Apolline Matin du 2 septembre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 38 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 22:11OuverteRéponse directe
Vous êtes bien sûr l'ancienne ministre, ancienne candidate à l'élection présidentielle. [...] Candidat au moment où l'on se parle pour cette primaire de la gauche. Votre mot d'ordre, dites-vous, c'est la France tranquille, l'ordre juste. C'est-à-dire ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Pour vous, c'est d'abord une question d'écoute ?
- 26:00RelanceRéponse directe
Est-ce que vous considérez comme Jean-Luc Mélenchon qu'il faut brûler la dette, une partie de la dette ? Ou au contraire, vous dites qu'il faut une rigueur dans les comptes publics ?
- 28:26FerméeRéponse partielle
Pour pouvoir être candidat de Ségolène Royal, il faudrait que vous gagniez la primaire et il faut d'abord avoir les parrainages. Les avez-vous ?
- 30:25RelanceRéponse directe
Avez-vous la certitude de les avoir ? Mais personne n'est jamais certain. Mais avez-vous une crainte ? Est-ce qu'il se pourrait que vous ne puissiez pas ou que vous soyez empêchée d'être candidate à cette primaire ?
- 30:49FerméeRéponse directe
Vous êtes la seule femme candidate ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 22:46Ségolène RoyalFait
« Il y a eu une hystérie. Il y a eu des brutalités. Il y a eu des chocs. Il y a eu des matraquages qui ont commencé par les gilets jaunes. »
- 23:06Ségolène RoyalFait
« Les agriculteurs. Vous avez vu que dans la dernière séquence, c'est l'armée qui a été envoyée contre les agriculteurs. »
- 23:21Ségolène RoyalFait
« Ce gouvernement a, par sa mauvaise politique, provoqué des révoltes sociales. »
- 24:06Ségolène RoyalFait
« Le macronisme, c'est le mépris. »
- 25:31Ségolène RoyalFait
« On est aujourd'hui sous la coupe de gens qui font peur. »
- 27:37Ségolène RoyalFait
« Ils ont tout cassé. On avait relancé la voiture électrique. Ils ont tout cassé. »
- 28:08Ségolène RoyalFait
« Ils ont cassé le crédit d'impôt. »
- 29:52Ségolène RoyalFait
« Je ne veux pas rentrer dans les batailles de congrès. »
- 32:54Ségolène RoyalPromesse
« Si je suis élue présidente de la République, ce sera zéro tolérance pour les violences faites aux enfants. »
- 35:32PrésentateurFait
« Olivier Faure laisse entendre qu'il y aurait peut-être à nouveau une alliance avec LFI possible, comme il y a eu pour les dernières législatives. »
- 35:35PrésentateurFait
« Raphaël Glucksmann dit qu'il n'en est pas question. »
- 36:17PrésentateurFait
« Il n'y aura pas de nouveau front populaire. »
- 36:41PrésentateurFait
« Je n'ai jamais diabolisé ni les électeurs du RN. »
- 36:50PrésentateurFait
« quand on a une responsabilité politique qu'on veut faire baisser l'extrême droite, eh bien, il faut bien gouverner. »
- 37:11PrésentateurFait
« Quand le nouveau front populaire a fait un programme commun, ce n'était pas seulement de la magouille, c'était aussi un accord sur un programme. »
- 38:11PrésentateurFait
« Le RN dit qu'ils veulent interdire le port du voile islamique. »
- 41:04PrésentateurChiffre
« Il y a eu sept ministres successifs pendant le macronisme. »
- 41:15PrésentateurFait
« Le pire, c'est le ministre qui a supprimé les maths dans le tronc commun du lycée. »
- 41:26PrésentateurFait
« Il a supprimé les filières dans le baccalauréat. »
- 42:38PrésentateurFait
« La première chose à faire, c'est de mettre des caméras de vidéosurveillance partout. »
- 43:28PrésentateurFait
« avec les salariés. Mais si un salarié refuse de mettre une caméra à ce moment-là, vous vous creusez un peu pour voir ce qu'il se passe. »
- 43:46PrésentateurFait
« C'est une question de morale. »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Invité9 %
- Présentateur 28 %
- Invité 25 %
- Invité 32 %
≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC. Il est 8h. Très bon réveil à tous. Très belle journée sur RMC. RMC. Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet. Bonjour. Bonjour Apolline. Bonjour à tous. La hausse des prix du pétrole, du gaz, mais aussi du fuel avec le regain de tension depuis le début de la semaine au Moyen-Orient. Les échanges de tirs ont recommencé cette nuit et des phrases américaines ont fait 11 morts en Iran. On va tout vous détailler. Et on verra dans ce journal ce qui attend désormais Patrick Bruel au lendemain de l'annulation de sa tournée qui était prévue pour tout l'automne.
Et vous allez entendre des nombreux parents qui renoncent cette année aux activités périscolaires en cette rentrée scolaire conséquence du scandale qui a éclaté l'année dernière. C'était encore une nuit de grandes tensions au Moyen-Orient. Oui, les frappes ont repris, vous le savez, depuis le début de la semaine avec une intensité encore plus forte cette nuit puisque les Etats-Unis ont pilonné l'Iran qui a riposté en visant des bases américaines de la région. Ces nouveaux tirs de missiles ont fait 11 morts côté iranien. Ils ont aussi fait remonter les cours du pétrole au-delà des 95 dollars désormais. En plus de ceux du gaz, on vient d'en parler, qui ont bondi de 6% hier.
Et de ceux du fuel également qui ont pris, écoutez bien, plus de 40% depuis le début de l'année. Et alors ça tombe mal puisque c'est généralement en ce moment, cette période de rentrée, que ceux qui chauffent au fuel remplissent les cuves pour l'hiver. La preuve ici dans la région de Lyon avec notre correspondant Vincent Chaud.
Jour de livraison du fuel chez une cliente de 95 ans. C'est son fils Didier qui commande et réceptionne le combustible.
On va passer sur du 2000 litres. 2000 litres, il y en a pour un peu plus de 2000 euros.
Ça sera finalement 3000 euros pour 1800 litres, facture salée pour la retraitée, mais pas le choix. Son fils avait d'ailleurs hésité à faire le plein.
Moi, j'ai dit à ma mère, qu'est-ce qu'on fait ? On fait rentrer 1000 litres. Si on fait rentrer 1000 litres maintenant, après dans 6 mois, il faut faire rentrer. Et si dans 6 mois, ça augmente.
Des hésitations qui commencent à se faire sentir dans les entreprises. L'augmentation des prix fait un recul sur notre carnet de commandes. Maxime Tartavelle est le gérant d'une société spécialisée basée à Saint-Fond, au sud de Lyon. Là, c'est vraiment une stratégie à chacun. Certaines personnes se disent qu'on en fait rentrer un petit peu par moitié ou par quart de cuve. Et d'autres remettent à plus tard. On attend l'arrivée du froid pour voir un petit peu à quelle sauce on va être mangés, nous les distributeurs locaux. Mais selon la Fédération française des combustibles, mieux vaut ne pas attendre le dernier moment.
Alors cette période de rentrée, elle est aussi marquée par les interrogations, je vous le disais, de nombreux parents à laisser leurs enfants dans les centres aérés avec le scandale de violence sexuelle dans le périscolaire qui a éclaté l'année dernière à Paris notamment. On est mercredi, c'est normalement la journée du périscolaire. Mais alors Louise Salé, vous avez enquêté pour RMC. Et vous nous dites donc que de nombreux parents, et pas qu'à Paris d'ailleurs, hésitent à inscrire leurs enfants à des activités périscolaires. Oui, déjà cet été, il y a eu une baisse de fréquentation de 12% dans les centres aérés, d'après les chiffres communiqués par la ville de Paris.
Et pour cette rentrée, le nombre d'élèves inscrits au périscolaire à Marseille le matin et le soir chute de 6%. Il chute aussi de 10% à Strasbourg, mais la mairie l'explique par la baisse démographique. Au nord de la capitale, à Saint-Ouen, Aline veut éviter au maximum la garderie du soir à l'école que sa fille fréquentait l'an passé. Dès lors qu'on peut la récupérer à 16h15, on le fera. On a la chance de faire pas mal de télétravail et l'école est collée à la maison. Soit je lui demande de faire des coloriages, des colliers de perles, soit honnêtement, des fois, je la mets devant des dessins animés parce que je n'ai pas le choix. Donc ouais, ce n'est pas simple.
Mais je n'ai aucune confiance parce qu'on recrute n'importe qui.
Alors c'est aussi un surcoût pour les parents qui font le choix de se tourner vers des baby-sitters.
Oui, Mathilde, en région parisienne, a fait les comptes pour faire garder sa fille en grande section. Ça équivaut à 500 euros par mois supplémentaires. Mais c'est quelque chose qu'on a décidé de mettre en place pour garantir la sécurité. Je sais que ma fille a été au contact d'un animateur qui est visé par plusieurs plaintes. Donc c'est mon premier enfant, c'est très dur. Et ce sentiment de défiance des parents n'est pas prêt de disparaître à Paris où les directeurs périscolaires ont du mal à recruter des animateurs en raison d'un climat de suspicion permanent. D'après un sondage mené par un délégué syndical de la CFDT, 70% des équipes de la ville seraient incomplètes.
C'était le choix de la rédaction signée Louise Salé ce matin pour RMC. Ce n'est ni une victoire ni une défaite. Voilà ce que disent des avocates de plaignantes après l'annulation de la tournée de Patrick Bruel qui était prévue tout l'automne. Le chanteur l'a annoncé, vous le savez, dans la soirée. Lui qui est visé par une trentaine de plaintes pour violences sexuelles et mis en examen dans quatre dossiers Romain Haug pour RMC. Il dit, Patrick Bruel, dans un communiqué qu'avec cette annulation, il fait, je le cite, le choix de l'apaisement.
Oui, communiqué de trois pages dans lequel chaque mot est pesé. Les conditions ne sont plus réunies, écrit le chanteur qui dit vouloir avant tout, par cette décision, protéger son public et ses équipes. Je refuse de leur faire courir leur moindre risque, écrit-il, anticipant ainsi les manifestations qui auraient pu avoir lieu lors de ces concerts. Bref, c'est une communication millimétrée pour le chanteur qui clame encore son innocence et entend bien le prouver, dit ce matin son avocate. Il passe désormais une partie de son quotidien, assure-t-elle, à préparer sa défense.
Alors, cette tournée devait durer deux mois, 35 dates étaient prévues, 150 000 personnes devaient y assister. Question, justement, est-ce que les fans seront remboursés ?
Oui, intégralement remboursés, c'est son avocate qui le confirme. Il suffit de se rapprocher du point de vente dans lequel ils ont acheté leur place. En revanche, cette annulation risque bien de coûter cher à Patrick Bruel, car si des assurances en cas d'annulation existent, elles ne s'appliquent pas lorsque l'artiste se déprogramme de lui-même, explique un spécialiste. Entre le remboursement des billets, le dédommagement des salles, des musiciens, le paiement d'autres frais engagés, cela devrait probablement, sur un producteur au journal Le Parisien, lui coûter autour de 2 millions d'euros.
La campagne présidentielle, c'est sur RMC que ça se passe encore ce matin. Ségolène Royal, invitée d'Apolline tout à l'heure à 8h30, à un petit peu plus d'un mois de la primaire socialiste à laquelle elle est candidate. Le bilan qui s'alourdit encore au Népal, tous les jours, depuis l'effondrement d'un glacier la semaine dernière, les autorités locales communiquent à cette heure-là, et on parle désormais de 1130 morts et plus de 4000 disparus. Le risque de voir des phénomènes de ce type augmente avec la fonte des glaciers. Voilà ce que dit ce matin un expert de l'ONU. Ça, c'est un changement qui s'apparente à une révolution.
Ça concerne le monde de la course à plier, discipline qui est plus en vogue en ce moment, vous le savez bien. Les règles changent pour les inscriptions au Marathon de Paris. Marathon qui a lieu chaque année au printemps, qui est la course la plus populaire en France. En fait, l'attribution des dossards passera désormais par un tirage au sort. Jusqu'à présent, c'était la règle du premier arrivé, premier servi. Et alors, ça change la donne pour tous les coureurs qui préparent la course, comme ici avec Diane Carlotti.
À 61 ans, Mohamed Eliamani enchaîne les tours de piste. Le recordman du monde des plus de 60 ans, 47 marathons au compteur, souhaitait courir les 42 kilomètres parisiens.
Vous me l'apprenez, je ne le savais pas.
C'était sans compter les nouvelles conditions de participation.
Ah non, non, non, ça reste au tirage au sort, je ne participerai pas. C'est sûr et certain. Ça ne m'intéresse pas parce que quand je veux faire un marathon, je veux être sûr d'être free.
Fini la règle du premier arrivé, premier servi. Désormais, l'accès à la course se veut plus simple et équitable. Alors Vincent, déjà double finisseur de l'épreuve, se plaira à la loterie comme tout le monde.
Plutôt déçu. Je étais inscrit en pensant que j'allais le refaire une troisième fois. Mais bon, si c'est la règle, je sors très ma chance et puis je suis sûr que ça va passer. Quoi qu'il arrive, je vais tenter de courir le marathon de Paris 2027.
Dans les autres grands marathons, comme à Londres ou New York, le système de loterie a déjà été adopté et Charlie, encore essoufflé de sa séance, voit d'un bon oeil ce changement.
Je pense qu'il n'y a pas de solution miracle. Honnêtement, on sait qu'il y a un gros succès pour les courses actuellement en France. Je pense honnêtement que je préfère que ça se fasse au tirage au sort que sur le prix, autant rendre accessibles les marathons.
Le 8 septembre, parcours, prix et conditions des marathons et semi-marathons de Paris devraient être officiellement annoncés pour les quelques 100 000 personnes attendues sur la ligne de départ en avril.
Une autre date, c'est le 18 septembre que Zinedine Zidane dévolera sa première liste en tant que sélectionneur de l'équipe de France de football pour les deux matchs des bleus prévus à la fin du mois. Et j'ai deux infos à vous donner ce matin à l'US Open de tennis. D'abord, Gaël Monfils qualifié pour le deuxième tour. C'était cette nuit, le jour de ses 40 ans. Et l'allemance VRF, tête de série numéro 1 qui a eu très très chaud mais qui vient à l'instant de se qualifier en 5-7 contre l'italien Sonego. C'était le journal de Quentin Vina. Il est 8h09 sur RMC. Il a fini par lâcher « Je fais le choix de l'apaisement ».
Voilà les mots de Patrick Bruel hier sur les réseaux sociaux accusé par une trentaine de femmes de viol ou d'agression sexuelle. Le chanteur annonce donc officiellement qu'il renonce à sa tournée. Ça devait commencer le mois prochain. Maître Myriam Gage Benayoun est en direct avec nous. Bonjour Maître. Vous êtes l'avocat de deux des plaignantes de Patrick Bruel. Vos clientes sont soulagées ? Mes clientes sont effectivement soulagées et heureuses qu'on puisse continuer la procédure judiciaire sereinement. Vous nous le dites dans un instant. N'hésitez pas, vous qui nous écoutez, à nous appeler au 3216. Venez donc réagir.
Est-ce que vous estimez que c'était la bonne décision à prendre pour Patrick Bruel ? Ou alors au contraire, est-ce que vous considérez qu'il aurait fallu continuer tant que la justice n'est pas passée ? Je vous attends bien sûr pour réagir au 3216. A tout de suite. RMC. Il est 8h13 et vous êtes bien sur RMC et RMC Story. Après des mois de pression, il a finalement décidé d'annuler de lui-même sa tournée. Patrick Bruel ne se produira plus cette année. Accusé par une trentaine de femmes de viol et d'agression sexuelle. Il l'a annoncé hier sur les réseaux sociaux. Bonjour Maître Myriam Gage Benayoun. Vous représentez deux des femmes qui ont porté plainte contre Patrick Bruel.
Sont-elles soulagées donc ce matin ? Vous nous disiez que oui. Elles ont redouté qu'il ne renonce pas ? Ah oui, effectivement. Elles pensaient qu'il n'allait pas renoncer. Tout avait l'air bien organisé. Donc, elles sont surprises. Elles sont surprises que finalement, ils décident effectivement d'annuler. On sait qu'il y avait de nombreux maires qui commençaient à dire qu'ils auraient souhaité que Patrick Bruel ne se produise pas dans leur ville mais ils n'en avaient pas forcément les moyens juridiques ou légaux. La ministre d'ailleurs de l'égalité femmes-hommes avait dit que dans ces conditions, elle trouvait impossible que Patrick Bruel se produise.
Dans son message, et c'est là-dessus aussi que je voudrais vous interroger, Maître, Patrick Bruel écrit, je cite, qu'il prend au sérieux ce qui est dit, qu'il reconnaît, je cite, que la situation l'oblige à s'interroger, à poursuivre une réflexion personnelle et à entendre certaines choses. Ça veut dire quoi ? Comment vous le comprenez ce passage ? Écoutez, nous avons été surprises de dire effectivement ces lignes juste après qu'il ait écrit qu'il était innocent et qu'il prouverait son innocence. Je ne sais pas ce que ça sous-entend. Est-ce qu'il a fait un travail d'introspection à l'aide de ses psychologues ?
Est-ce qu'il va prendre le temps de regarder des personnes qui ont déposé plainte ou témoigner à son encontre et réfléchir sur ce qui a pu se passer ? Elles en disent quoi, vos clientes, de ça ? Elles croient qu'il y a une forme de sincérité ? Qu'est-ce qu'elles disent ? Non, elles n'y croient pas. Sincèrement, elles n'y croient pas, puisque juste avant, il dit qu'il est complètement innocent de tous les faits et qu'il va prouver son innocence. Donc, elles savent bien que ça va être parole contre parole et qu'il va falloir que la justice travaille sur des faisceaux d'indices. On n'a pas de preuves matérielles des années après. Elle ne demandait pas elle-même à ce que la tournée soit annulée.
150 000 personnes devaient aller écouter ou avaient acheté déjà des billets pour aller écouter Patrick Bruel sur scène. Il est donc officiellement mis en examen dans quatre affaires. Il y a donc une trentaine de femmes qui l'accusent, mais la mise en examen concerne quatre affaires, viol et agression sexuelle. Il est toujours officiellement présumé innocent. Est-ce qu'il était impensable pour vous, malgré le fait que le procès n'ait pas encore eu lieu, qu'il soit publiquement, sur scène, forcément acclamé et applaudi ? Oui, c'était pour moi quelque part de l'indécence. Ce n'est pas comme s'il y avait un concert ou deux concerts.
Là, c'était une tournée de plus de 30 concerts dans la France entière et même dans d'autres pays. Alors que quatre magistrats allaient plancher sur aujourd'hui 32 plaintes et plusieurs témoignages, il est mis en examen sur quatre victimes, témoins assistés sur quatre autres. Mais je vous rappelle que des plaintes ont été aussi jointes au dossier, mais même au moment de sa garde à vue. Plaintes qui, pour le moment, sont prescrites. La prescription est en train d'être travaillée sur la connexité, sur la prescription glissante.
Donc aujourd'hui, effectivement, il y a quatre mises en examen, il y a quatre témoins assistés, sauf qu'on sait que pendant sa garde à vue, il n'a pas pu être interrogé sur tous les faits. Donc il ne pouvait pas avoir plus de dossiers qui allaient être étudiés. On sait qu'il y a quand même 32 plaintes. 32 plaintes. Au moment où la justice allait travailler sur ce dossier qui est quand même important, on parle de crimes et de délits sexuels, M. Bruel allait effectivement faire son travail, mais qui est un travail plaisir quand même, face à 150 000 personnes. Donc quelque part, ça relevait de l'indécence.
Et ça fait réagir à Paulina, beaucoup de messages d'auditeurs. On a notamment Hervé qui nous dit, ça va vous paraître choquant, mais ces histoires ont 20 ans, ça n'excuse de rien, mais il faut admettre que la société a changé. Est-ce que, maître, pour vous, c'est un paramètre à prendre en compte dans cette histoire ?
Absolument pas. D'abord, toutes les histoires n'ont pas 20 ans. Et un viol, il y a 20 ans, est la même chose qu'un viol aujourd'hui. Quand M. Hervé dit ça, je pense qu'il pense, comme tout le monde, que ce qu'il reprochait à M. Bruel, c'est le fait qu'il aimait les femmes et qu'il est parfois abusé de sa notoriété. Ce n'est pas ça qu'il reprochait à M. Bruel. Ce sont des faits de viol de contrainte. Merci beaucoup, maître, d'avoir répondu à nos questions ce matin. Maître Myriam Gage Benayoun, vous représentez deux des femmes qui ont porté plainte contre Patrick Bruel. Et je rappelle effectivement ce chiffre, 32 plaintes qui ont été portées contre lui.
Il est mis en examen dans 4 affaires viol et agression sexuelle. 8h18 sur RMC Arnaud de Manche.
RMC, Apolline Matin.
C'est tous les jours de Manche. Salut Arnaud. Et bonjour Apolline, bonjour à tous. Bonjour Apolline, Manu, Arthur, Mathieu.
Alors ce matin, dans l'actu, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Vous en parliez. La bonne, c'est que Patrick Bruel arrête sa tournée. Et la mauvaise, Apolline, c'est qu'il se présente à la présidentielle. Lui aussi, encore un. Française, Française, Sylvie, Josiane, Martine, Geneviève, Virginie, Marie-Paul. On s'était donné rendez-vous dans 10 ans. Eh bien, ce sera dans l'isoloir. Ouvrez-moi vos urnes. Non, ça va ! Patrick Bruel, qui se prépare en fait depuis quelques mois. Vous savez qu'il se préparait depuis quelques mois à cette élection présidentielle dans le plus grand secret. Il est allé demander des conseils au plus grand récemment chez Édouard Balladur.
Il est allé le voir chez Balladur. Sur le budget, il fait chaud, non ? Ma serviette a glissé. Monsieur Bruel, je vous demande de vous arrêter.
Et après, il est allé chez Dominique de Villepin. Salut Dominique, qu'est-ce que tu portes là ? Je n'ai pas mis ce matin ma petite culotte de chou pour me faire goûter le derrière par les petits lapins. Oh, c'est dommage. Tu n'as pas le 06, Dominique Barbu. Bref. Restons dans la culture, Apolline. C'est important de se culturer. Arthur Chevalier nous en parlait ce matin. On a prêté la tapisserie de Ballou aux Anglais. Emmanuel et Brigitte Macron inaugureront aujourd'hui l'exposition sur la tapisserie. Alors, le transport a été compliqué à gérer
parce qu'elle est très fragile à cause de son grand âge. Alors, non Mathieu, je ne parle pas de Brigitte Macron
quand je parle de la tapisserie de Bayeux. Je suis un peu inquiet quand même parce que quand le British Museum emprunte des œuvres, ils ne sont jamais très chauds pour les rendre. Demandez aux Égyptiens et aux gars. Donc, Bayeux n'a plus sa tapisserie. Ils doivent être ravis là-bas. Parce qu'en fait, à la base, les gens, ils avaient une raison d'aller à Bayeux. Et ce n'était pas Bayeux, en fait. Les guides touristiques, ils vont devoir faire visiter autre chose. Ils vont dire... Alors ça, c'est le bâtiment... Où il y avait la tapisserie avant. Voilà.
Et c'était une superbe tapisserie.
Il y avait des beaux dessins. Vous auriez vu les couleurs et tout. Mais elle n'est plus là. Non, non. Sinon, en face, vous avez la pâtisserie de Bayeux. Voilà.
Il y a la charcuterie de Bayeux.
Ça, c'est la gare de Bayeux. Mais les trains, ils ne s'arrêtent plus depuis 2007. On est un peu embêtés.
Y ont-ils une primaire à droite pour la présidentielle ? Voilà une vraie question. Voilà une vraie question. Et avec qui ?
Parce que personne n'a l'air chaud. Lys n'a pas l'air chaud. Retailleau non plus. Édouard Philippe non plus. Tiens, vous avez vu Édouard Philippe cuisiner des frites ce week-end à Tourcoing. Ça, c'était joli comme tout. C'était très Jeff Tuch.
Très à l'aise. Et t'as tenu. Des frites. Des frites. Des frites.
Au moins, t'es sûr de ne pas trouver un cheveu dans ton cornet.
Il veut tellement faire populaire.
Édouard Philippe, il prend de l'avance. Dans trois semaines, tu le retrouves dans un kebab au Havre. Ça va, chef ? Sources blanches. Ah, ça va, chef. Après, ça va, chef. C'est très bon. Après, bon, faire des frites. Je veux dire, en Belgique, t'es élu sur ce programme. Bah oui. Pourquoi pas ? De son côté, Laurent Wauquiez a appelé à une primaire de la droite lors de son discours de rentrée au Mont Mézinque. Oui. C'est une tradition chez lui devant ses militants. Il fait ça depuis 15 ans. Il faut être motivé quand même. Déjà, te taper un discours de Laurent Wauquiez, c'est pas marrant. Mais si en plus, il faut grimper une montagne.
Au moins, Dupont-Aignan, il a beaucoup de défauts, mais il t'emmerde pas avec ses randonnées. Son premier groupe meeting, vous savez où il l'avait fait, vous vous souvenez ? À la taverne de mettre un par-le-duc. T'as de la bière et des saucisses, c'est quand même plus sympa. Là, le Mont Mézinque, il doit en avoir marre. Même lui, tu sais, de se faire monter par Laurent Wauquiez, ça fait 15 ans. Il doit le voir débarquer comme une messeuse où est arrivé Patrick Bruel. Oh non ! Alors, Wauquiez était donc là-haut. Il a lancé le cri des montagnards sarkozystes. Vous savez comment ça fait, les montagnards sarkozystes ? Non, c'était défendu. On n'a pas le droit à ça, là. Et après, il a parlé.
Arthur, il reste stoïque. Il est consterné. Mais parce qu'il est trop jeune pour avoir la rêve, Ricola. Si, je viens de l'avoir. Mais à contre-temps, comme souvent.
Il est à contre-temps, il est historien, comme vous voulez. Après, il a parlé de son désir pour la droite, Wauquiez, de son programme au milieu des bouquetins, parmi les marmottes,
à sous-entendre qu'il sera président un jour. Et alors, la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d'Ami. Mais bien, je la rêve. Il a de l'espoir. Il a la rêve, il a la rêve.
C'est une amende, les femmes voilées dans l'espace public.
Et voilà, il a trouvé la combi. Jean Fifi, il a vu les chiffres de la dette. Il s'est dit, quitte à vivre avec des femmes voilées, autant que ce soit rentable.
Et maintenant, au RN, on ne voit plus une musulmane, on voit une recette fiscale. Donc, il va aller les contrôler dans les rues.
« Bonjour ! » C'est un voile, ça ? Et hop, 135 euros. Et on vient de se financer une journée de salaire d'une infirmière. Oh putain, une mosquée ! Une mosquée ! Yes, on va pouvoir construire un hôpital ! Il va y aller avec son petit garnet. Vous savez, à l'Assemblée nationale, tu auras toujours un Cioti pour dire, il faut expulser les musulmans. Tanguy, il ne sera pas d'accord.
Il fera « Silence ! » Au nom de la France ! Wallah ! Ne touchez pas, mes roya muslims !
C'est grâce à eux qu'on tient le budget ! Hamdoullah ! Dans deux ans, vu l'état des comptes, le RN, ils vont carrément importer des musulmans. Des flics qui vont dire, « Monsieur Tanguy, il y a 350 femmes voilées
qui viennent d'arriver à Roissy. »
« Bismillah ! »
On va y aller au centre-ville de Guingamp. Il y a besoin d'un Ehpad là-bas. Il est doué, le monsieur Économie du RN, en fait.
Allez, à demain. De moi, il est 8h24. Il faut que je retrouve mon sérieux. Dans un instant, c'est le face-à-face. Et mon invité, c'est Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste. A tout de suite. Merci d'écouter RMC. Il est 8h27. RMC, Apolline Matin. Et le rappel des titres, Victor Pourchet. Patrick Bruel annule sa tournée.
Un geste d'apaisement, écrit le chanteur sur ses réseaux sociaux. Mais pas un renoncement à se défendre, ajoute-t-il, alors qu'il est plusieurs fois mis en examen pour violer agression sexuelle. Confiante sur le fait d'avoir du gaz cet hiver, 71% des stocks remplis. La présidente de la commission de régulation de l'énergie tente de rassurer sur RMC. Ce matin, sur les marchés, le cours du gaz européen a atteint son plus haut niveau historique hier. Ça ne risque pas de s'arranger avec ce regain de tension au Moyen-Orient. 11 morts dans des bombardements américains, annonce Téhéran. L'Iran qui a riposté, en ciblant ses dernières heures, le Koweït, l'Irak, Bahreïn ou encore la Jordanie.
Nouveau bilan provisoire des crues au Népal. En comptant les victimes côté tibétain de la frontière, il grimpe à 1130 morts et près de 4500 disparus, dont toujours 4 Français introuvables. Le tennis, Gaël Monfils s'est offert un beau cadeau d'anniversaire, une victoire à l'US Open en 4-7 au premier tour contre le Paraguayen Adolfo Valero. Le jour de ses 40 ans en foot, le mercato clôturé, aucune arrivée à Marseille, mais des derniers départs. Avec le milieu, Quentin Timber vendu une vingtaine de millions d'euros à Crystal Palace. Et puis la météo, très ensoleillée sur tout le pays, avec quelques nuages cet après-midi sur le nord de la Bretagne.
Côté température, comptez de 22 degrés à Brest, jusqu'à 34 à Marseille et Perpignan. Et puis tout de suite, c'est le face-à-face sur RMC. Apolline de Malherbe reçoit Ségolène Royal, ancienne finaliste à l'élection présidentielle et candidate à la primaire socialiste.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline Matin. Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Ségolène Royal. Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes bien sûr l'ancienne ministre, ancienne candidate à l'élection présidentielle. Olivier Faure, Raphaël Luxman, Philippe Brun, Jérôme Guedj. Et vous, donc, candidat au moment où l'on se parle pour cette primaire de la gauche. Votre mot d'ordre, dites-vous, c'est la France tranquille, l'ordre juste. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que beaucoup de gens autour de moi m'ont demandé d'être candidate ou m'ont dit pourquoi pas vous. On a besoin de s'apaiser. La France a été secouée depuis ces dix dernières années pendant toute la période du macronisme.
Il y a eu une hystérie. Il y a eu des brutalités. Il y a eu des chocs. Il y a eu des matraquages qui ont commencé par les gilets jaunes. Toutes ces catégories sociales ont été matraquées. Les gilets jaunes. Ensuite, on a eu les infirmières. Souvenez-vous des infirmières frappées au sol. Les agriculteurs. Vous avez vu que dans la dernière séquence, c'est l'armée qui a été envoyée contre les agriculteurs. Les manifestants qui voulaient protéger leur modèle social et protéger les retraites. Matraquage. La gestion du Covid. Mais le matraquage, c'est-à-dire quoi ? Le problème, c'est la police ? C'est l'armée ?
Ça veut dire que ce gouvernement a, par sa mauvaise politique, provoqué des révoltes sociales. Et donc, il n'avait comme seule réponse que la répression de ces révoltes sociales. Et je pense que cette situation-là a enlevé beaucoup de valeurs à la France. Beaucoup d'énergie. Beaucoup de créativité. Et par conséquent, l'objectif aujourd'hui, en effet, c'est une France tranquille qui retrouve confiance en son destin. Mais vous ferez comment ? D'abord, en apaisant la paix, en créant la paix sociale.
Chaque fois qu'il y a un mécontentement, c'est de regarder les raisons de ce mécontentement et de ne pas le traiter par le mépris, par la condescendance, par l'abandon, par l'isolement, par tout ce qui a été fait. Le macronisme, c'est le mépris pour vous ? Ah oui, le macronisme, bien sûr. C'est le mépris.
C'est-à-dire ne pas entendre lorsque des femmes retraitées enfilent un gilet jaune pour venir sur des ronds-points pour dire qu'avec ces nouvelles taxes, elles ne pourront plus faire de cadeaux à Noël à leurs petits-enfants parce qu'on était au mois de novembre et ne pas arrêter ce processus en retirant une taxe carbone et faire subir à la France plus de neuf mois de conflits sociaux avec des images qui font le tour du monde de cette répression et de ces désordres. Oui, c'est un vrai problème. Et ensuite, il y a eu une succession de mouvements sociaux qui ont été réprimés.
C'est-à-dire que lorsque un gouvernement est incapable d'entendre le peuple, ça veut dire qu'on est dirigé par des gens qui s'aiment eux-mêmes avant d'aimer le peuple. Et je pense qu'il est temps de rentrer dans une séquence historique où on est capable de dire qu'il y aura la paix sociale. Il y a tellement de défis à relever dans tous les domaines. Pour vous, c'est d'abord une question d'écoute ? C'est une question d'écoute, c'est une question d'empathie, c'est une question de bienveillance, c'est une question de conception du pouvoir. Et une fois de plus, il y a deux choses dans une démocratie.
Il y a savoir expliquer au nom de quelle valeur on agit et pas une accumulation comme ça de réformes qui bouscule une société qui la rend frénétique et qui fait peur aux gens. Or, on est aujourd'hui sous la coupe de gens qui font peur. On le voit actuellement avec la menace sur les déficits et la menace sur les retraites. À quoi ça sert de menacer sur le déficit ? C'est affreux, il y a un déficit. Mais qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont creusé le déficit.
C'est-à-dire, quand on fait peur aux gens, il y a un déficit, donc on ne peut rien faire, alors que ceux-là même qui ont creusé le déficit en étant incapables de gérer correctement un pays, ils font peur aux gens pour que les gens ne puissent pas revendiquer la baisse des prix, ne puissent pas revendiquer la baisse des impôts. Une fois qu'il est là, ce déficit, c'est Golen Royal. Est-ce que vous considérez comme Jean-Luc Mélenchon, par exemple, qu'il faut brûler la dette, une partie de la dette ? Est-ce qu'au contraire, vous dites qu'il faut une rigueur dans les comptes publics ? Quelle est votre position à vous ? Ma position, c'est qu'il faut d'abord faire des économies. Mais où ?
Parce que c'est ça en deux secondes, c'est ça que je vais dire pendant la campagne. Les retraites, par exemple ? Pas du tout. Pas du tout. Mais c'est un scandale. Menacer les gens sur les retraites, c'est-à-dire ceux qui nous gouvernent et qui ont fait 1 000 milliards de dettes en plus, disent aujourd'hui de façon subliminale aux retraités, c'est de votre faute. Alors que d'un autre côté, les revenus financiers n'ont jamais été aussi extravagants et qu'il y a un grosement des inégalités qui n'est pas acceptable dans une société comme la France entre les plus riches et les plus pauvres. Et surtout, il y a un déclin des classes moyennes. Est-ce que la France est condamnée au déclin ? Non.
La France n'est pas condamnée au déclin. Nous ne sommes pas en récession. Nous n'avons plus de croissance économique mais nous ne sommes pas en récession. Donc il faut d'abord relancer... On est à zéro là. On est à zéro. Mais on n'est pas en récession. Non, mais on est à zéro. On n'est pas en croissance. Et donc, voilà. Donc c'est la croissance qu'il faut relancer. Et moi je considère que... Mais on est d'accord là-dessus, c'est quand même royal. Oui, ils ne le font pas. Vous n'entendez personne qui va vous dire qu'il ne faut pas relancer la croissance. Mais ils ne le font pas. Ils ont même détruit les potentialités de croissance, notamment dans le domaine de la croissance verte.
J'en sais quelque chose. Vous avez été la ministre de la transition écologique. Et dans cette COP21, il y avait des défis considérables et des atouts considérables. Vous savez, dans toute crise, il y a des opportunités de sortie de crise. Et la question du combat climatique, c'est aussi une question qui peut permettre de relancer la croissance. Pourquoi ? Et là, ils ont tout cassé. On avait relancé la voiture électrique. Ils ont tout cassé. Maintenant, on est concurrencés par les Chinois. Ils ont tout cassé ? Dans le domaine de l'environnement. C'est juste les mâtonistes ? Les gouvernants qui sont arrivés, ils ont tout cassé.
Ils ont tout cassé par incompétence, par désinvolture, par égotisme. Ils ont tout cassé. Regardez, ils ont tout cassé. Pas seulement ce que nous avons fait, mais ce qu'ont fait les industriels qui s'étaient lancés dans la voiture électrique, qui s'étaient lancés dans la fabrication de panneaux solaires, qui s'étaient lancés dans les grands chantiers d'isolation des bâtiments. Ils ont tout cassé. Ils ont cassé le crédit d'impôt. Ils ont tout cassé. Donc, il va falloir réparer cela et remonter la pente dans le domaine des atouts dans la France d'Ispose et en particulier dans le domaine de l'énergie.
Pour pouvoir être candidat de Ségolène Royal, il faudrait que vous gagnez la primaire et il faut d'abord avoir les parrainages. Les avez-vous ? Vous avez 15 jours. Ce sont les règles qui ont été instaurées pour cette organisation de la primaire. Vous avez 15 jours pour obtenir les parrainages, soit d'un certain nombre de parlementaires socialistes, soit d'un certain nombre de membres du comité du Parti Socialiste. Où en êtes-vous ? C'est en cours. J'ai une équipe qui s'en occupe. Mais comme c'est 15 ou 50 selon les jauges, c'est en cours. J'imagine que vous comptez. Non, mais c'est en cours. J'ai une équipe qui s'en occupe, oui, bien sûr. Mais c'est déjà bien que cette primaire existe.
Elle a été beaucoup critiquée. Moi, je me réjouis que cette primaire existe et qu'Olivier parait-il de l'interroge. Je voudrais juste savoir si vous avez... Parce qu'il y a des règles du jeu. On voit les autres qui s'activent effectivement pour les trouver. C'est en cours. C'est en cours. En fait, vous avez une équipe pour vous qui les appelle. Oui, c'est Luc Carvounas qui dirige ça, qui est le maire de Balfourville, comme vous le savez, qui était au premier tour avec 76% des voix. Tout à fait. Et qui est maire depuis longtemps. Et qui est maire depuis longtemps, qui est président des CCAS, c'est-à-dire de tous les comités.
Donc Luc Carvounas, en votre nom, va prendre son bâton de pèlerin et demandez-vous en aux autres. C'est ça. Mais c'est bien d'ailleurs. Mais j'imagine qu'il vous tient au courant. Est-ce qu'au moment où on se parle, vous n'avez pas de doute, vous les obtiendrez ? C'est en cours, je viens de vous le dire. C'est en cours. Non mais ça ne fait pas comme ça en 24 heures. C'est en cours. Mais ça ne fait pas que 24 heures que vous êtes candidate. Mon souhait, je vais vous dire pourquoi je prends mon temps. C'est que je ne veux pas rentrer dans les batailles de congrès. Je ne suis pas dans les batailles de congrès.
Et je veux que les parrainages qui viennent vers moi appartiennent à toutes les sensibilités du Parti Socialiste pour que les électeurs du Parti Socialiste et d'au-delà, puisque tous les citoyens peuvent venir voter à cette primaire, puissent se dire que ce vote pour la désignation de notre candidat ou de notre candidate à l'élection présidentielle n'est pas impliqué dans les batailles de congrès. N'est pas dans un camp ou dans l'autre. On voit bien qu'il y a une bataille au sein du Parti Socialiste. Moi, je ne suis pas dans ces batailles. Et donc, je tiens absolument à ce que les parrainages viennent de toutes les sensibilités. Je vous pose quand même la question.
Avez-vous la certitude de les avoir ? Mais personne n'est jamais certain. Mais avez-vous une crainte ? Est-ce qu'il se pourrait que vous ne puissiez pas ou que vous soyez empêchée d'être candidate à cette primaire ? Je ne crois pas, mais je fais les choses bien et dans l'ordre et avec l'état d'esprit que je vous donne. Vous êtes la seule femme candidate ? A priori, oui. Vous en avez même fait un argument. Vous avez estimé qu'il n'était pas normal quand on vous posait des questions et notamment mon confrère des cas de vérité lundi matin. Vous disiez mais ce n'est pas parce que je suis une femme que je suis dans l'observation. Pourquoi vous avez dit ça ? Oui, c'est ça.
Mais c'est comme ce matin sur BFM, l'éditorial. C'est-à-dire, mais pourquoi vous dites dans l'observation ? Pourquoi l'éditorial ce matin sur BFM dit non, non, c'est la royale n'a aucune chance d'être élue aux primaires ? Mais arrêtez ! Où est le rapport à ce que fait d'être une femme ? Pourquoi ? Parce que je ne sais pas. Sans doute suis-je marginale pour que sur les faits La question d'être marginale ou pas est une question qui peut se poser pour tout candidat qu'il soit un homme ou une femme. Oui, mais je pense que le temps des femmes est venu, si vous voulez le fond de ma pensée. Mais la dernière candidate à l'élection présidentielle pour le Parti Socialiste c'était une femme ? Oui.
Oui, c'était Anne Lago. Elle a fait 1,6%. C'est ça. C'est-à-dire que je pense aujourd'hui qu'il faut une femme expérimentée. Vous voyez qu'il a fait ses preuves aussi. Ce n'était pas le cas d'Anne Hidalgo ? Non, ce n'était pas le cas d'Anne Hidalgo. Elle n'avait jamais été ministre. Elle ne connaissait pas l'intérieur du fonctionnement de l'État. Elle était juste maire de Paris. Vous auriez voulu être la candidate la dernière fois ? Écoutez, je ne refais pas l'histoire.
Mais ce que je pense aujourd'hui, c'est que compte tenu de la difficulté des sujets qui sont devant nous et notamment le premier d'entre eux qui est de remettre de l'ordre dans le fonctionnement de l'État parce que tout part dans tous les sens. Il y a même des fuites des fichiers du ministère de l'économie et des finances. Il faut remettre de l'ordre juste dans le fonctionnement de l'État. Et ce fonctionnement de l'État, je le connais de l'intérieur et depuis longtemps. Je connais le fonctionnement des institutions. J'ai siégé pendant quatre mandats à l'Assemblée nationale. Donc, j'ai un grand respect pour le fonctionnement démocratique et pour l'intelligence collective.
Et je pense que c'est un atout. Et en plus, je crois que... À quel moment j'ai pu décider de me dire, mais si, il ne faut pas que j'ai de regrets. Il faut au moins que je participe au débat et on verra qu'il sera désigné. C'est que les sujets de société auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui, l'océan caché de la maltraitance des enfants. Moi, je le connaissais, cette violence sexuelle. Vous avez été vous-même ministre de la famille. Je vous dis, si je suis élue présidente de la République, ce sera zéro tolérance pour les violences faites aux enfants. Vous m'entendez ? Zéro tolérance.
Et je ne connais aucun homme ni aucune femme qui a la détermination que je peux avoir parce que je m'en suis occupée quand j'étais ministre de la famille et de l'enfance. Je m'en suis occupée quand j'étais ministre de l'éducation. Je me disais, mais pourquoi ? Mais pourquoi tu perds ton temps ? Comment on en arrive à l'affaire Liana ? Comment on en arrive ? Par le mépris sur des enjeux qui ne paraissent pas politiques, entre guillemets, pour les sachants et pour les savants. Le périscolaire. J'ai même entendu dire, non mais les enfants ne votent pas, pourquoi tu t'en occupes ? Mais une société qui n'est pas capable de donner la sécurité et, comment dirais-je, l'insouciance ?
J'en parle beaucoup dans mon livre qui veut garder les enfants. On a le devoir de donner l'insouciance aux enfants et aujourd'hui, les enfants ne sont plus dans l'insouciance. Et donc, ensuite, tout s'enchaîne. Un enfant qui est dans le stress, il ne va pas bien travailler à l'école, donc il va être aussi un adulte fragile. Et par conséquent, le fondement d'une société qui tient debout, c'est celle qui respecte les sans voix parce que les enfants, ils sont sans voix. Vous dites, je vais participer à ce débat. D'ailleurs, vous acceptez l'idée de débattre avec les autres ? Est-ce que vous en avez parlé avec les uns et les autres ? Il y aura les débats ? Bien sûr.
Là-dessus, il n'y a pas de doute ? Non, je ne veux pas qu'il y ait de doute, bien sûr. Il y a trois débats qui sont proposés. Trois débats proposés. Un sur BFM, un sur France 2. Les trois débats doivent avoir lieu. C'est une chance de débattre. C'est une chance extraordinaire que les médias s'intéressent à cette primaire. Que le public s'intéresse. Donc, au nom de quoi certains candidats refuseraient les débats ? Si on a peur des débats, que de la politique, franchement. Vous dites qu'il faut quelqu'un qui ait de l'expérience. Est-ce que ça ne plaide pas aussi en faveur d'une candidature de François Hollande ? Pourquoi pas ?
Moi, je me réjouis toujours quand il y a du potentiel politique qui est capable de faire des offres de services. Mais lui, on sent qu'il prend son temps. Il dit que ça veut dire hors primaire. Est-ce que le fait de refuser ce processus, c'est son choix ? C'est son choix qui est tout à fait respectable. Commençons par la primaire. Moi, je crois toujours que le débat et le vote, c'est quelque chose de fondamental dans le fonctionnement d'une démocratie. Donc, à partir du moment où le Parti Socialiste donne cet exemple, c'est rare parce que c'est le seul parti qui organise ces primaires. On sent bien qu'à droite, certains commencent à dire que finalement, on aurait peut-être dû faire comme eux.
C'est ça. Donc, écoutez, passons cette étape. Une des questions et un des clivages, c'est aussi la question de l'alliance, oui ou non, avec LFI. Alors, pas à court terme au moment des présidentielles, mais pour les législatifs qui viendraient après. Olivier Faure laisse entendre qu'il y aurait peut-être à nouveau une alliance avec LFI possible, comme il y a eu pour les dernières législatives. Raphaël Glucksmann dit qu'il n'en est pas question. Et vous ? Mais je dis que j'attends de voir ce que disent les électeurs. Moi, je n'ai jamais critiqué les électeurs d'où qu'ils viennent. Il n'y a pas de voix d'un électeur qui est supérieur ou inférieur à un autre.
Non, mais là, je ne parle pas des électeurs, je parle des alliances. C'est-à-dire sur un programme commun, sur une alliance commune. Mais personne n'a voté votant. Il y aura un candidat donc issu des primaires qui sera candidat à l'élection présidentielle. Si c'est vous, vous dites quoi. Les autres le disent. C'est-à-dire, Raphaël Glucksmann, quand on lui pose la question, il dit il n'y aura pas d'alliance, je ne présiderai pas avec une majorité qui serait une majorité composée à la fois de socialistes et de LFI. Il n'y aura pas de nouveau front populaire. Olivier Faure dit ça en verra, mais il n'est pas contre. Et vous ?
Justement, c'est une des questions pour les électeurs de cette primaire. Moi, je dis que si je suis candidate, je ferai en sorte d'avoir le plus de voix possible. Donc, y compris avec LFI. Mais LFI, vous parlez de... Je parle du nouveau front populaire. Mais je vous parle des électeurs, moi. Je n'ai jamais diabolisé ni les électeurs du RN. Vous n'entendez aucune déclaration de moi parce que j'estime que quand on a une responsabilité politique qu'on veut faire baisser l'extrême droite, eh bien, il faut bien gouverner. C'est comme ça que l'extrême droite baisse. Et donc, j'attendrai de voir les électeurs. Mais vous faites semblant de ne pas comprendre la question ?
Je ne mets pas la charrue avant les bœufs et je fais de la politique. Je ne fais pas de la magouille entre les appareils politiques. Il y a des électeurs à respecter. Mais quand le nouveau front populaire a fait un programme commun, ce n'était pas seulement de la magouille, c'était aussi un accord sur un programme. parce qu'on était déjà dans un processus électoral et au vu du premier tour... En tout cas, à ce stade, vous ne voulez pas vous prononcer sur cette question ? Non, parce que je considère que me prononcer sur cette question, ça crédibilise l'idée qu'au second tour de la présidentielle, il y aura l'ERN contre l'FI.
Mais si je suis candidate, si je suis désignée pour être candidate précisément, c'est pour être au second tour. Donc, je ne vais pas affaiblir quand vous avez un sportif de haut niveau, vous ne lui dites pas attendez, vous commencez la course, mais non, mais c'est l'autre qui va gagner. Mais non ! Et tout se mérite en politique. Tout se mérite. Alors, ceux qui mettent des conditions sur on fera si, on fera ça. Avant même que les électeurs n'aient tranché, avant même que les électeurs n'aient voté, il faut aller chercher les voies avec sa crédibilité, avec sa confiance, avec l'envie que les gens veulent arrêter ce déclin français et remonter la pente. C'est qu'Hélène Royal.
Et en particulier, tout de suite... C'est qu'Hélène Royal, le RN dit qu'ils veulent interdire le port du voile islamique. Qu'en pensez-vous ? Vous savez, quand il y a une proposition comme celle-ci qui arrive, la question qui se pose, c'est d'abord, est-ce que c'est bon pour le pays ? Imaginez que demain, une maman avec un foulard sur la tête qui emmène son enfant à l'école soit interpellée pour payer une amende. Que cette image fasse le tour du monde. Qu'est-ce qui va se passer ? D'abord, il y aura des révoltes sociales dans les quartiers. Il y aura une levée de boucliers chez les pays arabes qui diront mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Qu'est-ce qui est devenue la France ?
Vous voyez que le Qatar va continuer à s'occuper du Paris Saint-Germain ou que le prince d'Arabie Saoudite qu'Emmanuel Macron est allé chercher pour investir en France. Qu'ils vont voir ça ? Qu'est-ce que ça veut dire, ça ? Et puis, je vais ajouter une chose. Vous savez, et en plus, je pense qu'il y aura un mouvement social, c'est-à-dire des jeunes filles qui ne mettent pas le voile vont le remettre et vont faire des manifestations. Donc, laissons les femmes tranquilles. Laissons les femmes tranquilles. Une fois de plus, des hommes politiques se battent, soit pour, soit contre, avec la façon dont les femmes sont habillées. Laissons les femmes tranquilles.
Et si on veut que les femmes ne subissent pas le voile forcé, il faut les faire monter en éducation. Et les femmes qui... La réponse, c'est l'éducation. La réponse, c'est l'éducation. Et puis, c'est le respect aussi de ce libre-choix. Et laissez-moi vous dire une chose. Je préfère une femme qui a un foulard sur la tête et qui garde les enfants qu'un pédophile, pédocriminel et qui se répand maintenant dans toutes les structures d'accueil. Est-ce qu'il faut comparer ? Oui, il faut comparer. Parce que quand on est plus sévère avec une femme qui porte un foulard qu'avec un pédocriminel qui viole des enfants, là, il y a un problème.
Et donc, ça veut dire aussi que le RN est un facteur de révolte sociale. Et moi, je veux incarner la paix sociale, le respect, le respect des mamans, le respect des enfants et ne pas instrumentaliser une fois de plus la façon dont les femmes s'habillent pour servir des idéologies pernicieuses. Ségolène Royal, Éric Ciotti voulait mettre le drapeau, faire une levée de drapeau à l'école. Gabriel Attal dit qu'il n'est pas contre. Et pourtant, le ministre de l'Éducation nationale dit non, non, il n'en est pas question. Et vous ? Vous savez, j'étais une des premières à gauche à demander est-ce que les Français étaient un drapeau ?
Oui, et vous avez remis beaucoup de drapeaux français dans les meetings du Parti Socialiste. Non, ce n'est pas le sujet. Moi, je pense que tout, c'est... Est-ce que ça peut être bon pour les enfants ? Ou pas du tout ? Toutes ces diversions, vous savez, sont un peu dérisoires. Parce qu'aujourd'hui, la question qui se pose, la rentrée scolaire était hier, c'est le nombre de classes sans enseignants. Donc, c'est de la diversion. C'est de la diversion. Et sans enseignants de qualité en face de... L'Éducation nationale en a assez de cette succession de réformes. Il y a eu sept ministres successifs pendant le macronisme. Chacun arrivant avec ses marottes.
On va faire ci, on va faire ça, on va changer ça. Le pire, c'est le ministre qui a supprimé les maths dans le tronc commun du lycée parce qu'aujourd'hui, il y a encore un préjudice dû à cette décision. Il a supprimé les filières dans le baccalauréat, ça a perturbé le système scolaire parce que chaque fois qu'on lance une réforme, je le sais, j'étais ministre à l'éducation nationale, chaque fois qu'un ministre sort une marotte de son cerveau pour lancer une réforme, ça brutalise le système scolaire. Au-delà de la question de la diversion, le lever du drapeau dans les écoles, oui ou non ? Tant qu'il n'y aura pas autant... Non, parce que je ne veux pas un gadget.
Il faut faire l'éducation civique. Au fond des choses. Et la première chose, c'est que les enfants arrivent à l'école tous les matins et les enseignants aussi en étant heureux. Vous vouliez la marseillaise régulièrement chantée par les jeunes ? Oui, bien sûr. Mais ce n'est pas prioritaire. C'est comme l'uniforme, ça a complètement échoué. Ce qui est prioritaire, je vais vous dire, c'est que le matin, tous les enfants arrivent heureux à l'école parce qu'ils savent qu'ils seront en sécurité et qu'ils vont avoir une éducation qui va les passionner.
Et que tous les enseignants, quand ils arrivent à l'école le matin, soient heureux d'arriver à l'école parce qu'ils savent qu'ils auront les moyens d'enseigner. Beaucoup de parents ont renoncé en cette rentrée à inscrire leurs enfants dans le périscolaire après les scandales, notamment à Paris, dans les écoles de Paris. Vous comprenez qu'ils finissent par renoncer ? Bien sûr, je comprends. La première chose à faire, c'est de mettre des caméras de vidéosurveillance partout. Pourquoi ça n'est pas encore fait ? Des caméras de gens dans les écoles ? Mais bien sûr, dans le périscolaire. Mais bien sûr. Déjà, il n'y aurait plus de passage à l'acte. Mais bien évidemment.
Mais des caméras où partout dans ça... D'ailleurs, dans tous les lieux où il y a un accueil de public fragile, il doit y avoir des caméras. Donc ça veut dire quoi ? Dans les EHPAD, dans les crèches, dans les écoles, partout où il y a un public vulnérable ? Mais bien sûr. Mais bien sûr, avec le droit aussi aux parents de mettre des caméras quand ils confient leurs enfants à des nourrices. Vous les incitez à mettre des caméras quand ils mettent leurs enfants chez les nourrices ?
Et d'ailleurs, je vous annonce que mon premier déplacement sera sur ce sujet et à Alfortville et que nous allons monter le programme qui pourra être généralisé à la France entière par rapport à l'installation de caméras en accord, bien sûr, avec les salariés. Mais si un salarié refuse de mettre une caméra à ce moment-là, vous vous creusez un peu pour voir ce qu'il se passe. Voilà, c'est ce que vous... Laissez entendre. Un mot aussi sur ce qu'on a appris hier soir. Patrick Bruel qui a donc annoncé qu'il renonçait à sa tournée. Vous estimez, comme de nombreuses victimes, être soulagé ? Oui. C'est une question de morale. C'est une question de morale ou c'est une question de justice ? De morale.
De morale. Parce que la justice va intervenir, mais c'est une question de morale, bien sûr. Ségolène Royal, merci d'avoir été mon invité ce matin, candidate à cette primaire donc du Parti Socialiste et de Place Publique. Merci à vous. Il est 8h51. Ne bougez pas dans un instant. L'actualité continue sur RMC. C'est les GG avec Alain Marchal, Olivier Truchot. De quoi allez-vous débattre, messieurs ?
Eh bien, on va reparler du cas de Léon Marchand, le sportif préféré des Français. L'autre soir, aux 20h de France Télévisions, dimanche, il n'a pas voulu se prononcer
sur la politique, sur les élections présidentielles. Du coup, il se prend un torrent d'injures et d'insultes sur les réseaux sociaux. En fait, ce qu'on lui reproche, c'est même le privilège blanc. C'est-à-dire, il ne se mouille pas parce qu'il est blanc, parce qu'il est tranquille, parce qu'il vit aux Etats-Unis. Eh bien, vous venez en discuter avec nous au 32-16. A tout de suite.