Face à Face : Éric Ciotti - 23/05
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC RMC jusqu'à 9h Apolline Matin Face à face Apolline de Malherbe
Il est 8h33 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Eric Ciotti Merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes le président des Républicains On a l'impression que vous voulez reprendre l'initiative Vous avez fait écrit deux propositions de loi sur l'immigration Des lois clés en main que vous allez proposer dès aujourd'hui On va les détailler ce matin avec un constat extrêmement sévère Des expressions que vous utilisez Qu'on avait rarement utilisées dans votre bouche D'avantage du côté de l'extrême droite Submersion migratoire Et cette expression, ce constat d'après vous Il y a trop d'immigrés en France On va voir vos solutions, vos réponses à ce constat sévère Mais d'abord deux points L'un sur le CHU de Reims Et l'autre sur les policiers décédés à Roubaix On l'a appris à l'instant L'infirmière qui a été poignardée hier à l'hôpital De Reims A été Et décédé ce matin C'est le ministre de la Santé qui l'a annoncé Il y avait deux problèmes Un, la facilité avec laquelle L'homme est rentré dans le CHU Avec un couteau Poignardant donc deux personnes Et puis le fait qu'il ne suivait plus son traitement Qu'il n'était plus suivi Alors qu'il présentait de graves troubles psychiatriques Quelle réponse il faut apporter ?
D'abord je veux exprimer Après avoir appris cette terrifiante information Je veux exprimer mon émotion Mon soutien à la famille de cette infirmière Et au-delà à toute la communauté médicale A tous les soignants qui sont souvent en première ligne On en parle peu Mais souvent confrontés à la violence Dans les établissements hospitaliers Ça a été le cas dans ma ville à Nice Récemment encore Un médecin a été agressé Il y a cette situation de violence
Vous parliez d'augmentation Vous parleriez d'augmentation de ces actes ?
Il y a naturellement une augmentation de ces actes La violence Évident ?
Si, malheureusement Malheureusement c'est un constat Tous les paramètres indiquent Que notre société est de plus en plus violente Et ceux qui quelque part incarnent des institutions Que ce soit bien sûr les policiers Je crois qu'on y reviendra Mais que ce soit aussi des médecins Des soignants Ils sont l'incarnation de ceux que certains veulent attaquer Et donc je veux leur dire aujourd'hui mon soutien Et au-delà de ces mots Qui sont indispensables Mais qui ne suffisent pas Il faut porter un engagement Pour combattre cette violence Et puis Vous l'avez souligné Dans cette dramatique affaire Il y a aussi le problème de la psychiatrie De la prise en charge aujourd'hui Des pathologies psychiatriques Qui sont complètement délaissées dans notre société On a eu un effondrement cruel Des moyens, des lits Affectés à la psychiatrie Il y a des personnes aujourd'hui Qui sont en prison Alors qu'ils ont des troubles psychiatriques Il y en a à l'inverse Qui ont des troubles psychiatriques Qui sont dehors Qui présentent une menace pour la société C'est manifestement le cas Il ne faut plus délaisser ces sujets Ils sont essentiels Et ils ont une cause Ils ont une cause importante Dans la montée de la violence qu'on évoquait Dans l'insécurité La psychiatrie est aujourd'hui Le parent pauvre De la médecine De l'hôpital Il faut reprendre en main ces secteurs Il faut leur donner des moyens Parce qu'il y a des conséquences Sur toute la société
Vous le constatez, Eric Ciotti Dans les Alpes-Maritimes ?
Bien sûr Il y a eu un effondrement Du nombre de lits Je crois qu'en 30 ans Le nombre de lits Conférés Affectés à la psychiatrie A été divisé par deux Et il y a des problèmes en prison Moi je me bats pour l'ouverture D'une unité de soins adaptée A la prison de Nice Elle est refusée Depuis des années Vous mélangez les deux questions La question de la prison Absolument Parce qu'il y a des personnes Qui ont des pathologies psychiatriques Qui sont dangereuses Ils manquent de lits Ils sont souvent Ils sont en prison Et à l'inverse On laisse des personnes Sans surveillance Enfin avec un suivi Qui n'est pas vraiment fait En liberté Donc c'est une responsabilité Très lourde Elle est souvent Dans la main des préfets Mais elle est dans la main Des préfets Mais il manque Avec un contrôle médical C'est une loi Notamment Qui confère Pour les placements Ce qu'on appelait Avant les hospitalisations d'office Il y a un juge des libertés Qui désormais Contrôle Ce placement C'est la loi Qui le veut Mais on manque De moyens On manque de dispositifs Et cette réponse-là Elle sera peut-être Apportée demain matin
A ce même micro Par le ministre de la Santé Qui sera mon invité François Broun
J'appelle un grand plan Psychiatrie Sur ces sujets Reims
Roubaix Ce drame Trois policiers Ont trouvé la mort Et le cocktail explosif Était là Puisque face à eux Le conducteur Qui lui-même Est aussi décédé Était sous l'emprise D'alcool De drogue Il était en extrême vitesse Il avait lui-même Fait l'objet de condamnations Il y a des interrogations aussi Sur le permis de conduire Et sur l'assurance Quelle doit être la réponse Là encore Pour tenter de prévenir Ce genre de drame Est-ce qu'il s'agit D'un problème de contrôle Qui ne sont pas suffisants Est-ce qu'il s'agit D'un problème de sanctions Qui ne sont pas suffisantes Ou est-ce que c'est des drames Qui n'auraient pas pu être évités
Le problème C'est la drogue Dans cette affaire Comme dans d'autres Voilà On a Malheureusement Dans cette actualité Terrifiante Ce matin Six personnes Ont été encore blessées À Marseille Trois hier Derrière Il y a le trafic de drogue À Roubaix Ces trois policiers Qui ont été Tués Je dirais presque Assassinés Parce que Quand on prend un véhicule Sous l'usage Des stupéfiants On utilise une arme Par destination Derrière Il y a Ce fléau Il y a la drogue Qui a fauché Ces vies Des vies De trois jeunes policiers 25 ans C'est absolument Terrifiant Donc là encore On ne peut pas Se contenter de mots Je crois qu'il faut Engager Un combat National Contre la drogue Il faut arrêter Avec une forme De banalisation De complaisance Il faut en matière routière Proposition simple Ceux qui conduisent Sous l'usage Sous l'emprise De stupéfiants Doient voir Leur permis de conduire Annulé Annulé Et qu'on ne puisse pas Le repasser Pendant une durée Très longue C'est ce qui se fait En Italie Notamment Le ministre de l'Intérieur Avait dit On va enlever 12 points D'ailleurs je note Que c'est toujours pas En application Donc il faut Une réponse Beaucoup Beaucoup plus ferme Il faut arrêter
Il n'y a pas en application Il y a aussi un autre point C'est qu'après l'affaire Palmade Gérald Darmanin avait justement Parlé de ce problème De drogue et de volant Il avait annoncé Qu'il y aurait Trois fois plus de contrôles En réalité aujourd'hui Il y a à peu près 6 millions de contrôles par an Sur l'alcool Et 1 million Sur l'usage des drogues Et notamment du cannabis
C'est totalement insuffisant C'est totalement insuffisant Il faut que ces contrôles Se généralisent Qu'ils soient systématiques Ce fléau monte Et il devient Une véritable menace Et je note aussi Que je parle D'une réponse administrative Sur les permis De conduire Mais il doit y avoir La réponse judiciaire On a cet exemple Terrifiant aussi Le fils De Yannick Alenau Antoine Alenau Qui a été Assassiné J'utilise à dessein Ce mot Eh bien L'auteur De ce crime De cet homicide Il est aujourd'hui En liberté Donc on ne peut pas Banaliser Ces faits Qui hôtent des vies Qui créent des drames Qui brisent Des familles Il faut réagir Et beaucoup plus fortement
Vous avez créé Une sorte de ligne Puisque lorsque je vous interroge Sur ce qu'il se passe A Roubaix Vous me répondez Aussi Ce qu'il se passe A Marseille Pour vous C'est du consommateur Aux vendeurs Aux trafics C'est la même responsabilité C'est la même responsabilité
Et si on veut s'attaquer A ce fléau Il faut tout à la fois Mettre beaucoup plus de moyens Pour combattre les trafics Parce qu'il y a des réseaux De narcotrafiquants À l'égal de ce qui se fait Aux Pays-Bas Qui menacent même Les institutions Qui sont en train De monter en puissance C'est le cas A Marseille Et puis Il y a de l'autre côté Une consommation Qui explose Qui n'a jamais été aussi élevée Qui est sans doute La plus élevée En Europe Et il faut S'attaquer aussi A la consommation Aujourd'hui les consommateurs Ils encourt
200 euros d'amende
150 si on paye immédiatement Avec l'amende Forfaitaire délectuelle C'est trop peu Moi je propose Qu'on porte cette amende A 1000 euros
Mais en même temps On avait ce matin Donc là c'est pour le consommateur On avait ce matin Le témoignage de plusieurs personnes Sur RMC Qui nous disaient Le problème c'est que La plupart du temps Il y a des amendes Mais ils ne savent pas les payer Elles ne sont pas recouvrées
C'est ce qu'on va vous dire Il y a environ 40% Même pas Même pas De ces amendes Qui sont recouvrées D'abord Il faut augmenter le taux Mais c'est délirant Quand on entend ça
Et qu'on paye Et que ceux qui nous écoutent Se disent Moi je paye gentiment mes amendes Il faut travailler sur le recouvrement
40% qui sont payés Et il ne faut pas Renoncer A mettre les personnes
En garde à vue Oui mais sauf que le problème Éric Setti On s'arrête un instant Sur ce montant Vous dites On passe de 200 à 1000 euros Déjà les 200 euros Elles sont la plupart du temps Pas payées Elles ne sont pas payées Parce que les gens Ne sont pas forcément solvables Si vous montez à 1000 euros
Elles sont encore moins payées J'ai sorti une proposition supplémentaire Il faut qu'il y ait une publicité Des amendes qui sont prononcées C'est-à-dire ? Le name and shame Voilà Il faut qu'il y ait la honte De la contravention Mais publié où ? Il faut qu'il y ait une liste Sur un site du ministère de l'Intérieur Il faut que ces condamnations Ces amendes Soient publiques Et puis après Il ne faut pas renoncer Le nom La photo
Ça veut dire qu'ensuite Quand on vous google Même 20 ans après On sait que vous avez été condamné ?
J'ai discuté avec des policiers Récemment Qui me disaient Le placement en garde à vue Pour certains consommateurs Était quelque peu infamant Était dissuasif L'amende finalement Aujourd'hui Elle est C'est une forme de banalisation
Mais ça veut dire que vous dites Accepte de la payer
D'autres ne la payent pas
C'est pire qu'un casier judiciaire C'est-à-dire que c'est Absolument
C'est public Absolument Et il faut le dire Il faut dénoncer Il faut arrêter Avec la banalisation De la consommation La banalisation
Vous avez été arrêté Vous avez votre photo Et votre nom sur internet
La banalisation Aujourd'hui Une forme de banalisation Médiatique Depuis des années Le débat stupide Sur la légalisation Donc il faut Si on veut combattre Le trafic Il faut s'attaquer aussi A la consommation Au debout de la chaîne Et je rajouterai un troisième Au pays producteur de drogue Qui sont les pourvoyeurs De ces filières Il y a des actions diplomatiques Il doit y avoir Des moyens de pression Sur ces pays aussi Pour qu'ils changent La nature de leur économie C'est tout un enjeu Que nous avons A conduire Mais on ne peut pas Simplement Envoyer des compagnies De CRS Quand il y a un drame Ce n'est pas là Ce n'est pas avec ces moyens Qu'on répondra A la réalité du problème Il faut une action judiciaire De masse Il faut des enquêtes Au long cours Vous appelez Un grand plan drogue
A Nice par exemple Puisqu'on le disait Vous avez parlé de Marseille Mais enfin désormais Il y a des règlements De comptes à Orléans A Nantes A Villerupte Et à Nice En effet 182 personnes Dont 69 mineurs Ont été interpellées Entre le 10 avril Et le 18 mai Donc en un mois Rien que sur le quartier Des Moulins A Nice Voilà le nouveau bilan Qui a été communiqué Par la préfecture 31 personnes Ont été présentées Au procureur de la République 12 personnes Ont été écrouées Est-ce que vous avez le sentiment Que cette fois-ci Un grand coup de pied A véritablement été Donné dans la fourmilière
On vide la mer A la petite cuillère Il y a des actions Elles sont multipliées Mais elles ne sont Que la conséquence De l'explosion Du trafic Et de la consommation Aujourd'hui Plus aucun territoire N'est épargné Du plus petit village A nos grandes cités Voilà Je dirais L'exemple L'exaspération Ultime C'est Marseille Mais on risque D'avoir des Marseilles Partout Parce que ça se propage Dans tous les territoires Dans tous les quartiers Il y a 4000 points d'îles Aujourd'hui en France Alors il y a des actions Les policiers Mènent un travail important Mais ce n'est pas A la hauteur des enjeux Et derrière tout ça Et on le voit Avec ce qui s'est passé A Roubaix Il y a des enjeux De santé Il y a des enjeux De sécurité La drogue tue Et il faut s'attaquer Avec beaucoup plus de force De moyens De détermination A ses fléaux
Eric Suetti La loi immigration Je le disais Vous avez des mots Qu'on a plutôt entendus Dans la bouche De Marine Le Pen Ou du Rassemblement National Ou d'Éric Zemmour Submersion migratoire Il y a trop d'immigrés En France Point barre C'est un constat Que vous faites Pas de nuance
Moi ces mots Je les ai toujours utilisés Je n'ai pas besoin D'avoir des références On a depuis longtemps Vous m'interrogez Vous savez que j'ai toujours Eu la même ligne Le même discours Oui il y a trop D'immigrés Aujourd'hui en France Par rapport à notre capacité D'assimilation De ces étrangers Notre pays N'a plus la capacité D'assimiler Aux valeurs de la République Ces étrangers Et donc leur arrivée Conduit A déstabiliser Quelque part notre pays On le voit sur l'insécurité C'est le ministre de l'Intérieur Lui-même Qui a fait le lien Entre immigration Et délinquance Dans les transports En commun D'Île-de-France Plus de 90% Des vols 93% même Sont commis Par des étrangers Dans les grandes villes Lyon Marseille On vient Marseille Paris 50% des mises en cause Sont étrangers Dans nos prisons Il y a 24% D'étrangers Alors que La population étrangère Représente 7% De la population nationale C'est trois fois plus
Quelle réponse vous apportez ?
Vous allez présenter Aujourd'hui Deux propositions de loi Qui sont des lois Clé en main Que vous proposez Au gouvernement A qui vous dites Chiche Vous n'êtes pas capable De faire votre loi immigration On la fait pour vous Et on la signe ensemble Pour l'instant Ils n'ont pas l'air Tout à fait de l'accepter Mais regardons d'abord Ce que vous leur proposez Un bouclier constitutionnel Pour que vous ne vous opposiez pas A ce que vous appelez Le gouvernement des juges C'est-à-dire que quand des décisions politiques Sont prises Vous dites qu'elles sont rarement appliquées Parce qu'il y a Un gouvernement des juges Vous voulez restreindre Le regroupement familial Vous voulez restreindre Le droit du sol Vous voulez restreindre Les prestations sociales Pour les étrangers La présence d'étudiants Extra-européens Vous voulez supprimer L'aide médicale d'État Vous voulez demander A tout demandeur d'asile De présenter leur demande A l'étranger Avant même d'être arrivé Sur le sol français Et vous rétablissez Un délit de séjour Irrégulier
Vous avez bien lu Nos propositions Vous voyez qu'elles sont complètes
J'ai lu vos propositions Elles ne sont pas au tiède Elles vont très loin Maintenant je vais vous poser Des questions très concrètes Parce qu'il y a des êtres humains Face à vous Et il y en a en ce moment même Prenons un exemple Au moment où l'on se parle Il y a 400 migrants Qui occupent depuis le 4 avril Une école en travaux Dans le 16e arrondissement De Paris Ils disent être des mineurs Isolés Des mineurs non accompagnés Pour l'instant l'aide sociale A l'enfance Du département de Paris Du Val-de-Marne Et de la Seine-Saint-Denis A l'air de dire Qu'ils sont plutôt reconnus Comme majeurs Ils ont donc fait appel En attendant ce recours Ce recours auprès des juges Pour enfants Ils sont là Ils sont 400 Ils sont dans une école Ils attendent Qu'est-ce que vous feriez pour eux Ou qu'est-ce que vous feriez contre eux ?
On a une réponse Dans la proposition de loi Aujourd'hui Ces mineurs Qui sont Vous l'avez vous-même souligné Souvent des faux mineurs J'en sais rien C'est un subterfuge C'est un subterfuge Que eux disent être mineurs Que l'aide sociale à la France Pense qu'ils ne le sont pas Je le vis dans le département Des Alpes-Maritimes Puisque chaque jour A la frontière italienne On a une arrivée massive De mineurs Qui sont en fait Des clandestins Qui prétendent être mineurs Il y a des mineurs Mais pas tous Les chiffres ont été multipliés Par trois Depuis le début de l'année Donc les mineurs Que vous retrouvez Dans cette école à Paris Ils sont passés Sans doute Par les Alpes-Maritimes Il y a quelques jours Ou quelques semaines Nous ce que nous demandons Dans la proposition de loi C'est que D'abord Cette responsabilité Soit assumée par l'État Ce n'est pas aux collectivités A gérer Un problème migratoire Donc là par exemple
L'État il fait quoi ? Il fait quoi de ces 400 personnes Qui sont dans la
Qui prenez une évaluation De leur minorité Ou de leur majorité Notamment par le recours Au test osseux Aujourd'hui Les tests osseux
Il va y avoir un recours Pas forcément au test osseux
Les tests osseux nécessitent Le consentement de la personne Je précise bien les choses
Test osseux
C'est pour pouvoir Médicalement Évaluer l'âge C'est une radio C'est une radio Qui est faite Pour savoir si la personne Est mineure Ou majeure Aujourd'hui Cela nécessite Le consentement De la personne Nous nous disons Dans le texte de loi C'est très précis On a des réponses à tout Si la personne refuse le test Elle est Il y a une présomption De majorité Et donc On peut la renvoyer Ensuite Là encore Il faut une action diplomatique Avec les pays sources Il est totalement inacceptable Que ces personnes Dans leur pays d'origine Beaucoup Comment vous allez-vous
Au doigt mouillé Dire Toi on te renvoie A tel endroit Et toi à tel eau
Beaucoup viennent Aujourd'hui Le top 3 des nationalités C'est Tunisie Côte d'Ivoire Et Nigéria Ou Érythrée Qui arrivent dans les Alpes-Maritimes Mais partout en France La Tunisie Et la Côte d'Ivoire Ce sont des pays Qui sont structurés Qui ont des états Il n'y a aucune raison Que ce soit la France Qui prenne en charge La protection de ces mineurs Mais Éric Séti Moi je reste sur cet exemple Parce que c'est une application De votre loi On a des relations Avec ces pays
Mais vous au pouvoir Les 400 migrants Qui sont depuis plus d'un mois Dans cette école Il faut les expulser Vous les sortez Vous les expulsez
Il faut les expulser Manu militari On a Il y a des problèmes Qui se règlent par la loi Il y en a d'autres Qui doivent Imposer une modification De la constitution Parce qu'aujourd'hui On est dans une forme D'impuissance Qui nous prive Notamment d'expulser Des personnes Et puis Il y a aussi Une action diplomatique Vers les pays sources Que nous devons conduire Et notamment Vers les pays du Maghreb Et vers les pays Du continent africain Ce que l'on ne fait pas Ou ce que l'on fait mal Très mal Aujourd'hui
Éric Séti Quand le gouvernement dit Il y a des OQTF Qui mécaniquement Ne peuvent pas être appliqués C'est les obligations De quitter le territoire Donc on donne des OQTF Tout en sachant Qu'elles n'auront aucune application Avec vous Qu'est-ce qui change ?
Il change le fait Que nous mettons Dans la constitution Qu'on ne peut pas S'opposer A une expulsion Qui va Dans le sens De la protection De la sécurité Des français Je prends un exemple Tout est concret En 2006 Quelques secondes Vers leur pays d'origine 2006 Un terroriste islamiste De nationalité algérienne A été condamné Pour terrorisme A six ans de prison Pour la France Il a purgé Ces six ans de prison Et à l'issue De cette peine La France a voulu L'expulser vers l'Algérie Il a fait un recours Devant la convention européenne Des droits de l'homme Qui a dit Non on ne peut pas L'expulser vers l'Algérie Qu'il avait accepté Parce qu'il risquerait sa vie En Algérie Et bien nous nous disons Par le texte De réforme constitutionnelle Que l'on soumet Que l'on veut proposer Que je propose Au président de la république Que nous proposons Avec Olivier Marlex Et Bruno Retailleau Nous disons Dans ce cas très précis Rien ne pourra s'opposer A l'expulsion Aucune convention internationale Aucun texte de traité L'article 3 De la convention européenne Des droits de l'homme Ne pourra pas Être supérieur Aux intérêts fondamentaux De la nation Idem en matière De regroupement familial D'immigration familiale Aujourd'hui L'article 8 De la convention européenne Des droits de l'homme Je ne remets pas en cause La convention européenne Des droits de l'homme Je dis que nous devons Pouvoir en matière migratoire Reprendre le cours De notre destin Cet article 8 Nous dit Qu'il y a quasiment Une automaticité Un droit Au regroupement familial Et bien nous Nous disons La France fixera Ses objectifs migratoires Chaque année Un plafond migratoire Et lorsque ce plafond Sera atteint Par exemple Si on décide Une année De donner 50 000 titres De séjour Aujourd'hui Il y en a 322 000 Qui ont été accordés En 2022 Vous pourrez décider Vous-même Il y aura du plafond C'est ce qui se fait Aux Etats-Unis C'est ce qui se fait Dans d'autres pays Et vous irez d'ailleurs
Je le précise Au Danemark Juste après cette interview
Pour pouvoir
Rien ne pourra S'y opposer A la volonté populaire Pire du mode Alérique Ciotti Président des Républicains Qui présente donc Cette double loi Réforme de la Constitution Et loi sur l'immigration Il est 8h54 Sur AMC BFM TV Sur AMC BFM TV
Éric Ciotti