Nicolas Dupont-Aignan sur CNEWS (20 juillet 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Nicolas Dupont-Aignan, la propagation du virus est-elle, selon vous, incontrôlable ce soir ?
- 0:38RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'elle est encore maîtrisable ?
- 1:33OuverteRéponse directe
Vous avez le sentiment que le gouvernement est en train de préparer les esprits à de nouvelles restrictions ?
- 4:30OuverteÉludée
Ce qui est vrai quand même, c'est qu'on a l'impression que le gouvernement a toujours les mêmes réflexes.
- 5:59OuverteRéponse directe
Est-ce que les Français peuvent encore l'accepter ?
- 9:26OuverteRéponse directe
Est-ce que vous savez si le pass sanitaire sera obligatoire pour siéger à l'Assemblée nationale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45Invité politiqueFait
« les chiffres, on leur fait dire ce qu'on veut. »
- 2:17Invité politiqueChiffre
« Masque FFP2. C'est simple, ça ne coûte pas si cher que ça, beaucoup moins cher qu'un système de pass sanitaire et ça permettrait de protéger les Français. »
- 3:45Invité politiqueFait
« vacciner des gamins de 17 ans qui n'ont aucun risque de vide pour répondre à une psychose alimentée par le gouvernement est une hérésie. »
- 9:32Invité politiqueFait
« Ce serait profondément anticonstitutionnel. Il y a plus de 50 députés dans l'hémicycle. »
- 10:16Invité politiqueFait
« C'est une interdixculée. Un gamin ne pourra pas prendre une glace à une terrasse de café. »
- 11:57Invité politiqueFait
« Il a dit, on va mettre le pass sanitaire pour forcer les gens à se vacciner. »
- 12:23Invité politiqueFait
« Mme Merkel a dit, je ne rendrai jamais obligatoire la vaccination. Je refuse de la rendre obligatoire. »
- 18:05Invité politiqueChiffre
« J'ai les chiffres, sur les tranches de moins de 40 ans, les données, c'est 0%. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan73 %
- ?12 %
- Présentateur11 %
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Nicolas Dupont-Aignan, la propagation du virus est-elle, selon vous,
ce
soir, incontrôlable
?
Non,
il
y a une propagation, c'est une affaire sérieuse.
Il
y a deux problèmes distincts, et je tiens vraiment à le dire.
La
plupart des démocraties,
la
plupart des pays au monde, luttent contre l'épidémie sans mettre en place un pass sanitaire.
On va parler longuement du pass
sanitaire. Attendez,
si je peux me permettre de... Ce qui ne va pas dans le discours du ministre, c'est qu'il utilise
la
propagation du virus qui est réelle, et qu'il faut maîtriser, pour
introduire
un pass sanitaire...
Est-ce qu'elle est encore maîtrisable ? C'est ma question. On va en parler du pass sanitaire, mais la situation est
encore maîtrisable ? Oui,
mais je n'aime pas cette façon. Oui, mais
les chiffres, on leur fait dire ce qu'on veut. Ils pourraient dire que les hospitalisations n'augmentent pas, ils pourraient dire que les décès, heureusement, n'augmentent pas, ils pourraient dire qu'il y a aussi des choses qui
vont. Pas
encore, peut-être.
En
tout cas, attention, aujourd'hui, on se focalise sur les cas. Ils sont en augmentation. Mais moi, j'ai une autre conception du pouvoir. La panique n'est jamais bonne conseillère. Donc oui, il y
a
un danger. Oui, il faut le regarder. Oui, je ne nie pas les chiffres. Mais j'aimerais que le ministre, au lieu d'instrumentaliser ses chiffres pour faire peur aux Français, et mette en place un pass sanitaire complètement contradictoire avec nos valeurs, une davantage sur l'ensemble des moyens. Je pense aux purificateurs d
'air
qui doivent être mis dans les écoles pour la rentrée. On va
en parler, Nicolas Dupont-Aignan.
Il y a une palette, voilà.
Nicolas Dupont
-Aignan, vous partagez cette analyse. Vous avez le sentiment que le gouvernement, clairement, est en train de préparer les esprits à de nouvelles restrictions ou pas ? Je
crois que le gouvernement, depuis maintenant près d'un an et demi, se moque des Français, navigue à vue, nous raconte des histoires en permanence, est incapable de préparer les choses. Je ne dis pas que c'était facile au départ.
J
'ai accepté le premier confinement parce
que... Vous voulez dire
qu'il ne l'a pas appris de
ces 18
mois ? Non, jamais.
Je vais vous donner plusieurs exemples. J'étais dans le train en revenant d'un déplacement dans le Périgord, à Ouigo.
Tout
le monde serré. Il y
a
une mesure très simple, beaucoup plus simple que le pass sanitaire.
C
'est le masque.
Le masque est obligatoire, normalement.
Le masque FFP2, si le virus est très protecteur, c'est ce qu'a fait Mme Merkel, qui l'a fait très sérieusement, notamment dans tous les EHPAD. Masque FFP2. C'est simple, ça ne coûte pas si cher que ça, beaucoup moins cher qu'un système de pass sanitaire et ça permettrait de protéger les Français qui voyagent sans tomber dans la psychose. Premier point. Deuxième point, je reviens sur mes purificateurs d'air. Est-ce qu'un jour on peut anticiper, notamment les écoles, les universités, ça fait des mois que je le réclame ? On me répond, non, ce n
'est
pas à nous de le faire. Dans ma commune, on l'a fait. Troisième point, les lits d'hospitalisation. Il y a, quand j'ai demandé qu'on rouvre le Val-de-Grâce, il y a quand même maintenant plus d'un an, M. Castex... Oui, à Paris, qui est en parfait état, il faut deux mois pour le mettre en état. M. Castex m'a dit, mais vous pensez bien, ce n
'est
pas des lits, c'est du personnel, ce qui est vrai. Ça ne se fait pas comme ça. Et il a même publié dans Ouest France, c'est écrit, vous pouvez vérifier, il a dit, on ne va quand même pas rouvrir des lits pour une crise centenaire.
Ah,
et on continue à fermer des lits, le projet de regroupement Bichat-Beaujon dans le nord de Paris, moins 20% de lits. Dans mon département de l'Essonne, suppression de lits. Donc, si vous voulez, moi, je veux bien qu'on me dise tout et n'importe quoi. Si vraiment, c'est si grave que ça, pourquoi pas d'anticipation ? Pourquoi pas cette palette ? Quant à la vaccination, je finis dessus. M. Delfraissy nous dit, dans le Lancet, parce que je suis précis, et je travaille mes dossiers, 18 février, il dit dans le Lancet, la vaccination générale est une illusion, il faut des vaccinations ciblées sur les gens fragiles.
Moi,
je maintiens, je persiste et je signe que vacciner des gamins de 17 ans
qui
n'ont aucun risque de vide pour répondre à une psychose alimentée par le gouvernement est une hérésie.
On va reparler de la vaccination.
Je préférerais qu'on concentre les incitations à la vaccination sur les personnes en surpoids qui ont un risque, sur les comorbidités, sur les personnes âgées qui ne sont pas encore vaccinées, plutôt que de généraliser une vaccination avec un vaccin ARN qui est toujours en phase d'études sur des gamins qui n'ont aucun risque de mourir du Covid. Et Madame l'a dit,
il
y a les cas
liés
au test de départ en vacances
et
puis, ce que dit très bien l'Angleterre, il y a les hôpitaux.
Et
j'aimerais qu'on arrête cette espèce de folie.
On va écouter Djanil
Ramani précisément dans un instant. Avant cela, je voudrais vous entendre, Christophe Blanchet. Ce qui est vrai quand même, c'est qu'on a l'impression que le gouvernement a toujours les mêmes réflexes. Quand je dis réflexes, c'est-à-dire que quand il voit que la courbe de l'épidémie est en train de repartir et elle repart de manière exponentielle en ce moment, c'est-à
-dire
qu'on n'a pas changé de logiciel. On est toujours dans ces réflexes. La courbe repart, alors on pense couvre-feu à 23 heures, on pense fermeture des bars, fermeture des restaurants à 23 heures, etc. On n'a rien inventé de nouveau depuis 18 mois pour tenter de répondre à cette crise précisément.
D
'abord, je voudrais réagir.
On
ne peut pas dire que les jeunes de moins de 17 ans ne risquent rien
parce
que 1% des décès ont moins de 15 ans. Vous savez
combien
de
morts
il y a eu de moins de 25 ans ? 1
% des décès sont des jeunes de moins de 15 ans. Je vous invite à regarder l'Agence Santé Publique France et c'est des données techniques, ce n
'est
pas des sondages. Donc soyons vigilants là-dessus.
Ces mesures d'urgence aujourd'hui, au cœur de l'été, ce sont des mesures très triviales qu'on connaît déjà, dont on a éprouvé l'efficacité, certes mesurées, mais malgré tout existantes, et c
'est
les mesures traditionnelles.
Excusez-moi sur les mesures traditionnelles. Pardon, je ne
peux
pas
vous... Allez
-y, Nicolas Duprignan.
Le
confinement n'a aucun intérêt. J'entends parler d'un couvre-feu à 23 heures. On nous a expliqué malgré tout que si les gens sont enfermés chez eux à faire la fête, c'est quand même plus dangereux que s'ils sont dehors. Donc on va recommencer avec ces questions. On va éternellement être dans des erreurs majeures.
Est
-ce que
les
Français
peuvent encore l
'accepter ?
Et
puis,
à quoi
sert le vaccin ? Excusez-moi. On nous dit, le Premier ministre, c
'est
quand même extravagant. Parce qu'au moins, il y en a un qui est cohérent, c'est Johnson en Angleterre. Moi, j'aime bien les gens... On peut ne pas être d'accord, mais on peut être cohérent dans la vie. Le Premier ministre britannique dit, j'ai vacciné, il y a un variant, il circule, et maintenant, on vit. C'est cohérent. Le Premier ministre français nous dit, vaccinez-vous, on va mettre un pass sanitaire, c'est extrêmement dangereux. Mais attention, même vacciné, vous risquez de transmettre, ce qui est vrai d'ailleurs, entre parenthèses. Et le chiffre de 12 fois est répété partout. Il y
a
une étude anglaise qui dit 50%. Et Moderna est en train de faire une étude parce qu
'il
ne croit pas du tout le chiffre de 12 fois qui est une modélisation de Pasteur. Et qui est aussi rabâché. Donc, à force de raconter n'importe quoi aux Français, des slogans pour se... En fait, pour cacher l'absence de préparation
complète. Il y a une certitude
quand même, quand on est vacciné, on transmet,
on ne
sait pas.
On ne sait pas, voilà. Je n'ai pas dit qu'on le transmettait plus. J'ai toujours été pour la vaccination à bon escient. Mais encore une fois, faire croire aux Français que parce qu'ils vont se vacciner très vite dans les deux mois qui viennent, le variant ne
va
pas arriver. Quelles mesures ils ont pris sur les frontières
? Ça
fait 15 jours qu'ils savent qu'il
y a
un variant qui arrive. Rien parce qu'il y a l'idéologie du sans-frontières. Donc les frontières nationales ne sont toujours pas contrôlées.
Les
frontières européennes ont longtemps été fermées.
Mais je parle des frontières nationales. Parce que vous pouvez arriver par un endroit, et je ne
dis
pas de tout bloquer, je dis des tests. PCR, sérieux ? Pourquoi on ne le fait pas ? Les soins précoces, l'ivermectine est enfin reconnue, commence à être reconnue.
Rien dessus. Nicolas Dupont-Rignan, avant de parler du pass sanitaire. Pourquoi je...
Ce que je trouve très choquant, et Madame a raison sur un point, je vais vous donner l'exemple du vaccin. Il y a beaucoup de Français qui ne veulent pas se vacciner avec la technologie ARN.
Pour
une raison simple, c'est que c'est toujours en phase d'études. Et comment un ministre de la Santé peut
mentir ? Attendez, attendez. Je finis... Ah bah voilà. Comment un ministre de la Santé, si je peux finir ?
La phase 3, la phase 3, se termine fin 2022. Oui,
mais est-ce que vous savez ce qu'est la phase 3 ? Oui, je le sais ce qu'est la phase 3. Alors dites-nous, c'est les remontées
pharmacovigilance.
Non, la phase 3, les essais qui sont en cours en ce moment de phase 3, notamment sur le vaccin Pfizer, servent à déterminer... Oui, les effets secondaires. Non,
non,
absolument pas. Cherchent à déterminer combien de temps le vaccin est efficace. Non, pas seulement. C
'est une remontée de tous les
incidents de pharmacovigilance. C'est ainsi. En tout cas, il y a une vraie angoisse des Français là-dessus, et ils n'ont pas de tort. Quand on risque de mourir du virus,
du
Covid, on peut comprendre que les Français se vaccinent. Mais quand un jeune n'a aucun risque, c'est une hérésie pour moi. Mais
ça, c'est le choix. Attendez, je
finis
sur les vaccins, la progression que j'ai faite. Pourquoi
le gouvernement n'autorise pas le vaccin noir, qui est autorisé en Hongrie, qui est un vaccin traditionnel ? On a le vaccin Sanofi qui va arriver. Pourquoi il n'y a pas une transparence de fait ? C'est pas le
gouvernement, c'est l'agence française du médicament. Mais vous plaisantez, le vaccin
chinois est
utilisé...
Il ne marche pas parce qu'il est chinois ? Non,
ça
n'est pas ça,
monsieur. Il est
vacciné. La
Chine se vaccine,
il
y a des centaines de millions de Chinois. En
Argentine, regardez ce qui s
'est passé en Argentine. Regardez ce qui s'est passé
en Tunisie.
Regardez ce qui
s'est passé en Grèce.
Donc, reprenez des faits. Le vaccin chinois est un vaccin classique, mais qui est
défendu
par
d'autres. Nicolas Dupont-Aignan, pardon. Mais pourquoi on ne laisse pas le choix ?
Laissez parler
les gens, pardon. Je ne sais pas. Mais pourquoi
on ne laisse pas le choix ? Mais vous nous dites quelque chose. Mais si on tient tant la vaccination, pourquoi il n
'y a
pas un éventail ? Pourquoi on ne parle pas de Sanofi ? Bon,
allez, une question comme ça que j'ai en tête d'abord, Nicolas Dupont-Aignan. Est-ce que vous savez si le pass sanitaire sera obligatoire pour siéger à l'Assemblée nationale
? Ce
serait profondément anticonstitutionnel. Il y a plus de 50 députés dans l'hémicycle. C
'est
une mesure attentatoire aux libertés. C'est vraiment un recul, un drame pour le pays. La plupart des pays ont renoncé. Israël, l'Angleterre, la Russie aujourd
'hui. Israël a
renoncé parce que les contaminations ont été très très faibles à un moment donné. Non, pas du tout. Ils
ont renoncé parce que, non, ils disent qu'il est inapplicable.
C
'est choquant, mais profondément choquant, de diviser les Français, comme le fait le président Macron, en dressant une partie contre une autre. C'est ingérable.
C
'est utiliser la police contre une partie du peuple français. C'est plus de 20 millions de Français
qui
auraient un statut de discrimination. C'est une interdixculée. Un gamin ne pourra pas prendre une glace à une terrasse de café. C'est moins de liberté qu'un fichier S terroriste. C'est ahurissant ce qui se passe. Et vous acceptez ça, comme ça, il y aura deux catégories de Français. Mais comment peut-on accepter cela
? Patricien Allémonia.
Je
l'estime que c'est extrêmement grave.
Heureusement que les 20 millions de Français, juste une aparté, heureusement que les 20 millions de Français qui ne sont pas vaccinés, ne sont pas tous des fichiers S. Parce que alors là, ça serait un
dramatique. Non, mais madame, est-ce que
vous trouvez normal que
le Conseil
constitutionnel...
C'était une parenthèse. Je voudrais donner la parole à Benjamin
Moré,
mais c'est ce que dit Jean
Castex. Il dit que le pass sanitaire, c'est la liberté. Pourquoi ? Parce que c'est ça ?
Ou sinon, on ferme les restaurants.
Nous avons été... Nous ne contrôlons pas les frontières, nous ne augmentons pas les lits, nous ne mettons pas de purificateur, nous ne occupons pas des soins précoces, nous ne distribuons pas de masques FFP2. Donc, vous allez être enfermés, mais là, on va vous enfermer à moitié. Mais c'est scandaleux. Mais je voudrais que les Français réagissent. Deuxième point. Souvenez-vous de la discussion, et là, vous ne pouvez pas me contredire. Quand à l'Assemblée nationale, M. voulait rouvrir les boîtes de nuit avec un pass sanitaire, qu'est-ce qu'a dit M. Véran
?
Il a dit, mais il n'en est pas question, car le pass sanitaire est une fausse protection. Vous pouvez transmettre même en étant vacciné. Et on ne
va
pas rouvrir les boîtes de nuit, parce que des vaccinés peuvent transmettre. Et puis les tests ne sont pas sûrs à 100%. Donc, là encore, des arguments à deux balles, pardonnez-moi, selon ce qu'on veut dire. Et en fait, Emmanuel Macron a été franc.
Il
faut reconnaître. Il a dit,
on
va mettre le pass sanitaire pour forcer les gens à se vacciner. Et d'ailleurs, la preuve que je dis est vraie, c'est qu'on va faire payer les tests.
Et
ça, c'est contraire au règlement
européen. À partir du mois d'octobre. C'est contraire
au règlement européen du 14 juin.
Bon nombre
de pays payent les tests.
Le règlement européen 20-21-953, qui la France a signé. Et pourquoi Mme Merkel a dit...
Mme
Merkel, qui n
'est
pas pour moi, je ne crois pas. Mme Merkel a dit, je ne rendrai jamais obligatoire la vaccination. Je refuse de la rendre obligatoire. Et elle a dit une chose très juste, c'était un peu un tacle au président Macron. Elle a dit, vous savez, si on veut avoir confiance dans les dirigeants,
on
ne
peut
pas changer d'avis tout le temps. Et le pass sanitaire, c'est un moyen de contraindre les Français à se vacciner tous par obligation. Et je ne crois pas qu'on puisse conduire un pays en divisant, en imposant, surtout quand en plus, on n
'est
pas capable de gouverner correctement. Il
ne faut pas s'y arrêter, dit le ministre de la Santé. Nicolas Dupont-Inan, vous qui étiez à la manifestation parisienne samedi, comment est-ce que vous percevez cette déclaration du ministre de la Santé ? Qu'est
-ce
qu'il veut dire derrière cela ? Il ne faut pas s'y arrêter.
Il cherche
à
faire passer les opposants à cette vaccination obligatoire
sur
un vaccin qui n'a pas de recul, pour des gens qui sont en bonne santé. Qui
a du recul. Il
cherche à l'assimiler à des vaccinations qui ont été positives. Les vaccinations, les vaccins imposés, l'hépatite B, il y
a
eu neuf ans de recherche
et
de recul avant la vaccination. Ce que je demande,
c
'est qu'on laisse le libre arbitre
et
que chacun puisse faire son choix. Si le vaccin n'était pas en autorisation conditionnelle, on pourrait comprendre la vaccination obligatoire. C'est une autorisation conditionnelle.
Mais là, on est vraiment sur soi. Je voudrais qu'on parle
vraiment de la manifestation.
Mais la
manifestation, j'y étais, c'était une foule, bon enfant. Monsieur Véran a cherché à salir, faire
passer les gens pour
obscurantistes. On va
en parler après. Il n'y a pas eu que des manifestants de bonne enfance, si vous le permettez. Il y en a eu quand même qui n'étaient pas... On va en parler après, Nicolas Dupourgnant. Vous me posez une question.
Il
n
'a pas vu l'énorme manifestation, la colère générale des Français qui veulent rester libres,
qui
estiment que c'est un choix individuel sur un vaccin où on n'a pas de recul et qui estiment qu'il y
a
un bénéfice risque et qui voudraient que ce bénéfice risque,
que
les personnes âgées, les situations comorbidités se vaccinent. J'ai toujours été favorable à titre personnel. En revanche, vacciner des enfants sur un vaccin où on n'a pas de recul et qui n'attrape pas
de
Covid est encore une fois quelque chose de surréaliste. Et on a encore le droit de penser différemment de M. Véran. Il est d'une arrogance, d'un mépris. Et ce qu'il a dit après sur les soignants
qui
ont sacrifié leur vie, qu'on a fait travailler, parfois en situation de Covid, forcés, qui n'avaient pas de masque, qui n'ont pas eu de masque FFP2, la manière dont il parle des soignants, des pompiers est intolérante. Je voudrais dire d'abord que dans la manifestation,
il
y avait beaucoup de gens vaccinés. Et vraiment,
beaucoup
de gens vaccinés. Et qui avaient compris une chose,
que
même si vous êtes vaccinés, un pass sanitaire, quand le pouvoir dira au bout de six mois, votre vaccin n'est plus valable, il faut reprendre une troisième dose, une quatrième, vous serez obligés d'obéir. Et c'était une manifestation, je peux vous l'assurer, d'une diversité politique incroyable. Beaucoup de gens venaient me voir en disant on a voté Macron.
Mais
on ne commencera pas. Et deuxièmement, d'une diversité sociale incroyable. Et c'était vraiment sur la liberté de circulation. Et ce qui est très choquant, bien sûr qu
'il
y avait des excès, que j'ai condamné totalement,
mais
très minime. Et ils ont été montés en boucle, en permanence. Et je veux vous dire vraiment qu'il faut entendre les Français qui sont profondément attachés à l'égalité républicaine. Liberté, égalité, fraternité. Et je veux dire franchement aussi, quand on est président de la République et qu'on est face à un péril, est-ce que c'est le rôle de stigmatiser, de dresser les uns contre les autres
?
C'est son rôle ou au contraire, ce n
'est
pas d'apaiser et de dire on va y arriver ensemble, faire ensemble ? Franchement, je pense que cette déclaration du 12 juillet a fait frémir les Français. Vraiment. Moi, j'ai reçu des dizaines de
mails français. Vous parlez de la déclaration
du président de la République. Oui, qui a clairement dit aux Français, vous allez être punis dans votre liberté de circulation. Nicolas Dupont-Aignan.
Vous
vous rendez compte de ce que ça veut dire
en démocratie
? Nicolas
Dupont-Aignan, puisque
vous en parlez, je voudrais vous interroger une nouvelle fois là-dessus, puisque vous n'avez pas été très clair à mon sens. Sur ceux, les manifestants, une minorité évidemment, il n'était pas très nombreux, mais ceux qui ont porté l'étoile jaune. Est-ce que vous considérez que c'est un acte antisémite ou pas du tout ? J'ai dit clairement,
et
je l'ai dit,
que
c'était une comparaison odieuse
pour
tous ceux, et je sais de quoi je parle, qui ont été résistants et qui ont lutté avec les martyrs de la Shoah. Comparaison odieuse. Mais je peux vous assurer, pour en avoir vu, mais pas, j'en ai vu deux, en une journée.
Il y en avait
un peu plus.
Meup,
qui
ont été montés en épingle, que ce n'était pas des actes antisémites. Mais ça n'est pas anecdotique quand même.
C'est que simplement, les gens qui ont fait ça, ils
pensent qu'on les exclut comme on a exclu, ce qui n'a rien à voir. Je suis d'accord, je le dis, je l'ai dit, je ne
suis
pas suspect, vous me connaissez, de la moindre... Mais ce ne sont pas des
antisémites.
Mais je l'ai condamné. Et on a monté en épingle tout ça. Et vous savez ce qui agace les gens qui
manifestent ? C
'est qu'on est dans un pays où on a le sentiment, moi je vous le dis comme je pense, combien de gens me disent on éteint la télé, on n'en peut plus ? On a le sentiment d'être méprisé,
qu
'on n'a plus la liberté de penser, de s'exprimer, de circuler. Et on peut lutter contre l'épidémie,
et
on peut prendre l'ensemble, quand même, sans être obligé d'exclure 20 millions, entre 20 et 30 millions de Français. Enfin, je ne
sais
pas si vous réalisez ce qui va se passer le 1er août.
Et
le danger,
moi
ce que je vois venir, c'est que ça va être encore des lois pas appliquées,
ou
à la tête du client, parce qu'elle est inapplicable cette loi. Inapplicable. Donc, comment peut-on mettre en place encore une loi qui ne sera pas appliquée ? Qu'on m'explique ? J'ai les chiffres, sur les tranches de moins de 40 ans, les données, c'est 0%, c'est-à-dire qu
'ils
n'arrivent même pas à mettre plus de 0% sur les données des décès. Donc quand vous disiez qu'il y
avait 1%, vous l'avez là,
évolution du nombre de décès par âge, et
je vous la transmets. Donc
INSEE, chaque catégorie.
Moi c'est Agence
France, MEDSEE. Chaque catégorie
d'âge, 0%. Moins de 44 ans, c'est 7%.
Alors arrêtons
de faire peur à la jeunesse. Vous donnez vos chiffres. Notre jeunesse est traumatisée par une espèce
de folie.
Vos
chiffres sont faux. Vos chiffres sont faux.
Allez voir à l'agence France, MEDSEE. 7% des décès de moins de 40
ans.
En tout cas, s'il vous plaît.
Vos chiffres
sont faux. Les jeunes, au-delà de tous les chiffres, ce que je veux dire, c'est que les jeunes sont très conscients, il y en a beaucoup qui veulent se faire vacciner pour aider leurs parents
et leurs parents.
Là,
je
suis très embêté parce que je n
'ai
pas les moyens de vérifier vos chiffres en direct.
On le fera demain
et on donnera les chiffres demain en direct,
dès l'heure,
dans l'heure des pros.
Je
ne
dis
pas commenter, je
dis que vos chiffres sont faux. Simplement, dernière chose,
puisqu'il y aura un débat au Parlement, vous êtes d'accord pour dire que la France n
'est
pas une dictature sanitaire ?
Je dis qu'on verra le Conseil constitutionnel.
Je
souhaite que le Conseil constitutionnel soit aussi vigilant avec 30 millions de Français qu'avec une dizaine de terroristes
socialistes. On n'est pas
en dictature. On va vers une dictature sanitaire si cette loi passe. Je
le
maintiens. On va
voir si c'est une vraie dictature pour comparer.
J'ai dit on va vers. Donc, j'ai parlé d'engrenage. Attention, ne caricaturez pas.
Mais je
suis sûr que le Conseil
constitutionnel, je l'espère, va annuler cette dictature.
Oui, parce que ça montre quand même qu'on est extrêmement vulnérable. Alors, je pense que ça montre aussi que l'investissement dans la recherche et la souveraineté numérique est fondamental. Et vraiment, il y avait un très bon article dans un grand journal des responsables d'entreprises françaises, des clouds, comme on dit, qui regrettent que le gouvernement français passe par des clouds américains quand même. Les données de santé à Microsoft, de mémoire, et je ne
veux
pas dire de bêtises, mais vous pouvez vérifier. Donc, l'investissement dans la sécurité numérique de la France, la souveraineté numérique,
est
très importante. Et honnêtement, on est très en retard. On est en train d'être complètement largué par la Chine, qui verrouille tout, et par les États-Unis. Et ça passe vraiment par un investissement massif. Sinon, nos chefs d'État seront espionnés en permanence. Et quand on est espionné, on n'est plus libre dans ses décisions. Donc, est-ce que le président de la République utilisait un téléphone crypté ? Ou est-ce qu'il utilise par familiarité un
téléphone
crypté
ou pas ? Non,
mais crypté, il y a des téléphones particuliers pour la présidence de la République. Je pense qu'il faudrait que le président soit très attentif. Je
précise que les clouds sont les endroits où on stocke les données informatiques, et qui sont principalement stockées aux États-Unis. Et
oui, mais c'est très inquiétant
pour nos
concitoyens.
Est-ce que vous dites que le gouvernement devra faire la transparence sur les données qui ont pu être dérobées ?
Non,
pas obligatoirement, parce qu'il peut y avoir des secrets d'État. Et moi, je ne vais pas faire de la démagogie ici, là-dessus. Ce que je supplie le gouvernement de faire, c'est d'arrêter de transférer les données des Français dans des clouds américains. C'est d'écouter toutes ces pépites d'entreprises françaises qui sont dans la recherche. Et j'ai vu qu'il y avait une petite entreprise start-up française qui peut démasquer le logiciel Pegasus. C'est vraiment d'investir, parce qu'en vérité, à chaque fois qu'il
y
a un grand choix, malheureusement, le gouvernement a lâché. Et la souveraineté, ça ne se partage pas. Et quand je le défendais, on me traitait un peu de complotiste.
Nicolas Dupont-Aignan