Jean-Philippe Tanguy : "Retailleau et Wauquiez prennent les gens pour des imbéciles !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Quelle est la colonne vertébrale sur le sujet ?
- 0:57RelanceRéponse partielle
Est-ce que le RN, tout simplement, s'est converti au réalisme par rapport aux Américains ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Que feriez-vous pour vous opposer à la vente de LMB ?
- 2:43FerméeRéponse directe
D'abord, vous y croyez à cette « golden share » ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Est-ce que chacun devrait balayer devant sa porte avant de dire les intérêts américains ou russes ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Que feriez-vous, vous, au pouvoir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Invité politiqueChiffre
« avec une amende de 10 milliards d'euros quand même qu'on avait dû payer indirectement. »
- 2:44Invité politiqueFait
« Non, je n'y crois pas du tout. »
- 2:53Invité politiqueFait
« Il est tout à fait possible de bloquer l'acquisition d'une entreprise, une entreprise stratégique, militaire. »
- 5:14Invité politiqueChiffre
« Très néfaste. Hausse d'impôts, hausse de dépenses, hausse de l'endettement, hausse de déficit, donc hausse de la charge de la dette. »
- 6:05Invité politiqueChiffre
« il y a presque 10 milliards de hausse d'impôt, il n'y a pas de hausse de dépense, il y a presque 40 milliards de hausse de dépense. »
- 7:16Invité politiqueChiffre
« c'est plusieurs dizaines de milliards d'euros qui se sont envolés de valeur de l'épargne. »
- 7:50Invité politiqueFait
« contre le Rassemblement National et l'UDA d'Éric Ciuddi, pour piller l'épargne des Français. »
- 11:59Invité politiqueFait
« Il n'y a jamais eu autant de titres de séjour. »
- 12:01Invité politiqueChiffre
« Les régularisations ont baissé de 10 points seulement. »
- 15:16Invité politiqueFait
« Ça mène à rien. »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy68 %
- Présentateur32 %
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Je note ce matin votre prudence, même une forme de modestie sur une situation compliquée. Jordan Bardella, lui, choisit plutôt vertement de critiquer le bilan international d'Emmanuel Macron. Et je vous interroge ce matin, quelle est la colonne vertébrale sur le sujet ? Si le patron du RN a affirmé, il y a quelques temps d'ailleurs, avoir toujours dit que l'élection de Trump était bonne pour les intérêts américains, mais pas forcément pour les intérêts français. Et si on remonte un peu plus loin, Jean-Philippe Tanguy, toujours Jordan Bardella, il disait l'inverse, indiquant que les décisions de Trump étaient bonnes pour les intérêts de la France. Alors, quel Jordan Bardella faut-il croire ?
C'est-à-dire que la diplomatie, les actions de M. Trump ont aussi beaucoup évolué. Par exemple, sous le premier mandat de Donald Trump, les États-Unis avaient très peu utilisé ce qu'on appelle le droit extraterritorial, que M. Obama avait beaucoup utilisé contre la France, sur Alstom, sur Technip, sur la BNP Paribas, avec une amende de 10 milliards d'euros quand même qu'on avait dû payer indirectement. Et M. Trump était beaucoup plus protectionniste d'une part.
Mais vous, depuis le début, vous n'aviez pas une position atlantiste ici même, d'ailleurs. Vous m'aviez dit très rapidement.
Oui, mais enfin...
Donc est-ce que le RN, tout simplement, s'est converti au réalisme par rapport aux Américains ?
Non, mais vous savez, moi j'ai mon parcours aussi. Moi, j'ai bien connu les Américains directement sur le dossier Alstom, dans d'autres secteurs. Je me suis beaucoup intéressé à l'histoire des États-Unis et de la France. Et je sais, effectivement, je suis dans une position très critique de la part du comportement des États-Unis, en particulier avec la France. Moi, je ne crois pas que Jordan Bardella ait une autre attitude, mais son devoir en tant que chef de parti aussi, c'est d'être beaucoup plus mesuré, pondéré par rapport à la première puissance mondiale. Et il aspire à être Premier ministre. Vous ne pouvez pas, comment dire, avoir des propos comme de la même liberté que les miens.
Moi, je ne suis pas amené à être Premier ministre. Voilà, donc forcément, vous avez des propos qui sont beaucoup plus mesurés. quand vous aspirez à être présidente de la République comme Marine Le Pen.
C'est ce qui explique un changement de position.
Non, ce n'est pas un changement de position. Je pense que c'est juste une attitude plus mesurée, des propos plus mesurés, en tant qu'aspirant Premier ministre. Et c'est normal d'être...
Ça montre la complexité face aux relations internationales.
Mais bien sûr, bien sûr, il y a une complexité. Et je pense que Jordan Bardella avait exactement la bonne attitude à avoir. Et c'est sûr que quand vous êtes, comment dire, secondaire dans la vie politique comme moi, vous avez une plus grande liberté. Il faut rester à sa place. Ne minimisez pas votre rôle. Il faut rester à sa place. Il faut toujours rester à sa place.
Vous avez votre compétence sur certains sujets. On va en parler. Par exemple, vous parlez des dossiers Alstom. Il y a quelque chose qui est en cours et qui est très important. C'est un grand révélateur. C'est un floron de l'équipement militaire français qui quitte l'Hexagone quand même pour les États-Unis. LMB, c'est le spécialiste des ventilateurs militaires. On le trouve sur les rafales, les sous-marins nucléaires. Là encore, que feriez-vous pour vous y opposer ? Parce que le ministre de l'Économie dit, ne vous inquiétez pas, la production va rester en Corrèze. Il y a ce qu'on appelle une « golden share » permettant en réalité de bloquer des décisions stratégiques. D'abord, vous y croyez ?
Non, je n'y crois pas du tout. M. Lescure et la Macronie en général ont des liens de grande confusion, pour ne pas dire de soumission aux intérêts financiers et économiques américains. Il est tout à fait possible de bloquer l'acquisition d'une entreprise, une entreprise stratégique, militaire. D'ailleurs, la direction générale de l'armement a été extrêmement claire en disant qu'il ne fallait pas céder tout ou partie de cette entreprise. Donc le blocage, il est possible. C'est un choix politique de M. Lescure, de ne pas défendre une entreprise française.
Il annonce que ce ne sera pas un sacrifice de notre souveraineté. Vous nous dites que ce sont des séduvents.
M. Lescure ne sait même pas ce que signifie le concept de souveraineté. C'est quelque chose qui lui est complètement étranger. Mais c'est un choix. Quand vous avez fait toute votre carrière dans le monde nord-américain, que vous avez été payé toute votre vie par de l'argent étranger...
Là, vous êtes en train de... Je ne sais pas si la leçon est bienvenue sur l'argent étranger par rapport au gouvernement.
Elle est totalement bienvenue. Et je ne lui ferai pas, vous inquiétez pas, de toute façon, je vais le dire en direct. Vous ne pouvez pas... Il a dû vous répondre. Oui, oui, en expliquant qu'on était d'affreux populistes et scandaleux. Moi, je dis ce que je dis. Quand vous êtes ministre de l'économie et que tous vos intérêts, de toute votre vie économique, ont été avec des intérêts nord-américains, vous n'avez pas l'état d'esprit national patriote. Ça, ça n'existe pas. Il a le droit de le faire. Chacun mène la vie qu'il veut. Mais c'est un état d'esprit.
Quand on se dit, tiens, toute ma vie, je vais défendre des intérêts économiques nord-américains et pas des intérêts français, c'est un état d'esprit...
Est-ce que chacun devrait balayer devant sa porte avant de dire les intérêts américains ou russes ou autres ?
Est-ce que c'est vraiment du niveau-là ?
Mais que feriez-vous, vous, au pouvoir ?
Mais madame Mabrou, pourquoi est-ce que je dis ça ? Parce que c'est un état d'esprit. Vous ne pouvez pas confier la souveraineté économique, industrielle de votre pays à quelqu'un qui a considéré qu'il pouvait faire sa vie contre les intérêts français et pour des intérêts étrangers. Si on n'est pas capable de comprendre ça en France, je comprends qu'on soit dans cet état-là, qu'on ait perdu la moitié de notre industrie, qu'on considère que vendre les brevets de nos centrales nucléaires et nos centrales hydrauliques, tout ça n'est pas très grave avec Alstom, que vendre tout ce qu'on sait faire dans le secteur pétrolier avec technique, ce n'est pas grave. C'est un état d'esprit.
Voilà, un état d'esprit. On n'imagine pas le général de Gaulle aller faire la quête et tendre la main vers les intérêts américains ou nord-américains.
Écoutez, il vous répondra de nouveau dans l'actualité, Jean-Philippe Nanguy. C'est le budget, encore et toujours, les motions de censure, à nouveau, de LFI et du RN ce jour. Alors, c'est la dernière chance, mais je pense que vous ne croyez pas que ni le PS ni les LR changent d'avis. Sauf énorme surprise, le Premier ministre devrait franchir ces obstacles. Match plié et budget que vous considérez, j'imagine, toujours aussi néfaste ?
Très néfaste. Hausse d'impôts, hausse de dépenses, hausse de l'endettement, hausse de déficit, donc hausse de la charge de la dette. C'est une catastrophe. Écoutez, il n'est jamais trop tard pour bien faire. Peut-être que les Républicains, vu l'échec qu'ils ont entamé hier, et qu'ils ont subi hier, avec la victoire de M. Valentin...
Qu'est-ce que vous leur dites pour les faire changer d'avis ?
C'est que les électeurs ne sont visiblement pas d'accord avec eux, parce que quand on a une circonscription en Haute-Savoie, qui est une terre très favorable, historiquement, à LR, et qu'on a une telle défaite à une élection partielle, ça veut dire que les électeurs ne sont tout simplement pas d'accord avec ce qu'ils viennent de faire. M. Rotaillot et M. Wauquiez se sont déplacés en personne sur cette circonscription. C'est d'ailleurs lors de ce déplacement en circonscription qu'ils ont annoncé qu'ils ne censureraient pas le gouvernement sur ce budget. Les gens ne sont pas d'accord.
Et ce n'est pas à ce que vous racontez n'importe quoi, et que vous prenez les gens pour des imbéciles qu'ils ne sont pas, comme ce que fait M. Rotaillot et M. Wauquiez, en disant qu'il n'y a pas de hausse d'impôt, il y a presque 10 milliards de hausse d'impôt, il n'y a pas de hausse de dépense, il y a presque 40 milliards de hausse de dépense.
C'est un moindre mal, et ils mettent en avant, vous le savez, l'argument de la stabilité que vous pourfendez, que vous attaquez. C'est la stabilité qui est payée par les Français. Alors justement, j'aimerais en parler.
Quand vous avez, excusez-moi, le rapporteur du Sénat, le général du budget du Sénat, qui explique que c'est un budget où on perd le contrôle de la dette, qu'est-ce que vous voulez dire d'autre ? Donc on ne peut pas à la fois dire, oui, c'est un budget où on perd le contrôle de la dette, ce que je pense que Marine Le Pen et Jordan Bardella ont dit depuis le début, c'est ce qu'on appelle l'effet boule de neige, la dette est complètement hors contrôle, et c'est les Français qui paieront malheureusement, et voter ce budget. On ne peut pas dire tout et son contraire, vous voyez. C'est un peu comme la fin de vie, le Sénat dit cette catastrophe. Nous allons en parler, attendez.
Oui, mais tout est dans tout.
Oui, mais enfin, là, on est sur un sujet quand même financier, même s'il engage l'avenir du pays. L'autre, c'est un sujet anthropologique, on va en parler. Mais parmi les conséquences du budget, il y a le placement préféré des Français, c'est important pour nos auditeurs et téléspectateurs, qui va subir à Jean-Philippe Tanquier un nouveau rabais. Le livret d'épargne est sanctionné par le refus de l'inflation. Comment vous réagissez ?
Très mal. Il se trouve que j'ai fait un rapport sur le mauvais usage de l'épargne des Françaises et des Français. Il faut savoir, Mme Mabrouk, que depuis l'époque de l'hyperinflation, c'est plusieurs dizaines de milliards d'euros qui se sont envolés de valeur de l'épargne. Et mon rapport à l'époque, il a été censuré, je tiens à le dire, par le lobby bancaire. On a refusé d'en parler, à part vous et quelques personnes courageuses, parce que c'est un des grands tabous français. L'épargne des Français aujourd'hui est mal utilisée, elle est mal valorisée et elle perd de la valeur.
Mais comment vous expliquez qu'au-delà des différences politiques et partisanes, il n'y ait pas un accord sur ça ?
Mais il y a un accord, Mme Mabrouk, des Insoumis jusqu'au LR, contre le Rassemblement National et l'UDA d'Éric Ciuddi, pour piller l'épargne des Français. Voilà, parce que ça ne se voit pas. Qu'est-ce que je veux dire par là ? Vous avez environ 900 milliards d'euros dans ce qu'on appelle l'épargne réglementée, c'est le travail des Français, c'est l'épargne des Français. Et en fait, si elle n'est pas valorisée beaucoup plus que l'inflation, elle perd de la valeur. C'est ce qu'on appelle l'érosion monétaire. Mais ça ne se voit pas. C'est un appauvrissement à bas bruit.
Les gens, quand ils parlent à leur banquier, leur banquier ne vous inquiétez pas, c'est protéger le livret A, vous ne perdrez jamais d'argent. Oui, c'est ce qu'on appelle en valeur faciale, ils ne perdent jamais d'argent parce que, évidemment, vous ne perdez pas d'argent. C'est-à-dire que votre livret ne baisse pas quand vous regardez la feuille de compte. Mais en fait, la valeur réelle de cet argent, elle baisse. Voilà.
Donc, conséquence directe sur le pouvoir d'achat.
Que personne n'explique jamais en dehors du Rassemblement National aux gens. Et c'est très grave. C'est pour ça que nous avons proposé un fonds souverain qui permette de valoriser l'épargne. C'est-à-dire qu'elle soit toujours bien supérieure, son rendement soit bien supérieure à l'inflation.
On vous entend également ce matin, comme à votre habitude, attaquer frontalement la Macronie. Mais vous n'hésitez pas également, Jean-Philippe Tanguy, à voter avec la Macronie quand même des textes qui posent question, non pas sur eux-mêmes, mais sur la suite. Par exemple, votre vote sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. Et donc, par ricochet, la fin de l'anonymat. Comment vous expliquez ce volte-face, il y a quelques années, et là encore, Marine Le Pen disait exactement l'inverse.
Ah mais nous protégerons l'anonymat et les libertés numériques des Françaises et des Français. Vous ne pouvez pas le garantir. Si, on peut le garantir. Non, vous ne pouvez pas le garantir. On peut le garantir, Mme Mabrouk-Basque.
Contre quoi ? Le gouvernement a dit que ce n'était qu'un début, tout ça.
Oui, d'accord, mais le gouvernement est minoritaire. Donc ça dépend si le Rassemblement National le soutient ou pas. Là, vous l'avez dit, on a voté le principe de la protection des enfants de moins de 15 ans. Il faut agir. Aujourd'hui, les mineurs sont exposés à des risques, voire à une volonté, notamment de la Chine, de manipuler l'esprit de nos jeunes et puis surtout de les empêcher de bien travailler à l'école en captant leur attention. Et dans ce texte, il n'y a rien contre l'anonymat et les libertés numériques. Et nous protégeons les libertés numériques.
Je comprends tout ce que Paris Cochet, d'ailleurs vous-même vous reconnaissez la menace, correpondez-vous à ceux qui dénoncent un vote qui débouchera in fine sur le contrôle des fameux VPN, réseaux privés virtuels, et donc sur une surveillance généralisée. On n'est pas ici dans une forme de complotisme. La question c'est, est-ce que vous n'avez pas ouvert une sorte de boîte de Pandore ?
Non, pas du tout. On garde la boîte de Pandore bien fermée, mais il faut protéger nos jeunes et l'un n'empêche pas l'autre. C'est comme si vous disiez qu'empêcher la vente d'alcool au moins de 18 ans, ce serait empêcher l'alcool en France. Non, vous verrez, c'est la même méthode.
Quelle garantie vous mettez sur la table que nous avons entre nous ce matin pour dire qu'il n'y aura pas un jour de passe numérique ? Mais c'est la loi, tout simplement.
C'est la loi. La loi ne permet pas le passe numérique, Madame Mabrouk. Aujourd'hui ? Mais bien sûr. Et demain ? Mais demain, nous ne voterons aucune loi qui ne le permet. Il n'y a aucune difficulté là-dessus. Je comprends les inquiétudes, puisque effectivement, depuis qu'Emmanuel Macron...
Votre électorat notamment est sensible à ces questions-là. Oui, il est aussi sensible à la protection des mineurs.
Oui, mais tout à fait.
Je comprends vers que la protection des mineurs nous rassemble tous.
Je ne suis pas sûr qu'elle nous protège tous quand vous voyez l'état de la protection des mineurs en France, malheureusement. Mais ce qui est sûr, c'est que c'est une juste cause qui est manipulée par Emmanuel Macron. Mais ça, on le sait. Et ça, je tiens à rassurer effectivement ceux qui nous font confiance. On n'est pas dupes du fait qu'Emmanuel Macron se moque totalement de la protection des mineurs et veut utiliser les instruments numériques comme un moyen de délibéralisme et d'autoritarisme. Donc vous dénoncez quand même ? Bien sûr, mais on le sait tout ça.
Et notamment Jordan Bardella avec nos parlementaires européens a toujours bloqué la volonté de la Commission européenne de prendre possession de l'identité numérique des Français. Mais vraiment, la situation, on ne peut pas se plaindre si vous voulez du harcèlement scolaire de la manipulation psychologique des jeunes et ne pas vouloir agir. Donc je ne céderai pas et on ne cédera pas au chantage d'Emmanuel Macron.
Bien, sur les enseignements de l'élection législative partielle en Haute-Savoie, vous y êtes revenu tout à l'heure. C'est quand même un scrutin qui a vraiment déjoué les pronostics avec la victoire d'Antoine Valentin sous l'étiquette UDR-RN face à un candidat LR. Qu'est-ce que vous dites ce matin ? Sur le budget, vous vous êtes directement exprimé par rapport au LR. Qu'est-ce que vous leur dites ? Ce n'est pas la bonne stratégie, ce n'est pas la bonne route. Prenez le chemin d'Éric Ciotti.
Mais la lâcheté n'est jamais une stratégie encore moins à droite. Donc que ces gens se réveillent, qu'ils se rendent compte qu'à force de compromis, ils sont dans la compromission totale sur le budget. Sur l'immigration, c'est une catastrophe. M. Rotaillot, arrivé. Mais je pense sincèrement en disant qu'il allait limiter l'immigration. Il n'y a jamais eu autant de titres de séjour. Les régularisations ont baissé de 10 points seulement.
Il se défend sur l'immigration illégale. Oui, mais d'accord.
Mais ces gens se défendent tout le temps en disant « ce n'est pas moi, c'est l'autre ». Mais vous êtes solidaires d'un gouvernement. Vous êtes solidaires d'un comportement. C'est d'ailleurs exactement ce qu'on avait dit à M. Rotaillot. Je sais qu'à chaque fois qu'on passait à la télé et qu'on critiquait M. Rotaillot, il n'était pas content en disant « je fais ce que je peux ». Mais on ne fait pas ce qu'on peut quand on se met avec des socialistes et des macronistes qui font l'inverse. Donc en fait, M. Rotaillot il s'est fait piéger en pensant que lui tout seul pouvait tout changer.
C'est l'histoire malheureusement d'une partie de la droite française qui n'a jamais compris qu'en se compromettant on empêchait une alternance, une alternative. Voilà. Donc si M. Rotaillot avait fait comme M. Ciotti avait aidé Jordan Bardella et Marine Le Pen à gagner les élections, on aurait appliqué une politique de contrôle migratoire.
Et j'entends que vous dénoncez son alliance avec les macronistes. Pourtant, vous-même...
Ils peuvent encore censurer cet après-midi. Cet après-midi, il suffit de 20 députés LR qui prennent leur courage à deux mains pour censurer et empêcher les hausses d'impôts.
Le message est passé. On verra s'il est reçu. Mais vous parlez d'une cohérence. Donc vous dénoncez l'alliance des macronistes avec les LR. Mais vous-même, il y a quelques jours, pour la bataille à Paris, Sébastien Chenu, il ne fermait pas la porte à une alliance avec Rachida Dati, si je ne m'abuse, qui est toujours dans le gouvernement avec Emmanuel Macron au second tour. Tandis que Jordan Bardella cible Sarah Knafo, dit-il, qui court, selon lui, derrière les macronistes et assure que Thierry Mariani n'envisage pas d'alliance avec les ministres macronistes. Quelle est la ligne ?
Non, je ne crois pas. Je crois que les propos de M. Chenu ont été un peu déformés par le commentaire médiatique. Ah oui, oui.
Là, on a lu sa phrase. Oui, mais moi, j'ai revu l'interview en entier.
Ce qui est certain, c'est que, vous le savez bien, nous, on maintiendra nos listes partout. Il n'y a aucune ambiguïté. Toutes les listes, le Rassemblement National qui pourront se maintenir au deuxième tour seront maintenues pour avoir des élus
aucun rapprochement, aucune alliance, aucune incointance avec Rachida Dati.
C'est impossible de soutenir Mme Dati. Mais parce que Mme Dati est dans le gouvernement d'Emmanuel Macron, qu'elle soutient toutes ces mauvaises politiques, qu'en tant que ministre de la Culture, moi, je n'ai pas d'animosité personnelle contre Mme Dati dont le parcours est quand même très républicain et assez remarquable à titre personnel. Mais à titre politique, elle fait n'importe quoi. C'est quoi aujourd'hui la politique culturelle de Mme Dati ?
Thierry Mariani, pardonnez-moi, il est totalement effacé par quoi qu'on en pense par Sarah Knafo.
Il n'est pas aidé par le commentaire puisque tout le monde fait la promo de Mme Knafo toute cette journée. On a l'impression qu'elle fait 50% des voix dans les sondages. Je rappelle qu'elle incarne une force qui fait 1%.
Elle est peut-être faiseuse de roi parce qu'à 9 à 10%, vous faites...
Mme Knafo n'a jamais couronné personne d'autre qu'elle-même. Donc elle est peut-être faiseuse de reine médiatique. On voit bien la stratégie. C'est que vous l'attaquez quasiment plus que les candidats de gauche. Non, non, on ne l'attaque jamais. On ne parle que de Mme Hidalgo. Non, on me pose une question. Vous pouvez y répondre
sans attaquer aussi.
Non, mais moi, je ne l'attaque pas. Je constate que Thierry Mariani qui incarne une force politique qui est la première force politique du pays, malheureusement, est exclue de l'ensemble des médias quasiment, qui se bat courageusement et que Mme Knafo qui pèse 1% dans le pays... Il est bienvenu ici, évidemment,
comme tous les autres candidats.
Je suis sûr qu'il répondra à votre invitation et a invité partout. On nous a fait le même cirque avec M. Zemmour qui n'existait que pour diviser le camp national et empêcher Marine Le Pen d'être au second tour pour sans doute aider M. Mélenchon. Voilà, donc en fait, Mme Knafo, aujourd'hui, la seule qui est peu couronnée, c'est Mme Hidalgo, soit sous son incarnation elle est fille, Chiquirou, soit sous son incarnation Molassonne, qui est M. Grégoire. Mais aujourd'hui, ça mène à quoi de voter pour Mme Knafo ? Ça mène à quoi ? Ça mène à rien. Voilà, alors que Thierry Mariani et le Rassemblement National avec Marion Maréchal, avec les gaullistes... On a noté le rapprochement
et la réconciliation avec Marion Maréchal également.
C'est une force d'opposition.
Mais là encore, quelle cohérence ? Parce que Marion Maréchal est pour l'union des droits, y compris jusqu'à Édouard Philippe, et vous, non.
Mais non, mais on a toujours été très très clair, mais en tout cas, on est pour l'union déjà des nationaux. Donc Marion Maréchal, elle a trois députés dans le groupe Rassemblement National. Mme Knafo, elle n'en a aucun. Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas travailler avec reconquête. Ce n'est pas possible. Ils sont toujours dans la division, dans l'animosité. Moi, je ne tends pas l'autre joue. On n'attaque jamais en premier. Mais quand je vois qu'il y a une candidature dont le seul motif est l'hostilité au Rassemblement National et on prévient les électeurs. Après, ils sont libres. Ils sont libres de leur vote, évidemment, mais moi, je les préviens.
Voter pour Mme Knafo, c'est voter pour la division des forces et c'est empêcher le moyen de reconquête, de redressement national qu'est ces municipales. Parce que ça sert à quoi ces municipales ? C'est bien gérer les villes, mais dans les villes comme Paris, c'est une étape vers la victoire pour la France.
Pour conclure, Jean-Philippe Tanguy, je voudrais évoquer à présent un scandale tentaculaire, celui des Epstein Files. Ce sont les documents, échanges de messages et de mails de Jeffrey Epstein, pédocriminels en lien avec les grandes saumontes qui a mis fin à ses jours et dont le ministère américain de la Justice continue de dévoiler de larges extraits sur le volet français compte tenu de la gravité des faits s'ils étaient avérés. En tout cas, ce ne sont à l'heure actuelle que des mails et des documents, mais on parle là de faits d'une gravité sans nom. Est-ce qu'il faudrait une commission d'enquête parlementaire si le volet français prend vraiment de l'importance ?
Ah oui, mais nous, on est toujours pour la transparence. Il faudrait déjà que les autorités judiciaires françaises s'en saisissent, c'est quand même leur métier. Et après, on verra. Ce qui est certain, c'est que j'ai vu des attaques indignes de macronistes et d'extrême-gauche disant que le Rassemblement national était concerné. Moi, j'ai lu l'ensemble des mails.
Précisant les choses sur l'aspect financier. C'est-à-dire, il y aurait eu des échanges sur le fait que le FN à l'époque avait des échanges pour parler de financement du parti.
Oui, mais même tout ça, c'est largement exagéré. Moi, j'ai tout lu. C'est tout transparent. Tous les Françaises avec M. Bannon avec M. Epstein. Et donc, il se trouve qu'on est mentionné comme une revue de presse, si vous voulez. Mais évidemment, nous n'avons rien à voir avec ces gens. Et j'espère que justice sera faite sur ce dossier parce que la pédocriminalité, il faut bien le dire, est aussi un des grands tabous des sociétés occidentales où le combat judiciaire n'est souvent pas à la mesure de l'horreur qu'il y a derrière ces crimes absolument abjectes. Et franchement, il faut vraiment mettre plus de moyens pour protéger les enfants de ces réseaux pédocriminels.
Il ne fait pas de doute, évidemment, que tout le monde vous rejoint sur cette position.
Tout le monde le rejoint, mais tout le monde ne le fait pas, malheureusement. Donc, il faut mettre les moyens parce qu'en parole, là, c'est trop grave. Il faut mettre des actes.
Merci, Jean-Philippe. Merci à vous. Je vous dis à bientôt et bonne journée. Merci encore.
Jean-Philippe Tanguy