Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 22 avril 2024 89 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleImmigration & asileÉducation & recherche

ÉTAT DE PALESTINE : MOTION DE L'ALGÉRIE REJETÉE A L'ONU/DISCOURS D'ATTAL : VOS ENFANTS VONT SOUFFRIR

Source d'origine 7 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 6 %Attaque 78 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 12:28OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que cette décision aurait changé pour la Palestine ?

  • 16:11RelanceRéponse directe

    Comment expliquez-vous la différence de position de la France à l'ONU et au gouvernement ?

  • 20:42OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut y voir une menace envoyée par Israël ?

  • 25:08RelanceRéponse directe

    Cette situation ne va-t-elle pas tourner en rond indéfiniment ?

  • 28:31OuverteRéponse directe

    Quelles sont les mesures qui vous ont le plus interpellé dans le discours d'Attal ?

  • 31:30OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les mesures qui vous ont le plus interpellé ou choqué ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:41Locuteur 7Fait
    « « Nous n'avons pas été à la hauteur de notre mission. Je porte l'entière responsabilité de cet échec. » »
  • 9:44PrésentateurChiffre
    « La guerre, qui dure depuis plus de six mois, a tué plus de 34 000 Palestiniens. »
  • 13:26PrésentateurChiffre
    « 137 États reconnaissent déjà un État palestinien. »
  • 20:14InvitéFait
    « « L'objectif c'est à la fois d'isoler Israël en le contraignant à revenir à la table des négociations mais aussi de rappeler que la guerre à Gaza n'a plus que trop duré. » »
  • 22:22InvitéChiffre
    « Il y a eu une trentaine de veto américains entre 2003 et aujourd'hui sur la question israélo-palestinienne. »
  • 30:25InvitéPromesse
    « réprimer plus largement et plus sévèrement les manquements des parents à leurs obligations »
  • 30:37InvitéPromesse
    « les parents défaillants puissent faire l'objet de travaux d'intérêt général »
  • 30:48InvitéPromesse
    « pour le juge des enfants de prononcer une amende pour les parents qui ne répondent pas à ces convocations »
  • 30:51InvitéFait
    « pour les parents qui ne répondent pas à ces convocations »
  • 31:16InvitéPromesse
    « nous viendrons désormais chercher les deux parents pour payer les réparations »
  • 34:43InvitéChiffre
    « vous prenez les chiffres des homicides depuis 30 ans, ils sont stables »
  • 35:43InvitéFait
    « Gabriel Attal a dit que ça serait en priorité pour les quartiers populaires »
  • 44:07InvitéFait
    « Gabriel Attal dit qui va rendre obligatoire le fait que les élèves se lèvent quand le professeur rentre dans la salle de classe »
  • 48:54InvitéFait
    « il annonce qu'il veut remettre en cause ce qu'ils appellent l'excuse de minorité »
  • 49:18InvitéPromesse
    « pouvoir faire en sorte qu'il y ait des comparutions immédiates à partir de 16 ans »
  • 52:12InvitéFait
    « la politique moi je suis très attaché à ça, c'est pour ça que je suis contre même toute l'idéologie carcérale punitive qui est très très présente aujourd'hui au sein de la scène politique »
  • 56:23InvitéFait
    « Gabriel Attal du haut de ses privilèges et de son statut de premier ministre qui vient d'un milieu extrêmement privilégié »
  • 1:21:20InvitéFait
    « un ministre de l'intérieur qui est un fanatique de l'uniforme et du tabassage »
  • 1:22:00InvitéFait
    « on a les éco-terroristes, les islamo-gauchistes et la liste ne fait que s'allonger »
  • 1:22:55InvitéFait
    « l'apologie de crime ça commence en 1894 dans les lois contre les anarchistes dans ce pays »
  • 1:23:37InvitéFait
    « ils passeraient sur CNews »
  • 1:23:42InvitéFait
    « c'est vraiment ce deux poids deux mesures qui est extrêmement dangereux »
  • 1:24:27InvitéFait
    « il y a un film de Spielberg qui s'appelle Minority Report dans lequel il s'agit de prévenir les crimes avant qu'ils aient lieu »
  • 1:26:59InvitéFait
    « si l'extrême droite arrive au pouvoir ça on peut être sûr qu'elle mettra à mal tous ces mécanismes là »

Temps de parole

  • Invité33 %
  • Invité 230 %
  • Présentateur14 %
  • Invité 311 %
  • Présentateur 27 %
  • Locuteur 42 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:22
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue sur Le Média. Nous sommes le lundi 22 avril 2024. Vous nous regardez en direct sur le canal 350 de la Freebox, sur Youtube ou sur notre site internet. Pour ne rien manquer de l'actualité du Média, abonnez-vous à notre newsletter quotidienne. Rendez-vous sur lemédia.newsletter.lemediatv.fr. On ne le dira jamais assez, c'est grâce à votre soutien que Le Média est la première chaîne télé d'information indépendante au sein d'un écosystème médiatique largement contrôlé par les milliardaires.

Vous nous donnez la force de poursuivre la bataille de l'élargissement de la diffusion de notre chaîne de télévision aux autres box qui nous barre encore la route malgré l'agrément de l'ARCOM. Ce qui, vous l'imaginez, freine notre ambition de constituer un véritable contrepoids aux médias mainstream. Mais on y croit, on persiste, on occupe l'espace et le terrain et on est toujours debout. Ce soir, je suis en compagnie de mon confrère et camarade Cyril Lemba. Bonsoir. Bonsoir Amina. On fera un point sur l'actualité avec toi.

Puis en première partie, je reçois Insa Frézaki qui sera avec nous pour revenir sur ses recherches concernant le recours au multiréalisme comme stratégie de reconnaissance d'un État de Palestine. Au programme de la seconde partie d'émission Le Fond de l'Info avec Mathieu Slama, essayiste, et Paul Ellec, tous deux chroniqueurs politiques aux médias, nous reviendrons très largement sur la prise de parole de Gabriel Attal depuis le parvis de l'hôtel de ville de Vierichatillon dans l'Essonne. où le jeune Shamsdine est mort sous les coups d'un groupe de jeunes près de son collège.

Emmanuel Macron a demandé au Premier ministre de lancer une concertation pour trouver des solutions au surgissement de l'ultra-violence, en particulier au sein des plus jeunes. Un petit résumé des grandes lignes de son plan d'action contre les violences des mineurs, répression des jeunes, criminalisation des parents, dit défaillant, et déresponsabilisation de l'État. Tout de suite, un point d'actualité présenté par Cyril Lemba. Bonsoir Cyril. Alors d'abord, interdite la manifestation contre le racisme et l'islamophobie. C'est bien tenu hier à Paris.

Oui Amina, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de la capitale, de Barbès à Place de la République, 3 000 selon la police, 8 000 selon les organisateurs. Amal Bentounsi, fondatrice du collectif Urgence, notre police assassine, et Yessa Belkoja, du collectif Défense des jeunes Mantois, sont à l'origine de cette marche. Elles ont été suivies par une cinquantaine d'organisations, dont LFI, NPA ou encore Attaque, pour dénoncer particulièrement les violences policières.

Des banderoles comme « Nos enfants sont en danger », des slogans tels que « Refus d'obtempérer, pas permis de tuer » ont donné le ton de cette manifestation qui s'est très bien déroulée, sans aucun débordement, contrairement à ce que pouvait craindre la préfecture de police. En effet, la marche avait d'abord été interdite au motif de... Pardon, j'ai un petit souci. La marche avait été donc interdite au motif, je cite, que la dénonciation dans son appel de crimes policiers à l'encontre des jeunes était propice à attirer des composantes recherchant délibérément des affrontements avec les forces de l'ordre au risque de troubles à l'ordre public.

Finalement, cette interdiction a été suspendue par le tribunal administratif jugeant qu'elle portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifestation. Une décision qui a eu du mal à passer pour Laurent Nunez, préfet de police de Paris, mais même si sur BFM TV, il a déclaré prendre acte de cette décision et que la justice avait toujours raison. Mais, jusqu'à la dernière minute, cette manifestation a été menacée d'interdiction à Balbentounsi, dont le 13h aux médias nous raconte tout ça.

4:11
Invité

Pendant la marche, j'ai eu la surprise d'apprendre que le ministère de l'Intérieur avait fait appel. Et là, je me suis rendue devant le Conseil d'État avec Maître Smally et on a défendu nos points de vue et nos allégations.

4:37
Locuteur 9

Donc, c'était hier dimanche pendant que les personnes défilaient. Donc, il y avait un risque que cette marche soit avortée.

4:46
Présentateur

Ah oui, tout à fait. Il y avait un risque et un risque qui aurait pu troubler l'ordre public. Cette marche avait aussi pour but de porter l'attention sur la situation des enfants à Gaza. Six mois après le début du conflit au Proche-Orient, dans l'enclave palestinienne, selon l'UNICEF, c'est un enfant blessé ou tué toutes les dix minutes. Et dénoncer ce qui se passe dans cette région du monde devient de plus en plus compliqué pour de nombreux militants. Certains ont reçu des convocations de la police pour apologie du terrorisme. Et jeudi dernier, dans notre émission Toujours Debout, nous recevions le syndicaliste Anas Kazib. On l'écoute. Ce n'est pas l'affaire d'Anas Kazib, très sincèrement.

Ce n'est pas mon affaire à moi. Comme je l'ai dit, j'ai cité, il y a d'autres militants qui ont été convoqués, d'autres qui vont être convoqués demain. Et la réalité, c'est qu'on essaye de mettre un coup de pression général sur tous les soutiens au peuple palestinien. Il y a une situation profondément réactionnaire ici en France. D'accord ? Moi, je dis aux gens qui regardent cette émission, « Cherchez pas à être d'accord avec Anas Kazib. » Ce n'est pas l'objectif. « Cherchez pas à être d'accord avec Jean-Luc Mélenchon ou avec Philippe Poutou ou je ne sais qui. » La question, elle n'est pas là.

Elle est une question de liberté démocratique, de liberté d'expression, de la possibilité d'être des opposants politiques, la possibilité d'incarner autre chose. Qu'on nous autorise à nous d'être des opposants politiques. Qu'on nous autorise à nous d'être opposés à Meyer Habib, d'être opposés à Emmanuel Macron, etc. Et c'est ça ce qui est profondément dangereux aujourd'hui. C'est-à-dire qu'on essaye de nous faire taire. Quand on met un an ferme pour un tract de la CGT, un an de sursis, pardon, à Jean-Paul De Lescaut, 7000 euros d'amende pour un tract de la CGT, mais c'est profondément scandaleux.

Pour moi, tout ça doit montrer que c'est une attaque large et de plein fouet qu'on est en train de tous se prendre. Ces situations complètement ubuesques ont été fortement dénoncées lors de cette manifestation qui s'est terminée par un concert de plusieurs artistes, dont Kerry James et Médine. À Villeneuve-Saint-Georges, le maire d'Hiverdroite, Philippe Godin, fait un salut nazi lors du conseil municipal. La préfète du Val-de-Marne saisit la justice. Pour moi, ce n'était plus une boutade qu'autre chose. Je conçois tout à fait que le geste soit malheureux. Pour moi, il faut relativiser cette affaire. Ce n'est pas du tout un geste d'appartenance.

Ce sont les mots de Philippe Godin, donc le maire de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, interrogé au téléphone par BFM TV. Il pense pouvoir, avec cette défense, éteindre une polémique qui commence à peine. Les faits se sont déroulés samedi 20 avril, au matin, lors du conseil municipal, interpellé par un élu écologie-les Verts, Birol Bic, sur une alliance qu'il aurait faite avec l'extrême droite pour être élu maire en 2020. Philippe Godin a vu rouge. Il suspend alors la séance et fait un signe nazi, écrit même Heil. Un de ses adjoints, Emmanueli Gougounian-Zadig, s'exprime sur BFM TV. Tout d'abord, nous étions assez surpris, assez tétanisés.

Et puis très rapidement, à cette levée de séance, j'ai réagi fortement. J'ai interpellé le maire. Nous ne sommes pas venus aux mains. Mais voilà, c'était assez fort parce que j'ai trouvé que c'était inacceptable, une telle réaction, simplement parce qu'il a été traité de maire d'extrême droite. L'opposition fait son travail. C'est normal. C'était le vote du budget. Nous sommes en retard. Il avait conscience que ce budget serait rejeté. Mais on ne peut accepter tout et n'importe quoi en politique. L'adjoint demande également la démission du maire de cette commune de 35 000 habitants et compte, avec plusieurs élus, déposer une plainte contre lui.

Le député LFI, Louis Boyard, a également réagi sur X et demande à ce que de nouvelles élections aient lieu dans cette ville qui, je cite, maltraite ses habitants. Et dans un communiqué, la préfecture du Val-de-Marne a décidé de saisir le procureur de la République de Créteil. On conclut avec l'actualité internationale. À Gaza, des centaines de corps ont été découverts, enterrés dans la cour de l'hôpital Kanyunès. Effectivement, Amina, selon Al Jazeera, au moins 200 corps ont été exhumés de la cour de l'hôpital Al Nasser, un hôpital ciblé par l'armée israélienne.

Selon la défense civile de Gaza, certains des corps retrouvés étaient dépouillés de leurs vêtements, ce qui indique certainement qu'ils ont été arrêtés, torturés et soumis à de mauvais traitements de la part de l'armée d'occupation. Tsaal s'est retiré le 7 avril de Kanyunès dans le sud de la bande de Gaza après avoir mené ce qu'elle a appelé une opération précise et limitée. La semaine dernière, une autre fosse commune a été découverte à l'hôpital Al-Shifa, le plus grand établissement médical de l'enclave situé dans la ville de Gaza, après deux semaines de siège.

Par ailleurs, on apprend la démission du chef du renseignement de l'armée israélienne, le général Aaron Al-Iva, en raison de sa responsabilité de commandement dans l'attaque meurtrière menée par le Hamas le 7 octobre. Il est le premier général de l'état-major de l'armée à quitter son poste en raison des échecs qui ont conduit à cette attaque. Il avait déjà assumé publiquement en octobre dernier sa responsabilité en écrivant, je cite, « Nous n'avons pas été à la hauteur de notre mission. Je porte l'entière responsabilité de cet échec. » La guerre, qui dure depuis plus de six mois, a tué plus de 34 000 Palestiniens et détruit une grande partie de Gaza.

Merci beaucoup, Cyril, pour ce bulletin d'information. Restez avec nous. J'accueille dans quelques instants Insaf Rezaghi. Nous reviendrons ensemble sur la demande de la Palestine au Conseil de sécurité d'un État palestinien qui est déjà d'ailleurs reconnu par la majorité des capitales afin qu'il puisse avoir une place légitime au sein des Nations Unies. Le temps de changer de plateau. On vous rappelle que les autorisations des 15 chaînes nationales de la TNT arrivent à échéance en 2025. L'ARCOM a donc lancé un nouvel appel à candidature qui représente un nouveau défi majeur pour le média. Nous allons donc déposer un dossier de candidature pour être diffusé sur la TNT.

Une tâche loin d'être simple. C'est pourquoi on se tourne vers vous, spécialistes des médias, de la télévision, juristes, experts, experts techniques, aidez-nous à monter ce dossier de candidature et marquer un nouveau tournant historique dans l'histoire des médias indépendants et engagés. Les Français ne le savent peut-être pas. Il y a 15 chaînes qui arrivent au bout de leur autorisation. Il y a LCI, il y a BFM, il y a W9, il y a TMC, il y a C8, il y a CNews. Leur fréquence est remise en jeu qui prendrait alors leur place.

10:55
Locuteur 1

Le jeu est ouvert, le jeu est ouvert et le régulateur choisit en fonction des critères qui sont posés par la loi d'abord le pluralisme, avoir une grande diversité d'opérateurs et puis bien évidemment l'intérêt du public pour offrir une grande palette de programmes, des chaînes généralistes, des chaînes d'information, des chaînes thématiques. C'est entendu.

11:12
Locuteur 4

Le média relève le défi. Nous l'affirmons, nous voulons candidater et débarquer sur la TNT. Nous y avons toute notre place. Jamais un média citoyen n'a pu être diffusé sur ces fréquences qui pourtant appartiennent à toutes et à tous. Il est temps que ça change. Nous avons besoin de vous. spécialistes des médias et de la télé, juristes, experts techniques, aidez-nous à monter notre dossier de candidature. Contactez-nous sur tnt.lemédiatv.fr Rejoignez-nous dans cette folle aventure. Ensemble, imposons une chaîne d'infos populaires, indépendantes et engagées sur la TNT.

11:53
Présentateur

Avec nous, Insaf Rezaghi, vous êtes doctorante en droit international public. Son travail porte sur le recours ou multilatérisme comme stratégie de reconnaissance d'un État de Palestine. Nous revenons ensemble sur la demande de la Palestine au Conseil de sécurité qu'un État palestinien déjà reconnu par la majorité des capitales prenne sa place légitime au sein des Nations Unies. Bonsoir Insaf. Merci d'avoir accepté notre invitation. Jeudi 18 avril dernier, les États-Unis ont posé le seul veto contre l'adhésion de la Palestine à l'ONU afin de protéger leurs alliés israéliens. Ils mettent ainsi fin au rêve de l'adhésion pleine et entière des Palestiniens à l'ONU.

Depuis 2012, ils ont le statut d'État non-membre observateur. Pourtant, la Palestine est déjà reconnue par la majorité des capitales et mérite donc sa place légitime au sein des Nations Unies. Le projet de résolution présenté par l'Algérie a recueilli 12 voix pour, une voix contre et deux abstentions.

13:00
Locuteur 2

Au Conseil des Nations Unies, au moment du vote, le silence dans la salle est total.

13:07
Locuteur 7

Et puis,

13:08
Locuteur 2

sans surprise, une main se lève. C'est celle du représentant des États-Unis, synonyme de rejet.

13:16
Locuteur 9

Le résultat du vote

13:17
Présentateur

est le suivant. 12 votes en faveur, un contre, deux abstentions. Donc, 137 États reconnaissent déjà un État palestinien. Qu'est-ce que cette décision aurait changé INSAF ? Parce qu'on peut dire aussi que ce veto ne surprend pas tant que cela.

13:38
Invité

Alors, aujourd'hui, il y a 140 États qui reconnaissent la Palestine. Le tout dernier État en date, c'est la Barbade qui a reconnu l'État de Palestine il y a quelques jours. D'autres États ont annoncé récemment qu'ils avaient l'intention de reconnaître d'ici l'été l'État de Palestine, notamment des États occidentaux, ce qui serait un nouveau pas pour le statut de la Palestine sur la scène internationale, dont l'Espagne. Le veto américain, aujourd'hui, au Conseil de sécurité, il était attendu. L'objectif de l'autorité de l'autorité palestinienne n'était pas réellement dans l'objectif d'atteindre l'admission pleine aux Nations Unies parce qu'ils savaient que ce veto américain allait arriver.

Dès le 2 avril dernier, les États-Unis l'avaient annoncé. L'objectif pour l'autorité palestinienne, il était d'abord de replacer et de garder la question palestinienne à l'agenda des Nations Unies. C'est ce qui a été fait. Ensuite, et c'est important de le souligner, il y avait deux autres objectifs principaux. C'était tout d'abord de permettre au Conseil de sécurité de prendre ses responsabilités. C'est-à-dire qu'il fallait dire noir sur blanc qu'aujourd'hui, un État au sein du Conseil de sécurité ne veut pas que la Palestine soit un membre plein et entier de l'Assemblée générale de l'ONU. Et ça, c'est les États-Unis. Ça traduit aussi un isolement des États-Unis sur la scène internationale.

C'était un objectif de l'autorité palestinienne. Le second objectif, c'était que les autres États du Conseil de sécurité se positionnent clairement sur l'admission de la Palestine. Et parmi ces États qui ont voté en faveur de l'admission de la Palestine, il y en a qui ne reconnaissent pas aujourd'hui la Palestine. C'est le cas de la France. Donc, la question maintenant qui se pose, c'est de savoir si la France, si elle souhaite se mettre en cohérence avec son vote au sein du Conseil de sécurité, va reconnaître ou non un État de Palestine.

Dans son explication de vote qui a suivi le vote le 18 avril, la France dit que ce vote ne signifie pas une reconnaissance d'un État de Palestine, mais qui doit permettre de relancer le processus politique entre les deux parties pour favoriser la solution à deux États. Donc, c'est quand même différent. La France n'a visiblement pas l'intention aujourd'hui de reconnaître un État de Palestine, mais elle soutient un réhaussement du statut palestinien à l'ONU. Et surtout, c'est ce qu'elle dit aussi, c'est que par ce vote, elle entend soutenir l'autorité palestinienne afin que celle-ci puisse exercer son effectivité sur l'intégralité du territoire palestinien, y compris à Gaza.

Et ça, c'est aussi une question politique entre l'autorité palestinienne qui est présente en Cisjordanie et le Hamas dans la banque de Gaza.

16:08
Présentateur

On reviendra sur la position de la France, mais justement, malgré, comme vous le dites, le veto des États-Unis, le soutien est quand même écrasant de la part des membres du Conseil. Est-ce que c'est aussi un moyen pour eux d'envoyer un message plutôt clair concernant la place de la Palestine au sein de l'ONU ?

16:25
Invité

Oui, ce qui est intéressant, c'est de voir qu'alors que ce projet de résolution et d'admission de la Palestine, il était dans un premier tenant défendu et soutenu par le groupe de la Ligue des États Arabes, par l'organisation de la coopération islamique, par le mouvement des non-éliminiers, donc plutôt par des pays du Sud qui soutenaient cette démarche palestinienne depuis 2011. Et c'est eux qui ont déposé pour la Palestine ce projet de résolution qui a été défendu ensuite par l'Algérie, qui est un membre non permanent du Conseil en ce moment.

Mais ce qui est intéressant, c'est de voir qu'un nombre important d'États qui sont des États occidentaux et qui n'étaient pas favorables jusqu'à présent à une admission de la Palestine sans solution politique négociée entre Israël et Palestine, aujourd'hui, soutiennent l'adhésion de la Palestine aux Nations Unies. Et ça, c'est clairement un basculement qui est lié à la guerre aujourd'hui à Gaza, à l'isolement d'Israël, au fait qu'Israël est acculé de toutes parts à la fois par les juridictions internationales, par les États, par les organisations régionales et internationales.

Donc c'est aussi un message que ces États envoient directement à Israël, plus qu'une volonté de reconnaître en l'État la Palestine.

17:31
Présentateur

Et d'ailleurs, la France a remercié l'Algérie au Conseil de sécurité pour la résolution en faveur de la mission à l'ONU. On écoute.

17:40
Locuteur 7

La France remercie l'Algérie d'avoir proposé cette résolution en faveur de laquelle elle a voté. Il est temps de parvenir à un règlement politique global du conflit israélo-palestinien sur la base de la solution des deux États, la seule à même de répondre aux besoins de sécurité de long terme d'Israël ainsi qu'aux aspirations légitimes des Palestiniens à un État. Comme le Président de la République l'a rappelé, la France n'a pas de tabou sur cette question et c'est dans ce contexte à l'initiative de l'Algérie que nous sommes favorables au rehaussement du statut de la Palestine à l'ONU et à son admission comme membre de plein droit.

Cette admission doit permettre la reprise d'un processus décisif et irréversible pour mettre en œuvre la solution des deux États et le renforcement de l'autorité palestinienne dans les territoires palestiniens à Gaza comme en Cisjordanie. Elle doit pouvoir y exercer de manière effective et efficace ses responsabilités sur l'ensemble des territoires d'un futur État palestinien.

Le conflit à Gaza déclenché par l'attaque terroriste du Hamas et d'autres groupes terroristes le 7 octobre dernier que nous condamnons de la façon la plus ferme montre à quel point il est essentiel que le Conseil de sécurité s'engage résolument dans la voie d'une résolution politique du conflit tout en renforçant son action sur le volet humanitaire. Nous continuons ainsi à exiger un cessez-le-feu immédiat et pérenne et la libération immédiate et inconditionnelle de l'ensemble des otages.

19:07
Présentateur

On remarque que la position de la France à l'ONU est complètement différente de celle de la position de la France au gouvernement. Comment vous l'expliquez ?

19:17
Invité

C'est vrai que cette différence de position et de posture d'un point de vue à l'autre que l'on soit au sein du Conseil de sécurité ou aujourd'hui à Paris est assez difficile à expliquer d'autant que ce n'est pas la première fois que la France a une position plutôt ambitieuse présent sur la question palestinienne aux Nations Unies. Rappelez-vous, elle a voté en faveur de la mission de la Palestine à l'UNESCO une des 15 institutions spécialisées onusiennes en 2011 et elle a soutenu le rehaussement du statut de la Palestine à l'Assemblée Générale des Nations Unies en novembre 2012 quand il s'agit d'octroyer le statut d'État non-membre observateur à la Palestine.

Et moi, je pense que c'est aussi pour la France l'occasion de rappeler qu'elle soutient finalement la solution à deux États elle a toujours dit qu'aujourd'hui elle est consciente que tout processus politique n'avance pas qu'il n'en a plus que les deux parties ne se parlent plus et que, clairement, c'est ce qu'on a entendu dans le propos de la représentante française avec ce vote que l'objectif c'est à la fois d'isoler Israël en le contraignant à revenir à la table des négociations mais aussi de rappeler que la guerre à Gaza n'a plus que trop duré et qu'Israël doit revoir aujourd'hui ses opérations sur place.

Mais il ne s'agit pas d'un changement de ligne politique au sein des Nations Unies d'Afroats. Elle a systématiquement acté et voté en faveur d'un réhaussement des statuts successifs de la Palestine aux Nations Unies et ça depuis 2011.

20:42
Présentateur

Justement, à la suite de ce vote, le ministre israélien des Affaires étrangères a convoqué hier des ambassadeurs des pays du Conseil de sécurité qui ont voté en faveur de l'adhésion pleine et entière des Palestiniens aux Nations Unies. Est-ce qu'on peut y voir une menace qui est envoyée justement par Israël ou une peur en fait qu'il y ait justement la reconnaissance de la Palestine ?

21:04
Invité

Israël a toujours possédé comme ça après chaque vote qui a pu avoir lieu au sein des Nations Unies en 2011 sous la présence de Nicolas Sarkozy quand la France a accepté à voter en faveur de l'admission de la Palestine à UNESCO. La France a de nouveau subi des pressions et des menaces du côté israélien. Je vous rappelle qu'à cette époque-là, Israël avait suspendu tous ses financements au sein de la situation spécialisée. Les États-Unis aussi, le Canada aussi.

Les États-Unis se sont retirés de l'institution et donc toute cette stratégie de menace et de pression sur les États qui reprissent en faveur la renoncement statutaire de la Palestine aux Nations Unies mais comme ailleurs à la Cour pénale internationale on a la même situation. C'est quelque chose qui arrive systématiquement mais qui ne permet pas aujourd'hui de faire changer la position de la France sur la question palestinienne pour les Nations Unies.

En revanche, ce qui est intéressant de noter, c'est qu'effectivement il y a une forme de peur visiblement au sein du gouvernement israélien qui est bien conscient qu'aujourd'hui sans les États-Unis ils sont complètement isolés sur la scène internationale.

22:03
Présentateur

Donc on peut dire que le dernier allié et pas des moindres d'Israël c'est les États-Unis ?

22:09
Invité

Oui, sauf qu'en l'occurrence c'est l'allié qui dispose du droit de veto aux Nations Unies et qui s'en sert systématiquement et depuis que le Conseil de sécurité existe il y a eu un certain nombre de veto américains il y a eu une trentaine de veto américains entre 2003 et aujourd'hui sur la question israélo-palestinienne et effectivement ça continue et ça ne va pas ça ne semble je ne pense pas que ça devrait s'arrêter dans les prochaines semaines.

22:34
Présentateur

Et est-ce qu'il y a une évolution par rapport au 23 septembre 2011 où justement Mahmoud Abbas avait déposé une première demande d'admission de la Palestine ?

22:44
Invité

En fait la demande qui a été déposée le 2 avril dernier par un réel de Sourdes ambassadeur palestinien à l'ONU ce n'est que la suite de la précédente c'est-à-dire qu'elle était suspendue. Le 23 septembre 2011 Mahmoud Abbas lance cette campagne d'adhésion pour permettre à la Palestine de devenir un État membre. A cette occasion l'autorité palestinienne dit clairement que la Palestine remplit les critères attendus par la Charte et l'article 4 encadre la procédure d'admission. Mahmoud Abbas explique qu'il s'agit bien d'un État que son État est une nation pacifique qui accepte les obligations de la Charte et qui s'engage solanément à remplir ses obligations.

Dans la foulée on a eu la même chose que l'on a eu récemment c'est-à-dire que la demande a été transmise par le secrétaire général au Conseil de sécurité. Le Conseil de sécurité l'a renvoyée comme le fait habituellement à son comité d'admission de nos membres. Ils se sont réunis. Ce sont des débats qui se tiennent à huis clos. Tous les membres du Conseil se réunissent pour débattre notamment du statut étatique de la Palestine. Ce qui était intéressant et ce qui change par rapport à aujourd'hui c'est qu'en 2011 on a eu un réel débat juridique sur le statut étatique de la Palestine en droit international et à la fin on n'a pas eu de consensus.

Les États-Unis ont clairement annoncé qu'ils mettraient leur veto si la Palestine allait au vote.

L'autorité palestinienne a suspendu sa campagne parce qu'elle savait qu'un veto allait intervenir et donc comme il n'y a pas eu de vote sur ce qui demande l'admission celle-ci était juste suspendue et là ils ont créé l'ouverte le 2 avril dernier soutenue notamment par le groupe arabe avec l'Algérie et donc ce n'est qu'une poursuite de ce qui avait eu lieu en 2011 mais ce qui est intéressant et ce qui change c'est que cette fois-ci le débat qui a eu lieu au sein du comité pour la mission de nouveau membre il était clairement politique ils ne se sont même pas cachés de ne pas avoir un débat juridique pour savoir si la Palestine remplissait les critères attendus par la Charte des Nations Unies et quand on lit le rapport qui ne fait même pas deux pages le seul souci qui est mis en avant c'est l'absence de consensus politique les États-Unis estimant qu'une admission de la Palestine à l'ONU ne peut pas intervenir sans une discussion entre Israéliens et Palestiniens et ce qui est assez vague c'est que finalement elle renvoie le fait de reconnaître la Palestine à l'accord de la puissance occupante qui doit pouvoir donner son accord à une possibilité aujourd'hui d'admission aux Nations Unies sans quoi les Américains mettront systématiquement leur débat

25:08
Présentateur

mais ça donne du coup l'impression qu'en fait que cette situation ne va jamais trouver de fin parce que si ça dépend uniquement de la force occupante on a l'impression qu'en fait on va tourner en rond encore combien de temps comme ça

25:21
Invité

Oui et c'est d'ailleurs pour ça qu'en fait depuis 2012 et l'obtention d'un statut d'État moment-observateur la Palestine n'a pas réussi à rehausser de nouveau son statut Nations Unies parce que le seul statut qui lui manque c'est le statut de membre plénier et qui lui est complètement bloqué par la position américaine qui estime qu'il doit avoir son mot à dire dans la capacité au peuple palestinien à s'autodéterminer à disposer d'un état et à être représenté en tant que tel en Nations Unies et donc tant qu'il n'y a pas un changement de politique au niveau des États-Unis effectivement il n'est plus probable aujourd'hui de voir un état de Palestine aux Nations Unies le second levier qui peut être envisagé c'est que les États de manière individuelle reconnaissent

26:02
Présentateur

les aléas du direct on a un petit bug donc merci je ne sais pas si on arrive à récupérer la connexion avec INSAF Rezaghi donc je rappelle qu'elle est doctorante en droit international et chercheuse associée à l'Institut français du Proche-Orient donc merci beaucoup INSAF merci d'avoir accepté notre invitation restez avec nous on retrouve Paul Elec et Mathieu Slama pour le fond de l'info tout de suite après ce clip de promo la situation politique

26:35
Locuteur 4

est inédite

26:36
Présentateur

urgente

26:37
Locuteur 9

bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur le Média

26:39
Locuteur 4

deux directs par jour une situation de crise alimentaire sans précédent du terrain du reportage mais aussi de l'enquête le Média est aujourd'hui la seule télévision résolument de gauche engagée et indépendante des pouvoirs financiers et politiques le Média c'est 25 travailleurs qui produisent de l'information au quotidien nous devons faire plus pour cela nous devons nous développer développer la chaîne de télévision développer nos programmes notre présence sur le terrain enquêter sur les puissants qui nous gouvernent le tout en libre accès développer cette chaîne unique dans le paysage audiovisuel français implique de faire grandir nos équipes d'investir dans du matériel sans ça pas d'émission pas de reportage pas d'enquête et le champ libre pour les grands médias Macron son monde et l'extrême droitisation des débats menez cette bataille avec nous abonnez-vous aux médias à partir de 5 euros par mois l'abonnement c'est notre moyen de financement le plus pérenne le plus solide être abonné c'est faire vivre une chaîne TV d'information indépendante et engagée accessible à toutes et tous en francophonie être abonné c'est faire vivre le pluralisme et le débat dans le très petit monde de la TV offrez-vous une alternative TV abonnez-vous le média reprenez goût à l'info

28:00
Présentateur

bonsoir à celles et ceux qui nous rejoignent et merci à vous qui continuez de regarder toujours debout l'émission quasi quotidienne d'info et de combat c'est l'heure du fond de l'info avec Mathieu Slamaï essayiste, auteur de Adieu la liberté et Paul Ellec tous deux chroniqueurs politiques réguliers au sein du média bonsoir messieurs on commence le fond de l'info avec le sujet brûlant du jour Gabriel Attal a pris la parole depuis le parvis de l'hôtel de ville de Virichatillon dans l'Essonne où le jeune Chemsine est mort sous les coups d'un groupe de jeunes près de son collège Emmanuel Macron a demandé au premier ministre de lancer une concertation pour trouver des solutions au surgissement de l'ultra-violence en particulier parmi les plus jeunes un petit résumé des grandes lignes de son plan d'action contre les violences des mineurs répression des jeunes criminalisation des parents dit défaillant et déresponsabilisation de l'Etat après avoir évoqué la tragédie de ce décès et le destin brisé de l'adolescent il insistait sur le sursaut d'autorité dont les jeunes auraient besoin

29:09
Invité

c'est pour cela que nous avons besoin d'un vrai sursaut d'autorité ce sursaut d'autorité c'est une réponse à l'incompréhension la sidération oui la sidération de nos concitoyens c'est savoir reconnaître que si nous avons je crois profondément réussi à réarmer financièrement et matériellement nos forces de l'ordre notre système judiciaire et j'y reviendrai nous ne sommes pas encore parvenus à inverser cette forme de spirale de l'affaissement de l'autorité le président de la république lui-même a appelé à un réarmement civique notamment dans notre jeunesse

29:41
Présentateur

son discours général a mélangé plusieurs sujets désigné plusieurs six points retirés pour les élèves perturbateurs placement d'internat islam réseaux sociaux et criminalisation des parents

29:52
Invité

si certains parents se donnent se battent et refusent de se résigner d'autres renoncent et se dérobent à leur devoir c'est bien un devoir quand on a un enfant de s'occuper de lui de le remettre dans le droit chemin l'éducation cela commence d'abord à la maison aussi lors des consultations je souhaite que nous aboutissions à des mesures pour responsabiliser davantage les parents des missionnaires responsabiliser ces parents c'est faire en sorte qu'ils aient à répondre eux aussi davantage des actes de leur enfant pour cela je propose d'ores et déjà trois idées d'abord réprimer plus largement et plus sévèrement les manquements des parents à leurs obligations ensuite parce que la prison et les amendes ne sont pas les remèdes à tout et que je crois aux sanctions qui ont du sens je souhaite comme je l'avais annoncé dans ma déclaration de politique générale que les parents défaillants puissent faire l'objet de travaux d'intérêt général enfin les convocations du juge on s'y rend je souhaite qu'il soit possible désormais pour le juge des enfants de prononcer une amende pour les parents qui ne répondent pas à ces convocations à ces trois idées je veux ajouter une chose il n'est pas question d'ajouter de la misère à la misère nous savons bien que dans certaines circonstances ce sont des femmes seules qui se démènent pour garder leur enfant dans le droit chemin tandis que le père a complètement démissionné ce n'est pas seulement le parent qui vit avec l'enfant qui doit assumer aussi quand un jeune commet des dégâts nous viendrons désormais chercher les deux parents pour payer les réparations ce n'est pas parce qu'un des parents a quitté le foyer qu'il doit se laver les mains de l'éducation de son enfant et des conséquences des actes de son enfant

31:27
Présentateur

Ces annonces ont duré 49 minutes le Premier ministre a évoqué plusieurs points quelles sont les mesures qui vous ont le plus interpellé ou choqué

31:35
Invité

Alors déjà si je peux dire une chose en écoutant ce discours de Gabriel Attal j'ai eu l'impression d'être sur un plateau de CNews quand on entend ce que dit Gabriel Attal c'est ce qui est dit quotidiennement sur le plateau de CNews manque d'autorité les parents défaillants les quartiers difficiles qui posent problème des jeunes qui se comportent mal une France qui va mal la délinquance et la criminalité qui augmentent etc et donc c'est très intéressant que ce gouvernement qui je rappelle en 2017 s'est construit sur une idéologie de l'émancipation du progrès etc se retrouve aujourd'hui à tenir non seulement un discours extrêmement réactionnaire mais un discours qui est autoritaire sur le manque d'autorité qu'il faut remettre de l'autorité partout dans la société à commencer par l'école remettre dans le droit chemin les jeunes et les parents qui sont défaillants etc donc ça c'est très intéressant quand même ça dit quelque chose sur la lente dérive du macronisme d'une part vers la droite mais aussi vers un autoritarisme de plus en plus assumé qui est pour moi une forme de populisme c'est à dire contenter une augmentation dans la société française de sentiments autoritaires et d'une volonté de plus de punition d'une politique pénale plus ferme etc moi évidemment ce qui me choque c'est la mesure qui me choque le plus c'est la pénalisation des parents le fait d'aggraver la situation de familles déjà en très grande difficulté qui sont souvent pour certains cas en très grande précarité pour moi c'est à la fois comment dire inhumain et surtout très contre-productif parce qu'on va aggraver des situations qui sont déjà dans une situation des situations qui sont déjà très compliquées donc des situations de précarité qui sont déjà très grandes donc c'est un arsenal répressif très autoritaire certaines idées viennent de l'extrême droite cette idée de punir les parents d'enfants d'enfants délinquants c'est une idée défendue de longue date par Marine Le Pen et aussi plus récemment par Éric Zemmour donc ça ça contente l'électorat on va dire réactionnaire qui serait tenté de voter peut-être aux européennes pour la Macronie et ce glissement là il est tout à fait tout à fait symptomatique de la manière dont maintenant dans ce gouvernement tout est prétexte aux mesures les plus autoritaires les plus répressives du point de vue sécuritaire du point de vue de l'éducation dans tous les domaines de la société et ça c'est quand même tout à fait inquiétant parce que quand un gouvernement n'a de réponse à des problèmes de société que par la répression et l'autorité c'est quand même qu'il y a un énorme problème surtout que la répression ne va rien changer au problème j'ajoute si je peux finir sur un point c'est que tout ça part encore une fois d'une lecture totalement biaisée de la réalité et je le redis c'est une lecture qui est faite par CNews ou par Valeurs Actuelles ou que sache encore quotidiennement c'est l'idée qu'il y aurait un ensauvagement de la société qu'il y aurait une montée de l'insécurité dans le pays etc or vous prenez les chiffres des homicides depuis 30 ans ils sont stables vous prenez la part des mineurs dans les homicides c'est stable également que la question de la violence des jeunes n'est pas en augmentation je ne dis pas que ça n'existe pas il y a eu des faits divers tragiques qui ont eu lieu ces dernières semaines mais il n'y a pas d'augmentation de tout ça ce n'est pas un phénomène qui éclate comme on a tendance à l'entendre chez certains encore une fois pour nourrir leur discours sécuritaire et parfois xénophobe puisque pour certains il s'agit de mettre en relation l'immigration et l'insécurité et c'est très important de le dire parce que en fait c'est un phénomène qui existe depuis toujours je veux dire dans les années 50 il y avait les bousons noirs c'était des gangs de jeunes qui s'affrontaient de manière très très violente donc c'est des sujets qui ne sont absolument pas nouveaux mais qui aujourd'hui reviennent devant la table pourquoi ?

pour nourrir un discours répressif sécuritaire pour nourrir un discours de comment dire d'exception pour des mesures d'exception et qui en particulier et je m'arrête là va cibler en particulier les quartiers populaires la fameuse mesure de 8h à 18h Gabriel Attal a dit que ça serait en priorité pour les quartiers populaires il est revenu là-dessus après alors il est revenu là-dessus après mais il est évident qu'il y a une volonté de stigmatiser en tout cas de cibler particulièrement les quartiers populaires et ça évidemment moi je trouve ça tout à fait inquiétant voilà je partage avec Mathieu l'idée qu'il y a en tout cas une constance dans les annonces de Gabriel Attal qu'il s'agisse du domaine de l'éducation nationale de la jeunesse et c'est cette espèce de pétainisme d'atmosphère désolé d'utiliser le terme mais enfin vous avez quelqu'un qui est à la tête d'un gouvernement autoritaire qui en permanence parle d'ordre moral du sursaut d'autorité on avait entendu parler de réarmement démographique avec cette espèce de volonté nataliste on a vraiment tous les thèmes du pétainisme en tant que la culture réactionnaire française par excellence qui incarne cette espèce de fantasme réactionnaire de l'ordre ancien qui était mieux face à un monde qui réalladait dérive et tout les procès en décadence il parle du fait que le président de la république a utilisé le mot décivilisation encore une fois décivilisation c'est le titre d'un ouvrage de Renaud Camus qui est le théoricien de la théorie complotiste du grand remplacement ça ne veut pas rien dire il s'était déjà défendu les macronistes en disant non mais vous ne comprenez pas des sociologues comme Norbert Elias en parlent à propos des années 30 mais là on n'est pas dans ça et effectivement quand il parle décivilisation ils disent il y a des gens il n'y a pas de raison pour lesquelles on l'explique mais il y a des gens qui sont des violents et il faut les réprimer et les casser en deux et on va passer par tous les moyens pour le faire effectivement Mathieu a aussi raison en disant mais la déresponsabilisation ces gens là ont fait des réformes successives de toute l'institution scolaire des réformes sur lesquelles ils sont eux-mêmes revenus avec des suppressions de cours puis ils reviennent tous les enseignants et tous les membres et les personnels de l'éducation nationale ont dit ils ont détruit l'école ils ont désorganisé la façon de travailler ils sont en échec à ce projet et aucune responsabilisation de la part du gouvernement comme d'habitude donc on responsabilise les parents en les traitant de démissionnaires etc et en voulant leur appliquer des sanctions comme si ça allait changer quoi que ce soit au phénomène et on a toujours cette idée quand je veux montrer l'hypocrisie du discours c'est là regardez les à dire et à reprendre ces espèces d'anciennes réactionnaires sur l'écran il y a plein de sujets qui peuvent porter de la discussion sur le temps d'écran ce que ça fait pour nos vies etc mais là ils le font pour agiter un espèce de truc réactionnaire très paternaliste sur la débilité des jeunes alors que c'est ce même gouvernement qui s'affichait avec des influenceurs à faire des vidéos à l'Elysée vous voyez le caractère hypocrite de ça c'est vraiment un discours réactionnaire qui a pour but de mettre au pas parce que c'est quand même

38:31
Présentateur

d'ailleurs tu as les revenus sur TikTok en faisant un live sur TikTok sur les annonces qu'il a faites donc oui

38:37
Invité

bah voilà la réduction de la Macronie dans son excellence c'est à dire ils sont là en train de jouer la carte réactionnaire de l'autre côté ils font l'inverse ils sont toujours dans les systèmes mais sauf que encore une fois c'est un discours extrêmement grave oui il y a une volonté de mise au pas il y a une mentalité de caserne derrière ce que propose Gabriel Attal en permanent c'est lui le SNU encore une fois l'uniforme il avait proposé des conseils de discipline en primaire on n'avait pas encore l'uniforme à la crèche mais je veux dire donner leur quelques semaines encore on ne sait pas ce matin en internat ils se déplacent ils se déplacent avec qui ?

la ministre de l'éducation nationale ?

non pas la justice ah bah le ministre de la justice on est vraiment dans et puis encore une fois un dernier truc peut-être là-dessus c'est il a parlé d'autorité autorité mais toujours l'autorité de l'institution dans sa version la plus punitive il n'a pas parlé de l'autorité du savoir par exemple parce que ça c'est un enjeu faire en sorte que le savoir ça soit quelque chose qui soit accessible à tous mais qui fasse autorité dans la discussion mais ça non d'ailleurs on a bien vu que les offensives du gouvernement dans la période étaient très anti-intellectuels contre tel et tel penseur contre tel et tel institution comme des universités une enquête qu'on lançait au CNRS etc et c'est ça qui à mon avis justifie le fait qu'on dise pétainiste d'atmosphère c'est que c'est vraiment un rejet anti-intellectualisant parce qu'on ne peut pas venir regarder en précision leur politique sur l'école et encore une fois excuse-moi je disais un dernier mot tout à l'heure mais ces questions de violence de jeunes elles sont extrêmement importantes à traiter parce que c'est des symptômes quand même d'une société malade quand on a des déversements scénarisés de la violence parce qu'avec les réseaux sociaux c'est la scénarisation qui les rend d'autant plus glaçantes ils se filment dans des mais il y a des travaux là-dessus il y a des travaux de chercheurs notamment des sociologues qui disent bah oui les gens qui sont dans des phénomènes comme ça où la réputation fait toute leur vie c'est leur seul capital symbolique Marmoine Mohamed par exemple travaille sur les rixes entre les gens entre quartiers il pose des éléments ah bah j'anticipe donc je m'arrête là mais il pose des éléments pour dire il y a une manière d'appréhender le phénomène qui essaye de comprendre comment des individus placés dans telle et telle condition réagissent et si on ne pose pas ce genre de démarche et bien ça sera toujours la même chose punissons les responsables et ne changeons rien

40:49
Présentateur

bah d'ailleurs justement tu as introduit du coup ce qu'on va dire plus tard si on s'intéresse au profil de ces jeunes qui participent à ces violences ils sont en échec scolaire et aux relations familiales compliquées souvent avec un parent absent ou défaillant c'est ce que rappelle donc Marmoine Mohamed sociologue et auteur qui s'intéresse à ce phénomène social depuis 20 ans dans son dernier ouvrage consacré à la sociologie des rivalités écartées il y a en brouille est-ce qu'on peut dire qu'il y a toujours justement ce parent absent et défaillant et donc potentiellement responsable

41:18
Invité

en fait je trouve que la plupart des travaux sur le sujet je pense analysent les différentes causes mais à chaque fois on revient toujours aux causes sociales qu'est-ce qui pousse un gamin dans une cité d'aller dans le trafic de drogue et c'est toujours des causes sociales in fine c'est toujours les inégalités qui créent des situations de délinquance de violence des situations d'incivilité ou que sais-je encore ce gouvernement refuse de voir ça il considère que ça c'est la culture de l'excuse c'est le fameux discours conservateur et donc le gouvernement n'a qu'une approche punitive parce que s'il avait une approche rationnelle et comment dire humaniste du sujet il s'attrait aux causes de tout ça qui sont des causes évidemment sociales mais ça le gouvernement s'y refuse absolument et de manière radicale parce que ce qu'il veut en effet c'est utiliser à la fois ces phénomènes là des faits divers qui choquent la France entière donc avec ce que je le redis un populisme vraiment sécuritaire punitif voilà pour avancer sa politique autoritaire ses mesures d'exception ses mesures sécuritaires etc et imposer de nouvelles lois etc Pierre Bourdieu à la fin des années 90 donc quelques années avant sa mort avait eu un terme que je trouve très bon c'est la fait diversion de la politique il expliquait comment déjà à l'époque à la fin des années 90 comment finalement les politiques montaient en épingle des faits divers tragiques évidemment et en faisaient un sujet politique pour nourrir des discours sécuritaires et autoritaires et comment la droite faisait ça mais pas seulement Jospin aussi faisait ça et a mené une politique sécuritaire particulièrement dure et on est complètement là-dedans mais fois mille parce qu'aujourd'hui il y a quoi parce qu'aujourd'hui il y a CNews qui tous les jours met en avant des faits divers et à travers la mise en avant de ces faits divers dit vous voyez la France est à feu et à cent il y a tout un tas d'écrivains d'extrême droite comme Laurent Berton par exemple qui a écrit un livre qui s'appelle la France orange mécanique qui a eu un succès énorme en France et qui explique que la France est à feu et à cent notamment à cause de l'immigration donc CNews est en boucle là-dessus et les autres médias d'extrême droite sont en boucle là-dessus le média en ligne F2Souches sur internet fait ça à longueur de journée et ça fonctionne ça prend et le gouvernement se retrouve comment dire à suivre cette tendance et à aller vers toujours plus de discours répressifs sécuritaires etc si je peux ajouter un point juste que je trouve vraiment intéressant il y a eu dans les différentes annonces de Gabriel Attal il y a eu une annonce qui moi m'a marqué j'en ai fait un commentaire et j'ai créé un petit débat un peu je ne savais pas que ça allait créer autant de débats voilà mais je pense que c'est important d'y revenir il y a un donné où Gabriel Attal dit qui va rendre obligatoire le fait que les élèves se lèvent quand le professeur rentre dans la salle de classe voilà moi je me suis effusqué de ça et ça a créé un émoi bon je ne sais pas pourquoi mais je et je me reste juste expliquer pourquoi je trouve que c'est tout à fait une mesure qui est tout à fait intéressante et qui est très révélatrice de ce que veut faire ce gouvernement déjà pour moi que l'état veuille rendre obligatoire le fait que des élèves se lèvent quand un professeur rentre dans la salle de classe je trouve ça absurde que je trouve que ça n'a rien à faire dans un pays démocratique que d'obliger des enfants à se lever quand un professeur rentre dans sa classe mais surtout je pense que ça révèle la vision qu'ont les macronistes ce gouvernement qu'a ce gouvernement de ce que doit être l'autorité et de ce qu'est la citoyenneté je pense que ce gouvernement pour ce gouvernement l'école et ce que doit être l'école parce que pour ce gouvernement je crois que l'école ça doit être le lieu de fabrication de citoyens qui obéissent voilà de citoyens en devenir qui obéissent aux lois qui sont respectueux scrupuleusement de manière absolue de l'autorité et je pense que c'est ça la logique des macronistes quand ils ont dans leur politique de l'école dans leur politique d'éducation de manière générale et moi je pense le contraire je pense que la citoyenneté c'est aussi le refus de l'autorité à certains moments c'est la capacité de désobéir et surtout quand on est jeune je pense qu'une jeunesse ça se passe aussi dans la désobéissance dans une certaine indiscipline aussi je pense que c'est important cet aspect là dans une jeunesse et surtout que la citoyenneté l'école elle n'est pas là pour créer des enfants et des futurs citoyens obéissants et disciplinés non l'école elle est là pour créer des esprits libres pour apprendre comment dire la liberté de penser et l'émancipation c'est ça l'école et pour moi c'est ça le coeur du sujet et je pense que c'est tout à fait révélateur cette petite mesure qui semble anecdotique mais de la vision qu'a de ce gouvernement de ce que doit être un citoyen et bah ce gouvernement veut des citoyens obéissants et à contre comment dire à contre courant de toutes les idées d'émancipation de liberté que pourtant Emmanuel Macron en 2017 défendait et à plusieurs reprises donc je trouve que c'est assez intéressant comme comment dire et symptomatique de ce qui est devenu le macronisme aujourd'hui bah moi c'est pour ça que je parlais de pensée de caserne parce que je pense vraiment c'est ça je veux dire regardez les délires sur l'uniforme se lever dans le prof on a envie de nous mettre un truffot on sait Antoine Douanel les 400 coups on a envie de nous faire miroiter cette espèce d'image de ah ouais mais avant c'était mieux les professeurs ils étaient respectés etc mais encore une fois moi je suis bien d'une faillite de prof je peux vous le dire le conflit de valeurs qui s'organise c'est pas parce que le prof n'est pas respecté c'est que les valeurs qui sont prônées à l'école par les professeurs enfin ceux qui le peuvent émancipation savoir curiosité mais également effort etc elles sont balayées dès que les gamins sortent de l'école on leur dit consommer ne réfléchissez pas on produit des valeurs qui sont dans des clashes et on a une institution qui est en défaut d'autorité mais pas d'autorité morale par rapport aux valeurs générales que notre société organise on rappelle les macronistes à qu'est-ce qu'ils ont dit aux enfants c'est il faut rêver d'être millionnaire ils ont pas dit il faut rêver de connaître à la fois la musique hindoue et lire Balzac ils ont mis en avant des propositions voilà je remarque d'ailleurs qu'une grande partie de la classe politique aujourd'hui les élites politiques n'a pas n'a plus des stratégies de distinction par l'acquisition d'un capital légitime culturel c'est souvent des élites bling bling depuis Sarkozy à ces pauvres qui ont des commentaires assez je sais pas assez malfaisants sur la culture enfin comment ils traitent le monde de la culture est-ce qu'ils la considèrent et je pense que c'est ça l'enjeu du programme quand Mathieu parle des causes sociales qu'est-ce que ça veut dire causes sociales ça veut dire que il y a des gens j'en fais partie qui considèrent que la responsabilité collective est bien plus écrasante que la responsabilité individuelle bien sûr que les individus sont responsables de leurs actes et bien sûr qu'il y a des parents qui n'arrivent pas à éduquer leurs enfants n'arrivent pas à leur donner toutes sortes de causes sociaux pour agir dans la vie mais la question c'est pourquoi qui sont ces parents et on sait que c'est là où matière est raison c'est souvent des gens qui sont dans des difficultés sociales économiques ou pour qui l'école a été un lieu de violence parce que c'est aussi un lieu de violence énorme pour énormément de personnes parce que c'est un lieu de sélection sociale donc et du coup la responsabilité individuelle c'est la seule chose que la droite veut mettre en avant d'ailleurs pour répondre encore à la question de tout à l'heure s'il y a une mesure qui est aussi choquante dans ce même discours il annonce qu'il veut remettre en cause ce qu'ils appellent l'excuse de minorité à savoir l'idée qu'effectivement dans notre pays on ne juge pas les mineurs de la même manière que l'on juge les majeurs parce que en fait ce sont des enfants des gens qui se trompent et des gens qui font des choses horribles quand on parle de ces scènes d'ultraviance on parle de gens qui sont décédés ou qui ont été mis dans le commun c'est absolument terrifiant ça n'empêche que ça reste des mineurs et là on parle de pouvoir faire en sorte qu'il y ait des comparutions immédiates à partir de 16 ans mais qui a déjà vu une comparution immédiate comment ça se passe si les gens ne savent pas qu'ils peuvent refuser d'être jugés c'est hyper compliqué on est en train de traiter des mineurs comme des majeurs et ça c'est aussi une des pierres angulaires de ce discours d'autorité réactionnaire c'est la punition je ne serais pas étonné qu'à la vitesse où ça va dans quelques années des gens proposeront le retour des châtiments corporeaux et c'est déjà arrivé j'avais vu ça dans des écoles privées anglaises il n'y a pas si longtemps avec cette idée que voilà c'est comme ça qu'on apprend sous la cravache et c'est vrai que sous la cravache c'est la politique qu'ils mènent mais pas seulement à l'école donc moi ce qui m'intéresserait c'est de voir vraiment des discours sur qu'est-ce qu'on fait face à des socialisations qu'est-ce qu'on fait face au phénomène de harcèlement à l'école et de manière générale le harcèlement enfin encore une fois les réseaux sociaux leur impact c'est la scénarisation de la société c'est-à-dire la mise en spectacle comment on arrive à ce que ces éléments de violence et sur des fonds de guerre réputationnelle deviennent filmés mises en scène partagés c'est aussi un regard à voir sur la société qu'on nous donne c'est comment le spectacle est vraiment genre partout et qu'il intègre l'ensemble de notre code social au point que les individus non seulement vont avoir des actes violents extrêmement graves contre d'autres gamins mais ne saisissent pas l'ampleur que ça prend de le filmer et de le revendiquer et puis je peux ajouter juste un point il y a la violence à l'école en effet il y a l'autoritarisme généralisé dans la société comment dire une organisation très hiérarchique de la société les violences sociales les violences symboliques voilà et à l'école elles sont particulièrement violentes entre les élèves pauvres les élèves riches quand Gabriel Attal dit qu'il va faire des classes de niveau bon c'est une manière aussi de dire les pauvres vont être d'un côté et les riches de l'autre parce que l'école c'est le lieu de la reproduction sociale donc en fait la violence symbolique elle est partout dans la société elle est partout à l'école et c'est vrai que ça aussi ça joue et je pense qu'il y a autre chose qui joue aussi c'est peut-être l'espèce de virilisme exacerbé aussi qui est très présent dans la société et qui je pense d'une certaine manière peut encourager à la violence moi je ne rentre pas encore une fois dans la logique d'eux il y a de la violence partout ou quoi que ce soit mais ce virilisme là ce masculinisme qui en plus aujourd'hui on a l'impression parfois est presque encouragé par certains au sein de ce gouvernement Emmanuel Macron lui-même quand il refuse de condamner Gérard Depardieu ou même il parle de moments démographiques etc bon c'est des discours très réactionnaires et puis il y a quand il se met en scène dans la boxe en tant que boxeur ça peut paraître anecdotique mais je pense qu'il y a aussi tout cet imaginaire viriliste qui ne fait pas du bien à la société et qui ne fait pas du bien dans la pacification de la société et juste sur un dernier point récemment il y a eu la mort de Robert Banninter Banninter disait une chose très belle en citant Hugo il disait je crois au droit pour chacun de devenir meilleur et en fait la politique moi je suis très attaché à ça c'est pour ça que je suis contre même toute l'idéologie carcérale punitive qui est très très présente aujourd'hui au sein de la scène politique et pas seulement et bien en fait tout l'arsenal qui est présenté pour réprimer les jeunes l'atténuation de l'excuse de minorité les comparutions immédiates le durcissement pénal etc c'est aussi à mon sens des politiques qui vont accabler encore plus des jeunes en difficulté et qui ne vont pas justement au contraire être une solution parce que ça va les enfoncer encore plus alors ce qu'on a besoin aussi c'est de d'humanité par rapport à ces jeunes même s'ils ont fait des choses très graves c'est dur à entendre que la prison si jamais des jeunes un jeune de 15 ans qui est 16 ans qui fait de la prison on sait que la prison c'est un lieu aussi c'est un lieu où se construit la récidive qui détruit aussi beaucoup les gens et donc c'est aussi ça qui se joue c'est l'idée de le refus de cette deuxième chance de la réinsertion et puis de de comprendre ce qui se joue quand un jeune tombe dans la violence et ce gouvernement lui a décidé d'aller vers ce que j'appelle la logique CNews c'est-à-dire la logique du tout répressif et du durcissement sécuritaire généralisé qui conduit toujours à des mesures d'exception qui toucheront en premier lieu les quartiers populaires et les habitants des quartiers populaires je leur dis et puis ensuite toutes les personnes qui contestent parce qu'on va reparler ensuite du contexte d'interdiction des convocations etc mais juste pour faire le lien avec ce que vous disiez sur le virilisme je crois que dans les travaux de Marwan Mohamed je crois me souvenir qu'il parle justement à un moment aussi de formes de virilisme populaires qui existent comme des identités de la part de gens à qui justement fait défaut un capital de réussite scolaire un capital ailleurs et où ça fait partie des constructions et il dit qu'elles peuvent être similaires dans d'autres endroits où par le travail on obtient des identités viriles par exemple les pompiers la police et dans des corps comme ça et qu'effectivement dans les phénomènes de bande en tout cas très particulier qu'il analyse il y a ces codes là parce que c'est des codes qui permettent des unités en fait de groupes et qui sont des voilà des choses qu'on peut revendiquer des fiertés à revendiquer quand on n'a pas grand chose d'autre sur lesquels s'appuyer et je pense que effectivement ça joue énormément notamment on parlait là d'un crime de meurtre donc ça se développe sous ces formes de choses mais voilà je

54:45
Présentateur

et justement sur la question de la responsabilité des parents Adama Kamara qui est militant avait donné son avis tout de suite après le meurtre de Shemzdin on l'écoute salut la street j'espère que vous allez bien une fois n'est pas co-chim je vais pousser un coup de gueule par rapport à ce qui s'est passé à Montpellier j'ai appris ça hier soir j'ai vu ça hier soir et comment comment on peut taper une gamine de 13 ans à plusieurs d'avoir des garçons qui s'écrasent la tête d'un enfant par terre comment on peut faire ça en fait l'extrait il était un peu plus long et du coup ce militant expliquait justement la responsabilité en fait des parents dans ces violences il tenait en fait le même discours que Gabriel Attal et pourtant lui aussi a connu justement son frère a été victime aussi lors d'une rixe et il disait un peu plus longuement dans la vidéo il expliquait en fait que si c'était la faute justement des parents qui laissaient je paraphrase un peu qui laissaient les enfants dehors qui en gros la responsabilité en fait des parents était toute faite selon vous en fait qui sont réellement enfin qui sont les vrais les véritables responsables

56:06
Invité

alors moi c'est toujours important d'écouter en plus des gens comme ce militant qui ont une expérience de terrain et qui voient ça au quotidien et je me permettrais pas moi de remettre en cause sa parole mais je ne me permettrais pas non plus comme le fait Gabriel Attal du haut de ses privilèges et de son statut de premier ministre qui vient d'un milieu extrêmement privilégié et tant mieux pour lui voilà mais je ne me permettrais jamais moi de culpabiliser des familles des mères célibataires par exemple pour prendre un exemple qui je pense est quand même très très comment dire très vrai dans beaucoup d'endroits en France qui déjà ont du mal à finir les fins de mois qui vivent dans des endroits extrêmement précarisés dans des logements qui sont dans des situations terribles bah moi vous voyez moi je ne me permettrais pas de culpabiliser ces familles là quand bah forcément c'est plus difficile de s'occuper au quotidien de ses enfants que quand on est une personne qui a un salaire à je sais pas combien de chiffres qui a la possibilité d'avoir je sais pas moi une nounou des gens qui s'occupent de ses enfants les moyens de mettre ses enfants dans le privé j'en sais rien ou les mettre dans un internat très très chic etc bah oui là c'est sûr que quand on a les moyens bah c'est plus facile forcément de faire en sorte que ses parents ses enfants pardon ne tombent pas dans la drogue ou question j'encore ce qui veut pas dire d'ailleurs que ces enfants ne vont pas eux-mêmes consommer de la drogue mais bref passons mais et ce serait vu comme récréatif après moi je suis je suis pour la légalisation du cannabis etc donc je vais pas tenir un discours punitif sur la drogue ou sur le fait des gens qui consommeraient de la drogue mais toujours est-il qu'on voit bien que il y a il y a une injustice terrible quoi dans toutes ces histoires et et et et et et et c'est particulièrement choquant de voir ce gouvernement qui encore une fois est composé de gens qui qui qui pour la plupart vont très très bien et ils sont issus de milieux très favorisés culpabilisés les gens les plus défavorisés dans notre pays et ça moi je m'y refuse je m'y refuse je considère que c'est une faute de faire ça que ça va ajouter de la précarité à la précarité que ça va potentiellement aggraver la situation des factos et que ça va accroître aussi le sentiment d'injustice au sein de notre société et le sentiment d'un deux poids deux mesures et c'est ça encore une fois au fond derrière tout ça il y a quand même ce côté de le gouvernement s'acharne avant tout sur les pauvres ça s'acharne avant tout sur des gens qui ont déjà qui n'arrivent déjà pas à s'en sortir dans la vie tandis que les gens qui vont bien eux vont de mieux en mieux moi c'est ce sentiment d'injustice là qui me tient qui me touche et j'avoue que je ne peux pas me voir culpabiliser je ne sais pas moi encore je le redis une mère célibataire qui a du mal à gérer son enfant qui traîne en bas du quartier et se tombe dans le trafic de drogue je suis désolé mais pour moi cet enfant est une victime de la société pour moi cet enfant est une victime des structures de la société qui font qu'on en arrive à de telles situations d'exclusion de telles situations de précarité et je suis d'accord avec l'idée que la responsabilité individuelle d'accord mais il y a avant tout les responsabilités collectives la responsabilité de la société et le fait que la république faillit à peu près dans toutes ses promesses d'égalité et de donner les mêmes chances aux citoyens je viens de le dire la responsabilité individuelle et la responsabilité de la société est d'abord souvent écrasante sur l'individu et pour donner un exemple précis encore une fois c'est que il n'y a que deux options qui sont proposées comme projet pour l'école dans cette société il faut en faire une caserne ou une machine à sélectionner les deux ne produisent que de la violence de l'un côté on produit une mentalité autoritaire et on veut casser des individus ceux qui ne s'y plient pas sont exclus désignés par toute forme de procédés discursifs ensuite comme des ennemis qu'il faut emprisonner et puis la case prison c'est le terminus de tout le discours sécuritaire parce qu'au bout d'un moment il faut rendre les individus responsables de tout ce qu'ils font et la question de la réparation n'existe pas parce que pour pouvoir essayer de réparer avoir une expérience transformative avec l'un individu qui a fauté il faut que la société reconnaisse sa part de responsabilité pour que dans ce dialogue là on puisse comprendre quel est le cheminement qui a amené l'individu à agir de telle ou telle manière et essayer de trouver une rédemption entre guillemets mais qui implique un aller-retour entre la société et l'individu l'individu parce qu'il s'éloigne de la société mais aussi sans doute parce que la société s'est éloigné de cet individu en n'étant pas présente pour son éducation pour plein d'autres choses et de l'autre côté boîte à sélection qu'est-ce que ça veut dire encore une fois Mathieu citait les travaux de Bourdieu sur les médias mais il est aussi très connu sur son travail sur l'école et il ne dit pas l'école dysfonctionne il dit l'école fonctionne parce que son rôle c'est de sélectionner la norme la distance entre la norme dominante et l'élève et c'est en fonction de ça qu'on va sélectionner d'ailleurs il y a des propositions de Gabriel Attal qui est absurde à ce niveau là il propose de mettre la mention fauteur de trouble sur le discours sur le grandiat le dossier parcours sup qu'est-ce que ça va changer honnêtement vous pensez que les gens qui justement sont dans des difficultés scolaires en contact avec l'école ça va simplement être sûr que si tant est qu'ils aient la chance de pouvoir réussir à passer certaines étapes ils vont être refusés à l'université c'est ça c'est des exclures et donc c'est encore une fois ce rôle de sélection sociale qui ne produit que de la violence parce que cette violence elle est symbolique dans un premier temps et puis ensuite elle est où ?

Elle est sur l'exclusion de certaines tâches de certaines activités qu'on estime pas logiques pour un certain nombre de personnes c'est segmenter le marché du travail en disant vous serez les manuels comme si c'était quelque chose de on le voit bien le système professionnalisant en France il est vu comme quelque chose d'une seconde voie ce qui est absolument terrifiant comme idée et hyper aliénant et donc du coup la sélection qui va reproduire des égalités reproduire des inégalités ça veut dire quoi ?

ça veut dire reproduire des rapports de violence les inégalités c'est pas juste ah il a plus moi j'ai moins c'est pour qu'il y en ait un qui ait moins il faut qu'il y ait quelqu'un qui ait plus et c'est ça la logique ça veut dire qu'en gros on ne vit bien qu'au dépend de ceux qui vivent mal tant qu'il y a des gens qui vivent mal c'est ça qu'il faut comprendre et c'est ça le système de violence de la sélection sociale et scolaire qui existe tout le long encore une fois pour le coup là où j'ai fait mes études universitaires et là où j'enseigne à l'université aujourd'hui c'est pas les mêmes publics et on le voit ce qui veut dire qu'on amène des opportunités à des individus de manière très différente et ce coeur de la politique antisociale de la Macronie c'est le bloc bourgeois qu'on l'appelle c'est sa politique elle ne peut jamais être remise en cause donc on ne parle pas d'école on ne parle pas d'autorité du savoir on ne parle pas de moyens pour enseigner c'est juste de la répression et une dernière phrase on finira encore une fois c'est pour honorer l'amour que Mathieu porte à Bourdieu il avait une définition intéressante il parlait de la main gauche de l'état et il désignait par la main gauche de l'état tous les services sociaux auxquels on donne des objectifs mais auxquels on ne donne pas les moyens de réussir l'école la santé en contraire de la main droite la police les services régaliens mais je trouve que cette idée est intéressante et effectivement on est là dedans tous les services pour lesquels on donne une mission sociale qu'on ne va pas réussir on est obligé de l'assurer parce qu'il faut quand même qu'il y ait des gens qualifiés qui aillent travailler pour le capital mais on ne leur donne pas vraiment les moyens de réussir au sens d'un projet d'émancipation qui rassemblerait et crée de la cohésion sociale et c'est l'échec total de la politique de l'école encore une fois sélection ou caserne il faut trouver autre chose

1:04:09
Présentateur

et justement Malika Mansouri psychologue et autrice de Révolte Postcoloniale au coeur de l'Hexagone est revenue sur les violences dans les quartiers après le meurtre du jeune Naël elle s'interroge sur les origines de cette violence à l'inverse du Premier ministre qui ne prend pas le problème dans sa globalité si je suis un nuisible qu'ai-je à perdre si je ne suis rien qu'ai-je à perdre si je ne trouve pas de support d'identification positive dans la société

1:04:36
Locuteur 9

comment me construire autrement que dans ces injonctions à se vivre comme des nuisibles pour les plus vulnérables je dirais qu'on peut finir par s'identifier au stigmate pour d'autres on va l'inverser mais en même temps

1:04:54
Présentateur

s'identifier au stigmate c'est tu es un voleur tu es un délinquant tu es un vilain tu es un nuisible et bien très bien je vais l'agir alors je sais que vous n'êtes pas des spécialistes ou des éducateurs mais selon vous comment est-ce qu'on peut prévenir cette violence et surtout ce qu'on vient d'écouter c'est une analyse que l'on n'entend pas beaucoup

1:05:14
Invité

encore une fois moi ce que je remarque c'est que cette personne et d'autres disent désocialisation c'est-à-dire qu'il y a des individus qui ont un manque d'accès à des bien-être collectifs à des biens collectifs et que la question fondamentale c'est donc de rapprocher d'une part les missions qu'on vient de décrire comme la seconde la main de gauche de l'état de la population là il y a des vraies questions tous les travaux montrent que voilà en termes de mobilité en termes d'éloignement par rapport à un service public toutes les zones populaires souffrent de cet éloignement que ça soit les quartiers dits populaires dans des centres quand il y a très urbanisé mais également dans les périurbains comme on appelle ou en tout cas un certain nombre de territoires qui ne sont pas des gros centres urbains mais qui sont aussi parce qu'ils sont éloignés des grandes villes du service public qui a fermé ses postes ses guichets etc.

Deuxièmement je pense que bien que le gouvernement actuel méprise les sciences sociales et tous les universitaires etc.

l'investissement massif qui doit être fait en termes de psychologues sociologues de gens qui passent leur temps à essayer d'analyser justement les responsabilités collectives les phénomènes au-delà du caractère spectaculaire du fait d'hiver mis devant les yeux c'est sur ça qu'il faut compter qu'il faut recruter mais également de manière générale les assistants sociaux moi je crois moi je crois que s'il y a un boulot que je n'oserais pas faire en France c'est être assistant social ce sont des gens qui toute la journée sans moyens doivent se lutter contre des montagnes d'horreur sociale que leur laisse la société et qui mais enfin je dirais vous donne toute leur âme et leur santé là-dedans moi je peux le dire ma tante elle a été éducatrice spécialisée elle a fini en burn-up parce que quand on lui demande on a dit on ne nous donnait pas les moyens de faire nos missions et on a vu le sens de notre travail se dégrader l'état de violence sur lequel on laisse les gamins et c'est des gens qui c'est une puissance mentale de se jeter dans ces histoires donc c'est ça qu'il faut il y a de l'investissement après ça ne va pas changer du jour au lendemain la question c'est aussi il faut regarder aussi toutes les formes de pédagogie nouvelle qui sont dans le traitement justement des infractions de type harcèlement on a des expérimentations y compris dans les pays européens je pense là au pays scandinave mais ailleurs sur l'idée que justement toutes les approches punitives du harcèlement et de faits qui sont quand même graves ne fonctionnent pas parce qu'elles inscrivent cette dimension du stigmate et du poids d'une responsabilité éternelle sur l'individu et qu'elles ne permettent pas de au contraire faire prendre conscience à l'individu en quoi son comportement est une déviance par rapport à une norme de vie collective et ça c'est aussi un investissement à voir mais c'est exactement l'inverse de la mentalité de caserne dont on parle depuis tout à l'heure donc voilà encore une fois il n'y a pas de surprise pour un type de gauche mais c'est un investissement social dans la compréhension et dans la fluidité des activités sociales disponibles pour les individus pour faire autre chose que ne rien faire ou d'être rejeté dans les institutions auxquelles on est obligé de fréquenter comme l'école et de l'autre côté la question de la pédagogie c'est que la question de la justice elle va devoir prendre un autre tournant et Mathieu disait le punitivisme ou en tout cas le degré de punition et ça c'est une vraie réflexion à avoir de manière générale parce qu'on est dans une société qui court ça craque de partout les rapports sociaux sont en train de pourrir et si la réponse à chaque fois c'est prison on ne va pas s'en sortir oui mais justement juste pour finir sur ce point là je trouve que c'est vraiment le coeur du sujet parce que dans les moments de crise dans les moments où la société est ébranlée comme c'est le cas aujourd'hui comme c'est le cas à peu près depuis 30 ans de manière discontinue on dit toujours on est en crise donc voilà c'est le moment où la société se rétracte et va chercher des boucs émissaires et et comment dire devient plus autoritaire devient plus à une demande de plus de punition et en tout cas cette recherche de boucs émissaires là elle est très forte et aujourd'hui elle est monstrueuse pour moi on voit comment le discours anti-musulman ce comment dire c'est pas seulement les politiques c'est pas seulement certains éditorialistes de ces news c'est la société entière qui est prise de sentiments anti-musulmans très très forts alors encouragé beaucoup par tous ces discours c'est qu'il y a une logique de bouc émissaire qui s'installe dans le pays pareil par rapport aux chômeurs on voit bien le discours sur les assistés qui prend dans le pays et d'ailleurs le succès du rassemblement national joue là dessus aussi sur cette recherche permanente de bouc émissaire et la logique punitive la logique répressive elle vient aussi de la société encouragée par tous les discours politiques par une ambiance générale et puis quand on a un gouvernement qui était censé être progressiste qui prend les mesures les plus réactionnaires les plus autoritaires de ces 30 dernières années ça n'aide pas du tout dans la société mais moi c'est ça qui m'inquiète c'est que la société a une recherche de plus en plus violente et agressive de bouc émissaire plébiscite les mesures autoritaires les plus les plus les plus dures je veux dire je pense qu'on fait un sondage sur la peine de mort aujourd'hui je pense qu'il est presque majoritaire si on fait un sondage sur durcir le système pénal pour les mineurs pareil on peut être sûr qu'ils diront il faut juger un enfant 10 ans comme on juge un adulte je suis à peu près sûr qu'on arrivera à ce type de résultat donc il y a un durcissement de la société toute entière qui profite à qui ?

Au Rassemblement National à l'extrême droite qui elle défend comment dire une politique une vision de la société qui est purement autoritaire sécuritaire et excluante par rapport à tout un tas de personnes vues comme des nuisibles vues comme des gens qui sont nuisibles naturellement de facto à la société et c'est contre ça qu'il faut lutter mais on lutte comme des nains qui luttent contre des géants qui sont en train de prendre d'assaut tout le pays et ça ça me paraît tout à fait inquiétant parce que nous je crois à gauche il faut défendre une logique non punitive restauratrice réhabilitatrice de la faute et je crois que certains groupes militants à gauche aussi tombent un peu pour moi dans ce réflexe punitif alors loin de moi la volonté de donner des leçons à tous les militants qui sont sur le terrain les militants de gauche qui mènent un travail extraordinaire mais quand j'entends par exemple cet ingroup militant par exemple sur la question des violences sexistes et sexuelles qui est un sujet fondamental qui est un sujet lié à des violences systémiques structurelles un système patriarcal et tout mais quand j'entends un discours qui consiste à dire la justice est relaxiste qui est pour moi un discours réactionnaire qui est un discours qui appartient en tout cas au camp réactionnaire ça ça m'inquiète je pense qu'il faut qu'on arrive à penser la question de la réparation de la faute et de comprendre les logiques systémiques dans certaines violences mais sans tomber dans la réaction qui serait punitive répressive parce que ça je crois que encore une fois je reviens à Badinter moi je crois beaucoup à cette idée de chacun peut devenir meilleur je suis persuadé qu'un jeune qui tombe dans la drogue dans la violence ou quoi que ce soit déjà il y a les causes sociales qui expliquent ça mais surtout je pense qu'il faut toujours croire en la possibilité de comprendre sa faute et de s'améliorer mais je suis très pessimiste dans le contexte de populisme et de montée de l'extrême droite actuellement voilà moi juste une phrase mais pour compléter ce qu'a dit Mathieu c'est si vous voulez des bonnes lectures sur ce sujet de la logique punitive qui peut exister y compris dans les cas de militants dans nos réflexions sur le VSS il y a un très bon livre à la fabrique de Elsa Dekmarceau qui est sorti qui s'appelle Faire justice et qui est une réflexion de la part d'une militante qui a elle-même passé plus d'une dizaine d'années à gérer des cas de VSS dans des organisations généralement queer et LGBTQ+.

donc c'est hyper intéressant et elle porte vraiment des critiques sur ce sujet qui peuvent bénéficier à tout le monde

1:13:12
Présentateur

tout à l'heure on a dit que Gabrielle était à Nice en visite dans un interne d'expérimentation pour les élèves décrocheurs et primo délinquant ce matin il a pu échanger avec certains d'entre eux

1:13:23
Invité

peut-être petite question maintenant aux jeunes qui sont là est-ce que vous êtes content d'être là d'abord ? non ? c'est rassurant voilà

1:13:32
Présentateur

alors comme on l'a dit tout à l'heure on remarque que la ministre de l'éducation est absente mais à contrario le ministre de la justice est présent donc c'est dire un peu le symbole et puis là on entend le premier ministre rire on sent quand même encore une fois certains niveaux de ce qu'on peut dire parler aussi d'humiliation et de mépris vis-à-vis de cette jeunesse

1:13:55
Invité

alors moi j'ai trouvé en un mot j'ai trouvé cette séquence terrifiante en fait c'est vraiment des jeunes dits en difficulté qui ont été forcés à être dans un internat en quelque sorte qui ont été mis dans un internat parce que c'est des élèves en difficulté et on les jette en pâture comme ça à la télévision dans une séquence d'opération de communication du gouvernement où Gabriel Attal joue un petit peu le chef de tous ces jeunes et pour moi c'est tout à fait humiliant pour ces jeunes on sent qu'ils ne sont pas à l'aise du tout on sent qu'ils n'ont pas envie d'être là et quand Gabriel Attal fait un aveu magnifique on lui dit vous n'avez pas envie d'être là c'est tant mieux c'est une bonne chose parce qu'au fond on va vous comment dire vous dresser on va vous rendre on va vous obliger à vous comporter mieux ici en internat je trouve que c'est à la fois très humiliant mais assez révélateur de la vision qu'a Gabriel Attal et ce gouvernement de ce que doit être l'éducation de ce que doit être être un jeune aujourd'hui et on voit en particulier on voit que c'est des jeunes plutôt de quartier populaire et ça aussi c'est quelque chose qui est pour moi assez stigmatisant et je n'ai pas du tout aimé cette séquence et le fait qu'il y ait le ministre de la justice en plus qu'est-ce qu'il vient faire là je veux dire ça n'a pas de sens je veux dire donc c'était une séquence que j'ai trouvée à la fois assez inquiétante et en même temps très révélatrice de la vision qu'a ce gouvernement de la jeunesse et de l'éducation avec un premier ministre qui essaye d'être un peu cool mais qui ne l'est pas du tout d'ailleurs bon voilà et qui se retrouve à être un petit peu comment dire cassant avec des jeunes qui visiblement n'ont absolument pas envie d'être là et donc moi j'ai trouvé ça assez humiliant et révélateur c'est vrai que c'est une mauvaise com' pour le gouvernement ils auraient voulu être cohérents et encore une fois illustrer leur politique on met les gamins en train de faire des pompes avec Gérald Darmanin là il y a un truc un peu plus cohérent avec ce qu'il raconte là il y a une espèce de paternalisme de ces deux adultes qui ricanent des situations des enfants qui n'ont pas envie d'être là c'est marrant qu'ils cherchent mais quels sont les arguments que ta maman t'a donné et en fait il se reprend quoi en pleine face le fait qu'il n'y avait pas d'argument on a dit aux gamins tu vas partir en vacances il y en a un qui dit ça ou tu vas y aller t'as pas le choix et en fait on va t'enfermer dans un truc pour te mettre dans le droit chemin et en fait c'est exactement la probabilité qu'ils proposent c'est encore une fois de 8h à 18h vous allez dans une caserne parce que la question c'est que ça pourrait être intéressant d'avoir des réflexions sur les internats où il y a des dispositifs d'internats qui marchent très bien mais ça dépend pour quel public on s'adresse quand il s'agit de lieux qui permettent justement de soutenir le fait d'aller faire des études loin d'avoir accès à un groupe collectif il y a des raisons pour lesquelles ça pourrait marcher mais là il ne s'agit pas ça il s'agit d'avoir des gens dans des espaces fermés dans lesquels la réflexion sur le savoir est toujours la même ça vous allez en bouffer et vous allez être dans un cadre tellement fermé que tout d'un coup miraculeusement vous allez acquérir les normes les codes sociaux ou le savoir qui est nécessaire pour que vous puissiez continuer votre route sachant que la route pour justement ces habitants des quartiers populaires généralement c'est de leur dire bon ben il faut que tu ailles reproduire la classe ouvrière ça veut dire il va falloir retrouver ton poste dans le bâtiment dans la logistique etc parce que les tentatives quand on dirait les bois sont très vite fermés pour le marché du travail ailleurs enfin pour une grande partie d'entre eux en tout cas donc cette scène est à la fois ouais c'est gênant c'est gênant et c'est en même temps triste parce que ça montre encore une fois le caractère communicationnel des propositions il y a ce qui est choquant c'est ce qu'ils vont faire sur la justice des mineurs c'est sur le niveau de répression terrible qu'ils ont déjà par ailleurs appliqué de manière générale dans ce cas j'ai l'occasion d'en parler tout à l'heure enfin rappelez-vous les gamins de 16 ans qui prennent de la prison parce qu'ils ont volé une canette pendant les révoltes post la mort de Naël tué par un policier donc c'est gênant et on a vraiment là la com on vient faire regardez en internat on a un dispositif il fallait montrer des images de cette proposition qui ne veut rien dire ne propose rien et n'apporte surtout aucune solution c'est moins comme ça que je vois la séance

1:18:23
Présentateur

une dernière question sur un tout autre sujet il y a eu lieu la marche annuelle du 21 avril contre le racisme et l'islamophobie en dépit de l'interdiction qui a menacé le rassemblement entre 7000 et 8000 personnes qui ont participé le préfet de Paris souhaitait interdire à plusieurs reprises ce rassemblement pour l'élec vous avez participé à cette marche est-ce qu'il y a eu réellement un trouble à l'ordre public parce que c'est ce qui avait été évoqué justement pour l'interdiction de ce rassemblement

1:18:48
Invité

pas du tout et comme l'avait très bien dit le juge administratif il s'agissait d'une entrave manifestement illégale je cite à la liberté de manifester et de s'exprimer d'autant plus que bon en fait je vous raconte le sketch de la scène mais c'est en arrivant c'était à 14h à Barbès moi je suis arrivé vers 14h un peu en fait tout le monde ne parlait que d'une chose du fait qu'il y avait eu un recours contre le recours fait et posé par Darmanin le jour même parce que le soir il y avait un concert et c'est à dire que on est dans une société où l'accusation qu'il pourrait y avoir des troubles parce qu'ils ont parlé de crimes policiers ou qu'il y aurait probablement des propos antisémites parce que ça parlait de Gaza justifierait une interdiction au point que le ministre de l'intérieur le jour même laisse les juges délibérer sur le sort d'une manifestation et d'un concert qui avait déjà commencé pas le concert le concert attendait république mais la manifestation avait déjà marché c'est absurde et en plus il s'agit encore une fois d'une manifestation qui s'appelait contre les racismes avec un S et qui lissait l'ensemble des formes de racisme connues dans la société et qui était une mobilisation qui se voulait en positif il s'agissait pas cette fois-ci de dire encore un mort à honorer encore un mort de ces 15 jeunes des quartiers populaires jeunes hommes racisés qui sont tués chaque année par la police il s'agissait au-delà de dire il faut qu'on réfléchisse à protéger nos enfants à réfléchir sur ces problématiques de racisme systémique de violence dans la police et de violence raciste dans la police parce qu'on a besoin de créer un front large c'était assez bon enfant ça s'est très bien passé d'un bout à l'autre ensuite il y a eu le concert vraiment rien n'a signalé donc c'était vraiment juste un syndrome de la période politique dans la période politique on veut se servir de la part et d'état comme un instrument de répression massive et cette fois-ci ça se joue sur des volets on va dire moins physiques que par exemple pendant les gilets jeunes où on a juste mutilé et tabassé des gens là il y a des procédures judiciaires partout des interdictions de conférences à tel endroit un tel comique Guillaume Meurice dont on a appris que la plainte contre lui a été classée sans suite pour une blague partout on a des attaques et c'est un climat d'étaux d'étaux pour fermer l'espace de parole disponible sur un certain nombre de sujets qui encore une fois mettent en cause quoi ?

pas nécessairement les responsabilités individuelles encore une fois c'est pas la question c'est les responsabilités collectives de la société les crimes policiers qui sont les responsables ?

bien sûr que ça n'aide pas d'avoir un ministre de l'intérieur qui est un fanatique de l'uniforme et du tabassage mais la question c'est pourquoi il y a la police qui joue ce rôle au nom de l'état français ça c'est la responsabilité collective et c'est pareil sur la question du racisme on parlait de CNews de chaînes qui peuvent largement développer des discours mais genre racistes en permanence il y a des sujets à soulever et on veut faire taire les voix qui bouillonnent les voix qui résistent par la même logique que dénonçait Mathieu tout à l'heure enfin la création d'ennemis de l'intérieur simplement les formes ne font que évoluer les habitants des quartiers populaires c'est la matrice originelle et puis après il faut créer des espèces d'ersades de cette figure donc on a les éco-terroristes les islamo-gauchistes et la liste ne fait que s'allonger en fonction de ceux qui vont à un moment donné ou l'autre contester une des politiques mises en place par le gouvernement que ça soit les écologistes à Sainte-Sauline ou ailleurs qui ont connu des traitements avec le traitement spécial des jugements avec les procédures antiterroristes que ça soit des militants des quartiers populaires qui ont essayé de parler en leur nom et plus à travers les proxys des vieilles associations on va dire paternalistes du type S.O.S.

et racistisme etc.

comme ils ont existé à leur création que ça soit encore une fois les gilets jaunes qui ont parlé en leur nom et en dehors des canaux traditionnels de la médiation il faut fermer et bien sûr dans la période il s'agit de quoi je finirai là-dessus c'est des militants de la cause palestinienne c'est pas un hasard si ce sont des personnalités un peu connues des chercheurs des militants des responsables politiques qui sont attaqués qui sont attaqués par des procédures en apologie du terrorisme un délit qui a littéralement été créé pour ça rappelle que l'apologie de crime ça commence en 1894 dans les lois contre les anarchistes dans ce pays et que c'est de ça que ça dérive la longue histoire on a voulu contre lesquels Blum c'était complètement contre lesquels Blum avait écrit des très beaux textes de contestation parce qu'encore une fois il s'agit pas de délit il y a des propos par exemple les propos racistes sont condamnables donc s'il y a des élus ou des personnalités qui disent quelque chose que ce soit islamophobe ou antisémite on peut espérer que dans ce pays ils soient condamnés la question là c'est pas là c'est qu'on parle d'intention ou d'interprétation il pourrait y avoir des propos antisémites parce que la nature des gens qui organisent cette manifestation me dérange mais ces gens là ont-ils été condamnés ?

ah non sinon ils passeraient sur CNews non c'est ça la blague c'est vraiment ce deux poids deux mesures qui est extrêmement dangereux je peux que j'ai encore une minute non mais juste ajouter un point

1:23:48
Présentateur

je voulais juste rajouter s'il y avait une criminalisation justement de cette parole

1:23:52
Invité

en fait je pense que bon il y a des attentes très graves aux libertés publiques qui se banalisent dans le pays on le dit régulièrement depuis des années et depuis des mois en particulier avec des stratégies qui sont très pernicieuses donc c'est des interdictions de manifester des interdictions de réunion mais vraiment on se rappelle pendant la réforme des retraites des interdictions de manifester des interdictions de réunion on se rappelle encore récemment tout un tas d'interdictions qui ont été prononcées à titre préventif à titre préventif donc sans qu'il y ait un délit qui ait été commis c'est quand même grave il y a un film de Spielberg qui s'appelle Minority Report dans lequel il s'agit de prévenir les crimes avant qu'ils aient lieu on est là-dedans enfin on est là-dedans des ruptures avec la tradition des démocraties libérales et des traditions de la tradition du libéralisme politique dire là on est dans les pratiques qui appartiennent plus ce camp illibéral à la victoire urbaine etc.

je ne dis pas que Macron est urbaine mais je veux dire on a plutôt tendance à voir ce type de pratiques dans des pays illibéraux comme la Hongrie ou la Russie et ça c'est très inquiétant parce qu'en plus il y a une volonté d'empêcher les personnes qui subissent ces interdictions de faire des recours donc les interdictions sont prononcées aux dernières minutes pour que les référés ne puissent pas avoir le temps d'être jugées en quelque sorte et que donc il n'y ait plus le temps en plus c'est une utilisation de l'état de droit mais vraiment particulièrement perverse et tout à fait attentatoire aux libertés et donc ça évidemment ça touche on se rappelle les interdictions pour les manifestations pro-palestiniennes après le 7 octobre qui avaient choqué tous les défenseurs des libertés publiques quel que soit leur bord politique il y avait une vraie émotion par rapport à ça parce que c'est pas normal une interdiction de manifester c'est très grave c'est très grave dans un pays libéral d'un point de vue politique dans une république comme la république française une interdiction de manifester c'est très grave et il y a encore quelques années c'était vu comme quelque chose de très grave le droit de manifester c'est un droit fondamental inscrit dans la constitution enfin c'est pas rien c'est une liberté fondamentale et en fait ce qui est intéressant c'est que ça se banalise bon ça fait un peu la une mais bon on l'oublie vite et maintenant interdire des manifestations ça devient très courant sous Emmanuel Macron et ça c'est pas normal et avec une utilisation de la notion juridique de trouble à l'ordre public alors c'est n'importe quoi l'utilisation qu'on fait de cette notion juridique ça va pas du tout c'est là il y a une comment dire une interprétation extensive par le pouvoir de cette notion pour interdire encore une fois des événements avant que pour prévenir des délits qui n'ont pas eu lieu bon donc ça c'est absurde et donc pour cette manifestation là bon moi j'étais pas d'accord avec la position de tous les gens qui ont participé à cette manifestation mais je suis bien plus choqué par le fait qu'elle a pu être interdire et heureusement qu'il y a eu cette décision du tribunal administratif ça montre qu'on est encore dans un état de droit et c'est ça ça quand même c'est important de le dire parce qu'on a encore des juges administratifs et un état de droit qui fonctionne un peu dans notre pays voilà jusqu'à quand si l'extrême droite arrive au pouvoir ça on peut être sûr qu'elle mettra à mal tous ces mécanismes là mais enfin voilà au moins on a vu que on avait encore un état de droit dans notre pays et ça au moins sur l'annulation de cette interdiction il faut s'en réjouir voilà

1:27:16
Présentateur

merci Paul merci Mathieu et merci à vous de nous avoir suivis toujours debout c'est fini pour ce soir mais nos programmes se poursuivent ici même que vous nous suiviez dans le flux 24-7 de Youtube ou sur le canal 350 de la Freebox le média a exprimé ses plus profonds remerciements aux donateurs de la campagne Kiss Kiss Bank Bank de septembre dernier les noms s'affichent dans le bandeau en bas de votre écran et sans qui les programmes que vous appréciez n'existeraient tout simplement pas vous le savez nos programmes ne sont financés que par vous si nos programmes vous plaisent et que vous voulez que le média continue de traiter l'actualité comme il le fait offrez-vous à partir de 5 euros par mois un véritable média libre et indépendant un média des luttes à la télévision être à la télé c'est bien y rester c'est mieux il n'y a que cette manière que de cette manière que nous pourrons développer la chaîne renforcer nos équipes et notre grille de programme belle soirée sur le média à la télévision

1:28:10
Locuteur

à la télévision à la télévision