sur ce qui devrait ĂȘtre les la relation de la France Ă l'OTAN sont trĂšs diffĂ©rentes mais nos travaux se sont dĂ©roulĂ©s dans une ambiance constructive qui a permis d'aboutir Ă des constats partagĂ©s merci juste avant de poursuivre je voudrais justement rebondir lĂ -dessus et remercier mon corapporteur en effet nous avons eu un travail je crois trĂšs constructif malgrĂ© des diffĂ©rences de points de vue que vous noterez tout Ă l'heure qu'on vous prĂ©sentera tout Ă l'heure vraiment la la preuve qu'on peut avoir un dĂ©bat politique de haut niveau et extrĂȘmement constructif et toujours dans l'apaisement et jamais dans les outrances et ça fait plaisir de voir que c'est quand mĂȘme possible aujourd'hui donc l' temp a Ă©tĂ© créé le 4 avril 1949 par le TraitĂ© de l'Atlantique Nord afin d'assurer la dĂ©fense territoriale de l'Europe face Ă la menace reprĂ©sentĂ©e Ă l'Ă©poque par l'Union soviĂ©tique c'est donc une alliance dĂ©fensive dont le cĆur est l'article 5 du TraitĂ© de l'Atlantique Nord qui stipule que toute attaque contre l'un de ces membres constitue une attaque contre l'ensemble de ceuxci appelant donc Ă une rĂ©ponse collective Ă l'agression la disuision mutuelle qu'on exercĂ© l'OTAN et le Pacte de Varsovie pendant un demi-siĂšcle a Ă©tĂ© efficace puisqu'il n'y a pas eu de conflit armĂ©e directe entre les deux blocs pendant toute la guerre froide le dĂ©mantelllement du pacte de Varsovie en 89 puis la disparition de l'URSS en 91 ont créé un vide existentiel pour l'OTAN mais au lieu de se dissoudre elle s'est rĂ©orientĂ© vers la gestion de crise puis s'est engagĂ© dans la lutte contre le terrorisme avec l'activation par les Ătats-Unis de l'article 5 c'Ă©tait Ă la suite des attaques du 11 septembre 2011 1 de la dĂ©fense collective de l'Europe de l'Ouest l'OTAN est ainsi devenu un fournisseur de sĂ©curitĂ© Ă plus large spectre fonctionnant sur le mode expĂ©ditionnaire puisque ces interventions contre le terrorisme mais aussi celles en Libye en 2011 sous mandat de l'ONU ont eu lieu en dehors de l'Europe il n reste pas moins que les annĂ©es 2010 ont Ă©tĂ© pour l'Alliance des annĂ©es difficiles Ă l'enlisement en Afghanistan et au consĂ©quence dĂ©sastreuses de l'intervention en Libye se sont ajoutĂ© l'effondrement des budgets de dĂ©fense de ses membres Ă la seule exception des Ătats-Unis soucieux de toucher les dividend de la paix dans un environnement stratĂ©gique considĂ©rĂ© comme sĂ»r l'alliance Ă©tait Ă©galement minĂ©e par les conflits internes et en particulier entre la GrĂšce et la Turquie on y reviendra aux multiples consĂ©quences notamment sur la coopĂ©ration avec l'Union europĂ©enne l'OTAN vivait ainsi une deuxiĂšme crise existentielle qui avait justifiĂ© la dĂ©claration controversĂ©e du prĂ©sident Macron en 2019 sur son je le cite Ă©tat de mort cĂ©rĂ©brale cette dĂ©claration a constituĂ© le premier Ă©lectrochoc donnĂ© Ă l'alliance puisque'Ă la suite de celle-ci l'OTAN a lancĂ© une vaste rĂ©flexion interne qui a abouti Ă l'agenda 2030 qui organise donc cette profonde transformation de l'OTAN le deuxiĂšme Ă©lectrochoc c'est Ă©videmment la guerre en Ukraine pourtant un premier avertissement avait Ă©tĂ© donnĂ© Ă l'alliance en 2008 lorsque la Russie avait agressĂ© envahi une partie de la GĂ©orgie avertissement qui avait donnĂ© lieu Ă une rĂ©action Ă l'Ă©poque limitĂ©e de l'Alliance en raison de la complexitĂ© de la situation et des avis divergents de ces membres l'agression de l'ucraine en 2014 a suscitĂ© une rĂ©action plus forte puisqu'elle entraĂźnĂ© d'abord la mise en place sur le flan est de l'alliance d'une prĂ©sence avancĂ©e renforcĂ©e c'est-Ă -dire le dĂ©ploiement dans les pays baltes et en Pologne de groupements tactiques interarmes auquel vous le savez notre pays participe via notamment la mission lynx le passage de ce conflit de basse intensitĂ© qui n'avait en rĂ©alitĂ© pas cessĂ© depuis 2014 Ă une guerre ouverte de haute intensitĂ© le 24 fĂ©vrier 2024 a immĂ©diatement eu de fortes rĂ©percussions sur l'OTAN car c'est en effet vers l'OT temp que l'ensemble de ces membres europĂ©ens se sont tournĂ©s pour assurer leur dĂ©fense face Ă l'agressivitĂ© russe l'OTAN a satisfait Ă cette demande en renforçant considĂ©rablement le dispositif de dĂ©fense et de dissuasion mis en place depuis 2017 lequel couvre aujourd'hui l'ensemble du flanc Est de l'Estonie Ă la rouĂ©ie Ă la Roumanie pardon pays au sein duquel la France est nation cadre c'est-Ă -dire commande le groupe tactique interarme la guerre en Ukraine a ainsi confortĂ© l'OTAN dans son rĂŽle premier en matiĂšre de dĂ©fense collective de ses membres dans une posture qui ne d'ailleurs pas s'en rappeler celle de la guerre froide la guerre en Ukraine a Ă©galement relancĂ© le processus d'Ă©largissement de l'Alliance aussitĂŽt aprĂšs le dĂ©clenchement de la guerre en Ukraine ce sont deux pays traditionnellement neutres la SuĂšde et la Finlande qui ont officiellement demandĂ© Ă rejoindre l'alliance sans revenir sur l'histoire de ces pays la prise de conscience qu' a constituĂ© l'agression russe et les pĂ©ripĂ©ties de leur adhĂ©sion de fait me semble important Ă souligner dans cet Ă©largissement les tensions qu'il a suscitĂ© au sein de l'alliance avec la longue opposition de la Hongrie et de la Turquie Ă la ratification du traitĂ© d'adhĂ©sion et l'adhĂ©sion de la SuĂšde et de la Finlande a Ă©galement mis en Ă©vidence la perception du caractĂšre sĂ©rieux de la menace russe Ă ce point que deux pays historiquement neutres esti immĂ©diatement cherchĂ© Ă rejoindre l'Alliance pour assurer leur sĂ©curitĂ© illustration de l'attractivitĂ© de l'OTAN cette double adhĂ©sion d'Ătats membres de l'Union europĂ©enne rĂ©vĂšle Ă©galement en creux que la garantie de sĂ©curitĂ© apportĂ©e par celui-ci via l'article 42 par alignĂ©a 7 du du traitĂ© sur l'Union europĂ©enne n'est pas jugĂ©e suffisante enfin la guerre en Ukraine a eu de fortes rĂ©percussions sur le processus de transformation de l'Alliance et notamment sur le nouveau concept stratĂ©gique qui Ă©tait en cours d'Ă©laboration adoptĂ© au sommet de Madrid en juin 2022 il opĂšre un renversement complet par rapport Ă celui de 2010 en effet alors que la Russie Ă©tait depuis cette date considĂ©rĂ© comme un partenaire stratĂ©gique elle prĂ©sente elle reprĂ©sente aujourd'hui la menace la plus importante et la plus directe pour la sĂ©curitĂ© des alliĂ©s et pour la paix et la stabilitĂ© dans la zone euro-atlantique le concept stratĂ©gique mentionne Ă©galement pour la premiĂšre fois la Chine jugeant que ses ambitions et ses politiques coercitives sont contraires Ă nos intĂ©rĂȘts Ă notre sĂ©curitĂ© et Ă nos valeurs ainsi que le terrorisme dans une vision Ă 360°r des enjeux de sĂ©curitĂ© document politique qui explique quelles sont les missions de l'OTAN et dĂ©crit les dĂ©fis et les possibilitĂ©s qui se prĂ©sentent Ă elle dans un environnement de sĂ©curitĂ© en Ă©volution le concept stratĂ©gique aura une sĂ©rie de dĂ©clinaisons concrĂštes pour l'Alliance notamment un nouveau modĂšle de force adoptĂ© Ă©galement Ă Madrid la rĂ©vision des plans de dĂ©fense l'Ă©volution des structures des forces et de commandement et la dĂ©finition de nouvelles cibles capacitaires attribuĂ© aux Ătats dans le cadre du processus de planification et de DĂ©fense de l'OTAN c'est l'ensemble de ces dĂ©clinaisons qui contribueront Ă transformer l'OTAN transformation entamĂ©e avant la guerre en Ukraine mais qui en tirera les consĂ©quences et donc aprĂšs avoir rappelĂ© le contexte qui est celui de la alliance aujourd'hui marquĂ© par l'agression russe en Ukraine et ses consĂ©quences notre rapport s'intĂ©resse Ă la place de la France au sein de l'OTAN place qu'on peut qualifier comme l'a fait la revue nationale stratĂ©gique mais aussi nombre des person des personnalitĂ©s que nous avons auditionnĂ© de singuliĂšre la France est singuliĂšre singuliĂšre en raison de ces capacitĂ©s militaires inĂ©dites qui fondent un rapport diffĂ©rent Ă l'alliance non seulement la France est seul pays europĂ©en dans ce cas dotĂ© de l'arme nuclĂ©aire et d'une dissuasion totalement autonome mais elle dispose Ă©galement d'une BITD de niveau mondial et d'une armĂ©e quasi complĂšte dotĂ©e d'une capacitĂ© opĂ©rationnelle reconnue disposant d'Ă©quipement largement renouvelĂ© et dont la modernisation se poursuivra d'ici 2030 si laalpm est respectĂ©e les armĂ©es françaises se distinguent Ă©galement par une capacitĂ© opĂ©rationnelle main de fois dĂ©montrĂ© sur le terrain et reconnu les soldats ont Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s en terrain en territoire hostile ils ont connu le feu les soldats français bien sĂ»r et pour certains ont perdu la vie la France se distingue Ă©galement parmi les Alli par sa capacitĂ© Ă Ă©laborer une doctrine autonome de dĂ©fense et Ă mettre en place avec la loi de programmation militaire une planification nationale de dĂ©fense en effet pour nombre d'alliĂ©s europĂ©ens l'OTAN constitue la clĂ© de voĂ»te de leur politique de dĂ©fense la rĂ©flexion stratĂ©gique se limite alors Ă une reprise de ces analyses stratĂ©giques et leur planification Ă la mise en Ćuvre des plans de prĂ©paration enfin la France S avec les Ătats-Unis et le Royaume Uni membre permanent du Conseil de sĂ©curitĂ© des nations- Unies et par son histoire comme par sa gĂ©ographie avec ses outr-mers prĂ©sents dans l'ensemble des ocĂ©ans elle dispose d'une vision Ă 360 des enjeux du monde la France dispose donc pardon de capacitĂ© d'une vision inĂ©dite parmi les alliĂ©s europĂ©ens Ă la seule exception des Ătats-Unis cette singularitĂ© explique qu'elle soit dans un rapport diffĂ©rent de ceci vis-Ă -vis de l'OTAN en effet pour tous les alliĂ©s europĂ©ens l'OTAN constitue la clĂ© de voĂ» ou du moins un aspect essentiel de leur politique de dĂ©fense si ce n'est le seul dans un pays comme l'Allemagne par exemple la dĂ©fense se limite Ă la dĂ©fense territoriale et les enjeux de dĂ©fense aux enjeux europĂ©ens c'est encore plus vrai dans les pays de l'Est et les pays baltes qui sont dans une relation de dĂ©pendance totale vis-Ă -vis de l'OTAN qui constitue pour eux la seule garantie de sĂ©curitĂ© crĂ©dible face Ă la menace existentielle que constitue Ă leurs yeux la Russie or la garantie ultime de sĂ©curitĂ© de notre pays n'est pas l'OTAN mais nos moyens nationaux et nos propres forces armĂ©es par ailleurs la France assure seulle la dĂ© f de ces territoires ultramarins qui ne sont pas concernĂ©s par l'OTAN nous sommes par consĂ©quent dans une position radicalement diffĂ©rente de celle des autres pays europĂ©ens membres de l'Alliance la singularitĂ© de la France est aussi celle de son histoire avec l'OTAN comme vous le savez notre pays est un membre fondateur de l'Alliance et a eu jusqu'en 1966 un rĂŽle majeur en son sein puisque nous accueillons Ă l'Ă©poque sur notre territoire son siĂšge Ă Paris ainsi que le shape Ă roncour tout en hĂ©bergeant sur le sol hexagonal jusqu'Ă 70000 soldats am amĂ©ricain la dĂ©cision du gĂ©nĂ©ral de Gaulle de retirer la France en 1966 du commandement militaire intĂ©grĂ© motivĂ© pour des raisons politique illustre le dilemme qu'entraĂźne l'appartenance Ă une alliance politico-militaire telle que l'OTAN c'est-Ă -dire la stricte efficacitĂ© militaire en mode multinationale unicitĂ© du commandement dĂ©lĂ©gation d'autoritĂ© de toutes les forces au commandement suprĂȘme amĂ©ricain en cas de conflit ça mettrait en jeu l'autonomie stratĂ©gique du pays et partant la souverainetĂ© nationale aprĂšs cette dĂ©cision la France a donc Ă©tĂ© dans une position origine et jusqu'Ă alors inĂ©dite toujours membrre de l'Alliance et assumant par consĂ©quence ses responsabilitĂ©s dĂ©coulant du TraitĂ© de l'Atlantique Nord et notamment la solidaritĂ© entre alliĂ© inscrite dans son article 5 elle n'en Ă©tait pas moins en dehors des structures militaires intĂ©grĂ©es dont l'objet mĂȘme Ă©tait de garantir une dĂ©fense efficace des alliĂ©s en cas d'agression armĂ©e de l'un d'entre eux un modus vivindi a Ă©tĂ© rapidement trouvĂ© suite Ă cette sortie du commandement militaire intĂ©grĂ© basĂ© sur des accords militaires ad hoc connait notamment plus particuliĂšrement les accords euh sa sur sema mais il y en a eu d'autres auparavant cette situation est toutefois devenue insatisfaisante Ă partir des annĂ©es 90 aprĂšs la dĂ©cision politique Ă nouveau de participer aux opĂ©rations militaires de l'Otan notamment en ex-yoslavie sans pour autant ĂȘtre associĂ© Ă l'Ă©poque de ce fait Ă la planification et Ă la conduite des opĂ©rations puisqu'elle n'Ă©tait pas intĂ©grĂ© la France dans les structures militaires Ă cet argument technicoopĂ©rationnel en faveur du retour dans le commandement intĂ©grĂ© s'est ajoutĂ© un argument politique comme l'a soulignĂ© le rapport d'Hubert Vedrine en 2012 la dĂ©cision du prĂ©sident Sarkozi s'inscrivait explicitement dans une volontĂ© de rapprochement avec l'administration bu de l'Ă©poque aprĂšs l'opposition Ă la guerre amĂ©ricaine en Irak en 2003 et puis une volontĂ© aussi de rĂ©insertion de la France dans la famille en occidental en rupture avec l'hĂ©ritage de ses prĂ©dĂ©cesseurs de Charles de Gaulle Ă Jacques Chirac en passant par François miteron le retour Ă©videmment une nombreuse consĂ©quence que le rapport s'est attachĂ© Ă analyser la principale consĂ©quence de ce retour dans le commandement militaire intĂ©grĂ© est Ă©videmment le retour des militaires français dans ces structures dont le nombre a atteint plus de 700 militaires en 2023 contre environ une centaine jusqu'en 2008 parmi ceci des postes prestigieux ont Ă©tĂ© obtenus par notre pays dont celui de commandement suprĂȘme de commandant suprĂȘme pardon du commandement transformation et de vice chef d'Ă©tat-major du commandement opĂ©ration il faut toutefois souligner que la France ne rĂ©alise qu'Ă 79 % le quota des postes qui lui sont attribuĂ©s sot un taux bien moindre que ses principaux partenaires c'est 93 % pour le Royaume-Uni 91 % pour l'Italie 86 % pour l'Allemagne s'agissant des postes civils qui relĂšvent d'un cadre diffĂ©rent puisqu'il ne s'agit pas de Cotat nationaux mais de recrutement direct aprĂšs compĂ©tition la France dispose d'un secrĂ©taire-gĂ©nĂ©ral adjoint de l'OTAN aujourd'hui Ă la diplomatie publique madame Barry Marie DOA besancenau qui est un poste stratĂ©gique au sein de l'OTAN notamment sur la lutte informationnelle les Français sont cependant peu prĂ©sents au secrĂ©tariat international dĂ©favorisĂ© Ă la fois par un processus de recrutement trĂšs anglo-saxon assez difficile mais Ă©galement par l'absence pendant 43 ans du commandement intĂ©grĂ© et de la suspicion qui en dĂ©coule on y reviendra la conjonction de notre singularitĂ© et de ces atouts humains donne Ă d'autres pays la capacitĂ© Ă dĂ©fendre ses intĂ©rĂȘts mĂȘme si dans une organisation internationale qui fonctionne par consensus comme l'a rappelĂ© le reprĂ©sentant permanent militaire de la France au sein de l'OTAN le gĂ©nĂ©ral Gasque je cite on ne veut pas s'opposer surtout ni avoir gain de cause sur tout et si appartenir Ă l'alliance impose donc de faire des compromis toutefois ce que les auditions ont appris Ă vos rapporteurs c'est qu'il est bien plus simple d'agir en amont lorsque les discussions sont encore au stade technique qu'une fois la position formalisĂ©e est transmise Ă l'Ă©chelon politique il est en effet bien plus facile d'orienter un plan une opĂ©ration ou un exercice Ă un document stratĂ©gique une norme technique ou le cahier des charges d'un marchĂ© dans un sens favorable Ă nos intĂ©rĂȘts ou de tuer dans l'Ćuf une idĂ©e qui leur serait contraire lorsqu'ils sont en cours d'Ă©laboration or pour se faire il est nĂ©cessaire d'ĂȘtre parti Ă la discussion et d'ĂȘtre et donc d'ĂȘtre prĂ©sent lĂ oĂč elle se fait au secrĂ©tariat international et dans les grands commandements militaires comitĂ© et Agen de l'OTAN toutefois il est Ă noter que les moyens considĂ©rables des Ătats-Unis leur permettent d'ĂȘtre prĂ©sent Ă tous les niveaux de l'Alliance et il est dĂ©raisonnable d'envisager qu'un autre membre pas mĂȘme la France puisse les Ă©galer en renforçant notre prĂ©sence au sein de l'Alliance en permettant Ă des Français d'accĂ©der Ă des postes dont ils Ă©taient auparavant exclus le retour dans le commandement intĂ©grĂ© a renforcĂ© notre capacitĂ© Ă influer sur les dĂ©cisions en particulier technique de l'OTAN les auditions ont donnĂ© quelques exemples de cette influence pour notre BITD comme l'a soulignĂ© le reprĂ©sentant de la DGA je cite l'utor est avant tout une machine Ă produire des standards lesquels sont nĂ©cessaires pour assurer l'interopĂ©rabilitĂ© des diffĂ©rentes armĂ©es et matĂ©riels l'autant dĂ©fin aussi via le ndpp les ciblebles capacitaires de chacun des membres de l'Alliance leurs besoins lesquels sont ensuite dĂ©clinĂ©s en besoins militaires qui peuvent ĂȘtre satisfaits par des achats sur Ă©tagĂšr ou des programme de dĂ©veloppement dans les deux cas les Ătats se tournent vers les fournisseurs avec un cahier des charges dont l'un des Ă©lĂ©ments fondamentaux et le rĂ©sultat des standards aut temps ces standards sont obligatoires pour reprĂ©senter une offre d'oĂč l'intĂ©rĂȘt majeur Ă ce qui n'exclut pas les matĂ©riels français fin de la citation orors de telles situations peuvent se produire et plusieurs exemples confidentiels nous ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s lors des auditions de normes qui si elles avaient Ă©tĂ© adoptĂ©es aurait conduit Ă exclure les matĂ©riels français des appels d'offrees des pays de l'OTAN si nous n'avions pas Ă©tĂ© dans les diffĂ©rents comitĂ©s pour les contrecarrĂ©s l'effet de ces normes aurait Ă©tĂ© dommageable pour nos entreprises autre exemple sur un sur un plan plus politique comme l'a expliquĂ© madame Muriel domenac reprĂ©sentante permanente de la France auprĂšs de l'OTAN je cite sur le modĂšle de force nouveau la France a plaidĂ© et obtenu que l'OTAN garde une vision Ă 360° et ne se focalise pas uniquement sur ce qui se passe Ă l'est avec des dĂ©ploements lourds et permanents fin de la citation tout en faisant barrage au pression amĂ©ricaine visant Ă mobiliser l'OTAN contre la Chine l'influence de la France provient notamment euh d'abord et avant tout de facteurs extĂ©rieurs Ă l'alliance et en particulier de la singularitĂ© de sa position en effet la garantie ultime de sĂ©curitĂ© de notre pays n'est pas l'OTAN mais nos moyens nationaux et nos propres forces armĂ©es par consĂ©quent les autres alliĂ©s subordonnent leurs Ă©ventuelles rĂ©ticence ou objection au caractĂšre vital que reprĂ©sente pour eux l'alliance ce qui les conduit Ă les terres alors que la France est capable de dĂ©fendre d'autres visions de dire non lorsqu'il le faut parce que la France n'est pas dĂ©pendante de l'OTAN elle peut dire non elle l'a toujours fait d'ailleurs nous nous sommes aperçus lors de nos auditions que la France n'est pas forcĂ©ment isolĂ©e et lorsque qu'elle et qu'elle se fait en disant non le porte-voie de pays qui parce qu'ils dĂ©pendent de l'OTAN ne peuvent pas s'opposer ouvertement au consensus aux AmĂ©ricains ou Ă la Neto structure ce poil Ă gratterĂ© de ce rĂŽle de poil Ă gratĂ© est aussi vu plutĂŽt positivement par les organes de l'OTAN en ce qu'il enrichit et Ă©quilibre utilement les conversations en contrebalançant l'influence amĂ©ricaine notre rapport s'est ensuite intĂ©ressĂ© Ă la perception de cette singularitĂ© par nos alliĂ©s en effet si cette singularitĂ© a des consĂ©quences positives pour notre influence elle est susceptible de nous isoler au sein de l'Alliance et toute dĂ©finition d'une stratĂ©gie efficace de la France dans l'OTAN exige de tenir compte de la perception de notre pays par ses alliĂ©s ce que nous avons constatĂ© lors des auditions c'est la conscience qu'on nous alliĂ© de notre singularitĂ© la singularitĂ© de la position française au sein de l'OTAN la France est une grande puissance militaire et elle est considĂ©rĂ©e comme telle par ses alliĂ©s cette crĂ©dibilitĂ© militaire incontestĂ© si elle lĂ©gitime le rĂŽle singulier de la France au sein de l'OTAN a aussi pour effet de susciter des attentes de la part de nos partenaires parce que la France a des capacitĂ©s militaires que les autres pays europĂ©ens n'ont pas ceuxci attendent de notre pays qu'ils s'engage pleinement dans l'alliance et fasse bĂ©nĂ©ficier la dĂ©fense collective de son expĂ©rience et de ses moyens or notre pays a longtemps Ă©tĂ© rĂ©tissant Ă s'investir dans l'OT temp en particulier aprĂšs son retour dans le commandement intĂ©grĂ© dans la mesure oĂč celui-ci a quasiment coĂŻncidĂ© avec l'engagement opĂ©rationnel majeur des armĂ©es françaises en Afrique dans le cadre de l'opĂ©ration barce nos alliĂ©s ont pu comprendre que le contexte propre Ă la France l'avait conduite Ă mobiliser l'essentiel de ses forces armĂ©es Ă cette fin en Afrique et sur le territoire national avec l'opĂ©ration sentinelle notre pays s'est moins investi dans la dĂ©fense du flan est de l'Alliance dont les pays membres craignaient qui craignait pardon une menace russe qui a pris faut le s'en souvenir une nouvelle dimension aprĂšs l'annexion de la la CrimĂ©e alors que celle-ci a Ă©tĂ© renforcĂ©e Ă partir de 2017 dans le cadre des prĂ©sences avancĂ©es renforcĂ©es notre pays a refusĂ© lui d'ĂȘtre nation cadre Ă l'Ă©poque he mĂȘme s'il a toute fois envoyĂ© une compagnie en Estonie et a dĂ©ployĂ© des appareils pour faire la police du ciel en Pologne cette attitude a Ă©tĂ© mal perçue par certains alliĂ©s tout comme la volontĂ© de dialogue du prĂ©sident Macron avant 2022 avec la Russie de mĂȘme l'obsession de notre pays pour l'Union europĂ©enne et son autonomie stratĂ©gique qu'il Ă©voque tout le temps et veut glisser partout dans tous les documents de l' et la preuve s'il en Ă©tait besoin que la France n'est pas totalement impliquĂ©e dans l'OTAN et qu'elle y poursuit d'autres objectifs cela est Ă©galement crispant pour nos alliĂ©s et contre-productif pour atteindre ces objectifs la guerre en Ukraine a toutefois changĂ© cette perception car la France est devenue pour la premiĂšre fois et ça nous est reconnu nation cadre en Roumanie et a dĂ©montrĂ© avec le dĂ©ploiement de la mission aigle une rĂ©activitĂ© dont aucun autre pays europĂ©en n'est aujourd'hui capable toutefois si l'investissement dans la dĂ©fense du flan est de l'OTAN a Ă©tĂ© unanimement saluĂ© par nos alliĂ©s nous devons ĂȘtre conscients que ceci n'en attendait pas moins de la France en tant que grande puissance militaire notre rapport traite enfin dans sa troisĂšme partie les diffĂ©rents dĂ©fis auxquels notre pays est confrontĂ© au sein de l'OTAN ceci sont au nombre de quatre le premier dĂ©fi est celui de l'interopĂ©rabilitĂ© quel que soit l'avis de vos rapporteurs sur le sujet notre pays a fait le choix rappelĂ© par la RNS d'une action de nos armĂ©es en coalition choix cohĂ©rent avec les les les dĂ©cisions politiques et les missions qui sont assignĂ©es Ă nos armĂ©es qui dĂ©passent largement la dĂ©fense du territoire national ainsi ayant fait le choix de l'utant et de lier son destin avec celui de ses alliĂ©s dans la dĂ©fense collective du continent en coalition donc la France ne peut respecter son engagement qu'Ă la condition que ses armĂ©es soient interopĂ©rable avec celle de ses alliĂ©s c'est-Ă -dire qu'elles aent la capacitĂ© Ă agir conjointement et efficacement sur le terrain or cette interopĂ©rabilitĂ© c'est justement l'objectif premier de l'OTAN puisque celle-ci n'a pas de troupe permanente ces troupes ce sont celles de ses membres qui doivent donc apprendre Ă agir ensemble de maniĂšre efficace sur le terrain l'OT temp est ainsi pour reprendre une expression employĂ©e en audition le creuser de l'interopĂ©rabilitĂ© Ă la fois technique opĂ©rationnelle mais aussi doctrinale l'ensemble de normes qu'Ă©labore l'OT temp de mĂȘme que les dizaines d'exercices qui sont menĂ©s en commun chaque annĂ©e ont ainsi pour but de permettre Ă 32 armĂ©es nationales diffĂ©rentes d'apprendre Ă se connaĂźtre Ă parler le mĂȘme langage et Ă ĂȘtre capable de combattre ensemble toutefois cette interopĂ©rabilitĂ© pour nĂ©cess qu'elle soit au sein de l'OTAN implique un certain nombre de risques pour notre pays comme l'appartenance Ă l'OTAN elle-mĂȘme d'une maniĂšre gĂ©nĂ©rale le premier est un risque budgĂ©taire la transformation en cours de l'OTAN et sa montĂ©e en puissance justifiĂ©e par l'agressivitĂ© russe auront un impact budgĂ©taire sensible pour la France la Cour des comptes l'a Ă©valuĂ© la contribution française au budget militaire et d'investissement de l'OTAN financĂ© par le programme 178 passerait de 193 millions d'euros en 2022 Ă 770 millions d'euros en 2030 hors effet de l'inflation soit une augmentation trĂšs significative qui ne pourra pas ĂȘtre gĂ©rĂ©e en ajustement annuel de la programmation militaire sans risque d'effet d'infection il y a lĂ un risque majeur pour l'exĂ©cution de la LPM auquel nous devrons ĂȘtre attentifs le deuxiĂšme risque est le risque des normes pour notre BITD comme nous l'avons vu les normes peuvent avoir un impact majeur sur le destin commercial d'un matĂ©riel et malgrĂ© toute la vigilance dont fait peu notre reprĂ©sentation permanente il ne peut-ĂȘtre exclu que suite Ă un compromis une norme puisse nous ĂȘtre dĂ©favorable un des enjeux majeurs pour notre pays et la future dĂ©finition des besoins de l'OTAN en matiĂšre d'hĂ©licoptĂšre les Ătats-Unis faisant pression pour des hĂ©licoptĂšres Ă long rayon d'action capable d'ĂȘtre utilisĂ© en indopacifique selon l'une des personnalitĂ©s auditionnĂ© Ă Bruxelles s'il devait ĂȘtre retenu un tel besoin irait Ă l'opposĂ© des intĂ©rĂȘts français matĂ©rialisĂ© par le projet European next generation rot craft technology project coordonnĂ© par Airbus helliicopters ces normes sont dictĂ©es par l'exig d'interopĂ©rabilitĂ© toutefois si toute la difficultĂ© de l'interopĂ©rabilitĂ© est en train et de faire interagir des matĂ©riels diffĂ©rents elle devient bien plus simple dĂšs lors qu'un mĂȘme matĂ©riel est utilisĂ© par plusieurs sinon la majoritĂ© des pays de l'OTAN la tentation est donc grande de rĂ©soudre la question de l'interopĂ©rabilitĂ© par l'achat d'un mĂȘme matĂ©riel Ă©videmment amĂ©ricain compte tenu de la prĂ©dominance politique doctrinale et militaire des Ătats-Unis au sein de l'OTAN comme disait Madame Florence parli l'article 5 tend Ă devenir l'article F35 enfin l'interopĂ©rabilitĂ© prĂ©sente un dernier risque pour notre BITD parce que agir en coalition implique la mise en commun des capacitĂ©s la tentation existe que certains de nos alliĂ©s ayant les capacitĂ©s qui nous manquent la France dĂ©cide de renoncer Ă acquĂ©rir certaines d'entre elles ou Ă plus long terme renonce Ă les renouveler il faut parler maintenant du risque RH que reprĂ©sente notre engagement dans l'OTAN le retour de la France dans le commandement intĂ©grĂ© en 2009 a eu pour consĂ©quence l'accroissement considĂ©rable du nombre d'officiers français dĂ©tachĂ©s dans l'OTAN si l'influence de notre pays au sein de l'Alliance a profitĂ© de cette prĂ©sence renforcĂ©e celle-ci n'en a pas moins mis une pression suppplĂ©mentaire sur nos armĂ©es visible au fait que nous remplissons bien moins que nos alliĂ©s notre Cotat d'officiers de mĂȘme notre reprĂ©sentation permanente vĂ©ritable tour de contrĂŽle de l'action de la France souffre d'un sous-effectif flagrant moitiĂ© moins de personnel que l'Allemagne un autre point problĂ©matique soulignĂ© par la Cour des Comptes est la prĂ©sence des ingĂ©nieurs de l'armement en 2011 35 de l'armement travaillĂ© au sein de l'OTAN et de la reprĂ©sentation permanente en 2022 il n'Ă©tait que 19 soit quasiment moitiĂ© moins dont CIN seulement Ă la reprĂ©sentation permanente ces risques et la rĂ©ponse que leur apporte le gouvernement questionne l'ambition de notre pays affirmĂ© par la RNS d'ĂȘtre un je cite alliĂ© exemplaire au sein de l'espace euroatlantique en effet la France est-elle un alliĂ© exemplaire si elle ne fournit pas Ă l'utant les ressources dont elle a besoin l'est-elle encore si elle peut si elle seule Ă©lĂšve la voix pour contester les vĂ©iditĂ© de dĂ©penser toujours plus en commun alors que l'ensemble des autres alliĂ©s l'estime nĂ©cessaire compte tenu de la crainte d'une agression russe enfin n'y a-t-il pas une tension manifeste entre l'exemplaritĂ© revendiquĂ©e qui commanderait d'aller toujours plus loin dans l'interopĂ©rabilitĂ© objet mĂȘme de l'UTAN et les prĂ©servations de nos intĂ©rĂȘts notamment industriels que celle-ci menace en d'autres termes l'un des dĂ©fis majeurs de la France au sein de l'OTAN sera la conciliation entre cette volontĂ© d'exemplaritĂ© et la nĂ©cessaire dĂ©fense des intĂ©rĂȘts nationaux le deuxiĂšme dĂ©fi est celui de la coopĂ©ration aant Union europĂ©enne qui est Ă©galement un des objectifs de la RNS notre pays soutient en effet je cite une modernisation un Ă©largissement et un approfondissement du partenariat Union europĂ©enne autan pour prendre en compte les nouveaux dĂ©fis de sĂ©curitĂ© qui pĂšse sur l'Europe fin de citation cette coopĂ©ration est inscrite dans les traitĂ©s europĂ©ens par la boussole stratĂ©gique et dans le concept stratĂ©gique de l'OTAN elle repose sur une Ă©vidente complĂ©mentaritĂ© entre les deux organisations l'OTAN a les moyens dont l'UE ne dispose pas et l'UE les moyens humains financiers et juridiques dont l'OTAN ne dispose pas or les crises actuelles sont multiformes et exigent pour y faire face que des moyens trĂšs diffĂ©rents soient mobilisĂ©s la guerre en Ukraine a encore renforcĂ© l'intĂ©rĂȘt de la coopĂ©ration UE autan en mettant en Ă©vidence l'impimportance de ce qu'on appelle la mobilitĂ© militaire en effet l'efficacitĂ© de la dĂ©fense collective implique de faire circuler le plus rapidement possible Ă travers l'Europe soldat matĂ©riel et munition or les contraintes administratives douaniĂšres techniques sont susceptibles de compliquer considĂ©rablement la rĂ©ponse de l'Alliance en cas d'agression sur le flan est fort de ce constat les deux organisations autan et Ue travaillent Ă ce projet de crĂ©er un vĂ©ritable Schengen militaire on n'y est pas encore le problĂšme c'est que cette coopĂ©ration est largement bloquĂ© certes des dĂ©clarations sont signĂ©es des rĂ©unions ont lieu entre fonctionnaires mais il y a peu de rĂ©alisations concrĂštes et les Ă©changes politiques sont trĂšs limitĂ© sinon inexistant de surcroix l'Ă©change d'information classifiĂ© est toujours impossible en raison du diffĂ©rent entre la Turquie et Chypre lĂ est en effet le principal point de blocage de la coopĂ©ration autan UE un des membres de l'OTAN la Turquie ne reconnaĂźt pas l'un des membres de l'Union europĂ©enne Chypre dont il occupe d'ailleurs une partie du territoire depuis 1974 dĂšs lors la Turquie bloque systĂ©matiquement la transmission d'information classifiĂ© de l'OTAN vers l'Union europĂ©enne ce qui est pour le moins fĂącheux puisqueune part considĂ©rable des enjeux communs aux deux organisation sont couverts par secret dĂ©fense si relev ce dĂ©fi de rĂ©tablir des relations formelles entre l'UE et l'OTAN apparaĂźt compliquĂ© notre pays peut relever le dĂ©fi du renforcement du pilier europĂ©en au sein de l'OTAN autre objectif de la RNS Ă la triple condition suivante la premiĂšre ce serait de dĂ©finir ce pilier europĂ©en qui est comme d'autres concepts de la RNS particuliĂšrement flou le deuxĂšme deĂš condition pardon est de rallier nos partenaires europĂ©ens nombre d'entre eux qui qui ont l'otant comme clĂ© de voĂ» on le disait auparavant de leur politique de dĂ©fense sont particuliĂšrement suspicieux vis-Ă -vis de toute initiative qu'il jugerait susceptible d'affaiblir l'alliance en particulier lorsqu'elle vient d'un membre comme la France dont la singularitĂ© fait toujours planer un doute sur la sincĂ©ritĂ© de son engagement dans l'OTAN enfin la derniĂšre condition par ailleurs liĂ©e Ă la deuxiĂšme sera de convaincre les Ătats-Unis que le renforcement de ce pays europĂ©en il est aussi dans leur intĂ©rĂȘt le trĂšme dĂ©fi de la France dans a an et la gestion des dissensions internes c'est le dĂ©fi de l'unitĂ© si la guerre en Ukraine a uni tous les membres de l'alliance contre la Russie comme le montre la formulation du nouveau concept stratĂ©gique cette unitĂ© face Ă la Russie n'empĂȘche cependant pas de profondes divergenceces sur d'autres sujets qui en constituent des points de crispation majeur pour les meubres concernĂ©s parmi ces sujets de dissension le plus important et sans conteste la place Ă donnerĂ© Ă la Chine dans les prioritĂ© de l'OTAN le terme de menace n'a pas Ă©tĂ© retenu du fait de l'action diplomatique de la France dans le concept stratĂ©gique qui se contente d'Ă©voquer le je cite dĂ©fi systĂ©mique pour la sĂ©curitĂ© euroatlantique fin de citation que constitue la Chine cependant une telle rĂ©daction est le rĂ©sultat d'un consensus et certainement pas la vision que le primous interpĂš amĂ©ricain a de son rival chinois comme l'a soulignĂ© l'une des personnalitĂ©s françaises auditionnĂ©es ce pays est je cite une vĂ©ritable obsession amĂ©ricaine fin de la citation Ă la mesure de la menace qu'il reprĂ©sente pour la suprĂ©matie mondiale des Ătats-Unis le pivotement des des intĂ©rĂȘts stratĂ©giques amĂ©ricains vers l'ardo Pacifique commencĂ© sous la prĂ©sidence Obama s'est poursuivi sous celle de ses successeurs et personne ne nous a fait mystĂšre Ă Washington que la prioritĂ© de la politique Ă©trangĂšre amĂ©ricaine est bien de contenir la montĂ©e en puissance de la Chine Ă cette fin non seulement les AmĂ©ricains utilisent l'ensemble des moyens Ă leur disposition politique diplomatique militaire financiers commercial et industriel mais ils cherchent Ă©galement Ă mobiliser ceux de leurs alliĂ©s le fait que la Chine figure explicitement et pour la premiĂšre fois dans le concept stratĂ©gique de l'OTAN en est la preuve le discours pour justifier que l'OTAN s'intĂ©resse Ă la Chine est bien rodĂ© et a Ă©tĂ© tenu tant Ă Bruxelles qu'Ă Washington il nous a Ă©tĂ© dit que mĂȘme si elle n'a pas vocation Ă agir en Indo-Pacifique l'OTAN serait lĂ©gitime Ă s'intĂ©resser Ă la Chine dĂšs lors que c'est la Chine elle-mĂȘme qui pĂ©nĂštre l'espace euroatlantique par son influence Ă©conomique diplomatique et politique et menace l'alliance dans les espaces sans frontiĂšre que sont le cyber le spatial et l'informationnel la position de notre pays est claire la France refuse que l'OTAN soit ainsi mobilisĂ© en Indo-Pacifique et a refusĂ© l'ouverture d'un bureau de liaison de l'OTAN Ă Tokyo mais d'autres pays sont sensibles aux arguments amĂ©ricains et pourrait accepter de considĂ©rer la Chine comme une menace pour l'Alliance si c'Ă©tait lĂ le prix Ă payer pour conserver l'implication amĂ©ricaine dans l'alliance enfin l'unitĂ© de l'Alliance fait face Ă d'autres menaces celle de la Hongrie et de la Turquie qui ont conservĂ© des liens Ă©troit avec la Russie dont elles sont dĂ©pendantes sur le plan Ă©nergĂ©tique elles ont longtemps bloquĂ© l'Ă©largissement de l'Alliance et bloqueront on certainement tout potentiel Ă©largissement futur Ă l'Ukraine Ă Ankara nous avons bien compris de nos interlocuteurs Turcs que l'adhĂ©sion de l'Ukraine constituerait une provocation pour la Russie et que de leur point de vue celle-ci ne devrait pas ĂȘtre membre de l'OTAN celle du conflit entre la GrĂšce et la Turquie deux autres deux pays entre lesquels les tensions sont fortes et la course Ă l'armement Ă©vidente un conflit entre les deux non seulement paralyserait l'autant mais la diviserait profondĂ©ment sansaller jusqu'Ă un conflit ces deux pays menacent Ă©galement l'unitĂ© de l'Alliance en ce que en ce qu'ils cherchent Ă importer dans l'alliance leurs intĂ©rĂȘts de sĂ©curitĂ© ainsi les Turcs souhaitent obtenir le soutien de l'Alliance dans la lutte qu'il mĂšne contre les organisations Kurdes PKK et YPD qu'il qualifie de terroriste la GrĂšce insiste sur la menace que constituent les migration illĂ©gale prĂ©sentĂ© comme des nouveaux types d'attaques hybrides contre lesqueles l'OTAN pourrait selon eux ĂȘtre mobilisĂ© le dĂ©fi de la France sera donc de prĂ©server l'unitĂ© de l'Alliance et nos relations bilatĂ©rales tout en s'opposant au t d'importation d'intĂ©rĂȘt de sĂ©curitĂ© nationale dans l'OTAN enfin la France fait face Ă un 4Ăšme dĂ©fi qui est celui de la dĂ©finition de sa stratĂ©gie au sein de l'OTAN notre travail nous a en effet convaincu que la RNS ne peut en tenir lieu en raison de la faiblesse et de l'imprĂ©cision des concepts qu'elle contient celle-ci donne un effet Ă notre pays l'objectif d'ĂȘtre je la cite un alliĂ© exemplaire au sein de l'espace euroatlantique certes la RNS donne quelques indications sur ce qu'il faut entendre par cette expression en indiquant que notre pays assumera je la cite encore son rĂŽle au sein des structures militaires et des opĂ©rations fin de citation ainsi que je la cite encore position exigeante et visible mais quel est ce rĂŽle quelle est cette position on ne le sait pas de plus l'expression mĂȘme d'allĂ© exemplaire elle est ambigu il ne fait pas de doute que notre pays se considĂšre comme exemplaire mais qu'en est-il de nos alliĂ©s refuser par exemple l'augmentation des dĂ©penses communes ou la prise en compte de la menace chinoise dĂ©fendre farouchement l'autonomie stratĂ©gique de l'Union europĂ©enne au risque de faire fuir les Ătats-Unis est-il de leur point de vue l'attitude d'un alliĂ© exemplaire viser des dĂ©penses militaires Ă hauteur de 2 % de son pb est-ce est-ce ĂȘtre exemplaire ou faut-il comme d'autres alliĂ©s aller au-delĂ d'ailleurs si chacun a les talents de sa propre exemplaritĂ© y a-t-il un alliĂ© qui au sein de l'OTAN ne se considĂšre pas lui-mĂȘme comme exemplaire une autre faiblesse de la RNS et au-delĂ de la stratĂ©gie de la France visavis de l'OTAN et la notion de pilier europĂ©en que la France se donne pour objectif de renforcer seulement comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment ce pilier europĂ©en il n'est jamais dĂ©fini les moyens de l'atteindre non plus de mĂȘme s'agissant plus largement de la coopĂ©ration UE autant il est frappant de constater que si je la cite la France soutient une modernisation un Ă©largissement et un approfondissement du partenarat autant ça c'est dans la RNS il n'est pas il n'est pas prĂ©cisĂ© pourquoi ni comment ni surtout les actions qu'envisage notre pays pour lever l'obstacle turc par exemple Ă supposer que ce soit possible on peut donc s'interroger sur la compatibilitĂ© d'un agenda Europe de la dĂ©fense et du dĂ©veloppement d'un pilier europĂ©en de l'OTAN nous avons chacun nos rĂ©ponses on vous les prĂ©sentera tout Ă l'heure enfin la RNS pas plus d'ailleurs que les autres documents stratĂ©giques ou les dĂ©clarations de haut responsables français n'apportent de rĂ©ponse Ă une question majeure celle de savoir quel autant nous voulons savoir ce que nous voulons pour l'OTAN pose la question de savoir qui doit dĂ©finir cette stratĂ©gie puisqu'il ne s'agit pas de la RNS or nos auditions nous ont confirmĂ© que la coordination entre les diffĂ©rents acteurs impliquĂ©s dans l'OT temp peut ĂȘtre en tout cas peut laisser Ă dĂ©sir en tout cas perfect avec seulement une ou deux rĂ©unions par an et des acteurs qui ont tendance Ă fonctionner en silo l'absence de structuration des diffĂ©rents acteurs français Direction des Affaires stratĂ©giques du ministĂšre des Affaires Ă©trangĂšres direction gĂ©nĂ©rale des relations internationales et stratĂ©giques du ministĂšre des armĂ©es Ă©tat-major des armĂ©es dĂ©jĂ et cetera malgrĂ© la qualitĂ© indiscutable et l'implication des personnels concernĂ©s n'aide Ă©videmment pas Ă la dĂ©finition d'une stratĂ©gie cohĂ©rente pas plus qu'Ă la cohĂ©rence de l'action de la France au sein de l'OTAN et parce que la France n'a pas de stratĂ©gie claire vis-Ă -vis de l'OTAN les relations avec cette derniĂšre prennent surtout la forme de ligne rouge souvent en opposition avec les position de nos alliĂ©s comme nous l'a expliquĂ© notre reprĂ©sentant militaire Ă l'OTAN je la cite cela renforce la suspicion dont la France fait l'objet n'ayant qu'une approche nĂ©gative sans proposer une vision positive nous sommes parfois soupçonnĂ©s d'avoir des arriĂšre-pensĂ©es VO d'avoir une stratĂ©gie de cheval de tro dont le vrai objectif ne serait pas l'ut temp mais autre chose cette autre chose n'est pas difficile Ă deviner elle est not itĂ© publique et la France l'affirme haut eff fort dans la RNS c'est l'Europe et son autonomie stratĂ©gique il est de ce point de vue frappant de constater dans la RNS comment au flou de la stratĂ©gie et des concepts appliquĂ©s Ă l'OTAN rĂ©pond la clartĂ© et la prĂ©cision Ă la fois des objectifs et des moyens de notre pays vis-Ă -vis de l'Europe et de la dĂ©fense ce tropisme pour l'Union europĂ©enne est lui aussi perçu comme tel par nos alliĂ©s et forcĂ© de constater qu'il ne sert pas les intĂ©rĂȘts de la France au sein de l'OTAN en renforçant les doutes qu'on nos alliĂ©s sur la sincĂ© de l'engagement de la France dans l'alliance sans faire progresser d'un yota la construction de l'autonomie stratĂ©gique europĂ©enne par consĂ©quence s' il est Ă©voquĂ© en dernier le premier dĂ©fi de la France au sein de l'OTAN devrait ĂȘtre l'Ă©laboration d'une stratĂ©gie claire et cohĂ©rente vis-Ă -vis de l'OTAN et c'est lĂ nous allons donc vous prĂ©senter nos conclusions les conclusions tiront l'un et l'autre de ces constatations et de ces auditions je laisse dĂ©jĂ la parole Ă mon collĂšgue Bastien Lachot merci beaucoup Anne et je je tiens Ă©galement Ă Ă la Ă la remercier ma corrapportrice pour pour ce travail en commun trĂšs trĂšs riche j'en viens donc Ă prĂ©sent aux conclusions que je tire de cette mission d'information et que ne partage pas ma corapporteur j'en tire des conclusions particuliĂšrement nĂ©gatives notamment de la rĂ©intĂ©gration de la France dans le commandement militaire intĂ©grĂ© de l'OTAN je considĂšre que cette rĂ©intĂ©gration a fait perdre Ă la France sa voie singuliĂšre et son autonomie stratĂ©gique plus encore la France a une stratĂ©gie illisible vis-Ă -vis de l'OTAN ce qui rend son action contradictoire nous partageons le constat de que la revue nationale stratĂ©gique par son imprĂ©cision et ses silences ne peut tenir lieu de stratĂ©gie de la France dans l'OTAN la prĂ©sence mĂȘme d'alliĂ©s exemplaire dans un document français est consternante et constitue un clou de plus dans le cercueil de l'autonomie stratĂ©gique de notre nation elle dĂ©note un alignement atlantiste qui va beaucoup plus loin que la simple rĂ©intĂ©gration de 2009 ĂȘtre exemplaire signifierait accepter toutes les rĂšgles et s'y conformer c'est-Ă -dire obĂ©ir aux Ătats-Unis comme l'a dit le chercheur Samir Baptiste en audition je cite ĂȘtre exemplaire le plus souvent signifie ĂȘtre en accord systĂ©matique avec les buts et les moyens fortement influencĂ©s entre parenthĂšses euphĂ©misme identifiĂ© par et aux Ătats-Unis cela impliquerait donc fin de la citation cela impliquerait donc un alignement atlantiste total ĂȘtre exemplaire c'est se lier les deux mains aux Ătats-Unis et renoncer Ă toute objection l'alignement atlantiste enterre l'autonomie stratĂ©gique française ĂȘtre exemplaire actterait dĂ©finitivement la fin du golomitĂ©randisme dĂ©jĂ largement entamĂ© par le retour dans le commandement militaire intĂ©grĂ© on ne peut pas ĂȘtre exempla sans sacrifier ce qui fait justement notre singularitĂ© notre capacitĂ© Ă dire non nos intĂ©rĂȘts nationaux seraient donc nĂ©cessairement sacrifiĂ©s sur l'HĂŽtel des intĂ©rĂȘts du primous interpĂš amĂ©ricain comme le confirme sairbatis je cite on ne peut pas ĂȘtre exemplaire et singulier l'exemplaritĂ© c'est comme une photocopie conforme je ferme la citation je suis Ă©videmment en dĂ©saccord total avec donc avec l'objectif d'alliĂ© exemplaire mais mĂȘme l'action de notre pays dans l'OTAN n'est pas exemplaire de ce point de vue puisque et c'est un constat que nous partageons la France est souvent le seul pays qui ose dire non aux Ătats-Unis ce que j'approuve donc Ă quoi bon dans ce cas prĂ©tendre ĂȘtre exemplaire je pense pour ma part que la France ne doit pas ĂȘtre un alliĂ© exemplaire elle doit tant qu'elle demeure dans l'alliance ĂȘtre un alliĂ© fiable ce qui n'est pas la mĂȘme chose c'est-Ă -dire remplir ses engagements mais garder les mains libres d'un point de vue stratĂ©gique et diplomatique dans ces conditions non seulement ĂȘtre un alliĂ© exemplaire n'apportera rien Ă notre pays mais la stratĂ©gie de notre pays ou ce qui en tient lieu au sein de l'OTAN est Ă ce point illisible qu'elle ne peut que desservir l'influence qu'elle prĂ©tendait avoir par lĂ la France se veut exemplaire mais parmi les principaux alliĂ©s est celui qui remplit le moins son Cotat d'officier de mĂȘme notre pays se veut pleinement engager dans l'OT temp mais ne cesse de parler d'Europe de la dĂ©fense au point de susciter l'agacement de nos alliĂ©s europĂ©ens qui n'en veulent pas contradiction Ă nouveau personne parmi tous les acteurs français impliquĂ©s dans l'autre temps euh n'a constatĂ© que ce double discours fonctionnait et il n'est pas possible de pours suivre en mĂȘme temps l'autonomie stratĂ©gique europĂ©enne et une implication exemplaire dans l'OTAN ces deux objectifs sont en rĂ©alitĂ© totalement contradictoires et il n'est pas possible de les poursuivre simultanĂ©ment comme veut le croire le gouvernement c'est cette contradiction entre autres qui explique l'Ă©chec Ă la fois comme alliĂ© exemplaire dans l'OT temp et dans l'affirmation de l'autonomie stratĂ©gique europĂ©enne la synthĂšse envisagĂ©e des deux sous la forme d'un pilier europĂ©en de l'OTAN dont personne ne connaĂźt le contenu et la portĂ©e n'est que le dernier avatard d'une ambition française que la rĂ©alitĂ© ne cesse de dĂ©mentir nos intĂ©rĂȘts nationaux ne sont pas mieux dĂ©fendus avec l'intĂ©gration dans le commandement intĂ©grĂ© notre BITD est constamment sacrifiĂ© au profit d'une illusoire BITD europĂ©enne qui au travers des programmes europĂ©ens et des coopĂ©rations intergouvernementales permett d'ĂȘtre une concurrent de piller le savoir-faire de nos entreprises Ă ce propos je renvoie au propos assĂ© prononcĂ© la semaine derniĂšre par nos collĂšgues tiierot et l'arsenur au sujet des coopĂ©rations avec l'Allemagne dont le moins qu'on puisse dire et que la plupart ont fini par se faire au dĂ©triment de la France l'argument est souvent avancĂ© que le retour dans le commandement intĂ©grĂ© permettrait Ă nos entreprises de gagner des marchĂ©s force et de connaĂźtre que ce n'est pas le cas si ThalĂšs a pu bĂ©nĂ©ficier de de certains marchĂ©s de l'OTAN il n'en reste pas moins que tous nos alliĂ©s ou presque continuent Ă se fournir presque exclusivement sur Ă©tagĂšre auprĂšs des entreprises amĂ©ricaines de ce point de vue le retour dans le commandement militaire intĂ©grĂ© n'a rien changĂ© les gouvernements europĂ©ens prĂ©fĂšrent consolider la garantie amĂ©ricaine par des achats de F35 Chara Abrams et autres systĂšmes antimissile qu'acheter les matĂ©riels europĂ©ens sans mĂȘme parler des matĂ©riels français contradictoire avec l'autonomie stratĂ©gique nationale l'Autan contamine notre propre pensĂ©e stratĂ©gique en servant de courroir de transmission des concepts amĂ©ricains il ne fait pas de doute qu'Ă mesure que nos officiers les plus brillants seront envoyĂ©s s' culturer Ă l'OTAN c'est toute possibilitĂ© d'une pensĂ©e stratĂ©gique autonome qui sera remise en cause l'effet de structure peut-ĂȘtre trĂšs puissant l'habitude de faire avec les Ătats-Unis rend trĂšs difficile d'imaginer agir seul comme l'a dit un ancien major gĂ©nĂ©ral de la marine l'indĂ©pendance c'est l'ambition de la solitude il faut savoir penser autrement que par l'utant pour mĂȘme comprendre ce que l'atlantisme signifie pour pour tous les autres ĂȘtre atlantiste est une posture naturelle cette singularitĂ© française va disparaĂźtre complĂštement remplacĂ©e par une pensĂ©e utanienne alignĂ©e sur celle des Ătats-Unis certes avec le commandement suprĂȘme transformation la France dispose d'un poste de premier plan pour Ă©tablir la pensĂ©e stratĂ©gique mais ce poste ne doit pas faire illusion installĂ© aux Ătats-Unis sur une base de l'armĂ©e amĂ©ricaine il baigne dans un systĂšme anglosaxon aussi grande que soit la qualitĂ© du gĂ©nĂ©ral français qui l'occupe ce poste est secondaire par rapport au postees de commandement suprĂȘme opĂ©ration tenu de depuis la crĂ©ation de l'OTAN cela va s'en dire par un gĂ©nĂ©ral amĂ©ricain les Français occupent d'ailleurs peu de postes de premier plan et en nombre trĂšs infĂ©rieur Ă ceux de nos principaux alliĂ©s comme le prĂ©sent rapport l'a soulignĂ© Ă la suite du rapport d'Hubert Vedrine et comme l'ont confirmĂ© des auditions le retour de la France dans le commandement militaire intĂ©grĂ© Ă©tait un choix politique sinon personnel du prĂ©sident Sarkozi il constituait avant tout un acte de foi atlantiste et un Paris politique il devait soi-disant renforcer l'influence de notre pays au sein de l'OTAN mais Ă©galement soutenir Miss française d'une Europe de la dĂ©fense force est de constater que le Paris est ratĂ© certes la France a pu faire valoir ses positions mais Ă la marge seulement influer sur tel ou tel point de dĂ©tail technique ou militaire mais la rĂ©alitĂ© est sans appel notre pays ne peut pas peser dans une alliance dont les principales Ă©volutions sont depuis le dĂ©but dĂ©cidĂ© par les Ătats-Unis qui Ă eux seul pĂšseent 70 % des dĂ©penses militaires de l'Alliance et aucun pays ne le peut aussi exemplaire soit-il quant Ă l'Europe de la dĂ©fense que notre rĂ©intĂ©gration dans le commandement militaire intĂ©grĂ© devait contribuer Ă aff mer la guerre en Ukraine a si besoins en Ă©tĂ© confirmĂ© que l'OTAN constitue pour tous les membres de l'OTAN qui sont membres Ă©galement de l'Union europĂ©enne l'alpha et l'omĂ©ga de leur politique de dĂ©fense aucun pays europĂ©en n'en veut et personne n'accorde le moindre crĂ©dit Ă l'article 42 alinĂ©a 7 du traitĂ© de Lisbonne l'Europe de la dĂ©fense n'est pour reprendre le terme de Monsieur Olivier Kempf qu'un fantasme qui n'existe que dans les discours du prĂ©sident Macron Ă tel point que pour essayer d'avancer dans ce domaine le prĂ©sident Macron multiplie les interventions impromptues sur la uision et sa volontĂ© de la partager avec les autres pays europĂ©ens en poussant la ligne au-delĂ de ce qui a toujours Ă©tĂ© la doctrine française cela conduirait indubitablement un affaiblissement de notre indĂ©pendance la dissuasion est souveraine et doit le rester la France n'a donc rien gagnĂ© Ă retourner dans le commandement militaire intĂ©grĂ© et bien plus elle a perdu le crĂ©dit que sa position antĂ©rieure lui avait apportĂ© en quittant celui-ci en 1966 la France affirma sa singularitĂ© dans un monde bipolaire ambitionnant un rĂŽle dit de puissance d'Ă©quilibre si cette cette expression est contestable elle avait du moins plus de consistance qu'aujourd'hui pourtant contre toute rĂ©alitĂ© la RNS continue d'en faire usage or il n'y a pas d'Ă©quilibre possible lorsqu'on est pleinement engagĂ© dans une alliance militaire permanente qui dĂ©signe les ennemis et entraĂźne contre eux tous ses membres l'OTAN l'a fait en Afghanistan puis en Libye et avant cela au Kosovo hors de toute lĂ©gitimitĂ© internationale pour cette derniĂšre intervention l'Ă©chec total de l'intervention en Afghanistan auxquel s'ajoutent les consĂ©quences dĂ©sastreuses de la guerre en Libye celle-ci a terriblement dĂ©stabilisĂ© la rĂ©gion et accĂ©lĂ©rer les processus violents en Afrique sub-saharienne rĂ©sultat l'OTAN est discrĂ©ditĂ© comme fournisseur de sĂ©curitĂ© et notre pays avec elle loin d'ĂȘtre singuliĂšre comme elle se plaĂźt Ă le croire la France est dĂ©sormais un alliĂ© atlantiste comme les autres perçu comme tel et associĂ© Ă tous les Ă©checs de l'OTAN j'en viens maintenant Ă mes propositions que faire de l'OTAN aprĂšs ce constat accablant la seule dĂ©cision raisonnable serait de quitter immĂ©diatement le commandement militaire intĂ©grĂ© c'est d'autant plus urgent que le pivotement des intĂ©rĂȘts stratĂ©giques amĂ©ricain vers l'Indo-Pacifique est dĂ©finitive les auditions de responsables amĂ©ricains Ă©taient sans appel et ne laisse aucun doute sur la volontĂ© des des Ătats-Unis de mobiliser Ă terme leurs alliĂ©s contre la Chine c'est dĂ©jĂ un fait sur le plan Ă©conomique avec les pressions amĂ©ricaines sur les entreprises europĂ©ennes afin qu'ell cessent de vendre des produits sensibles Ă leurs clients chinois et nous avons lĂ un exemple typique de la façon dont un cadre d'analyse Ă©tats-unien s'impose Ă la France la posture de gendarme du monde et la marginalisation de nos intĂ©rĂȘts singuliers la France en est Ă s'opposer Ă l'ou d'un bureau de l'OTAN au Japon alors que ce pays est manifestement trĂšs loin de l'espace euroatlantique comme nous l'avons notĂ© prĂ©cĂ©demment un haut responsable nous a affirmĂ© que certains pays je cite n'exclu pas une transaction considĂ©rer la Chine parmi les menaces auxquelles fait face l'alliance serait le prix Ă payer pour conserver un intĂ©rĂȘt et un investissement amĂ©ricain dans l'alliance les lituan fin de la citation la Lituanie par exemple a commencĂ© Ă remettre en question la politique d'une seule Chine il se poursuivra si la confrontation devient militaire et il est vain de croire que nos alliĂ©s qui dĂ©pendent des Ătats-Unis pour leur sĂ©curitĂ© pourront y rĂ©sister en 2003 nous avons su dire non Ă la guerre en Irak mais en tant que membre exemplaire de l'OTAN nous ne pouvons pas Ă©chapper Ă un engagement dans une guerre qui n'est pas la nĂŽtre pour la dĂ©fense d'intĂ©rĂȘts qui ne sont pas les nĂŽtres pour autant c'est bien du commandement militaire intĂ©grĂ© que votre rapporteur souhaite que la France se retire immĂ©diatement et non de l'Alliance elle-mĂȘme il s'agit de renouer avec l'ambition qui Ă©tait celle du gĂ©nĂ©ral de Gaulle en 1966 concilier l'indĂ©pendance nationale et la solidaritĂ© avec nos all puisque toujours membre de l'OTAN la France restera engagĂ©e auprĂšs d'eux via la clause de dĂ©fense commune mutuelle de l'article 5 du TraitĂ© de l'Atlantique Nord la France doit tenir sa parole il en va de sa crĂ©dibilitĂ© elle ne peut quitter l'alliance en tant que telle immĂ©diatement en revanche sitĂŽt que les circonstances le permettront votre rapporteur souhaite que la France se retire de l'OTAN et recouvre sa pleine indĂ©pendance toutefois l'indĂ©pendance est le contraire de l'isolement en sortant du carcan atlantiste la France ne sera pas isolĂ©e mais non alignĂ© c'est la condition du redĂ©ploiement de son action internationale la France est prĂ©sente sur le continent europĂ©en et elle continuera en tant que nation Ă coopĂ©rer de maniĂšre de en matiĂšre de dĂ©fense avec les pays qui partageront ces principes d'affirmation de la paix de la primutĂ© du droit international et de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral humaine cette coopĂ©ration ne se fera plus dans le cadre de l'OTAN mais dans celui d'accords bilatĂ©raux de sĂ©curitĂ© et de dĂ©fense les conflictualitĂ©s de tout type doivent ĂȘtre mises en discussion et rĂ©glĂ© avant de dĂ©gĂ©nĂ©rer en guerre Ă rebour de l'enfermement dans la diplomatie de clubs oligarchiqu symbolisĂ© par le poids des G7 G20 OCDE OMC Banque mondiale la France doit uvrer au retour en force de l'ONU queles que soient ses imperfections l'ONU est la seule organisation universelle reconnaissant l'Ă©galitĂ© entre Ătats et entre peuples donc la seule instance lĂ©gitime Ă Ćuvrer Ă la sĂ©curitĂ© collective notre pays dispose de frontiĂšres terrestres ou maritimes sur tous les continents il a vocation Ă renforcer ses coopĂ©rations avec les puissances d'Afrique d'Asie d'AmĂ©rique du Sud et d'OcĂ©anie ces derniĂšres sont les voisins immĂ©diats d'une France d'outrem qui demandent Ă ĂȘtre pris en compte et constiue un formidable atout stratĂ©gique pour notre pays je vous remercie vous ne serez pas surprise que j'ai des conclusions trĂšs diffĂ©rentes de celle de mon collĂšgue une analyse et des conclusions trĂšs diffĂ©rentes que je vais donc vous vous vous prĂ©senter maintenant et je vais commencer par une citation de notre chef d'Ătat magent des armĂ©es le gĂ©nĂ©ral Burkard qui lors du Paris Defense and strategy forum c'Ă©tait en mars dernier a dit ceci je le cite la coalition produit les effets les plus puissants et je suis convaincue que face Ă la multiplication des pĂ©rils la France ne peut assumer seul sa dĂ©fense et ce n'est pas une offense que de le dire il n'est pas le seul Ă le dire l'ammiral vjour l'a dit Ă©galement dans un podcast du collimateur et le gĂ©nĂ©ral Vandier l'amiral Vandier pardon l'a dit Ă©galement ils sont nombreux officiers supĂ©rieurs Ă l'avoir dit face au menace auxquell est confrontĂ© notre pays et aux mĂ©tamorphoses de la guerre devenu multichamp multimilieu face Ă un avenir gĂ©ostratĂ©gique plus incertain que jamais face Ă la nĂ©cessitĂ© de la masse qui exige la guerre de haute intensitĂ© la coalition et en l'espĂšce l'OTAN constitue une garantie de sĂ©curitĂ© incontournable en dĂ©multipliant la puissance de nos armĂ©es sans remettre en cause notre indĂ©pendance ça j'en suis persuadĂ© contrairement Ă mon collĂšgue c'est donc en investissant l'utant et en dĂ©veloppant la culture autant dans notre pays que la France sera en mesure de dĂ©fendre au mieux ses intĂ©rĂȘts y compris en soutenant le dĂ©veloppement d'un vĂ©rit pilier europĂ©en de dĂ©fense mĂȘme s'il a besoin d'ĂȘtre prĂ©cisĂ© nous l'avons dit dans l'analyse qui prĂ©cĂšde cet investissement doit cependant s'inscrire dans le temps long et reposer sur une vĂ©ritable stratĂ©gie aux objectifs prĂ©cis et lĂ c'est donc la premiĂšre proposition que je fais l'OTAN est dans notre pays un un impensĂ© stratĂ©gique certes la revue nationale stratĂ©gique aborde le sujet de la relation de la France Ă l'OTAN mais nous l'avons dit elle est clairement insuffisante et montre que 15 ans aprĂšs son retour dans le commandement militaire intĂ©grĂ© notre pays ne sa'est toujours pas vĂ©ritablement approprierĂ© l'alliance pas plus qu'il ne la considĂšre comme un Ă©lĂ©ment essentiel de sa politique de dĂ©fense et je pense que cela doit changer il est donc essentielle de mettre par Ă©crit notre vision de l'OTAN et nos objectifs au sein de l'Alliance rĂ©pondant ainsi aux questions laissĂ© sans rĂ©ponse par la RNS tout en rompant avec l'ambiguĂŻĂ© de l'ancienne de l'indĂ©pendance nationale il faut donner Ă l'OTAN toute la place qui doit ĂȘtre la sienne dans notre politique de dĂ©fense et assumer que la dĂ©fense de notre pays se fera comme celle de tous nos alliĂ©s europĂ©ens en coalition pour pour ce qui est de notre territoire europĂ©en Ă©videmment je mets de cĂŽtĂ© la dĂ©fense de nos territoires ultramarins qui eux se font par nos moyens propres et ça il faut bien l'avoir en tĂȘte cette stratĂ©gie ne se cont ne se contentera pas de rappeler nos lignes rouges dĂ©jĂ bien connues de tous ainsi que nos intĂ©rĂȘts au sein de l'OTAN elle devra ĂȘtre positive porter une vision et finalement montrer l'appropriation par la France de l'Alliance qu'elle gagnerait d'ailleurs Ă qualifier de notre alliance moi je suis convaincu que l'alliance utagine est une opportunitĂ© pour la France et pour l'Europe comme l'Europe et la France sont une opportunitĂ© pour l' temp une telle stratĂ©gie contribuerait Ă mettre un terme au doute sur la sincĂ©ritĂ© de l'engagement de la France dans l'OTAN et de ce fait Ă la suspici dont notre pays fait l'objet renforçant ainsi son influence au sein de l'Alliance il faut donc que cette stratĂ©gie tienne compte des besoins de nos alliĂ©s et de la place essentielle qu'alotant dans la politique de dĂ©fense et surtout cesser de mettre systĂ©matiquement en avant partout et tout le temps l'Union EuropĂ©en l'Union europĂ©enne y compris lorsqu'elle veut parler de l'OT temp on a des moyen plus ciblĂ© de le faire et plus pertinent plutĂŽt que de le mettre absolument tout le temps c'est un fort irritant VO repoussoir ça dĂ©crĂ©bilise nos efforts pour promouvoir le potentiel europĂ©en soyons prudents avec cette utilisation de de l'outil Union europĂ©enne tout le temps pour convaincre ses alliĂ©s de s'engager sur la voie de l'autonomie stratĂ©gique europĂ©enne notre pays doit en effet ĂȘtre convainquant dans son engagement dans l'OTAN structure qui aujourd'hui incarne mieux que l'Union europĂ©enne la solidaritĂ© des EuropĂ©ens face Ă une menace existentielle telle que la Russie aujourd'hui une telle stratĂ©gie si elle a une portĂ©e externe a aussi une portĂ©e interne en ce qu'elle dĂ©finira des objectifs assortis le cas Ă©chĂ©ant d'indicateurs Ă destination des acteurs français impliquĂ© dans l'OTAN et notamment je pense Ă la DGA nous manquons d'indicateur qui permett de mesurer le notre poids vĂ©ritable et l'Ă©volution de notre poids une telle stratĂ©gie aidera Ă leur coordination alors que les auditions ont montrĂ© qu'ils avaient tendance Ă fonctionner en silo ça a dĂ©jĂ Ă©tĂ© dit la stratĂ©gie française de l'OTAN serait Ă©videmment publicque et devrait faire l'objet de publicitĂ© auprĂšs de nos armĂ©es de nos diplomates et plus largement de l'ensemble des ministĂšres la reprĂ©sentation nationale doit naturellement y ĂȘtre associĂ©e et cette stratĂ©gie pourrait utilement faire l'objet d'un dĂ©bat Ă l'AssemblĂ©e nationale qui par lui-mĂȘme contribua Ă renforcer la culture autan dans notre pays l'adoption de cette stratĂ©gie concourt par elle-mĂȘme a renforcĂ© la crĂ©dibilitĂ© de la France au sein de l'OTAN mais la France peut et doit aller plus loin en effet notre pays bĂ©nĂ©ficie aujourd'hui d'une forte crĂ©dibilitĂ© mais celle-ci est amoindrie par cette suspicion permanente dont nous avons parlĂ© et notamment ça commence dĂšs 1954 avec le rejet de la CommunautĂ© europĂ©enne de dĂ©fense alors qu'on Ă©tait les initi au dĂ©part et ensuite notre sortie du commement intĂ©grĂ© en 66 et aujourd'hui par une attitude que l'on peut qualifier parfois de fronttireur en outre si notre pays se distingue par ses capacitĂ©s militaires celles-ci sont par nature prĂ©caires dĂ©pendant de notre volontĂ© de continuer Ă investir massivement dans la dĂ©fense mais Ă©galement relative car apprĂ©ciĂ© en comparaison avec celle de nos alliĂ©s or ceci se rĂ©arme plus plus rapidement que nous et acquierre une masse qui nous fait dĂ©faut la Pologne qui consacre dĂ©sormais prĂšs de 4 % de son PIB Ă la Ă la dĂ©fense disposera d'ici la fin de la dĂ©cennie de 1000 char lourds en comparaison en 2030 notre armĂ©e ne pourra lier que 160 charlecler rĂ©novĂ©s certes l'argent ne fait pas tout en matiĂšre de dĂ©fense mais notre pays ne pourra tenir son rang ni au sein de l'OTAN ni dans un contexte europĂ©en s'il n'amplifie pas son effort de rĂ©armement s'il veut prĂ©server sa crĂ©dibilitĂ© militaire Ă moyen terme il devra Ă mon sens envisager un effort supplĂ©mentaire pour atteindre les 3 % du PIB Ă l'horizon 2030 etort qui servira Ă©galement Ă renforcer le soutien de notre pays Ă l'Ukraine Ă cet Ă©gard la France se doit d'ĂȘtre exemplaire dans son soutien Ă l'Ukraine il en va lĂ aussi de sa crĂ©dibilitĂ© cette crĂ©dibilitĂ© dans l'OTAN bĂ©nĂ©ficierait Ă©galement d'une implication accrue dans les organes dans les activitĂ©s de l'Alliance contenu de ses moyens la qualitĂ© reconnue de ses armĂ©es et des attentes qu'ell suscit la France ne peut pas se contenter d'une place rĂ©duite pour ses officiers dans les institutions et de ses armĂ©es dans les exercices et les opĂ©rations de l'OTAN on pourrait imaginer par exemple un renforcement de nos effectifs en Roumanie ou en Estonie oĂč la dĂ©cision d'ĂȘtre une deuxiĂšme fois nation cadre mais dans un environnement autre tel que le C on pourrait Ă©galement je propose Ă©galement que nous puissions ĂȘtre inclus dans un dĂ©ploiement sur le flan Sud dans lequel par exemple l'Italie pour ĂȘtre nation cadre c'est important aussi de pousser nos alliĂ©s europĂ©ens Ă ĂȘtre eux-mĂȘmes nations cadre c'est aussi une marque de confiance enfin je m'interroge sur l'intĂ©gration de notre pays dans le groupe des plans nuclĂ©aires qu'on appelle en anglais les NPG qui parachĂšverait le retour de la France dans l'OTAN et constituerait en lui-mĂȘme un choc de confiance Ă l'Ă©gard de nos alliĂ©s rappelons que le NPG est une instance politique de de planification mais pas de dĂ©cision dans laquelle ni la posture nuclĂ©aire ni la doctrine nuclĂ©aire ne sont remises en question ni les Ătats-Unis ni le Royaume-Uni ne se font dicter leur doctrine par le NPG dans lequel il se trouent la meilleure preuve en est que les Ătats-Unis conservent le contrĂŽle total de leur disuision nuclĂ©aire et le pouvoir de dĂ©cision finale sur leur emploi Ă©ventuel parmi chez nos alliĂ©s europĂ©ens alors mĂȘme qu'ils font partie du NPG et que leur bombes H aĂ©roportĂ© B61 se trouve sur le territoire de certains alliĂ©s personne ne peut raisonnablement soutenir que les Ătats Unis ne sont pas indĂ©pendants en matiĂšre de dissuision nuclĂ©aire et ensuite ne pas oublier que dans le NPG c'est donc la doctrine nuclĂ©aire essentiellement amĂ©ricaine qui circule comment peut-on penser avoir de l'influence si nous n'en faisons pas partie pour nous aussi dĂ©ployer ce que nous pensons ĂȘtre une doctrine nuclĂ©aire ne pas ĂȘtre dans le NPG n'apporte donc aucun bĂ©nĂ©fice mais Ă un coĂ»p politique fort je suis donc absolument convaincu que la France y aurait toute sa place et que notre singularitĂ© française n'y serait absolument pas remise en question au contraire elle existerait cela ne changerait en rien ni notre potion nuclĂ©aire ni notre souverainetĂ© mais contribuerait tout Ă la fois Ă la rassurance de nos alliĂ©s et une meilleure comprĂ©hension de la grammaire de la dissuasion française trĂšs largement mĂ©connu de nos alliĂ©s cette conviction est d'ailleurs renforcĂ©e par les rĂ©cents dĂ©bats qui se sont tenus en France sur la dimension europĂ©enne de notre dissuision et si l'OTAN est aujourd'hui essentiel pour la France et ses alliĂ©s il n reste pas moins qu'elle fait face Ă deux facteurs l'un conjoncturel l'au structurel susceptible de l'affaiblir considĂ©rablement en ce qui concerne l'implication du Primus interparess amĂ©ricain lequel est qu'on le veuille ou non la clĂ© de vous voute de la crĂ©dibilitĂ© militaire de l'Alliance aujourd'hui le premier facteur structurel c'est le pivotement des intĂ©rĂȘts stratĂ©giques amĂ©ricains vers l'Asie entamĂ© donc sous Obama il n'a Ă©tĂ© remis en en cause par aucun de ses successeurs la premiĂšre prioritĂ© des des Ătats-Unis sur la scĂšne internationale est de contrecarrer les ambitions chinoises et de prĂ©server leur suprĂ©matie mondiale le deuxiĂšme facteur conjoncturel c'est la perspective d'un retour de Donald Trump Ă la Maison Blanche mĂȘme si pour ce qui me concerne les outrances qu'il aimet actuellement Ă mon avis nous servent si la prĂ©sidence Biden a permis de renouer des liens transatlantiques vivement secouĂ©s par son prĂ©dĂ©cesseur la réélection de ce dernier augurerait de nouveaux tumultes comme ce que l'alliance a connu entre 2017 et 2020 si cette hypothĂšse d'un affaiblissement de l'implication amĂ©ricaine en Europe devait se rĂ©aliser prenant la forme ou pas d'un retrait de l'OTAN je crois pas un retrait mais en tout cas un affaiblissement notre pays qui est la premiĂšre puissance militaire du continent et seul membre de l'Union europĂ©enne possĂ©dant l'arme nuclĂ©aire se retrouverait alors en premiĂšre ligne et devrait assumer ses responsabilitĂ©s vis-Ă -vis de ses alliĂ©s europĂ©en comme l'a soulignĂ© un haut responsable français en charge de l'OTAN je le cite les membres de l'Alliance voient la dĂ©gradation de leur environnement stratĂ©gique et les incertitudes venant des Ătats-Unis ils ont pris conscience que le renforcement de l'Europe de la dĂ©fense est une solution mĂȘme s'il n'y a aucune volontĂ© de sortir de l'OTAN exprimĂ© aujourd'hui par les Ătats-Unis fin de citation il est donc dans l'intĂ©rĂȘt de la France dĂšs aujourd'hui de travailler Ă construire ce fameux pilier europĂ©en de l'OTAN dont on parle depuis presque 20 ans en commençant par le dĂ©finir dans la stratĂ©gie dont la France se sera dotĂ©e ce que je souhaite mais et quelle que soit la forme de ce pilier europĂ©en la dĂ©fense du continent du continent europĂ©en sera d'autant plus efficace que les europĂ©ens seront plus forts dans l' temp ce qui passe non seulement par une augmentation de leurs dĂ©penses de dĂ©fense mais aussi par une exigence d' d'interopĂ©rabilitĂ© entre armĂ©es europĂ©ennees qui ne se dĂ©finit qu'on le veuille ou non qu'au sein de l'OTAN et cela quelle que soit l'implication future des Ătats-Unis c'est donc au sein et Ă partir de l'UTAN que se construit Ă mon sens l'autonomie stratĂ©gique europĂ©enne c'est une premiĂšre Ă©tape indispensable qu'on le veuille ou non l'OTAN est aujourd'hui l'enceinte de l'autonomie ou de la souverainetĂ© stratĂ©gique europĂ©enne s'y montrĂ© loyale crĂ©dible constructif et solidaire c'est cette Ă©tape nĂ©cessaire sur le long chemin de cette autonomie stratĂ©gique europĂ©enne de cette souverainetĂ© mĂȘme stratĂ©gique dont parle le prĂ©sident Emmanuel Macron renforcer le pilier europĂ©en qui est l'un de ses objectifs intermĂ©diaires pourrait faire consensus entre les alliĂ©s europĂ©ens mais Ă©galement rallier les AmĂ©ricains d'autant plus facile Ă convaincre que cette autonomie leur permettrait de concentrer leurs efforts sur la Chine seule la France peut de maniĂšre crĂ©dible promouvoir ce pilier europĂ©en et sera d'autant plus crĂ©dible d'ailleurs Ă le faire qu'elle aura dĂ©montrĂ© auparavant son engagement accru et sincĂšre dans l'OTAN en dernier lieu je voudrais insister sur le fait qu'aucun des objectifs que j'ai Ă©voquĂ© pour notre pays court terme moyen terme long terme ne pourra ĂȘtre atteint sans un renfcement un renforcement majeur de la culture de l'OTAN en France chez nos Ă©lites politiques et militaires d'une part mais Ă©galement dans la population française cette culture de l'OTAN je fais plusieurs propositions dans ce sens devrait ĂȘtre un objectif en tant que tel de la stratĂ©gie française et dans un contexte de renforcement de l'Alliance promouvoir le rĂŽle et l'influence de la France au sein de cette organisation doit devenir aussi une prioritĂ© nationale et notamment pour notre diplomatie je vous remercie et prĂȘte Ă rĂ©pondre Ă vos questions merci merci beaucoup Ă tous les deux pour cette prĂ©sentation je dirais magistrale trĂšs complĂšte sans concession autour de cette France qui au sein de l'OTAN peut dire non du fait de cette forte singularitĂ© euh qui est liĂ© au fait que la garantie ultime de la sĂ©curitĂ© de notre pays est c'est avant tout nos moyens nationaux Ă©videmment du revers de la mĂ©daille que vous avez Ă©voquĂ© qui peut ĂȘtre cette attitude parfois de Fran tireur en tout cas perçu comme tel merci aussi pour l'Ă©vocation des diffĂ©rents enjeux j'en ai notĂ© quelques-uns mais la rĂ©alisation de notre cota national l'impact desnmes sur notre BITD la hausse du budget consacrĂ© Ă Ă l'OTAN la place de la menace chinoise euh et je voulais quand mĂȘme aussi vous remercier pour vos j'allais dire pour vos divergences au moins pour la façon dont vous les avez traitĂ© l'esprit dans lequel vous avez travaillĂ© comme je le disais en dĂ©but d'audition c'est particuliĂšrement important et je pense que notre commission est exemplaire pour reprendre un terme que vous avez utiliser sur ce sujet je vais maintenant passer aux orateurs de groupe en passant en commençant pour le groupe Renaissance par Monsieur BenoĂźt Borda monsieur le vice-prĂ©sident madame et monsieurs les corrapporteurs d'abord merci pour votre travail et malgrĂ© les divergences dans V conclusion saluer le le sĂ©rieux et et la rigueur des uns et des autres monsieur le corrapporteur vous soutenez que la France n'a finalement rien gagnĂ© en rĂ©intĂ©grant le commandement militaire intĂ©grĂ© et qu'elle aurait mĂȘme perdu toute crĂ©dibilitĂ© qu'elle ferait mieux de s'en retirer notre dĂ©saccord rĂ©side ici ĂȘtre partie intĂ©grante des commandements militaires confĂšre Ă la France l'influence qu'elle mĂ©rite notre politique nationale n'en est en rien restreinte je rappelle au quelques sceptique que notre pays fort de sa dissuasion nuclĂ©aire autonome agit sous la seule autoritĂ© du prĂ©sident de la RĂ©publique en janvier dernier lors d'une visite d'Ătat en SuĂšde le prĂ©sident de la RĂ©publique a cĂ©lĂ©brĂ© son adhĂ©sion Ă notre alliance soutenant soulignant notre aspiration commune Ă l'autonomie stratĂ©gique comme le dĂ©montre madame la corrapporteur nous devons renforcer le pilier europĂ©en de l'OTAN qui constitue le meilleur moyen de crĂ©er un vĂ©ritable choc de confiance avec nos partenaires les contradictions des discours et programmes de Jean-Luc MĂ©lenchon relayĂ© ici ou lĂ et qui appelle Ă quitter une alliance jugĂ©e V en guerre sont pour le moins surprenants abordons franchement la rĂ©alitĂ© quitter le temps sans diminuer notre stature occasionnerait une augmentation significative de notre budget de dĂ©fense envisager un retour de la conscription par exemple impliquerĂ© de mobiliser la jeunesse alors que susciter l'Ă©vocation devait devrait ĂȘtre la prioritĂ© que dirait Ă©galement de notre disuationion nuclĂ©aire quand vous prĂ©conisez le dĂ©sarmement alors Monsieur le corapporteur quel modĂšle alternatif Ă temp proposez-vous pour pour Ă©viter que la France ne devienne un a gĂ©opolitique ou peut-ĂȘtre est-ce de rejoindre l'alliance bolivarienne madame la corapporteur comment la promotion d'une culture autant peut-elle renforcer la voie de l'Alliance afin de contrer des narratifs empruntĂ©s au cremmelin et amĂ©liorer la comprĂ©hension des valeurs communes je vous remercie monsieur le rapporteur je vous laisse rĂ©agir oui bon il s'avĂšre que le prĂ©sident Ă©tait Ă©tait optimiste sur la maniĂšre dont le dĂ©bat allait se se passer questionĂ© ah mais toute question est lĂ©gitime et je vais et je vais y rĂ©pondre sur la sur la question de la commençons par la question de la dissuasion arrĂȘtons les contevĂ©ritĂ©s vous avez Ă©voquĂ© le programme prĂ©sidentiel de Jean-Luc MĂ©lenchon oui nous sommes pour un dĂ©sarmement multilatĂ©ral mais tout est dans le multilatĂ©ral la France n'est pas aujourd'hui la nation qui possĂšde le plus de tĂȘtes nuclĂ©aair quand les Ătats-Unis quand la Russie quand la Chine arriveront aprĂšs s'ĂȘtre dĂ©sarmĂ© au mĂȘme niveau de tĂȘte nuclĂ©aire que nous avons en notre possession oui nous pourrons commencer Ă dĂ©truire les nĂŽtres tout le tout l'enjeu est de mettre en place un processus multilatĂ©ral pour conduire Ă ce dĂ©sarmement dans un monde sans sans armes nuclĂ©aire mais en attendant nous nous sommes favorables Ă ce que la dissuasion nuclĂ©aire demeure française et autonome absolument pas euh que propose ma corapporteur qui propose d'intĂ©grer le NPG intĂ©grer le NPG d'une certaine maniĂšre c'est mutualiser la dissuasion c'est aller encore plus loin que ce que a dit le prĂ©sident Macron en SuĂšde ou mĂȘme encore plus rĂ©cemment lorsqu'il a dit que nous avions une responsabilitĂ© vis-Ă -vis de nos partenaires europĂ©ens quant Ă la leur dĂ©fense vis-Ă -vis euh de de l'arme nuclĂ©aire jamais aucun prĂ©sident français n'avait Ă©voquĂ© la responsabilitĂ© de la France vis-Ă -vis de ses partenaires dire que nos intĂ©rĂȘts vit pouvait avoir un espace europĂ©en oui dire que nous avions une responsabilitĂ© c'est autre chose et d'ailleurs le prĂ©sident polonais l'a bien compris et a tout de suite sautĂ© sur l'occasion pour dire oui oui nous sommes d'accord partageons la dissuasion avec avec les Français donc lĂ il y a lĂ une une contradiction chez vous que vous ne souhaitez pas assumer dites-le dites que vous ĂȘtes pour le partage de la dissuasion nuclĂ©aire mais ne dites pas nous sommes pour une dissuasion autonome mais dans le mĂȘme temps rejoindre le NPG ou dans le mĂȘme temps rejoindre partager notre dissuasion auprĂšs des des autres des autres pays europĂ©ens et je pense que vous n'avez pas trĂšs bien Ă©coutĂ© ma ma prĂ©sentation j'ai proposĂ© un modĂšle alternatif des accords bilatĂ©raux des accords bilatĂ©raux avec les nations qui partagent nos notre vision de la paix de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral humain donc nous nous avons aujourd'hui des accords bilatĂ©raux avec la GrĂšce pourquoi les les les les supprimer nous pourrions avoir des intĂ©rĂȘts des accords bilatĂ©raux avec les le Royaume-Uni et les accords de lcaster House sont particuliĂšrement utiles et intĂ©ressants nous pourrions avoir des des accords bilatĂ©raux avec la Chine sur certains domaines mais sur aussi avec les Ătats-Unis sur d'autres il s'agit de d'ĂȘtre une nation indĂ©pendante non alignĂ©e et le gĂ©nĂ©ral de Gaulle le le faisait le faisait fort bien euh sans avoir Ă Ă subir les les colibĂ©s euh et euh autre autre aspect si cela nĂ©cessite de devoir augmenter le budget de la dĂ©fense et bien il faudra augmenter le budget de la dĂ©fense oui bien sĂ»r mais nous contrairement Ă vous nous ne supprimons pas les les impĂŽts des plus riches et nous ne mettons pas le pays en dĂ©ficit habissal nous sauons aller chercher l'argent nĂ©cessaire pour financer des Ă©coles des hĂŽpitaux qui fonctionnent euh contrairement euh aux vĂŽtres et dans le mĂȘme temps garantir Ă la France son rang euh dans le monde madame la rapporteur alors un petit point sur euh sur la la diffusion nuclĂ©aire pour bien dire que euh les pays membres de l'OTAN qui dĂ©pendent de la garantie de sĂ©curitĂ© ultime amĂ©ricaine ont ce qui s'appelle une double clĂ© ça que eux mĂȘme ne dĂ©cid pas il y a pas de partage nuclĂ©aire c'est bien les AmĂ©ricains qui dĂ©cide de l'utilisation euh de l'arme nuclĂ©aire que ce soit pour euh les pays qui euh euh comme la Turquie l'Italie euh l'Allemagne et cetera et les autres quelques autres qui euh disposent de cette garantie cette protection ce ce parapluie amĂ©ricain nuclĂ©aire amĂ©ricain euh et donc le le le problĂšme c'est que nous avons aujourd'hui une situation oĂč euh l'Estonie s'en est Ă©mu plusieurs pays s'en sont Ă©mu en disant est-ce que cette garantie sera assurĂ©e et donc ils se sont tournĂ©s vers nous moi la confĂ©rence de sĂ©curitĂ© de de munque j'ai des journalistes allemands qui sont venus m'interroger sur ce qu'on voulait dire par euh euh une dimension europĂ©ne de nos intĂ©rĂȘts de notre dissuison nuclĂ©aire et je crois qu'il faut rappeler que comme l'a dit notre orateur de groupe seul le prĂ©sident de la RĂ©publique a la main sur la diffusion nuclĂ©aire français il en sera toujours de mĂȘme il n'y a aucun doute lĂ -dessus en revanche la faire comprendre avoir je sais que c'est dĂ©jĂ organisĂ© des visites sur certains de nos lieux oĂč la diffusion nuclĂ©aire française existe pour nos alliĂ©s membres de l'Alliance c'est important il faut diffuser cette culture cette grammaire nuclĂ©aire française pour qu'elle soit mieux comprise et bien Ă©videmment seul le prĂ©sident de la RĂ©publique française a la main sur le bouton il faut en ĂȘtre extrĂȘmement clair et ne pas remettre ceci en question mais en revanche faire comprendre ce que nous proposons pour que nous en soyons toujours justement maĂźre et il n'est pas question de le remettre en question donc c'est vraiment cette prĂ©sence dans les plans de les NPG pour moi signifie simplement de diffuser la gramĂšre nuclĂ©aire française qu'elle soit mieux comprise et qu'on ne soit pas justement toujours sous cette influence amĂ©ricaine s'agissant de celle culture de l'OTAN je fais plusieurs propositions dans le rapport et notamment euh je sais que l'OTO en elle-mĂȘme par la voix d'ailleurs de notre secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjointe française en charge de la diplomatie publique un certain nombre de podcast d'outils dans diffĂ©rentes langue y compris en français d'ailleurs viennent expliquer le fonctionnement de l'Alliance les exercices qui sont dĂ©ployĂ©s les moyens dont elle dispose et c'est un des outils nous pourrions avoir euh Ă©galement nous Français diffuser aussi de ce genre de de de de de contenu nous pourrions Ă©galement nous appuyer sur les correspondants dĂ©fens dans les diffĂ©rentes collectivitĂ©s territoriales qui pourrai aussi avoir un kit un kit Auton pour expliquer en quoi ça consiste je pense que c'est vraiment important surtout dans le contexte actuel de comprendre comment s'organise la dĂ©fense de la France et donc ce que l'OT temp peut lui apporter ce que nous apportons Ă l'OTAN tout le monde doit s'en saisir donc un certain nombre de propositions qui sont faites Ă©galement je vrais souligner le rĂŽle de l'AssemblĂ©e parlementaire de l'OTAN qui est trĂšs important qui nous permet don j'en prĂ©side la dĂ©lĂ©gation française cette annĂ©e qui permet de diffuser la position française position qui est vra nettement perçu comme singuliĂšre mais parfois pasil Ă gratter qu'il faut justifier et je dĂ©plore personnellement que les moyens donnĂ©s Ă cette assemblĂ©e soient tout Ă fait insuffisants il est frappant de voir que dans les diffĂ©rents dĂ©placements nous avons d'autres dĂ©lĂ©gations de paysmembres de l'alliance qui sont trĂšs nombreuses je pense Ă la GrĂšce je pense Ă la Turquie je pense Ă l'Italie euh et souvent la France est le parent pauvre de ces rĂ©unions c'est extrĂȘmement regrettable nous avons des moyens beaucoup trop limitĂ©s euh par exemple lorsque je suis arrivĂ© on m'a dit que attention seul les titulaires se dĂ©placent les supplĂ©entss se dĂ©placent jamais j'ai arrĂȘtĂ© cette politique qui n'est pas acceptable nous ne pouvons pas euh utiliser une poque enfin penser qu'une politique de la chaise vide permettra de d'augmenter notre influence au sein de la structure donc l'AssemblĂ©e parlementaire de l'OT temp un outil utile mais qu'il faut pouvoir enfercer Fran français avec des moyens augmentĂ©s merci beaucoup pour le groupe du Rassemblement national la parole est Ă Pierric Bertelot merci merci beaucoup monsieur le vice-prĂ©sident madamees et monsieurs les corapporteurs chers collĂšgues permettez-moi tout d'abord de vous fĂ©liciter pour le travail rĂ©alisĂ© dans le cadre de ce rapport si nous ne partageons pas la mĂȘme vision du rĂŽle de la France dans l'UTAN ce qui est somme toutes normal dans le dĂ©bat dĂ©mocratique cela n'empĂȘche pas de souligner votre implication et votre connaissance de ce dossier j'aimerais centrer mon propos sur la rupture charniĂšre que constitue la rĂ©intĂ©gration dans le commandement intĂ©grĂ© de l'Alliance en 2009 et sur ses impacts sur le rĂŽle de la France et l'organisation de ses armĂ©es comme de sa diplomatie la dĂ©cision de Nicolas Sarkozi dont le parti donne parfois des leçons de souverainetĂ© aux autres constitue aux yeux de mon groupe une faute forcez de constater que ce retour au sein du commandement intĂ©rĂ© n'a rien apportĂ© Ă la France notre interopĂ©rabilitĂ© avec nos armĂ©es alliĂ©es n'a pas Ă©tĂ© renforcĂ©e pour rappel l'armĂ©e française n'est vĂ©ritablement interopĂ©rable qu'avec l'armĂ©e belge et un F35 et un Rafale ne sont pas interopĂ©rables nous ne sommes pas plus ou mieux respectĂ©s de nos alliĂ©s qu'auparavant quand en 2020 un navir turc a allumĂ© un de nos bĂątiments en MĂ©diterranĂ©e aucune condamnation de l'attitude d'Ankara n'a Ă©manĂ© de Washington et je ne reviens pas sur l'attitude de nos alliĂ©s amĂ©ricains et britanniques avec locus le fait que nous soyons dĂ©sormais pleinement intĂ©grĂ©s au sein de l'Alliance atlantique ne les a pas empĂȘchĂ© d'agir contre nos intĂ©rĂȘts dans le Pacifique le retour au sein du commandement intĂ©grĂ© a en revanche accru notre dĂ©pendance aux Ătats-Unis quel que soit le prĂ©sident et quel que soit le parti au pouvoir pour prĂ©tendre pression de notre collĂšgue Chio nous dĂ©pendons un peu plus du vote de quelques swing States amĂ©ricains au sein du groupe rassemblement national notre ligne est claire et rappelĂ© par sa prĂ©sidente Marine Le Pen nous ne remettons pas en cause notre appartenance Ă l'OTAN comme gage de sĂ©curitĂ© dans un monde de plus en plus instable et conflictuel mais nous tenons Ă la voix singuliĂšre de la France nous refusons que nos armĂ©e soit de plus en plus influencĂ© par le fonctionnement onien utanien pardon alors que la France prĂ©sente sur tous les continents a une vocation mondiale et non uniquement atlantiste et qu'elle doit donc disposer comme elle l'entend de ses forces armĂ©es pour assurer partout sa souverainetĂ© c'est pourquoi le moment venu nous sortirons du commandement intĂ©grĂ© afin d'assurer notre souverainetĂ© tout en restant fidĂšle Ă nos alliĂ©s dans un monde dangereux dans ce contexte mes chers collĂšgues votre double regard m'intĂ©resse beaucoup pour savoir quels ont Ă©tĂ© les impacts les plus forts du retour au sein du commandement intĂ©grĂ© pour nos armĂ©es pouvez pouvez-vous Ă©galement nous dire en quoi ce retour a eu un impact sur notre diplomatie qui dispose d'une ambassade Ă l'OTAN je vous remercie alors je note que vous avez des positions dĂ©cidĂ©ment trĂšs fluctuante par rapport Ă ce que notre tĂȘte de listx europĂ©enne a dit rĂ©cemment mais bon on va s'appuyer j'ai bien Ă©coutĂ© ce que vous aviez dit donc je peux vous assurer et Ă travers les auditions que nous avons menĂ© que le retour dans le commandement intĂ©grĂ© a permis Ă la France de participer ça a Ă©tĂ© dit d'ailleurs on l'a entendu tous les deux que notamment la participation au PL la participation aux normes nous avons eu un poids que nous n'avions pas et c'est aussi pour ça parce que nous Ă©tions partis Ă des opĂ©rations alors que nous n'Ă©tions pas dans le commandement intĂ©grĂ© c'estĂ qu'Ă l'Ă©poque justement avant d'avoir rĂ©intĂ©grĂ© le commandement intĂ©grĂ© lorsqu'il y avait des opĂ©rations auxquelles la France participait nous n'avions absolument pas la main sur les plans nous subissions les plans qui avaient Ă©tĂ© dĂ©finis notamment par les AmĂ©ricains et que depuis le retour dans le commandement intĂ©grĂ© c'est exactement l' ce qui se produit nous avons notre voix et nous sommes Ă©coutĂ©s et nous sommes respectĂ©s et vraiment Ă chaque fois tant au Pentagone qu'au dĂ©partement d'Ătat clairement ça nous a Ă©tĂ© dit oui la voix de la France elle est singuliĂšre elle est respectĂ©e et quelque part ça a Ă©tĂ© dit aussi ils attendent presque le cĂŽtĂ© poil Ă gratĂ© du discours de la France donc cette voie singuliĂšre elle est totalement prĂ©servĂ©e ils l'attendent beaucoup de nos alliĂ©s l'attendent çaabitent d'ailleurs un peu derriĂšre ça les arrange et donc elle est respectĂ© et de par ailleurs nous participons Ă la dĂ©finition des plans des normes et quand on est Ă©coute aussi ce que nous dit notre commandant suprĂȘme de la transformation qui lui prĂ©pare l'avenir de l'Alliance il est pas dans l'opĂ©rationnel mais il prĂ©pare l'avenir il nous l'a dit Ă©galement et la la voix de la France les mĂ©thodes les procĂ©dures le raisonnement la rĂ©flexion sont pris en compte ce qu'on ne pouvait pas faire avant donc vraiment il n'y a aucun doute lĂ -dessus notre diplomatie je peux vous dire que notre reprĂ©sentation permanente mĂȘme si elle est sousstaffĂ©e on l'a dit est insuffisamment staffĂ©e vraiment mĂšne cette voie et et et les autres reprĂ©sentants des autres membres de la nous l'ont confirmĂ© oui la France arrive toujours avec sa voix singuliĂšre et comme elle est maintenant Ă nouveau dans le commandement intĂ©grĂ© cette voix singuliĂšre est d'autant plus Ă©coutĂ©e parce qu'avant on pouvait un peu s'asseoir dessus c'Ă©tait confortable elle Ă©tait lĂ mais bon elle parlait elle parlait dans le vide nous ne parlons plus dans le vide nous ne parlons plus dans le vide c'est ça l'Ă©norme diffĂ©rence aujourd'hui et il faut continuer en ce sens et c'est pour ça que c'est une pour moi une opportunitĂ© qui se prĂ©sente Ă nous que de permettre Ă la France de continuer Ă porter cette voixuse je vais donner deux exemples sur le budget oĂč constamment si on est Ă©coutter les AmĂ©ricains faudrait dĂ©penser dĂ©penser dĂ©penser et la France met son lĂ rĂ©guliĂšrement non non on dĂ©pense pas autant et la France est entendue les les demandes de la France sont entendu la vision 360 plutĂŽt que de se concentrer que sur le flan est elle est entendue Ă©galement c'est la France qui l'a poussĂ© donc et pourquoi parce que nous sommes revenus dans le commandement intĂ©grĂ© donc vraiment pour ça je confirme la France conerne sa voie singuliĂšre et nous ne sommes pas du tout soumis au dictates amĂ©ricains qui reste malgrĂ© tout des alliĂ©s et il ne faut pas l'oublier merci Monsieur le le prĂ©sident bon merci pour votre pour votre question il faudra en effet que vous nous expliquiez si c'est le programme prĂ©sidentiel de Marine Le Pen qui demandait euh 2 mois aprĂšs le dĂ©but de la guerre en Ukraine le le sortir immĂ©diatement du commandement intĂ©grĂ© ou si c'est le programme de Monsieur Bardella des europĂ©enne qui explique qu'il ne sortira pas du commandement intĂ©grĂ© tant que la guerre en Ukraine continuera qui qui qui prĂ©vaut et euh un parti de tĂȘte ça ne marche pas forcĂ©ment trĂšs bien du cĂŽtĂ© de l'extrĂȘme droite pour rĂ©pondre Ă votre Ă votre question prĂ©cise je suis en dĂ©saccord avec ma avec ma corapporteur vous nous ce que cela a pu nous nous apporter de rĂ©intĂ©grer le commandement intĂ©grĂ© moi je vous dirai rien parce que l'essentiel des dĂ©cisions se prend se prennent dans le l'arĂšne politique dans le cadre politique vous le savez l'OTAN est une alliance politique et militaire nous avions quittĂ© le commandement intĂ©grĂ© qui est donc le l'aspect militaire de l'Alliance nous avons jamais quittĂ© les instances politiques donc nous avons toujours siĂ©gĂ© au Conseil de l'Atlantique Nord avec le mĂȘme droit de veto que n'importe quel membre intĂ©grĂ© au sein du du commandement donc quand la France disait non avant avant 2009 le nom valait la mĂȘme chose que le nom d'aujourd'hui c'est-Ă -dire que sur le budget nous aurions tout ai pu bloquer l'augmentation du budget sans ĂȘtre membre du commandement intĂ©grĂ© donc ce que le commandement militaire nous a la rĂ©intĂ©gration dans le commandement militaire nous a apportĂ© c'est d'ĂȘtre prĂ©sent dans les instances militaires donc pouvoir discuter sur les normes militaires de du matĂ©riel bref sur la virgule dans le texte parce que aujourd'hui et nous l'avons dit nous n'avons pas les moyens d'ĂȘtre prĂ©sents dans l'ensemble des comitĂ©s nous n'avons pas les moyens d'ĂȘtre prĂ©sents partout il y en a trop il y a trop de dĂ©cisions il y a trop de normes et surtout nous sommes les seuls Ă dire non oĂč que ce soit nous sommes les seuls Ă dire non sauf les Turcs de temps en temps et pas forcĂ©ment pour de bonnes raisons nous sommes les seuls Ă dire non et donc nous ne pouvons pas dire non tout le temps donc nous sommes contraints de choisir nos combats et quand nous disons non Ă l'ouverture d'un bureau euh de liaison au Japon combien d'autres dĂ©cisions devons-nous lĂącher pour rester cet alliĂ© exemplaire que nous voulons ĂȘtre elle est lĂ la question est-ce que ce que l'on gagne est supĂ©rieur Ă ce que l'on perd et aujourd'hui la seule chose que nous gagnons dans l'ut temps c'est d'essayer de faire respecter nos lignes rouges et pour ça on perd plein d'autres choses et je rĂ©itĂšre mon alerte sur la question des hĂ©licoptĂšres je voudrais juste ajouter une chose Ă©galement un autre exemple de ce que nous a permis de faire le retour dans le commandement intĂ©grĂ© c'est simplement d' nation cadre dĂ©ployĂ© en Roumanie on aurait pas pu le faire si on avait pas Ă©tĂ© dans le commandement intĂ©grĂ© et ça a Ă©tĂ© saluĂ© par tout le monde et encore une fois Ă l'Ă©chelon europĂ©en la les armĂ©es françaises Ă©taient les seules Ă pouvoir en quelques jours dĂ©ployer avoir ce dĂ©ploiement en Roumanie donc voilĂ un des exemples et ça nous est reconnu et nous sommes attendus d'ailleurs lĂ -dessus et on naurait pas compris que la France ne le fasse pas donc c'est une chose qui nous a Ă©tĂ© permise avec le retour dans le commandement intĂ©grĂ© merci pour le groupe de la France insoumise la parole est Ă Monsieur AurĂ©lien saintoule merci monsieur le PrĂ©sident merci madame monsieur le le rapporteur pour vos propos je crois que les observateurs seront perplexes devant une telle divergence de conclusions alors que les constats sont la plupart partagĂ©s euh pour ma part je suis obligĂ© de vous poser une question madame la rapporteur est-ce que vous exprimez en phase avec le avec le gouvernement vous ĂȘtes membre de la majoritĂ© est ce que vous annoncez ou ce que vous prĂ©sentez comme des des des hypothĂšses est quand mĂȘme de nature Ă changĂ© la perception qu'on a de la politique du gouvernement donc est-ce que sur cette idĂ©e que de rejoindre peut-ĂȘtre Ă brĂšve Ă©chĂ©ance les NPG et bien est-ce que vous ĂȘtes alignĂ© avec le gouvernement sur cette position ça me paraĂźt un fait important et ce que j'entends dans votre proposition dans votre propos c'est que en rĂ©alitĂ© vous nous dites dĂ©sormais que hors de l'OTAN point d'Europe et alors que c'est en rĂ©alitĂ© la thĂšse jusqu'Ă prĂ©sent a Ă©tĂ© de nous expliquer que hors de l'OTAN allait naĂźtre grĂące Ă l'OTAN allait naĂźtre une option europĂ©enne on comprend bien qu'en rĂ©alitĂ© il n'en est rien parce que c'est un fait qui a Ă©tĂ© bien documentĂ© et qui a Ă©tĂ© thĂ©orisĂ© y compris par les Ătats-Unis euh l'Europe y compris dans une dans un volet Ă©ventuellement dĂ©fense et bien un instrument au service de l'hĂ©gĂ©monie amĂ©ricaine ça a Ă©tĂ© thĂ©orisĂ© par briginski de façon extrĂȘmement limpide et claire Ă condition qu'elle soit placĂ©e sous le leadership allemand et je vous renvoie Ă des pages donc qui sont extrĂȘmement claires dans le grand jeu et qui correspondent tout Ă fait Ă ce que nous a dĂ©crit le collĂšgue tiio la semaine derniĂšre derniĂšre avec son collĂšgue Larson avec notre collĂšgue larsoner Ă©galement donc il me semble qu'on peut pas arriver Ă la conclusion qu'il faut plus d'autant pour arriver Ă plus d'Europe les choses ne sont pas liĂ©es de cette façon ça ou en tout cas ça me paraĂźt ĂȘtre persĂ©vĂ©rer dans l'erreur je vais rapidement vous poser quand mĂȘme deux questions parce que j'arrive dĂ©jĂ Ă la Ă la fin de mon temps de parole la premiĂšre Ă quoi sert rĂ©ellement l'AssemblĂ©e parlementaire de l'OTAN parce que vous pourz siĂ©ger Ă vos cĂŽtĂ©s j'ai bien l'impression que les dĂ©cisions sont prises bien avant et puis une question technique peut-ĂȘtre Ă Ă vous deux oĂč en est-on de la question des desnmes technique en matiĂšre de liaison de donnĂ©es parce que Ă©videmment c'est le nerf de la guerre et que quand les Ătats-Unis auront mis la main sur tout ça encore une fois on aura affaire Ă une boĂźte noire exactement de la mĂȘme façon que les Anglais par exemple sont trĂšs dĂ©pendants des Ătats-Unis en plein de plein de sujets et notamment sur les questions de dissuasion madame la rapporteur alors d'abord rappeler que au N de la sĂ©paration des pouvoirs je ne suis pas le porte-parole du gouvernement absolument pas j'ai une position de parlementaire et s'agissant des NPG vous ne vous aura pas Ă©chappĂ© que j'ai pas forcĂ©ment repris les propos rĂ©cents du prĂ©sident de la RĂ©publique sur ce sujet j'assume cette position j'assume totalement et je rappelle que aujourd'hui au sein des NPG la France est le seul pays membre de l'alliance Ă ne pas y ĂȘtre et qu'on a tout Ă y perdre on a tout Ă y perdre et donc on a tout intĂ©rĂȘt pour pouvoir ĂȘtre compris ĂȘtre entendu et que la dimension europĂ©enne de notre diffusion nuclĂ©aire soit comprise c'est aussi dans cette instance que ça se joue euh s'agissant du fait que vous disiez que selon vous vous avez l'impression que j'ai dit que hors aut temp il n'y a pas d'Europe c'est pas tout Ă fait ce que j'ai dit ce que j'ai dit c'est que au sein de l'OTAN dans le contexte actuel gĂ©ostratĂ©gique que nous connaissons le dĂ©veloppement de ce pilier europĂ©en Ă dĂ©finir j'ai bien prĂ©cisĂ© qu'il fallait le dĂ©finir est une Ă©tape indispensable pour aller vers une autonomie stratĂ©gique europĂ©enne c'est exactement ce que j'ai dit je n'ai jamais dit qu'il y avait pas d'Europe l'Europe est indispensable l'Europe est une opportunitĂ© pour l'OTAN tout comme l'OTAN est une opportunitĂ© pour l'Europe nous en sommes lĂ aujourd'hui je veux le rĂ©pĂ©ter l'AssemblĂ©e parlementaire de l'OTAN son rĂŽle ça n'est pas un rĂŽle de dĂ©cision ça nous aura pas Ă©chappĂ© c'est un rĂŽle dans lequel nous sommes les relais nous sommes nous faisons partie de cette culture utanienne nous relayons les positions vous l'avez vu on l'a vu ensemble parfois trĂšs amĂ©ricaines et ça permet alors je suis pas lĂ pour les relayer mais je suis lĂ pour dire voilĂ ce qu'ils ont dit je suis pas lĂ forcment pour les dĂ©fendre mais pour les expliquer et par ailleurs pour remonter aussi les positions françaises et nous le faisons et c'est cet Ă©change de dialogue et pu aussi pour entendre ce que disent nos homologues europĂ©ens au sein de cette instance comment sont perçus par exemple en ce moment le sujet de la dimension europĂ©enne de la dissuation française ça nous est posĂ© comme question c'est un espace de dialogue plus nous parlons entre alliĂ©s plus nous avons des espaces pour nous parler entre nous mieux nous nous comprendrons et c'est indispensable pour renforcer la soliditĂ© la cohĂ©rence europĂ©enne sur les normes techniques alors moi je ne sais pas de compĂ©tences et normees technique donc je vais laisser peut-ĂȘtre Bastien Lachau qui aura peut-ĂȘtre plus de de donnĂ©es de de rĂ©ponses Ă avoir oui Ă©videmment sur sur cette question euh au niveau de de la L16 j'imagine que c'est lĂ -dessus que que porte votre votre question la L16 pour les non initiĂ©s c'est la les liaisons de donnĂ©es cryptĂ© qui permettent de partager les donnĂ©es au sein des au sein de l'alliance entre les diffĂ©rents Ă©quipements inter interopĂ©rables alors la France lĂ -dessus avait avait nĂ©gociĂ© de pouvoir produire ses propres clĂ©s de de cryptage euh c'est une compĂ©tence que la France a a perdu et donc aujourd'hui ce sont les Ătats-Unis qui qui gĂ©nĂšent les clĂ©s de cryptage l 16 utilisĂ© par par la France aujour et ce ce systĂšme est est obsolĂšte et est en train d'ĂȘtre enfin obsolĂšte est en voie d'obsolescence et justement il y a une discussion au sein de l'OTAN pour le le futur L16 donc les discussions sont sont en cours la DGA nous a assurĂ© ĂȘtre trĂšs euh trĂšs soucieuse de justement pouvoir ne pas ĂȘtre dans une boĂźte noire amĂ©ricaine et aujourd'hui les discussions sont sont toujours en cours au sein des instances de de l'OTAN merci beaucoup pour le groupe les rĂ©publicains la parole est Ă Jean-Louis tiierot merci monsieur le PrĂ©sident merci Madame et Monsieur la rapporteur compte tenu de la gravitĂ© du sujet que nous Ă©voquons aujourd'hui qui oriente l'ensemble de notre politique de dĂ©fense un petit propos liminaire et une sĂ©rie de questions Ă l'un et Ă l'autre le propos liminaire c'est qu'un parti comme le nĂŽtre le parti du gĂ©nĂ©ral de Gaulle sait faire preuve d'indĂ©pendance mais a toujours considĂ©rĂ© qu'Ă l'heure oĂč les intĂ©rĂȘts vitaux sont en jeu on ne se trompe pas d'adversaire quand les communistes russes ont envahi en ont t envahĂŻ on construit le mur de Berlin le gĂ©nĂ©ral de Gaulle ne sait pas tr ompĂ© de choix et a soutenu totalement le bloc Atlantique quand il y a eu l'affaire des fusĂ© de Cuba il a dit Ă l'ambassadeur russe qui venait lui dire qu'il y avait un risque de guerre mondiale Monsieur l'Ambassadeur nous mourrons ensemble en clair nous savons qu'ils sont nos amis nous savons qu'ils sont nos alliĂ©s nous savons que les AmĂ©ricains comme les Allemands sont nos concurrents mais ce sont d'abord nos alliĂ©s et ce sont d'abord nos amis et aux heures cruciales on ne doit pas l'oublier ça c'est pour le propos liminaire aprĂšs une sĂ©rie de questions monsieur le rapporteur j'entends vos propositions comment comptez-vous rĂ©gler la France dĂ©sormais seule l'orgueilleuse solitude qui fait que la totalitĂ© des pays europĂ©ens nous tourneront le dos d'avoir quittĂ© le commandement intĂ©grĂ© demain le temps alors que l'on sait bien qu'ils ont fiance d'abord dans le parapluie amĂ©ricain on peut le regretter je suis le premier peut-ĂȘtre Ă le regretter c'est une rĂ©alitĂ© alors on peut rĂȘver d'une sĂ©curitĂ© collective dans une paix des bisounours sous la tutelle de l'ONU la rĂ©alitĂ© c'est que si nous suivons votre politique nous perdons toute influence en Europe d'un point de vue strictement militaire Ă partir du moment oĂč on a pu l'outil de planification de l'oton comment comptez-vous avec des traitĂ©s bilatĂ©raux arri Ă travailler ensemble vous savez Foch avait eu une trĂšs belle expression Ă propos de NapolĂ©on en disant depuis que je mĂšne la guerre en coalition j'ai beaucoup moins d'admiration pour NapolĂ©on qui commandait seul si tout le monde fait ses plans dans son coin j'aimerais bien savoir comment on dĂ©fendra utilement l'Europe 3Ăš question combien votre programme va coĂ»ter est-ce que vous assumez de dire aux Français que ce n'est pas 2 % du PIP qu'il faudra dĂ©penser mais 3 4 5 % donc ce sont des impĂŽts en plus pour les Français enfin derniĂšre question que je vous pose dans les personnes que vous avez auditionnĂ© combien vous ont dit qu'il fallait sortir du commandement intĂ©grĂ© combien vous ont dit qu'il fallait sortir de l'oton j'arrive au bout du temps qui m'est imparti je dĂ©passe un peu parce que je crois que le sujet en vaut vraiment la peine madame la rapporteur une question et une remarque Ă©videmment qu'il faut mieux dĂ©finir le pilier europĂ©en de l'OTAN notre doctrine clairement n'est pas claire ne pensez-vous pas qu'il serait nĂ©cessaire sur le modĂšle du SGAE qui ex secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral aux Affaires europĂ©ennes que nous ayons quasiment un SG Auton qui serait une nĂ©cessitĂ© enfin et je finirai lĂ -dessus une vraie rĂ©serve sur votre proposition de rejoindre le NPG j'entends la notion d'enceinte je crains simplement que le fait d'y siĂ©ger laisse entendre y compris Ă l'extĂ©rieur que notre dissuasion accepte la doctrine de la ripost graduĂ©e ce qui n'est pas le cas et c'est moins en interne Ă l'Europe que ça pose problĂšme que ce ne soit pas un mauvais signal Ă donner Ă nos adversaires potentiels la Russie mais pas seulement je vous remercie et pardon d'avoir Ă©tĂ© long mais c'est le rapport essentiel je crois de cette session monsieur le rapporteur vous souhaitez commencer peut-ĂȘtre oui merci monsieur le PrĂ©sident Monsieur Thierot vous posez des des questions pertinentes mais lĂ©gĂšrement contradictoire vous nous expliquez que si nous quittions le commandement intĂ©grĂ© de l'OTAN nous perdrions toute crĂ©dibilitĂ© au profit des EuropĂ©ens qui ne croit qu'en parapluis amĂ©ricain tiens le parapluis amĂ©ricain nous ne nous n'avons aucun rĂŽle Ă jouer dans le parapluis amĂ©ricain puu qu'il s'agit de du soi-disant partage de la dispuasion nuclĂ©aire amĂ©ricaine au sein au au profit de pays de pays europĂ©ens et je rappelle que Ă moins que vous ne croyez pas au traitĂ© europĂ©en que votre prĂ©sident a fait Nicolas Sarkozi a fait adopter il y a le l'article 42 paragraphe alinĂ©a 7 qu' le dit trĂšs clairement il y a une solidaritĂ© militaire entre pays de l'Union europĂ©enne est-ce que vous m'avez dit est-ce que vous m'avez entendu dire que nous ne respecterions pas cette cet article du du traitĂ© de l'Union europĂ©enne donc oĂč vous nous expliquez que le traitĂ© que votre prĂ©sident a fait avaliser contre la vie du peuple français par le CongrĂšs de Versailles ne vaut rien et que personne n'y croira pas et que que personne n'y croit et que de toute maniĂšre c'est illusoire et ça n'arrivera jamais mais dites-le et qu'il faut changer les traitĂ©s ou alors ne nous dites pas parce qu'on quitte l'Union europĂ©enne les EuropĂ©ens il y a y a une contradiction donc mettez-vous d'accord avec vous-mĂȘme deuxĂšme Ă©lĂ©ment sur l'outil planification je ne sais pas exactement ce que vous entendez comme parler par comme outil de planification nous sommes la seule nation EUR europĂ©enne et avec les Ătats-Unis nous sommes les deux seules nations au sein de l'OTAN Ă avoir une vision Ă long terme de notre outil de dĂ©fense grĂące Ă la LPM tous les autres pays europĂ©ens dĂ©pendent pour leur planification de l'OTAN nous sommes la seule nation avec les Ătats-Unis Ă ne pas pas dĂ©pendre de l'utant lĂ -dessus donc oui nous sommes capables de planifier tout seul nous sommes capables d'assurer notre dĂ©fense et c'est une divergence avec un nous sommes capables d'assurer la dĂ©fense de notre territoire tout seul c'est grĂące à ça c'est grĂące Ă la dissuasion que nous arrivons Ă le faire et c'est pour ça que nous acceptons d'en payer le prix parce que ça un coout et dire que nous ne sommes pas capables aujourd'hui de dĂ©fendre notre territoire seul ça revient Ă dire Mesdames et Messieurs les contrib vous payez une dissuasion qui ne sert Ă rien et bien je ne suis pas d'accord la dissuasion est efficace et il faut continuer Ă la financer et parce que nous continuons Ă la financer parce qu'elle est utile Ă la dĂ©fense de notre territoire et oui nous savons travailler avec des armĂ©es mĂȘme si nous ne sommes pas membres de l'OTAN nous le faisons avec l'Inde nous le faisons avec de nombreux pays et nous menons des exercices alors oui peut-ĂȘtre qu'il faudra mener plus d'exercices avec d'autres nations mais nous sommes capable de le faire donc il n'y a lĂ rien de rien de bien mystĂ©rieux quant aux questions budgĂ©taaires je crois que j'ai dĂ©jĂ rĂ©pondu Ă la question et vous avez entendu Ă cĂŽtĂ© ma voisine qui expliquait que mĂȘme dans le cadre de l'OTAN il faudrait sĂ»rement atteindre 3 % du PIB en 2030 donc quitte Ă payer autant ĂȘtre indĂ©pendant alors Ă votre premiĂšre question oui dans le rapport je l'ai pas Ă©crit comme tel mais avoir une mission une coordination en tout cas compte tenu de l'absence de stratĂ©gie et de cette volontĂ© dans stratĂ©gie je l'ai dit ça nous a Ă©tĂ© dit par plusieurs intervenants euh le fait que la les dĂ©cision Ă©tĂ© vraiment prise en silo il y a besoin d'une coordination et pourquoi pas un SG autant ça ferait tout sens tout Ă fait sens pour pouvoir ĂȘtre beaucoup plus efficace euh sur les NPG j'entends tout Ă fait ce que vous dites mais je crois que justement notre doctrine de juste suffisance elle a besoin d'ĂȘtre expliquĂ©e parce qu'elle est trĂšs particuliĂšre de stricte suffisance elle n'est pas en effet celle de l' rĂ©poste graduĂ©e il n'est pas question qu'on a vers la rĂ©poste graduĂ©e et il faut que ce soit beaucoup mieux connu et je pense que vraiment on aurait intĂ©rĂȘt dans le contexte actuel peut-ĂȘtre que la question ne se posait pas du tout dans les mĂȘmes termes il y a quelques annĂ©es mais lĂ aujourd'hui dans le contexte actuel avec cette inquiĂ©tude exprimĂ©e par les EuropĂ©ens nous avons intĂ©rĂȘt Ă trouver l'instance dans laquelle nous pouvons parler de notre stricte suffisance faut-il avoir un nouvel outil pour le faire ou utiliser celui existant je pense que c'est mieux et d'ailleurs de confronter les deux doctrines pour voir en quoi elles se diffĂ©rencient et peuvent Ă©ventuellement se complĂ©ter ensuite je voudrais rebondir sur le capable de se dĂ©fendre seul je voudrais quand mĂȘme mettre des rĂ©serves lĂ -dessus car cert nous avons la difffision nuclĂ©aire mais le conflit en Ukraine le prouve avant de mettre en Ćuvre une disusion nuclĂ©aire il y a d'abord une agression tout Ă fait conventionnel et pour qu'une disfuision nuclĂ©aire puisse Ă©galement ĂȘtre efficace en amonde cela il faut Ă©galement avoir par exemple du renseignement nous avons mis du renseignement des moyens en plus 5 milliards en plus sur la table mais si nous voulons ĂȘtre tout Ă fait autonome et indĂ©pendant comme vous le dites alors soyons indĂ©pendant sur notre renseignement un renseignement totalement indĂ©pendant et totalement mais ça coĂ»te Ă©normĂ©ment plus cher que ce que nous avons mis sur la table et de mĂȘme pour le cyber imaginez que mĂȘme pour le cyber mĂȘme avec des moyens dĂ©cuplĂ©s nous puissions le faire tout seul c'est totalement illusoire sur le spatial le spatial il est dĂ©jĂ europĂ©en il n'est pas français tout seul il s'imaginez que nous puissions tout seul maĂźtriser le spatial pour pouvoir ĂȘtre totalement autonome et dĂ©fendre notre territoire seul c'est totalement illusoir sans compter les effectifs nous avons des effectifs de 200000 personnes aujourd'hui dans nos armĂ©es dans ce cas-lĂ on voit l'exemple de l'Ukraine si nous voulons ĂȘtre tout Ă fait autonome il faudrait peut-ĂȘtre passer je sais pas 500 600000 700000 vous faites comment pour aller les chercher ceux on a dĂ©jĂ du mal Ă recruter aujourd'hui fait quoi vous triplez les soldes je voudrais juste savoir comment vous faites comment dans quelle structure vous le faites donc je suis trĂšs rĂ©servĂ© sur cette capacitĂ© Ă se dĂ©fendre seul tout le temps c'est ça il il y a des la disuision nuclĂ©aire est efficace c'est notre disfuision ultime mais avant de la mettre en route on voit la situation actuelle il y a d'autres choses qui peuvent nous arriver et contre pour lesquelles pour nous dĂ©fendre nous avons besoin de coalition il n'y a aucun doute lĂ -dessus merci beaucoup pour le groupe dĂ©mocrate la parole est Ă Madame jeunevev Dario seg merci monsieur le PrĂ©sident d'abord je veux remercier les deux corapporteurs pour ce rapport trĂšs complet et puis en dĂ©finitive qui a commencĂ© par une historique et l'historique c'est important et on voit bien que l'ut temp en fait c'est une famille c'est une famille qui a Ă©voluĂ© avec des nouveaux membres de la famille une famille oĂč il y a eu des moments de confiance des moments de moindre confiance et une famille qui a des enfants ingĂ©rables capricieux en conflit et et et et ça arrive aussi dans les familles euh mais c'est une famille qui a essayĂ© de s'adapter au au monde et Ă l'Ă©volution du monde et le monde actuel quand mĂȘme Ă©volue de façon particuliĂšrement rapide avec une Ă©volution qui me semble trĂšs prĂ©occupante c'est que plus personne ne respecte aucune rĂšgle internationale euh et j'entends bien monsieur Lachot que vous voulez mettre l'ONU remettre l'ONU au centre des euh des pas des dĂ©bats mais au contraire des dĂ©cisions mais je suis dĂ©solĂ© de vous dire qu'aujourd'hui j'ai le sentiment que plus grand monde n'Ă©coute l'ONU et j'en suis bien j'en suis bien Marie mais c'est un fait et cette dĂ©gradation de ces relations internationale est trĂšs prĂ©occupante c'est d'autant plus prĂ©occupant que nous avons un monde scindĂ© entre des grandes puissances qui essaient d'ĂȘtre coercitive pour des puissances d'autres types de puissance et que nous sommes au milieu la France et l'Europe nous sommes au milieu de ce monde trĂšs conflictuel sans aucune rĂšgle alors ĂȘtre en pleine indĂ©pendance quand on parle de la France pour moi c'est un isolement et c'est un isolement complet ce serait un isolement complet euh des accords bilatĂ©raux oui nous en avons mais des accords bilatĂ©raux lĂ aussi seraiit nettement insuffisants par rapport Ă euh au au au besoin de de reprĂ©sentativitĂ© que nous avons pour faire une masse que l'on Ă©coute et que l'on respecte et c'est l'Ă©chelon europĂ©en le seul qui peut nous protĂ©ger par rapport Ă ces blocs actuellement en pleine Ă©ruption et qui ne nous veulent pas forcĂ©ment du bien euh et y compris peut-ĂȘtre les Ătats-Unis qui ont leur propre façon de penser leurs propres intĂ©rĂȘts qui ne sont pas forcĂ©ment toujours en accord avec les nĂŽtres et surtout qui sont dĂ©pendant aussi des dirigeants qui sont Ă©lus et nous le voyons avec la crainte que vous avez madame la rapporteur exprimĂ© dans les Ă©lections amĂ©ricaine Ă venir donc dans tout cela ĂȘtre seul me paraĂźt un grand danger euh ĂȘtre Ă l'Ă©chelle europĂ©enne nous paraĂźt au groupe dĂ©mocrate ĂȘtre une sĂ©curitĂ© et comment arriver Ă gommer ce qui peut apparaĂźtre comme une fragilitĂ© de l'UTAN auprĂšs de nos concitoyens puisque on nous parle souvent de d'une dĂ©pendance en fait des Ătats-Unis d'un parapluie d'une dĂ©pendance des Ătats-Unis et de ses intĂ©rĂȘts et bien il faut que nous parlions d'Ă©gal Ă Ă©gal c'est-Ă -dire le bloc europĂ©en les avec nos alliĂ©s les AmĂ©ricains que chacun soit respectĂ© pour ce qu'il apporte et pour ce qui l'a construit alors la question que je me pose vous disiez madame la la rapporteur que vous trouviez que placer toujours l'Union europĂ©enne dans les dĂ©bats nous fragiliser permettez-moi de d'ĂȘtre un petit peu rĂ©servĂ© lĂ -dessus je pense que il faut que nous construisions notre stratĂ©gie europĂ©enne de dĂ©fense vous l'avez dit et que nous la portions au sein de l'OTAN et que nous soyons respectĂ©s Ă l'Ă©chelle de ce territoire qui est l'Europe qui me paraĂźt tout Ă fait pertinent pour pouvoir bah dĂ©fendre les intĂ©rĂȘt de la France mais dĂ©fendre aussi les intĂ©rĂȘts de tous les EuropĂ©ens dĂ©fendre notre libertĂ© et nos dĂ©mocraties ce qui me paraĂźt aujourd'hui quelque chose de particuliĂšrement important alors comment faire pour que ce dialogue et cette stratĂ©gie qui vous avez raison est absente aujourd'hui soit une stratĂ©gie construite consolidĂ©e et oĂč chacun respecte chacun et oĂč il n'y a pas que des intĂ©rĂȘts industriels qui soutendent cette stratĂ©gie madame la rapporteur non mais alors je je voilĂ je voudrais bien bien rĂ©ciser en fait ce qui se passe c'est que je l'observe par exemple au sein de l'AssemblĂ©e parlementaire de l'OTAN on a la France a un peu trop tendance Ă vouloir ĂȘtre une Ă©lĂšve modĂšle parfaite impeccable et du coup Ă reprendre par exemple tous les textes tel qu'ils ont Ă©tĂ© Ă©crits Ă la virgule prĂšs avec systĂ©matiquement mention de l'Union europĂ©enne ou de l'Europe et je je l'entends tout Ă fait ça mais il y a un moment oĂč ça finit par ĂȘtre contreproductif et en oublier l'objectif que nous souhaitons atteindre dans telle ou telle discussion rĂ©solution et donc c'est juste par rapport Ă cette exigence il est trĂšs important de pouvoir apporter effectivement ce bloc europĂ©en au sein de l'OTAN mais juste choisir bien les combats pour lesquels lĂ on dit lĂ il faut mettre de l'Europe il y a pas de doute il faut bien que ce soit entendu et lĂ bon bien sĂ»r ça sera important mais on va peut-ĂȘtre moins insister parce que c'est sur et si on n pas de stratĂ©gie on peut pas savoir donc pour le moment comme on a pas de stratĂ©gie on met de l'Europe partout voilĂ et du coup ça c'est plutĂŽt un facteur Ă©itant Ă chaque fois qu'onevient avec de l'Europe du coup on n'est pas entendu on n'est pas respectĂ© suffisamment ah c'est encore les Français avec leur Europe donc c'est dommage et il vaut mieux choisir nos combats choisir les moments oĂč lĂ on veut absolument que l'Europe s'impose le concept europĂ©en s'impose de maniĂšre Ă ce que ce soit ça ce soit alignĂ© d'ailleurs avec la stratĂ©gie qu'on aura dĂ©cdĂ© donc une stratĂ©gie d'abord qui permet de choisir nos combats de savoir oĂč on met l'Europe ça veut pas dire qu'on en met pas Ă on met pas au mĂȘme niveau avec le mĂȘme ton avec la mĂȘme force de la mĂȘme maniĂšre il y a de l'urope partout Ă©videmment mais il faut bien choisir ses combats et bien articuler nos combats Ă la stratĂ©gie qu'on aura posĂ© donc c'est vraiment ça maintenant on a je l'ai nous avons souignĂ© dans le rapport actuellement un blocage du fait de la situation Turquie membre de l'OTAN Chypre membre de l'Union europĂ©enne et qui fait que il y a un blocage la communication u au temp donc quand on dit dans notre RNS qu'il faut renforcer le la la coordination UE auut temp et ĂȘtre moteur de cette coordination temp là ça pose un vrai problĂšme d'autant plus que la France soutient la GrĂšce donc ça nous met en une situation trĂšs difficile donc comment pourrions-nous trouver construire une initiative politique qui permette d'avancer sur ce sujet le dĂ©bat est trĂšs vaste mais ça sera un enjeu trĂšs fort sans lequel on ne pourra pas avancer sur cette coopĂ©ration totalement efficace UE autant merci Madame la rapporteur monsieur le rapporteur vous souhatiz oui merci Monsieur le le prĂ©sident prĂ©sident quelques quelques petites prĂ©cisions moi je je considĂšre pas que l'OTAN soit soit une famille parce que c'est une c'est une alliance et ce sont donc des choix sa famille on la choisit pas donc euh plus ou moins euh lĂ ce sont des ce sont des des des pays qui ont des des intĂ©rĂȘts qui sont propres qui ont leurs intĂ©rĂȘts et qui sont dans un rapport de force permanent c'est ça l'autant c'est un rapport de force permanent entre les pays avec un pays qui reprĂ©sente 70 % de la totalitĂ© qui a donc un rapport de force Ă©crasant vis-Ă -vis des autres et la France qui a une situation particuliĂšre grĂące gr Ă sa dissuasion nuclĂ©aire qui peut faire entendre sa voix le reste du temps les gens se taisent et et obĂ©issent Ă celui qui a le plus gros gourdin sur l'ONU vous regrettez que plus personne n'Ă©coute l'ONU je le regrette avec vous mais interrogeons-nous sur notre responsabilitĂ© lĂ -dedans rappelez-vous quand l'ONU a rĂ©ussi pour la derniĂšre fois Ă prendre une rĂ©solution au sein du Conseil de sĂ©curitĂ© qui a autorisĂ© une action militaire euh c'Ă©tait en Libye c'Ă©tait en Libye et la Russie la Chine ont laissĂ© passer une rĂ©solution qui autorisait la France le Royaume-Uni et l'Angleterre Ă mettre en place une zone d'interdiction de survol de la Libye sauf que ces trois pays ont dĂ©cidĂ© de comprendre de maniĂšre trĂšs extensive cette rĂ©solution et ont commencĂ© Ă bombarder le pays il y a lĂ eu il y a eu lĂ une dĂ©lĂ©gitimation de de l'ONU et ce sont trois nations dans le cadre otanien la France le Royaume-Uni et les Ătats-Unis qui en sont responsables donc oui la Russie envi l'Ukraine mais nous avons aussi contribuĂ© Ă dĂ©valuer et Ă dĂ©valoriser le rĂŽle de l'ONU et nous portons donc une responsabilitĂ© lĂ -dedans qui est qui est terrible enfin sur la logique des des blocs sur la logique des blocs nous devrions aussi uvrer Ă Ă©viter cette logique des blocs nous prenons des dĂ©cisions que nous jugons juste notamment par exemple les sanctions vis-Ă -vis de la Russie mais il faut bien regarder les consĂ©quences que ces sanctions ont eu outre cell sur le sur l'Ă©conomie europĂ©enne elles ont conduit Ă ce que la Russie renforce ses liens avec la Chine avec l'Inde et a créé en fait un bloc face au bloc occidental et je le rappelle Ă l'ONU une minoritĂ© de la population mondiale et je le regrette a condamnĂ© l'invasion russe en Ukraine et donc lĂ on est nous-mĂȘme pris dans une logique de bloc et notre prĂ©sence au sein de l'OTAN renforce cette logique de bloc c'est pour ça que sortir de l'OTAN nous permettrait aussi de vrai Ă aller contre cette logique des des blocs et et juste pour que mes propos soit bien compris il n'y avait pas de mise Ă Ă©galitĂ© entre ce que nous faisions en Libye et ce que la ai a fait en Ukraine il s'agit dans les deux cas d'une violation du droit international mais euh voilĂ que que l'on soit bien clair merci monsieur le rapporteur pour le groupe socialiste la parole est Ă Madame Marietta caramanli merci merci monsieur le PrĂ©sident merci de m'accueillir dans votre commission venant de la commission des lois et des affaires europĂ©ennes je me sens pas totalement Ă©trangĂšre dans dans ce sujet aujourd'hui et je voulais tout d'abord euh fĂ©liciter de du travail important que les deux corrapporteurs ont on portĂ© qui interrogent vraiment la place et le rĂŽle de notre pays vis-Ă -vis de l'OTAN et je voulais vous poser deux questions et puis peut-ĂȘtre rappeler deux trois Ă©lĂ©ments rapidement il y a aujourd'hui 22 Ătats membres de l'Union europĂ©enne qui sont membres de l'OTAN et c'est une variante importante dans et sur l'influence de la France vis-Ă -vis de l'OTAN la France a-t-elle donc dĂ©veloppĂ© Ă avec une partie de ces Ă©tats une relation plus solide qui lui permettrait en quelque sorte de crĂ©er ou de faire vivre un rĂ©seau de partenaires et d'alliĂ©s autour de ses positions ça c'est ma premiĂšre question ensuite il y a quelques mois le gouvernement allemand a prenĂ© une une Europe Ă 30 ou 36 et a fait le choix donc d'Ă©lĂ©ment d'une dĂ©fense s'appuyant sur un un armement non europĂ©en par ailleurs certains inv aujourd'hui au regard non d'un retrait total ou partiel au moins partiel des Ătats-Unis vis-Ă -vis de l'Europe une place et un rĂŽle plus important de l'Union europĂ©enne dans le temps je voulais avoir votre point de vue pensez-vous que la France anticipe bien ses Ă©volutions et qui se qui se pensent longtemps avant et a-t-elle Ă©tabli une doctrine qui lui permettrait justement d'ĂȘtre proactive et dĂ©terminante dans ses Ă©volutions c'est voilĂ mes deux questions et puis je voulais terminer en disant que au nom de notre groupe nous dĂ©fendons aussi l'idĂ©e de d'un pilier europĂ©en dans dans l' tempan ce qui se traduit par la confirmation de la participation française au commandement intĂ©grĂ© de l' temp mais oĂč la France aussi doit prendre sa place et l'occuper pleinement c'est-Ă -dire par exemple dĂ©velopper une stratĂ©gie d'influence qui passerait par une position plus proactive pour façonner l'agenda utanien ou le pilier europĂ©en qui devrait aussi se traduire par plus de commandements je dirais d'autant pour les EuropĂ©ens enfin la l'idĂ©e aussi que nous souhaitons dĂ©fendre par exemple sortir du pacte de stabilitĂ© europĂ©en et qui demande des montants investis pour dĂ©fendre une dĂ©fense europĂ©enne que nous dĂ©fendons en tout cas queon nous portant bref voilĂ la la position un petit peu de de de notre groupe et on nous souhaitant aussi peut-ĂȘtre aussi dans ce rapport qu'on puisse insister sur ces Ă©lĂ©ments du du pacte de stabilitĂ© adaptĂ© Ă cette question d'un commissaire de plein exercice en charge des questions de sĂ©curitĂ© par exemple et de dĂ©fense Ă la Commission europĂ©enne de l'Union europĂ©enne et une commission compĂ©tente Ă la matiĂšre au Parlement europĂ©en voilĂ des outils qui permettrai vraiment de porter la France mais aussi l'Union europĂ©enne moi je pense que le temps sans l'Union europĂ©enne ne peut pas se penser merci beaucoup chers collĂšgues et bienvenue encore dans notre commission madame la rapporteur alors sur les relations plus solides au sein oui je vais donner des exemples le fait que la France est dĂ©ployĂ©e Ă©tait nation cadre en Roumanie je peux dire qu'on a une relation trĂšs privilĂ©giĂ©e avec la Roumanie et et ça se sent et compris par exemple au sein de l'AssemblĂ©e parlementaire de l'OTAN on a vraiment des relations privilĂ©giĂ© l'Estonie mĂȘme chose donc on voit vraiment je prends l'exemple de ces deux pays mais nos dĂ©ploiements Ă chaque fois ont vraiment renforcĂ© la qualitĂ© de la relation et ce sont certainement des pays sur lesquels nous pouvons nous appuyer quand j'Ă©tais en Estonie par exemple j'ai pu avoir la chance d'avoir un Ă©change avec la premiĂšre- ministre qu' jacalas et qui attend beaucoup beaucoup de la France qui a vraiment engagĂ© encore rĂ©cemment des des des des contacts trĂšs trĂšs important ce sont des pays qui attendent beaucoup de la France sur le poids que nous pouvons faire porter toute la dimension europĂ©enne que nous pouvons emporter avec nous au sein de l'OTAN il compte beaucoup beaucoup sur nous il y a aucun doute lĂ -dessus vraiment ce dĂ©ploiement est liĂ© au retour dans le commandement intĂ©grĂ© il y a beaucoup beaucoup contribuĂ© sur le fait est-ce que la France anticipe ça rejoint tout Ă fait ce que j'ai dit sur l'importance de dĂ©velopper une stratĂ©gie parce que pour anticiper il faut donc bien comprendre quels sont les enjeux et donc dĂ©velopper cette stratĂ©gie c'est donc cette stratĂ©gie qui nous permettra d'anticiper et surtout d'ĂȘtre efficace sur l'anticipation la la la notre vision de l'avenir de notre dĂ©fense collective donc ça c'est ça rejoint vraiment sans stratĂ©gie je vois pas bien comment on va avancer efficacement dans un moment qui est particuliĂšrement urgent et et dangereux sur les enjeux plus europĂ©ens vous permette de pas rĂ©pondre tout de suite parce que vraiment dans un enjeux autani je connais moins ces enjeux purement purement europĂ©ens et donc je vais vraiment rester juste sur les enjeux utaniens que je maĂźtrise mieux oui merci merci de cette question moi plus plusieurs plusieurs Ă©lĂ©ments il faut vraiment avoir en tĂȘte que toute coopĂ©ration u au temp est bloquĂ© donc si vu que vous ĂȘtes favorable au pilier europĂ©en dans l' temp ça sera un pilier europĂ©en mais ça sera pas un pilier de l'Union europĂ©enne quant aux relations privilĂ©giĂ©es que nous avons avec certaines nations je pense qu'il faut sommes toutes raisons gardĂ© mĂȘme les nations avec lesquelles nous avons les relation sont capables nous expliquer que si Trump arrive au pouvoir que les Ătats-Unis menacent de se retirer de l'OTAN nous serons prĂȘt elles seront prĂȘt Ă payer ce qu'il faut payer pour que les Ătats-Unis restent donc et qu'elles nen ont rien Ă faire du pilier europĂ©en que ce qui compte c'est le paraplui amĂ©ricain mĂȘme les nations les plus proches de nous merci beaucoup alors j'ai encore trois questions que je vais je vais prendre un coup d'un seul la premiĂšre est pour Monsieur JosĂ© gonzalz merci merci prĂ©sident madame monsieur le rapporteur comme nous le savons la structure intĂ©grĂ©e est trĂšs consommatrice en terme de ressources humaines et les forces françaises outre leurs besoins propres ont de nombreux engagements en dehors de l'OTAN rĂ©quierant un type de compĂ©tenence relativement similaire l' forces doivent en effet Ă©galement armĂ© des Ă©tat-majors dans les outrers en Afrique dans le golfe Persique ou encore au sein des structures politico-militaires de l'Union europĂ©enne toute forme d'engagement que n'ont pas les autres pays europĂ©ens ou en tout cas pas dans de teles proportion il y a lĂ un dilemme constant si l'on veut produire une influence doctrinale certaine encore faut-il en avoir les capacitĂ©s dans la conjoncture actuelle oĂč il nous faut des relais français dans les structures utaniennes consommatrices en RH crĂ©ant de fait des effets d'aspiration comment concilier les besoins nationaux nĂ©cessairement prioritaires tout en armant suffisamment des Po utaniens pour y dĂ©velopper une capacitĂ© d'influence suffisante Ă la prise en compte de nos intĂ©rĂȘts stratĂ©giques merci chers collĂšgues donc la seconde question avant que vous ne rĂ©pondiez et pour Monsieur Emmanuel Fernandez merci monsieur le PrĂ©sident merci Madame et monsieurs les rapporteurs pour vos exposĂ©s alors moi j'ai ouvert les archives de 2009 annĂ©e de la rĂ©intĂ©gration de la France dans le commandement intĂ©grĂ© de l'OTAN pour y relever quelques prises de position Ă l'Ă©poque alors Jean-Luc MĂ©lenchon Ă gauche s'Ă©tait exprimĂ© contre cette rĂ©intĂ©gration et se prononce d'ailleurs mĂȘme pour une sortie par Ă©tape de l'organisation en elle-mĂȘme François Baayou au centre lui affirmait que par cette rĂ©intĂ©gration nous abandonnons un Ă©lĂ©ment de notre identitĂ© dans le concert des nations nous abandonnons notre indĂ©pendance et mĂȘme le symbole de notre indĂ©pendance c'est une dĂ©faite pour la France c'est aussi une dĂ©faite pour l'Europe disait-il Dominique de Villepin Ă droite parlait d'une faute c'est vĂ©ritablement la France qui passe sous les fourches codines d'un autre pays disait Dominique de Villepin et il enchaĂźnait c'est vrai que les dĂ©cisions au sein de l'OTAN se prennent Ă l'unanimitĂ© mais j'ai vĂ©cu la crise irakienne et je sais que la pression exercĂ©e par les AmĂ©ricains quand il considĂšent qu'il y va de leur propre sĂ©curitĂ© est une chose Ă laquelle il est extrĂȘmement difficile de rĂ©sister alors 15 annĂ©es plus tard j'aurais deux questions trĂšs concrĂštement la rĂ©intĂ©gration du commandement intĂ©grĂ© de l'OTAN par la France en 2009 devait selon les dires du gouvernement de l'Ă©poque permettre aux industries françaises de l'armement d'ĂȘtre plus profitable de vendre mieux et de vendre plus alors est-ce que cela a Ă©tĂ© le cas et deuxiĂšme question autour de l'autonomie stratĂ©gique europĂ©enne le prĂ©sident de la RĂ©publique n'a de concept Ă la bouche Ă©lection europĂ©enne oblige euh ma question est trĂšs simple est-ce qu'une autonomie stratĂ©gique europĂ©enne au contour flou mais fondĂ© sur l'idĂ©e d'une dĂ©fense commune entre EuropĂ©ens est compatible avec l'OTAN alliance des EuropĂ©ens des Nord-AmĂ©ricains et des Turcs peut-on cumuler deux alliances militaires communes aux intĂ©rĂȘts divers diffĂ©rents voire mĂȘme divergents je vous remercie merci chers collĂšgues et la derniĂšre question est pour Madame Josie pueto oui merci beaucoup je vais me tourner vers monsieur Lachot j'ai pas trĂšs bien compris lĂ mon collĂšgue tout Ă l'heure de renaissance vous a parlĂ© in vous a posĂ© des questions sur l'alternative notamment sur le le programme de votre parti qui consiste Ă rejoindre dans l'alliance bolivienne ou d'autres alliances avec des Ătats autoritaires de votre parti c'est faux alors je peux pas continuer ma question c'est fa non mais mais vous me rĂ©pondrez que c'est faux d'accord ok alors je voulais justement vous demander dans quel but parce que quand mĂȘme ça a quand mĂȘme Ă©tĂ© bien bien expliquĂ© bon alors Ă©videmment vous assumez pas visiblement cette position est-ce que ça veut dire que vous vous solidariser Ă©ventuellement des propositions de Jean-Luc MĂ©lenchon ça serait bien que vous nous expliquiez merci alors monsieur le rapporteur vous avez presque commencĂ© Ă rĂ©pondre pendant la question madame la dĂ©putĂ©e donc je vous laisse continuer mais parce qu'en fait moi je suis prĂȘt Ă rĂ©pondre Ă toutes les questions mais qu'elle soit factuelle et vrai prenez le programme de Jean-Luc MĂ©lenchon en 2022 et trouvez-moi la citation que vous venez de faire une fois que vous l'aurez faite et vous aurez citĂ© la page et le livret du programme dans lequel cette proposition est fa je pourrais y rĂ©pondre mais vous avez mal lu ce que vous avez peut-ĂȘtre pu lire non non pas du tout ce que vous avez peut-ĂȘtre pu lire c'est que en 2017 nous proposions et nous non je je maintiens nous proposons que la France parce que elle a des territoires ultramarins dans l'ensemble des ocĂ©an puisse rejoindre les diffĂ©rentes organisations rĂ©gion qui concerne les territoires dans lesquels ils sont implantĂ©s c'est ce que nous avons fait par exemple aujourd'hui sur la la question du du Pacifique avec la Nouvelle-CalĂ©donie la Guyane doit pouvoir rejoindre les diffĂ©rentes organisations rĂ©gionales qui existent point c'est tout ça veut dire que non ça veut dire que la France peut la France peut la France peut rejoindre c'est encore la France bien sĂ»r mais c'est la France qui a rejoint et juste jusqu'Ă nouvel ordre les accords de numea ont permis Ă la Nouvelle-CalĂ©donie en tant que tel de rejoindre cette organisation mais ne revenons pas sur la question des accords de Nea nous pourrions perdre notre calme mais euh moi non plus euh mais donc revenons à ça pour dire que la France doit pouvoir agir dans les instances rĂ©gionales idine pour que ces territoires ultramarins puissent discuter avec leur leur leurs voisins et les pays limitrophe point euh il ne s'agit absolument pas d'une alliance militaire soyons soyons clair lĂ -dessus et donc l'alternative Ă l'OTAN je vais le rĂ©pĂ©ter vu que vous m'invitez Ă le Ă le faire ce sont des accords bilatĂ©raux des alliances bilatĂ©rales qui sur des points prĂ©cis sur des projets prĂ©cis comme nous le faisons dĂ©jĂ d'ors et dĂ©jĂ avec de nombreux pays voi ensuite sur les sur les autres questions euh sur les industries la rĂ©ponse est clairement aujourd'hui non nous avons demandĂ© Ă la DGA sils avaient tenu un registre justement pour savoir s'il y avait eu une un accroissement des ventes liĂ© au au Ă la rĂ©intĂ©gration du comitĂ© du commandement intĂ©grĂ© ils ne nous ont fourni aucun document allant en ce sens ni mĂȘme c'est simple ils nous ont envoyĂ© hier la rĂ©ponse seulement Ă nos questions et dedans il y a un seul tableau celui des contrats au temps de l'annĂ©e 2023 donc ou ils n ils n'ont pas les archives ou ils ne nous les ont pas fournis ou alors les ventes sont sont vraiment dramatiquement faibles en tout cas ce qui est certain c'est que sur les grands programmes les grands programmes structurants de notre BITD nous n'en vendons pas au pays autaniens il y a des exceptions qui confirment la rĂšgle c'est camou en Belgique et c'est les rafales en GrĂšce mais c'Ă©tait des rafales d'occasion que nous leur avons vendu et il y a lĂ autre chose que l'OTAN il y a notre accord bilatĂ©ral avec la GrĂšce et leur course aux armements vis-Ă -vis de la Turquie aujourd'hui pour avoir pu Ă©changer avec diffĂ©rents industriels en dehors du cadre du rapport les les pays aant ne sont pas le prospect des de nos industriels d'ailleurs on le voit tous nos contrats tous les gros contrats sont sur des pays hors autant donc il y a lĂ vraiment une une faillite et un Ă©chec si cela avait Ă©tĂ© vraiment un objectif mais par ailleurs la question qui se pose si si cela a vraiment Ă©tĂ© un objectif est-ce que rĂ©ellement le gouvernement et les gouvernements successifs ont mis les moyens pour que cet objectif soit soit rempli quand on voit la diminution du nombre de de reprĂ©sentant de la DGA au sein de le prĂ©sentation permanente et au sein de l'OTAN on peut rĂ©ellement se poser la question de si c'Ă©tait vraiment un objectif est-ce que l'Ătat a rĂ©ellement mis les les moyens en face pour moi la rĂ©ponse est NON aux deux questions mais en tout cas la deuxiĂšme est est factuellement est factuellement prouvĂ© sur les sur les sur les effectifs je vais peut-ĂȘtre te laisser te laisser te laisser rĂ©pondre pour pas alors avant puce qu'on arrive au terme de de l'audition je voudrais avant toute chose avant que tout le monde soit soit tout Ă fait parti av d'autres occupations je ten aussi Ă remercier notre administrateur Julien barbau avec lequel on a trĂšs bien travaillĂ© qui a eu un travail quand mĂȘme assez difficile d'abord la tĂąche Ă©tait d'ampleur et puis ça n'Ă©tait pas facile de trouver une Ă©criture qui permet de concilier nos nos no nos comprĂ©hensions des diffĂ©rentes auditions que nous avons eu donc merci Ă notre administrateur merci aussi je voudrais encore remercier mon mon corapporteur avec lequel encore une fois les discussions peut ĂȘtre extrĂȘmement constructive mĂȘme si divergente et sans jamais avec un trĂšs grand respect et avec un agrĂ©able compagnon de voyage puisqu'on s'est dĂ©placĂ© dans plusieurs pays euh je voudrais pour rĂ©pondre aux questions qui viennent d'ĂȘtre posĂ©es d'abord faire un prĂ©alable dire que justement la la l'absence du commandement intĂ©grĂ© de 2000 de 1966 pardon Ă 2009 ces 40 annĂ©es sans y ĂȘtre nous ont fait perdre une partie de la grammaire et du vocabulaire et de la comprĂ©hension des mĂ©canismes otanien et ça a eu diffĂ©rentes consĂ©quences notamment sur les RH on l'a vu on l'a citĂ© et du coup pour votre question sur les RH je nous renvoie collectivement Ă la loi de programmation militaire que nous avons votĂ© l'annĂ©e derniĂšre parce qu'en fait si je dis ça c'est que pour prĂ©parer nos officiers par exemple quand nous avons rĂ©intĂ©grĂ© le commandement en 2009 il fallait il aurait fallu qu'en 2009 nous ayons Ă ce moment-lĂ des officiers qui a dĂ©jĂ cette grand-mĂšre autanienne que nous n'avions pas puisqu'on ne s'Ă©tait pas du tout prĂ©parĂ© donc tout ça ça prend du temps le temps de prĂ©paration de formation de nos ressources humaines prend du temps je pense qu'on va commencer Ă voir on commence Ă le voir d'ailleurs de voir des des personnes il faut bien voir que pendant assez longtemps le passage par l'OT temp n'Ă©tait pas forcĂ©ment valorisĂ© au sein de nos armĂ©es donc les choses sont en train de s'inverser on nous a bien dit que c'Ă©tait en train de bouger mais tout ça a pris du temps et ça a Ă©tĂ© retardĂ© par cette sortie pendant 40 annĂ©es du commandement intĂ©grĂ© donc la loi de programmation militaire avec la montĂ©e en effectif et une projection le temps de formation nos effectifs permettra d'amplifier et de ne pas avoir cet effet d'aspiration puisque l'augmentation des effectifs permettra de rĂ©pondre Ă tous les enjeux auxquels nous devons rĂ©pondre notre prĂ©sence sur des théùtres autaliens et notre prĂ©sence sur d'autres théùtres que nous continuerons Ă poursuivre Ă©videmment en dehors de l'UTAN cette remarque vaut Ă©galement pour notre industrie de dĂ©fense puisque lĂ aussi la perte de la gramĂšre autanienne a fait perdre beaucoup beaucoup a fait prendre beaucoup de retard Ă notre not BITD notre base industrielle sur les sujets autaniens et qu'aujourd'hui en tout cas beaucoup n nos auditionnĂ©s nous ont dit on a perdu 40 ans il nous faudra sans doute 40 ans pour rĂ©cupĂ©rer cette grammaĂšre et pouvoir avoir un retour donc c'est il faut aussi avoir ça en tĂȘte ça d'autant plus qu'il y a aussi la durĂ©e de vie des Ă©quipements quand vous faites un Ă©quipement il est pas fait pour un an c'est pas une une collection de mode de par un chinois en mode rapide on est sur un autre dimension une autre on est presque sur le demi-siĂšcle donc tout ceci ben pas loin un petit demi-siĂšcle 40 ans hors du commandement intĂ©grĂ© un siĂšcle un demi-siĂšcle de de de durĂ©e de vie et de prĂ©paration de lancement de nos Ă©quipements tout ça fait que ça prendra du temps avant qu'on a un vĂ©ritable retour complet Ă la hauteur de nos ambitions ça prendra du temps et puis je voudrais quand mĂȘme sur sur aussi la la la la DGA et ce que nous a dit la DGA dans le rapport moi j'ai dans mes conclusions j'ai qualifiĂ© la DGA d'une belle endormie belle parce qu'on a des compĂ©tences exceptionnelles qui sont assez uniques que trĂšs peu d'autres payants qui sont Ă la fois des gens qui sont militaires et ingĂ©nieurs mais je trouve qu'ils sont pas suffisamment bien utilisĂ©s on leur donne pas de feuille de route c'est pas clair d'ailleurs on leur a posĂ© des questions ils n'ont pas exactement rĂ©pondu aux questions qu'on leur a posĂ© tout ceci montre que moi je trouve qu'il y a un certain flottement dans la prĂ©sence de nos personnels DGA au sein de l'OTAN ou ou ou si Ă Paris dans les relations avec l'OTAN donc c'est une belle endormie va fallir la rĂ©veiller pour qu'elle donne le plein pouvoir de de son efficacitĂ© puis dire un petit mot Ă mon collĂšgue quand mĂȘme sur notion d'alliance rĂ©gionale je je comprends qu'il entend qu'on puisse rejoindre des alliances rĂ©gional mais dans ce cas-lĂ l'OT temp en est une merci beaucoup Ă tous les deux alors il nous reste avant que vous ne partiez Ă voter sur l'autorisation de publication de ce rapport y y a-t-il des votes contre des abstentions trĂšs bien donc ce rapport sera publiĂ© sous le thme de la commission contribuant Ă la culture de l'utant que vous appelez de vos vĆux merci beaucoup
Anne Genetet