🔴 Le Grand Oral de Bruno Fuchs par Michaël Darmon | 03/03/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Que se passe-t-il dans le pays avec les tensions politiques actuelles ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le monde est-il plus dangereux aujourd'hui qu'il y a 10 ou 15 ans ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est rentré dans l'ère des nouveaux empires ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les intentions américaines sur l'Iran ?
- 16:00OuverteRéponse partielle
Ra Palav est-il l'homme de la situation pour une transition en Iran ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les gouvernements occidentaux ne se mobilisent-ils pas davantage contre le massacre en Iran ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Bruno FuchsFait
« Le RN par exemple assez clairement maintenant qu'il se rapproche du pouvoir a fait évoluer. Ils veulent plus sortir de l'euro, ils veulent plus sortir de l'Europe. »
- 9:00Bruno FuchsFait
« Le monde devient de plus en plus dangereux, d'abord parce que le nombre de guerres ou de crises augmente mais aussi parce que les règles du jeu ont complètement changé. »
- 11:30Bruno FuchsChiffre
« 600 millions de Chinois qui sont sortis de la pauvreté par ce modèle capitaliste de mondialisation mais aussi les garanties internationales de respect du droit international. »
- 15:00Bruno FuchsFait
« Trump est dans cette ligne là, les Chinois également mais très très différemment. Et puis après, il y a des régimes comme l'Iran qui sont plutôt des intégristes. »
- 21:00Bruno FuchsFait
« Il n'y a pas aujourd'hui de transition clairement établie sur l'Iran. Les oppositions ne se parlent pas. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] [musique] Bonsoir et ravi de vous retrouver dans un numéro nouveau pour le grand oral cette semaine plus que jamais le monde d'aujourd'hui porteur d'inquiétude, porteur d'enjeux cruciaux et les bruits de guerre, les bruits de botes inquiètent. Dans la seconde partie du grand ora, je recevrai d'ailleurs Iris Farcondé qui est professeur franco-en tout d'abord ce soir je reçois bonsoir Bruno Fous. Bonsoir Michel Darmont, vous êtes président modemne de la commission nationale commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale.
Alors avec vous, on va évoquer bien sûr les grands bouleversements internationaux, les conflits d'en cours, les recompositions géopolitiques et le rôle parfois promets connu de la diplomatie parlementaire. Vous nous en parlerez. Mais tout d'abord, une question pour le climat national.
Euh, depuis la mort du donc du jeune militant nationaliste donc Quentin de Ran, les les noms d'oiseaux euh volent, s'échange, nazis, fascistes, les tensions, les crispations. Que se passe-t-il dans le pays ? On a la poursuite d'un d'un mouvement de déconstruction et de d'action politique aux deux extrêmes de l'échiquier qui se situe hors cadre républicain.
Souvent et là on y est clairement et souvent et là on l'a touché dans les déclarations des uns et des autres hors cadre démocratique. Et donc c'est une inquiétude assez forte de voir deux forces politiques à l'extrême gauche aussi à l'extrême droite qui clairement se revendique en tout cas de forces politiques se situant pour une partie de leur déclaration en dehors du cadre républicain de la France et et ça quand on est citoyen qu'on a bâti toute sa conscience politique, on a élevé ses enfants dans le respect du droit du droit international la liberté d'expression c'est extrêmement inquiétant que le camp des raisonnables n'est plus audible. Le camp de la nuance n'est plus entendable.
C'est beaucoup plus facile dans le climat aujourd'hui d'avoir des modes d'expression populistes où on va chercher les voies. le le RN par exemple assez clairement maintenant qu'il se rapproche du pouvoir a fait évoluer. Ils veulent plus sortir de l'euro, ils veulent plus sortir de l'Europe.
Donc on se rapproche du du de la capacité du pouvoir et bien on se rend bien compte que les réalités sont bien ces réalités qu'aujourd'hui les les les le gouvernement en place affronte. Et bien quand on affronte des réalités, on a de la dette, on a des réalités internationales, on des traités internationaux et la France comme le dit le RN, mais on peut parler de de LFI avec notamment c cette violence affirmée et puis l'expression de Mathilde Panu quand même qui est extrêmement inquiétante qui dit que elle empêchera par tous les moyens l'élection du RN lors de d'élection légal quoi. Ça veut dire quoi ? un appel à l'insurrection pour faudrait lui demander ce qu'elle a en tête mais ça veut dire queelle est prête à mettre des gens dans la rue pour éviter que le RN de soit élu enfin c'est ça que c'est comme ça que je le décrit.
Donc là, c'est et c'est une déclaration euh de désordre public, de début de guerre civile. Donc c'est extrêmement un élu euh inquiet aujourd'hui. Vous êtes Je suis un élu je suis un élu inquiet.
Et mon mon rôle mon rôle et c'est peut-être le rôle de ce de ce type d'émission également, c'est donner de l'espoir. don de l'espoir, c'est essayer de décrire ce qui se passe et donner des points d'ancrage pour dire que l'agitation de de deux extrêmes aussi relayé par les réseaux sociaux, par les médias et cetera et ben c'est de l'agitation mais que il y a quand même des gens dans ce pays qui sont clairement en en charge de préserver les les acquis d'une démocratie ancienne qui s'est structurée et qui garantit la paix pour l'instant, les libertés publiques, le droit d'expression, droit de d'aller de et puis le respect du du droit. C'est quand même la base.
Alors, vous avez raison effectivement de souligner que ici au Grand T oral, on s'attache à comprendre, à donner les clés pour comprendre cette nouvelle époque, pour comprendre ces codes qui n'arrête pas de changer. Effectivement, cette tempête qui au fond arrive déferne sur la France, cette tempête de colère, elle vient aussi d'une d'une colère générale dans le monde, un monde qui est instable, qui est traversé également par par les défiances. Vous avez le sentiment aussi, vous maintenant qui bien sûr qui connaissez qui êtes plongé au cœur des dossiers internationaux que le monde est plus dangereux aujourd'hui qu'il y a 10 ou 15 ans.
Le monde devient de plus en plus dangereux, d'abord parce que le nombre de guerres ou de crises augmente mais aussi parce que les règles du jeu ont complètement changé. Alors, quelles sont-elles avec l'arrivée ? Déjà dans le premier mandat, le président Trump avait dérégulé une partie des grandes euh institutions de de gouvernance mondiale sur l'UNESCO, sur la santé, sur la vue pendant le Covid, sur le commerce international, mais là il va un peu plus loin, il crée un modèle de gouvernance à son avantage en marge de l'ONU.
Euh voilà. Et donc, on est dans dans des règles internationales qui ont changé complètement. Il y a plus de gouvernance, c'est le rôle, le rapport du plus fort quoi.
Voilà, je veux aller au V au Venez, j'y vais. Je veux prendre le pouvoir à Cuba, j'y vais. Il y a plus de droit international sur le GR.
Voilà par exemple, c'est ça. Voilà. Donc c'est à nous européens notamment de se battre pour montrer que le meilleur modèle, celui qui permet la stabilité, le respect des droits humains, mais la paix et donc la prospérité et bien vient de règles respectées par tout le monde.
Effectivement, on entend beaucoup maintenant l'Europe qui dit "Nous sommes le territoire de l'état de droit, nous sommes le territoire des démocraties mais avec des difficultés quand même pour répondre parfois efficacement. On a compris, on le voit bien, les rapports de force maintenant sont dominent et organisent les relations internationales. Est-ce que vous diriez que on est rentré dans l'air des nouveaux empires ?
Oui, on a on a d'abord des des nationalistes d'abord eux ils gèrent leur pays. Urbane par exemple, si on prendre des exemples pour illustrer. Et puis après, il y a des gens qui ont des visés impérialistes.
Je pense que Trump est dans cette ligne là, les Chinois également mais très très différemment. Et puis après, il y a des régimes comme l'Iran qui sont plutôt des intégristes, on le voit des dictatures à base religieuse, donc plutôt intégriste. Mais chacun a son modèle et et à partir du moment où la logique impérialiste l'emporte, et bien il n'y a plus de règle internationale.
Chacun gère par rapport à ses propres intérêts. C'est une guerre froide de et là c'est le Far Wouest. Enf je dire on revient avant la Première Guerre mondiale c'est un retour en arrière et et on a quand même construit première guerre mondiale 2è guerre mondiale un ordre mondial avec une gouvernance mondiale qui a assuré pas partout dans le monde et et mais mais quand même en Europe et en Occident la prospérité les Chinois ont fait entre 1980 et 2025 plus 60 % de PIB 60 fois de PIB plus important aujourd'hui que qu'en 1980 c'est quand même une augmentation des richesses considérables. 600 millions de Chinois qui sont sortis de la pauvreté par ce modèle capitaliste de mondialisation mais aussi les garanties internationales de respect du droit international.
Et donc c'est ça qui est menacé. Et c'est là aussi le vrai changement parce que jusqu'à présent, on adossait le progrès économique à la démocratie et on voit que dans ces pays la croissance et la prospérité parfois et souvent est adossée à des régimes autoritaires. Ça c'est vraiment le grand le grand changement de de ce nouveau monde.
C'est la menace aussi qui pèse sur les démocraties qui ont une alternance assez rapide avec aujourd'hui des réseaux sociaux qui ne retraduisent plus le débat public mais qui poussent des théories des uns et des autres et souvent beaucoup de de théories conspirationnistes ou euh de de fake news et et donc c'est aux démocraties à démontrer leur utilité d'abord et leur efficacité. Les politiques publiques sont longues à mettre en place. les citoyens ont eu des promesses, elles ne sont pas tenues.
Et donc ça ça pose un doute en tout cas pour pour la jeunesse notamment face à la capacité d'un régime démocratique de satisfaire les besoins des citoyens. Donc il y a aussi il y a pas qu'à critiquer les autres, il y a aussi à dire qu'est-ce qu'on doit faire de mieux pour un être plus utile et surtout plus efficace dans la mise en œuvre de politique publique. Alors on va rentrer dans différents dossiers mais avant ça juste pour pour comprendre vous quand on vous entend on se dit c'est une guerre froide 2.0 que l'on est en train de vivre.
Il faut la il faut la regarder, il faut en prendre conscience. Oui. Oui.
La guerre froide, c'était quand même deux clans qui avaient pacifié leur corps à peu près. Enfin, avec coertition pour pour un camp et ouverture démocratique et et marché libre pour pour l'autre. Mais là aujourd'hui, il y a pas de règle.
Tous les acteurs et on voit qu'un nombre d'acteurs nouveaux qui apparaissent sur la scène internationale qui sont des puissances moyennes mais que aujourd'hui jouent un rôle beaucoup plus important qu'elle ne le jouait avant. Il y a pas une grande négociation aujourd'hui internationale qui ne se déroule pas à DOA. en Arabie Saoudite ou aux Émirats.
Donc voilà, c'est des pays qui n'avaient pas d'influence diplomatique il y a encore 20 ans. Donc aujourd'hui, la France est confrontée à un nombre d'acteurs nouveaux qui apparaissent sur la scène internationale. Il faut faire avec cette nouvelle donne et on ne peut plus imposer notre vision et nos modes opératoires comme on le faisait au préalable.
Mère polite de dire qu'effectivement, on a peut-être une voix qui porte un peu moins en France. Alors justement, vous venez d'évoquer cette région donc du Moyen-Orient, du proche-Orient. Vous lisez, vous avez accès à beaucoup de rapports confidentiels.
Qu'est-ce que vous comprenez des intentions américaines sur l'Iran ? Sur l'Iran ? Alors, pense que qu'est-ce que veut exactement ?
Tout le monde. J'ai donné mon mon impression parce que j'ai pas d'éléments euh en tout cas secret ou de documents qui m' de de lire. Exactement.
Moi, je pense que sur l'Iran, comme les États-Unis ont contrôle le Venezuela, ils veulent contrôler l'Iran pour des question également énergétique et empêcher les Chinois d'avoir accès à d'hydrocarbure sans passer par un contrôle possible des États-Unis. Et donc pour moi, je pense que en en Iran, ils veulent juste infléchir le régime des MOLA pour avoir un certain nombre d'avantage sur le nucléaire et sur l'énergie notamment et que le volet gouvernance vie démocratique, on va dire est moins important pour le président Trump que pour nous en tout cas. Ah c'est intéressant.
Selon vous euh les États-Unis ne veulent pas forcément aboutir à la chute du régime des mola. Ce n'est pas l'objectif principal à mon avis. Ça sera peut-être un objectif euh c'est un objectif plus prosaï mais mais l'objectif principal, il est plutôt sur le nucléaire bien évidemment et ça je pense qu'il y a un engagement israélo et américain sur le nucléaire.
Voilà. Donc autant le faire par la négociation que par l'attaque militaire si on peut éviter. Peut-être qu'il y aura une attaque mais je pense que pour l'instant il évite l'attaque et moyen pour justement faire in réfléchir.
Et le deuxième élément c'est bien sûr une négociation peut-être plus secrète sur l'hétocarbure, le gaz, donc sur l'énergie. Ensuite, on l'an un enfin les les opposants un petit difficulté, c'est qu'il il n'y a pas aujourd'hui de transition clairement établie sur l'Iran. Les oppositions ne se parlent pas.
Ils sont nombreux. les organisations sont nombreuses et donc déstabiliser euh l'Iran, même si le régime est tout à fait condamnable, c'est amener l'Iran peut-être dans une situation plus chaotique comme on l'a vu en Libye ou en Irak. Donc s'il n'y a pas de transition qui a été préparée avec un président de transition et et une organisation de cette transition et un an un an et demi de transition écrite, on rentre on risque d'aller dans dans un chaos à moyen terme comme la plupart des opérations américaines ont abouti dans cette région du monde.
Alors vous-même vous avez eu l'occasion de rencontrer par exemple Ra Palav qui lui prétend à justement organiser une transition démocratique en Iran. Qu'est-ce que vous a fait comme impression ? Est-ce que vous estimez qu'il est l'homme de la situation euh si jamais il y avait une période de transition postmolard ?
Je vais pas prendre le position pour l'un pour l'autre. Non mais vous avez vous avez approché vous avez discuté quand même une analyse l'homme aujourd'hui le le plus le plus connu qui est capable de de créer un consensus au moins provisoire sur une période de transition effectivement celui qui est le plus connu et qui a le la plus large adhésion autour de lui pas autour de lui mais dans le pays bah dans le pays aussi un peu mais mais voilà en revanche si il s'engage sur une transition de quelques mois 18 mois 1 an 2 ans avec un processus inclusif d'autres organisations et une transition qui doit aboutir à des élections démocratiques auxquelles par ne se présenteraiit pas ou auquel il se présenteraiit après c'est déterminé dans le processus il faut que le processus soit écrit mais aujourd'hui les organisations et les groupes d'opposition iranien ne se parlent pas donc pour l'instant on ne peut pas les faire ensemble gouverner le pays donc il y a un risque aussi sur l'après mot là si cet aprèsmot là n'est pas réfléchis pensé et écrit et l'Europe et la France qui se cherchent toujours un rôle ne sont pas dans une démarche justement de faire en sorte que cette opposition Mais c'est peut-être un peu difficile pour l'exécutif de de faire ça. En revanche, les parlementaires, j'ai lancé une initiative avec la présidente du groupe d'amitié France Iran pour auditionner l'ensemble desion d'opposition et groupes d'opposition et voir dans quelle mesure on pourrait organiser un dialogue entre eux.
Je pense que la clé, elle est là. Si on arrive à montrer qu'ils peuvent travailler ensemble sur une transition avant qu'il y ait le grand les grandes échéances électorales où chacun se compte et et veut diriger le pays, les États-Unis n'iront pas vers la déstabilisation du pays, vers quelque chose dont on sait pas comment ils vont se dérouler. Ça un petit peu.
Il y a une initiative parlementaire du groupe Fran du groupe d'amitié Franciran et de l'assemblée et du de la la commission de d'affaires étranges à l'ine. Il y a une initiative également au Parlement européen pour faire parler les groupes d'opposition. Je pense qu'une des clés de la déstabilisation et la capacité, la volonté des États-Unis de renverser les molas, c'est quelle alternative au Mola il y a ?
Et je pense dans une logique purement utilitariste ou transactionnelle, le président Trump préférera affaiblir les molames et laisser en place avec des deals sur le pétrole et sur le nucléaire. Voilà, dans une logique purement réaliste, président Trump n' a que faire en réalité des des régimes démocratiques à ce stade. On on l'a on l'a en pressenti.
Ce que vous expliquez nous montre au fond ce à quoi sert ce que représente ce que l'on appelle la diplomatie parlementaire. Là, on est au cœur par l'initiative que vous venez de nous expliquer, on est au cœur de la diplomatie parlementaire qui tente à côté de la diplomatie d'État de faire avancer des processus. Oui, je pense que non, je pense que on a une position qui est différente qui est celle de d'une élection, donc une légitimité citoyenne.
Donc on a une approche peut-être plus citoyenne et que on peut contribuer en France, c'est très clair. C'est le président de la République qui fixe le cadre de la politique étrangère et le gouvernement ministère étrangère qui la met en quoi sert une démocratie par une diplomir la réflexion on peut proposer des processus nouveaux on peut messag on peut aller là où le gouvernement ou l'exécutif ne peut pas aller parce que parfois il y a beaucoup de plus en plus de cas la France est en opposition de phase avec un nombre de d'exécutifs notamment en en Afrique ou au SAL et Et et donc les parlats peuvent aller, peuvent discuter, peuvent mener des des actions en coordination avec le ministre des affaires étrangères. Bien évidemment, moi quand je fais quelque chose, je suis toujours en coordination avec le ministre des affaires étrangères.
Il s'agit pas de trouver une voie nouvelle mais d'enrichir les possibilités et d'apporter des réflexions. On peut on peut voilà sur l'Iran, mais par exemple sur sur la RDC, on va envoyer deux parlementaires qui vont travailler avec des parlementaires congolais du Congo pour favoriser en tout cas la diplomatie économique et proposer aux deux exécutifs un traité de coopération économique pour que la France et le Congo puissent mieux travailler ensemble dans des conditions plus établies. effectivement un exemple de de canal officieux qui peut permettre en Europe parce que c'est quand même l'Europe qui est le le moteur principal de notre réflexion.
On va on réfléchit sur avec j'ai monté le la conférence des présidents de des commissions des affaires étrangères de l'Union européenne auquel on a associer notre collègue britannique pour travailler justement sur la capacité à à faire à augmenter la puissance de l'Europe pour en faire une puissance une grande puissance et assurer la la paix la souveraineté et la défense de l'Europe grande puissance monter en gamme. On entend beaucoup effectivement de ces termes mais où sont les résultats ? Par exemple, je prends une dernière question sur le sujet dossier iranien et ça ça vient en liaison avec avec ce que vous dites.
Les 8 et 9 janvier 2006 resteront des journées noires de massacre donc du pouvoir sur les palist sur les les le peuple donc iranien sur les manifestants. De ce point de vue-là, on n pas on voit pas les gouvernements occidentaux se mobiliser contre ce carnage qui s'est passé en quelques jours. Même les Iraniens ont le sentiment que on parle moins d'eux que ce qu'on a pu parler en mobilisation sur sur la guerre entre Israël et Hamas par exemple.
Pourquoi cette au fond ce sentiment de distance à minima ? Oui, c'est un sentiment parce que une grande partie de la diplomatie ne se fait pas dans les médias. quand la diplomatie se fait directement enfin 30000 morts en 2 jours, ça mériterait peut-être d'organiser un peu un peu de protestation quand même.
Non, je pense que le le gouvernement et beaucoup d'acteurs de ces civils ont manifesté organisé des des des soutiens au peuple urénien. Je pense qu'il y a pas eu de doute là-dessus. Après, quels sont les leviers que l'on a nous parlementaires, on n pas d'armée, on n pas d'argent et on travaille dans le le sillage de la politique française.
Enfin, vous n'avez pas sentiment qu'il y a une différence des mois de mobilisation, d'opinion de tout au fond l'écosystème médiatique et politique qui pendant des des semaines et des semaines ces deux dernières années à tous les jours parler de ce qui se passait à Gaza et là 300 morts en 2 jours et on en fait un peu moins quand même. Oui, certainement. Mais après, c'est des effets euh médiatiques.
Gaza, il y avait quand même d'autres ressorts sur euh sur l'attaque euh d'Israël. Il y avait d'autres ressorts, euh l'histoire aussi, euh l'holocauste, tout ça. Il y a eu des résonances et puis peut-être que dans à l'époque, il y avait euh moins de sujets internationaux.
Depuis que le président Trump est arrivé, vous avez toutes les semaines un nouveau sujet, Venezuela après Cuba, après le Groenland. Voilà. Donc il y a il y a l'effet médiatique et la mobilisation liée à des sujets qui sont médiatiquement poussés.
Puis après la réalité des des choses, il faut organiser là par exemple dans dans la diplomatie. Alors, c'est un peu piégeux mais le gouvernement a autorisé les étudiants à manifester s'il passe pas les lignes rouges. Bon, ce que ça veut dire mais en tout cas voilà, on obtient des des choses et ça ça se tient pas dans les médias et par des manifestations.
Alors, on a quand même l'impression vous vous avez un poste d'observation idéal justement sur la l'état de la diplomatie française. Si on reste un peu encore quelques instants sur donc la cette région du proche et du Moyen-Orient, on a le sentiment quelque part que la France a du mal à analyser les les les mouvements nouveaux, les évolutions nouvelles et reste un peu braqué sur un carcan assez daté finalement. Qu'est-ce que vous en pensez de cette a il y a deux trois facteurs.
Le premier c'est qu'effectivement les règles du jeu sont pas les mêmes. Quand vous l'avez dit au début de cette émission, quand on est dans le rapport de force et puis dans le respect des règles habituelles, ben la France est c'est pas sa façon de jouer dans le monde. Donc elle est pas en force sur ces questions et je pense que la France ne changera pas cette façon de faire.
Elle doit renforcer son action multilatérale quand le président va en Inde, quand on passe des contrats de défense de coopération de défense avec l'Indonésie. Voilà, tout ça fait avec les Émirats Arabes Unis, tout ça fait partie de notre développement de la vision multilat multilatérale et les nouvelles coopérations et nouveaux réseaux de de partenariat. Ensuite, ce que j'ai dit brièvement tout à l'heure, c'est que vous avez un nombre d'acteurs qui sont apparus qui n'apparaissaient pas avant et donc pas mécaniquement.
Quand vous avez plus d'acteurs, vous avez moins d'influence mécaniquement. et trois, c'est ce que vous dites. On l'aperçoit là, on peut l'apercevoir également, c'est encore plus flagrant en Afrique francophone.
La France est resté dans une vision du monde peut-être effectivement avec des schémas qu'elle qui la rassurent, mais le monde a changé et la France doit changer complètement de d'opf changer en tout cas de de de d'op d'approche sur les questions internationales. Pour ça que la France aurait euh plus intérêt aussi à compter sur des parlementaires, compter sur des sociétés civiles, sur l'Iran. La société civile a été extrêmement forte.
Voilà, donc on a des acteurs, on a des des gens qui voilà des des chanteurs, des artistes, des sportifs qui peuvent faire de la diplomatie citoyenne de des sociétés civiles. Et donc, il faut beaucoup plus d'acteurs parce que les règles du jeu ont changé, on est plus challengé et donc il faut repenser notre mode opératoire. Il y a un problème de cohérence aussi.
Regardez après avoir demandé sa démission le le donc la démission de français albanaise l'ambassadrice donc à l'ONU virulement antiisralélienne qui accuse chaque jour particulement l'état d'Israël de de commettre un génocide à Gaza et bien après avoir demandé sa démission la France ne demande plus sa démission et se contente de critiquer des propos peut-être problématiques. Là aussi pourquoi pourquoi ce recul ? Pourquoi ce zigzag ?
C'est une aussi une marque de paire d'influence. Oui, sur ce sujet-là, c'est peut-être pas d'influence mais en tout cas moins de de cohérence. Oui, c'est ça peut-être mais bon comment vous l'expliquez ce reviron faudit demander au ministre, je pense qu'il y a de nouvelles.
Je sais pas là, je demander au ministre, je veux pas je ne veux pas moi dans ma position. Qu'est-ce que vous en pensez d'ailleurs ? Si effectivement si vous n'avez pas forcément les ressorts.
Non, je ne souhaite pas c'est c'est l'exécutif. Moi je souhaite pas là devant vous avoir des des propos sur l'exécutif. Donc il faut regarder les choses de plus près.
Mais ce que j'en il faut regarder parce qu'il y a il y a il y a eu une polémique et je pense que c'est ça qui a qui a brouillé un peu le le message sur les propos réels et tenu par cette femme et donc je pense que le débat public a fait que il y a eu un doute sur les propos tenus ou pas tenu et que ce sujet c'est un peu finalement sorti du du jeu parce que c'est pas non plus le sujet le plus important pour résoudre les crises internationales. Lorsque les portes sont fermées. souvent que les caméras sont éteintes et beaucoup de diplomates déplorent, constatent, parlent d'un ce qu'ils appellent le déclassement de la France dans le monde.
Est-ce que vous partagez ce point de vue ? Euh non, je pense pas. Je pense pas de déclassement.
Il y a de nouveaux acteurs comme je vous l'ai dit. Il y a une des règles de jeu qui changent qui font que la France est moins son avantage parce que si vous avez appris à jouer au football que tout à coup on appelle un ballon de rugby, on est moins à l'aise. Donc là, on ne souhaite pas jouer dans les règles du rapport de force parce que c'est contraire à nos principes.
Donc il faut s'adapter et la France a une phase d'adaptation mais la France a mené de nombreuses initiatives sur laquelle voilà sur sur l'Europe par exemple sur la défense de l'Ukraine la France à l'origine de de du de enf de de budget important mobilisé par par l'Europe la coalition des volontaires. Donc il y a eu de nombreuses initiatives. Quelle est la dernière crise importante que la France a pu dénouer avec un rôle majeur et qui fait queil y a eu un changement un avant un après ?
Après, les nombres de crises qui surviennent aujourd'hui, qui trouvent pas de résolution actuelle, moi je vois que des crises non résolues pour l'instant. Euh et on peut poser la question de la France, on peut poser la question aussi sur le président Trump qui doit résoudre toutes les crises et qui ne fait que aujourd'hui les traiter superficiellement et qui ne trouve pas de solution de résolution finale. Donc euh voilà, moi je vois plus de crises qui se développent et qui ne sont pas résolues que l'inverse. 4 ans, on a marqué 4 ans, la 4e année donc de la guerre donc menée par la Russie en Ukraine.
Euh ça aussi c'est c'est inquiétant. C'est aussi malgré les efforts alors pas tant et de l'Europe et de la France, c'est quand même une impossibilité de faire reculer la Russie. La sécurité de l'Europe est en danger pour vous.
La sécurité de l'Europe doit être renforcée extrêmement rapidement. Ce n'est pas dans les prérogatives de l'Union européenne que de s'occuper de la défense. Donc c'est la raison pour laquelle l'initiative française avec les Britanniques et les Allemands et d'autres pays de la collection des volontaires qui est une vraie à mon avis initiative pour dire d'abord aux Américains, on est en train de monter une structure en tout cas qui est capable de faire face un nombre de de situations postguerre parce que il s'agit de d'assurer le le cesser le feu et les conditions de d'une paix éventuelle mais surtout cette coalition elle peut préfigurer ce que pourrait être une défense européenne, une structuration, une organisation de la défense européenne qui ne serait pas celle de l'Union.
Comment la Russie ? Comment la Russie pourrait-elle au fond décider d'arrêter la guerre ? Parce que à chaque fois les experts militaires expliquent à quel point c'est un échec militaire mais avec une intransigence, une inflexibilité de Vladimir Poutine qui 4 ans après ne bouge pas.
Ben en 2030, l'armée de de russe aura 2 millions euh de militaires. Donc il ne s'apprête pas à arrêter la guerre. Quand c'est 2 millions de militaires, vous pouvez pas les démilitariser comme ça du jour lemain.
C'est vous continuez, vous voulez continuer à à faire la guerre. La solution, elle est assez simple. Il s'agit de faire ce que président Poutine président Trump s'est engagé à faire, c'est-à-dire arrêter la guerre en quelques jours, même 24 heures.
Pour ça, c'est assez simple. Il doit armer massivement l'Ukraine et il doit sanctionner très fortement la Russie. Et à ce moment-là, la président Poutine n'aura aucune alternative autre que de signer inser le feu.
Mais le président Trump ne souhaite pas pour l'instant. Donc sans sans les Américains et ben l'Europe fait ce qu'elle peut pour maintenir l'Ukraine dans des positions qui lui permettent de de contrôler aujourd'hui l'avancée des Russes. Mais à ce stade là, on ne fera que maintenir l'Ukraine dans ses positions et dans de défense.
Merci Bruno Fou grand oral. Le continue à tout de suite.
Bruno Fuchs