On veut construire une alternative aux stratégies de la défaite » : Gaëtan Gracia au débat LFI/RP
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Fait
« de mon point de vue le problème avec les références aux Front populaire c'est que on sait jamais si on parle des grèves avec occupation d'usine de mes juin 36 ou si on parle de la politique qui a été impulsée par Staline qui est une politique d'alliance électorale entre des parties de gauche du mouvement ouvrier et des parties bourgeois en France en fait le franc populaire concrètement qu'est-ce que c'est une alliance électorale entre partie communiste Parti socialiste et le Parti radical qui est un parti de la bourgeoisie corrompu qui gérait l'empire colonial français etc »
- 1:19Fait
« le pic de la grève après le 7 juin après les accords de Matignon le pic de la grève c'est entre le 7 et le 12 juin 36 pendant que la classe ouvrière elle ne voulait pas reprendre le travail il a fallu toute la force et toute la légitimité qu'avait le Parti communiste à l'époque pour faire reprendre le travail »
- 2:35Fait
« en 2016 j'ai évoqué que les directions syndicales notamment la direction de la CGT qui est celle qui a le plus de poids dans le mouvement ou rien tu vois dans le mouvement ouvrier combatif en 2016 la stratégie qui a été imposée c'est une journée d'action chaque 3 semaines donc ça pour imposer un rapport de force dans le pays c'est catastrophique »
- 3:14Fait
« en 2018 face à la réforme ferroviaire la CGT cheminot elle a imposé un calendrier de grève perlée c'est-à-dire deux jours tu fais grève trois jours tu retournes au travail etc etc c'est calendrier tu l'annonce déjà la direction de la SNCF au gouvernement en terme de perturbation de la production »
- 4:24Fait
« nos camarades qui étaient des cheminots des fagots de la RATP etc ils ont essayé d'impulser ce que nous dans notre jargon militant on appelle l'auto-organisation mais qui en fait le but c'est que la grève elle appartient au grévistes »
- 5:02Fait
« Philippe Martinez a essayé je vous rappelle la trêve de Noël il a dit je sais plus c'était 19 janvier ou quel jour il a dit on se retrouve dans le 19 décembre et on se retrouve le 9 janvier les grévistes ils ont dit non on va pas casser le rythme de notre grève on le maintient »
- 5:34Fait
« la lutte ne suffira pas là il y a une camarade qui demandait à ce que la lutte ça suffit à atteindre ses objectifs politiques là non les gilets jaunes que je viens de citer c'est une énorme explosion de colère et de radicalité mais la radicalité en soi ne suffit pas et finit par s'épuiser si on n'a pas une stratégie claire et si on pose pas les questions d'organisation »
- 6:11Promesse
« nous on est en train de lancer un processus de fondation une nouvelle organisation révolutionnaire en France vous savez peut-être qu'on va faire y compris un congrès de fondation de cette organisation en décembre »
Temps de parole
- ?100 %
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de mon point de vue le problème avec les références aux Front populaire c'est que on sait jamais si on parle des grèves avec occupation d'usine de mes juin 36 ou si on parle de la politique qui a été impulsée par Staline qui est une politique d'alliance électorale entre des parties de gauche du mouvement ouvrier et des parties bourgeois en France en fait le franc populaire concrètement qu'est-ce que c'est une alliance électorale entre partie communiste Parti socialiste et le Parti radical qui est un parti de la bourgeoisie corrompu qui gérait l'empire colonial français etc ça c'est une alliance et pour aller le Front populaire c'est c'est deux choses mais il n'est pas vrai que cette majorité électorale a permis en fait les grèves après les accompagnés etc les grèves de
mes jeunes 36 elles se sont fait beaucoup plus contre pour beaucoup plus en défiance du gouvernement de Front populaire qui d'ailleurs ne portait pas en fait dans son programme ce qui a été conquis à l'époque c'est dans les 40 heures les les 40 heures les congés payés etc mais ça c'est fait ça c'est fait ça s'est fait comme ça et c'est le Front populaire qui a un moment parce que ça pour le coup c'était une vraie possibilité révolutionnaire la question de la propriété privée des entreprises la question du pouvoir dans cette société elle était posée et dans ce moment révolutionnaire ou la question se pose café qu'on fait les forces politiques du Front populaire elles ont fait arrêter la grève comment en faisant les accords de Matignon c'est à dire accepter ces petites
revendications faiblites et sans même pas réussi à calmer la grève mais c'est ça l'activité politique concrète qu'ils ont eu et pourtant le pic de la grève après le 7 juin après les accords de Matignon le pic de la grève c'est entre le 7 et le 12 juin 36 pendant que la classe ouvrière elle ne voulait pas reprendre le travail il a fallu toute la force et toute la légitimité qu'avait le Parti communiste à l'époque pour faire reprendre le travail et c'est la phrase bien connue de Maurice Thorez dirigeant du PC qui a dit à partir du 11 juin et il a fait une tournée dans toute la France pour expliquer il faut savoir terminer une grève quand satisfaction a été obtenue et après il a rajouté même quand je pars en France je connais pas par coeur mais même quand satisfaction a
pas entièrement été obtenue tout n'était pas possible ça c'est une petite Maurice Thorez à cette époque là
donc c'est pas des questions c'est pas des questions qu'on peut prendre à la légère on approfondira ce débat sur le front populaire mais Front populaire 68 etc c'est pas des questions qu'on peut qu'on peut prendre la légère pour terminer sur pour terminer cette discussion et pour dire un petit peu plus sur notre sur notre projet y compris d'organisation etc pour répondre en fait à la question déjà sur les directions syndicales parce que c'est vrai que je l'ai dit un petit peu rapidement mais ces dernières années en 2016 j'ai évoqué que les directions syndicales notamment la direction de la CGT qui est celle qui a le plus de poids dans le mouvement ou rien tu vois dans le mouvement ouvrier combatif en 2016 la stratégie qui a été imposée c'est une journée d'action chaque 3 semaines donc
ça pour imposer un rapport de force dans le pays c'est catastrophique en 2018 face à la réforme ferroviaire la CGT cheminot elle a imposé un calendrier de grève perlée c'est-à-dire deux jours tu fais grève trois jours tu retournes au travail etc etc c'est calendrier tu l'annonce déjà la direction de la SNCF au gouvernement en terme de perturbation de la production de la capacité à rassembler à entraîner d'autres secteurs dans la lutte c'est c'est compliqué au moment où il y a eu une explosion de colère énorme ici dans le pays c'est le moment des gilets jaunes notamment au début du mouvement les directions syndicales elles ont fait quoi elles ont non seulement ils ont détourné le regard mais même elles ont condamné dans les communiqués communs y compris la CGT la
violence des manifestants et repris en fait des discours sur il faut faire attention c'est quand même peut-être un mouvement un peu extrême droite etc ça c'était la situation concrète qui s'est passé dans des moments parce que pour nous révolutionnaires c'est pas qu'on court partout pour dire Révolution il y a des moments clés où se posent ou explosent la colère la radicalité et où on peut on peut jouer un rôle important dans ce moment là et pour répondre qu'est-ce qu'il aurait fallu faire ou en tout cas nouilles comme révolutionnaire on essaye d'incarner une stratégie alternative à ces stratégies de la défaite c'est pour ça le type d'organisation qu'on me construit c'est une organisation avec des militants et des militantes qui sont en fait dans les
endroits réels dans les entreprises dans différents secteurs dans les facs etc qui essayent d'avoir une influence pour que que s'installe des stratégies qui ne sont pas les stratégies de la dépêche un seul exemple quand il y a eu la réforme des retraites 2019-2020 nos camarades qui étaient des cheminots des fagots de la RATP etc ils ont essayé d'impulser ce que nous dans notre jargon militant on appelle l'auto-organisation mais qui en fait le but c'est que la grève elle appartient au grévistes ils ont développé en fait ce qui s'est appelé la coordination RATP SNCF qui a essayé de dire c'est la grève et la partie au grévistes il y a aucun dirigeant syndical d'aucune Confédération qui va négocier à notre place qui va nous dire quand est-ce qu'on commence quand est-ce
qu'on finit pourtant Philippe Martinez a essayé je vous rappelle la trêve de Noël il a dit je sais plus c'était 19 janvier ou quel jour il a dit on se retrouve dans le 19 décembre et on se retrouve le 9 janvier les grévistes ils ont dit non on va pas casser le rythme de notre grève on le maintient etc est-ce que ça ça suffit non parce qu'il y a plein de questions qui se posent parce que les révolutionnaires sont encore faibles dans le pays c'est ça le but en fait c'est ça qu'on a en train de faire nous ce qu'on veut c'est de construire c'est une organisation qui porte les idées que je viens de développer là mais qui existe sur le terrain qui soit lié en fait un autre classe qui est en fait plus de raffineurs que nos camarades en fait de grands pays et d'autres
raffineries qui ont essayé d'intervenir dans cette dans cette grève là et voilà effectivement la lutte ne suffira pas là il y a une camarade qui demandait à ce que la lutte ça suffit à atteindre ses objectifs politiques là non les gilets jaunes que je viens de citer c'est une énorme explosion de colère et de radicalité mais la radicalité en soi ne suffit pas et finit par s'épuiser si on n'a pas une stratégie claire et si on pose pas les questions d'organisation la classe qu'on affronte en face de nous elle est très organisée elle pense des stratégies donc voilà pour juste une dernière chose puisque je suis en train d'évoquer le type d'organisation qu'on veut construire nous on est en train de lancer un processus de fondation une nouvelle organisation révolutionnaire en
France vous savez peut-être qu'on va faire y compris un congrès de fondation de cette organisation en décembre et qu'on est en plein dans ce processus c'est à dire c'est un processus de discussion avec des textes des débats des formations etc pour voir quel type d'organisation révolutionnaire on a besoin aujourd'hui on invite tous ceux qui sont intéressés et qui se partagent en fait ces idées ou un truc qu'on a envie de les discuter à s'intéresser à ça c'est des idées qui ne sont pas mortes et que nous on veut essayer de se réapproprier