L'intégrale d'Apolline Matin du mardi 20 octobre 2026 - 7h/9h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 18 %Attaque 55 %Défensif 27 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:35OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous vu aux abords de la Place de la République ?
- 3:50OuverteRéponse partielle
Certains commerçants risquent de ne jamais rouvrir. Qu'allez-vous faire pour eux ?
- 12:15RelanceRéponse directe
Comment retrouvez-vous les casseurs et pilleurs avec les vidéos des réseaux sociaux ?
- 14:33RelanceRéponse directe
Est-ce que les pilleurs relâchés ne perdent rien pour attendre ?
- 17:37OuverteRéponse directe
Vous avez manifesté samedi dernier. Allez-vous y retourner samedi prochain ?
- 18:00RelanceRéponse partielle
Vous dites que la police était à 20 mètres sans réagir. Pourquoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:38InvitéChiffre
« Au moins 3000 boutiques ont été touchées par des dégradations ce week-end. »
- 6:02PrésentateurChiffre
« Plus de 2500 interpellations et 67 personnes incarcérées après les violences de ce week-end. »
- 7:00PrésentateurChiffre
« Deux écopes de prison ferme. »
- 7:13PrésentateurFait
« Le gouvernement envisage d'amputer les aides sociales des voleurs. »
- 7:21InvitéFait
« Les pilleurs pourraient voir leur RSA, leurs allocations chômage, leurs aides au logement ou leurs allocations familiales réduites. »
- 13:20InvitéChiffre
« On est aujourd'hui, avec les comparutions d'hier, à peu près entre 70 et 80 personnes qui dorment d'ores et déjà en prison. »
- 15:07InvitéFait
« C'est parfaitement légal. C'est-à-dire, au fichier police, vous avez 17 millions de personnes qui sont fichées dans le tâche. »
- 29:29PrésentateurFait
« Le gouvernement va aussi demander aux assurances d'accélérer les expertises. »
- 30:43PrésentateurChiffre
« Il y en a eu plus de 2 567 incarcérations, précisé hier le ministre de la Justice, Gérald Darman. »
- 37:40InvitéPromesse
« Chômage partiel à 100% dès aujourd'hui. »
- 37:20PrésentateurFait
« J'ai vu de mes yeux l'incendie de l'office du tourisme. »
- 37:24PrésentateurFait
« Il y avait des forces de l'ordre à quelques dizaines de mètres qui ne sont pas intervenues. »
- 37:40PrésentateurPromesse
« chômage partiel à 100% dès aujourd'hui. »
- 37:44PrésentateurFait
« Fonds de soutien, pression sur les assureurs. »
- 37:46PrésentateurFait
« Sébastien Lecornu là-dessus, il a dégainé très vite. »
- 37:53PrésentateurFait
« ce sont les assurés, les contribuables, ceux qui cotisent à l'assurance chômage qui vont payer ces images de casse »
- 38:01PrésentateurFait
« Les assureurs font leur métier, on paye des primes d'assurance. »
- 38:17PrésentateurChiffre
« 40% de commerçants qui n'ont pas d'assurance contre les pertes d'exploitation. »
- 38:20PrésentateurFait
« Je pense que c'est à l'État de prendre en charge. »
- 38:24PrésentateurFait
« on paye des impôts, y compris pour assurer le maintien de l'ordre. »
- 38:33PrésentateurFait
« Mais parce qu'il est mal géré. »
- 38:56PrésentateurFait
« Je n'ai pas de boule de cristal. »
- 39:04PrésentateurFait
« le fait que nous n'ayons pas eu de discipline, de rigueur et tout simplement de raison budgétaire depuis des décennies »
- 39:07PrésentateurChiffre
« quelques centaines de millions d'euros »
- 39:13PrésentateurFait
« quelques centaines de millions d'euros à l'échelle de la France que l'État ne trouverait plus. »
- 39:19PrésentateurFait
« Ce qui va faire supporter aux salariés et aux entreprises en reportant sur elles une partie de son déficit, c'est scandaleux. »
- 41:24PrésentateurChiffre
« va reporter aux entreprises plus de 11 milliards de charges »
- 41:30PrésentateurFait
« 11 milliards qui ne sont plus disponibles pour accorder des augmentations de salaires qui sont, du fait de l'inflation du prix des carburants, demandées par les salariés. »
- 42:52InvitéChiffre
« En Suisse, 3,2% de taux de chômage des jeunes. »
- 42:55InvitéChiffre
« En France, 7 fois plus, 22%. »
- 42:57InvitéChiffre
« En Suisse, il y a 70% des jeunes qui passent par l'apprentissage. »
- 44:08InvitéFait
« Les entreprises françaises sont les plus taxées au monde. »
- 44:14InvitéChiffre
« Les 11 milliards dont je parle, ça va générer 200 000 destructions d'emplois. »
- 44:39InvitéChiffre
« Ça va surtout conduire à l'instant T à ce que nos marges d'augmentation des salaires soient amputées de 1,6 point. »
- 44:47InvitéChiffre
« 700 milliards de masse salariale du secteur privé. »
- 50:36InvitéChiffre
« 7 départements sont en vigilance orange. »
- 50:43InvitéChiffre
« plus de 180 mm de pluie »
- 50:54InvitéFait
« Un ancien record daté de 1973. »
- 52:11PrésentateurFait
« Des cellules de crise sont d'ailleurs activées dans ces deux départements. »
- 52:13PrésentateurFait
« L'autoroute A9 est carrément coupée entre Nîmes et Montpellier dans les deux sens de circulation. »
- 52:25AuditeurChiffre
« Il y a à peu près, on va dire, une vingtaine de rues barrées qu'on peut accéder avec les véhicules. »
- 52:51AuditeurChiffre
« Ça arrive à peu près au niveau des genoux. Ça varie entre 15 et 40 centimètres. »
- 53:04PrésentateurChiffre
« il est tombé l'équivalent d'un mois de pluie en seulement une heure à Salon-de-Provence. »
- 56:23PrésentateurPromesse
« Sébastien Lecornu, qui a promis hier aux commerçants pillés du chômage partiel dès aujourd'hui et un fonds de soutien spécifique aussi pour éviter les fermetures. »
- 56:45PrésentateurChiffre
« 15 personnes étaient jugées hier pour le pillage d'un magasin Lacoste »
- 56:53PrésentateurChiffre
« un jeune de 25 ans condamné à 8 mois de prison »
- 58:23InvitéFait
« Il est écrit dans le titre que c'est des produits du 17 octobre. On peut considérer qu'il y a un recel. »
- 58:31InvitéChiffre
« Les peines ont couru ces 5 ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende. »
- 1:00:35PrésentateurFait
« Première nuit sous couvre-feu au centre de Paris, la Place de la République, le quartier des Halles »
- 1:01:35InvitéFait
« Ça s'est passé assez bien pour l'instant. »
- 1:01:56InvitéFait
« Dimanche a été presque pire dans le centre de Paris. »
- 1:03:13InvitéFait
« Je n'ai jamais vécu ça. »
- 1:14:30PrésentateurFait
« ce que j'ai ressenti par rapport au malheur qui frappe les commerçants par rapport aux personnes qui ont été violentées aux forces de l'ordre qui ont exposé leur vie »
- 1:16:45PrésentateurFait
« il faut que les partis politiques qui prennent cette violence s'arrêtent »
- 1:16:50PrésentateurFait
« dans ces dernières semaines avec Jordan Bardella on a été nazifié on a été mis dans la boue »
- 1:17:13PrésentateurFait
« les insoumis et d'autres qui ont joué à un petit jeu de diabolisation de leurs adversaires car ils traitent d'ennemis d'ailleurs »
- 1:18:54PrésentateurFait
« on leur a ordonné d'écrire que la France insoumise était derrière ces violences »
- 1:23:55PrésentateurChiffre
« il y a eu 10 000 policiers force de l'ordre déployés samedi pendant les gilets jaunes le plus fort des gilets jaunes c'était 90 000 »
- 1:24:08PrésentateurFait
« c'est pour cacher leur propre échec c'est pour cacher le fait qu'ils n'ont pas utilisé les moyens déjà à la disposition de l'état »
- 1:24:16PrésentateurFait
« il y aurait très bien pu avoir un couvre-feu préventif samedi s'ils avaient écouté les remontées de terrain »
- 1:24:34PrésentateurFait
« Jordan Bardella au salon de l'automobile il avait alerté sur les violences qui auraient cours »
Temps de parole
- Présentateur79 %
- Présentateur 25 %
- Présentateur 34 %
- ?3 %
- Invité3 %
- Invité 23 %
≈ 18,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez
RMC, RMC,
7h-9h, Apolline Matin, Mathieu Béliard.
Il
est 6h57, vous êtes sur RMC, RMC Story, très bon réveil, bienvenue dans Apolline Matin, nous sommes mardi 20 octobre, alors Apolline est en vacances bien méritée, mais vous la retrouvez dès lundi prochain, bien sûr, mais ils sont là, les gardiens du temple, l'économiste Emmanuel Lechypre. Bonjour tout le monde. L'historien Arthur Chevalier, bonjour Mathieu, bonjour tout le monde. Alors ce matin, le patron des patrons lance un appel sur RMC, c'est à 7h40, Patrick Martin, président du MEDEF, pour sa première prise de parole finalement, après les émeutes et les pillages du week-end dernier. Il appelle tous les chefs d'entreprise à dire que ça suffit et que ce pays veut vivre dans la sérénité.
Patrick Martin s'est rendu au cœur des quartiers sinistrés, du cœur de la capitale, quand on parle de quartiers sinistrés, on parle de la place de la République auprès des commerçants. Il est grand temps que le pays se ressaisisse, dit le patron des patrons. Emmanuel ? Oui, clairement, la solution viendra en grande partie des entreprises du terrain, d'est-ce qu'elles seront capables de faire pour relancer l'économie de ce pays. Et puis on l'attend sur un deuxième sujet, Patrick Martin, vous l'avez entre les mains, il a sorti un livre qui s'appelle Génération empêchée avec plein de propositions pour la jeunesse.
Donc on l'attend sur les propositions pour les entreprises, pour l'économie et surtout qu'est-ce qu'il propose pour que cette jeunesse ait enfin des perspectives attrayantes. D'avenir, toujours au cœur de la capitale, après une première nuit de couvre-feu, le maire de Paris-Centre, des arrondissements 1, 2, 3, 4. Ariel Veil avec nous à 8h10, Arthur. Oui, j'aimerais lui demander, moi, ce matin, si comme le maire de Paris, il demande aux Parisiens de venir ramasser les déchets et réparer les destructions. Parce que je vous rappelle que c'est exactement ce qu'a fait Emmanuel Grégoire.
Il a demandé dimanche aux Parisiens de venir ramasser dans l'amitié et la fraternité tout ce qui avait été cassé. Donc j'aimerais
savoir ce qu'il en pense. Comme les supporters
japonais à la Coupe du Monde. Et exactement. Finalement, voilà. On lui posera la question, évidemment. Eh bien, c'est que
c'est
les autres qui cassent et c
'est
nous qui réparons, c'est toujours agréable. Dans 10 minutes, ça c'est juste après le journal, la réponse pénale. On met un coup d'accélération sur les comparutions immédiates de première condamnation. Déjà de la prison ferme, on va vous donner le détail dans nos journaux. Le porte-parole du ministère de la Justice nous dira que même ceux qui achètent des objets volés, même ceux qui achètent des objets volés ce week-end sur Vinted, seront poursuivis. Vinted, eBay et autres. On lui demandera comment. Apolline Martin,
c
'est parti. Dans un instant, le journal de 7h, je vous l'ai dit, ça c'est avec Clément Gouiz. Mais tout de suite, la météo, Géraldine de Maury. Et ça aussi, c'est à la lune de l'actu ce matin. D'ailleurs, vous allez peut-être témoigner de la situation météo près de chez vous au 3216. N'hésitez pas, Géraldine. On a 7 départements en vigilance orange Météo France.
Pour cet épisode méditerranéen, 7 départements. Il y en a 5 pour les fortes pluies. C'est Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Ardèche et l'Est de la Haute-Corse. Et puis, on a cette vigilance orange pour les crues du Vidourle et du Vistre. On a déjà des records pour un mois d'octobre. Record de pluie à Egmort ou encore à Arles. Là, actuellement, c'est vraiment sur les Bouches-du-Rhône qui plaît le plus. Il va beaucoup pleuvoir sur toute la Provence, Alpes-Côte d'Azur, en remontant jusqu'en Valais-du-Rhône, jusque sur la Bourgogne même. On aura des pluies qui seront assez continues. Sur le reste du pays, c'est un temps gris, avec généralement des pluies faibles.
On aura quand même le retour des éclaircies sur la Bretagne et les côtes atlantiques. Il fait un peu moins froid ce matin. Cet après-midi, pas de grands changements. Il fera 14 à Paris, Lille, 15 à Lyon. On aura 18 à Bordeaux comme à Perpignan, 20 à Marseille jusqu'à 28 pour Ajaccio.
Très bon réveil à toutes et à tous. Vous êtes sur RMC, il est 7h. RMC, Apolline Matin. Et c'est l
'heure
du journal de Clément Gouiz. Bonjour Clément. Bonjour Mathieu, bonjour à tous. Plusieurs villes ont vécu leur première nuit sous couvre-feu partiel. Couvre-feu respecté, RMC s'est rendu place de la République et Oval à Paris. Une première journée d'audience particulièrement tendue au procès d'un des chefs présumés de la DZ Mafia à Aix-en-Provence. Et c'est à vivre ce soir sur RMC. Le PSG défie le Barça de l'Aminyamal au Parc des Princes en Ligue des Champions. Première nuit sous couvre-feu partiel dans plusieurs villes françaises. Lyon, Lille, Nice ou encore Paris ont mis en place cette mesure pour lutter contre les violences urbaines de ces derniers jours.
Dans la capitale, la place de la République et le quartier des Halles étaient concernés. Cette nuit, un hélicoptère a même survolé ces quartiers. Amélie Courtet, vous vous êtes rendu sur place pour RMC. Un policier tous les 5 mètres et une dizaine de camions de CRS entourent la place de la République. Franchissement interdit, inscrit en noir sur un ruban. Ça se passe comment là ? Là, personne passe.
Des
curieux s'arrêtent pour observer cette place vide de monde. Théâtre de violents affrontements dimanche encore.
En fait, on a été mis au courant assez tard de la mesure du coup de couvre-feu. Et du coup, on a un peu voulu aller constater quelque chose qui nous a relativement choqués. Parce que c'est une mesure complètement répressive. Je
suis venu voir ce que ça donnait, si les gens respectaient le couvre-feu. A priori, oui. Vu le nombre de magasins qui s'est fait piller, c'est une bonne chose. Silence cette nuit dans Paris, brisé seulement par le bruit d'un hélicoptère qui survole les zones interdites, embraquant un puissant projecteur sur les rues du secteur des Halles. De toute façon, tout est fermé sur Châtelet, les stations, les trous, etc. En fait, c
'est
la rue pour un truc chez moi,
c
'est tout ça
?
Oui, il va juste falloir faire le retour. Ah d'accord, merci. Une nuit longue pour les commerçants. Yacine et Ryan travaillent en restauration rapide. C'est bloqué, il n
'y a
pas de clients,
il
n
'y a
rien du tout. Même le responsable d'à côté qui se plaignait, parce que du coup, ils ne font pas de chiffre d'affaires.
Beaucoup
espèrent que la situation s'apaise durablement. On verra samedi comment ça va se passer. Mais peu y croient pour le moment.
Une
nouvelle manifestation contre la vie chère est prévue ce samedi. À l'appel des Gilets jaunes et certaines organisations étudiantes, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, lui promet un dispositif policier très important ce samedi à Marseille. Au moins 3000 boutiques ont été touchées par des dégradations ce week-end. Chiffre du ministre du Commerce Serge Papin. Le gouvernement a annoncé hier des aides, chômage partiel, fonds de soutien, expertise accélérée. Vous faites peut-être partie de ces 3000 commerçants qui ont été pillés. Vous continuez à nous appeler au 32 16 ce matin. Vous serez heureux d'apprendre que les premières condamnations sont tombées.
Plus de 2500 interpellations et 67 personnes incarcérées après les violences de ce week-end. Chiffre du ministère de la Justice. Et à Paris, lors d'une audience, 5 jeunes de 19 à 24 ans ont été jugés. Deux écopes de prison ferme. Et Julie Brault, tous étaient inconnus de la justice.
Oui,
le visage juvénile, la voix tremblante dans le box du tribunal. Les prévenus se suivent et se ressemblent. Je regrette, je ne me suis pas reconnue. Lâche Mathilde, 19 ans, en larmes. La jeune femme a été interpellée en amont de la manifestation samedi en compagnie d'un de ses amis. Venu depuis Lyon avec un point américain et un masque à gaz. Pour casser du flic et participer à la guérilla. C'était-il écrit par message. Des messages qui ne représentent pas mes valeurs, assure la jeune fille. Mais plutôt que le pardon, d'autres plaident une malheureuse coïncidence. C'était pour faire un barbecue, lance Edmond, 21 ans, interpellé.
Avec 8 bouteilles d'alcool à brûler dans son sac et identifié en train de jeter des cocktails Molotov. Et des faits minutieusement préparés, d'une extrême gravité, justifiant 2 mois de prison ferme, selon la présidente. Malgré un casier judiciaire, jusqu'ici
totalement vierge. Et les gardes à vue pourront passer de 48 à 72 heures pour criminalité organisée, annonce le ministre de la justice, Gérald Darman. C'est une info RMC, on vous le révélait hier après-midi. Le gouvernement envisage d'amputer les aides sociales des voleurs. C'est l'objet d'une circulaire que ça prête à signer les ministres du logement et de la justice que vous avez pu consulter, Sébastien Krebs. Oui, Vincent Jambrun et Gérald Darmanin veulent pouvoir déduire des aides sociales les gains issus de ces pillages.
L'idée dans cette circulaire que nous avons pu consulter, c'est de prendre en compte, dans le calcul des droits sociaux, les revenus issus de la revente illégale de ces marchandises volées. En clair, selon nos informations, les pilleurs pourraient voir leur RSA, leurs allocations chômage, leurs aides au logement ou leurs allocations familiales réduites. Ce principe s'appliquera de la même manière aux revenus du narcotrafic, de la revente de contrefaçon ou de tabac. Le gouvernement veut cibler toute l'économie souterraine. Cette circulaire s'applique immédiatement. Encore faut-il que les pilleurs soient identifiés, condamnés et que le montant des gains de leur butin soit chiffré.
Et le Premier ministre Sébastien Lecornu recevra demain les syndicats à Matignon avant la mobilisation du 5 novembre. Donald Trump, lui, instrumentalise les violences en France. Le président américain durcit son discours anti-immigration à l'approche des élections de mi-mandat, présentant les violences françaises comme un avertissement pour les Etats-Unis. Une stratégie qui vise à remobiliser son électorat alors que l'inflation reste la principale préoccupation des Américains. Un face-à-face sous tension hier au procès d'un des chefs présumés de la DZ Mafia. Ce procès des cinq accusés du triple meurtre de décembre 2020 s'est ouvert hier à Aix-en-Provence.
Parmi les victimes, le demi-frère d'Amin Kessassi, aujourd'hui figure de la lutte contre le narcotrafic. Et il se retrouve donc face à Amin Houlan, un des chefs présumés de la DZ Mafia. Et Pierre Bazin du service police-justice d'RMC, vous avez assisté à cette première journée où la tension était particulièrement importante. Oui, l'audience n'est pas encore ouverte, mais Amin Kessassi fixe du regard le chef présumé de la DZ Mafia. C'est la première fois qu'il se voit, un duel s'installe avec les accusés. Amin Kessassi le répète, il n'est pas venu chercher la vengeance, mais c'est bien une bataille qu'il semble mener. Et la première prise de parole d'Amin Houlan fait monter la tension.
Si les familles acceptent mes condoléances, elles les acceptent. Si elles les refusent, tant pis. Le banc des victimes s'agace. À tour de rôle, Amin Houlan et la mère d'Amin Kessassi pointent le ciel du doigt en se regardant. J'invite les partis à ne pas échanger de signes ou de paroles, prévient le président de la cour. Monsieur Houlan, nous avons une mère et un frère qui viennent chercher la justice.
À
la sortie de l'audience, Amin Kessassi revient sur cet événement. Il y a eu un moment, un moment dans la surenchère de la violence. Pas une seule fois, j'ai cligné tes yeux. Pas une seule fois, je n'ai baissé le regard. Moi, je vis tout le temps sous menace. Une menace de plus,
c
'est parce qu'il va me faire taire, c'est parce qu'il va me faire peur. À l'abri des regards, dans la salle des délibérés, avocats et magistrats ont évoqué cet incident. Il est la preuve que ce procès peut s'enflammer à tout moment. Sept départements de l'Hérault va en vigilance orange ce matin. Cinq pour des fortes précipitations, deux pour les crues. La Lausère, la Veyron ne sont plus concernés. Un tempéré qui provoque la fermeture de la Neuve dans les deux sens. A hauteur de Nîmes dans le Gard, des inondations également au Gros du Roi, aigues mortes. Et près d'un mois de pluie s'est abattue en une heure sur Salon de Provence dans les Bouches du Rhône.
Vous êtes sous ces fortes pluies, sur la route notamment. Vous nous appelez au 32.16, vous serez en direct avec nous. Il est 7h07 et un choc ce soir en Ligue des Champions. Le PSG affronte le FC Barcelone au Parc des Princes. Les deux équipes sont invacues cette saison dans cette compétition. Et Valentin Jamin, tous les regards seront braqués sur l'homme en forme, le Barcelonais, Lamine Yamal.
Oui,
lunettes de soleil sur le nez. Le prodige espagnol est arrivé détendu dans la capitale avant de s'entraîner sereinement. L'attitude d'un joueur en grande confiance, encore auteur d'un but splendide ce week-end.
Et
dont se méfie beaucoup le milieu parisien, Vitinha.
C'est vrai qu'il est un grand grand joueur, une des meilleures du monde, ça on ne
va
pas cacher. Ce qu'il fait à ce moment-là, c
'est
incroyable,
c'est un joueur exceptionnel. C'est intéressant de jouer contre ce type de joueur. Impliqué dans 19 buts en 11 matchs cette saison, Lamine arrive déchaîné, écrivent les médias locaux. Et certains le comparent même à Lionel Messi, ce qui fait sourire son ami et coéquipier Pedri. Il a toujours eu cette envie de grandir et de s'amuser. Messi est le meilleur joueur de l'histoire, Lamine doit suivre sa carrière et les choses vont arriver. Aujourd
'hui, c'est le
meilleur joueur du monde. Et pour l'arrêter, Paris doit faire
sans
Nuno Mendes, l'un des meilleurs latéraux du monde, blessé. Mais l'entraîneur Luis Enrique pense collectif.
La meilleure manière de défendre Lamine Yamal, c'est d'avoir le ballon. Si tu as le ballon tout le temps, Lamine Yamal prend le ballon et tu te calmes, tu te tranquilles.
Yamal rêve en tout cas de briller contre le champion d'Europe avant peut-être de remporter le ballon d'or lundi. Coup d'envoi à 21h, c'est bien sûr à suivre sur RMC. Évidemment, vous allez le suivre, le vivre sur RMC. D'aucuns parlerait d'une finale du ballon d'or, Lamine Yamal sur la pelouse du Parc des Princes. On vous le racontera évidemment en détail et vous le vivrez ce soir sur notre antenne. Merci Clément Gouilly, c'était le journal. Il est 7h08 sur RMC. Nous sommes ensemble jusqu'à 9h avec à mes côtés l'économiste Emmanuel Lechypre, l'historien Arthur Chevalier.
Plus de 2500 gardes à vue, 67 personnes déjà en prison, dépeignent jusqu'à 5 en ferme après les pillages qui ont touché près de 3000 commerces. Le gouvernement promet une réponse pénale hors normes. Bonjour Sacha Stropkan. Bonjour. Vous êtes magistrat, porte-parole du ministère de la Justice. Nous avons les moyens d'identifier et juger les casseurs et les pilleurs. C'est votre parti pris ce matin. Vous nous l'expliquez, vous nous expliquez comment, surtout dans une toute petite minute sur RMC, RMC Story.
Il est
7h12, vous êtes sur RMC, RMC Story. Un très bon réveil, merci de votre fidélité. Plus de 2500 gardes à vue, des peines qui vont jusqu'à 5 en ferme. Des audiences de comparution immédiate démultipliées. Après le week-end de casse et de pillage, la justice veut aller vite et frapper fort. Comment retrouver ceux qui ont saccagé près de 3000 commerces ? On a ce chiffre, 3000 commerces,
c
'est colossal. Et jusqu'où peut aller la justice ? Bonjour Sacha Stropkan. Bonjour. Je rappelle que vous êtes magistrat et porte-parole du ministère de la Justice. Nous avons les moyens d'identifier, de juger les casseurs et les pilleurs.
C
'est votre parti pris ce matin. Alors où est-ce qu'on en est déjà exactement ? Combien de casseurs et pilleurs se réveillent ce matin en prison ? Alors vous l'avez dit, il y a 2500 personnes qui ont fait l'objet d'une garde à vue depuis samedi. On est aujourd'hui, avec les comparutions d'hier, à peu près entre 70 et 80 personnes qui dorment d'ores et déjà en prison, soit parce qu
'ils
sont en détention provisoire, soit parce qu'ils ont été condamnés. Et le plus gros va arriver aujourd'hui, demain, des condamnations. Le plus gros va arriver là dans les deux jours qui viennent et ensuite il y
a
un troisième volet, une troisième vague qui va arriver, qui est un sujet aussi pour nous, notamment parce qu'on voit qu'il y
a
un sentiment d'impunité tellement fort qu'il y a des pillages qui se sont faits à visage découvert. Vous en entendez parler ce matin, par exemple des gens qui vendent sur Vinted aussi. Oui,
on va y
venir, mais avant de parler de la revente, une vitrine brisée, un pilleur cagoulé pour beaucoup qui disparaît en 30 secondes. Comment est-ce qu
'on
remonte jusqu'à lui avec une vidéo filmée sur les réseaux ? Alors ce serait faux de dire qu'on va tous les retrouver. Maintenant, le sujet pour nous, c'est quand même de faire un certain nombre d'interpellations et il y en a eu puisque 2500 personnes, c'est quand même pas rien. Pour que vos auditeurs aient un ordre d'idée, il y a déjà plus d'un demi-millier de personnes qui ont été conduites devant un magistrat dans ce pays en trois jours pour les faits qui ont été commis ce week-end.
C'est la justice
mobilisée. Il y en a aussi qui,
effectivement,
faute d'officiers de police judiciaire, par exemple, ont été relâchés. Ma question, c'est est-ce que
finalement,
ils ne perdent rien pour attendre, entre guillemets, ou bien est-ce qu'ils sont définitivement tranquilles ? Alors non, ils ne sont pas définitivement tranquilles pour deux raisons. Un, parce que c'est ce qu'a annoncé le ministère, on invite les parquets à mobiliser les moyens qui sont normalement déployés dans le cadre de la criminalité organisée, c'est-à-dire concrètement faire de la géolocalisation, des choses de ce type-là.
Et
ensuite, la deuxième chose, c'est qu
'on
va faire un criblage, c'est très simple. C'est-à-dire que quand vous avez fait le mariole sur TikTok, sur Snapchat, en fait, tout simplement, on peut cribler votre visage au tâche. C'est parfaitement légal. C'est-à
-dire,
au fichier police, vous avez 17 millions de personnes qui sont fichées dans le tâche, parce que, par exemple, les victimes y sont aussi. Et en vérité, vous aurez un certain nombre de matchs. Et donc, y compris dans trois semaines, y compris dans un mois, on pourra retrouver des gens qui, effectivement, se retrouvaient place de la République et qui ont saccagé des magasins. Il y a, en fait, cinq fois plus d'audience de comparution immédiate. Ça, c'est pour Paris. En fait, on met les moyens. Il faut bien le comprendre. La justice ne veut pas de ce procès en laxisme. Si je vous suis bien, comment on fait, pardon, pour démultiplier, en fait, les moyens de la justice comme ça ?
Tout simplement, on demande aux gens de travailler plus. C'est-à-dire que je pense qu'on critique souvent la justice. Travailler plus pour condamner plus, quoi. Je vous
laisse cette formule.
Mais une chose est sûre, c'est que depuis samedi matin, on critique souvent la justice. Moi, je voudrais vraiment saluer la mobilisation des magistrats, des greffiers et des personnels, tout simplement, de la justice. Parce que c'est un travail jour et nuit qu'ils font depuis samedi. Parce que vous vous doutez bien que j'irai 2500 gardes à vue dans toute la France supplémentaire par rapport à l'activité habituelle. Par exemple, ça fait quatre fois plus de magistrats à Paris qui ont travaillé samedi et dimanche que d'habitude. Mais
justement,
on entend beaucoup sur cette antenne ou sur celle de nos voisins de BFM, des représentants de syndicats de police, et ça régulièrement, y compris d'ailleurs depuis le début de la crise lycéenne, dire qu'en fait, leur travail est sapé par la justice, que tout ce qu'ils font sur le terrain pour arrêter les malfrats,
les
délinquants, si on peut dire, eh bien, ça n
'est
jamais suivi des faits par les magistrats. Est-ce que là, on ne tient pas une opportunité en or, puisque la magistrature, là,
sera
sous les projecteurs de la France entière, de prouver que la magistrature est à la hauteur des sacrifices que font les policiers sur le terrain, et évidemment des dégradations dont sont victimes tous les Français ? Tout à fait, mais vous savez, quand on est magistrat, c'est comme quand on est policier, c
'est
un engagement de tous les jours, évidemment... Oui, il y
a
des critiques quand même, beaucoup même.
Oui,
bien sûr, bien sûr, évidemment pas sous la même forme. Après, nous, notre sujet, si vous voulez, ce n
'est
pas l'ordre public. L'ordre public, c'est un sujet policier, tout le monde a bien compris, tous les membres du gouvernement se sont exprimés sur le sujet que ça a dysfonctionné. Maintenant, nous, notre sujet, évidemment que tout le monde aurait souhaité que ça n'arrive pas. Maintenant, c'est arrivé, notre sujet, c'est quelle réponse pénale on apporte ?
Et
effectivement, je pense qu'y compris le président de la République, dans sa nollocution de dimanche soir, l'a dit, on rend la justice au nom du peuple français, et je pense que très clairement, on voit ce que les gens attendent de nous depuis quelques jours, et ce qu'ils attendent de nous, c'est une réponse ferme pour que ça ne se reproduise pas. Karim Etanis, dans les Alpes-Maritimes, avec nous. Bonjour, Karim. Comment ça va, RMC ? Ça va pas mal, et vous-même, Karim ? Bah, écoutez, très bien, au boulot, là, ça y est. Bah oui, il faut travailler, le matin. On part au cherbourg, la France à ma tronc, comme on dit chez nous. On est
là, on est là,
RMC,
pour vous accompagner sur
la route, évidemment. Karim, vous avez manifesté samedi dernier, vous
?
Oui, bien sûr.
Et vous allez y retourner samedi prochain ? Oui,
et même d'après, et même encore jusqu'à l'année prochaine, s'il faut. Voilà. Ça serait un peu les remédications un petit peu de... Mais
Karim, on a vu, vous
êtes à Nice, je sais pas si c'est
à Nice
même que vous avez manifesté.
Oui. Nice aussi,
où il y
a
eu des pillages, de la casse,
etc.
Karim, vous l'avez vu, ça, de vos yeux ? Ah, bien sûr, j'ai vu en direct live. Décathlon, JD, tout le cœur. Et vous savez quoi, par contre, moi, ce qui me choque, j'étais devant Micromania, comme tous les citoyens français, et à 20 mètres, il y avait la police,
et
aucune réaction de leur part. Aucune réaction. Alors qu'il était vraiment à 20 mètres
du magasin. Je
peux rappeler, Karim, pour ceux qui l'auraient pas vu, Micromania, où le patron du magasin Micromania s'est illustré, parce qu'il s'est tenu... Voilà, il a tenté de défendre sa boutique, magasin de jeux vidéo, et c'est devenu presque une figure du net, après ces mobilisations du 17. Et vous, vous dites que dans le contre-champ, ce qu
'on
voyait pas dans la caméra, c
'est
la police à côté ? Ah bah oui, c'était à 20 mètres, franchement, mais vraiment, quand j'ai collé, c'était vraiment collé, hein ? Donc les jeunes, ils
puissent le
magasin... Je veux pas me faire le défenseur des policiers, mais pour connaître quand même un peu ces sujets de maintien de l'ordre, souvent, ce qui peut paraître évident, et en vérité très complexe dans leur intervention, parce qu'en vérité, vous êtes 3 policiers, ou 4 policiers, et parfois même 10 policiers, si vous avez un mouvement de masse avec 200 personnes, en vérité, le rôle des policiers n'est pas non plus de jouer aux têtes brûlées, et d'ailleurs, en général, après, on vient leur reprocher d'avoir des techniques d'intervention qui ne sont pas les bonnes, donc je sais pas ce qui s'est passé là, mais en vérité, je veux aussi, là, pour le coup, défendre un peu les
policiers... Alors, tête brûlée,
peut-être que c'est aussi ce patron de magasin, parce qu'il se retrouvait seul, aussi, Oui, pardonnez-moi, on avait
le patron de commerçants et d
'industrie qui étaient auparavant avec nous sur RMC, beaucoup de commerçants commencent à s'armer pour se défendre, à acheter des battes de baseball, mais parfois, les armuriers témoignent d'une recrudescence hier. La semaine prochaine, vous qui jugez vite en ce moment, et fort plutôt que vite, vous êtes prêts à juger des commerçants qui auraient tiré sur un pire ?
Alors, le sujet pour nous, évidemment, que je veux pas faire de la philosophie, mais le principe de la vie en société, c'est qu'on délègue la violence à l'État, et qu'effectivement, je comprends qu'à partir du moment où les gens se sentent pas protégés, des questions se posent, et justement, c'est pour ne pas en arriver là, qu'on souhaite rétablir l'ordre et montrer qu'il y a une réponse pénale derrière.
Dans
les tribunaux, la semaine prochaine, il y aura des commerçants
?
Non, je le souhaite pas, en tout cas, le but n'est absolument pas celui-ci. Bien sûr que nous, à l'inverse, on est là pour accompagner les commerçants. Attendez, je comprends très bien ce que vous dites, et vous avez raison. Premièrement, il n
'est
pas question d'incriminer les policiers, on sait tous qu'ils ont fait tout ce qu'ils ont pu pendant cette terrible nuit du 17 octobre. La vérité, c'est qu'ils étaient en sous-effectif, que donc la réalité aussi, c'est qu'il y a eu des manques du gouvernement. Est-ce qu'on peut vraiment reprocher aux gens d'être choqués par le fait que des commerçants aient dû défendre leur boutique tout seul contre parfois 10, 15, 20, 30 personnes, et de demander des comptes, en fait
? Vous voyez, ça fait partie de
la vie en société, c'est ça. Je le
reproche pas du tout. On peut pas répondre
loi quand on vous
dit « j
'ai vu ». Je le reproche pas du tout aux commerçants, bien au contraire. Tout ce que je vous dis,
c
'est que justement, nous, pour nous, c'est clair, les commerçants, ce sont des victimes. Et que nous, notre sujet, c'est comment est-ce qu'on accompagne ces victimes, parce que ça, c'est un sujet plus
économique. Pour éviter que ça ne
dégénère. Oui, et puis un sujet aussi économique. Aujourd'hui, les commerçants,
ils
se disent « les assurances,
ça
va être très long », donc il y
a
aussi un sujet pour nous de comment est-ce qu
'ils
se font indemniser, comment est-ce qu'ils peuvent demander des réparations aux gens qui ont commis ça. Alors, pardonnez-moi, je me permets juste, parce que vous avez dit ceux qui font les mariolles sur Internet, et après, je vous libère, Sacha Stropkan, mais il y a un truc qui est très important à dire ce matin. Si vous achetez des produits qui ont été volés samedi, et qui sont siglés 17 octobre,
on a l'impression que c'est le Black Friday. C'est une infraction.
C'est une infraction. Trois ans d'emprisonnement, c'est du recel de vol. Attention à ceux qui penseraient « j'ai pas volé, j'ai pas pillé, mais j'ai juste fait une bonne affaire sur Internet ». Ça n'est pas une bonne affaire. Non, c'est une infraction. Merci beaucoup, Sacha Stropkan. Merci à vous. Merci d'être venu répondre à nos questions. Vous êtes porte-parole du ministère de la Justice. Magistre à vous-même, les temps sont compliqués. Il faut expliquer les choses. Et vous l'avez fait ce matin pour nos auditeurs. Merci mille fois. Il est 7h21. Et dans un instant, c'est l'historien d'Apolline Matin. Il est là. Arthur Chevalier, Arthur Lecao, la casse, les pillages.
Nos voisins aussi en ont subi ce week-end. Écoutez, on est au cœur de Milan. Reprenons les slogans français. Mais oui, Mathieu. En Italie, en Albanie, au Portugal, mais aussi en Grèce, on a des manifestations étudiantes partout, parfois qui dégénèrent. Mais vous direz-vous qu'on a déjà vécu ça en Europe à la fin des années 1840. Et à l'époque, on a même bombardé Vienne et Venise pour faire taire la jeunesse. Et dans moins de cinq minutes aussi, on aura Arnaud Demange qui viendra pirater le face-à-face, vous ne bougez pas.
On
se retrouve dans moins de 60 secondes. À tout de suite.
RMC,
Apolline Matin.
Il
est 7h23 sur RMC, RMC Story. Bon réveil à tous. Quand l'histoire fait l'actualité, c'est avec Arthur Chevalier. Mais Arthur, la France n'est pas la seule touchée par des émeutes. La contestation s'étend en Europe. Les tensions sociales atteignent des pics de violence depuis une semaine. À Milan, on a vu des affrontements entre pillards et policiers d'une rare brutalité. En Albanie, des manifestations étudiantes ont viré au drame avec des jets de cocktails Molotov sur les forces de l'ordre. Au Portugal, c'est plus calme. Mais ça secoue pas mal aussi. Des tentes ont été dressées à Lisbonne pour protester contre les coûts du logement. En Grèce, c'est un peu la même histoire.
Des mouvements d'étudiants et de travailleurs perturbent le pays. Il y
a
une expression qu'on a beaucoup entendue la semaine dernière.
C
'est « convergence des luttes ». Elle se fait à l'échelle européenne. En l'occurrence, c'est même assumé. Prenez la présidente de l'Union des étudiants de l'Université Agricole d'Athènes. Elle a exprimé sa solidarité publiquement avec les étudiants français. Et attention, parce que la contagion des révoltes à l'échelle européenne, c'est possible et c'est même déjà arrivé. En quelques jours, toute l'Europe s'était embrasée. Qu'est-ce qui s'était passé ? Alors, nous sommes à la fin de la décennie 1840, donc au milieu du XIXe siècle. Qu'est
-ce
qui s'était passé ? Eh bien, il y avait eu des mauvaises récoltes en Europe. Du coup, les prix avaient explosé. Et oui, on est déjà sur un sujet de la vie chère. À l'époque, ce sont des rois et des empereurs qui règnent sur le vieux continent. C'était aussi des gouvernements très conservateurs. La jeunesse n'avait pas beaucoup d'argent et surtout pas beaucoup d'avenir. Donc, en 1848, elle entre en rébellion contre la vie chère et l'autorité, un peu comme aujourd'hui. Des manifestations très violentes ? Alors, au début, c'était pacifique, mais ça va devenir effectivement violent, même beaucoup plus violent qu'aujourd'hui.
Prenez à Vienne, en Autriche, les émeutiers vont lyncher le ministre de la guerre et suspendre son cadavre à un réverbère. Ils vont même prendre le contrôle de la ville pour reprendre Vienne. L'empereur d'Autriche devra faire bombarder sa propre capitale par l'artillerie de son armée. Et ce n
'est
pas fini. À l'époque, une partie de l'Italie était sous domination autrichienne. À Venise, la jeunesse proclame une république. Mais là encore, l'armée autrichienne ne se laisse pas faire. Elle organise le premier bombardement aérien de l'histoire. C'était des ballons à air chauds chargés d'explosifs. Donc, vous voyez, on a encore un peu de marge. Et puis alors, en France, pendant ce temps-là, qu'est-ce qui s'est passé ? Eh bien, une révolution, Mathieu. Ça a quand même causé la chute du dernier roi de notre histoire. C'était Louis-Philippe. Alors, ces révoltes européennes, qui vont durer presque deux ans, causeront des dizaines de milliers de morts.
Elles seront quasiment toutes réprimées et n'aboutiront presque à rien. Ces révoltes, elles avaient un nom. Ça s'appelait le printemps des peuples. Conclusion, on peut se révolter sans rien gagner. Emmanuel Lechypre. Aujourd'hui, ce qui est intéressant, c'est de voir comment, finalement, les gouvernements voisins ont réagi par rapport au gouvernement français. Et on voit qu'on est à peu près alignés. C'est-à-dire qu'il y
a
eu, effectivement, de la fermeté. Il y a eu, effectivement, des outils qui ont été utilisés par les policiers. Peut-être un peu plus puissants que chez nous, avec des ballons caoutchouc, notamment. Mais par contre, aucun pays... Alors, il y a eu des arrestations massives, des condamnations, mais pas de couvre-feu, nulle part, jusqu'à maintenant.
On va surveiller
aussi, la situation chez nos voisins. Absolument. Cette contagion, cette convergence, selon comment on l'interprète. Merci, Arthur Chevalier. Merci, Mathieu. Il est 7h26. C'est l'heure de retrouver Arnaud Demanche. RMC. Demanche Pirate. Bonjour, Arnaud. Bonjour, Mathieu.
8h30,
tout à l'heure, sur RMC BFM TV.
L
'invité du Face à Face,
c
'est Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée et député de la Somme. Et oui, parce que c'est un peu Noël avant l'heure pour le RN. Et dimanche soir, c'était l'ouverture des cadeaux pour Marine Le Pen, qui était en pyjama Pikachu devant
sa télé.
Oh, des cacheurs qui pillent, des magasins, c'est pile ce que je voulais, c'est trop gentil. Oh, des black blocs qui brûlent, des mairies, c'est trop mignon. Et toi, petit lutin, toi aussi, tu m'as apporté un cadeau. Mais je ne
suis
pas un lutin,
je suis un swatty.
Je suis venu pour la bête. Bref, c'était une
bonne
soirée pour le RN. Il faut même déduire le prix des dégâts des frais de campagne de Marine Le Pen. Marine, qui a quand même été ferme contre les pillards. Enfin, ceux qui pillent les magasins, pas ceux qui pillent les comptes de la Commission européenne. Il ne
faut
quand même pas déconner. Et alors, au RN, il y
a
un autre aspect positif.
Plus
personne ne parle des écrits antisémites de Jordan Bardella. Jean-Philippe Tanguy, je ne sais même pas s'il va pouvoir se retenir pendant l'interview.
Jean
-Philippe Tanguy, bonjour. Bonjour. Et dans ton cul, Mediapart ! Tout
le monde s'en fout de tes articles pourris ! Silence
! Silence ! Pour la France, Mediapart ! Bon, sinon, les casseurs, il
faut
arrêter maintenant. On ne casse plus de magasins cette semaine. Comment ça, cette semaine ? Ben oui, il faut faire une pause, là. Soyez en forme pour tout casser juste avant le premier tour. Là, vous serez utile. Là, ce sera bien. Alors, vous avez vu, Sébastien Lecornu a demandé au préfet de mettre en place des couvre-feu. C'est normal, c'est une mesure d'égalité. Comme ça, les commerces et les restaurants qui
n
'ont pas été pillés mettront eux aussi la clé sous la porte, mais faute de clients. Voilà, chacun a son domaine. Ou alors, il va falloir filtrer les entrées des centres-villes. On va se refaire des attestations de déplacement, comme pendant le Covid. On mettra, je déclare sur l'honneur ne pas être un casseur et avoir besoin de parmesan en urgence absolue pour mon risotto, etc. Alors, le RN surjoue la fermeté depuis deux jours pour paraître plus présidentiable. Et en même temps, ce n
'est
pas très compliqué de paraître plus présidentiable que notre président actuel, parce que la dernière allocution,
c
'était « Waouh !
»
Casseur, cassos. Bon alors, je fais vite, j'ai mon avion pour Dubaï. Les pillages, très mal. Pour l'intendance, vous voyez ça avec le cornu. Tchuss, vive la République, vive la France, bisous.
Et voilà, je m'en vais. Et rendez-vous avec Jean-Philippe Tanguy à 8h30. Merci beaucoup, Arnaud. On
vous retrouve à 8h15. Et à tout moment, en podcast sur l'application RMC. Dans un instant, la météo, le journal.
Et
juste après, le patron des patrons, Patrick Martin. Première prise de parole après ce week-end d'émeute. Ce sera sur RMC. Restez bien avec nous, 7h29. 7h31, déjà Géraldine de Maury. Vigilance sur la météo.
7 départements, vigilance orange pour cet épisode méditerranéen. 7 départements près de la Méditerranée, avec en plus la vigilance pour la crue du Vidourle et du Vistre. On a déjà eu des records de précipitations à Aigmort ou à Arles. Ça se poursuit plutôt côté Provence-Alpes-Côte d'Azur, maintenant pour cet après-midi notamment. Et puis, qui vont remonter jusque sur la Bourgogne. Et puis, des éclaircies, il y
en
aura quand même pour la Bretagne. Et près de l'Atlantique. Un peu moins frais ce matin. Cet après-midi, ce sera comme hier, avec 14 à Paris, Lille, 15 à Lyon, 18 à Bordeaux ou encore 20 pour Marseille.
Il est 7h31. RMC, Apolline Matin. Et c'est l
'heure
du journal avec Solène Gardery. Bonjour Solène. Bonjour Mathieu, bonjour à tous. La reconstruction débute après les pillages de 3000 commerces ce week-end. Inondation en cours dans le sud-est. Cet département en vigilance orange, pluie et crue. Puis, le PSG reçoit le Barça ce soir pour la troisième journée de Ligue des Champions. Place à la reconstruction pour les commerces vandalisés ce week-end. Ils sont au moins 3000 à avoir été pillés ou dégradés. Ils vont pouvoir bénéficier de mesures de chômage partiel dès aujourd'hui, mais aussi d'un fonds de soutien spécifique. Le gouvernement va aussi demander aux assurances d'accélérer les expertises.
Et chez certains commerçants, c'est le début de la course pour éviter la fermeture définitive. Reportage à Paris de Célestin Bougère.
Le
rideau de fer de la boutique de Vincent est encore à moitié arraché. Pour ce vendeur de cigarettes électroniques, tout aide et la bienvenue. Pour redémarrer, il va falloir tout refaire, il
faut
reprendre tout le stock, il faut racheter tout le matériel puisqu'ils ont tout cassé. Ils ont cassé les ordi, les caisses, la porte. Là, concrètement, il vous faudrait combien pour redémarrer ? 50 000, on redémarre au minimum. Au-delà des montants, Vincent espère que les indemnités arriveront rapidement de la rapidité. C'est également ce qu'a demandé le gouvernement aux assurances pour éviter que des commerces comme celui de Vincent ne ferment. On n'a pas le temps d'attendre trop longtemps. Sinon, on dépose le bilan. Vous avez combien de
temps
pour recevoir ces aides avant de déposer le bilan, justement ? Deux semaines, trois semaines, maxi. Il
faut
que ça évite et qu'on puisse se projeter aussi, c'est ça. Dans la boulangerie de Grégory sur la place de la République, on marche encore sur des bouts de verre. Ce qu'il faudrait, c'est que ça ne soit pas recassé à la prochaine. Il craint que les manifestations annoncées dès le week-end prochain apportent de nouvelles violences. Là, c'est annoncé toutes les semaines. Donc, d'ici la semaine prochaine, on ne
va
rien faire. On va attendre de voir ce qui se passe. Je pense qu'on va rester comme ça pendant un mois. On verra si c'est plus calme. aux revendications des manifestants pacifistes pour éviter que des pilleurs profitent de ce mouvement pour saccager à nouveau les commerces.
Et
plusieurs gardes à vue aussi toujours en cours. Il y en a eu plus de 2 567 incarcérations, précisé hier le ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Plusieurs villes ont passé la nuit sous couvre-feu partiel. À Paris, Nice, Lyon, mais aussi dans le nord, à Lille, Douai, Ouatini et à Denain. Cette commune de 20 000 habitants a instauré le couvre-feu avant tout le monde dès dimanche soir. Une mesure seulement pour les mineurs et ça ne leur plaît pas beaucoup, a constaté sur place Victor Girard. Une interdiction de sortir seul dans certaines rues de la ville le soir, qui a du mal à passer chez les premiers concernés.
On n'a plus de liberté. C'est énervant. Des moments, on aime bien sortir quand c'est les vacances. Tu vois, on ne peut pas.
On ne
peut
pas sortir, on reste dans l'autre lit. On n
'a
rien fait, nous. Il faut mettre la couvre-feu au cassure et au brûleur.
On
ne
va
pas mettre les gens dans le même panier. Décision prise par la maire de Denain en personne après les incidents survenus samedi dans sa commune. Cinq individus, dont des mineurs, ont été interpellés. Tirs de mortiers d'artifice et jets de pavés vers les policiers. Mobilier urbain saccagé. Ils ont jeté les poubelles. Ils étaient habillés en noir. Bruno a assisté à la scène depuis sa fenêtre. Ils avaient à peu près 15 ans. Ils étaient une vingtaine. Qu'est-ce que vous en pensez du couvre-feu ? C'est très bien. Rassurant aussi pour Victoria avec ses deux garçons.
Comme ça, ils ne sortent pas dehors, voir les copains et faire n'importe quoi dehors.
Et selon la maire de Denain, Annelise Dufourtonini, cette mesure a déjà fait ses preuves. La nuit de dimanche à lundi, des gamins, il n'y avait que dans les rues. La quinzaine d'individus arrivant à Nîmevaux-Cadboulé. La police y est allée directement. On ne les a pas revus. La nuit a été très calme. Le couvre-feu a donc été efficace. Le couvre-feu est fixé jusqu'à dimanche soir. Il pourrait être durci, voire élargi à tous les habitants en cas de nouveau débordement.
Et
Sébastien Lecornu indique que de nouveaux couvre-feu seront décidés ce soir, là où la situation le nécessite. Ces couvre-feu font aussi réagir la classe politique insuffisante pour Bruno Rotaillot, le candidat Les Républicains à la présidentielle. Les critiques fusent aussi chez les macronistes. Gabriel Attal affirme que le gouvernement doit aller beaucoup plus loin. Mais Sonia Gobry, l'exécutif, défend sa stratégie.
Oui, Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu misent sur des mesures proportionnées et localisées. Pour eux, un couvre-feu généralisé n'est absolument pas nécessaire à ce stade. Aligner le président et le Premier ministre préfèrent laisser les maires et les préfets décider en fonction de la situation sur le terrain. Quant à l'état d'urgence voulu par Gabriel Attal et Bruno Rotaillot, la piste a bien été étudiée mais jamais actée. Ce régime d'exception permet notamment d'assigner des personnes à résidence, de faire des perquisitions administratives. Mais les enquêtes viennent à peine de commencer. Donc pour l'exécutif, ce n'est pas une réponse pertinente.
Mais au sommet de l'état, on refuse d'en faire une position de principe face aux critiques. Un interlocuteur de l'Elysée appelle à l'humilité et lance « Le maintien de l'ordre est un art difficile ».
Et
direction le sud-est maintenant, où des inondations sont en cours ce matin. Sept départements sont toujours en vigilance orange-crue et inondations, Romain Hoube. Oui, avec des cumuls par endroits très impressionnants. Jusqu'à deux mois et demi de pluie en quelques heures à Aiguemort, près de Montpellier. Deux mois de pluie à Arles, l'équivalent d'un mois de précipitation à Salon-de-Provence. Bref, c'est un déluge qui s'est abattu et s'abat encore dans le sud-est, causant de nombreuses inondations dans l'Hérault. D'abord, des images qui circulent sur les réseaux sociaux montrent, par exemple, jusqu'à un mètre d'eau dans certaines rues de Lunel. Les voitures y sont à moitié immergées.
L'autoroute A9, elle aussi inondée, est fermée entre Nîmes et Montpellier. Dans les deux sens, Nîmes, où les crèches et centres de loisirs sont fermés jusqu'à midi. L'épisode qui est en train de se décaler vers l'est, c'est désormais les secteurs de Martigues, Marseille, Marignane, qui sont les plus impactés. À Port-de-Bouc, par exemple, une vidéo montre une rue littéralement transformée en torrent. Marseille également touchée. Le tram est à l'arrêt. La station nationale inondée. Plusieurs mois de précipitation sont attendus localement en quelques heures. dans les bouches du Rhône, le Vaucluse et le Var. Les précisions de Romain Houg pour RMC.
Deuxième jour aujourd'hui du procès du meurtre de Brahim Chaban, le demi-frère de l'élu marseillais et figure de la lutte contre le narcotrafic Amin Kessassi. Cinq accusés, dont l'un des chefs présumés de la DZ Mafia, comparaissent depuis hier à Aix-en-Provence pour trois meurtres commis en 2020. Le verdict sera connu début novembre. Le PSG affronte le FC Barcelone ce soir. Et c'est à 21h au Parc des Princes pour la troisième journée de Ligue des Champions. Un match aux allures de finale pour le milieu de terrain parisien Vitinia.
C
'est un gros match, le type de match qu'on veut jouer, qu'on a
beaucoup de plaisir à jouer aussi. Et ça vient dans une phase où ça va compter trois points ou plus dans la phase de Ligue qui est longue. On a beaucoup d'hâte de jouer ce match quand même. Même si on sait que c'est pas décisif, on a beaucoup
d
'envie de jouer ce match, de montrer à quel niveau on est et voir aussi le niveau de Barça.
Un
match à suivre en direct sur RMC. Et les courses pour finir Solène ? Le quintet se déroule sur l'hippodrome de Clairefontaine à 13h55 dans la discipline du plat. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Leur favori est le numéro 14, Exelman. Leur outsider est le numéro 9, Taqueria. Merci beaucoup Solène Garder. C'était le journal. On est ensemble jusqu'à 9h sur RMC. Et RMC Story avec à mes côtés l'économiste Emmanuel Lechypre et l'historière Arthur Chevalier. Il est 7h38.
3
000 commerces saccagés, pillés à travers la France pendant ce week-end de chaos et certains ne pourront jamais rouvrir. Bonjour Patrick Martin. Bonjour. Vous êtes le patron du Medef. Il y
a
des chefs d'entreprise qui ont tout perdu. Qu'est-ce que vous pouvez faire pour eux plus largement ? On est à 6 mois de la présidentielle. Quel impact sur notre économie, sur l'attractivité de la France ? Vous nous répondez dans un tout petit instant sur RMC et RMC Story.
A
tout de suite.
Il est
7h42. Vous êtes sur RMC. 3 000 commerces pillés en France le week-end dernier.
Bonjour
Patrick Martin. Bonjour. Patron du Medef. Patron des patrons. Auteur de Génération Empêchée. Ça c'est aux éditions de l'Observatoire. Vous vous êtes rendu hier aux abords de la Place de la République. Qu'avez-vous vu ?
Que
vous ont dit les commerçants. Certains risquent de ne jamais rouvrir je crois.
J
'ai vu des choses effrayantes. Vous avez retransmis des images. Mais des magasins saccagés, délibérément saccagés, des voitures brûlées. Tout ça est inadmissible dans notre état de droit. J'ai surtout vu des commerçants et leurs salariés effondrés. Dont certains me disant on ne recommencera pas. Une gérante de magasins me disant la République nous a abandonnés. Ça prend aux tripes ce genre de messages. Vous avez du recul vous Patrick Martin. Parce qu'on a eu beaucoup de ces témoignages-là. J'ai appelé la police, personne n'a répondu. Ils disent on a le sentiment que la République nous a abandonnés. Vous dites quoi vous ce matin ? La République les a abandonnés ?
Moi je dis que je ne suis pas un spécialiste du maintien de l'ordre. Et que les forces de l'ordre ont fait ce qu'elles pouvaient faire. Manifestement la menace a été sous-estimée. J'étais samedi à Lyon. J'ai vu de mes yeux l'incendie de l'office du tourisme. Il y avait des forces de l'ordre à quelques dizaines de mètres qui ne sont pas intervenues. Je me garde de juger. Peut-être qu'elles ont considéré qu'elles n'étaient pas suffisamment nombreuses pour faire face à des populations étranges, archi-violentes et manifestement très déterminées. Et la République a peut-être eu du mal à garantir la sécurité. En revanche quand il s'agit de l'argent, écoutez, chômage partiel à 100% dès aujourd'hui.
Fonds de soutien, pression sur les assureurs. Sébastien Lecornu là-dessus, il a dégainé très vite. Mais sur tous ces leviers, Patrick Martin, ça veut dire que ce sont les assurés, les contribuables, ceux qui cotisent à l'assurance chômage qui vont payer ces images de casse qu'on voit encore sur RMC Story. Oui, et
puis
quand j'entends pression sur les assureurs, écoutez, ça m'étonne un peu. Les assureurs font leur métier, on paye des primes d'assurance. Enfin, c'est au gouvernement...
Ça, on sera
vigilant de toute façon. Non,
mais je veux dire,
il ne faut pas détourner le regard et la charge d
'ailleurs. Par exemple, sur les
40% de commerçants qui n'ont pas d'assurance contre les pertes d'exploitation. Je pense que c'est à l'État de prendre en charge. Voilà, qu'est-ce qu'on peut faire ? Parce qu'on paye des impôts, y compris pour assurer le maintien de l'ordre. Donc, lorsqu'il est défaillant, il a été défaillant l'État, sur ce point précis.
Vous
pouvez dire que l'État n'a plus un rond, Patrick Martin. Il
n'y a
plus d'argent dans les caisses. Mais parce qu'il est mal géré. Oui, d'accord, mais là aujourd
'hui... Parce qu'il est mal géré. Là, c'est un problème
immédiat. Donc, on va de problèmes immédiats en problèmes immédiats. Écoutez, il y a plus d'un an, et je n'étais pas le seul à le faire, je vois mon voisin d'en face. Il y a plus d'un an, j'avais dit,
l
'État est tellement impécunieux qu'il ne saura pas faire face à de nouveaux accidents. On a eu de nouveaux accidents. Je n'avais pas pronostiqué ce qui s'est passé dans le détroit d'Hormuz. Je n'ai pas de boule de cristal. Mais c'est exactement ce qui s'est passé. Donc, le fait que nous n'ayons pas eu de discipline, de rigueur et tout simplement de raison budgétaire depuis des décennies, ça nous conduit à ce qu'aujourd'hui, pour quelques centaines de millions d'euros, c'est beaucoup pour chacun des commerçants et des entrepreneurs qui ont été gravement touchés, mais dans l'absolu, quelques centaines de millions d'euros à l'échelle de la France que l'État ne trouverait plus.
Moi, je vais vous parler d'un autre sujet. Ce qui va faire supporter aux salariés et aux entreprises en reportant sur elles une partie de son déficit, c'est scandaleux. Il faut que l'État se reprenne en main. La République nous a abandonnés, vous disiez, ces commerçants. Et désormais, on l'entendait sur RMC aujourd'hui, certains s'arment de barres de fer, parfois de fusils de chasse. Est-ce que vous les comprenez
? Je
les comprends, mais je les dissuade de le faire. Parce que je reste, et nous restons très attachés à l'État de droit, même si d'évidence, il a pu être défaillant en l'espèce et s'il est défaillant dans sa gestion. Donc, il ne
faut
pas tomber en définitive dans le panneau que tend l'ultra-gauche, que tendent les Black Blocks, qui ne rêvent que de ça, c'est-à-dire une guerre civile. Alors, cela dit, c
'est
vrai que c'est un message envoyé aux petits commerçants qui, les pauvres, ont dû affronter parfois 20, 30 casseurs. Mais une image m'a frappé, moi. C'était celle de la boutique Dior, donc LVMH, dans le 8e arrondissement, qui était littéralement encadrée par un cordon d'agents de sécurité privés. Il y
en
avait moins une quinzaine, vraiment un tous les mètres. Donc, en fait, comment est-ce qu'on peut dire aux petits commerçants, vous devez respecter la loi, vous ne vous devez surtout pas créer de milices pour vous défendre, vous armer, alors que dans le même temps, un floron de l'industrie française, LVMH, se protège, et on peut les comprendre, avec une sécurité privée ? Est-ce que ce n
'est
pas une vision de l'avenir, ça, en fait ? Devoir protéger son propre business, parce que l'État n
'est
pas capable de le faire, en fait ?
Il
faut tout faire pour que l'État exerce pleinement ses fonctions régaliennes et arrête
d
'emmerder les Français en faisant du micro-management et en venant en particulier matin, midi et soir contrarier les entrepreneurs avec des réglementations stupides. Vous savez, j'ai vu hier un entrepreneur à qui l'administration des monuments historiques a cassé les pieds pour sa devanture,
le
même État qui, quelques jours après, était incapable d'assurer la sécurité de son établissement. Alors, il faudrait peut
-être
hiérarchiser les priorités, mais je veux parler de ce que j'ai évoqué, c'est-à-dire ce que l'État va mettre à la charge des entreprises dans le prochain budget. Eh bien voilà, il y a un lieu qui est encore à peu près apaisé en France, c'est l'entreprise, à peu près apaisée. Il n
'y a
pas de conflits sociaux, essentiellement. Eh bien l'État,
pour
des mesures d'économie sordides et court-termistes, va reporter aux entreprises plus de 11 milliards de charges, 11 milliards qui ne sont plus disponibles pour accorder des augmentations de salaires qui sont, du fait de l'inflation du prix des carburants, demandées par les salariés. Et donc, on risque de transférer dans les entreprises des tensions qui n'y existent pas aujourd'hui, précisément parce que l'État est incapable d'aller chercher ces 11 milliards d'euros là où des idences... Pendant ce temps-là, Patrick Martin, il
y
a une jeunesse qui se désespère un peu pour son avenir. Or, vous publiez votre livre qui s'appelle « Génération empêchée » et vous dites, ces jeunes, en fait, on leur met plein d'entraves pour inventer eux-mêmes leur avenir. Qu'est-ce que vous proposez ? C'est quoi vos propositions pour libérer cette jeunesse et lui proposer un avenir désirable ? Pardon, ça n'enlève rien à ce que j'ai dit auparavant sur lequel vous n'avez pas voulu rebondir. On n
'a
pas le temps, Patrick Martin. Oui, mais les 11 milliards que les entreprises vont supporter, elles n'auront pas le temps de les supporter non plus. Bien, moi, je n
'ai
pas découvert ce sujet de la jeunesse d'aujourd'hui.
Il
y a des années que je m'y intéresse, pour des raisons y compris personnelles et parce que je suis entrepreneur. J'ai effectivement écrit ce livre qui est sorti avant les événements dont on parle. Mais sur le diagnostic, je suis assez d'accord avec tout ce qui se passe aujourd'hui. C'est-à-dire qu'on a enfermé la jeunesse dans une espèce de bulle artificielle. En particulier, on ne la met pas suffisamment en contact des réalités de
l
'entreprise. On égare des jeunes dans des formations qui n'ont pas de débouchés professionnels. Et donc, si on continue comme ça, d'abord, à l'instant T, on a des scores lamentables en termes de taux d'emploi ou de taux de chômage des jeunes. Un seul chiffre. En Suisse, 3,2% de taux de chômage des jeunes. En France, 7 fois plus, 22%. En Suisse, il
y
a 70% des jeunes qui passent par l'apprentissage. En France, on vient renier le dispositif d'apprentissage. On marche sur la tête. On marche sur la tête. Je vais rebondir sur vos 11 milliards, Patrick Martin, parce que vous dites que c'est un dernier endroit qui a apaisé l'entreprise. On a ces images de casse et de pillage qu'on va mettre de côté un instant, même si c'est toujours la lune de l'actualité ce matin. N'oublions pas que plus de 500 000 personnes ont manifesté et dans les pancartes, on réclamait des salaires, on réclamait de la solidarité fiscale chez les riches.
Vous ne pouvez pas rester sourds non plus à cette colère sociale-là en disant que tout se passe bien du côté des salariés. Ce dont je vous parle précisément, c'est de l'amputation des capacités qu'auront les entreprises à accorder des augmentations de salaires. C'est quand même un petit peu fort de café. C'est normal qu'on ait des demandes d'augmentation de salaires. L'État lui-même, parce qu'il ne sait pas faire des économies là où elles sont possibles, nous transfère là aussi la patate chaude. Je suis contre, je le dis, et on va se battre dans le cadre du vote des lois pour que ça n'arrive pas.
On peut
tenir comme ça jusqu'à la présidentielle, Patrick Martin ? Dans
ce
climat
social
de tensions
avec ça ? Ensuite, je
veux rappeler quelque chose. Parce qu'à un moment donné,
il
y
a
beaucoup de slogans qui circulent actuellement. Il y
a
des attaques personnelles. Enfin, tout ça est lamentable. Après,
il
y
a
des faits et il y a des chiffres.
Ça
a été établi encore récemment par un rapport du Sénat. Les entreprises françaises sont les plus taxées au monde. Donc, si on veut encore les surcharger, il ne faudra pas s'étonner. Les 11 milliards dont je parle, ça va générer 200 000 destructions d'emplois. Donc, préservons les entreprises. C'est elles qui créent la richesse. C'est elles qui permettent
la crise. Vous
dites ce matin, pardon, on parle budget et budget de la sécu, à
ce
moment-là, c'est aussi ça à l'Assemblée. Vous dites ce matin, Patrick Martin, passer ces 11 milliards, on supprime 200 000 postes
? Non,
ce n
'est
pas une décision de supprimer 200 000 postes.
Donc, c
'est documenté académiquement, ça va au fil du temps
conduire
à 200 000 suppressions de postes. Ça va surtout conduire à l'instant T à ce que nos marges d'augmentation des salaires soient amputées de 1,6 point. 1,6 point. Vous vous rendez compte, il y a 700 milliards de masse salariale du secteur privé. On vient nous...
Patrick
Martin, je vous ai posé la question, on tient comme ça jusqu'à la présidentielle
? Il
faut qu
'on
tienne jusqu'à la présidentielle. Merci Patrick Martin, président du MEDEF. Première prise de parole après ce week-end particulier que nous avons connu. Vous avez publié Génération empêchée aux éditions de l'Observatoire. Je le rappelle, merci d'avoir pris quelques minutes ce matin pour les auditeurs d'RMC. Vous réagissez, si vous le souhaitez, au 32-16. Il est 7h51. Et dans un instant, la proposition de gauche, on est mardi avec Cécile Duflo. Vous voulez le droit de vote à 16 ans, Cécile ?
Oui, je veux le droit de vote pour les 16-17 ans en France. Je pense que c'est une partie, la solution politique à cette grande mobilisation de la jeunesse qu'il ne
faut
pas oublier.
On écoute votre proposition dans un instant.
On
va en débattre avec Emmanuel Lechypre et Arthur Chevalier. Vous resterez bien sur RMC.
RMC,
Apolline Matin. Il est 7h53. Le bonus avec Victor Pourchet et un duel au sommet du rock. Ah oui, à ma droite. À ma droite, James Hetfield, chanteur et guitariste d'un groupe mythique.
Manu,
Metallica. Oui,
Metallica,
le groupe qui n'est pas là, disait-il il y a quelques jours James Hetfield, pour influencer le public avec des conneries. Ce sont ses mots en langage métalleux. Ça veut dire la musique n'est pas politique. Sauf qu'à ma gauche, Roger Waters. Choc de légende. Ah oui. Et ancien membre, lui, de Pink Floyd. Alors je le cite, James Hetfield montre qu'il est un parfait connard avec 3 de QI. En langage métalleux, ça veut dire je ne suis pas d'accord avec lui. Alors qui a raison ? Qui a tort ? La musique est-elle politique ? Vous sortez les guitares et vous nous le dites au 32-16. RMC, Apolline Matin.
Proposition de gauche, proposition de droite.
Et chaque matin à 7h50, il est 54. RMC vous fait une proposition pour faire avancer le débat politique pour 2027. Et le mardi, on est avec Cécile Duflo, directrice de l'ONG Oxfam, ancienne ministre. Bonjour Cécile. Bonjour Mathieu. Votre proposition ce matin, donner le droit de vote à partir de 16 ans.
Oui, je pense qu'on est en train d'oublier ce qui s'est passé depuis un mois avec une mobilisation lycéenne très très importante, massive. Une des plus grandes de ces 40 dernières années. Avec quelque chose d'assez intéressant, c'est-à-dire la volonté de pouvoir parler de leur avenir. Avec plein de raisons qui font que quand on a 16 ans, 17 ans aujourd'hui, ça peut être compliqué d'envisager l'avenir. Notamment après l'été, les canicules qu'on a connus cet été et à l'automne. Et donc je pense que comme dans un certain nombre de pays européens et même ailleurs dans le monde, au Brésil, en Argentine, on pourrait accorder le droit de vote, je n
'ai
pas dit la majorité, le droit de vote à 16 ans. Dans certains pays, c'est pour les élections locales, dans d'autres pour toutes les élections. Je pense que ce serait très utile que les 16-17 ans, ils sont plus d'un million et demi en France, puissent décider de ce qui va avoir des conséquences
sur leur avenir. Cécile,
pourquoi on irait voter entre 16 et 17 ans alors qu'on n'y va déjà pas quand on a entre 18 et 24
ans ?
C'est là que c'est intéressant. Il y a deux raisons qui font qu'on va plus voter quand on a voté plus jeune.
C
'est que d'abord, on vit souvent à 16 ans chez ses parents. Donc on accompagne ses parents qui vont voter. Ça, c'est le premier point. Le deuxième point, c'est qu'on est à l'école. La scolarisation est obligatoire jusqu'à 16 ans. Et donc, on peut avoir des débats dans le cadre des cours d'éducation civique et puis faire mûrir cette conscience citoyenne qui permet d'aller voter. Sauf
que c'est pour là qu'ils sont au
lycée, justement, après
17
ans. Justement, la question, c'est que quand vous savez que vous allez voter à 16 ans, vous commencez à en parler
avant.
Justement, c'est que moi, j
'ai
l'impression qu'à la faveur de cette crise lycéenne, on est en train de déplacer les frontières de l'enfance. Exemple simple, on reçoit sur des plateaux télé depuis trois semaines des lycéens qui ont fait dialoguer avec des leaders syndicaux qui ont 50 ans, avec des philosophes, avec des ministres, avec des experts. Ça ne s'était pas vu dans les précédentes crises lycéennes. Personnellement, je ne suis pas convaincu par leur extraordinaire degré de maturité ni par la pertinence de leur réponse dans cet exercice.
Vous n'avez pas l'impression qu'on est en train de demander à des enfants de se comporter comme des adultes et qu'au fond, ça ne leur rend pas service tout simplement parce qu'ils ne sont pas prêts à ça. Est-ce que les faire voter, en plus de ça, on ne leur ramet pas ? Est-ce qu'on n'est pas en train de tout confondre là
? C
'est exactement l'argument qui était utilisé par ceux qui étaient contre le passage de 21 à 18 ans. En disant que
ça
les protège, c'était ça la logique. Ils sont protégés par leurs parents, c'est leurs parents qui décident pour eux. Ils sont confrontés à des choses bien plus difficiles que d'autres générations les
présentent aujourd'hui. Et
leur avenir est très fortement impacté par des décisions qui vont être pris en charge. Ils sont exposés à beaucoup plus de choses. Et ce que j'ai dit, c'est que le droit de vote, ça ne
veut
pas dire la majorité. On peut imaginer grader les choses,
on
peut imaginer que ce soit à certaines élections. Par exemple, au Brésil, il est obligatoire de voter à partir de 18 ans. Et entre 16 et 17 ans, c'est facultatif. On peut doser les choses, mais leur donner, et je suis complètement d'accord avec vous, sur la nécessité, un, de laisser le temps de mûrir, deux, de reconnaître qu'entre 16 et 18 ans, on est adolescent. On est adolescent, juridiquement enfant, mais adolescent, c'est-à-dire en construction. Et c'est intéressant aussi. Et la citoyenneté, ça se construit. Mais aujourd'hui, personne conteste, évidemment, le droit de vote jusqu'à la fin de ces jours, quelle que soit la sensibilité, l'intérêt. Le sujet, c'est la citoyenneté.
Et l'apprentissage de la citoyenneté à 16 ans, je pense que c'est une bonne chose.
Merci Cécile Duflo, directrice de l'ONG Oxfam, ancienne ministre, le droit de vote dès 16 ans. Dites-nous ce que vous en pensez. N'hésitez pas au 32-16. Demain, on retrouve Charles Consigny pour une idée de droite. Vous restez bien avec nous sur RMC à suivre la météo, avec les vigilances météo dans le sud-est, notamment cet épisode méditerranéen. Puis le journal de 8h avec cette première nuit sous couvre-feu dans certaines villes. Restez bien sur RMC, à tout de suite.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin. 7h59 sur RMC Géraldine. La météo avec l'épisode méditerranéen sur le sud-est.
Exactement. Du coup, 7 départements sont en vigilance orange. On en a 5 pour les fortes pluies. Bouges
-du
-Rhône, Var, Vaucluse, Ardèche et l'Est de la Haute-Corse. Et puis, vigilance orange aussi pour les crues du Vidourle et du Vistre. A noter qu'à Salon-Provence, on vient de battre un record absolu de précipitation en 24 heures, avec plus de 180 mm de pluie.
Un
ancien record daté de 1973. Donc, les plus fortes pluies vont vraiment se concentrer sur la Provence-Alpes-Côte d'Azur, sur l'Est de la Corse, pour cet après-midi. On va avoir de bonnes pluies qui vont remonter jusqu'en Bourgogne. Ailleurs, un temps souvent gris. Des éclaircies quand même près de l'Atlantique. Et puis, des températures qui ont évolué assez peu. Alors, il fait un peu moins froid quand même ce matin. Et cet après-midi, il fera 14 à Paris-Lille, 15 à Lyon. On aura 18 à Bordeaux, 20 à Marseille, jusqu'à 28 pour Ajaccio.
Il est 8h, vous êtes sur RMC. Excellent réveil à toutes lesquelles. RMC, Apolline Matin. Et c'est l
'heure
du journal de Quentin Vinet. Bonjour Quentin.
Bonjour
Mathieu, bonjour à tous. C
'est
le déluge. Donc ce matin, dans le sud, autoroute coupée entre Nîmes et Montpellier. Tramway à l'arrêt aussi à Marseille. On sera dans la région dès le début du journal. Le calme de retour, là, cette nuit.
Il
se félicite Sébastien Lecornu avec les couvre-feux décrétés dans plusieurs grandes villes. Le Premier ministre dit déjà que d'autres seront certainement décrétés pour la soirée. Et alors, malgré tout, le choc PSG-Barça est maintenu ce soir en Ligue des Champions de football. Une finale avant l'heure, disent déjà les Barcelonais.
Et
avant toute chose, ce matin, vous allez témoigner au 32-16 de ce que vous vivez, de ce que vous voyez sur la route. On parle du déluge qui s'abat en ce moment même sur le sud de la France. Oui, il y pleut très fort, en fait, depuis le milieu de la nuit. Géraldine nous le répète, ce matin, c'est d'abord le Gard et l'Hérault qui ont été touchés. Des cellules de crise sont d'ailleurs activées dans ces deux départements. L'autoroute A9 est carrément coupée entre Nîmes et Montpellier dans les deux sens de circulation. Le réseau secondaire touché, le centre-ville de Lunel inaccessible ce matin. L'eau arrive au niveau des genoux à Aiguemort. C'est
ce
que nous raconte Roland Boulanger, à qui Léonie Guilbeault a passé un coup de fil il y a quelques minutes. Il y
a
une grosse grosse inverse toute la nuit. Vraiment une grosse grosse inverse. Ça fait dégueuler un peu les robines, tout ce qu'il y a autour de la ville. Et il y a à peu près, on va dire, une vingtaine de rues barrées qu'on peut accéder avec les véhicules. Et là, c'est encore en train de monter. On n
'a
jamais vu ça avec Montpellier, honnêtement. Moi, je suis natif du chiffre. On
n
'a jamais vu autant d'eau dans les rues. Ça arrive à peu près au niveau des genoux. Ça varie entre 15 et 40 centimètres.
Et
l'épisode
se
décale en ce moment vers l'est, en direction des Bouches-du-Rhône, où il est tombé l'équivalent d'un mois de pluie en seulement une heure à Salon-de-Provence. C'est un record absolu. Image impressionnante ce matin d'un tourrando à Port-de-Bouc. Les autoroutes A7, A55, A8 sous l'eau dans la région. Des inondations sont rapportées à Martigues, Marignane et même à Marseille. Tiens, les tramways sont à l'arrêt à Marseille. Et une station de métro, la station nationale, est même inondée. Marseille, où le ministre de l'Intérieur, très critiqué, vous le savez, Laurent Nunez, promet un dispositif de sécurité plus important samedi pour la prochaine journée de mobilisation contre la vie chère.
Parce que oui, ça va recommencer. Les organisations étudiantes et la coordination de Gilets jaunes appellent à redescendre dans la rue samedi, donc pour un deuxième acte, Solène Leroux. Depuis l'annonce de l'acte 2, une centaine de manifestations sont déjà répertoriées sur le site internet 17 octobre Gilets jaunes. Benjamin Boul, son créateur. C'est parce qu'il n
'y a
pas de réponse que le mouvement s'accélère. Ce n
'est
pas possible en fait. Les gens se disent qu
'il
faut qu'on continue et on va continuer jusqu'à ce qu'on gagne. Et gagner, c'est quoi ? C'est jusqu'à ce que l'ensemble des revendications de l'ensemble des secteurs soient satisfaits. À commencer par celle des
lycéens.
Des étudiants nombreux a déploré le manque de réponses politiques. C
'est une absence de prise en compte totale de nos propos, de nos besoins. C'est important pour nous de continuer et de continuer tant qu'on ne se fera pas écouter.
Je
crois
que ça s'arrête parce que sinon, ils vont juste dire que les vacances se sont passées et que tout le monde a oublié et que ça va reprendre comme avant, mais il ne faudrait pas que ça fasse ça.
D'autres manifestants, en revanche, appellent désormais à la désescalade, comme Linda qui était à Paris samedi. J'ai eu très peur. On s'est retrouvés vraiment dans un coup de gorge. Il y a eu du mobilier urbain qui volait dans tous les sens. Je suis en train de me prendre un pilier. Prochaine manifestation, je n
'y
retournerai pas. Je n
'ai
pas envie de finir semaine parce que forcément, ça va monter crescendo. Elle n'exclut pas, en revanche,
de
se
mobiliser
le 5 novembre, date à laquelle l'intersyndicale appelle à la grève. Et cette nouvelle journée de mobilisation, là, annoncée pour samedi le 24, inquiète déjà les commerçants. Vous savez qu'au moins 3 000 d'entre eux ont été pillés entre samedi et dimanche, surtout dans les grandes villes où certains s'organisent carrément pour éviter que ça se reproduise.
Depuis samedi, les nuits sont courtes pour Vincent. Avec ses associés, il se relaie dans leur boutique pour surveiller leurs marchandises, des vêtements de marque, des vestes, des chaussures.
Ça, c'est sur les réseaux sociaux.
Sur son téléphone,
il montre une publication qui appelle à des pillages dans le
quartier de son commerce.
On a vu que nous étions cités. Ils disent, voilà, c'est là qu'il faut aller, c'est là qu
'on
doit frapper. Il a donc décidé de se protéger et a recruté 5 agents de sécurité. Nous, demain, on nous prend tout ici. On n
'a
que nos yeux pour pleurer, qu'on fait attention. On évacue du stock. On recrute des gens, des professionnels. On essaie d'être le plus sécurisant. Mais la police est à temps sous effectif, déjà. Ils sont méga débordés. Si à un moment donné, il faut se défendre, on se
défendra. Après ce week-end de pillages, Vincent n'est pas le seul commerçant à avoir recours aux sociétés de sécurité privées, comme le confirme Sofiane Aboubeker, président de l'Union des métiers de la sécurité.
On observe une augmentation extrêmement forte des demandes de devis depuis dimanche et lundi. Avec un taux de commande aussi passé à la suite de ces devis qui n'a plus que triplé en fonction de certaines entreprises. Une tendance
qu'ils constatent chez les grandes enseignes, comme pour les plus petits commerçants, qui mobilisent une partie de leur trésorerie
pour protéger leur commerce.
Alors l'info, ce matin, c'est quand même que le calme est revenu. Cette nuit, notamment dans les villes où des couvre-feux avaient été décrétés, un hélicoptère a survolé le centre de Paris. Cette nuit, vous l'avez peut-être entendu si vous habitez à la capitale, d'autres couvre-feux pourront être décidés la nuit prochaine, si nécessaire. Ça,
c
'est ce que fait savoir ce matin le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a promis hier aux commerçants pillés du chômage partiel dès aujourd'hui et un fonds de soutien spécifique aussi pour éviter les fermetures. Alors ce début de semaine, il est marqué par les comparutions immédiates dans les tribunaux, partout dans le pays, avec de premières peines de prison ferme qui tombent, soit pour les incidents en marge des manifestations, soit pour les pillages. Comme ici, à Limoges, il y a 15 personnes étaient jugées hier pour le pillage d'un magasin Lacoste, notamment.
Notre journaliste Alexandre Thibault a pu échanger avec un certain Jarouade, un jeune de 25 ans condamné à 8 mois de prison, hier a effectué sous-bracelet. Écoutez-le, il dénonce une lourde peine.
Il n
'y a pas eu de pitié par rapport à ce jugement. Et ce n
'est
pas parce qu'un individu était là au mauvais moment, il faut le finir et le jeter en prison. Je ne voulais pas être reconnu coupable. J'ai des preuves que je n'ai jamais été vers ce magasin. J'ai juste passé la mauvaise rue au mauvais moment. Il ne
faut
pas aussi descendre les personnes qui ne sont pas à descendre. La justice, aujourd'hui, elle a été terrible sans pitié pour des faits que je n
'ai
pas du tout commis. Il a pourtant bien été reconnu coupable, dit la justice, d'avoir participé au pillage de ce magasin Lacoste. Et alors d'ailleurs, depuis dimanche, les objets volés pullulent sur les sites de revente comme Vinted et Leboncoin. Les deux plateformes assurent qu'elles font tout pour supprimer les offres. Mais Lou Dequille, vous êtes fait passer pour RMC pour une acheteuse et vous nous dites qu'il y a encore beaucoup d'offres en ligne.
Oui,
premier exemple sur Vinted, 4 sacs Sephora remplis de produits neufs et le titre, maquillage 17 octobre. En description, le vendeur nous invite à réaliser la transaction via Instagram pour échapper au contrôle de la plateforme. Deuxième exemple, toujours sur Vinted, une palette de maquillage Yves Saint-Laurent neuve et comme dans la première annonce, la mention du 17 octobre en titre. Je contacte la vendeuse. Sur la disponibilité du produit, elle répond sans problème. Mais dès que j'aborde la question du pillage, silence radio, je suis bloqué et ne peux plus lui envoyer de message.
Si ces annonces peuvent être tentantes, attention à vous, vous risquez gros en achetant ce genre de produit, explique Hassan Cohen, avocat au barreau de Paris.
Il
est écrit dans le titre que c'est des produits du 17 octobre. On peut considérer qu'il y a un recel. Il faut démontrer que vous étiez au courant au moment d'acheter le produit que celui-ci était issu d'une infraction. Les peines ont couru ces 5 ans d'emprisonnement et 375 000 euros d'amende. Je recommanderais de ne pas acheter ce type de produit. Vinted annonce avoir renforcé les contrôles concernant les annonces suspectes et supprimé celles revendant des biens pillées ce week-end. Et dans les faits, les deux annonces que nous avions consultées ont finalement été supprimées.
Ce matin, ce sont les représentants des réseaux Snapchat et TikTok qui seront reçus à Matignon, accusés d'avoir joué le
mauvais
rôle durant ces pillages. Malgré tout, le match entre le PSG et le FC Barcelone est maintenu ce soir à Paris en football. Troisième journée de la Ligue des Champions. C'est même une finale avant l'heure, dit carrément le président catalan Arthur Perrault. Oui, même si pour le milieu de terrain vitinien, pas question de se projeter trop vite. Je pense que c'est trop tôt. La vérité, en octobre, ce n
'est
pas la même vérité en mars parfois. Mais le joueur portugais a conscience que ce match n'est pas comme les autres entre Paris, double tenant du titre de la Ligue des Champions, et Barcelone, leader du championnat espagnol et quintuple vainqueur de la Coupe d'Europe.
C'est toujours un grand match.
C'est
l
'un
des meilleurs matchs que tu peux faire à ce moment-là avec deux grandes équipes de meilleures de l'Europe. Moi et l'équipe, on a beaucoup hâte de jouer ce match.
Surtout que le club espagnol est en pleine confiance.
Il
n'a perdu aucun de ses 13 derniers matchs, toutes compétitions confondues. L'entraîneur du PSG, Luis Enrique, reste méfiant.
Les matchs de la Champions League, c'est le plus haut niveau que tout pays jouait. Contre le Barcelone, j'adore en tant que supporter aussi. J'adore voir tous ces matchs et la manière qu'ils jouent. Ce sera un match serré en tant qu'équipe, ils sont très forts.
Dans un parc des princes plein à craquer, le PSG a de quoi être optimiste. Il n'a perdu qu'un seul de ses 5 derniers matchs contre Barcelone. Pour les couches tard, il y aura la reprise de la NBA, la nuit prochaine, le championnat nord-américain de basket, avec un premier choc entre San Antonio, l
'équipe
de Victor Wimbaniama, et Oklahoma City. Il y aura 17 Français en NBA cette saison. Je vais vous donner tous leurs noms. Je
rigole.
C'est déjà la cinquième saison pour
Victor Wimbaniama.
La
quatrième, pardon.
Le temps passe
à
une vitesse.
On ne les voit pas
grandir. Pourtant, il était déjà grand. Merci Quentin Wimbaniama, il est 8h09 sur RMC. Très bon réveil à toutes et à tous. Première nuit sous couvre-feu au centre de Paris, la Place de la République, le quartier des Halles, là où les violences et les pillages ont atteint leur paroxysme, y compris dimanche soir. Bonjour Ariel Veil. Oui, bonjour. Vous êtes maire de Paris-Centre. Les Halles, c'est chez vous. On va voir avec vous aussi comment s'est passé la nuit. Et ce que vous proposez aussi. Tiens, le déploiement de l'armée a été évoqué. Vous dites aussi comprendre ces commerçants qui s'arment pour défendre leur magasin. Votre parti pris dans un instant sur RMC, RMC Story.
RMC,
jusqu'à 9h. Apolline Matin.
Mathieu Béliard.
Il
est 8h13, vous êtes sur RMC, RMC Story. Cette nuit, un couvre-feu au cœur de Paris. Entre autres, bien sûr, autour de la Place de la République et du quartier des Halles, interdit depuis 23h. Bonjour Ariel Veil.
Vous
êtes maire socialiste de Paris-Centre. Paris-Centre, c'est les quatre premiers arrondissements de la capitale. Première nuit de couvre-feu dans votre secteur. D'abord, les dernières infos, comment ça s'est passé
? Ça
s'est passé
assez
bien pour l'instant. Ça a été une nuit beaucoup plus calme.
Je
ne
sais
pas à quoi ça tient. Les couvre-feu et les dispositifs. Il y avait des couvre-feu. Il y avait aussi des zones un petit peu de filtrage qui ne
sont
pas vraiment des couvre-feu. Mais je ne sais pas si c'est le temps, si c'est la fatigue aussi après 48 heures de pillage de tout le monde. Parce que vous vous dites le 17 octobre. J'entends beaucoup maintenant le 17 octobre. Mais vous l'avez bien dit aussi, c'était dimanche. Dimanche a été presque pire dans le
centre de Paris. C'était pire dimanche à Paris
? Que samedi soir. Et donc, c'est bien le 17 et le 18 octobre. Je vais essayer de faire en sorte qu'on n'oublie pas qu'il y a eu deux jours de pillage et de feu qui ont été très durs pour les commerçants. Avec, pardon, une petite différence. C'est qu'entre le 17 et le 18, on avait peut-être le temps de réfléchir au dispositif de maintien de
l
'ordre. Écoutez, c'est une question qui se pose. C'est pourquoi on n
'a
pas pu, sur 48 heures, adapter le dispositif. Enfin, en 48 heures, adapter le dispositif. Et c'est ce qui m
'a
amené à faire des propositions. En tout cas, à poser des questions, plutôt. Alors, dès dimanche, vous réclamiez ce couvre-feu. Et pourquoi pas l'armée
?
Alors, pour le coup, un maire de gauche qui veut des militaires dans les rues de Paris avouait que ça a pu surprendre. Pour quelle mission, précisément
?
Garder les magasins pour patrouiller ? Oui, bien sûr. Alors, d'abord, je n
'ai
pas appelé à ce qu'on envoie l'armée. Vous avez dit pourquoi pas ? J'ai dit si on a un problème d'effectifs. Si vraiment, il est impossible. C'est ce qu'on a vécu, quand même, pendant deux nuits d'enfer. On a vécu une situation, et encore une fois, moi, je rends hommage à tous les policiers qui ont été déployés et qui sont intervenus dans des conditions difficiles. Mais enfin, je le dis depuis 48 heures, et désormais, je crois que le ministre de l'Intérieur lui-même, qui, j
'ai
beaucoup de respect, l'a dit, nous n'avions pas assez d'effectifs. Je n'ai jamais vécu ça. Même au moment où j'ai des
jours, je me rappelle, j'ai une des pires. Tout le monde s'accorde à dire. Vous avez vécu
une situation dans laquelle vous avez en direct des magasins qui sont pillés, on a les images, on est des élus sur place, on est en
train de regarder, on nous
dit...
Justement, monsieur le maire,
pardon, à propos d'effectifs, nous avons eu au téléphone Anthony Samama, qui est maire adjoint du 15e arrondissement en charge de la police municipale, qui nous a indiqué qu'en fin d'après-midi, la police municipale avait reçu des consignes pour rester dans ses commissariats. Est-ce que c'est une information que vous démentez ? Est-ce qu'elle est vraie ? Et si ça s'est produit, est-ce que ça s'est produit dans d'autres arrondissements
? Non,
je n
'ai
pas cette information. Moi, la police municipale a été très présente avec nous. Je ne peux pas lui dire ce que sa police municipale du 15e a reçu comme instruction. Je n'ai pas ces instructions-là. Et moi, j'ai été en contact permanent avec mon chef de la police municipale, avec mon commissaire et avec la préfecture de police. Je dis simplement que nous n'avions pas d'effectifs pour intervenir pendant parfois jusqu'à 45 minutes, une heure, où les pièges ont eu lieu. Et donc, j'ai dit, si on n'a pas d'effectifs suffisants, il faut se poser toutes les questions, y compris, pourquoi pas, le recours à l'armée, à un moment donné, si c'est vraiment une question d'effectifs.
Par ailleurs, je vous rappelle que l'armée, elle est déjà déployée à Paris. Les forces sentinelles, depuis les attentats, ils sont là.
Et
moi, je m'invite à mes réunions de sécurité avec les
policiers de police, dans les aéroports notamment.
Et on se répartit les zones, par exemple, à la rentrée, ou quand on a des moments qui sont un petit peu durs, on se répartit, y compris avec les forces sentinelles. C
'est
-à
-dire
qu'on les utilise dans ce fameux continuum de sécurité qu'aime bien évoquer le ministre de l'Intérieur. Eh bien, j'utilise tout ce que j'ai, y compris
les forces
sentinelles. Et elles ne sont pas là, bien sûr, pour intervenir. Ce n
'est
pas le maintien de l'ordre, l'armée. Mais ça peut être une présence dissuasive à certains endroits et permettre justement de libérer les forces de l'ordre pour qu
'elles
puissent
faire
leurs interventions. Ariel Veil, vous avez dit comprendre les commerçants qui veulent se défendre seuls. Avant de rappeler, il faut être précis et honnête, sur X, que le monopole de la violence légitime revient à l'État. Je vais vous demander lequel des deux messages est-ce qu'il faut retenir et est-ce qu'il faut craindre qu'en ce moment soit en train de légitimer des formes d'autodévance
?
Bien sûr que la milice,
c
'est horrible. Quand les gens commencent à s'armer eux-mêmes, c'est que vous êtes dans un État qui a failli.
Et
donc, je ne souhaite pas que la France soit un État qui soit failli. Mais jeudi, j'ai vu hier...
La République nous a
abandonnés, disent-ils tous en cœur, ces commerçants.
Vous avez entendu d'ailleurs hier soir
sur BFM TV
?
Il y
a
eu un sentiment d'abandon. J'ai été voir avec nos élus. On est allé voir beaucoup les commerçants et même des habitants nous ont dit ça. Ils ont eu le sentiment d'être abandonnés. Je vous ai décrit il
y a
un instant, une heure, parfois, en pleine journée, en plein cœur de Paris où la police n'est pas à même d'intervenir. Je peux comprendre le sentiment d'abandon. Je peux comprendre ceux qui ont essayé de repousser des
assaillants.
J'étais hier d'ailleurs avec le patron d'un des cafés qui a essayé d'ailleurs qui s'est fait blesser très très sérieusement en essayant de repousser. C'est la boutique d'à côté de lui, c'est ses copains. Il a essayé de repousser puis ils étaient 50 à un moment donné.
Il
s
'est
fait blesser. Je comprends moi cette solidarité avec les copains, cette volonté de défendre sa boutique.
Je
peux la comprendre mais bien sûr
si
on en arrive à une situation où les gens se défendent eux-mêmes et qui plus est ça pourrait être encore plus grave avec des armes, ce serait terrible. Il faut évidemment éviter ça. Ariel Vell, qu'est-ce que vous pensez du tweet d'Emmanuel Grégoire dimanche qui a appelé les Parisiens à venir ranger et réparer ce qui avait été cassé ? Vous n'avez pas l'impression que c'est un peu la dernière des insolences de la part d'une autorité publique en perdition après ce qui s'est passé ? Il n
'y
avait pas mieux à dire franchement ? Non, en perdition vous allez fort.
Je pense que c'est le sentiment des Français qu'en pense vraiment l'autorité publique est en
perdition.
Je crois qu'il
a saisi quelque chose d'Emmanuel Grégoire, il a saisi quelque chose des Parisiens qui n
'ont
pas attendu d'ailleurs qu'on leur demande des samedis. vous aviez déjà des gens qui venaient qui venaient ramasser dimanche c'était très impressionnant de voir des Parisiens à la République venir ramasser et pas qu'à la République d'ailleurs on les a beaucoup vus à la République moi j'ai des messages depuis samedi des messages de Parisiens des messages d'associations des messages de responsables même d'autres magasins qui n'ont pas été touchés qui me disent qu'est-ce qu'on peut faire ? Comment on aide ? On veut aider ? On veut venir ?
Et on en a vu spontanément et donc il a voulu il a parfaitement raison accompagner cette générosité des Parisiens cette volonté de participer vous ne pouvez pas imaginer les messages à la fois de choc et de volonté c'est la résidence des
Parisiens On les entend
aussi dans nos journaux une énorme solidarité vis-à-vis des commerçants pas que parisiens d'ailleurs Ariel Veil merci beaucoup d'avoir pris quelques minutes ce matin pour les auditeurs d'RMC je rappelle que vous êtes maire socialiste de Paris-Centre les arrondissements 1, 2, 3, 4 je le dis pour nos auditeurs non parisiens c'est le quartier des Halles notamment qui s'est illustré très tristement illustré dimanche soir en ce deuxième jour d'émeute vous avez eu raison de rappeler que c'était 17 et 18 octobre pour de nombreuses villes il est 8h20 sur RMC
RMC Apolline Matin
c
'est tous les jours de Manche et bonjour Arnaud Demanche bonjour pardon la chaise est bien la chaise est bien coincée
bonjour Mathieu
bonjour les amis bonjour à tous alors Mathieu je pense qu'il faut qu'on dise la vérité aux auditeurs les locaux de RMC ont été la cible des pillards avant d'hier soir et ils nous ont volé Apolline du
coup c'est vous le chap ce matin voilà
il y
a
même un émeutier qui a essayé de nous piquer Manu le Chypre mais heureusement il s'est fait un tour de rein le gars il a essayé
de
soulever Manu on a entendu
oh
là vous allez bien et du coup on a pu garder Manu le Chypre mais rendez-nous Apolline alors
le pays
est encore sous le choc mais oui reviens Apoll reviens c'est génial le pays est encore sous le choc des pillages de ce week-end les images tournent sur toutes les télés du monde on était le pays du pinard maintenant on est le pays du pillard on est là oh du 16 ans d'âge il est corsé Laurent Nunez le ministre de l'intérieur a présenté sa démission ça devait être tellement émouvant à l'Elysée Nunez il était pas bien il a dit
je
suis responsable de tout
je
suis responsable de tout monsieur le président oh allons Laurent les pillages c'est ma faute les CRS qui vont trop loin c'est ma faute de toute façon les bijoux du Louvre c'est ma faute
aussi
le cancer du pape c'est ma faute je suis crevé non Laurent allez ça va allez de toute façon je
suis
une merde il
n'y a
qu'à voir l'état de ce pays les lycéens c'est ma faute
le
début de saison de l'OM c'est ma
faute
le
niveau des élèves
au classement
PISA
je suis sûr que c'est de ma faute
mais
non Laurent tu sais un état c'est un collectif voilà vous êtes tous nuls chacun à votre niveau il
y a le nul
de l'économie il y a le nul du travail t
'es pas tout seul
merci allez Laurent allez tu restes ne me quitte pas il faut t'oublier tout peut s'oublier tu t'enfuis déjà mouche toi tiens non mais garde le mouchoir c'est très bien bref Emmanuel Macron a refusé sa démission je pense aussi il est en galère de ministre il est à épuiser ses réserves stratégiques on ne
va
pas en retrouver 3000 dans des
caves c'est pas comme l'époque
là il ne
reste
plus que Stanislas Guérini et personne n'y tient finalement
n
'empêche heureusement que Laurent Nunez il n
'est
pas ministre des armées on aurait été envahis par les russes les belges même les monégasques pourraient nous envahir et pourtant leur armée à Monaco vous savez ce que c'est ? c'est une fanfare la seule armée qu'ils ont c'est une fanfare on va se faire envahir par trois flûtistes deux saxophonistes et un spécialiste c'est
l'armée française c
'est l'armée française mais leur garde à eux c'est une fanfare il faut se méfier du hautbois on déconne remarquez que les CRS ont gazé un orchestre samedi donc ils s'entraînent vous
avez vu dans les manifs il y avait l'orchestre les
mecs devaient vraiment jouer un truc insupportable les flics en pouvaient plus vos gueules après Mathieu me disait remarquez moi ma copine m'a forcé à aller à un concert de Vianney si j'avais pu le gazer avec une bombe au poivre sur scène je l'aurais fait c'est pas gentil on sait que le métal
voilà c'est ton truc mais
il y a des gens très bien dans la pop alors Emmanuel Macron est parti dans les pays du golfe oui il s'est fait le concert de Céline Dion là il part à Dubaï c'est pas un président c'est une influence c
'est Manu
Situation alors l'idée c'est de sécuriser les approvisionnements énergétiques de la France en gros il est parti avec deux géricanes pour nous chercher de l'essence
puisqu
'il faut tout faire soi-même dans ce pays il a emmené quatre compagnies de CRS avec lui pour escorter les barils de pétrole qu'il va nous ramener
et
vous y faites attention que les black blocs ne foutent pas le feu je ne
vais
pas retourner au Koweït toutes les semaines sinon le gazole il va encore augmenter les gilets jaunes vont revenir vous jeter des pavés dans la tronche et ce sera de votre faute il ne faudra pas vous plaindre ce sera vous les méchants les commerçants et on les entend sur RMC les commerçants sont désespérés oui alors pas tous les vitriers les ouvriers
tout ça ça va ils sont débordés depuis deux jours
mon client il a eu un impact dans sa vitrine
pour le coup vachement supérieur à la taille d'une pièce de 2 euros sa
boutique sa valeur totale est désormais inférieure à celle d'une pièce de 2 euros vous avez vu que des individus ont pénétré dans le BHV dimanche soir heureusement ils ont été arrêtés non monsieur stop stop stop non monsieur l'agent ce n'est pas ce que vous croyez désolé monsieur Jack Lang il va falloir me suivre au commissariat non c'est une méprise c'est comme la dernière fois la dernière fois à Marrakech et la méprise à Pattaya et la méprise qu'il y
a
eu à Rabat et la méprise avec les stagiaires d'Europe 1 c'est la loi des séries non je suis venu au BHV car il se trouve que ma poupée chine en forme de neveu que je devais
offrir à mon ami Woody
Allen venait d'être livré non pas les menottes en tout cas pas celles-là elles n'ont même pas de courure s'il vous plaît voyou allez à demain merci beaucoup Arnaud Demanche on vous retrouve en podcast absolument quand on le veut sur l'application RMC évidemment et puis alors on vous retrouve sur scène avec un nouveau spectacle à Rouen Le Garic Poitiers Épinal Montpellier Reims hier un spectacle RMC bien entendu partout en France partout en France un spectacle RMC Arnaud Demanche merci beaucoup il est 8h25 vous restez bien avec nous à suivre le face à face aujourd'hui l'invité de Marie-Centré c'est Jean-Philippe Tanguy président délégué du groupe RN à l'Assemblée député de la Somme 8h25
RMC
jusqu'à 9h
Apolline Matin
Bonjour
Jean-Philippe Tanguy
merci
beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin je le disais vous êtes le président délégué du RN à l'Assemblée nationale membre de la commission des finances et député de la Somme on va évidemment revenir sur ces fiascos sécuritaires ces nuits de chaos dans les rues de Paris mais également dans beaucoup de villes de province les mesures annoncées par le gouvernement la réponse pénale mais d'abord une fois n'est pas coutume Jean-Philippe Tanguy une question un peu plus personnelle parce que vous en avez parlé sur vos réseaux sociaux c'était samedi ce samedi et vous avez évoqué votre cas personnel vous étiez dans un taxi vous avez été reconnu prise à partie par des individus est-ce que vous pouvez nous en dire plus ce matin vous avez eu peur vous écrivez des manifestants m
'ont
reconnu commencé à vouloir à s'en prendre au véhicule bravo au chauffeur je n'ai jamais vu une telle haine un tel chaos des scènes lunaires
qu
'en est-il et qu'avez-vous ressenti
?
écoutez moi ce que j'ai ressenti par rapport au malheur qui frappe les commerçants par rapport aux personnes qui ont été violentées aux forces de l'ordre qui ont exposé leur vie ce n'est pas très grave mais c'était juste pour témoigner effectivement que cette haine politique c'est ces gens qui sont comment dire animés par la détestation la haine moi je remercie le chauffeur qui était formidable qui s
'est
extirpée immédiatement mais oui c'était une scène au milieu c'était un hôtel de ville au milieu de la fumée des débris déjà de chaos oui vous voyez on voyait dans Paris ces fumées partir de plusieurs endroits de la capitale la scène était suffocante le lendemain matin je me suis baladé aussi dans les rues de Paris au niveau des galeries Lafayette d'opéra des barricades entières comment dire des vitrines brisées et derrière ça évidemment une vitrine brisée c'est la vie brisée du propriétaire c'est la vie brisée des employés c'est des habitants complètement déconcertés qui viennent vous parler qui viennent exprimer leur désarroi d'ailleurs c'est pas politique c'est très humain c'est cette incompréhension pourquoi cette faiblesse de l'Etat pourquoi aussi peu d'effectifs parce que mais
ça on va y revenir
mais juste sur votre situation encore une fois j'entends que vous ne vouliez pas comparer ce qui vous est arrivé avec le drame de milliers de personnes mais juste est-ce que dans ce contexte-là vous personnalité publique et politique six mois de campagne devant nous est
-ce que ça s'annonce
possible là vous avez raison madame Chantré c'est que derrière l'anecdote personnelle c'est la violence politique qui existe dans ce pays c'est des esprits qui sont à vif et qui viennent uniquement de l'ultra gauche de l'extrême gauche là en l'occurrence c'était pas des pillards ou la racaille qui étaient là que pour se remplir les poches et faire leur marché sur le dos des commerçants et du contribuable
mais qui voulaient
s'en prendre à
vous qui voulaient s'en prendre
à
quelqu'un du
Rassemblement
National il
se trouve que je fais beaucoup de médias donc sans doute que je suis reconnu plus facilement que d'autres mais complètement haineux mais enfin vous savez c'est pas la première fois que ça m'arrive là ce qui était impressionnant c'était il y avait de la foule c'est que c'était dans un contexte où les gens étaient chauffés à blanc donc c'était un peu impressionnant bon moi j'ai vécu une agression au couteau il
y
a dix ans donc c'est vrai que c'est des moments qui sont pas faciles à titre personnel mais moi j'ai témoigné pour dire il faut que cette violence s'arrête il faut que les partis politiques qui prennent cette violence s'arrêtent moi vous savez très bien que dans ces dernières semaines avec Jordan Bardella on a été nazifié on a été mis dans la boue et donc quand vous mettez des cibles sur le dos des hommes des femmes politiques des journalistes parce que ça arrive aussi à beaucoup de journalistes sur des personnalités ou d'autres effectivement c'est un climat dangereux Jean
-Philippe Tanguy c
'est que monsieur Mélenchon
les
insoumis et d'autres qui ont joué à un petit jeu de diabolisation de leurs adversaires car ils traitent d'ennemis d'ailleurs de faire croire que les urnes le débat politique le débat intellectuel le débat médiatique ne règle pas les problèmes en démocratie qu'il y a un monde à côté épouvantable qui est un monde de violence d'insultes de dégradation que monsieur Bagayoko qui explique même si sa phrase dit qu'elle nuance la chose dit que la violence est légitime
sur
la violence légitime en effet oui après dans sa phrase il dit mais
il ne
la souhaite pas mais le problème c'est que le début de la phrase existe peut-être légitime encore une fois il l'a dit plusieurs fois il s'est rendu dans des endroits où
il
y
a
eu des exactions il n
'a
pas soutenu les exactions mais il ne les a pas condamnés directement vous ne pouvez pas à la fois vous rendre sur un lieu où il y a
eu
des exactions prétendre être contre les exactions et après être applaudi par les gens qui ont commis ces exactions
Jean-Philippe Tanguy ils n'ont pas
ils n'ont que l'ambiguïté systématique mais même la violence sur les réseaux la violence partout la bordélisation au début les insoumis ont dit on bordélise le débat public ce qui était déjà scandaleux mais c'était qu'une première étape ce n'est que de la violence que de la haine que des insultes que des invectives mettre une cible sur le dos de la
police mais vous savez
que l'on assiste aussi Jean-Philippe Tanguy il
y a
une totale bataille des récits vous évoquez tout de suite l'ultra-gauche vous évoquez tout de suite la France insoumise Mathilde Panot d'ailleurs en parlant des couvre-feu parle de mesures liberticides on va y revenir j'aimerais vous évoquer cet article publié dans la nuit par nos confrères de Mediapart publication vous connaissez bien un article titré autour du 17 octobre la fabrique d'un bouc émissaire et qui rapporte la parole de commissaires de gens du renseignement qui disent que on leur a ordonné d'écrire que la France insoumise était derrière ces violences un responsable syndical écrit dit plutôt je ne vois pas ce qu'il y
a
les filles à faire dans ce fiasco c'est dangereux de politiser ainsi un échec aussi grossier et surtout de ne pas en assumer l'entière responsabilité pourtant je ne porte pas les filles dans mon coeur compte tenu des attaques incessantes contre les policiers Manuel Bompard parle ce matin d'affaires d'état est-ce que vous accordez une importance à ce type de publication moi je ne sais pas on verra j'accorde pas spécialement d'importance à ce que dit Mediapart mais si ces faits sont basés il faudra s'y intéresser moi je ne suis pas là pour faire porter toute la responsabilité aux insoumis aux forces politiques de gauche pourtant pas
toute la
responsabilité mais vous y allez tout de suite parce que c'est vrai à
l'instar d'ailleurs du gouvernement
et du Premier ministre
moi je n'ai pas
fait de note des renseignements je vous parle en tant que député de la Somme homme politique qui subit ces invectifs permanents des insoumis qui écoutent les discours excusez-moi monsieur Mélenchon chez vos collègues vos confrères d'LCI au moment où on lui demande est-ce que vous condamnez le fait qu'il y
ait
des slogans à cab all cops as bartha c'est-à-dire que tous les policiers sont
des
bâtards il a une espèce de va-condamnation mais il dit oui mais en France on a toujours été un peu contre la police quand lui-même il
condamne
les violences et ses pillages il condamne encore heureux il ne va pas se réclamer des pillages mais c'est toujours nuancé sur les plateaux télé on voit d'ailleurs je ne limite pas aux insoumis j'ai dit les forces d'ultra-gauche on voit des membres de révolution permanente de groupes anarchistes qui eux sont très identifiés
faut-il interdire
comme le demande Bruno Retailleau
après j'ai aucune difficulté ne vous inquiétez pas à mettre la responsabilité sur ceux qui gouvernent à savoir les macronistes mais intellectuellement politiquement la contestation de la république vient des forces d'ultra-gauche quand on fait élire des gens qui viennent du NPA le NPA le parti de monsieur Besancenot qui se réclame monsieur Poudou je crois même sur votre antenne et ce n
'est
pas de la faute de BFM TV qui légitime les violences et qui en appelle à commettre d'hôtes certains qui jouissent de la violence qui disent oui c'est vrai bon les vitrines ont été saccagées mais il y
a
les assurances les assurances elles ne prennent pas en charge tous les dégâts comme l'a dit votre journaliste économique mais en plus elles
ne
prennent pas en cas les dégâts moraux
elles
ne prennent pas en cas les dégâts psychologiques et les dégâts physiques de cette commerçante courageuse qui a essayé de défendre son bar tabac qui s'est pris une barre de fer dans la tête il y
a
une assurance pour le coup de barre de fer dans la tête des propos donc de votre point de vue insupportable Jean-Philippe Tanguy j'aimerais
revenir
sur les mesures qui ont été mis en place par le gouvernement et par les préfets aussi une nuit de couvre-feu je le disais à Paris dans d'autres villes françaises le Premier ministre ce matin se félicite avec des guillemets évidemment de cette nuit de retour au calme et dit annonce que de nouveau couvre-feu pourrait être décidé pour la nuit prochaine est-ce que vous considérez qu'il faut aller plus loin j'entends par là déclarer décréter l'état d'urgence c
'est
ce que demandent notamment Gabriel Attal ou encore Bruno
Retailleau est-ce que ces couvre-feu sont suffisants
? mais en fait il faut que les mesures correspondent à des situations et à rétablir le calme l'état d'urgence comme le réclame M. Attal ou M. Retailleau c'est un slogan c'est pour en tant que politicien avoir quelque chose à dire ça n'a pas d'intérêt nous au Rassemblement National on veut les bonnes mesures au bon endroit et l'état d'urgence pour vous vous considérez que ce
n
'est pas la bonne mesure ?
c
'est-à
-dire
que localement les couvre-feu sont plus efficaces localement il faut les forces de police et de
l
'endarmerie nécessaires il faut déployer les véhicules comme il aurait fallu le faire ce week-end dans les endroits nécessaires il faut assurer les forces de l'ordre d'avoir le matériel d'avoir les grenades nécessaires d'avoir les munitions nécessaires d'avoir les instructions nécessaires moi j'ai beaucoup de contacts dans la police moi j'ai beaucoup d'amis même qui ont été mis en place à Paris le samedi qui n
'avaient
pas d'instructions qui ont attendu plusieurs heures qui ont dû aller se cacher
et
l'état d'urgence dites-vous
en
fait ne résoudraient pas la situation moi je connais
personnellement madame Chantray des policiers qui étaient à Paris et qui ont été renvoyés à 20h alors qu'ils étaient à quelques mètres de la place Vendôme et donc des magasins de luxe qui ont été vandalisés renvoyés c'est-à-dire
renvoyés
chez eux en leur disant que il
y en a
qui ont
eu
des services qui ont eu
des services qui ont eu pas
besoin de leurs services il y en a qui ont eu des services interminables qui se sont exténués physiquement qui ont été menacés physiquement avec des instructions étranges inversement il
y
en
a
qui ont été renvoyés chez eux alors qu'on avait besoin d'eux la doctrine qui a été employée ce week-end les effectifs mis sur le terrain les instructions données ça n'avait ni que ni tête vous savez
mais est-ce
que vous comprenez que d'un parti qui est le vôtre qui prône l'ordre on puisse être surpris que l'état d'urgence ne
fasse pas partie en tout cas des priorités
que vous demandiez aujourd'hui justement c'est très intéressant qui permettent d'avoir notamment je me permets de vous interrompre des perquisitions administratives des visites domiciliaires c'est le jargon policier mais notamment pour aller perquisitionner aujourd'hui des individus qui ont pillé des magasins ça permettrait justement cette facilité-là et puis aussi d'interdire tout simplement purement des rassemblements notamment en vue du week-end prochain vous avez raison mais si on utilise ça dès maintenant c'est quoi l'étape d'après il n
'y a
plus rien donc en fait en allant c'est trop tôt mais ce
n
'est pas que c'est trop tôt c'est qu'en fait d'autres méthodes n
'ont
pas été utilisées il y a eu 10 000 policiers force de l'ordre déployés samedi pendant les gilets jaunes le plus fort des gilets jaunes c'était 90 000 donc on voit bien que le dispositif a été sous-utilisé donc pourquoi M. Rotaillot ou M. Attal ou d'autres demandent l'état d'urgence c'est pour cacher leur propre échec c'est pour cacher le fait qu'ils n'ont pas utilisé les moyens déjà à la disposition de l'état d'ailleurs on le voit bien avec les couvre-feu il y
aurait
très bien pu avoir un couvre-feu préventif samedi s'ils avaient écouté les remontées de terrain parce que quand j'entends aussi que le gouvernement met ça sur le dos du renseignement bon excusez-moi c'est faux moins les renseignements en tout cas informels parce que nous aussi en tant qu'hommes politiques on a des renseignements qui nous remontent évidemment on savait très bien que ce serait le bazar Jordan Bardella au salon de l'automobile il avait alerté sur les violences qui auraient cours il suffisait de regarder les réseaux sociaux la mobilisation des groupes antifa on n'est plus dans les
années 90 ce qui
est
pointé
là c'est peut-être si en effet sur le nombre de participants 200 000 550 000 ce ne sont pas les mêmes il y
a
les manifestants pacifiques qui ont défilé dans l'ordre et puis en effet ceux qui se sont joints derrière aux violences et aux pillages
vous voyez d'ailleurs bien
que par mon propos je dis aussi que ce ne sont pas les mêmes il y
a
eu des manifestants pacifiques y compris des gens de gauche avec qui je partage pas grand chose mais ils étaient pacifiques ces défilés ont pu avoir lieu et se sont tenus ils se sont bien passés d'ailleurs heureusement qu'ils se sont bien passés parce que si les policiers avaient dû faire face en plus à des manifestations principales, normales qui avaient dégénéré je ne sais pas où on en serait vous êtes donc favorable à l'ouverture d'une commission d'enquête demandée par la présidente de l'Assemblée nationale elle doit se tenir elle doit s'ouvrir oui elle doit se tenir nous on est toujours favorable de toute façon aux commissions d'enquête Edouane c'était Mme Brunpivet qui ne voulait plus en faire pendant cette année donc elle revient sur son propre défaussement sur la démocratie parce que c'était quand même aussi un problème qu'on n
'ait
pas de commission d'enquête pendant un an mais bon écoutez il ne
faut
pas se plaindre si on peut avoir des informations c'est bien mais ce n
'est
pas fini la crise n'est pas finie si samedi il y
a
encore des violences des rassemblements d'ailleurs il
y
en a encore eu lieu dans certaines villes hier soir ce qui s
'est
encore passé dimanche soir à Paris était inadmissible dans les alentours de Châtelet-Léal parce que là ce n'était pas incontrôlable c'était incontrôlé et il faut faire la différence vous êtes inquiet sur ce qui pourrait se passer samedi parce que vous le dites en effet des appels à manifester ont été renouvelés des appels sur les réseaux sociaux et je pointe aussi l'organisation de votre congrès à Orléans la mairie a pris des dispositions des appels à contre-manifestation contre le rassemblement national sont appelés là aussi la question a été posée hier à Jordan Bardella vous maintenez ce congrès ? mais bien sûr qu'on va le maintenir on ne
va
quand même pas se laisser impressionner par des nervis des voyous des criminels et
si les autorités
vous disaient que c'était trop dangereux si les renseignements considéraient que c'était intenable est-ce que vous renonceriez ? vous pourriez renoncer ? il n'y
a
rien d'intenable je veux dire Orléans est une ville de taille modeste totalement si les forces de l'ordre et si l'état veut assurer la sécurité ils assurent la sécurité mais excusez-moi on en revient à ce que je vous disais sur les forces de gauche là y compris les Verts
qu
'ont eux-mêmes appelé à manifester la CGT également la CGT, les syndicats donc ils s'éteintent pour leur responsabilité est-ce qu'ils veulent déjà d'où ils viennent manifester contre un congrès d'un parti politique républicain qui se présente aux élections et qui est en intention de vote le premier ça veut dire quoi se manifester contre un congrès ? c'est
-à-dire
qu'on n'a pas le droit d'être au Rassemblement National on n'a pas le droit de se présenter aux élections donc déjà cette manifestation sur son ambition politique pose problème puisque la liberté des partis politiques c'est constitutionnel donc le fait que Mme Binet, M. Faure Mme Tondelier, M. Mélenchon ne soient pas contents que le Rassemblement National existe qu'est-ce que ça veut
dire ? est-ce que le Rassemblement National
est allé manifester pour ce
qu'il en reste contre le congrès du PS ? mais le Rassemblement National
écoutera les recommandations des
renseignements et des
autorités on écoute toujours les recommandations de l'Etat on travaille en très bonne intelligence avec l'Etat nous ne sommes jamais dans la provocation
je vous dis ça
mais exister c'est pas provoquer je vous dis ça parce que le Premier Ministre même si la date n'a pas été encore annoncée a proposé de réunir les chefs de partis Jordan Bardella a annoncé finalement la pratique de la demi-chaise vide ni lui ni Marine Le Pen ne seront présents à cette réunion un vice-président peut-être vous sera présent à cette réunion et il l'appelle peut-être à revoir
son jugement
pour Sébastien Chenu Louis Alliot c'est pas très gentil c'est l'annonce de
Jordan
la chaise sera remplie par
une personnalité de qualité
pourquoi pas Jordan Bardella ou Marine Le Pen parce que c'est une manipulation politique Sébastien Lecornu appelle l'ORN votre parti à reconsidérer votre position parce qu'il sera notamment question de la sécurité de la campagne présidentielle c'est pas un demi-sujet pourquoi
pratiquer c'est pas la première
fois qu'il
y a
eu plusieurs réunions ça
ne
sert à rien c'est pas que ça sert à rien c'est que il faut arrêter de dire aux gens que déjà c'est une réunion exceptionnelle il y a eu plusieurs réunions excusez-moi il se passe pas grand chose à ces réunions il n
'y a
pas grand chose qui se sont annoncés nous ça fait des mois et des années parce que c'est pas nouveau malheureusement qu'on demande qu'on puisse faire campagne sereinement par exemple à Amiens il y
a
des vidéos en ligne pour ceux que ça intéresse on ne
peut
pas faire une réunion avec des honnêtes gens à Amiens sans qu
'il
dénervie d'extrême gauche des députés qui sont là parfois monsieur Ruffin parfois sa collègue insoumise madame Hamdan qui est devant la manifestation madame Hamdan qui se joint à des gens qui ont menacé des personnes âgées menacé des personnes en situation de handicap qui m'ont insulté moi et ma collègue Gaël Ménaché avec des insultes homophobes et antisémites signaler des plaintes des signalements ça fait des années il ne s
'est
jamais rien passé il
y a
une vidéo où on voit qu'ils essaient de rentrer dans le lieu de la réunion donc c'est pas nouveau c'est pour ça vous me dites pourquoi monsieur Tanguy vous êtes devenu tout de suite sur l'extrême gauche c'est que ceux qui ont mis ce climat ce climat politique et idéologique dans l'atmosphère malheureusement et le gouvernement les autorités qui est incapable de permettre la démocratie donc c'est très grave eux vous répondent que par exemple les groupes d'ultra-droite existent ils défilaient dans la rue hier soir à Lyon là encore une fois vous dites ce n'est pas vous et
vous appelez
aussi à dissoudre ces groupes vous le savez très bien madame Chantré j'ai demandé 200 fois la dissolution le fameux comité du 9 mai qui défilait le 9 mai j'étais la personnalité politique même avant la gauche à demander qu'ils ne puissent pas se rassembler puisqu'il y avait des tambours néo-nazis en tête de cortège on en est là aussi ils avaient été autorisés à défiler d'ailleurs c'est pas la gauche pour le coup c'est les macrodisques qui autorisaient des tambours néo-nazis dans Paris voilà on en était là mais donc cette réunion cette réunion autour du Premier ministre ne sert à rien c'est que ça ne
sert
à rien c'est qu'il
n'y
a pas on pouvait très bien avoir des représentants d'un parti politique qui sont aptes à représenter le Rassemblement National Louis Alliot Sébastien Chenu ou d'autres personnalités parce que c'est pas c'est une réunion technique avant d'en venir c
'est ça que je
veux dire pardon c'est une réunion technique c'est-à
-dire
si on nous demande comment se passent les réunions les remontées de terrain c'est pas politique au sens où Marine Le Pen ou Jordan Bardella ont besoin d'être présents comme personnalités politiques on est en campagne présidentielle aussi le dire Marine Le Pen
elle a d'autres activités
elle
va
voir les françaises et les français elle est au contact elle fait des propositions Jordan Bardella il est au contact il était au salon de l'automobile Marine Le Pen elle a présenté son plan contre les violences familiales pour sauvegarder l'enfance nous on est sur le terrain aussi et ça ne passe pas par une visite à Matignon j'ai bien compris juste rapide question sur ce que propose la Bruno Retailleau d'un changement de date du second tour de la présidentielle parce qu'il ne vous a pas échappé qu'il est le 2 mai possiblement donc au lendemain de manifestations du 1er mai qui de manière récurrente aussi peuvent donner lieu à
des
manifestations violentes et qui pourraient donc avoir des incidences sur cette élection est-ce que vous aussi vous êtes favorable à cela ? Est-ce que c'est quelque chose une question que vous portez ? Depuis le début depuis que ça a été annoncé on a critiqué parce que même avant les événements dramatiques et violents de week-end dernier malheureusement ça fait des années que les mouvements sociaux manifestations contre les retraites manifestations des gilets jaunes le mouvement lycéen aussi avec quand
même
des incendies des violences très graves contre les policiers ou contre les lycéens eux-mêmes ou contre le personnel de l'éducation auquel une fois plus j'apporte le soutien du rassemblement national il y
a
toujours des violences
mais est-ce que ça pourrait
perturber le bon
déroulement
du scrutin ? M. Macron malheureusement le connaît bien ça fait 15 ans qu'on le subit son cynisme ses petites manipulations sa politique du pire donc évidemment choisir le 2 mai pour lui c'était une manipulation ce sont des accusations graves vous dites que c'est une décision à dessein d'Emmanuel Macron pour
perturber ce scrutin ou
alors il est complètement inconscient donc je ne
crois
pas que le président de la république soit quelqu'un d'inconscient malheureusement c'est quelqu'un de très cynique il a pris cette décision volontairement en voulant utiliser le mouvement social pour ennuyer le débat politique et parce que lui de toute façon il a toujours été dans cette manipulation je me souviens des gilets jaunes excusez-moi même je
me
chanterais je rappelle que quand même la manifestation des gilets jaunes au début un mouvement pacifique lutte contre la fiscalité exagérée M. Macron et ses amis ont toujours été dans la politique du pire dans la provocation des gens ont perdu des yeux ont perdu des membres voilà c'était ça aussi le macronisme c'est
un
guillibéralisme moi je tiens à le dire le macronisme a toujours été un illibéralisme c'est des gens qui acceptent la démocratie et le débat que quand ça les arrange ils n'en ont rien à faire du fond une question sur les mesures mises en place et cette réunion là autour des acteurs des réseaux sociaux faut-il les interdire parce qu'on l'a vu aussi ces plateformes permettent des appels des rassemblements ils sont appelés à se retrouver aujourd'hui avec les ministres sur la question c'est un coup de pression un coup de com où vous pensez que ça puisse aboutir à quelque chose cette interdiction partielle parce qu'on sait que juridiquement
c
'est extrêmement complexe oui c'est très complexe ça a été utilisé je crois en Nouvelle-Calédonie pour empêcher justement un certain nombre de contacts entre des voyous des délinquants et des criminels écoutez-nous tout ce qui est utile ce qui peut permettre la paix civile et protéger des gens on est pour mais après ça peut être aussi un contre-sens pourquoi moi vous avez raconté ce qui m'est arrivé moi c'est aussi comme ça j'ai après choisi l'ITNR pour rentrer dans le sens aussi les réseaux sociaux en direct vous permettent aussi de savoir quand vous êtes une honnête personne un citoyen un commerçant qu'est-ce qui se passe c
'est le bon et le meilleur
donc
ça permet aux criminels de s'organiser ça permet aux criminels de revendre donc nous Jordan Bardell a fait des propositions très fortes sur le côté pénal pour punir les voyous mais aussi pour punir le recel des biens volés et
notamment abaisser la
minorité pénale et aussi mobiliser les plateformes pour éviter le recel et la revente et donc bon les réseaux sociaux il faut regarder mais ça peut vraiment être à double emploi il ne faut pas non plus empêcher le travail des journalistes aussi donc il faut faire attention nous on n
'est
pas on n
'a
aucune position dogmatique il faut faire attention sur les libertés publiques la capacité des médias de travailler c'est quand même on est encore en démocratie malgré les tentatives de monsieur Macron de toujours être tenté par les libéralismes donc il faut faire attention et surtout ça ne peut pas remplacer ce débat le fait que les forces de l'ordre soient protégées bien utilisées qui est une doctrine claire et qui est une responsabilité parce que ce qui est quand même navrant aussi madame Chantret c'est l'irresponsabilité de ce gouvernement macroniste un monsieur Nunez qui n
'est
jamais responsable de rien monsieur Lecornu qui n
'est
jamais responsable de rien sa
démission
aurait dû être acceptée bien sûr on est dans l'incompétence la plus totale et Jordan Bardella l'a dit avec beaucoup de courage monsieur Macron aussi aurait dû partir et présenter ses excuses parce que c'est un règne interminable prendre la parole pour ne rien dire comme il l'a fait c'est terrible et c'est à l'image malheureusement du macronisme c'est coupable de tout responsable de rien et ça va donner lieu sans doute à des questions au gouvernement très animé cet après-midi dans l'hémicycle on vous y retrouvera merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy
merci à vous et courage
à tout le monde il est 8h50 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Apolline Matin c'est terminé pour aujourd'hui
tout de
suite vous retrouvez les grandes gueules sur RMC et RMC Story
par rapport
à
l'hémicycle