Face à Philippe de Villiers / 3 octobre 2025 (CNews)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir écrit ce livre ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ce mot 'populicide' ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ce fait de Crépol a attiré votre attention ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la justice utilise-t-elle des reconstitutions numériques ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Pourquoi vouloir changer les vacances scolaires ?
- 45:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que l'état de droit selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Philippe de VilliersFait
« Quand on tue un homme, c'est un homicide. Quand on tue un peuple, c'est un populicide. »
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19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Deviler. Philippe, bonsoir.
Bonsoir, bonsoir Geofroid. Geoffro le jeune est avec nous comme chaque vendredi soir. Joffro, bonsoir.
Bonsoir à tous les deux. Bon, félicitations Philippe Deviler, je vous ai découvert la une du Figaro magazine pour votre ouvrage déjà disponible dans toute la France en précommande et qui sortira le 8 octobre prochain. Philippe Deviler, la France peut encore renaître. exclusive donc Populicide son livre et son cri d'alarme.
La question que évidemment tout le monde se pose et qu'on se posera en longueur dans les dans les prochains jours une fois le livre sorti, c'est pourquoi ? Pourquoi populide ? Pourquoi avoir écrit ce livre ?
En fait, j'ai décidé en écrivant ce ce livre testament de ne jamais brider ma plume. J'ai écrit sans scrupule et j'ai voulu livrer sans aucune précaution pour les âmes sensibles le fond de ma pensée avec guidé par l'obsession de relever le pays, de le redresser, de le sortir du cloac. En fait, je suis hanté comme beaucoup de Français par la disparition du peuple auquel j'appartiens.
Le gouffre s'ouvre devant nous et je vois comme Château Brillant le disait à propos de Foucher euh et de Taleran. Le crime s'avançait au bras de du vis. Je dirais pour aujourd'hui la complaisance c'est avancer appuyé sur le bras des lâches.
Donc je c'est une parole pour l'histoire. C'est mon c'est peut-être mon cri ultime en tout cas le fruit d'une ultime mise en garde dont j'espère qu'elle sera utile. J'étais heureux et touché que le Figo magazine euh fasse dans ses pages une grande place à ce à ce nouveau livre.
Et je vois la une et je vois qu'il est écrit "La France peenêtre". Oui, c'est paradoxal parce que le popul c'est la mort d'un peuple. Quand on tue un homme, c'est un homicide.
Quand on tue un peuple, c'est un populicide. Donc ce mot, je l'explique. La France peut mourir.
La France est peut-être en train de mourir et pourtant elle peut renaître. Vous me direz pourquoi ? C'est ce que j'essaie d'expliquer.
Euh en fait, quand un peuple est très vieux, il va chercher dans les replis secrets de ses anciennes sagesses une force insoupçonnable pour se relever. En d'autres termes, le passé multiséculaire de la France est comme une corde de rappel. Pour dire les choses autrement, à partir de chaque petit français qui nous écoute, il y a en chaque petit français sans qu'il le sache, qui sommeille mais qui veille, qui vit, qui survit et qui murmure, un français millénaire qui est en lui et qui se et qui se rappelle à lui et qui lui rappelle euh le devoir d'aller vers les hautes nefs immémorial, le devoir de pratiquer les plus hautes valeurs distinctives.
Et c'est ainsi que la France renaîtra. Moi, je sens moi les sédimentations invisibles. J'appartiens à une vieille famille française pauvre et glorieuse.
Les sédimentations invisibles qui font qu'un pays ne peut pas mourir malgré ceux qui voudraient le faire mourir et qui sont de plus en plus nombreux. Il y a ceux qui voudraient le faire mourir la mélanchonie parce qu'ils veulent changer de France et à ceux qui voudraient le faire mourir parce qu'ils ne savent plus à quoi la France correspond, à quoi la France répond. ce qui se détache, se détourne de nos héritages aussi précieux.
C'est c'est le livre le plus important de ma vie en fait. Pourquoi je parle d'un livre testament ? Derrière ce livre, je peux pas en écrire d'autres.
J'ai tout dit, vous allez voir, ça va faire du monde et on en parlera euh évidemment la semaine prochaine puisqu'il sort la semaine prochaine. Et avant de le découvrir euh dans les librairies, on peut découvrir votre ser mercredi matin avec chez Sonia Mabrou. Ah !
Ah bon ? On n'est pas prévenu. Ah on n'est pas prévenu.
Ah d'accord. Très bien. Ah bon ?
Mercredi matin chez Sonia. Oui, ben monsieur a des préférences. Je crois on peut quitter le plateau.
Écoutez, on lui Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ah, ne vous inquiétez pas, nous ne sommes pas jalous. Alors, il y a une différence entre elle et vous, c'est qu'elle a lu le livre.
Allez, voilà, c'est parti. J'aurais hâte de découvrir l'entretien. J'ai souvenir de l'entretien absolument passionnant que vous aviez fait l'année dernière avec Sonia Mabrou dans une émission MIDI News.
J'ét accompagné. C'était un plateau 100 % féminin et c'était un entretien passionnant et et j'invite les téléspectateurs à revoir l'entretien. C'était pour votre livre Mémoricide et je salue chaleureusement Sonia Mabrou.
Philippe Devilier. Quasiment 2 ans après son meurtre, on ne connaît toujours pas le bourreau et on change de sujet de Thomas. L'enquête se poursuit mais la reconstitution numérique cette semaine n'a pas permis d'éclaircir de nombreuses zones d'ombre. 14 individus sont mis en examen mais tous n avoir porté le coût mortel durant les auditions.
Certains suspects d'ailleurs ont multiplié euh les comportements déplacés. Philippe, pourquoi ce fait a attiré votre attention et il n'est pas le seul fait dans la semaine qui a pu attirer justement votre attention ? En fait, j'invite les téléspectateurs et les auditeurs téléspectateurs de CS, les auditeurs d'Europain, à une pratique euh qui est devenue chez moi obsessionnel, regarder les événements et les reliés entre eux et dans une vision métapitique, c'est en prenant de la hauteur crépole, je veux dire que quelque chose que personne n'a vu. euh et que les magistrats vont contester, mais ça fait rien.
Je pense que c'est la vérité. Crépol, on a eu donc une reconstitution numérique. Vous entendez ? une reconstitution numérique.
C'est-à-dire qu'en fait, on se met à l'abri euh à Valence, au palais de justice de Valence, dans une petite pièce et on a des écrans. En fait, la justice devient un exercice ludique. Personne n'est dépaysé dans la nouvelle génération puisqu'on vit avec des écrans.
Et c'est le passage du virtuel de du réel au virtuel. C'est qu'on ne va pas sur place, on ne reconstitue pas sur place. Pourquoi ?
Euh pour une raison, c'est qu'on veut pas avoir le peuple autour de soi. On veut pas avoir la population qui regarde et qui se souvient et qui rappelle à qui veut l'oublier Salg pour avoir entendu ça. Ou encore on va planter du blanc et cetera.
Et donc on on c'est une justice calfeutrée, une justice de l'ablation du drame. On est dans une petite pièce et d'ailleurs les il paraît que d'après les avocats des partis civiles, les mis en examen euh étaient goard parce que là devant un écran, voilà, c'est pas comme si on était sur place à l'endroit où a lieu le crime. Et donc en fait, c'est une justice qui a peur d'elle-même, qui a peur des représailles, qui a peur des criminels, qui a peur des délinquents.
C'est une justice qui a peur d'être rendu. Et dans la même journée, c'était hier, j'entends dire juste après, le conseil supérieur de l'éducation propose que les noms des vacances soient revu, les vacances de la Toussin, les vacances de Noël et puis demain les vacances de pâqu et cetera. C'estàd qu'il s'agit d'éradiquer toute référence au christianisme, toute référence euh à la chrétienté originelle de la France, à notre mode de vie et cetera.
Et qu'est-ce que ça m'a rappelé ? Ça m'a rappelé la la terreur. Notreame de Paris s'appelait le temple de la raison.
Saint-Malot, ville à laquelle je suis très attaché par mon enfance, s'appelait Port Malot. Saint-Brieux s'appelait Port Brieux. C'estàd qu'en fait on débaptise là en ce moment c'est Vémière voyez c'est que il fallait tout débaptiser.
C'est à la table rase. Voilà c'est ça qu'ils essayent de faire. Et cette idée absurde de la laïcité qui est en fait le laïcisme et qui voudrait se construire contre le christianisme finissant flagolant pour mieux faire une place à l'islamisation galopante de la France.
Parce qu'en fait la laïcité, pardonnez-moi l'expression, c'est un fusil à tirer dans les coins. Ça sert que pour le christianisme en fait aujourd'hui. Et ça me rappelle une phrase terrible de Viviani le 8 novembre 1906.
Cette phrase, elle m'a jamais quitté. Elle explique tout ce qui se passe en ce moment. Il dit ceci à l'assemblée.
C'est magnifique sur le plan formel, mais ça dit bien ce que ça veut dire. Il dit, "Nous avons haché les consciences à la croyance. Lorsqu'un misérable voyait le genou sous le poids du jour, nous lui avons dit : "Au-dessus des nuages, il n'y a que des chemères." Chers camarades, il s'adresse au socialiste.
Chers camarades, ce que nous avons fait magnifique. Nous avons éteint dans le ciel une à une, les étoiles qu'on ne rallumera plus. Voilà.
Dors-tu content Voltaire et ton sourire ? Voltige-t-il encore sur tes eaux décharnées ? Ce siècle doit te plaire car tes hommes sont nés.
Voilà. Et donc une fois qu'on aura éradiqué complètement la matrice chrétienne de la France, ça sera quoi la France ? La France n'est plus la France.
La France n'est plus en France. La France, elle est euh arrachée à sa substance, à ce qui l'a fait grandir, à ce qui l' fait rayonner, à ce qui lui a donné ses beautés secrètes. Et donc, il faudrait que tous les Français se lèvent dit "Non, vous voulez pas vous allez pas changer les vacances de Pâqu, vous allez pas changer les vacances de Noël, je veux pas qu'on dise joyeux solstice d'hiver, je crois." Voilà.
Et puis un troisème événement euh qui est encore beaucoup plus grave, passé inaperçu. On a appris que madame Bron Piarcher, président du Sénat et le Premier ministre le cornu ont décidé tous les trois de déposer le projet de loi sur l'euthanasie le 20 octobre sur le bureau du Sénat pour que le Sénat vote et que ça soit emballé. Je cite emballé en 10 jours. 27 octobre séance solennelle et c'est fini et on parle plus.
C'est un coup d'état. C'est un coup de force. Et je vais vous dire un truc.
Le cornu passera. Marnier passera. Bairou passera.
Retaillot passera. Petite parenthèse Bruno Retaillot. Je voudrais qu'il lise l'interview de monsieur Leonetti la loi Leonetti. dans le Figaro de ce matin.
Magnifique entretien où il dit faites pas ça, c'est une provocation. Vous pouvez pas avec un gournement un gouvernement démissionnaire faire une loi sur la mort administrée, le suicide assisté. Et j'ai appris hier par un directeur d'établissement catholique, d'établissement de santé euh qui travaille dans l'oblation et la charité que la loi allait s'appliquer la loi sur l'euthanasie allait s'appliquer de manière obligatoire à tous les établissements de santé.
Donc il y a même plus le libre choix. C'est l'obligation de pratiquer l'euthanasie. Je rappelle pour l'avoir dit ici, mais je le répète pour ceux qui seraient euh comment dirais-je qui ne verrai pas l'importance du choc de de la rupture anthropologique.
Pourquoi je parle de rupture anthropologique ? Est-ce qu'on a vécu la civilisation européenne mondiale d'ailleurs a vécu sur l'idée de la protection de la vie avec le serment d'Hippocrate depuis 25 siècles. Là, on va briser le cycle de 25 siècles.
Donc, je rappelle qu'il y a trois choses qui vont changer avec cette loi. Excusez du peu. Premièrement, ça sera une rupture de confiance entre le soignant et le soigner.
C'est-à-dire que la main qui soigne ne peut pas être la main qui tue. Sinon, quand moi je suis dans mon lit malade, vieillissant et que je vois arriver un médecin avec deux seringues, j'ai dit laquelle il va utiliser ? Celle où il y a du calement ou celle où il y a du poison ?
Et donc j'ai plus confiance dans la blouse blanche qui arrive. Et si j'ai plus confiance, cette relation ineffable entre le soignant et le soigner, elle est détruite à petit feu. C'est terrible pour les médecins ce qu'on est en train de faire.
Deuxièmement, la deuxième rupture de confiance avec les proches, c'est Emmanuel Macron qui a voulu lui-même euh que euh les proches puissent ingester, ingérer le la curar, le poison. Les proches auront le droit de tuer leurs proches. C'est-à-dire que vous aurez le droit de tuer votre père, votre mère, votre enfant.
Vous rendez compte le remord quand on a tué quelqu'un de sa propre famille, c'est ça qui se prépare. Et euh qui le dit ? Tout le monde s'écrase, tout le monde se couche.
Et enfin, la troisème rupture de confiance. Moi, on me mettra jamais dans une maison de retraite à cause de ça. Jamais, jamais.
Sinon, je sors par la fenêtre. J'ai préu ma famille hein. Pourquoi ?
Parce que les maisons de retraite, auront une consigne. Faites des économies avec ce qui se passe. Et donc on va injecter, ça sera gentil, on préviendra la famille qui dira bah oui, il en peut plus le pauvre.
Vous rendez compte dans quelle société on va vivre ? Et je rappelle ma conversation un jour avec Hassan 2. Il avait les larmes aux yeux, il m'a dit "Mais Philippe, vous croyez qu'on on envie votre société ?" Je dis mais pourquoi ?
Dit parce que vous êtes dans l'ogénisme policé. C'est ça qui vous va vous arriver. Vous enfants et vous tuez vos vieux.
À 2, le roi 2, un grand chef d'état. Donc j'ai honte, j'ai honte. Et comment ?
Et là, je m'adresse au ministre de l'intérieur que je connais bien qui a été mon bras droit. Il s'est battu, il s'est battu contre l'avortement avec moi. Il était un ami du professeur le jeûne avec moi.
Professeur Leune qu'on essaie aujourd'hui de déposséder de son invention qui était un homme extraordinaire. Voilà. Et donc je lui dis Bruno lève-toi, dis non, va-ten, fais quelque chose, dis je ne c'est la ligne rouge.
Alors, il faut pas que la ligne rouge ça soit une ligne violée, la ligne du deuil du deuil des convictions. Ce que je vous propose Philippe de Viller, c'est que parce qu'on a encore beaucoup de sujets, qu'on fasse une courte pause euh et qu'on revienne pour les autres sujets d'actualité. Et soyez rassurés pour Noël et cetera.
L'éducation nationale a dit ils ont eu peur. Oui. Alors alors bravo c'est news.
Alors là c'est l'influence de C'ava dépasse toutes les bornes. Et ben écoutez on lui dira. Mais c'est pas la première fois que ça arrive he la publicité.
On revient dans un instant et on récupère les quelques minutes de cette première partie pour la seconde. À tout de suite. 19h25 sur C News, la suite de face à Philippe Devilier toujours avec Geoffro qui va introduire notre prochain thème.
Cheraufroid, Philippe, il a été beaucoup de questions cette semaine depuis la condamnation la semaine dernière de Nicolas Sarkozi à 5 ans de prison de la justice, de l'état de droit évidemment. Qu'est-ce que selon vous l'état de droit ? Comment le définir ?
Alors, on entend ce mot-là toute la journée et euh et les gens savent pas comment le prendre. Je voudrais essayer d'expliquer. En fait, l'état de droit, le faux état de droit, euh il est aux mains d'une cleptocratie qui est une oligarchie juridique, idéologique et technocratique et qui fait passer pour l'état de droit ce qui n'est pas l'état de droit.
Et je vous expliquer pourquoi l'état de droit digne de ce nom, c'est quand on assure, quand on rétablit, ce qui est une urgence constitutionnelle, le double primat, le primat de la souveraineté populaire sur la République des juges et le primat de la souveraineté nationale sur la République des commissaires, les nouveaux souverains. Aujourd'hui, nous sommes devant une gigantesque manipulation qui est inspiré par, vous savez, la recommandation de Camille Desmoulin qui disait "Les tyrants malhabiles usent des bayonnettes, les tyrans habiles usent de la loi." Et là, en fait, ils ont que le mot loi à la bouche.
Les chantres de l'état de droit montent sur le point haut et nous propose l'état de droit divin. J'emprunte la formule à notre ami Mathieu Bocoté. Toujours aussi brillant.
L'état de droit divin. Alors le primat de le de la souveraineté populaire sur la République des juges. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire qu'en fait les juges ne jugent plus au nom du peuple. Il ne juge plus au nom de la sécurité. Il ne juge plus au nom de la nation.
Il ne juge plus au nom de la matrice anthropologique qui s'inspire des lois immémoriales et des lois naturelles qu'on ne peut pas transgresser. Les juges aujourd'hui, ils jugent au nom d'un corpus idéologique, au nom des minorités, au nom d'une extension indéfinie des droits individuels comme l'a très bien vu Marcel Gaucher et qui finissent par se retourner contre l'idée de la citoyenneté. Et c'est bien là le problème, c'est qu'en fait le juge constitutionnel par exemple est en train d'abolir le principe même de la citoyenneté.
Je vais vous donner trois illustrations. La première euh c'est incroyable ce que je vais vous raconter mais c'est vrai. Au nom du principe de fraternité qu'ils ont dégoté dans le préambule de la Constitution, les juges constitutionnels ont décidé que le délit d'aide au séjour irrégulier n'était plus un délit.
Et donc il est désormais légal d'aider un immigré irrégulier. C'est légal. Et comme par ailleurs le délit de séjour régulier a été aboli, alors il y a plus de moyen de lutter contre l'immigration illégale et c'est le juge constitutionnel.
Deuxième exemple qui est tout aussi fort, ils ont établi l'aide juridictionnelle gratuite pour les clandestins. Ça veut dire que vous contribuable, moi contribuable, nous payons les avocats gratuits pour les clandestins pour leur permettre de se retourner contre l'État alors qu'ils sont dans des situations irrégulières. Mais on est dans la neff.
Regardez le tableau de Jérôme Bosch et vous comprendrez ce que devenu le Conseil constitutionnel et l'Assemblée d'ailleurs qui fait la loi. On est dans la neuf des fous. Et 3e exemple, c'est le plus frappant.
Le 6 mai 1900 euh 2024, le président du Conseil constitutionnel à l'époque Laurent Fabus a expliqué que toute référence à la préférence nationale devait être bannie et il a introduit l'idée de la préférence étrangère. C'est-à-dire l'absence euh définitive pour l'avenir de toute différence de statut entre le national et l'étranger. Il n'y a plus de différence de statut entre le national et l'étranger.
C'est trois illustrations dont je viens de vous parler. L'une est faite au nom du principe de la fraternité, la deuxième est faite au nom du principe de l'égalité et la troisième est faite au nom du principe de la non discrimination. Donc au nom du principe de la non discrimination, on peut pas distinguer la France et le reste du monde.
Donc si le reste du monde vient chez nous, on ne peut pas mettre une barrière quelconque. Voilà pour le premier prima, le primat de la souveraineté populaire sur les juges. La justice juge au nom du peuple.
Et bien aujourd'hui, elle ne juge plus au nom du peuple. Et le deuxième primat, c'est le primat de la souveraineté nationale sur le la République des commissaires, les nouveaux souverains. Je vais vous donner un exemple, même deux.
On peut plus aujourd'hui euh choisir qui on accueille, qui on accueille pas. Je l'ai dit la semaine dernière, je le répète ici, mais d'une autre manière. Le pacte asile immigration, le pacte asile migration qui a été voté par le Parlement européen et par la commission de Bruxelles, décidé par la commission de Bruxelles s'applique là.
Ça y est, ça y est. Et donc il y a 30000 demandeurs d'asile qui vont arriver qui vont être répartis dans toute l'Europe. Et si jamais la France s'y opposait, elle devrait payer euh 20000 € par refus, par migrant.
Vous m'avez bien entendu. Est-ce qu'on est encore souverain ? Qui ose nous dire qu'on est encore souverain ?
Mais c'est pire. Là, ils sont en train de soumettre au Parlement européen un un document qui était en fait un règlement qui va être d'application directe en Europe pour la question de la directive retour, c'est-à-dire en fait les délais de rétention et cetera. On n plus souverain là non plus.
C'est l'Union européenne, la Commission de Bruxelles qui détermine et petite parenthèse, les LR ont voté pour ou vont voter pour. Ils soutiennent ce projet. J'ai lu un tweet de Marine Le Pen sur ce sujet qui dit "Les LR vont voter pour" et elle s'oppose évidemment à ce à cette à cette folie.
Alors en fait euh bah on est plus souverain. Il y a plus la souveraineté populaire par rapport au juges, il y a plus la souveraineté nationale par rapport au commissaire. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire qu'en fait la potestas est partie à Bruxelles et l'ctoritas est parti au prêtoir. Qu'est-ce que l'état de droit ? Après ce grand détour, je réponds à votre question.
L'état de droit, c'est premièrement la séparation des pouvoirs. Elle n'existe plus puisqu'on a vu avec l'affaire Marine Le Pen et l'affaire Sarkozy que le la l'autorité judiciaire est devenue le premier pouvoir. Donc il y a plus de séparation des pouvoirs et a un pouvoir et deux pouvoirs soumis.
Deuxièmement, euh la l'état de droit, c'est la présomption d'innocence, donc le double degré de juridiction et cetera. Vous voyez bien qu'avec l'exécution provisoire, c'est fini. Troisièmement, l'état de droit, c'est le droit prescriptive pour les citoyens d'aller chercher dans les siècles passés les mélodies manquantes.
Là aussi, on nous l'interdit puisqu'on nous interdit notre passé sacré politique toujours. Est-ce qu'on a un premier ministre qui est souverain, qui a du pouvoir ? Philippe Devillier lors d'une prise de parole, c'était d'ailleurs l'une de ses premières depuis la passation des pouvoirs, ce vendredi matin, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé qu'il renonçait à l'article 493 de la Constitution pour gouverner et il a indiqué également que le nouveau gouvernement serait nommé dans les prochains jours.
Écoutons monsieur le Cornu. La République, elle est présidentielle, semi-présidentielle si on est précis, mais elle peut être aussi parlementaire et je pense que nous sommes dans le moment le plus parlementaire de la 5e République. Mais pour cela, il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir, puisse avoir de la responsabilité, puisse prendre ses responsabilités et au fond, c'est ça qui nous empêche d'avancer, c'est la capacité à ce que le déma le débat démarre.
Et donc, j'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'INA3 de la Constitution puisque cet article au fond permet au gouvernement d'interrompre les débats, d'engager la responsabilité du gouvernement et au gouvernement d'écrire la copie. Alors, c'est une question qu'on peut vous poser depuis plusieurs semaines qu'on a qu'on a décalé plusieurs fois. Question euh tout.
Écoutez, imaginons que vous soyez aux responsabilités, que vous ayez le pouvoir, que vous que vous exerciez le pouvoir en France. Quel serait à quoi ressembleraient vos 100 premiers jours ? Comment feriez-vous pour redresser ce pays ?
Déjà, je ferai pas du tout ce qu'il a fait là parce qu'en fait il a refilé le pouvoir à l'assemblée. Alors si de Gaul était là, il dirait le régime d'assemblée. Vous rendez compte que l'assemblée c'est la foire ?
Bon tout le monde le sait, tout le monde le voit. Bon euh c'est c'est le poulailler, quoi. Bon et euh euh lui euh il se démett et il dit à l'Assemblée c'est vous qui allez gouverner.
Ouais. Donc le gouvernement ne gouverne plus, le parlement ne parlente plus, le parlement gouverne et le gouvernement regarde. C'est ça qu' on vient de comprendre hein.
Bon et vous pensez que ça va marcher ? Enfin voyons. Donc déjà, vous savez la phrase de Mariefance Garot un jour avec Charles Pasqua le problème de la France, c'est que le gouvernement ne gouverne plus.
On n plus gouverné. On n plus gouverné. Voilà.
Donc le le le gouvernement c'est la poigne et la lucidité. la lucidité pour voir où on va et la poigne pour y aller. Alors, ne croyez pas que je suis en train de me débiner, mais ça me permet de réfléchir à ma répon.
Euh donc ce qu'il faudrait faire quand on manque de temps, c'est prendre des décisions immédiates, rapides, symbolique. Euh alors, on peut énumérer les premières décisions, celles qui prennent 15 jours pour stopper l'immigration, pour expliquer au pays on stoppe l'immigration. Je sors de Schengen, je rétablis les frontières.
Faut 15 jours. Je rétablis les frontières tout de suite. Euh, je renvoie chez eux, promesse de Macron qui a pas été tenue, tous les OQTF, les prisonniers étrangers, ça fera 15000 places et les délinquants étrangers.
Pas de double peine, renvoyé chez eux. Ensuite, j'ai interdit le tchador dans l'espace public de même que les tenues du 7e siècle parce que en France on vit comme les Français. Donc ce sont des signaux.
Deuxièmement, il faut retourner la justice vers l'innocence, vers les victimes. Et pour ça, il faut envoyer trois signaux. À mon avis, le premier c'est euh de rétablir les peines planchées.
Deuxièmement, de retirer euh le chiffre d'affaires du narcotrafic du PIB pour qu'on voit ce que ça représente un état dans l'État dont personne ne parle. Et puis troisièmement, j'interdis la syndicalisation des magistrats pour établir la neutralité de la magistrature et je supprime l'école de la magistrature pour pouvoir en refaire une autre avec le tour extérieur, faire rentrer des commissaires de police et cetera. C'est des gens qui connaissent la vie et qui jugent en équité avec la balance de TIS à l'ancienne.
Mais c'est pas fini, c'est pas suffisant. Il faut ensuite rétablir la souveraineté. Je sors du Mercosour pour sauver les paysans.
Je sors du marché européen d'électricité pour sauver les artisans. Je sors du pacte vert pour sauver les industriels. Et je sors du pacte asile migration pour sauver les Français.
Et en plus, je fais une économie de 16 milliards puisque c'est la contribution nette à l'Union européenne entre ce que ça nous coûte et ce que ça nous rapporte. Et je déclare que désormais par une loi référendaire, la loi française sera supérieure à n'importe quel règlement européen. Mais c'est pas fini parce qu'il y a aussi euh la liberté d'entreprendre qui est aujourd'hui euh une liberté bafouée.
Il faut désétatiser l'économie. Donc pour ça, faut donner un signe plutôt l'artisana que l'assistana. Le signe, ça veut dire queil faut faire des économies.
Euh, il suffit de voir le rapport de la Cour des comptes. Premièrement, les prestations non contributives, prestation sociales euh doivent être réservé aux citoyens français. Ensuite, euh, il faut arrêter l'aide au développement.
Prestation non contributive, c'est 15 milliards. Aide au développement 15 milliards. On est déjà à 30 mais c'est pas fini.
Il faut arrêter le soutien aux éoliennes 8 milliards. Il faut arrêter les agences de l'État qui servent à rien comme l'ARCOM et l'Adem leur faire plaisir. Ouais. et entre autres, ça fait ça fait 10 milliards.
Ensuite, il faut privatiser le l'audiovisuel public, ça fait 4 milliards. Et il faut surtout affirmer le principe, pas d'impôts supplémentaires. On diminue les impôts, on diminue les dépenses.
On diminue énormément les dépenses et on diminue un peu les impôts. Pourquoi ? Parce que moi je connais la courbe de l'affaire.
La courbe de l'affaire c'est quoi ? Trop d'impôt tue l'impôts. Si si les politiciens connaissent pas la courbe de l'affaire, il faut les remettre euh devant un tableau et leur expliquer la courbe de l'affaire.
Ça fait ça la courbe de l'affaire. Voilà. Et donc il y a pas besoin d'être un grand économiste, mais moi je sais je sais ce que c'est qu'un bilan, je sais ce que c'est qu'un compte d'exploitation, je sais ce que c'est qu'un.
Voilà parce que j'ai une autre vie. Je suis pas un attaché par le mentaire à vie. Voilà, je suis pas le corn jamais travaillé.
Il a jamais travaillé. Ils ont jamais travaillé ces gens-là. Dites-moi ce qu'on travaillait qu'on dirigeait une entreprise.
Voilà. Et puis leur dernier point euh l'école. L'école faut rétablir la liberté scolaire.
C'est qu'il faut que le le sous-contrat et le hors contrat qui sont les canaux de sauvetage de l'éducation nationale qui est en panne puissent avoir la liberté compris la la l'enseignement par correspondance euh à domicile. Ensuite, il faut remettre les profs sur l'estrade. Vous savez, moi j'avais un professeur de français qui me disait "L'enseignement magistral ne se justifie que s'il est magistral.
Aujourd'hui, il est plus magistral puisqu'il y a plus d'enseignement magistral, il y a plus de magistère. Donc, il faut rétablir le magistère. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire l'uniforme obligatoire. Ça veut dire l'hymne national chanter toutes les semaines. Moi, je connais des écoles, je veux pas vous les citer mais elles se reconnaîtront où ça se passe comme ça.
Et euh et ensuite la levée des couleurs et le vousvoiement. Et ensuite, on dit au profant vous allez enseigner la France parce que l'éducation nationale ne se justifie que si on transmet l'amour de la France. Ça veut dire rétablissement du roman national.
Une fois que tous les enfants de France seront allés au Mont-Sain-Michel, à Donémie, à Veselet, à Verdin, c'est tout lieux euh des gloires françaises, leur regard sur la France changera. Et c'est la raison pour laquelle je suis optimiste. C'est si on fait ça demain, ce que je viens de vous dire là très brièvement euh en improvisant ma réponse, tout repart avec quelques personnes dans la rue peut-être.
Ah oui mais là aussi dans la rue et ça fait des années et des années qu'on parle des black block et dès que vous avez un gars de droite qui qui va dans la rue là que que Macrépol on l'arrête on l'arrête et on on dissou l'association à laquelle il appartient et on peut pas dissoudre les black block non on peut pas les mettre en tôle non on peut pas de manière préventive on connaît pas leur nom connaît pas Non mais attendez c'est pas sérieux en fait le Le Peggy disait le français est poignard. Le français elle aime la poigne. Voilà.
Contrairement à ce qu'on croit et tous les gens qui nous regardent, je suis sûr qui dit il a raison. Voilà la poigne et ça c'est que les 100 premiers jours. Vous imaginez ?
Vous imaginez la suite ? J'ai l'impression qu'il nous grondit. C'est c'est pas notre jour.
C'est pas notre jour. Je vais demander à Sonia Mabrook de venir vendredi prochain. Philippe Devilier.
Sujet économique à présent. très important et peu traité. Dans la presse écrite, il l' peu débattu.
On va parler du défi existentiel de l'Europe industrielle à travers un papier du Figaro absolument passionnant. Ça s'appelle tout le monde est touché, l'industrie européenne désarmée face au rouleau compresseur chinois. Geoffre le jeune, si vous avez la question.
Et ben en effet, le monde et le Figaro on ont consacré chacun une double page à ce sujet. Quelle analyse Philippe faites-vous euh de la situation aujourd'hui qui apparaît inquiétante ? Moi, j'ai vécu le moment de bascule, le moment où l'Europe s'est définie comme un marché, un lieu d'échange ouvert à tous les vents.
Et je disais aux européistes, aux eurofédéralistes, un jour ça se retournera contre vous. Ça y est, on y est. Vous allez comprendre ce que je veux dire.
Là, on a deux mouvements successifs que le Figaro et le monde ont appelé le rouleau compresseur le deuxième choc. Alors, on a eu la capitulation estivale de la l'impératrice de la norme Vanerleyenne sur le parcours de golf où elle s'est pris un club dans la gueule avec Trump et avec un triple choc. Premièrement, un choc tarifaire de 26 %, c'estàd 15 % de Douan plus 11 % d'évaluation du dollar.
Vous imaginez le petit patron de PME qui exporte aux États-Unis 26 % de choc tarifaire. Deuxièmement, deuxième choc, la dépendance énergétique puisque Trump a obligé l'impératrice euh à acheter 750 milliards de dollars de gaz de siste Texan. Et enfin la dépendance industrielle puisque il a fallu accepter la promesse, l'engagement d'investir 600 milliards aux États-Unis.
Et j'ai regardé l'attitude des grandes entreprises françaises. Qu'est-ce qu'elles ont fait ? Je je cite LVMH, Stellantis ou les entreprises européennes l'air liquide et cetera.
Qu'est-ce qu'elles ont fait ? Elles se sont implanté aux États-Unis. Elles ont pris la décision de s'implanter aux États-Unis.
Donc en fait, on est en train de perdre de l'emploi et de la compétence. Ça c'est pour l'été. Et puis à l'automne, qu'est-ce qu'on découvre ?
Qu'en réalité qu'on est ouvert à tous les vents, ben c'est la Chine qui arrive. Euh on appelle ça le deuxième choc chinois. Le premier choc chinois, c'était après l'entrée de la Chine dans l'OMC.
La Chine a attiré nos industries de madvre. par les délocalisations. Le deuxième choc chinois, c'est plus les industries de main, ce sont les secteurs d'innovation, c'est-à-dire l'intelligence artificielle, les véhicules électriques, euh la transition énergétique, tout ça, ça vient de Chine.
Et petit à petit, c'est tout notre tissu industriel qui est aspiré par la Chine. Mais ce qui est intéressant, c'est la réponse de l'Europe. L'Institut Jacques de l'Orp, c'est vraiment là où se développe la pensée européenne fédéraliste.
Qu'est-ce qui vous savez ce qu'ils ont dit ? C'est extraordinaire. C'est pas un aperçu.
Ils ont dit voilà il faut faire des John Venture à l'envers. J'explique, il faut implanter en en France des entreprises chinoises et après quand elles seront implanté, on va les supplier pour que elles acceptent de faire avec nous des transferts de technologie. Ça vous rappelle rien ?
Bah si, ça rappelle exactement ce que faisaient les entreprises françaises dans les années 70-80 avec la Chine. C'està-dire qu'on allait là-bas à condition de faire des entreprises communes avec les Chinois pour que les Chinois puissent nous pomper, nous inspirer nos savoir-faire. Voilà, sauf que là, c'est à l'envers.
Donc, on est dans une situation de suggestion. Et pourquoi tout ça ? pour deux raisons successives.
Premièrement, on a euh jouer la carte du libre échangisme mondialiste en mettant fin au marché commun en 1992. Marché commun, c'est une communauté de producteurs et de consommateurs avec un tarif extérieur commun. Et aujourd'hui, tout le monde le regrette puisque vous savez de quoi il parle à Bruxelles ?
De la préférence européenne, celle qu'on a bazardé en 1992 au moment du traité de Mastrich. Et puis deuxièmement, le pacte vert. Et ça c'est c'est c'est à l'ONU Trump qui nous a rappelé ça disant avec votre pacte vert, vous êtes en train de décarbonner pour le monde entier.
Le monde entier vous regarde et se marre et pendant ce temps-là, les Chinois arrivent et ils vous vendent les éoliennes et les panneaux solaires. Non mais c'est c'est une faillite totale. Mais qui peut encore se dire européiste en France aujourd'hui s'il tient à à la richesse et la prospérité de notre pays ?
Qui peut ? On est devant un problème religieux. la religion.
Tiens tiens, ça sera peut-être l'occasion d'en parler à travers votre apologue Philippe Devilier puisque nous et vous avez vous avez vu comme ça va vite, nous venons de fêter la Saint-Michel. Saint-Michel qui est le patron de la France et c'est ce sera le sujet de votre apologue Philippe Devilier. Alors, je vais vous raconter au fil de mes pérégrinations enfantines [Musique] dans la géographie patrimoniale de la France de l'intime.
Comment j'ai découvert la double nature de celui que les écritures ont appelé le chef de la milice céleste. Tout commence à Avranche. Je m'en souviens très bien.
J'avais 12 ans dans la basilique. Je me trouve face à un relicaire très ancien avec un verre dépoli à travers lequel on voit un crâne avec une cavité profonde au fond. Je demande des explications à mon père, à ma mère qui me disent "Ah ben voilà, c'est une longue histoire mais en gros voilà ce qui s'est passé.
C'est c'est le crâne d'un évêque, l'évêque d'Avance, l'évêque Aubert. En songe, il s'est vu intimer l'ordre par Saint-Michel de construire sur un épron rocheux entouré par la mer un sanctuaire. Et là, il s'est dit avec bon sens un sanctuaire sur un pic au milieu de l'océan, c'est pas sérieux, c'est pas possible physiquement, matériellement.
Donc il a refusé. L'ange Gabriel est revenu une deuxième fois puis une troisième fois et la troisième fois agacé sans doute par le refus de l'évêque, il a appuyé le doigt sur le front et il a laissé une marque d'où la cavité profonde. En est en 708, l'évêque obtempère et quelques années après, au milieu de l'océan, sur le rocher qui s'élève face à la tempête, face aux vagues qui viennent et qui reviennent, il y a un sanctuaire en l'honneur de celui qui dans le récit apocalyptique a vaincu le dragon.
En fait, j'ai compris la double nature de cet archange à travers deux représentations spectaculaires successives qui ont donné l'explication à sa double qualité. Gardien ange gardien de la fense et ange de la frontière. Ange de la frontière.
Pourquoi donc ? La première représentation, c'est face au Mon Saint-Michel. C'est la flèche tout tout là-haut dans le ciel.
Cette silhouette, ce chevalier céleste curassé de lumière, casque étincelant, aile déployé, glève à la main. Tout le monde connaît cette image avec le dragon gueule ouverte terrassé sous ses pieds. La symbolique de cette sculpture, c'est la garde des seuils.
C'està-dire que sur son roc, sur son cap, sur son île citadelle, Saint-Michel tient la frontière extérieure du pays. Et d'ailleurs plus tard en 1429 quand la sainte de la frontière comme on l'a appelé à l'époque Jeanne Dark est allé voir le sueur de Baudricour capitaine de vos couleurs. Il lui a dit "C'est l'ange des batailles qui m'envoie, l'ange de la frontière, l'ange qui veille sur les contours." La deuxième représentation est venue plus tard quand je suis allé aux hospices de B et là je revois Saint-Michel.
Mais c'est plus du tout le Saint-Michel avec un glève, c'est avec une balance. Le polyptique de Bône, c'est Saint-Michel qui tient une balance allégorique, la balance qui pèse les âmes. Et en fait, c'est plus la même frontière.
C'est plus la frontière extérieure, c'est la frontière intérieure, celle qui sépare le bien et le mal en chacun de nous. l'ange de la frontière extérieure, de la frontière intérieure. Et là, en fait, je me dis c'est l'ange régalien par excellence.
Pourquoi ? parce qu'il incarne, il représente le glève et la balance et donc l'autorité et la justice. Et en 1966, à l'occasion de la célébration du millénaire du monastère bénédictin du Montsaint-Michel, le général de Gaulle a rendu hommage à l'archange Saint-Michel en ses termes.
Chaque français, dit-il, chaque français reconnaît dans cette sentinelle millénaire une image de la France éternelle face aux épreuves de l'océan. Il y a une troisème dimension chez Saint-Michel, c'est l'ange de la frontière entre le ciel et la terre. L'ange de la frontière entre le ciel et la terre.
Pourquoi ? Parce qu'on le voit dans le ciel et ce n'est pas un hasard. Si les parachutistes en 1944 se ont décidé de choisir comme saint patron Saint-Michel, le patron des parachutistes et souvent j'entends avec émotion en voyant défiler les parales de ZREP et cetera.
Les paras c'est l'élite de l'armée française. Mon dieu, mon dieu, donnez-moi la souffrance. C'est le champ des paras et justement on va le découvrir ensemble.
Philippe donne-moi la souffrance donne-moi l'ardeur au combat. Mon Dieu, mon Dieu, donne-moi l'atourment, donne-moi la souffrance et puis la gloire au combat. Et puis la gloire au combat ce dont les autres ne veulent pas ce que l'on te refuse.
Magnifique. Donnez-moi la mort au combat. Bien.
Un grand merci Philippe faut toujours penser à ceux qui avant nous étaient prêts à donner leur vie pour nous. C'est pour eux que j'ai écrit popul. La gloire pour la France, ça signifie quelque chose.
Ça signifie à la fois notre petitesse et puis la petite fille Espérance de Peggy. Merci Philippe Devilier, on se retrouve la semaine prochaine bien sûr. On est heureux de savoir qu'on vous retrouvera aussi mercredi matin avec Sonia Mabrook sur ces news et sur Europe. le jeune est avec nous qu'on vous retrouvera bien sûr qu'on retrouvera la semaine prochaine.
Dans un instant, c'est l'heure des pro. Restez avec nous sur C news.
Philippe de Villiers