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interviewSud Radio· 7 janvier 2025 7 min

Sandrine Rousseau juge que c’est la misère qui provoque le vote pour le RN

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

En quelques instants, dans quelques minutes, nous allons parler évidemment de Charlie Hebdo. Triste, lugubre anniversaire, mais nous allons en parler. Et je crois que Maud, il faudrait peut-être que l'élector aussi participe.

0:16
Auditeur

Oui, n'hésitez pas à réagir et à appeler la radio au 08 26 300 300 pour nous donner vos témoignages. Comment avez-vous vécu ce dramatique événement il y a dix ans ? Et qu'est-ce que signifie être Charlie ? Vous pouvez nous appeler en deuxième partie d'émission.

0:27
Présentateur

Sud Radio Bercov, dans tous ses états, les perles du jour. Emmenez-moi au pays des merveilles, il me semble que la misère serait moins pénible au soleil. Eh oui, eh oui, il me semble que la merveilleuse chanson de Asnavour. Alors il semble que la misère aussi ait d'autres caractéristiques. Lesquelles ? Non, non, ce n'est pas la précarité, la promiscuité, la faim, le froid. Non, non, non, non. Sandrine Rousseau, Sandrine Rousseau, toujours la députée, la merveilleuse députée, honnêtement sans elle, je ne sais pas ce que nous ferions pour les perles, pour les hués, pour les bravos, eh bien, a compris pourquoi on votait, pourquoi les, j'allais dire les gueux, non, non, ce n'est pas les gueux.

Pourquoi les pauvres et comment les pauvres votaient ? Écoutez.

1:24
Sandrine Rousseau

Mais j'en tire à la conclusion que la misère génère le Rassemblement National, enfin, ça part tout, tout le temps. Et dès que les gens se sentent isolés, dès que les gens se sentent oubliés des politiques publiques, dès que les gens ont l'impression d'être des sous-citoyens, d'être éloignés de toute politique publique et des discours publics, eh bien oui, c'est un terreau fertile pour le Rassemblement National. Et Mayotte est l'exemple type de cela.

1:46
Présentateur

– Formidable, mais écoutez, vous parlez d'or, Sandrine Rousseau, vous parlez d'or. Mais la question que vous voudriez vous poser, c'est que vous, vous appartenez au Rassemblement de gauche, et je crois que la gauche, enfin, je pense, historiquement, a toujours été pour le peuple, pour les pauvres, pour les assistés et les non-assistés surtout, et non-assistants, ces personnes en vingé. Et qui était là, la générosité ? Eh bien c'était vous, c'était vous, le nouveau Front populaire, qui n'a pas grand-chose à voir avec celui de 1936, mais passons. Mais alors pourquoi vous n'allez pas jusqu'au bout de votre raisonnement ?

Si les pauvres, comme vous dites, parce qu'il n'a plus de politique publique, parce qu'on ne s'occupe plus d'eux, parce qu'on les laisse passer par pertes et profits, parce qu'on les refile au magasin des accessoires, Eh bien parce que tout ça, eh bien vote le Rassemblement national ? La faute à qui ? La faute à qui ? Chère Sandrine Rousseau, vous et vous, semblable du nouveau Front populaire, puisque vous n'êtes ni nouveau, ni Front, ni populaire, est-ce que vous poserez à un moment donné la question ? Je vous assure que c'est une question qui mérite d'être posée et énoncée. Eh oui, ça c'était la grande internationale, la grande internationale, l'espoir des travailleurs.

Mais, mais, notre président bien-aimé Emmanuel Macron a trouvé une autre internationale. Il l'a senti venir et d'après lui, elle est venue. Cette autre internationale, c'est Elon Musk, ce pelé, ce galut d'où vient tout le mal. Écoutez, le président de la République. Voilà, disons, si on nous avait dit que le propriétaire d'un des plus grands réseaux sociaux du monde soutiendrait une nouvelle internationale réactionnaire et interviendrait directement dans les élections, y compris en Allemagne, qui l'aurait imaginé ? C'est le monde dans lequel nous vivons et dans lequel nous avons affaire de la diplomatie.

Alors là, c'est très intéressant, parce que vous avez vu la tempête qu'a déclenché effectivement Elon Musk, multimilliardaire, qui a dit, qui a parlé et qui a, nous en avons parlé hier dans cette émission, qui a soulevé l'affreux scandale, l'horreur de ces milliers de jeunes filles de 10, 11, 12, 13 ans, massacrés, torturés, tabassés, pendant 20 ans dans 5 à 6 villes anglaises, avec la complicité, la lâcheté et le silence des médiatico-politiques, de la justice et de la police. Eh bien, il l'a dénoncé, évidemment. Comme il a X tout ça, il a des millions d'abonnés, des dizaines de millions d'abonnés. Alors ça fait un peu mal.

Et puis il dit effectivement, sur l'Allemagne aussi, il va demain donner la parole à la représentante de l'AFD, partie de la droite dure en Allemagne. Et ça suffit pour que le cœur dise, voilà, ça y est, c'est l'international réactionnaire. Formidable. Mais dites-moi, je n'entendais pas, de la part de toutes ces bonnes âmes, qu'elles soient politiques, médiatiques ou autres, quand M. Bill Gates subventionne le journal allemand d'Erspiegel avec des millions de dollars.

Je n'ai pas entendu, quand l'Open Society de George Soros, le célèbre George Soros, aussi célèbre que le Microsoft de Bill Gates, eh bien, les deux organisations ont donné respectivement au Conseil de l'Europe près de 1,4 million d'euros en 2004 et 2013, et près de 690 000 euros en 2006 et 2014. L'Open Society subventionne énormément, énormément, d'organisations, si vous voulez, pro-immigrationnistes et autres. Black Lives Matter a été subventionné, entre autres, par Soros. Soros a donné des centaines de milliers de lits terlins aux anti-Brexit, aux gens qui étaient contre, effectivement, le départ de Londres, le départ de l'Angleterre, de l'Union Européenne. Ben, très bien.

Mais alors ça, ça ne s'appelle pas de l'interférence, non, non, ce sont peut-être des dons, non, non, c'est peut-être de la charité, c'est peut-être quoi ? C'est peut-être n'importe quoi, non ? Est-ce que vous ne croyez pas, quand même, à un moment donné, qu'il faut arrêter cela ? Il faut arrêter d'avoir deux poids et deux mesures dans cette hypocrisie ? Musk, effectivement, dit ce qu'il pense, il a totalement le droit de le penser, et nous, chacun de nous, dit ce qu'on pense. Ah non, mais ça, ce n'est pas la liberté, c'est X, c'est X, c'est terrifiant, c'est X, c'est classé X. Voilà, ça s'appelle les deux poids et deux mesures. Vous savez, l'indignation à géométrie variable.

6:56
Auditeur

André Bercoff, on vous retrouve dans un petit instant, juste après la publicité. N'hésitez pas, chers auditeurs, à réagir au 08 26 300 300 pour nous apporter votre témoignage sur Charlie Hebdo, la façon dont vous avez vécu cet événement tragique il y a dix ans. Qu'est-ce que signifie être Charlie pour vous ? Vous pouvez appeler le 08 26 300 300. Merci.

7:16
Locuteur

Merci.