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8h30 franceinfo : l'interview complète de Jérôme Guedj

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le cesser-le-feu entre Israël et le Liban est une bonne nouvelle ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Quel bilan faites-vous des frappes en Iran un mois et demi après leur déclenchement ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Le projet de loi sur le logement avec les passoirs thermiques est-il un recul écologique ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le PS a présenté 600 mesures pour 2027. Souscrivez-vous à ce document ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Faut-il une primaire à gauche pour désigner le candidat ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Jérôme GuedjFait
    « Évidemment que c'est une bonne nouvelle. Ce conflit doit cesser. Les frappes sur le sud Liban doivent cesser. »
  • 2:00Jérôme GuedjChiffre
    « Près de 2500 morts depuis le début des opérations. »
  • 4:00Jérôme GuedjFait
    « Il faut désescalader comme on dit. »
  • 6:00Jérôme GuedjPromesse
    « Le SMIC à 1700 €, des écarts de salaires entre 1 et 20 au sein d'une entreprise, la retraite à 62 ans ou encore un impôt sur les grandes successions. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, vous êtes député socialiste de candidat déclaré à la prochaine présidentielle. On a beaucoup de questions à vous poser en vue de cette échéance. On va essayer de comprendre avec vous ce qu'il se passe en ce moment à gauche.

Mais avant cela, les dernières infos concernant la guerre au Moyen-Orient. Cette nouvelle session de pourparler entre Israël et le Liban hier à Washington qui a abouti à un cesser le feu annoncé par le président américain Donald Trump en personne cette nuit. C'est c'est le feu qui se poursuit pour 3 semaines.

Est-ce que c'est une bonne nouvelle ? Est-ce qu'il faut croire vraiment à cette perspective de de paix qui semble tout de même encore assez fragile entre Israël et le Liban ? Évidemment que c'est une bonne nouvelle.

Ce conflit doit cesser. Les frappes sur le sud Liban doivent cesser. Le esbola doit être désarmé.

J'en profite pour avoir évidemment une pensée pour nos deux soldats tombés récemment dans une embuscade organisée par le Esbola. des soldats qui étaient engagés sous mandat de la de la finule. euh les images qui nous viennent du du Liban sont euh sont terribles.

Euh et donc dès qu'il y a la moindre lueur d'abord euh du fait que les armes se taisent, il faut s'en saisir. Est-ce qu'il faut avoir confiance euh je parie moi sur la nécessité d'une stabilisation et d'un poids accru que l'ensemble des protagonistes doivent opérer sur Israël ? Et évidemment, les États-Unis doivent exercer toutes les pressions permettant de de faire en sorte que ce CC le feu soit soit maintenu.

Mais il faut dans le même temps que le Esbola se soumette à la demande du gouvernement libanais, c'est-à-dire à son à son désarmement. Il faut il faut que le que les armes que les armes se taisent et je pense notamment aux civils. On voit des des des images terribles qui nous viennent du du Liban qui est un peuple un peuple ami.

Près de 2500 morts depuis le début des opérations. Est-ce que vous dites aussi que l'armée israélienne doit quitter le sud Liban occupe à peu près 6 % du territoire aujourd'hui ? Oui.

Le la préservation de cette zone tampon est destinée à empêcher des agressions sur le nord d'Israël. Mais il y a pas de justification à cette occupation dans ses proportions aussi importantes. Vous savez, moi je suis attaché à l'intégrité territoriale des États et euh l'intervention israélienne aujourd'hui est assurément disproportionnée et encore une fois les civils libanais pris sous le feu ne peuvent pas être les victimes de cette de cette intervention.

Donc il faut désescalader comme on dit. Jérôme GCH, vous vous étiez réjoui début mars euh de du déclenchement de ces frappes américaines et israéliennes en Iran. Quel bilan vous faites euh un peu plus d'un mois et demi le le du début de du déclenchement de de ces frappes ?

Est-ce que pour vous voilà ça a pu permettre une avancée quelconque ou est-ce qu'on est dans une impasse concernant la situation au Liban ? Personne personne ne se réjouit jamais d'une intervention militaire. simplement nous étions plusieurs à constater que les menaces exercées par l'Iran, la situation de la population iranienne, l'espérance que nous pouvions avoir d'un changement de régime que vous avez toujours ce matin ou pas la chute du régime des mol et de constater qu'il y a une capacité de résilience, une capacité de statut co et euh comme nous le disions déjà à l'époque euh la démocratie, un changement de régime ne se construit que très rarement. euh sous euh une intervention militaire extérieure.

Je préférerais que soyons en capacité de soutenir plus et mieux euh l'émergence de cette alternative cette alternative iranienne. L'honnêteté oblige à dire que aujourd'hui c'est englué, c'est englisé et que désormais nous en subissons des conséquences durables sur le pouvoir d'achat des Français, le blocage du D3 d'Ormuse et et les menaces militaires sur les containers et les tancaires qui traversent les trois d'Ormus ont des répercussions très concrètes pour des habitants de l'UR et Loire ou de l'esson à la tombe. Donc donc là aussi euh il faut il faut désescalader, il faut que le droit nouveau soit soit respecté.

Ça suppose là aussi que les Iraniens donnent des gages plus importants qu'ils ne l'ont fait jusqu'à présent de l'abandon de leur programme d'enrichissement de l'uranium. Jérôme G, il y a un débat qui monte en Europe sur la la suppression ou non de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Euh ce texte permet des échanges commerciaux dans plusieurs secteurs avec l'État hébreu, plusieurs pays dont l'Espagne mais pas seulement souhaite le le remettre en cause.

Écoutez, le ministre des affaires étrangères qui étaient à votre place hier matin sur euh sur France info, j'ai exprimé sur ce sujet. Notre objectif n'est pas de suspendre pour suspendre. Notre objectif, c'est que les choses changent et que le gouvernement israélien change sa politique.

Je plaide depuis 1 an pour que des sanctions soient prises à l'encontre des entités ou des individus qui sont responsables de meurtre de palestinien ou d'incendie en 6 Jordanie, que ces sanctions européennes ont été bloquées depuis un an par un véto hongrois, véau qui pourrait être levé et et je et je pense que nous parviendrons à prendre ces sanctions dans les prochains jours. Il faut faire pression euh la poursuite de la colonisation en 6 Jordanie, les interventions de colons très violentes, quasi terroristes euh organisé par eux, l'indifférence euh ou le soutien parfois euh implicite de l'armée euh israélienne dans ces dans ces mouvements-là est absolument insupportable. C'est c'est tout ce qui empêche la toute ténue et timide perspective un jour de l'émergence d'un état palestinien.

Et euh ce myage de la 6 Jordanie est un est insupportable. Donc tout ce qui permet à suspendre, est-ce qu'il faut aboutir à la suspension qui permet de faire pression sur le gouvernement de Benjamin Netahu qui a une responsabilité évidente que je combat ce gouvernement, ses alliés Bengvier, Smodrich, ce sont des adversaires de la paix et je vais même vous dire, ce sont des adversaires de l'identité et de l'âme de ce pays. Il y a des élections organisées en Israël au mois d'octobre, sauf si elles sont avancées et j'espère que les gens raisonnables dans son pays, dans ce pays auront la capacité de de se rassembler.

J'ai rencontré récemment des dirigeants israéliens dans la euh qui travaillent à l'organisation d'une coalition alternative à Benjamin Netaniaahu. Euh en attendant, c'est d'abord les Israéliens eux-mêmes qui doivent changer leur gouvernement, mais il faut qu'il y ait une pression internationale quand il y a des violations du droit international. Et je le dis, la colonisation est illégale en 6 Jordanie. les violences organisées sont illégales.

Et donc si on estime que euh cette suspension peut avoir un effet et c'est pas tellement l'aspect opérationnel, si on regarde le contenu de cet accord, il il ne change pas radicalement euh les choses. C'est un un signal diplomatique, c'est un signal politique qui est de dire la communauté internationale fait pression sur le gouvernement israélien pour que sa politique change radicalement. Il faut être cohérent, on peut pas condamner ce qui se passe et rester rester impuissant.

Conséquences directes de cette situation toujours confuse au Moyen-Orient, Jérôme Gatge, je vous l'avais dit, ce sont euh les prix à la pompe qui restent élevés. Euh cette semaine, le Premier ministre a étendu les aides à 3 millions de gros rouleurs et aux petites entreprises du BTP. Vous avez euh vous euh participé cette semaine à une réunion qui s'est tenue à Bery, un comité d'alerte sur les finances publiques au cours duquel en fait le gouvernement a annoncé euh 6 milliards d'euros d'économie notamment pour compenser euh le coût de la guerre au Moyen-Orient.

Alors dans le détail, c'est 4 milliards concernant les moyens de l'État et 2 milliards concernant la sphère sociale. On va parler du fond mais sur la démarche, est-ce que vous saluez voilà cette cette prudence de l'exécutif contenue du niveau de nos déficits ou est-ce que vous regrettez qu'il n'y ait pas de débat politique, de débat parlementaire sur ces économies supplémentaires ? Moi, je préfère toujours un débat parlementaire, mais moi, j'ai été frappé par cette réunion.

Euh évidemment qu'on s'attendait à ce que la crise euh euh au Proch Orient et des répercussions sur l'exécution du budget, mais une fois qu'on nous indique que le coût de cette de ce conflit, c'est environ 6 milliards sur les finances publiques, essentiellement par un renchérissement des taux d'intérêt et donc du remboursement de la dette française, plus que quelques conséquences ici ou là. Bon, une fois qu'on nous dit qu'il y a 6 milliards d'impact sur les finances publiques, on nous propose une réduction et uniquement une réduction des dépenses. Donc nous, la première question qu'on a mis sur la table à situation exceptionnelle, pourquoi c'est uniquement des économies qui sont proposées ?

Il faut des recettes supplémentaires, il se il peut se poser la question des recettes supplémentaires, par exemple de la récupération d'une partie des profits que certains pourraient faire de manière atypique. Je pense au raffineur, je pense au pétroliers. Ça, il faut qu'on fasse au niveau européen.

Oui, mais on peut toujours envisager des mesures spécifiques et d'essayer de d'aller rééquilibrer les finances les finances publiques. Puis après, on a une deuxième difficulté. Donc un, il y a pas de mesure spécifiques de recette et quand on doit faire des efforts, on peut faire des économies mais on peut aussi aller chercher sur ceux qui profiteraient directement ou indirectement de la situation.

Et puis après moi ma grande interrogation et mon inquiétude c'est une fois qu'on nous dit qu'on doit faire des économies où se nichel moi j'ai posé très clairement la question et à David Damiel et à Stéphanie Rist les deux ministres concernés. Vous nous dites 2 milliards d'euros d'économie dans le champ de la sphère sociale. Concrètement qu'est-ce que ça signifie sur les remboursements de sécurité sociale sur les arrêts de travail sur enfin où allez-vous les faire ?

Et c'est là qui nous manque le débat pour l'instant. Nous n'avons pas le détail et vous savez depuis le vote du budget, nous on a pris nos responsabilité, on a voté le budget de la sécurité sociale, on n'a pas censuré le budget de l'État. Nous souhaitons et nous demandons d'être beaucoup plus associé texte par texte, décret par décret sur les mesures de déclinaison des orientations budgétaires.

Et d'ailleurs, j'ai fait la demande à Stéphanie Rist, la ministre de la santé notamment et nous aurons un deuxième comité de suivi de l'exécution du budget de la sécurité sociale au tout de la semaine prochaine, enfin le 7 mai euh pour voir concrètement comment les choses se mettent en œuvre. On sait que le budget 2026 avait été très difficile à faire adopter compte tenu de la configuration parlementaire. Vous avez donc participé vous Parti socialiste, à ce compromis avec le gouvernement.

Est-ce que vous avez commencé des négociations pour qu'il y ait ce même compromis pour le prochain budget ou est-ce que ça va être encore plus dur ? Non, mais et moi c'est aussi un sujet d'inquiétude. Euh, c'est-à-dire que le budget 2027, tout le monde voit le mur qui approche et c'est un mur à la fois budgétaire.

Les difficultés ne se sont pas évaporées avec le vote du budget 2026. Elles se sont même accrues compte tenu du contexte international et puis par-dessus ça, il y a une difficulté politique. Ça va vous a pas échappé qu'on sera en période d'élection présidentielle.

Et donc moi, j'en appelle à une forme de responsabilité collective et qu'on tourne le dos à une immaturité qui s'est emparée de beaucoup de décideurs public. Je préférerais que dans la période, nous travaillons à ce qui peut faire consensus et rassemblement entre les Français plutôt que de repartir dans un cycle un peu fou, un psychodrame parlementaire et budgétaire à l'Assemblée nationale pendant 3 mois. Et moi, j'ai je souhaite que le gouvernement dès à présent réunisse les groupes politiques qui ont permis l'adoption du budget précédent pour que dès que le texte sera déposé au début du mois d'octobre, et bien on soit pas un à le découvrir et deux à devoir l'amender dans des conditions recambolesques.

Donc voilà, moi je préférerais qu'on ait une négociation, j'assume, une négociation en amont pour que on puisse aborder sereinement cette cette période. quand on n pas censuré le gouvernement l'idée c'était aussi que l'année 2026 soit utile et qui a une forme de préparation sereine de l'élection présidentielle. Je regrette qu'à l'Assemblée nationale ce soit un peu la foire d'agne d'empoigne parce qu'on a eu que des textes très irritants, très clivants qui ne sont pas alignés avec la nécessité d'une d'une de cette sérénité encore une fois pour préparer l'élection de 2027.

Vous restez avec nous Jérôme Gage pour tous ceux qui nous rejoignent à l'instant sur France info à 8h46. Un point sur l'actu avec Dian Ferchit. Le cesser le feu entre Israël et le Liban prolongé de 3 semaines.

C'est ce qu'annonce Donald Trump après de nouveau pour parler à la maison Blanche. Le président américain affirme qu'il y a une très bonne chance de parvenir à un accord entre les deux pays dès cette année. Selon lui, les dirigeants libanais et israéliens vont se rencontrer dans les semaines à venir.

L'Union nationale des propriétaires immobiliers salue sur France Info un geste vers l'ensemble des Français. Après les annonces de Sébastien Lecornu sur le logement, le gouvernement entant permettre de remettre en location des habitations considérées comme des passoirs [musique] thermiques sous condition que le propriétaire s'engage à faire les travaux dans les 3 à 5 ans. La Fédération française de rugby convoquée au tribunal d'Agin.

Son président Florian Grill sera bien présent cet après-midi. Audition dans le cadre de l'enquête sur la disparition de Medine Nargiss il y a 2 ans. Disparition en mer du joueur lors d'un stage de l'équipe de France des moins de 18 ans en Afrique du Sud.

L'alerte des ONG environnementales en ce vendredi 24 avril, c'est pour la France le jour du dépassement de la Terre. Si à partir d'aujourd'hui, le monde entier adoptait notre mode de vie, les ressources pour l'année de la planète serait [musique] déjà épuisée. France info, le [musique] 830 France info, Thomas Séchier, Mathilde Sirot.

Toujours avec Jérôme Gadge, ce matin député socialiste de et vous êtes aussi candidat déclaré à la présidentielle. On va en parler puisque le Parti socialiste a présenté un document, un projet présidentiel qui a beaucoup fait parler cette semaine. Avant un mot quand même d'actualité puisque Sébastien Lecnu est à Marseille.

Le premier ministre a annoncé hier un projet de loi sur le logement puisque vous parliez l'actualité parlementaire également. Et donc ce projet de loi comprend le retour sur le marché locatif des passoirs thermiques. Est-ce que c'est une mesure de bon sens compte tenu des difficultés à rénover dans un délai impartir un très grand nombre de logements ou est-ce qu'au contraire vous déplorez ce matin Jérôme Gadge un recul écologique ?

Ben, c'est une tension, ça fait partie des contradictions. D'un côté, la nécessité de crédibiliser la mesure de transition écologique et de transition énergétique et qui a un comment dire il y a des conséquences à cette transition énergétique et à cette transition écologique. Et puis de l'autre, il y a euh l'insuffisance de la production de logement.

Pourquoi est-ce qu'on en est à cette situation à devoir libérer 700000 logements qui devaient normalement en être sorti ou dans tous les cas à revenir en arrière ? On voulait mettre la pression sur les les propriétaires, sur les bailleurs pour qu'ils adaptent leur logement qu' soient plus dépassoir thermique. On en est là parce que par ailleurs, il y a eu insuffisance de la production de logement dans ce pays.

Insuffisance de la production de logement privés, mais aussi insuffisance de la production de logements sociaux. Il y a une crise dans l'offre de logement social dans notre pays et donc quand vous avez une contraction du marché, ben vous acceptez d'une certaine manière des logements qu'on avait considéré comme devant évoluer parfois même comme des logements non pas indignes mais qui ne sont pas à la hauteur à la hauteur des enjeux. Donc moi, je suis de ceux qui disent on peut pas euh se racheter une bonne conscience sur ce qu'on n' pas fait depuis des années pour euh faciliter la production de logement, la transformation de bureaux euh en logement, la production de logements sociaux, euh les facilitations au projet d'urbanisme sur un certain nombre de territoires qui sont coincés, endigués parfois dans des dans des procédures.

Donc moi, je suis très gêné par cette mesure qui peut apparaître comme du bon sens. Donc moi, on va on va être extrêmement attentif dans le débat dans le débat parlementaire pour s'assurer que cette détente si j'ose dire sur les critères sur les les la classification et sur le montant des des travaux que les personnes doivent faire dans chacun des logements ne soient pas un chèque en blanc pour qu'on remette des pass il va falloir qu'on regarde ces élémentsl mais vous voyez bien qu'il y a un problème de principe. on peut pas combattre un les passoirs thermiques d'un côté parce que après ça a un coût sur le pouvoir d'achat de ceux qui habitent à cet endroit-là.

Donc ce qu'on gagne d'un côté pour les pour les locataires parce qu'ils vont trouver peut-être plus facilement des logements, pour les bailleurs parce qu'ils vont remettre leur bien sur le marché, ça a un coût sur le long terme. Voilà, on va avoir un coût en terme de pouvoir d'achat. et factures seront plus importantes pour ceux qui habitent là et des conséquences sanitaires sociales pour les personnes concernées.

Donc la ces deux sujets c'est des grandes préoccupation de nos concitoyens. La transition énergétique mais aussi les sujets de pouvoir d'achat. On peut pas faire la godie ou l'essuieglace et un coup on travaille sur l'un, un coup on travaille sur l'autre.

Il y a besoin de continuité dans ces dans ces enjeux et il en manque singuliement. Jérôme Gedge, le PS a donc présenté son programme, hein, pour euh pour 2027, 144 pages. Euh on y lit que le modèle de la social-démocratie doit être dépassé, que le nouveau socialisme doit renouer avec l'anticapitalisme.

Alors dans le détail, il y a plus de 600 mesures, hein. On peut citer le SMIC à 1700 € des écarts de salaires entre 1 et 20 au sein d'une entreprise, la retraite à 62 ans ou encore un impôt sur les grandes successions. Est-ce que vous souscrivez à ce à ce document ?

Alors moi d'abord je souscris au fait que on ait cette base de travail, cette boîte à outils qui soit disponible. Vous savez, pendant longtemps, on disait bah les socialistes, ils ont pas d'idée, ils proposent rien au pays. Beaucoup de vraiment de nouvelles idées là qu'on vient de ce sont vraiment des nouvelles idées qu'on vient de citer.

Je vais être absolument honnête, il y a pour partie des idées que nous défendons depuis des années que qui alimentent les travaux parlementaires que nous faisons euh au gré de chacun des budgets ou des budgets de la sécurité sociale sous forme sous forme d'amendement. Euh et on va le faire évoluer dans un travail avec les militants qui sont saisis. C'est une boîte à outil.

Moi, je préfère dire que ce sera pas la totalité du projet présidentiel parce qu'on fait pas une campagne présidentielle sur 600 mesures. Par contre, on envoie des signaux. Les [raclement de gorge] signaux, c'est de dire qu'il y a des inégalités dans notre pays.

Il y a des situations d'indignité. Il y a des situations de vulnérabilité auxquelles il nous faut répondre. Moi, ce que je veux y ajouter avec d'autres, c'est que nous devons crédibiliser la mise en œuvre de ce projet, c'est-à-dire indiquer un calendrier en 10ant et ça c'est le rôle de chacun des candidats à l'élection présidentielle.

évides mesures parce que moi je suis assez partisan du fait qu'on fasse pas une campagne en disant demain on ras gratis les finances les finances publiques de notre pays sont dans un état désastreux et c'est le fruit des politiques économiques et fiscales qui ont été menées depuis des années. Et donc le prochain gouvernement, le prochain président de la République, il doit avoir l'honnêteté de dire que il va falloir être exigeant dans les choix qui seront faits. Là préoccupation première de nos concitoyens, c'est la question du pouvoir d'achat.

Et j'y ajoute deux sujets. Le premier qu'on a mentionné qui est la question du logement et le troisème qui est la question de la santé. Moi, je souhaite un président de la République qui en matière de pouvoir d'achat, de logement et de santé est capable de présenter un plan de redressement sur les 3 années qui viennent et pas des euh projections un petit peu fantasmées sur les 10 années.

C'est pas tout à fait l'état d'esprit de ce document. Est-ce qu'encore une fois vous dites ça sert à ça ser ça sert à envoyer un signal politique ? Parce que justement à un an de cette présidentielle, le signal politique tout simplement c'est pas de mettre le cap à gauche toute pour concurrencer Jean-Luc Mélenchon.

Je je pense que c'est pas ça qu'il faut qu'on fasse parce que si on est uniquement dans une sorte de surenchère par rapport à Jean-Luc Mélenchon, d'abord ça veut dire qu'on le place au centre de l'élection présidentielle et moi je souhaite pas que les socialistes soient sous l'emprise de la position de Jean-Luc Mélenchon. Quand on est candidat, comme c'est mon cas à l'élection présidentielle, on s'adresse à tous les Français, évidemment, à ceux de gauche en leur disant que nous allons répondre aux préoccupations que vous déployez, mais ce sont celles de l'ensemble des Français, de celles qui vivent dans des territoires ruraux, dans des villes en périphérie et eux, ils ont cette attente de réponse opérationnelle sur le pouvoir d'achat. Qu'est-ce qui fait au-delà de la seule hausse du SMIC que nous demandons depuis des années qui est un coup de pouce absolument indispensable que nous engageons les entreprises à mener une conférence sociale pour que les minimat de branche soient réhaussés que le partage de la richesse et de la valeur ajoutée créée dans l'entreprise soit plus favorable à destination des salariés parce que pouvoir d'achat vous savez que la croissance est très faible il faut quand même c'est la raison pour laquelle vous savez moi je je suis pour un socialisme de production le mot croissance n'est pas un gros mot pour moi.

On l'a pas beaucoup vu dans ce document. Oui mais alors vous savez quoi ? Chacun va y apporter sa coloration.

Encore une fois, je le redis, c'est une base de travail, un discours qui consisterait à dire que on n' pas besoin de produire de la richesse, qu'on a pas besoin de faire une alliance des productifs, les salariés, les chefs d'entreprise, les artisans, les commerçants, les PME comme les grandes entreprises à condition qu'on soit pas dans une logique de financiarisation de l'économie. cette alliance des productifs pour pouvoir créer de la richesse et la redistribuer, c'est pour moi ce socialisme de production que je revendique. Il y a la question du programme Jérôme Gage et puis il y aura la question du candidat aussi euh qui sera candidat à gauche l'année prochaine.

Il y a beaucoup de candidats euh à ce jour, vous en êtes vous-même euh l'un des l'un des candidats. Euh est-ce qu'il y aura une primaire ou non à gauche pour déterminer l'identité de ce candidat ? Comment départager en fait tous ceux qui sont partant ?

Écoutez ce que disait Marine Tondelier, la patronne des écologistes hier. Elle était sur le plateau de France 2. Je pense qu'on est dans un moment de crise immense et que dans ce moment de crise, un camp qui parlerait petit face aux grandes crises se condamnerait à devenir inaudible et donc inutile et puis enfin remplaçable.

C'est ça qui va nous arriver en réalité et nos électeurs méritent bien mieux. D'ailleurs 89 % d'entre eux chez les écologistes val primaire, 87 % des socialistes, je le dis aux opposants d'Olivier Fort et 86 % de tous les électeurs de gauche et écologistes. Est-ce qu'elle a raison de Marine Tondelier ?

Est-ce qu'il faut une union ? à gauche notamment entre socialiste et écologiste. Mais l'union pour l'union ne fait pas un projet et ne rend pas les choses audies pour nos concitoyen.

Mais ça fait des voix franchement franchement la primaire dans la période c'est assez secondaire euh parce que ça donne l'impression qu'on est enfermé dans des éléments de boutique. Je vois ici de savoir est-ce qu'on fait un calendrier ? À quel moment il faut désigner le candidat, qui peut voter ?

Quelle quelle procédure ? Moi, je suis candidat pour porter ce que je pense utile pour le pays, c'est la voix d'une gauche républicaine, c'est-à-dire qui est authentiquement attachée à la question sociale, au sujet de pouvoir d'achat, de financement des services publics qui est crédible parce que elle ne dit pas tout va se passer sans aucune difficulté et qui refuse la brutalisation du débat public, la conflictualisation à outrance. Ce pays a besoin de rassemblement. il y aura pas par un claquement de doigt au lendemain de l'élection présidentielle une majorité nette à l'Assemblée nationale.

Donc il va falloir prolonger la culture du compromis. On pourra pas la prolonger avec des propositions trop maximalistes. Donc on peut avoir des convictions, mais on se dit comment on se construit, comment on va réussir à construire le nécessaire compromis.

C'est le mot que je mets trois fois dans ma bouche dans cette interview parce que ceux qui pensent avoir raison tout seul dans un pays aussi fracturé se trompent singulièrement. Mais alors, comment on fait ? Vous n'avez pas répondu à la question de Thomas.

Il ne se passe pas une semaine sans qu'il y ait un nouveau candidat notamment à gauche, notamment voilà vers le centre gauche. Ce matin, c'est Bernard Casneu par exemple qui dans le Parisien annonce qu'il va qu'il va lui aussi proposer un projet, qu'il va probablement essayer de de présenter sa candidature. Il y a une bonne il y a une bonne nouvelle derrière tout ça.

Ça veut dire que ça manque pas de talent à l'intérieur de la gauche et de gens qui sont prêts à mouiller la chemise, à mettre leur énergie. Encore une fois, je le redis, personne ne pourra avoir raison tout seul. Donc moi, comment vous départagez à la fin ?

Vous allez vous raller à François Holland ou Raphael Luxembourg ? Non, mais alors déjà, on va proscrire les termes de ralliment. on va se rallier les uns et les autres à une ligne politique qui est celle qui permet d'embarquer le pays.

Donc c'est une [musique] ligne qui est capable de euh transformer en construisant ce compromis qui refuse euh de se singulariser pour se singulariser. Donc dit autrement, c'est pas aligné sur la position de la France insoumise mais en soit ça ne fait pas un projet. C'est une ligne de gauche républicaine.

Alors moi, mettons-nous autour de la table. Vous avez vu qu'il y a quelques jours, il y a eu une initiative qui a été prise par Boris Valallot, Yannick Jad, Raphaël Gluxman euh et