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Podcast / conversationyoutube.com· 13 septembre 2025 117 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeImmigration & asileSolidarités & famille

LA RADICALISATION de L'ETAT : COMMENT LA SOCIETE CIVILE S'ORGANISE - Mathilde Panot, Anasse Kazib…

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 59 %Défensif 11 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Peux-tu nous raconter la victoire d'Anticorps en août et comment vous avez lutté face à une injustice de l'État ?

  • 10:38OuverteRéponse directe

    Ce que représente le fait d'avoir été visée par un communiqué pour apologie du terrorisme ? Qu'est-ce que ça implique pour la suite ?

  • 18:14OuverteRéponse directe

    En tant qu'avocat, comment soutiens-tu certains politiques dans ce combat contre l'apologie du terrorisme ?

  • 25:49OuverteRéponse directe

    Comment un média indépendant comme Blast peut-il exercer une parole libre face à la concentration des médias ?

  • 30:08OuverteRéponse directe

    Comment transmettre l'information aujourd'hui face à la concentration des médias et à la diffusion de discours d'extrême droite ?

  • 43:41OuverteRéponse directe

    Comment la société civile peut-elle s'organiser pour lutter contre la répression étatique et sauvegarder de nouveaux droits ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:29Fait
    « Emmanuel Macron restera dans l'histoire comme le président le plus autoritaire de la 5e République. »
  • 53:30Fait
    « la France le président français c'est l'impérialisme français »
  • 54:00Fait
    « il ne peut pas y avoir de démission de Macron par des simples grèves minoritaires »
  • 55:21Fait
    « à chaque fois qu'il y a des défaites, il y a derrière une volonté de reprendre par la main de la du législatif autoritaire »
  • 56:04Fait
    « l'augmentation du vote de l'extrême droite, c'est la combinaison du racisme et du désarrois »
  • 56:42Chiffre
    « Faut arrêter l'immigration légale et illégale »
  • 1:05:05Promesse
    « on demande pas la dissolution, demande la destitution du président »
  • 1:08:07Fait
    « la question de la démission d'Emmanuel Macron, elle est l'alpha et l'oméga »
  • 1:12:05Fait
    « on ne doit pas mettre notre espoir dans des processus électoraux »
  • 1:43:30Fait
    « Les gens ils se disent "Mais pourquoi moi je vais risquer la prison ? Pourquoi je vais risquer la mort alors que je ne sais même pas en fait quel est l'objectif final ?" »
  • 1:43:40Chiffre
    « 94 % d'actifs contre la réforme des retraites, les 85 % contre Bairou et cetera »
  • 1:44:46Fait
    « moi je suis chemino, je gagne autour de 2100 2200 en 38. C'est pas que je suis plus riche que n'importe qui »
  • 1:45:20Fait
    « comment des millions de gens qui sont autour de nous qui sont en colère, qui les 94 % d'actifs contre la réforme des retraites, les 85 % contre Bairou et cetera, comment ces gens-là on leur dit Karim, Sophie, François et cetera, arrêtez de rester chez vous, venez, on se mobilise »
  • 1:46:42Fait
    « l'espace digital comme un espace public. En fait, c'est exactement la même chose. C'est un espace public qui est numérique avec du coup ben les mêmes la police qui surveille, des formes de des forces des forces répressives »
  • 1:48:01Fait
    « je considère que ils nous font la guerre, donc concrètement on est en guerre et donc que ça nécessite une discipline militaire »
  • 1:49:15Fait
    « sur le 10 septembre typiquement euh ça a été euh c'est allé beaucoup plus loin et il y a eu beaucoup plus de monde que ce qui était que ce qui était escompté »
  • 1:50:38Fait
    « il faut qu'on ait une discussion vraiment politique et militante sur le risque »
  • 1:53:04Fait
    « by any means necessary, par tous les moyens nécessaires »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Locuteur

Bonsoir tout le monde. Donc on va commencer la table ronde avec notre super crew. Donc le thème de la table, c'est face à la radicalisation de l'État, comment la société civile s'organise. Donc donc effectivement face au changement de gouvernement régulier, à l'instabilité politique, à la montée en puissance de l'extrême droite avec avec des thèses reprises par les gouvernements actuels sur des questions d'islamophobie sur le génocide en Palestine, on a essayé de réunir un plateau qui va pouvoir débattre euh de ce sujet. C'est vrai que c'est une situation en France, mais c'est une situation à travers le monde, en Europe.

Et euh la question sera de voir comment et pourquoi les classes dirigeantes se radicalisent, soutiennent des dirigeants qui sont xénophobes, racistes et ultraviolents et comment en tant que que citoyen, que société civile, on peut encore réussir à défendre nos droits et en acquérir de nouveau. Donc on va commencer avec Ines. Donc Inè qui est On est très très content d'avoir Iness. Elle va vous raconter mais il y a eu une très grande victoire en août. Et du coup bah est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ce qui est anticorps et comment vous avez lutté face à une injustice de l'État ? Merci. Bon, là, je suis bien. Bonjour à toutes et tous.

Euh alors anticorps pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas, c'est une association de lutte contre la corruption et pour l'éthique en politique. C'est une association citoyenne qui a 10000 adhérents qui bénéficient d'aucune subvention et qui en fait s'attache à aller chercher des défaillances dans l'exercice du pouvoir en saisissant le parquet lorsque des atteintes lorsqu'elle est alertée d' d' d'atteintes à la propriité qui peuvent avoir été commises. Donc en fait anticorps est une association qui utilise l'arme du droit pour lutter contre la corruption. Et qu'est-ce que ça veut dire l'arme du droit ?

Ça veut dire que nous on considère que on peut encore saisir la justice pour l'alerter de fait d'atteinte à la probité et on attend de la justice qu'elle réponde. Anticorps reçoit tous les jours plusieurs alertes, des dizaines en fait d'alertes qui concernent ces attentes à la probité là. On est les analyses et on saisit le procureur de la République. Et là où je pense vous voulez en venir, c'est qu'Anticorp dispose a enfin dispose en ce moment d'un agrément anticorruption. Et l'agrément anticorruption c'est quelque chose qui permet de saisir un juge d'instruction indépendant. Mais pour comprendre ce qu'est l'agrément anticorruption, il faut comprendre plusieurs choses.

Il faut comprendre déjà euh qu'en France euh le parquet n'est pas indépendant euh du ministère de la justice.

C'est-à-dire que les procureurs de la République sont d'une certaine manière liés en particulier pour de questions notamment d'avancement de carrière au ministère de la justice et parfois ils peuvent se trouver un petit peu inhibés lorsque on est face à des infractions à la propité qui concernent vous l'imaginez bien l'exercice du pouvoir parfois au plus haut niveau et pour contourner d'éventuels blocages he parce que très souvent il y a pas de blocage et nous ce qu'on fait c'est qu'on saisit directement des procureurs et que ça fonctionne ça fonctionne plutôt bien lorsqu'on considère qu'il y a des infractions.

Mais pour contourner d'éventuels blocages, il y a la une possibilité qui est de saisir un juge d'instruction en se constituant partie civile. Mais tout le monde ne peut pas saisir un juge d'instruction indépendant. Et c'est là qu'il y a un problème en France. En tout cas, nous on considère qu'il y a un problème parce que les infractions à la probité, donc la corruption, le détournement de fonds public, elle concerne les deniers publics et elle préjudicie à tous les citoyens et à toutes les citoy toutes les citoyennes en premier lieu desquels les citoyens et les citoyennes les plus pauvres. Sauf que la procédure pénale considère que les citoyens ne sont pas victimes de la corruption.

Donc s'il y a un blocage du parquet, n'importe quel citoyen n'a pas la possibilité d'aller saisir un juge d'instruction indépendant. Et c'est pour ça que en fait la loi a accordé à Anticorps ce sésame en lui permettant d'aller directement saisir un juge comme c'était le cas pour d'autres associations. Et le dernier blocage qui fait la raison pour laquelle euh ce ce ces âmes existent, c'est que comme je vous le disais, les parquetiers peuvent être amenés à être un peu frileux dans les affaires d'infraction à la propriité et en fait il bénéficient de l'opportunité des poursuites.

C'est-à-dire que si vous vous êtes un citoyen, que vous constatez que dans votre commune, il y a par exemple un détournement de fond public, en tant que contribuable, vous pouvez vous dire "Je suis victime", mais vous n'avez pas la possibilité en fait de contourner ce blocage du parquet alors même que une association va l'avoir.

Donc ça c'est pas forcément une situation qui est idéale he c'est un peu en quelque sorte une sorte de pansement sur une jambe de bois cette cet agrément et ça l' d'autant plus qu'en fait et c'est là que c'est très étonnant pour obtenir cet agrément anticorruption il faut demander la permission à l'exécutif c'est-à-dire que vous allez aller demander la permission au gouvernement de demander des comptes contre lui devant la justice. Bon et il y a trois associations en France qui bénéficient de cet agrément TIF, Cherpa et Anticorps.

Et Anticorps parmi ces trois associations était et une association qui quand je vous dis qu'elle utilise l'arme du droit, c'est-à-dire que nous on est vraiment saisi de beaucoup beaucoup de dossiers et on n'hésite pas en fait à saisir les procureurs. On n'hésite pas à tenter de contourner des blocages en saisissant des magistrats indépendants. Et on a beaucoup beaucoup de dossiers, on en a plus de 160 au national et au niveau local, on en a plusieurs centaines encore. Et on n pas hésité non plus à utiliser cet agrément là contre des personnes qui étaient très haut placées au sein de l'exécutif Alexis Coler et Ric Dumiti par exemple pour ne pas les nommer.

Euh sauf que quand on a cet agrément qu'on doit demander en fait tous les 3 ans, quand on l'a redemandé en 2021, on on s'est on a été euh voilà, on a on a une sorte de blocage et on nous a finalement accordé un agrément en toute fin alors que le gouvernement était obligé qui était très mal rédigé. Là, c'est très juridique ce que je vous raconte, mais en fait cet agrément mal rédigé a fait que des personnes ont pu nous attaquer par la suite en en 2023 pour faire annuler notre agrément.

Et ça en fait, je vous dis euh voilà, notre agrément était a été annulé, ça paraît un petit peu abstrait, mais l'annulation de cet agrément, ça a fait que nous on est on a eu énormément de blocages dans des dossiers dans lesquels on était les seules partis civiles et c'est-à-dire dans les dossiers dans lesquels on était les seules personnes à tenter de faire avancer des procédures. Donc on peut imaginer en fait devant des juridictions enfin en fait ça ça a été énormément énormément de blocage et donc pendant un an on a plus d'agrément.

On a utilisé encore une fois l'arme du droit en attaquant à de très nombreuses reprises bah les décisions en allant devant la cour d'appel devant le Conseil d'État et puis on a redemandé de nouvelles demandes d'agrément. le les le gouvernement ne nous a simplement pas répondu en fait, ils nous ont en quelque sorte laissé en vue en s'abstenant complètement de nous répondre. On a attaqué à nouveau le gouvernement en justice pour le forcer à nous répondre.

On a obtenu une décision d'astreinte de 1000 € par jour euh de retard et puis finalement on a obtenu un nouvel agrément euh en toute fin de course alors que le gouvernement était était condamné à était condamné à nous à nous le délivrer et puis pour des raisons voilà c'était en septembre 2024 et pour des raisons qu'on ignore mais il y a un il y a un énorme arbitraire au niveau de du gouvernement dans le fait d'accorder ou de pas accorder cet agrément. Et donc ce qu'on a réussi à faire, c'est qu'on a attaqué la décision enfin l'arrêté qui qui nous avait permis d'annuler l' enfin qui avait permis à l'agrément d'être annulé.

C'est-à-dire qu'on a on a attaqué le gouvernement en responsabilité pour en raison de de l'arrêté de 2021 qui avait été mal rédigé et à cet égard, on a obtenu gain de gain de cause. C'est-à-dire que le gouvernement était tenu pour responsable en quelque sorte devant le tribunal administratif. Donc ça c'était c'était vraiment une très belle victoire. Mais ce que je voudrais dire, c'est que cette victoire-là, elle nous a beaucoup beaucoup coûté à nous les citoyens et les citoyennes et notre association qui est en fait pas très grosse hein, on a seulement 7 salariés puis bon 10000 adhérents, des professionnels du droit et cetera mais voilà tout ça repose sur l'engagement des personnes.

Et moi je considère vraiment que c'était une procédure baillon parce que pendant qu'on a fait toute cette ces procédures pour essayer de récupérer l'agrément pendant que on a fait en qu'on a finalement demandé à l'État de de rendre des comptes et de de d'être condamné hein parce que parce qu'il parce qu'il avait mal rédigé notre agrément, ce qu'on faisait pas c'est ce pourquoi précisément on bénéficiait de cet agrément. Ce qu'on faisait pas c'est lutter contre la corruption. Et pendant ce temps, en fait, la corruption, elle s'est pas arrêtée.

Et c'est ça qui est assez impressionnant quand on regarde les chiffres de l'Agence française anticorruption qui sont des chiffres en fait de Bercy he qui sont des chiffres officiels. Les atteintes à la probité, elles ont augmenté en 2023 de 8 %. En 2024 encore de 8 % et entre 2016 et 2024 elles ont augmenté de plus de 51 %. La corruption même, c'est-à-dire l'infraction de corruption, elle a même doublé entre 2016 et 2024. Donc nous, on considère qu'on a été victime d'une procédure billon, mais ce qui ne nous empêche pas de continuer à être hyper motivé pour utiliser l'arme du droit maintenant qu'on a récupéré cet agrément pour nous lancer dans plein de nouveaux dossiers. Merci NES.

10:36
Non speech

[Applaudissements]

10:38
Locuteur

Mathilde, sur un sujet qui est face à la radicalisation de l'État, je crois que tu vas avoir beaucoup de choses à nous raconter en tant que présidente du groupe France insoumise à l'Assemblée, mais j'aimerais commencer par te demander euh ce que ce que représente le fait d'avoir été à la suite d'un communiqué que vous avez fait le 7 octobre pour suivi vie euh en tant que figure politique euh pour apologie du terrorisme, qu'est-ce qu'on a franchi et ce que ce que ce que ça ce que ça implique pour la suite ? Donc bonjour à toutes et à tous.

Donc déjà un immense merci pour l'invitation parce que je crois que c'est des thèmes très importants dont il faut qu'on discute sur la manière aussi dont dont on s'organise et euh des apologies du terrorisme, il en a plus sur des centaines de militants.

Il y a Anas Kazib aussi qui a une procédure juste à côté mais des centaines de militants y compris pardon si musi qu'on a des centaines de militants y compris dont certains dont on ne parle absolument pas mais il est évident que ce qui s'est passé sur la Palestine depuis quasiment 2 ans du génocide est un franchissement de seuil qui a tout à voir évidemment avec le racisme, c'est-à-dire que l'idée que les vies palestiniennes vaudrait moins que des vies israéliennes ou que d'autres vies.

tout à voir avec la volonté de de nier le génocide et de et d'avoir une politique de complicité de la France notamment, mais de beaucoup de puissance qu'on appelle l'Occident vis-à-vis du génocide en cours en en Palestine. Mais ça veut dire aussi beaucoup de choses sur la question de la démocratie. Il y a un historien israélien qui dit "Si vous croyez que ça n'a que à voir avec la Palestine, vous êtes naïf. Parce que à partir du moment où vous avez réussi à faire dire autre chose ou à faire terre des voix pour la paix et pour le droit international sur la question de la Palestine, pourquoi est-ce que vous n'y arriverez pas sur d'autres sujets ?

Donc c'est la question des droits fondamentaux qui sont posés derrière. Il y a encore cette semaine l'Union juive pour la paix qui elle a été perquisitionnée sur la base de deux communiqués là aussi pour apologie du terrorisme sur la base de deux communiqués à la suite du 7 octobre. Et vous pouvez continuer le fil de ce qui s'est passé sur la Palestine. Vous avez Jean-Paulesco, secrétaire départemental du Nord, qui a été condamné à 1 an de prison avec surcis juste pour un tract sur la Palestine. Vous avez la France qui était quand même le seul pays en Europe où pendant des semaines, il y a eu une interdiction de manifester.

Vous avez des étudiants et étudiantes qui ont été expulsés de leurs études juste pour avoir manifesté leur soutien avec le peuple palestinien et leur horreur de voir le droit international qu'on leur apprend. euh dans les différents cours et ensuite l'inaction et la complicité totale euh des puissants vis-à-vis de ce génocide et même une loi, y compris une loi qui a été votée à l'Assemblée qui est celle qui vise encore plus à criminaliser et donc à exclure d'autres étudiants à l'avenir sur la Palestine et d'ailleurs sur d'autres sujets. Donc vraiment vous avez un continuum plus la tentative évidemment de dissoudre urgence Palestine.

Donc ça veut dire beaucoup de choses de ce qui est en train de se passer et je crois qu'Emmanuel Macron restera dans l'histoire comme le président le plus autoritaire de la 5e République. Si vous reprenez les différents épisodes qu'il y a eu sous ces deux mandats depuis 8 ans, vous avez eu les gilets jaunes où la seule réponse aux revendications du peuple a été de déborner 32 personnes, cinq mains arrachées, plusieurs morts dont on se rappelle Zinebouan qui a été tué lors de sémobilisation du des gilets jaunes.

Vous avez eu ensuite Sainte Soline, rappelez-vous Sainte Soline où il y avait 4000 grenades qui ont été utilisées une par seconde avec notamment des secours qui ont été empêchés d'arriver par la gendarmerie alors qu'il y avait deux blessés extrêmement graves. Vous avez Bur qui est là je reviens un peu en avant mais qui a été un laboratoire de répression extrême. Ils ont quand même fait une association de malfaiteurs contre les militants qui luttaient contre l'enfouissement des déchets nucléaires pour 100000 ans.

Donc une association de malfaiteur, des interdictions de territoire, ils ont intercepté 85000 discussions, c'est-à-dire l'équivalent de 16 années d'écoute cumulé plus bon des balistes ou des véhicules, des moyens antiterroristes. Et cette association de malfaiteurs est tombée après 4 ans de procédure. Donc c'est la même chose qui était dit tout à l'heure, c'est-à-dire une énergie qui est prise aux militants de manière très forte. Et puis il y a qu'à voir cette semaine, la Macronie ne tient plus que par la répression puisqu'il n'y a plus aucune adhésion à son projet politique, qu'il perd toutes les élections les unes après les autres et donc qu'il se maintiennent au pouvoir coûte que coûte.

Vous avez cette semaine un exemple frappant de ce qui s'est passé sur le mouvement du 10 septembre où pour le mouvement du 10 septembre, vous aviez un effectif de police et de gendarmes sur trois qui étaient mobilisés dans ce pays. Ce qui est juste énormissime avec des scènes où ils foutent eux-mêmes le feu à une façade d'un immeuble, des gamins devant une école maternelle qui sont gazés avec des gaz lacrimaux, enfin des choses qui montrent le désordre de ce qu'ils sont en train de créer. Donc en fait, ils ne tiennent plus que par la répression et c'est pour ça qu'il y a une impunité policière qui est maintenue dans ce pays.

C'est pour ça qu'ils acceptent sans broncher que des policiers disent lors des révoltes contre le meurtre de Naël que ils font la guerre, je cite les communiqués d'un syndicat de police, la guerre contre des nuisibles et et c'est pour ça qu'ils acceptent par exemple les centaines d'arrêts maladies sur les policiers qui protestent contre le fait que le policier qui a défoncé le crâne des dit se mette en arrêt maladie parce que leurs collègues est en détention provisoire. Donc, ils ont besoin de l'instrument de l'instrinstrumentalisation pardon, de la police pour maintenir leur pouvoir.

C'est c'est la situation dans lequel on est malgré les multiples condamnations qu'il y a eu à l'international. Et donc, il y a un enjeu démocratique extrêmement fort. Et c'est pourquoi je vais peut-être terminer par ça, mais nous, on dit que l'enjeu de ce qui est en train de se passer, ils viennent de nommer le corn, le seul homme en France qui a été ministre de Macron depuis 2017. celui qui alors on parle de répression parce que si on parle de répression, je veux quand même dire un tout petit mot sur les outreemers qui eux subissent une répression néocoloniale encore plus particulière.

Je rappelle que les Guadeloupéens quand ils demandaient de l'eau, de l'accès à la santé, ils ont eu le GIGN et le raide qui a été envoyé par ce même homme qui était ministre des outres Mès. Ce qui se passe en Kan lequel il y a eu 15 morts par le passage en force notamment sur le dégel du corps électoral. Donc eux, ils vivent encore une répression plus forte. Et et donc le nœud de ce problème là, c'est de faire partir un président de la République. Mais pas seulement un président de la République. Il y a un enjeu avec une 5è République de savoir pourquoi un homme seul peut décider contre tout un peuple. Ce qui on l'a bien vu pendant la réforme de la retraite.

Et si par exemple il y avait aujourd'hui un référendum révocatoire, Macron serait dégagé depuis longtemps. Et donc la question c'est quelle règle on se donne en commun ? Comment est-ce qu'on abroge la loi 159 ? Il y a aucune fatalité dans ce qu'on vit. Il y a aucune fatalité à ce que la France soit championne d'Europe sur le nombre de morts pour soi-disant refus d'octempéré, soit championne d'Europe sur le nombre de morts par tir policier. Et donc il est possible de mettre fin à cette impunité, mais à ce moment-là, il faut réorganiser et choisir nos règles commune, notamment avec la constituante. Merci Mathile.

18:10
Non speech

[Applaudissements]

18:14
Locuteur

Vincent en tant qu'avocat en tant qu'avocat qui qui a travaillé sur beaucoup d'affaires d'envergure internationale comme récemment l'affaire libyenne ou d'ailleurs le le délibéré, il me semble que c'est le 25 septembre. Septembre. Euh peux-tu nous parler de de ce que ça te fait ? de comment à ta manière aussi tu milites quand tu entends parler d'apologie du terrorisme et comment tu soutiens à ta manière et par le droit certains politiques dans ce combat illégitime ? Déjà merci beaucoup de l'invitation, merci à tous de votre de votre venue. Je suis extrêmement content de de pouvoir m'exprimer devant devant vous et de vous faire part de mon expérience.

Pour vous dire déjà un premier mot sur cette question de de l'apologie du terrorisme, moi je me suis posé la question avant de venir d'une idée nouvelle que je pourrais apporter parce qu'après tout c'est le sens aussi de ces tables rondes et je pense que on connaissait le droit de l'antitérorisme et depuis 5 10 ans on est face à un droit de l'antimilitantisme.

C'est une nouvelle catégorie de droit qui est en train d'apparaître qui est cégorie de l'antimilitantisme qu'on avait déjà vu à l'occasion des manifestations les gilets jaunes qu'on a encore vu à l'occasion des manifestations qui se sont déroulées le 10 septembre avec des interpellations purement préventives et généralement avec une absence totale de réponse judiciaire sur le sujet de la table ronde cet état qui se radicalise. Je pense que il y a il y a une double radicalisation. Il y a à la fois une radicalisation idéologique et une radicalisation par les moyens.

Pour répondre à la question relative à Rim Hassan, je pense que s'agissant de Rimassan, on est vraiment face à cette double radicalisation. On est vraiment face à cette double radicalisation parce que déjà le procureur de la République, la justice a fait le choix de poursuivre certains et certaines expressions plutôt que d'autres, même dans les cas où évidemment il y a absolument pas matière à appliquer la pénale et pour permettre une impunité totale pour d'autres expressions et et c'est c'est tout à fait significatif parce que si ces derniers mois on a eu vent de poursuite en raison de fait d'apologie du terrorisme pour des personnes personne qui s'était exprimé pour la Palestine.

Moi, je n'ai pas vu une seule poursuite pour l'instant contre une personne qui se serait exprimée contre le génocide, enfin pour le génocide et une personne qui aurait dit son soutien à la politique de l'État d'Israël. Et et c'est là en fait où vous avez une radicalité de vision, une radicalité idéologique mais qui est en fait une partialité et une partialité dans les choix qui sont faits des poursuites non seulement pour les poursuites et pour les dissolutions.

Moi, je suis l'un des avocats du collectif Urgence Palestine qui a fait l'objet de cette mesure de dissolution qui pour l'instant n'a pas abouti puisque elle n'est pas allée jusqu'à son terme mais en fait qui s'est retrouvé dans le viseur des autorités en raison des opinions en raison du combat qu'elle porte pour la Palestine. Et donc à la fois cette radicalité et cette radicalité d'idée, cette radicalité d'idée qui s'accompagne d'une absence de neutralité qui fait qu'en fait aujourd'hui on voit mal en fait comment l'État peut être légitime à actionner des leviers qui sont répressifs à partir du moment où il ne fait pas preuve de neutralité sur sur ces sujets.

Et puis la violence également des moyens qui sont entrepris. Violence des moyens entrepris parce que vous avez une banalisation des mesures qui sont des mesures privatives de liberté.

On a vu ça le 10 septembre avec les mesures de garde à vue où finalement en fait on se on se rend compte que aujourd'hui le fait de manifester peut vous exposer à une mesure privative de liberté et même dans des cas où il y a pas véritablement d'éléments probant pour penser que vous vous avez commis une infraction parce que ce qui constitue aujourd'hui la charnière de l'accusation dans ces dossiers c'est en fait l'accusation de participation à une bande violente qui était d'ailleurs une invention qui a vu le toujours sous le régime de Nicolas Sarkozy et qui est aujourd'hui utilisé notamment contre les militants pour dire en fait qu'on interpelle des personnes, qu'on place des personnes en garde à vue parce que on pense que il y a des réunions en vue de commettre des atteintes au bien ou aux personnes.

Et le problème du en vue de c'est que il englobe en fait un une part de subjectivité et une part de discrétionnaire qui est considérable. Euh et en pratique en fait, on a vu par exemple des personnes qui étaient interpellées parce que elles pouvaient par exemple avoir euh des masques de protection euh dans leurs affaires contre les gaz lacrymogène et que pour l'autorité ça devait justifier une interpellation. Euh et pour reprendre sur le cas de Rim Hassan, euh je parlais de neutralité, je parlais d'évolution du droit, mais qu'il faut véritablement en prendre en compte pour voir les risques aujourd'hui auxquels on est exposé.

Cette banalisation des mesures répressives et cette banalisation de de la violence aussi. euh de de ce de ce traitement judiciaire avec pour Imassan des auditions libres à répétition. Le fait aujourd'hui d'être exposé à la possibilité d'avoir une réponse pénale alors même que elle ne fait que s'exprimer dans face à un sujet qui est un intérêt sujet enfin qui répond à un intérêt majeur et un intérêt public majeur et avec en fait un renversement de valeur le plus le plus complet. un renversement de valeur le plus complet et qu'on voit aussi à travers cette répression administrative de certains mouvements et un ensemble de mesures qui sont qui sont aujourd'hui prise.

Euh et pour pour terminer en tout cas en tout cas le propos, moi ce qui ce qui aujourd'hui ce qui aujourd'hui m'importe c'est véritablement la la capacité que nous nous pouvons avoir en tant que professionnel du à pouvoir faire en sorte que ces préoccupations qui sont des préoccupations d'intérêt public puissent avoir une une résonance juridique. Comment fait-on aujourd'hui pour mettre en lumière cette répression d'État en le faisant avec des moyens juridiques ? Comment on fait pour faire en sorte par exemple de mettre en lumière cette absente neutralité d'État sur la question palestinienne à travers une question juridique ?

Et par exemple parmi parmi les solutions qui sont qui sont apportées, il y a il y a de semaines, moi je porte un recours pour l'association Jury et nous avons engager un recours en responsabilité contre la France pour ces manquements à prévenir le génocide à Gaza alors même que la France est tenue par des engagements internationaux. Et si si je suis là aussi aujourd'hui, c'est pour vous dire que il faut pas désespérer de la justice et il faut pas désespérer du droit. Moi, je pense que le droit et la justice restent des moyens qui peuvent être des moyens opérants.

Je pense que ce sont ce sont des moyens qui peuvent rester efficaces et ce à l'international, je veux dire, non seulement en France et certains d'entre vous ont peut-être suivi l'actualité internationale, mais notamment au Brésil avec la condamnation de Bolsonaro à plus de 20 ans d'emprisonnement. Une sanction qu'on imaginait totalement inenvisageable, je pense, il y a il y a une il y a une dizaine d'années. Et on a parlé aussi des affaires anticorruption.

Les affaires anticorruption, c'est névragique parce que non seulement vous avez cette question de la partialité d'État, vous avez ces questions de la répression et en plus vous avez des responsables publics qui en profitent pour commettre des détourments de fonds publics assez assez considérables et jouir de l'impunité la plus totale. Donc je pense que le droit, l'institution judiciaire a encore a encore un mot ont encore un mot à dire mais pour ça il faut réussir à les secouer.

Il faut réussir à les secouer et il faut aussi porter ces combats par des arguments qui sont des arguments qui peuvent être techniques, par des arguments qui peuvent être juridiques parce que c'est comme ça qu'on obtient les les avancées les plus les plus notables devant les juridictions. Merci beaucoup

25:45
Non speech

[Applaudissements]

25:49
Locuteur

Hamza. En tant que journaliste chez Blas, donc média indépendant, tu as couvert récemment l'arrestation de ton collègue Yanis Mamedi, membre de la Flotti de la Freedom Flottia. Est-ce que tu peux nous dire comment en tant que journaliste aujourd'hui face à un paysage qui se radicalise aussi côté médias avec une concentration, une hyper concentration des médias, comment on arrive aujourd'hui à faire passer nos idées et comment un média indépendant a peut-être plus de liberté pour exercer une parole libre ? Alors, vous m'entendez tous ? C'est bon ? Alors, déjà, je voulais vous remercier l'association Stop aux violences d'État pour cette invitation.

Moi, je suis désolé, je suis pas à coutumier des des prises de parole publique. Donc, j'ai pris quelques notes. Et pour essayer de répondre à tes questions, euh déjà, je suis ravi de voir qu'on est tous là pour non pas que faire un constat justement de cette radicalisation de l'État, mais essayer de réfléchir ensemble à euh des solutions. Et donc concernant le rôle des médias, donc c'est c'est une des raisons déjà pour laquelle Blast a été créé, c'est-à-dire essayer de de donner la parole et à ceux qu'on ne voit pas, à ceux qu'on entend pas et ceux sur qui justement repose ce regard un peu accusatoire de l'État et de ses relais.

Et ensuite donc parmi ces solutions, moi que je voulais apporter euh c'est donc ces armes avec lesquelles on va faire face et résister, je voulais vous conseiller donc bon là c'est le minute de pub mais bah regardez Blast hein déjà abonnez-vous et euh et voilà et vous allez avoir plein d'émissions qui vont traiter de ces questions là justement de cette radicalisation de l'État vous allez voir les travaux notamment de Salomaké mais moi c'est une émission en particulier que que je souhaite vous conseiller c'est 4e pouvoir et il y a un épisode surtout qu'il faut qu'il faut pas louper, c'est Ascension de l'extrême droite, les médias complices et coupables de ma conseur Pauline Pereno d'Acrimed et et donc il va vous expliquer de manière historique et factuelle comment les médias mainstream, les dominants ont permis à l'extrême droite justement de de ne plus faire peur en fait et de permettre un discours raciste et islamophobe complètement décomplexé sur le service public et qui de fait bah se propage dans la société civile quoi.

on peut le voir notamment à travers les réseaux sociaux. Et qu'est-ce que je voulais vous dire d'autre ?

Donc je vous parle notamment de cette émission 4e pouvoir parce que dans cette émission là Pauline Pereno, elle va vous transmettre une multitude de sources pour vous expliquer comment en arriver là et les solutions pour résister à cette radicalisation de l'État et notamment parmi ces sources et ben évidemment vous allez retrouver les travaux d'Acrimè Matri Marwan Mohamed ou encore Julien Talpin et j'en oublie plein d'autres et je vous conseille notamment euh de voir par exemple les réseaux de ma concert à MAS bag où voilà on traite de ces questions-là, on montre, on ne fait pas qu'un constat, on essaie d'apporter des solutions et euh le encore un dernier mot que je voulais vous dire, c'est donc à chacun et à chacune de nous avec ces moyens de résister face au discours raciste et islamophobe et dangereux qui est émis par les parmi parmi les partis d'extrême droite, pardon, et par les discours notamment bah du ministre de l'intérieur avec des phrases comme à le voile et certains médias dominants qui leur servent de caisses de résonance et qui ont un impact réel et dramatique sur la population musulmane en France.

Euh pas plus tard que mardi dernier, ces neuf têtes de port qui sont retrouvées devant des mosquées, des lieux de culte quand ces dernières ne sont pas incendiées ou dégradées. C'est notamment des discriminations à l'embauche, au logement, des arrachages de voile dans l'espace public et jusqu'à la mort par exemple le 25 avril dernier d'Abouakar Sissé. Donc moi ce que je voulais dire c'est ensemble et malheureusement les exemples pardon sont trop nombreux pour tous les citer ici mais avec chacun nos moyens ne baissez pas les bras et résistez. Voilà. Merci Amda. Siam ma Siam déjà merci d'avoir accepté d'être là. Je sais que c'est pas ce que tu préfères.

Euh pourtant, tu accompagnes depuis tremps en tant que militante antiraciste euh plusieurs associations, tu es en soutien euh et en conseil à beaucoup.

comment en tant que journaliste indépendante aujourd'hui euh tu arrives à à transmettre l'information et qu'est-ce qu'on peut dire aujourd'hui de effectivement il y a une concentration des médias, il y a il y a il y a des des fonds énormes euh qui sont qui sont mis en jeu pour transmettre un discours un discours d'extrême droite qui n'est pas une réalité mais qui a une large diffusion comment aujourd'hui avec des les réseaux sociaux, on peut euh aller vite aussi quand on pense par exemple un exemple le le décès de Naël, il y a eu le décès de Naël, il y a eu une vidéo et en quelques minutes tout a changé.

Il y a eu une première euh il y a eu une première il y a eu un premier communiqué où les policiers ont évoqué une situation, ils ont dû vite revenir en arrière parce qu'il y a eu une vidéo et ce qui s'est passé après les révoltes urbaines ont pu avoir lieu avec un contrôle très difficile de l'État malgré sa radicalisation parce que justement les réseaux sociaux aujourd'hui l'accélération de l'information la transmission au cœur de cible et je pense que d'ailleurs Annas pourra nous en parler derrière. Qu'est-ce que ça a changé et est-ce que on n' pas une petite avance aussi sur le sujet ? Ça fait beaucoup de questions. Bonjour à tous.

Bah merci beaucoup à l'association, l'organisation Stop aux violences d'État pour pour l'invitation et l'organisation de ce débat. Ah ouais, c'est mieux quand je parle comme ça en fait. Finalement, ça vient de la tenir comme ça. OK, cool. Euh, en vrai, il y a beaucoup de choses à dire. Peut-être déjà, juste pour dire d'où je parle, dire deux points qui vont permettre de bien de bien situer. La première, c'est que je ne pense pas que du point de vue médiatique, la concentration des médias soit le problème principal. C'est-à-dire que avant que ce sujet soit sur la table, nous on avait déjà un problème avec les médias. On avait déjà un problème avec les médias dominants et mainstream.

puisque ce qui est au cœur de notre bataille quand on est militant antiraciste, militant des quartiers populaires et cetera et cetera, c'est la colon colonialité en fait du pouvoir et la colonialité du savoir et donc de l'information. Et ça c'est partout. C'est partout que les médias ils soient détenus par l'extrême droite ou pas par l'extrême droite, qu' soient détenus par des milliardaires ou pas par des milliardaires. Donc ça ça pose un sujet.

C'est-à-dire que nous, du point de vue où on du point de de là où on parle, c'est-à-dire des luttes antiracistes, des luttes des coloniales, des luttes de l'immigration et des quartiers populaires, la concentration des médias, c'est un sujet mais c'est pas la totalité du sujet. C'est-à-dire que voilà, encore une fois, il y a des médias, je vais le dire ici, y compris à gauche, qui nous ont posé problèmes, qui posent problème sur la manière dont il parle de la question raciale, qui pose problème dans la manière dont il traite de la question palestinienne et des luttes antisionistes et cetera et cetera. et je vais pas les citer. Je vais citer Media Part mais je vais pas les citer. D'accord ?

Euh donc donc ça ça c'est ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est que pareil de là où je parle, on a du mal, je sais pas si euh les copains diront la même chose avec la question du franchissement du nouveau. Tous les jours tu entends un nouveau truc, c'est il y a un nouveau capi, il y a la ligne rouge. Toutes les lignes rouges, ell depuis que je suis né, moi j'ai entendu toutes les chaque 5 ans il y a des lignes rouges qui ont été franchies. je me demande s'il y a un problème de couleur ou de tu vois et cetera et tout.

Bon euh ce qu'il faut dire et je je pense que euh les camarades en parleront euh mieux après, c'est que les sujets sur lesquels on travaille, les sujets sur lesquels on se positionne, en fait, il nous invite à inscrire tout ça dans l'histoire. Dans l'histoire, le présent et le futur, mais dans l'histoire. J'en j'entendais tout à l'heure euh Vincent qui disait à juste titre qu'on voit des reconfigurations des des des transformations juridique, judiciaire, politique dans la manière dont on traite les militants par exemple. D'accord ? Et qu'on va utiliser la loi pour réprimer la parole militante et notamment les positions euh qui sont les plus contestataires en fait, qui contestent l'État.

Mais quand on fait un un retour en arrière, quand on s'intéresse par exemple à l'histoire et notamment à l'histoire coloniale, on on se rend compte que il y avait une loi, c'est-à-dire c'était dans le dans la loi qui euh euh imposait en fait aux colonisés l'allégance à la France et qui punissait très sévèrement la critique de l'État français. Et moi quand je vois par exemple, c'est-à-dire que aujourd'hui les militants qui parlent d'islamophobie d'État, qui dénoncent l'islamophobie d'État et qui reçoivent et qui sont perquisitionnés ou qui sont menacés euh ou d'ailleurs victimes de procédure de de dissolution ou de procédure de gel désavoir et cetera et cetera.

Et quand on voit bah ceux pareil qui euh dénoncent euh euh euh le le le régime sioniste, la cononisation et le génocide en Palestine et qui pareil font face à une répression sévère, et ben j'inscris ça dans ce temp dans ce temps-là, c'est-à-dire dans la manière dont les pouvoirs coloniaux depuis très longtemps et de de manière générale en fait dont la modernité Je pousse, je fais quoi ? De quoi ? Ah d'accord.

dont la modernité euh dont la modernité euh coloniale capitaliste et cetera et tout pour se maintenir euh pour se maintenir parce que c'est ça le but de maintenir le système capitaliste impérialiste et colonial va user de tous les moyens et de toutes les méthodes de répression quitent à se reconfigurer et à se réadapter au fil du temps parce qu'en vrai c'est surtout ça de ce dont il s'agit au-delà des crises que traversent en fait les sociétés occidentales et notamment la société française qui est l'État français qui est une crise de l'impérialisme, une crise de l'hégémonie, une crise et cetera et cetera et qui aboutit forcément en fait à une radicalisation de la de de de de la de la répression au-delà au-delà de de ça en fait.

Voilà, c'est-à-dire que il y a quelque chose qui s'inscrit dans l'histoire et qui correspond en fait à la à la manière dont ces pouvoirs-là font toujours tout pour se pour se maintenir et vont utiliser encore une fois des formes diverses et variées et nouvelles pour pour se pour réprimer en s'adaptant aussi aux évolutions de lutte. et tu disais les réseaux sociaux, qu'est-ce que ça a changé ? Je suis pas sûre que les réseaux sociaux ont changé beaucoup de choses, mais je vais y revenir.

Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que bah ça a mis euh c'est venu mettre, comme dirait l'autre, un coup de Niker dans la fourmilière euh d'apporter en fait une nouvelle voie en fait des nouvelles manières de se de se positionner, d'avoir accès à l'information, de s'organiser et cetera et cetera. Et du coup face à l'usage des réseaux sociaux, il y a aussi des nouvelles formes de répression qui visent les réseaux sociaux.

Et on le sait notamment pour les procédures d'apologie du terrorisme, mais pas que parce que juste avant l'apologie du terrorisme, enfin le juste avant le le la multiplication en fait des procédures d'apologie du terrorisme, il y a eu déjà une répression féroce contre ceux qui ont critiqué la police et l'État français pendant après les émeutes en fait et durant les émeutes de 2023. Et en fait de de cette période-là à aujourd'hui, même si ça date de même si c'est plus ancien, on constate à quel point toutes les procédures répressives, quasiment toutes les répressives euh euh euh répressives qui ont été prises contre des militants partent de propos qui ont été tenus sur les réseaux sociaux.

Donc le pouvoir s'adapte, il y a pas de il y a pas de surprise sur ça, il s'adapte. Maintenant, je vais aller faire cours. Qu'est-ce qu'on fait ? Voilà, qu'est-ce qu'on fait face à ça ? Et tu m'as dit comment on utilise les réseaux sociaux. Moi, j'essaie il y a trois pistes en fait. modestement, je dis voilà c'est il faut qu'on fasse ça. La première des choses, à quoi servent les réseaux sociaux en se disant pardon juste je le dis c'est très important que c'est pas les réseaux sociaux qui feront la révolution que c'est pas les réseaux sociaux qui permettront tout seul. Je veux dire en fait faut pas se dire demain on va mettre un hashtag même si j'adore les hashtags.

C'est pas un hashtag qui va permettre de mettre àas la macronie, le colonialisme, l'impérialisme et cetera et tout, mais que ça va être un outil utilisé pour tout le reste. Bon et et pardon, ce que je voulais dire, c'est que c'est pas que les réseaux sociaux et d'ailleurs sur la question des crimes policiers, tu l'as dit, évidemment que la vidéo du meurtre de Naël, elle change le récit médiatique. Évidemment que la pression sur les réseaux sociaux, elle oblige à un certain nombre de choses. Mais il faut ici saluer, comme c'est le cas depuis 1979, en tout cas pour pour cette histoire spécifique, les émeutiers, les révolter.

Il n'y a pas de sujet sur les violences policières et les crimes policiers. On n'en parlerait pas comme on en parle aujourd'hui. C'est-à-dire vraiment on n'en parlerait pas comme on en parle aujourd'hui s'il n'y avait pas les les émettiers, s'il n'y avait pas les révoltes. C'est eux qui depuis des décennies maintenant mettent le sujet, c'est-à-dire vraiment euh ils allument le feu et ce feu-là, il attire la lumière médiatique, politique et cetera et cetera.

Et ça, je pense que on ne peut pas faire euh, je veux dire, on ne peut pas faire l'impasse de ça et on ne peut pas parler de ces sujets-là et de ce que pourrait changer ou pas les réseaux sociaux sans dire queen fait c'est un outil et qu'il faut le connecter le le le connecter au reste. Et quand je dis les émettiers, il y a ça, il y a évidemment les mobilisations des familles de crimes policiers dont tu fais partie. ce que vous faites, comment vous organisez, comment vous prenez la lutte à la fois pour euh les proches que vous avez perdus mais aussi toujours, et c'est ça qui est absolument remarquable pour euh le plus grand nombre. Alors, comment on fait concrètement ? Trois pistes.

La première, c'est la narration. À quoi servent les réseaux sociaux à euh mettre un coup de pied dans la narration dominante ? C'est-à-dire que si on utilise pas les réseaux sociaux pour permettre ça en fait, pour permettre de contrer la la propagande coloniale, la propagande capitalist et cetera et tout, les les récits en fait qui qui qui soutiennent en fait ces ces ces versions là, on fait pas un bon usage des réseaux sociaux.

donc modifier la narration en essayant à la fois toujours ce sur la temporalité en fait de de d'avoir une analyse historique en fait, d'inscrire vraiment notre compréhension de ce qui se passe dans un temps plus ancien, dans un temps dans un temps dans un temps plus long mais aussi en proposant d'autres choses. C'est-à-dire que une des critiques qu'on peut nous faire, même si voilà, il y a plein de formes différentes qui existent, c'est parfois on va avoir tendance à la réaction, c'està-dire à proposer des choses qui soient uniquement réactif en réaction à ce que le pouvoir a produit, en réaction à ce que le le pouvoir a dit et cetera et cetera.

Et en fait dans ce dans cette captation, dans cette modification de la narration, il faut aussi poser des propositions en fait pour l'avenir, poser des choses en fait et imposer même des sujets qui ne sont pas forcément les sujets qui sont au cœur de l'actualité mais qui nous permettent de penser euh euh nos notre cœur d'action en fait différemment. Donc la première chose c'est la narration et l' vu notamment alors on le voit sur la question des crimes policiers, on le voit sur la question de la Palestine.

En fait les réseaux sociaux ça permet ça, ça permet de contrer la propagande coloniale et de dire il existe d'autres récits, il existe d'autres manières de voir la société, de voir ce qui est en train de se passer et c'est ici que ça se passe et donc de permettre au plus de gens possible d'avoir accès à ça. Narration. La deuxième chose, la deuxième piste, c'est la pression. Les réseaux sociaux, ils doivent servir à mettre la pression.

pression euh euh politique, pression sur des choses en particulier, voilà, organiser des campagnes euh des trucs euh des des des campagnes de mobilisation et cetera et cetera qui permettent voilà de de faire changer telle chose, d'accompagner en fait les mobilisations politiques ici et là, de visibiliser tel ou tel combat, la pression, mais ça doit servir aussi à mettre la pression aux médias.

Ça doit servir à mettre la pression alors aux médias dominants de manière générale à leur dire ici on vous a vu, on a vu en fait comment vous racontez les choses et en fait on n'est pas d'accord et on est plusieurs à dire que c'est comme ça en fait qu'il faudrait dire et y compris à mettre la pression aux médias qui d'apparence d'apparence politique seraiit les plus proches de nous. Je disais tout à l'heure, je veux pas les citer, je cite médiia part encore une fois euh mais pas que. En fait, il y en a plein comme ça, les médias à gauche où en fait non, tu peux pas, par exemple, sur la question palestinienne, tu peux pas raconter comme tu racontes, c'est pas possible.

On va pas on va pas on va pas laisser faire. Et euh sur la question des crimes policiers en fait, tu peux pas raconter comme ça et cetera et cetera donc et ainsi de suite. Donc en fait voilà, de venir mettre la pression, de venir dire en fait de d'imposer en fait d'autres récits et de pousser à une autre couverture. Et la dernière chose c'est l'organisation. C'est-à-dire que pour moi, et c'est pour ça il y a souvent ce débat de militant des réseaux sociaux, militants hors réseaux sociaux, pour moi, il y a pas d'incompatibilité. C'est-à-dire qu'il faut pouvoir tout lier et voir les réseaux sociaux pour ce qu'ils sont.

C'est-à-dire un outil parmi d'autres et donc un outil qui doit permettre à partir duquel, pas que hein, mais à partir duquel on peut et on doit organiser des luttes bien au-delà. C'est-à-dire, c'est il faut aller capter les gens bah voilà qui sont sur les réseaux sociaux qui sont parfois très très friants et en attente en fait de contenu politique, de choses qui leur permettent de voir les choses autrement et cetera et cetera.

Et je sais qu'il y a beaucoup de jeunes enfin qui nous disent tout le temps qui se politisent en fait via les réseaux sociaux et ben il faut pas juste que ça se ça reste de la transform de la consommation quoielle ou de la consommation du contenu sur les réseaux sociaux mais il faut qu'il y ait une un passage à l'acte en fait une transformation vers des un cadre des cadres collectifs des cadres organisationnels qui servent la lutte et qui permettront de développer et de renforcer les rapports de force parce que s'il y a bien une chose par contre c'est sûr et certain l'électoralisme tout tout seul qui fera la révolution ution, c'est pas le juridique tout seul qui fera la révolution, c'est pas les réseaux sociaux, c'est pas ça.

C'est qu'il faut aller prendre ce pouvoir par la par la gorge et le mettre à terre. Et pour aller prendre le pouvoir par la gorge et le mettre à terre, il y a qu'une seule manière de le faire, c'est le rapport de force. Un rapport de force encore une fois qui s'appuie sur tous les volets. Et hamdillah, c'est les réseaux sociaux ça marche. Allons-y. Big Anas justement. en tant que porte-parole de révolution permanente, chemineau syndical sudraille, euh comment tu vois les choses ? Comment euh selon toi la société civile peut s'organiser pour euh pour lutter contre la répression étatique bien sûr, mais pour aussi sauvegarder, conquérir de nouveaux droits face à l'austérité, à la répression.

Qu'est-ce qu'on peut faire selon toi ? Bah déjà, bonsoir à toutes et à tous. merci pour euh pour l'invitation et et cette table ronde. Pour moi, la première chose déjà, c'est de pas être fataliste vis-à-vis de la situation et vis-à-vis de ce qui est en train de se passer et de pas penser que l'ennemi est plus fort qu'il n'est en réalité. C'est que la question de la répression et la question de la radicalisation de de du pouvoir et c'est comme ça et ça a toujours été comme ça à travers l'histoire.

Les sauts bonapartistes, les sauts autoritaires, la possibilité même demain d'un fascisme ou autre, elles sont systématiquement le reflet déformé d'une crise euh euh du régime, d'une crise politique, d'une crise économique et cetera. et que c'est pas le fait juste d'un bonhomme, c'est pas Macron qui est plus autoritaire que Pierre, Paul ou Jacques et cetera. Moi, je rappelle dans ce pays euh euh que il y a une personne qu'on aime bien citer en exemple à chaque fois c'est le général de Gaulle. Le général de Gaulle, il y avait 150 Algériens qui étaient balancés par-dessus la scène. D'accord.

Et je pense que s'il y avait 150 Algériens, on se réveillit le matin à 6h et on veit BFM TV, il y a 150 Algériens qui viennent d'être tués par la police. Je sais pas si là on est en train de dire qu'on est dans un niveau d'autoritarisme. Je sais pas ce qu'on aurait dit pour le général de Gaulle. Et c'est pareil, je veux dire à travers l'histoire, on en a vu enfin François Mitterrand, c'est pas le général de Gaulle. François Mitterrand, c'est monsieur France Afrique. C'est ça a été un des des plus grands organisateurs de la torsion euh de de ce qui s'est passé en Afrique. Ça a été celui qui a commandité l'assassinat Sankara.

C'est-à-dire que l'autoritarisme, il est en réalité le reflet de d'une volonté de réprimer, de faire terre ce qui s'exprime lorsque le régime il est il est en difficulté. Et je pense qu'il faut partir de ce principe-là, c'est qu'Emmanuel Macron, il utilise l'autoritarisme et la répression car il est vraiment vraiment en difficulté et que de ces fragilités, nous on doit euh saisir ce qui est en train de se passer pour voir comment le battre en en le mettre en recul et les et et les affronter et les affronter sérieusement. Euh parce que moi ce que je vois notamment euh cette semaine parce queil faut pas qu'on fasse non plus un débat totalement déconnecté de la réalité.

Moi je pense que ce qui s'est passé notamment le le 10 septembre dernier est quelque chose d'assez incroyable. C'est pas le fruit du hasard si on met 80000 policiers. On met pas 80000 policiers pour des manifestations mergise et house music de Basti à République. Ça les intéresse pas. Parfois même, c'est vous qui faites la circulation parce que les flics, ils en ont rien à taper parce qu'ils savent que vous pouvez être ce que vous voulez. C'est très bien encadré, c'est très structuré, les mots d'ordre sont très sympas, ça ira pas plus loin.

Mais lorsque le pouvoir il commence à douter de ce qui est en train de se passer, parce que la question elle est pas de se dire est-ce que c'est un processus révolutionnaire qui est devant nous, on n'est pas du tout là. C'est un premier une première étape qui a été beaucoup plus importante que euh les analystes le pensaient. Je veux dire même les renseignements généraux disaient par exemple qu'ils attendaient à peu près 100000 personnes forcées de constater qu'il y avait entre 200 et 250000 selon les les chiffres qui sont plus de 800 opérations d'action coup de point et cetera, des grèves même minoritaires mais des grèves qui ont existé dans plusieurs secteurs.

Donc on est face à un régime qui est tétanisé par ça. Et ça c'est une réalité parce que il y a eu euh dans le le quinquena et dememi plus la moitié de de de ce qui est en train de de d'être le 2è quinquenaat d'Emmanuel Macron, il y a eu une marque indélibile pour le macronisme. Lui-même dit qu'il a été scarifié, il a été scarifié par le mouvement des gilets jaunes. Il a pas été scarifié par les 3 millions de manifestants de la réforme des retraites. Il a pas été scarifié par ça. Il a pas été scarifié par 2 millions de manifestants.

le 19 janvier et cetera, il a été scarifié par 250000 personnes qui sont sorties du jour au lendemain et qui se sont affronté au pouvoir et qui ont dit "Non, on vient te chercher chez toi." Ça, c'est une réalité. C'est-à-dire queon voit en fait comment l'autoritarisme, la répression, elle agit de manière forte quand le pouvoir est réellement dans la crainte d'une instabilité. Et aujourd'hui, on est dans une instabilité du régime qui est assez incroyable et que je pense que aussi pour moi, le débat, il doit il doit ouvrir des pistes de réflexion sur comment on peut on peut y arriver.

Et moi je pense que c'est pas une fatalité ce qui est en train de se passer, la répression, ce qu'on a vécu vis-à-vis de la question de la Palestine et cetera et cetera. Moi je pense que si on met toutes nos forces, toute notre énergie pour faire en sorte de construire un mouvement de masse dessent à partir du 10 septembre là de ce qu'on a vécu et de commencer à construire, je moi je suis profondément convaincu que si on on est déterminé, qu'on se donne la peine d'y arriver, je suis profondément convaincu qu'on est capable de faire tomber Emmanuel Macron.

Je pense qu'on peut faire tomber Emmanuel Macron parce qu'un mouvement qui a réussi à faire tomber un budget plus un premier ministre avant même qu'il puisse être matérialisé sur le terrain dit quelque chose de la fragilité du terrain du du système pardon. Et on sait que le cornu les amis hein, j'ai vu Marie-Lise Léon, la patronne de la CFDT, elle a dit elle a dit "On attend de juger sur pièce." Voilà, elle attend elle voilà, elle attend que que le cornu lui ramène la retraite à 60 ans, la hausse des salaires et cetera.

Voilà, on sait pas pourquoi Bairou, il a dû proposer l'austérité parce que Marie-lise Léon, la patronne de la CFD, elle pense que le corps nu, il vient avec un carnet de chèque. Même le Parti socialiste qui ont léché le sol du sol au plafond au plafond, pardon, l'ensemble des plateaux télé, ils sont venus avec 23 milliards en disant que c'est une austérité acceptable. Et le patronat leur a dit "Allez vous faire si vous croyez qu'on va accepter que 23 milliards d'austérité." Donc, on sait ce que va être le plan de le corn.

Alors oui, ça sera peut-être pas les 2 jours fériers et cetera, mais on sait que ça va être un plan de guerre parce que c'est le ministre de l'armée qui a signé le budget de 5 % d'investissement pour la remilitarisation de l'OTAN. Donc lui, il l'a signé ça. Il sait qu'il est il va aller te chercher à toi le prolot dans ta poche, d'accord, pour aller fabriquer des drones, des famasses, des hélicoptères de combat. C'est ça ce qu'il veut faire. Lui, il en a rien à taper de tes histoires. Si peut-être les de jours fériers ça te fait chier, il verra peut-être dans la poche arrière si tu regardes moins que les deux jours férier. Peut-être c'est un totem, tu veux pas qu'on le touche ?

T'inquiète pas, on va voir comment on va le faire. Et on est face à ça. Et moi, je pense que dans cette séquence là, face à tout ce qu'on a vécu, face au réveil aussi parce qu'on parle du 10 septembre, mais pour moi euh face aux 2 ans de génocide que vit le peuple palestinien, il y a l'émergence d'une nouvelle génération anti-impérialiste qui est incroyable. Je veux dire, on a la démonstration avec les flottis qui partent de avec des des dizaines et des dizaines de nationalités que il y a quelque chose qui est en train de se passer.

Mais je le dis et je le répète, si on met nos forces dans cette bataille-elà, je veux dire, il faut se rendre compte les amis de ce que veut dire demain la démission du président de la République française parce qu'on prend pas encore la teneur de ce que ça peut être. Moi, je le prends politiquement de manière profonde. Je peux avoir un désaccord notamment avec les camarades de la France insoumis sur le fait que notamment LFI, après Mathilde pourra dialoguer avec ça, mais c'est de destituer Macron pour refaire des nouvelles élections présidentielles et cetera. Et voilà.

Moi je pense que de toute façon les nouvelles élections présidentielles, elles permettront à Marine Le Pen de gagner automatiquement parce que les mieux placés c'est le Rassemblement national, je considère et que on sait par habitude les amis que les élections, elles sont toujours plus à droite que la réalité du terrain. Les gens, ils sont toujours plus radicaux dans les manifestations, les mobilisations que l'expression derrière du bulletin de vote dans lesiones. Toujours, toujours. Parce que c'est normal, les gens, ils se disent "Faut voter utile, faut être plus conscient. Voilà, mon voisin qu'il est de droite, il acceptera pas." Ça c'est un peu trop radical.

Donc un tien vaut mieux que deux. tu l'auras. Voilà, moi j'aime pas trop le PS ou j'aime pas trop euh euh le euh euh le macronisme, mais bon, vaut mieux ça parce que je sais que de toute façon moi l'extrême gauche ou la gauche radicale, je crois pas une seule seconde. Donc la réalité les amis, c'est que dans cette séquence là, et il y a aussi quelque chose, c'est que l'élection présidentielle française, elle est à deux tours. Tu peux faire un très bon score au premier tour. Le deuxième tour, c'est un tour de fusion.

C'est-à-dire, il faut que tu acceptes de diluer ton programme pour que moi je dise à mes électeurs, "Allez, c'est acceptable." Et Paul Lafar qui était le beaufs de Carl Max Marx, il disait "Le système capitaliste n'accepte que des réformes indolores pour son système." Sinon, il ne le fait pas. Sinon, ils détruisent le système. Si tu as le malheur de gagner, ils détruisent le système. C'est ça aussi le fascisme. Le fascisme, c'est le basculement de la démocratie libérale vis-à-vis d'une forme qui est celle de l'écrasement par l'autorité, par le par les militaires, par la force policière et cetera et cetera.

Parce qu'à un moment donné, la bourgeoisie, elle dit "Mais si ces cartes, les règles du jeu qu'on a créé, le paquet de cartes, c'est le nôtre et que vous arrivez à nous déposséder de tout ça, le jeu ne nous intéresse même plus. on va faire autre chose. Et on est dans ce moment-là en fait dans des points de bascule où je pense que la radicalisation qui est en train de s'exprimer sur le terrain, on doit pas uniquement l'accompagner, mais on doit faire en sorte de l'élargir et de la massifier.

Et je dirais que notamment dans le combat qui nous rassemble et toutes et tous qui est celui de la lutte contre le génocide en Palestine, je pense que dans le même sens faire tomber l'un des présidents les plus puissants du monde plus pu qui a plus de de protection que le président américain qui est un symbole la France le président français c'est l'impérialisme français les amis c'est une place forte géopolitique c'est pas juste la bombe nucléaire c'est une histoire de la bourgeoisie d'accord Et dites-vous que si Emmanuel Macron tombe, la panique internationale que ça va susciter et même en Israël parce que s'il commence à avoir et il ne peut pas y avoir de démission de Macron par des simples grèves minoritaires et quelques actions coup de point même spectaculaires, mais par un mouvement qui soit un mouvement de grève générale et même un mouvement qui commence à être quasi insurrectionnel sinon prèrévolutionnaire.

Et c'est à ce moment-là en fait que les occidentaux, l'État d'Israël et cetera peuvent commencer à paniquer, à se dire "ça commence à être trop chaud pour nous. Si dans un une puissance comme la France, dans un pays occidental, il commence à avoir un président qui démissionne, les choses elles peuvent changer." Je dis ça pourquoi ? Parce que je pense que on devrait mettre toutes nos forces parce qu'on sait que la défaite, les amis, elle amène du fatalisme, du désarrois et elle amène aussi énormément de répression. La fin de 2023, c'est pas que les répressions contre Naël, c'est 1000 syndicalistes de la CGT qui ont été licenciés, poursuivis en justice.

C'est des énergéticiens chez qui on a fracassé la porte à 6h du matin. C'est énormément de répression parce que oui, le pouvoir quand il quand il t'a regardé, quand il a vu que tu étais là pour l'affronter, il décide quand tu as perdu de vite reprendre la main. On voit tout de suite les lois autoritaires. On a vu toutes ces choses-là après la marche contre l'islamophobie. Qu'est-ce qu'il y a eu après la grande marche de plus de 80000 personnes tout de suite loi séparatiste, loi sécurité globale.

Après le mouvement des gilets jaunes, le le rapporteur du GIGN qui a fait la la loi sécurité globale qui a qui a été avortée, il a dit à cause du mouvement des gilets jaunes, nous avons vu que nous avons perdu la bataille de l'information parce que les gens, ils voyaient pas Jérôme Rodriguez se faire éborgner sur BFM TV ou le JT de TF1, il le regardait sur les réseaux sociaux et la violence policière, elle se voyait sur les réseaux sociaux. C'est pour ça qu'il fallait absolument masquer ça.

Et oui, à chaque fois qu'il y a des défaites, il y a derrière une volonté de reprendre par la main de la du législatif autoritaire, par l'atteinte à l'état de droit euh si tenté qu'il existe et cetera, le pouvoir pour domestiquer, discipliner. Et je diraiis un dernier mot, j'invite vraiment euh euh ils auraient même pu faire partie de de cette table-là. Euh c'est euh euh Benoît Cocar et Féliicien Fori, deux sociologues de notre génération qui font leur recherche sur le basculement du vote des classes populaires dans cette France notamment périphérique, souvent de la gauche vers l'extrême droite.

Et ils expliquent pour le dire de manière très synthétique que l'augmentation du vote de l'extrême droite, c'est la combinaison du racisme et du désarrois. C'est lorsque les gens en fait ils sont déclassés, ils ne savent plus comment faire et qu'on leur explique "Laisse tranquille Boloré, laisse tranquille Bernard Arnaud, moi j'ai mieux à te proposer. Mamadou et Karim qui sont là-bas, ils ont pas être là-bas. Donc le logement social de Mamadou, je vais te le récupérer et l'AME que Karim il touche, je vais l'enlever pour que toi François, Jean-François, Sophie et cetera, vous puissiez avoir un logement.

Par contre, vous fermez vos gueules sur Bernard Arnaud Boloré, le la lutte de classe, ça ne vous regarde pas. Nous on va on a un projet qui est pour vous, c'est la priorité nationale. Et c'est malheureusement à cause des défaites queon se retrouve on se retrouve dans une montée de l'extrême droite où à force de discours le carcher et cetera euh c'était quoi la phrase de Chirak là ? Le le bruit et l'odeur excusez-moi après je suis pas dans le terrain dans lequel il faut le dire. George Marchet vous regardez Retour à Reince discours de George Marchet. Il faut arrêter l'immigration légale et illégale. C'était pas en 2025, c'était dans les années 70.

Déjà George March en 70, il disait pas faut "Faut arrêter l'immigration illégal". Il disait illégal et légal. Donc quand vous avez de gauche comme de droite un martellement de discours raciste où on comme on continue à expliquer que c'est l'immigration le problème, que c'est toutes ces choses-là et cetera et qu'en fait on on ne fait pas en sorte de d'unir la classe ouvrière, d'unir notre camp pour affronter le système et le faire tomber, on se retrouve dans des moments plus difficiles. Merci. Merci. Merci.

Juste avant de passer à Mathieu, j'aimerais bien que Mathilde tu réagisses à à ce qu' a Dianas, que tu nous donnes ton sentiment sur ce qui s'est passé dans la rue le 10 septembre, ce qui va se passer selon toi par la suite et comment la France insoumise a réagi à ce que le Parti socialiste a pu faire et il y a eu une première dissolution. Il y a eu la création de la NFP aujourd'hui. C'est quoi la suite ? C'est quoi l'avenir ? Si il y avait de nouveau une dissolution pour la France insoumise là, ça fait une vaste question.

Bon, d'abord, moi je veux je veux dire que non seulement c'est important d'avoir ces débats, mais ça fait du bien aussi d'avoir des débats y compris à gauche parce que il y a tellement une droitisation et une extrême droitisation du débat que euh enfin voilà, je trouve ça important que queon entende aussi ces ces voieslà et euh et je suis d'autant plus contente qu'on ait ces débats là que certains tirent une conclusion qui n'est évidemment pas la tienne, mais quand tu dis que Emmanuel Macron que tu es en désaccord sur le fait que derrière il faudrait des élections présidentielles parce que Marine Le Pen la gagnerait selon toi ce que je moi je ne crois pas je vais expliquer pourquoi.

Il y en a qui en tirent la conclusion que du coup Emmanuel Macron doit pas partir. par exemple ce qui s'est passé avec place publique cette fois-ci sur Bairou où place publique ayant tellement peur d'une dissolution où on nous explique encore on agite le chiffon rouge du Rassemblement national que à la fin il supplie François Baou de ne pas demander d'arrêter avec le vote de confiance qu'il avait prévu de faire le 8 septembre vote de confiance où on l'a fait tomber.

Donc la première chose c'est que enfin là on est en train de faire une rentrée où si je vous avais demandé le 15 août comment vous sentiez la rentrée juste après que François Bairou ait annoncé le pire plan d'austérité qu'on ait jamais vu au 21e siècle. Si je vous avais demandé comment vous voyez la rentrée, personne pensait qu'on allait être sur une rentrée comme ça. Et moi ce que je trouve extraordinaire dans le mouvement, je marche encore là.

Ce que je trouve extraordinaire dans ce qui s'est passé le 10 septembre, d'abord la première chose c'est que même si on prend les chiffres de la police et moi en fait nous on a fait un travail de compilation de chiffres qui étaient dans la presse plus des chiffres qui ont été donnés par les unions locales et les unions départementales CGT et nous on atteint juste en confiance ça 360000 personnes hors de Paris donc si on prend Paris 500000 personnes et ensuite tous les gens qui du fait des formes d'action qui été choisi complètement autoorganisé ne ne sont pas comptabilisés.

Exemple le commerçant qui décide qu'il utilisera pas la carte bancaire pour que l'argent aille pas aux banques ce jour-là. Exemple, les gens qui ont décidé de faire la grève de la consommation ce jour-là. Et juste si on prend les chiffres de la police donc qui pour moi sont des chiffres largement sous-estimés, ils ont dit 197000 personnes. Tuas tu as raison. Les renseignements généraux disaient 100000 personnes. Ça veut dire qu'il y a eu plus de monde le 10 septembre à se mobiliser d'une manière ou d'une autre que dans toutes les manifestations des gilets jaunes à l'exception de la première.

Donc on est sur un très fort taux de mobilisation avec en plus je trouve non seulement un sang frroid populaire extraordinaire vis-à-vis du dispositif de répression et du dispositif policier qui était déployé. Une chose qu'a dit la procureur de la République que j'ai trouvé intéressante qui dit jamais on a eu autant de jeunes femmes arrêtées. On n jamais vu ça nulle part et généralement quand les femmes s'y mettent ça sent mauvais pour le pouvoir. Donc je donc je trouvais ça intéressant.

Et puis une deuxième date qui est d'ors et déjà là qui est celle du 18 septembre où il faut espérer qu'il y ait une jonction entre des grèves, donc des blocages de l'économie directement par les les travailleurs et les salariés, plus des mouvements qui ont tiré des leçons à la fois de la de la mobilisation contre les retraites parce que normalement c'était impossible de perdre cette lutte. Comment c'est possible de perdre une lutte quand vous avez à la fois 93 des salariés 93 % des salariés avec vous ? l'ensemble de l'intersyndical, l'immense majorité des gens et même l'Assemblée nationale où ils ont été obligés de passer par 493.

Donc, ils ont tiré à la fois les leçons de ça, donc des mobilisations traditionnelles qu'on voit depuis extrêmement longtemps et des leçons aussi de ce qui s'est passé avec les gilets jaunes. Donc moi, je trouve qu'il y a une intelligence populaire dans la manière dont ça a été mené, une tentative d'inventer aussi des nouvelles formes d'action, de comprendre qu'il faut passer des seuils face à un pouvoir qui écoute rien ni personne, qui est je crois quelque chose qui donne beaucoup d'espoir pour la suite. Et moi, je pense vraiment qu'on peut mettre à terre Macron aussi et qu'on peut mettre à terre Macron aussi.

Peut-être je vais terminer là-dessus parce qu'après ça impliquerait beaucoup de choses. Mais pourquoi moi j'y crois pas au fait que Marine Le Pen gagne la présidentielle ? Moi je vous je le dis assez sincèrement, je supporte plus les gens qui disent "Ah non, il faut pas faire ça parce que sinon après l'extrême droite va arriver au pouvoir." Déjà quand on a Retaillot comme ministre de l'intérieur, on peut poser la question de savoir quelle est la différence entre un ministre de l'intérieur de Marine Le Pen et un ministre de l'intérieur comme Retaillot.

Enfin, je veux dire, la première chose que ce mec a fait en arrivant, ça c'est le résultat de la non censure du PS d'une part et du d'autre part qui lui ont laissé gouverner pendant 8 mois. La première chose qu'ils ont fait, c'est toucher sur les crit les la les critères de régularisation, la circulaire vals. Ça veut dire des gens, y compris des parents d'enfants scolarisés. Enfin, je veux dire, c'est une question de vie ou de mort pour des pour des milliers de gens dans ce pays. Des millions de gens qu'on a touché comme ça. Voilà. Derrière, ils ont essayé de toucher le décret AME. Derrière, vous avez un ministre de l'intérieur qui crie à baloile.

Donc en fait déjà, faut arrêter d'avoir peur de faire des choses parce que l'extrême droite arriverait au pouvoir. Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est que moi je crois profondément que l'extrême droitisation, elle vient par le haut. On parlait des Boloré, destérer et tout. Si vous voulez voir un exemple de d'extrême droitisation par le haut, vous prenez l'interview qu'a fait Bairou juste avant de tomber sur quatre chaînes d'info en continu. Alors, les questions alors c'était incroyable. Ah oui, pourquoi vous feriez pas les 36h puis les 50 heures par semaine ? Pourquoi vous supprimeriez pas telles vacances, même toutes les vacances du monde ?

Donc cette extrême droitation, elle se fait par le haut. On dit le poisson pourri par la tête. Bon bah voilà, mais la réalité du pays, ce n'est pas cela. Et c'est ce qu'on a vu notamment, enfin, je veux dire, rappelez-vous toujours les législatives dernières organisées en 3 semaines, 27 sondage sur 27 qui donne l'extrême droite en tête. Et ce qui fait mentir et ce qui sauve la République de l'extrême droite, c'est tout ce que le pouvoir méprise.

Les jeunes des quartiers populaires, les habitants des outresemes, les militants associatifs, syndicaux et cetera qui du coup décident d'aller massivement aux urnes et qui en allant massivement aux urnes, en fait les rendent tous minoritaires et font gagner le à l'époque le nouveau Front populaire. Et dernière chose peut-être sur donc moi je pense qu'on peut le à terre et que y compris en le foutant à terre et en ayant une présidentielle déjà faut les arrêter parce que c'est eux la Macronie qui est responsable de l'ext de la montée de l'extrême droite. 8 députés d'extrême droite en 2017 en 2022 il y en a 89. En 2024 il y en a 142.

Donc il faut les arrêter le plus vite possible parce que c'est eux qui extrême droitisent aussi la société. Et puis la deuxième chose, et ça ça appellerait un développement plus long, mais je vais pas le faire là, mais sur qu'est-ce qui se passerait s'il y avait une dissolution. Bon, déjà nous, on demande pas la dissolution, demande la destitution du président parce que c'est lui le problème en ce moment et que il faut trancher entre les grandes options. Mais s'il y avait une dissolution, je vais vous dire quelle est la leçon de ce qui s'est passé aux États-Unis.

Réfléchissez pourquoi Trump est élu aux États-Unis, pourquoi dans des États Trump est arrivé en tête et dans le même état, le même jour, le même vote, vous avez par exemple l'avortement qui est inscrit dans la constitution d'un état. Vous avez Rachid Atlaïb qui est élu au Congrès le même jour, qui est une palestino-États-unienne qui a levé haut effort la question palestinienne et du génocide en Palestine. Pourquoi c'est possible un paradoxe entre Trump d'un côté qui gagne dans l'État et Rashidat qui est élu ? Bah parce qu'en face il y avait une gauche qui était plus de gauche.

Parce qu'en face il y a une gauche qui a non seulement été complice du génocide de Netaniaahou enfin qui a livré directement les armes et on le sait très bien sans les États-Unis ils n'auraient pas pu faire le génocide. Donc ça c'est la première chose. La deuxième chose ils n'ont jamais porté la rupture avec le modèle capitaliste. Jamais. Je veux dire la la candidate du parti démocrate n'a porté aucunement la question sur comment est-ce queon fait en sorte de rompre avec le modèle de production et de consommation qui euh bon pourrit euh à la fois l'écosystème, le seul écosystème compatible avec la vie humaine et rend la vie pourrie de tous les gens.

Et donc quand vous avez une gauche qui est pas de gauche et ben en fait vous faites gagner l'extrême droite. C'est ça qui se passe. Donc nous dans tous les cas ce sur quoi nous sommes sûr c'est que nous on gardera un programme de rupture parce que si nous on cède à la place qu'on a je veux dire et après il y a les associations, les syndicats, d'autres partis politiques qui tiennent aussi. Mais si nous on cède derrière, il y a plus rien sur cette question-là. Et donc nous, on ne cèera pas sur le programme de rupture parce que seul un programme de rupture peut battre l'extrême droite.

1:06:53
Non speech

[Applaudissements]

1:07:01
Locuteur

Non. Oui, c'est bon. Merci Mathilde. Je crois qu'Anas, tu voulais réagir rapidement et après euh ça va être Mathieu qui va clôturer. Non, mais rapidement, mais après on peut avancer sur le la suite du débat euh euh et que Mathieu puisse intervenir. Mais bon, tu as pas trop répondu sur pourquoi ça ser ça ne pourrait pas être possible que Le Pen gagne, mais au-delà de la question de qui peut gagner et cetera,

1:07:28
Non speech

[Musique]

1:07:29
Locuteur

moi je le dis avec avec beaucoup d'espoir vis-à-vis du mouvement dans le sens où je pense que ce mouvement-là, construire une grve générale politique, c'est-à-dire une grve générale qui impose et qu'on croit en nos forces, en fait, je pense que si on on se donne l'objectif de construire un mouvement de masse, de mettre toute notre force, nos énergies par l'autoorganisation par en bas d'imposer des mots d'ordre aussi qui soient pas uniquement parce que je pense que il y a parfois un écueil dans lequel on tombe, c'est de rester dans des mots d'ordre économique. Vous voyez ce que je veux dire ?

La question des salaires, je suis pas pour qu'on qu'on vive avec des mauvais salaires ou quoi que ce soit. Vous voyez ce que je veux dire ? Mais je pense que c'est primordial aussi dans cette période là de voir que la question de la démission d'Emmanuel Macron, elle est l'alpha et l'oméga en fait parce que c'est pas Macron qui t'augmentera ton salaire et cetera. Par contre, c'est la la le la déstabilisation de ce système-là, de ce régime-là. Et moi je pense mon le désaccord que j'essaie d'exprimer notamment avec la position de l'élection présidentielle, c'est que l'élection présidentielle, elle est hypothétique, elle te elle te donne aucune certitude.

Le mouvement s'il permet de faire tomber Emmanuel Macron te donne beaucoup plus de certitude par l'autoorganisation et par le fait de croire en nos forces et notamment d'exiger, moi mon souhait et notre souhait aux camarades de révolution permanente, c'est d'exiger la fin de la figure présidentielle. C'est-à-dire qu'un mouvement qui permette d'atteindre et et euh euh la figure présidentielle et de mettre un coup énorme sur le caractère de la 5e République n'a pas euh euh n'a pas pour vocation de de d'être là pour refaire des élections. Vous voyez bien ?

Enfin, je veux dire, tu peux risquer de te faire éborgner, tu peux risquer, il y a des il y a des centaines de gardes à vue euh euh on va faire grèv et des grèves et cetera. Moi, je connais personnellement personne qui a envie de risquer de perdre des mois de salaire, risquer de se faire éborgner. pour une hypothétique élection dans lequel bah l'issue du scrutin, il dépendra de comment l'élection elle va se passer et cetera.

Pourtant, je pense que si on fait tomber le président de la République en exigeant derrière un programme démocratique radical, c'est-à-dire que Macron il dégage, mais c'est plus jamais aucun président de la République qui vient, je pense qu'on est dans une situation politique qui est totalement différente que de faire autant d'efforts, autant de sacrifices pour faire quoi ? Une élection. Parce que la réalité c'est que les gens euh ils diront "Mais attends, je comprends pas pourquoi moi je dois faire autant de sacrifices, autant de trucs.

Dans 1 an et demi, il y a l'élection présidentielle, viens on économise des kilomètres de marche et cetera et puis on attend 1 an et on fera l'élection présidentielle. 1 an, il y a pas de il y a pas de changement. Moi, je pense qu'au contraire, on aurait tort de penser que ce mouvement-là sont débouchés politiques qui soient institutionnels.

Mais je pense que son débauch son débouché, il doit être dans une forme démocratique radicale, c'est-à-dire d'aller chercher beaucoup plus que simplement la démission d'Emmanuel Macron, mais d'imposer la fin de la figure présidentielle et de commencer à imposer aussi, je sais pas moi, je suis pour le les modalités révocatoires pour le fait que les mandats ils soient de 2 ans, que un député il ait le salaire d'un ouvrier pour pas en faire de la politique, pour pas qu'il y ait des gens, ils ont 70 balas, 75 et cetera et puis ils ont fait x et x mandat et ils continuent à en faire de la politique et on continue à voter pour eux.

Moi je pense que c'est primordial et les leçons qui sont tirées et je dirais je ferai pas plus long mais pour comprendre aussi dans la population il y a beaucoup de gens moi je vois qui sont aussi des électeurs type peuple de gauche électeur nouveau front populaire très sincèrement la grande majorité de ceux que j'ai vu sont typiquement le profil de gens qui ont voté n nouveau Fronts populaire et qui pour beaucoup ont fait et ont tiré le bilan du fait notamment de l'alliance électorale à gauche où en fait vous comprenez bien que vous avez voté pour Partis socialiste aussi et il voit ce que le Parti socialiste, il est au crochet du macronisme pour essayer de le sauver, pour être le médecin de gauche, pour dire "Nous, on veut pas l'instabilité, on veut le retour de la démocratie et cetera et cetera." Et donc, vous voyez le choc que ça fait vis-à-vis des gens qui se disent "Puain, j'ai voté en pensant que ça allait profondément changer.

Je vois des gens de de du Parti socialiste qu'on avait combattu, qu'on avait dit plus jamais PS revenir par la porte arrière et s'imposer et proposer des modalités." Je veux dire même il y a un truc Olivier Fort, il dit qu'il est pour envoyer des militaires français en Ukraine. Même Macron, il est pas aussi explicite que ça. Il a dit il est pour envoyer parce qu'il dit Poutine ne connaît que le rapport de force. Et ça dit quelque chose de des trahisons et du poids que ça peut avoir. Et moi, je pense qu'on ne doit pas mettre notre espoir dans des processus électoraux. Je suis pas anti-électoraliste. On on s'est mis dans quelques élections, on continuera à s'y mettre.

Mais pas dans pas pour penser que l'élection est supérieure à un mouvement de masse, à une grève générale politique et je pense qu'on devrait se donner les moyens, mettre tout notre énergie là-dedans, faire en sorte que toutes nos organisations et même moi, j'envoie un message à à à tous les camarades de l'antiracisme politique, à tous les camarades qui sont soucieux de la question palestinienne et cetera. Il ne faut pas regarder ce mouvement à côté. Il ne faut pas regarder ce mouvement de côté en considérant que c'est l'histoire de jeunes étudiants euh un peu du peuple de gauche euh euh des travailleuses, des travailleurs, des syndicalistes et cetera. Moi, je pense qu'on a un rôle central.

Je le dis pourquoi ? pour une raison principale, c'est que la classe ouvrière, elle est aussi en grande partie racisée. Ce sont les conducteurs de bus, de métro, ceux du nettoyage, de la maçonnerie, de l'agroalimentaire, de la logistique.

Et je pense que nous militantes et militants antiracistes, parce que moi je me définis jamais comme ça mais profondément enfin on se comprend voyez ce que je veux dire mais je pense que ceux qui mettent leur leur militantisme principalement sur les questions des violences policières du racisme de l'islamophobie on doit faire en sorte d'imposer des mots d'ordre qui soient des mots d'ordre profonds régularisation et de tous les sans papiers liberté de circulation et d'installation pour toutes et tous que le départ à la retraite pour la femme d'origine ivoirienne qui est venue en France à l'âge de 35 ans qui sait qu'elle a 43 annuités, elle s'en fout de non à 64 ans, elle s'en fout de non à 62 ans.

Elle sait que quand elle calcule les 43 annuité, elle va partir à 70 balis. Peut-être même qu'elle partira pas avec une retraite parce que si on lui renouvelle pas son titre de séjour de 10 piges, un jour ou l'autre elle se barra. Et moi, je pense que notre rôle, et je conclus là-dessus, je conclus juste là-dessus. Je pense que notre rôle, il va faire en sorte que à l' à l'inverse des mouvements précédents, notamment celui de la réforme des retraites, il faut que nous on dise imposons des revendications qui soient installées et qui permettent de donner un caractère politique, profondément politique et qui fassent rentrer des secteurs et des secteurs.

Parce que les Arabes et les Noirs ne sont pas des baltringues. Les femmes de ménage de l'hôtel Ibis, elles ont fait 22 mois. Il y a qui fait 22 mois ici dans la classe ouvrière blanche ? Et c'est il faut arrêter de penser que les Noirs et les Arabes, ils sont pas dans les manifestations parce queils ont peur, parce que ça les intéresse pas. Non, parce qu'il n'y a aucune revendication qui leur donne envie de venir. Parce qu'on dit on parle pas de et moi je pense que si on commence à dire régularisation de tous les 100 papiers de mettre la retraite et l'égalité des droits pour toutes et tous, je pense qu'on pourrait être demain des millions et des millions à lutter.

Et oui, là on commencerait à rentrer pour de vrai dans ce qui s'appelle une grève générale politique et qui pourrait permettre de faire tomber Emmanuel Macron et de réfléchir à un autre système derrière. Pardon, excuse-moi Mathieu. Merci. Merci Anas. Donc on va passer la parole à Mathieu Rigous, donc chercheur indépendant, sociologue, auteur. Il a réalisé euh plusieurs documentaire notamment sur l'armement de la police. Euh il va nous exprimer euh ce qu'il pense de comment la société civile elle peut s'organiser. Est-ce que ça va être par les urnes ? Est-ce que ça va être par la révolution ? Euh mais raconte-nous un peu ce que tu penses de tout ça.

Ouais, merci euh de Ouais, vous m'entendez ? OK. Merci d'avoir organisé déjà tout ça, qu'on puisse se parler de ce qu'on vit, de ce qu'on fait. Et en vrai, en réalité, c'est vrai que vous m'avez invité comme chercheur. Moi, je crois qu' comme pas mal de gens ici, je suis d'abord quelqu'un de révolté et en plus je suis d'abord un militant qui fait de la recherche en sciences sociales plutôt que un chercheur engagé. Et en vérité, c'est assez différent parce que déjà parce que tu es précaire, parce que tu galères et parce que en fait ta vie quotidienne, c'est d'abord d'être dans les luttes. Donc voilà, moi ce que je fais, c'est de la recherche critique depuis les luttes et pour les luttes.

C'est-à-dire j'utilise les méthodes critiques en sciences sociales pour essayer de comprendre à quoi on fait face, qu'est-ce qui nous empêche de nous libérer ? Qu'est-ce que fait la police dans les quartiers populaires ? Qu'est-ce que fait l'armée française en Afrique ? Comment fonctionnent les prisons et leur évolution ? C'est quoi le régime des frontières ? Euh les salons d'armement et cetera.

en gros tous les trucs qui nous empêchent euh de renverser le système parce qu'en fait ça a été dit aussi par les camarades assez régulièrement et quand on regarde l'histoire des moment où on a la capacité de faire ça et pendant les gilets jaunes, on a quand même failli rentrer dans l'Élysée, il faut se le rappeler. Et là, ce qui nous a empêché de rentrer à ce moment-là, c'est pas l'idéologie ou le divertissement, c'est la violence pure de la police et et de l'État. Et donc euh je partage plein de constats qui ont été dit, on va même retomber sur des choses par peut-être d'autres chemins.

Mais aussi, on se dit régulièrement avec des camarades en ce moment que on en a marre d'étaler des analyses critiques radicales sur le système alors que en fait là tous les gens concernés, on est d'accord queon est au cœur de la catastrophe, que c'est le désastre absolu et qu'en fait il nous faut il nous faut principalement des espaces pour se parler peut-être un peu de théorie, c'est sûr, parce qu'on peut pas aller plus loin sans ça, mais il faut qu'on se parle de stratégie, de tactique, de pratique, de comment on s'organise, de comment on avance plus que se faire des grands constats sur lesquels sans doute en plus si vous êtes là, c'est que on partage le une grande partie.

Bon, maintenant, on m'a donné la parole aussi pour ça. Donc, je vais vous raconter un peu ce que je fais et dans l'idée queon arrive vite sur qu'est-ce qu'on en fait de tout ça en terme en terme d'organisation. Euh à la fin du printemps, là j'ai j'ai publié un livre qui s'appelle la guerre globale contre les peuples et qui est un peu la synthèse d'une vingtaine d'années de recherche où en gros euh j'essaie de regarder le la transformation de la guerre, du contrôle, de la surveillance, la répression des frontières et des prisons depuis les danées de la terre. C'estàdire pas comme si il y avait une manière neutre et objective d'aborder le sujet.

En fait, on est dans des sociétés qui sont absolument inégalitaires depuis toujours. Donc moi, je fais le choix politique euh de les regarder depuis les opprimés justement pour pour les renverser. Et en fait, quand on fait ça, euh on a une histoire du monde qui est quasiment euh exactement l'inverse de ce que on nous raconte à l'école, à part les quelques profs un peu radicaux que rarement au cours d'une au cours d'une scolarité, on croise. Et on retombe sur plein de choses en fait qui viennent discuter avec ce qu'on se dit là. C'est-à-dire, on a été, on nous a colonisé l'esprit avec des grands discours de la modernité capitaliste occidentale dont il y a une partie personne est dupe.

Le truc selon lequel l'Occident allait ramener les droits humains dans le monde entier, la paix, la justice et cetera. Les gens qui croient encore à ça, c'est des gens qui veulent absolument absolument y croire. Mais c'est aussi un discours qui nous a dit euh il y a des droits humains à l'intérieur des métropoles. Et ça, on peut revenir dessus mais en fait c'est pour qui depuis l'origine de ça de si on prend le l'expansion du capitalisme entre le 15e et le 17e siècle. En fait déjà à cette époque-là, les droits humains c'est pour qui ? Et maintenant si on revient ici, moi j'ai grandi en banlieu parisienne à Geneviler. Franchement c'était très clair. Les droits humains, c'était pour qui ?

Est-ce que c'est pour les périphériques coloniales ? Est-ce que c'est pour les prisonniers ? Est-ce que c'est pour les raciser dans les quartiers populaires ? Est-ce que c'est même pour la majorité des ouvriers qui passent leur vie au chantier, à l'usine et cetera ? Est-ce que c'est pour les victimes des violences sexistes et sexuelles et cetera ? Ce truc là, les droits humains, on nous a dit à l'école, ouais, la République, c'est les droits humains. Mais ce trucl-là n'a jamais existé que pour une toute petite partie de la population.

Et on nous a raconté aussi la modernité, la République et cetal, c'est la séparation entre le temps de paix, le temps de guerre, la police et l'armée, la séparation entre les pouvoirs exécutifs, juridiques, judiciaire. Mais en fait, quand on regarde cette histoire là depuis les périphéries coloniales, ça aussi c'est pas vrai. Le champ de bataille colonial, c'est un espace dans lequel il y a pas de séparation des pouvoirs, ni séparation entre le temps de paix et le temps de guerre et le temps de guerre, ni entre le militaire, le policier. C'est une situation qui est encore quasiment féodale et finalement c'est ça qu'on voit s'étendre. Et je pourquoi je le dis comme ça ?

Parce que euh on a une manière d'aborder ce que là souvent dans les centres impérialistes parce que c'est il se passe pareil au Royaume-Uni et aux États-Unis la militarisation comme un truc de wou on est touché par la police elle se militarise de plus en plus mais en fait elle se militarise de plus en plus contre qui ?

Qui est-ce qui était pas encore touché par une police qui la tuait au quotidien qui a tout à l'heure on se disait euh la privation de liberté mais enfin contre les militants mais qui est-ce qui subit des privations de liberté arbitraire comme ça simplement parce qu'il traîne en bas de chez lui euh parce que tu es 5 à la maison que tu tu es forcément dans la rue et puis de toute façon que c'est ton quartier donc qui fait ce que tu veux qui est privé de liberté arbitrairement parce qu'un flic passe et repasse et cetera. C'est ça, c'est déjà la normalité dans les quartiers populaires, c'est la normalité dans les prisons et c'est la normalité euh du champ de bataille colonial.

Pourquoi je dis ça ? C'est pour sortir d'un truc d'indignation et sur la militarisation et sur la faschisation. Et là donc je voudrais parler d'autres choses. Le moi j'appelle la mécanique impériale de fascisation. Ça fait des gros mots comme ça, mais en fait c'est assez clair. La faschisation dans les années 30, c'est un truc qui a été bien montré, même si bien entendu hein, la la science c'est politique et il y a des débats entre les historiens à toutes les époques. Mais on arrive clairement à quelque chose où l'arrivée du fascisme au pouvoir, c'est pas un truc qui tombe du ciel comme ça en pleine nuit. C'est un processus qui travaille sur du temps long et qui peut être évité.

C'est pas un automatisme. On Si on avait eu des mouvements révolutionnaires organisés différemment, une gauche qui avait pas autant trahi, s'il y avait une une autre configuration, peut-être qu'on aurait pu empêcher l'arrivée du fascisme dans les années 30. Et en tout cas, c'est l'arrivée de plusieurs processus. Oui, c'est lié à la caserne, à l'usine, au à l'idéologie anticommunarde et c'est évidemment l'aboutissement d'un long processus de normalisation du racisme et du massacre de masse dans les dans les les périphériques coloniales.

Et donc le fascisme, c'est un moment de passage du pouvoir qui s'inscrit comme un choix par les classes dirigeantes de faire advenir un long processus qui lui est déjà la normalité dans le sud. Ce qui se passe quand arrive le le fascisme au pouvoir dans les années 30, c'est un mécanisme qui est déjà la normalité, le massacre de masse, l'incarcération raciale de masse, la banalisation de l'inégalité structurelle, des humiliations, de la destruction des corps, de la destruction des vies, de l'impossibilité d'avoir accès à une vie digne.

Ça c'est la normalité de la situation coloniale et c'est elle qui est réimportée par la bourgeoisie, par les classes dominantes contre une partie des classes populaires dans les années 30 à la fois pour éviter la révolution. euh pour éviter le le des des blocs conseillistes et et communistes et pour régénérer le capitalisme. Pourquoi je dis ça ? Pour parler aujourd'hui de néofaschisation. Je dis néo parce que c'est pas le même processus. Enfin, c'est un processus qui se ressemble mais c'est pas le même fascisme. C'est un néofascisme et lui aussi c'est pas un truc qui tombe comme ça du ciel du jour au lendemain.

Déjà on le voit arriver puis c'est toujours un peu de il y a un truc qui vient et il y a un truc qui est déjà là et il y a même un truc qui est jamais parti on a l'impression. Donc se parler de néofaschisation, c'est se dire que ce fascisme qui vient, c'est pas juste Le Pen, Miley, Mélonie et cetera. C'est des processus qui sont très longuement accompagnés par les classes dominantes, par la bourgeoisie et par la social-démocratie, par les forces de gauche.

c'est dire on narrive pas à la montter en puissance d'une extrême droite sans des lois islamophobes et raciales qui s'empilent les unes après les autres sans je parle des lois mais en fait aussi de la structure de ce que c'est que la la ségrégation, la sureexploitation, les discriminations systémiques dans les quartiers populaires, l'écrasement de toute forme de révolte de ce que c'est que la prison en tant que telle et pas juste la surecarcération. La prison. Qu'est-ce que c'est que la prison en terme de d'écrasement de la dignité, de la vie humaine et cetera ? Et qui est-ce que ça touche ? Bah la prison aussi.

La prison et la frontière, ces deux machines qui sont là à préparer, à normaliser, à banaliser, à presque automatiser la possibilité d'un fascisme pour les autres. Mais c'est un fascisme, un néofascisme qui est déjà là. Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que fait l'arme l'armée française au Sahel ? Qu'est-ce qu' Qu'est-ce que font les forces françaises en Kanaki, en Guadeloupe, en Martinique, dans les 10 Outreemers ? Euh encore une fois, dans ces espaces-là, on n pas de séparation réelle entre du policier, du militaire.

D'ailleurs, en général, c'est la gendarmerie, une force militarisée qui intervient avec des modalités de contre-insurrection, qui s'autorise à tuer dans des espaces où de toute façon les corps et les et les terres et les territoires ont déjà été euh euh abîmés, détruits, euh pas seulement abandonnés mais en fait détruit. Là, je parle du clore des clones très clairement, mais en fait des conditions d'accès à une vie digne. Donc ce fascisme là qu'on voit pointer et don des fois on on s'indigne de "Ah, il est là, il est là à la porte", mais il est pas là à la porte, il est là dans la normalité de ce que c'est que l'ordre international du capitalisme globalisé.

il est déjà là dans les dans dans le fonctionnement du capitalisme dans les périphéries. J'avance sur ça. Euh tout ça c'est pour se dire que euh en fait voilà euh arrivons-en à qu'est-ce qu'on peut faire et à pe comment on peut s'organiser parce que effectivement moi non plus je crois pas du tout dans des ni dans des sauveurs ni en vérité dans dans la possibilité d'un d'un changement de nos conditions par l'État. même si je suis d'accord que je préfère avoir en face une gauche dite de rupture que des nazis. Évidemment, la question se pose pas là. Mais ce que je vous raconte là, c'est de se dire que derrière tout ça, c'est pas juste une question de quel parti au pouvoir.

C'est des structures économiques, sociales, politiques. Et encore une fois, on peut se redire ça, j'essaie de raconter dans le bouquin, mais en fait, on peut se le dire assez rapidement. Aller chercher. Il y a pas de moment où le capitalisme est pas racial et patriarcal. C'estàd il y a pas de moment où le capitalisme est pas assis sur la situation coloniale sur euh une différence en terme de enfin raciale en terme d'exploitation en terme d'accès au logement à la santé euh à la possibilité de de d'une vie digne et cetera. Dis-moi, je suis trop long.

Non, je vais juste interrompre je vais juste interrompre une petite minute parce que Vincent, Mathilde et Ins sont une intervention mais j'aimerais que tu termines avec nous et le public pourra poser des questions au reste des intervenants. Merci à vous trois.

1:25:58
Non speech

[Applaudissements]

1:26:06
Locuteur

Je continue ou j'arrive Non, c'est juste que il y a Moi, je termine vite. C'est juste pour qu'on puisse lancer des pistes, pour qu'on puisse se parler de de ces choses sérieuses. Euh donc je disais, moi je pense que euh l'État ntion c'est quelque chose qui a été complètement articulé à ce capitalisme racial et patriarcal et que toute cette ce désastre dans lequel on est aurait pas été possible. Ça aurait pas été ce capitalisme aurait pas pu se globaliser et s'imposer au peuple du monde sans les industries militaires et sécuritaires. C'est toute cette histoire-elà dont on se parle et ça veut dire qu'il faut sortir de l'ensemble de ce système- là.

Maintenant, je suis pas dans une position de purisme abstrait disant il faudrait qu'on attende pareil une révolution qui tomberait un grand soir comme ça. C'est la question c'est évidemment celle de l'organisation et une fois qu'on a dit ça, on a encore dit pas grand-chose. Et donc moi, je m'inscris dans quelque chose qu'on peut appeler le cheminement révolutionnaire. Cheminement, ça veut dire quoi ? Ça veut justement dire qu'on va pas attendre ces grands soirs-là pour arracher tout ce qu'on peut.

Et arracher tout ce qu'on peut, c'est aussi le fruit de ce qu'on a construit dans les luttes contre les violences d'État ou en fait dans les quartiers populaires, dans la lutte avec les prisonnaires, les prisonniers, avec les exilés, on peut pas dire "Ouais, attendez, on va attendre la révolution pour euh empêcher que nos frères soient tués, incarcérés, frères et sœurs et cetera, meurent en Méditerranée et cetera." Il faut qu'on arrache tout en chemin. C'est-à-dire si on arrive à désarmer la police, prenons-le. Si on arrive à dissoudre la BAC, toutes les unités spéciales, prenons.

Si on arrive à empêcher euh la police d'avoir euh accès par tel décret loi et cetera, si on arrive à la désarmer juridiquement et techniquement, vas-y, on prend. C'est comme toutes les conquis sociaux. Euh en fait, en vérité, euh cette retraite et ces droits sociaux qu'on a, en vérité, c'est comment dire ? C'est des c'est même c'est c'est très très loin de ce qu'on voudrait. Enfin, moi, j'ai pas envie de passer une vie à travailler, ni à l'usine, ni au chantier. Je veux je veux une société où on fait ce qu'on veut de nos vies. Et donc, en fait, c'est des pourquoi j'ai pas le j'ai pas le terme là, c'est des des miettes. Merci, j'allais dire des cacahuètes. C'est des miettes ces trucs-là.

On en arrive à se battre pour pour ces miettes là et qui ont été arraché par les combats de nos anciens et de nos anciennes. Mais tout ça pour dire que euh ces trucs-là, ils ont été pris et c'était bien et on en veut plus et presque. On veut la retraite à l'âge qu'on veut. on veut travailler comme on veut euh et cetera. Par pareil pour les les conquis sociaux, on en veut beaucoup plus et ces trucs-là, il va falloir les arracher. Quand je dis cheminement, donc c'est dans ce sens-là, prenons tout ce qui permet de sauver les vies des nôtres, d'arracher de la dignité, la possibilité de vivre mieux et cetera.

Mais la réalité euh et qui nous montre une historiographie critique, une sociologie critique et ce que racontent les danes de la terre, les militants révolutionnaire depuis des décennies et des siècles, c'est qu'en vrai, si on y arrive pas comme ça, c'est parce que en face on a des structures extraordinairement solides. C'est parce que justement c'est pas un hasard si on nous laisse que des miettes. C'est parce que la structure de l'État ntion, du capitalisme et le capitalisme comme pillage, comme rapport d'exploitation, de dépossession et cetera, tout ça va avec des forces policières, avec des forces militaires qui font et qui nous dépossèdent aussi de la possibilité de se défendre.

Et donc ça veut dire organisons-nous pour arracher tout ce qu'on peut qui améliore et protège des vies mais sans jamais perdre de vue la nécessité absolue si on veut que ça change et que ça change pour toutes et tous. C'estàdire pas juste pour nous ici mais en fait pour le reste de l'humanité partout. Et en fait on peut dire du vivant entre guillemets, même si ce concept il est un peu bizarre mais en tout cas si on veut changer la situation pour toutes et tous ça veut dire de construire un processus révolutionnaire. Et un processus révolutionnaire, encore une fois c'est pas un truc abstrait.

Ça veut dire des organisations, ça veut dire des mouvements, ça veut dire des collectifs, ça veut dire des groupes qui sont capables à la fois de se défendre, de défendre nos corps, de défendre nos communautés, de défendre nos quartiers, de défendre nos expériences, de défendre nos grèves, de défendre parce que quand on commence à prendre le pouvoir dans l'usine, dans le chantier, partout on se fait attaquer par la police. Quand on commence à occuper une place, quand on commence à occuper une forêt, je sais pas quoi et à la tenir, à y faire d'autres formes de vie, on se fait attaquer par la police.

Et en général quand on devient très menaçant, ça a été dit, on finit par se faire attaquer par l'armée. Donc ça ça veut dire que c'est des trucs pas du tout abstraits. Ça veut dire qu'on il faut qu'on ait des capacités de défendre nos corps, nos lieux de vie, nos communautés, nos quartiers, les espaces dans lesquels on s'organise et de l'autre côté, il nous faut des capacités de renverser ce système-là. Et tout ça, ça va avec justement des expériences de faire autrement. Et là, c'est pour ça que je je parle un peu sur ce ton là, j'essaie d'aller vite, mais de dire il faut qu'on se parle concrètement de comment aussi on va renverser tout ça.

Qu'on soit pas acculé à être tout le temps dans un truc défensif de ouais, nos retraites, bah ouais, on veut les défendre pour l'instant mais on veut pas juste ça. Et ben non, il faut qu'on réfléchisse à comment on veut qu'elle fonctionne cette société euh débarrasser des violences sexistes et sexuelles, débarrasser des violences validistes, débarrasser de toute forme d'exploitation, débarrasser euh euh du travail comme souffrance, euh débarrasser euh des rapports de pouvoir et de domination, c'est pas un truc abstrait, on veut que ça fonctionne. Et donc, comment on va faire ça ? Avec quel type d'assemblée ? Est-ce qu'il y aura des assemblées dans les maisons ?

Comment on va choisir qui vit ensemble ? Est-ce qu'il y aura des assemblées dans chaque quartier ? Est-ce que des fois on aura des chefs ? Est-ce qu'on aura des mandatés ? Ils seront révocables comment et cetera. Et s'il y a des communes, les communes, elles vont se fédérer comment ? Comment elles vont s'organiser ? Comment elles vont s'entraider ? Il faut qu'on se parle de ces trucs extraordinairement concrets et qu'on sorte des approches abstraites et puristes. Voilà. Merci.

1:31:44
Non speech

[Applaudissements]

1:31:54
Locuteur

Allô ? Vous m'entendez ? Non. Merci à tous d'être resté malgré la pluie. Et là, on va passer à des questions. Donc si vous avez des questions, Louis va vous passer le micro. Allez, on n'est pas timide. Euh ouais, moi j'ai une question parce que euh du coup Mathieu, tu as parlé de donc la défense enfin concrètement mais comment enfin est-ce qu'on envie est-ce qu'on envisage aussi l'attaque ? Enfin, on sait que le la police c'est la c'est le symbole même de la du monopole de la violence d'État, mais enfin comment est-ce qu'on peut aussi très concrètement enfin ne pas réagir passivement ?

Par exemple, on l'a vu pendant le 10 septembre, enfin je sais que là où j'étais, il y avait donc des des blocages sur les passages piétons, on allait et venait et en fait on était tout à fait dans notre bon droit et à un moment la police vient vers nous et on leur repose ça. Ils nous disent "Non, bah nous on est la force en fait. Donc on vous on vous empêche de d'exercer votre droit et face à ça enfin on n pas l'habitude de enfin pourquoi est-ce qu'on réagit pas violemment et pour enfin on peut être aussi intimidant, on est le nombre, on est la force enfin comment est-ce qu'on arrive à instiller ça et nous aussi être en mesure de d'attaquer ? Enfin voilà.

Après, je sais que c'est pas une question très concrète mais voilà, on répond d'abord et après on prend d'autres questions. Euh oui, s'il y en a plusieurs, en a plusieurs, allez-y. Oui. Bonsoir. Merci. Euh moi, c'était une question par rapport aux réseaux sociaux. Désolé, j'ai pas votre nom Siam. euh par rapport à la manière dont on pourrait utiliser les réseaux sociaux comme un outil d'organisation, quand bien même les algorithmes nous créer des bulles, quand bien même les les propriétaires de ces réseaux sociaux sont issus de la sphère fasciste actuelle aux États-Unis et cetera. Du coup, je me demandais est-ce qu'on peut vraiment compter sur les réseaux sociaux ?

D'autant plus que c'est aussi des outils qui servent sur les renseignement les services de renseignement pourraient accéder à nos réseaux sociaux. Maintenant, on parle encore de avant le cryptage des messages qu'il y a un accès à ce qui se dit. Donc est-ce que on peut vraiment compter sur ces outils pour s'organiser dans une lutte contre un pouvoir impérialiste ? Merci. Une autre ou on passe aux réponses ? Ouais, c'est c'est déjà un chantier euh ces question enfin en tout cas la première. Bon euh moi je trouve c'est super concret comme question. C'est juste que c'est pas à moi d'y répondre.

On peut y répondre que collectivement aussi parce que euh de ce point de vue-là en vérité euh c'est ceux qui mettent en jeu euh dans la rue leur corps, leur vie qui peuvent qui sont seuls capables de juger du niveau, de l'intensité, des outils, des moyens. Euh on peut pas on peut pas en discuter en dehors de celles et ceux qui se mettent euh euh qui se mettent en danger. Euh par contre, on voit euh toutes les époques euh du mouvement ouvrier, des luttes anticolonialistes, euh des luttes antiracistes.

Bien sûr, on pense au Black Pomer, aux États-Unis, au Young Lord et cetera, mais en fait à tous les mouvements de libération anticolonialiste, évidemment à la Palestine, euh il y a un art de la résistance et qui suppose d'être capable encore une fois de protéger nos corps, de protéger nos communautés et en même temps de passer à à des contre-attaques. ça. Bon voilà, je leur dis c'est enfin c'est même compliqué d'en discuter dans des dans des situations comme ça parce que en vérité une véritable enfin une véritable discussion opérationnel de ce point de vue-là, elle peut pas avoir lieu en public. Elle doit elle doit avoir lieu de manière technique, tactique et cetera. Euh voilà.

Par contre euh on peut se donner des exemples. Euh bon là, j'ai cité hein des des organisations révolutionnaires qui sont donné les moyens euh de se protéger et d'essayer de de défaire de désarmer les appareils de répression. Euh sans doute qui comme dans chaque situation, il va falloir il faut réinventer des choses.

Là, moi je peux donner quelques exemples enfin quelques pistes sur une des propositions fortes qu'il y a en ce moment qui est la coalition guerre à la guerre et où du coup c'est une la proposition c'est une coalition entre des forces autonomes et révolutionnaires qui disent chacun chacune de notre côté isolé on n pas le rapport de force mais on fait le paris avec d'ailleurs des théories et des philosophies politiques qui sont pas les mêmes de construire une stratégie et une des tactiques communes c'estàd de désigner des terrains sur lesquels ce serait possible d'essayer de désarmer la machine de guerre et la et donc la coalition guerre à la guerre elle définit la machine de guerre aussi comme un truc assez large, c'est-à-dire guerre, contrôle, surveillance, répression, prison, frontière.

Et donc par exemple, il y a à l'intérieur, il y a aussi bien des forces antifascistes que des exilés, des des comités sans papiers de la de la marche des solidarités, que des groupes féministes, que des groupes écologistes radicaux euh que des anarchistes, des communistes, des marxistes, des autonomes. Euh un mélange de tout ça et qui fait le paris de dire "Bon, en fait, on n'est pas d'accord tout le temps sur plein de trucs, mais on va essayer d'aller ensemble euh contre la machine de guerre et avec euh deux ambitions.

l'une qui est de fabriquer une contreculture antimilitariste, des contrediscours, des contre récits et qui par exemple dans la mobilisation contre le salon du bourget qui était un village pour une paix révolutionnaire et on dit paix révolutionnaire, c'est aussi encore pour sortir des trucs des pacifismes abstraits. C'est-à-dire d'assumer en fait de désarmer les guerres impérialistes, mais par contre d'assumer la nécessité pour les peuples opprimés, pour les résistance anticolonialiste, d'utiliser les armes qu'ell considèrent légitime et pertinentes. Donc c'est pas un un c'est pas abstraitement contre les armes, c'est désarmer les machines de guerre capitalistes et impérialistes.

Donc ça d'un côté est justement créer un rapport de force qui soit capable de désarmer cette machine de guerre. Pour le Bourgel, la propion c'était d'empêcher ce salon mondial euh de l'aéronautique militaire. Donc où il y avait avec l'argent public que soit-disant il y a plus euh pour l'éducation, pour la santé, pour le pour le logement, tout ça, cet argent public là, il permettait à Paris d'accueillir tous les plus grands industriels mondiaux qui font les bombardiers, les missiles, les drones, les satellites, tout ce qui euh massacre à Gaza et dans les guerres coloniales aujourd'hui était présent tranquillement à Paris.

Donc c'était euh bah l'idée c'était on fait du rapport de force pour aller empêcher ce trucl. On demande pas, on arrête de s'indigner en demandant gentiment. On fait un rapport de force pour aller empêcher ce trucl de fonctionner. Ce qui s'est passé à 6h du matin, il y a encore eu un débarquement de BRI, euh BRI Raid et cetera. Euh et d'ailleurs une euh une enquête pour association de de malfaiteurs euh contre le mouvement, mais ça a ça a démobilisé personne. Tu t'attaques à la machine de guerre de du 2uxè vendeur d'armes dans le monde. C'est sûr qu'il va pas se laisser faire. Euh voilà. Bon, il y a ça qui est en cours euh qui va donner des nouvelles cibles, des nouveaux terrains.

C'est vraiment un truc euh c'est une des propositions en terme de d'autodéfense et de contre-attaque qui prend très au sérieux les questions anticolonialistes et anti-impérialistes dans la séquence actuelle. Non, je voulais dialoguer parce que enfin pour moi ce que ce que tu poses comme question en réalité c'est ce que des millions de personnes se posent. Euh peut-être un Moi, je dirais pas que c'est juste des questions tactiques et cetera sur la question de la répression notamment, comment on s'affronte direct, mais je pense que c'est éminemment politique en réalité parce que le le le la dominance, elle est pas la domination, pardon, elle est pas que physique et matérielle.

Bien sûr, elle est physique et matérielle, mais elle est surtout euh politique. Et euh euh Marx, il disait une phrase magnifique. Il disait "La pensée dominante, c'est la pensée de la classe qui domine." Et on nous domine pour dominer les corps, il faut dominer d'abord les esprits par différentes manières. Je sais pas si il y a des profs par exemple dans dans cette salle, mais par exemple l'école est un magnifique outil de domination et d'exercice en réalité du pouvoir.

C'est-à-dire qu'on apprend principalement aux enfants certes à lire, compter, écrire, mais on leur apprend surtout à rester assis sur des chaises, à écouter, à se lever quand il y a la sonnerie, à se rasseoir et cetera et cetera. Et cela toute l'année, même jusqu'à 18 ans 18 ans et plus. Oui, il y a plein de méthodologies. L'entreprise c'est ça. Vous demandez l'autorisation, la pose à à un contemettre. Mais on est 5000 dans l'entreprise. Pourquoi je dois demander à un contemître est-ce que j'ai le droit d'aller en pause ? Si je veux, je peux aller. Vous voyez ce que je veux dire ? Et la répression, toi tu l'as évoqué en tant que manifestante et cetera et mobilisé.

Vous prenez le cas d'Adama Traoré, le cas de Sil, le cas de Naël. Ils étaient même pas en train de manifester. Ils étaient en train de rien. Ils étaient en train de rien. Voilà. Ils étaient vivants et ils se sont retrouvés en rencontrant la police à être morts. Alors oui, Soil, il aurait pu mettre une patate dans la gueule du flic. Qu'est-ce qui lui serait arrivé ? Il serait mort ou en prison ? Adamraoré aurait pu mettre une patate au flic aux trois gendarmes mais il est mort. Vous voyez ce que je veux dire ? Et que la question elle se résout pas uniquement sur comment pour moi techniquement, tactiquement et cetera.

Alors oui, des fois il faut quand on est un peu minoritaire user de mal, c'est essayer de voir comment on peut faire leur échapper et échapper à la répression. Mais la réalité c'est que oui, c'est un fait. L'Assemblée nationale, elle pourrait être prise tous les deux jours. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a quoi devant l'Assemblée nationale ? Il y a quelques camions ? Mais je sais pas, on est des millions en réalité. Mais pourquoi ?

C'est pas parce qu'on se dit pas, c'est parce que psychologiquement et politiquement nous sommes dominés et qu'on nous a fait croire en réalité que tout ce qu'on peut faire et toutes les actions, voyez déjà même en une seule journée, on t'explique que tu es l'ultra gauche, que tu es machin, vous avez vu l'instrumentalisation du café alors que c'est une bombe lacrymogène. Quotidiennement, en fait, on nous explique. Et moi, je pense que oui, il faut de l'organisation. Je pense qu'il faut être organisé politiquement pour affronter aussi ce système-là et que il y a quelque chose que je disais tout à l'heure et qui vaut pour ce que tu dis.

Je pense que nous ne sommes pas des bouffons toutes et tous. C'est pas parce que tu as peur, c'est parce que je pense que dans ta tête et dans nos têtes de manière générale se fait un calcul de la balance très rapidement. On est très habitué en fait à voir est-ce que le coût est bon ou est-ce que le coûp n'en vaut pas euh la la chandelle comme on dit. Vous voyez ce que je veux dire ?

Et pourtant toute ta vie, tu te dirais "Moi, je sais pas, il y a un fossé là, bon je vais pas me jeter, je vais pas me jeter dans le fossé." Par contre, si je t'explique que tu as un grappin, que tu as machin, que en bas en plus il y a un gros matelas qui t'attend, il y a des secouristes, il y a machin, tu te dirais bon finalement le gouffre, il est pas si inquiétant que ça. Et d'une certaine manière pour imager le grappin et cetera, c'est l'organisation, c'est comment on pense, comment on réfléchit, comment on s'affronte vis-à-vis de de de ces défis là. Et c'est clair et net que tant que les gens ils se disent "Mais pourquoi moi je vais risquer la prison ?

Pourquoi je vais risquer la mort alors que je ne sais même pas en fait quel est l'objectif final ? Et cette question là, elle est valable pour la répression mais je t'assure qu'elle est valable pour énormément de choses. En particulier la grève. Les gens c'est pas qu'ils ont pas, moi je connais des frérots, par exemple, je donne un exemple très concret, des frères, je te jure, ils te balayent ta race pour te payer un restaurant, mais des mecs d'une générosité incroyable. Et ces mêmes gars quand il y a grève, je n'arrive pas à les mettre en grève. Alors que le gars, c'est pas un problème. Il a 80 € il a 100 € à perdre dans la journée. Mais il a pas 100 € à perdre pour rien du tout.

Il a 100 € pour t'inviter au restaurant. Frérot, toi je t'aime, je t'adore. Je suis prêt à mettre 100 € t'acheter un beau cadeau pour ton mariage machin. Mais frérot 100 balles pour ta greffe de merde là. 60 pich, je sais pas quoi. J'allume ces news BFM, on m'explique que je suis pas français, que j'ai rien à faire là, que je dois me casser. Eh moi l'argent, je la mets de côté. Dès que je peux, je me barre au Maroc, je me barre en Algérie, je me cache, je vais faire autre chose. Tu vois ce que je veux dire ?

Et c'est aussi comme ça qu'on voit que notamment là je fais un parallèle mais comment le racisme il joue aussi pour diviser parce queà force de marteler aux gens qui sont pas français en fait, qu'ils n'ont pas machin et cetera, pourquoi il va se battre ? Pourquoi il va faire des sacrifices ? Par contre, celui qui fait des sacrifices, c'est pas à nos dingues, c'est souvent l'avant-garde du mouvement ovrier, les secteurs protégés, la SNCF, les raffineur, parce que nous savons dans notre chair et dans notre compte en banque et dans notre fiche de pay qu'est-ce que veulent dire les acquis sociaux et la protection de nos acquis sociaux.

Donc c'est pas qu'on est des milliardaires, moi je suis chemino, je gagne autour de 2100 2200 en 38. C'est pas que je suis plus riche que n'importe qui, c'est simplement que moi je sais que le fruit du combat, que tout ce que j'ai dans ma fiche de payten et qu'il est hors de question que je le lâche. Et oui, parfois ça coûte hyper cher. Mais ailleurs, les gens, ils se disent "Moi, je vois même pas l'utilité de faire ça, je vois pas, ça m'intéresse pas" et cetera. Mais c'est comme tout. Et le problème, c'est que les gens ils regardent, est-ce que c'est intéressant ce qui est fait ?

Et moi je pense que pour affronter la répression et la dépasser, il faut commencer à donner un intérêt politique à se mobiliser.

Ça c'est le défi central, c'est de savoir comment des millions de gens qui sont autour de nous qui sont en colère, qui les 94 % d'actifs contre la réforme des retraites, les 85 % contre Bairou et cetera, comment ces gens-là on leur dit Karim, Sophie, François et cetera, arrêtez de rester chez vous, venez, on se mobilise et je vous assure que si on fait corps ensemble et qu'on commence à réfléchir tactiquement, politiquement, stratégiquement, on est capable de les affronter et de les fumer et il y aura aucun policier qui va nous arrêter parce que même les policiers à moment donné, eux aussi, ils vont se cacher parce qu'ils vont se dire "Ça y est, l'État était en train de s'écrouler, nous on peut plus être garant de de ce trucl."

1:45:59
Non speech

[Applaudissements]

1:46:05
Locuteur

Euh, je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit et pour moi finalement la question que tu as posé sur les réseaux sociaux, c'est exactement la même parce que je je suis d'avis qu'il faut considérer l'espace digital comme un espace public. En fait, c'est exactement la même chose. C'est un espace public qui est numérique avec du coup ben les mêmes la police qui surveille, des formes de des forces des forces répressives, des forces d'extrême droite, des forces contestataires et cetera et cetera. Et en fait, ça pose finalement les mêmes risques, les mêmes enjeux et cetera. Donc il y a il y a des éléments de réponse qui ont été donnés où en fait seront seraiit exactement les mêmes.

C'est-à-dire que oui, il y a la question des algorithmes, oui, a la question de la surveillance, oui, il a la question de des réseaux sociaux qui sont détenus par des milliardaires et qui sont utilisés à des fins de contrôle, de surveillance, de répression et cetera. Mais au sein de ces réseaux sociaux, comme dans la rue, comme dans d'autres espaces, en fait, ça reste des champs des lut de lutte et ça reste des espaces dans lesquels il y a des possibles. Il y a des possibilités de s'organiser, il y a des possibilités de faire de faire entendre d'autres voix et cetera et cetera.

Donc il y a vraiment des possibles mais par contre ça nécessite de la constance, de la créativité comme dans la rue en fait. c'est-à-dire de réinventer des formes de mobilisation, d'organisation, d'essayer de penser en fait en terme de stratégie, de tactique et cetera et tout.

Donc de la créativité, je le disais, de la stratégie aussi, c'est-à-dire de en euh qu'est-ce qu'on fait sur les réseaux sociaux et comment on pense les les l'usage des réseaux sociaux de manière collective, de manière qu'il ne soit pas seulement juste moi en tant que X Y Z, je vais euh utiliser en fait les réseaux sociaux, mais plutôt inscrire cet usage là, cet usage là dans un cadre collectif, dans quelque chose qui puisse servir une organisation avec des mots d'ordre, avec des objectifs précis, avec des stratégies précises. Ça, je trouve que c'est ce qui nous manque et ce qui serait d'une grande d'une grande utilité.

Et le dernier point, c'est comme d'hab en fait parce que c'est un espace public, de la même manière que quand on va dans la rue, on doit se protéger en fait, se préparer, voilà, en terme de stratégie mais en terme de protection et ben c'est valable sur les réseaux sociaux. C'est-à-dire que je sais plus qui disait tout à l'heure qui posait la guerre, moi je considère que ils nous font la guerre, donc concrètement on est en guerre et donc que ça nécessite une discipline militaire. Voilà, une discipline quoi très claire. C'est valable sur les réseaux sociaux.

Donc ça ça veut dire que tout le monde, tous ceux qui veulent porter une voix militante et participer de cet effort-là, et ben on doit aussi comprendre ce que les ce que ce que sont les réseaux sociaux, comment ça fonctionne, à quels effets, comment on se protège, comment euh euh la question de la sécurité digitale, la question de la sécurité numérique, comment sur quel réseau, sur quel réseau on va en fait pour des échanges qui soient à peu près sécurisés, quelles règles on met en tant qu'individu et collectif, qu'est-ce qu'on peut dire en fait en sachant enfin en en étant conscient en fait en ayant une prise de risque calculée.

Voilà, on sait très bien que tu peux dire exactement la même chose mais d'une manière un peu différente pour éviter que le que le que la police vienne taper à ta porte à 6h du matin. Mais on peut aussi se dire que ça peut être intéressant stratégiquement que la police elle vient te chercher à 6h du matin mais parce que ça s'inscrit dans une stratégie qui a été pensée collectivement. Donc c'est ça en fait. C'est-à-dire que créativité, stratégie, vraiment stratégie collective en fait de pourquoi on fait ça, dans quoi on s'inscrit et cetera et tout, discipline et prise de risque calculée, c'est-à-dire de protection juridique, solidarité et cetera et tout.

Et c'est pour ça là, on l'a vu sur le 10 septembre. Bah sur le 10 septembre typiquement euh ça a été euh c'est allé beaucoup plus loin et il y a eu beaucoup plus de monde que ce qui était que ce qui était escompté. Mais il faut pas oublier que beaucoup de gens alors se sont retrouvés dans les âgés euh dans euh dans les piquets, sur les ronds-points et cetera et cetera, un peu comme sur les gilets jaunes. Mais il y a beaucoup de gens de gens qui ont rejoint cette mobilisation depuis les réseaux sociaux en en s'organisant sur des Discords, des fils Telégram, en voyant l'info passer sur telle chaîne YouTube, telle chaîne, tel live TikTok et cetera et cetera.

Et donc la question c'est comment tu relies tout ça et comment tu transformes ça en action collective en veillant à ce que tout le monde soit protégé. Et donc pour le 10 septembre par exemple, ça a été le rôle des légal team euh de de de tous ceux en fait qui ont préparé pensé la répression et qui se sont mis à disposition en fait pour accompagner pour accompagner les personnes qui ont été qui ont été réprimées. Mais donc il y a aussi cette question de la solidarité et d'un effort collectif de A à Z. Et le dernier point, moi je suis assez d'accord avec les frères euh mais je pense que dans le camp militant, il faut aussi poser la question du risque.

Il faut aussi poser la question, il faut qu'on ait une discussion vraiment politique et militante sur le risque. Je le dis parce que je fais un petit pas de côté sur la question palestinienne. On entend beaucoup, moi c'est quelque chose que j'entends beaucoup euh tous les jours en lien avec différentes activités militantes. C'est des gens qui se disent "OK, j'ai envie de participer à ça, j'ai envie d'aller faire ça, mais qu'est-ce que je risque ? J'ai envie de faire ça ou j'ai pensé à rejoindre ça ? Mais c'est quoi le risque ?

Et en fait, moi, il y a juste un moment donné où on se dit "OK, on comprend, c'est-à-dire, tu comprends évidemment parce qu'on sait très très bien ce qu'est la répression". Tu comprends qu'il y a cette inquiétude-là. Et en même temps, à un moment donné, il faut regarder les choses en face et se dire "Bah, en fait, euh, si par exemple, tu te mobilises sur un génocide, là, on est en train de se mobiliser sur la question palestinienne. On n'est pas c'est pas des mots de c'est c'est pas des slogans, c'est pas des mots d'ordre abstrait. On est en train de se mobiliser sur un génocide. Ça veut dire qu'on a pris euh la question pour ce qu'elle est.

Il y a un peuple qui depuis euh des décennies maintenant est en train d'être euh d'être exterminé, colonisé, dépossédé et cetera et tout son veut et qui est en train de vivre là un euh des des violences coloniales et génocidaires euh qui sont enfin, je veux dire, il n'y a pas de mot pour décrire ce qui est en train de de subir.

être à la hauteur d'un génocide du point de vue de là où on est, c'est-à-dire de la lutte contre contre le génocide, enfin de la mobilisation contre le génocide du point de vue de là où on est, nous vivant dans un état dans une partie du monde en fait qui est complice, c'est-à-dire qui va armer financièrement, idéologiquement, politiquement, médiatiquement le génocide en cours, bah à un moment donné, il faut qu'on se regarde et qu'on se dise si on est conséquent dans ce qu'on dit, si on est si on est vraiment si on croit vraiment en ce qu'on dit et en ce qu'on dénonce, bah frérot Bah oui, on va prendre des risques.

Oui, on va prendre des risques et tu vas subir telle ou telle procédure et il va se il va se passer ça et cetera et tout mais en fait on en payera pas tous. Enfin, je veux dire, il y a pas tout le monde en gros sur sur des centaines de milliers de personnes qui sont mobilisées. Bah finalement, il y en a pas tant que ça qui font des gardes à vue, des des mises qui ont des informations judiciaires ou qui sont perquisitionnés. Enfin, je veux dire, il y en a pas tant que ça, même s'il y en a beaucoup. Et à un moment donné, ouais, ben on prend le risque en fait.

on prend le risque, on l'assume, on se prépare, on crée des solidarités, euh on se forme, on se on s'organise, on pense stratégie et cetera et tout, mais il faut se salir les mains et à un moment donné, voilà, il faut que certains euh acceptent en fait de prendre ces risques-là en ayant toujours, vous voyez ce que je veux dire ? Enfin, vraiment le truc collectif collectif derrière. Sinon, c'est que quelque part en fait, on n'est pas conséquent conséquent sur ce qu'on dit. comme il dirait l'autre, il a dit, je vais le dire en anglais, by any means necessary, par tous les moyens nécessaires, c'est Malcomics.

Donc en fait, si on veut défaire ce pouvoir-là, si on veut défaire ce qu'il y a en face, c'est par tous les moyens nécessaires. Par tous les moyens nécessaires.

1:53:14
Non speech

[Applaudissements]

1:53:19
Locuteur

Merci beaucoup Siam. On va clôturer en vous disant à tous merci d'avoir été présent chez nous. C'est un petit stand. C'est notre première année ici. Stop aux violences d'État est né à la suite du décès de Montveux. Donc Swalfa qui a été abattu par la police en août 2021 avec mon frère Issam. On a commencé à militer comme tout le monde, c'est-à-dire on a commencé avec des marches blanches, une marche blanche, deux marches blanches. Ces marches interviennent toujours des jours où le décès a eu lieu. Donc au bout d'un moment, fêter ces jours-là, ça nous semblait pas suffisant. Et donc, on a décidé de militer d'une autre manière. On a décidé de militer avec ce qu'on est.

Et donc, Stop aux violences d'État est une association qui milite contre les violences d'État. avec une partie créative et artistique pour sensibiliser ceux qui pensent que ça ne les concerne pas. Pourtant, des balles comme des balles qui sont considérées comme des dommages collatéraux, ça a été le cas de Rayana qui était passagère. Ça peut arriver à un Benoît, un François ou peu importe. Peut-être que ce jour-là, les gens prendront plus conscience, mais en tout cas, on a décidé de militer d'une manière créative, mais d'une manière aussi concernée, d'une manière aussi technique.

Et donc ce qui ce qui me fait du bien dans ce qu'on a entendu aujourd'hui, c'est que militer c'est bien, prendre du temps dans sa vie pour aller en manif avec un t-shirt super cool que d'ailleurs on vend à 20 €. Ils sont magnifailles. Allez en acheter s'il vous plaît. Euh au-delà de ça et ben il faut il faut aller militer pour un objectif politique, un objectif qui se construit collectivement. Et honnêtement, je suis extrêmement fière.

Toutes les personnes qui sont sur cette table aujourd'hui sont des personnes qui depuis le décès de monde veœu jusqu'aujourd'hui à leur manière individuellement ont su nous accompagner, ont su être là quand il fallait et quand je les entends parler, je me dis qu'en fait on a tous les ingrédients, on a tout pour y arriver. Il suffit juste de se parler, il suffit juste de travailler nos stratégies collectives et on va y arriver. Donc merci aux intervenants et merci à vous tous.

1:55:40
Non speech

[Applaudissements]

1:55:54
Locuteur

Juste une, on a encore deux tables rondes, donc on va on va vous en parler. Donc il y a une table ronde demain à 13h qui est face à la face à à la négrophobie. C'est sur l'affaire de Michel Zécler. Donc vous savez, c'est le producteur de musique euh qui avait été contrôlé devant chez lui. Il y a eu une procédure judiciaire et a été écarté euh la la question de la négrophobie et donc on va la traiter demain avec des super intervenants. Il y aura Normadari, il y aura Histoire Crépue, il y aura la fille de France Fanon, il y aura énormément de monde. Donc je vous invite à venir. C'est à 13h, de 13h à 15h.

Ensuite, il y a des ateliers dans l'après-midi et à 17h, on clôture dans la joie avec Jamil Lechlag, avec Medine qui vient nous apporter son soutien avec Louisa Youusfi. Ils vont expliquer comment à leur manière dans leur travail artistique eux aussi ils militent parce que ce sont des alliés des lutes. Donc j'espère que vous serez nombreux. C'est à 17h. Merci. Uh.