Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l'Assemblée | LCP, Lundi C'est Politique - 22/09/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Quelles conditions le PS pose-t-il pour le budget du nouveau Premier ministre ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Le PS est-il uni après les démissions et les élections internes ?
- 1:15OuverteRéponse directe
Olivier Faure a lancé l'idée de pavoiser les mairies avec le drapeau palestinien. Vous étiez au courant ?
- 1:45OuverteRéponse directe
La France reconnaît l'Etat palestinien. Est-ce un geste symbolique ou va-t-il changer la situation sur le terrain ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Yaël Braun-Pivet a refusé d'afficher le drapeau palestinien à l'Assemblée. Vous partagez cette position ?
- 2:45RelanceRéponse directe
Bruno Retailleau a demandé au Premier ministre d'intervenir si des mairies pavoisent avec le drapeau palestinien. Est-ce une défaite politique pour lui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Boris VallaudFait
« Ce drapeau n'est pas le drapeau du Hamas mais celui des femmes et d'hommes qui ont le droit aussi à la liberté et à l'autodétermination. Il est le drapeau de femmes et hommes martyrs à Gaza. »
- 2:00Boris VallaudFait
« La reconnaissance de l'Etat palestinien, la défense de la solution à deux Etats et la position historique des socialistes. »
- 3:00Boris VallaudChiffre
« 148 pays avant la France ont reconnu à ce jour l'Etat de Palestine. »
- 3:30Boris VallaudFait
« Il y a des gestes symboliques qui ont une portée au-delà du symbole. »
- 5:30Boris VallaudPromesse
« Notre position est constante. On est pour l'abrogation de la réforme de cette retraite. »
- 6:00Boris VallaudFait
« On a essayé Monsieur Barnier, ça n'a pas fonctionné. On a essayé Monsieur Bayrou, ça n'a pas fonctionné. »
- 7:30Boris VallaudFait
« Les déficits ont été réduits dans ces deux périodes. »
- 8:30Boris VallaudChiffre
« Les 500 premières fortunes de France détiennent 6 % du PIB dans le passé, aujourd'hui, c'est beaucoup beaucoup plus. »
- 9:00Boris VallaudPromesse
« Nous essayons de construire une union de la gauche. »
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Les socialistes jouent aux équilibristes à l'Assemblée nationale. Il y a quelques mois, Boris Vallaud avait suggéré de ne pas censurer le Gouvernement. Peut-il être sur la même longueur d'onde avec le nouveau Premier ministre ?
Boris Vallaud, président du groupe PS est notre invité aujourd'hui. Bonsoir, merci d'être avec nous sur "LCP-Lundi, c'est politique". Je vous présente ceux qui vont vous interroger ce soir.
Hervé, Stéphanie Depierres de LCP, Rémi Clément de "Challenges", re-bienvenue, et bonsoir Hugo Couturier sur la chaîne Twitch. - Il est important de s'abonner. - On va parler du nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Il doit faire voter un budget. Vous, vous avez la clé au PS. Vous nous direz quelles conditions vous posez.
Le Parti socialiste rappelle des élections contre Olivier Faure. Est-ce que le parti est uni ? Avec notre invité, enfin des démissions, on parlera d'économie.
Le 22 septembre 2025 est un jour historique car ce soir, car Emmanuel Macron va officialiser la reconnaissance de l'Etat palestinien la France est rejointe par le Portugal, le Royaume-Uni, le Luxembourg. Olivier Faure a suggéré de sortir le drapeau palestinien sur les pontons de mairies. Cela a suscité une polémique. - Ce drapeau n'est pas le drapeau du Hamas mais celui des femmes et d'hommes qui ont le droit aussi à la liberté et à l'autodétermination.
Il est le drapeau de femmes et hommes martyrs à Gaza. - Est-ce que vous avez prévenu avant de lancer cette initiative ? - Non.
Mais il avait eu des discussions avec des maires. Il voulait accompagner la reconnaissance de l'Etat palestinien par la France. - Vous avez été surpris ? - Je n'étais pas au courant mais je ne lui en ai pas fait le procès.
J'ai compris cette démarche sur un moment et un jour historique. - C'est difficile de prendre de court La France Insoumise. - Je pense que c'est sans arrière-pensée.
La reconnaissance de l'Etat palestinien, la défense de la solution à deux Etats et la position historique des socialistes. Ils n'ont pas de cet objectif, de ce combat, y compris dans les moments tragiques que nous traversons. Il y a des élus qui ont préféré mettre les deux drapeaux, notamment sur la tour Eiffel, côte à côte.
Ca fait débat. Vous auriez préféré ? - Je crois que c'est à chaque maire d'apprécier la façon dont il souhaite apprécier ce moment historique. - Pour vous c'est cohérent ? - Oui, ça dit l'attachement à la solution à deux Etats, à cette espérance qui a été tuée dans l'oeuf avec les différents intervenants.
La solution à deux drapeaux a eu sa part de polémique. Je veux retenir l'essentiel, c'est la décision historique de la France, avec d'autres Etats, aux côtés de 48 autres nations qui ont reconnu l'Etat palestinien, c'est cela que je veux retenir. - Yaël Braun-Pivet a annoncé qu'il n'y aurait pas de drapeau palestinien à l'Assemblée nationale.
Vous partagez ? - Je ne cherche pas la polémique ou à contredire des adversaires politiques. Je pense qu'il y aurait pu avoir une manifestation symbolique de quelque chose.
Pourquoi pas. Le président de la République d'un pays qui va reconnaître la Palestine peut être accompagné dans la démarche qu'il fait. C'est sa décision, elle est présidente de l'Assemblée nationale. - Vous n'avez pas demandé à ce qu'il y ait un geste ? - Elle ne m'a pas consulté.
J'accompagnais la liberté des maires. Je vais vous dire, ne perdons pas de vue l'essentiel. - Donc la reconnaissance de l'Etat palestinien.
Bruno Retailleau a demandé au Premier ministre d'intervenir si les drapeaux étaient toujours devant les mairies. Est-ce que le fait que 50 maires aient résisté au ministre de l'Intérieur c'est une défaite politique pour lui ? - Je pense surtout que Bruno Retailleau oublie qu'il est un ministre d'un Gouvernement déchu.
On est dans un moment symbolique où on a le droit de faire le choix de pavoiser ou de ne pas pavoiser son édifice public. Je ne comprends pas sa décision. - Comment vous la qualifieriez ? - Excessive.
Infondée. Je ne veux pas lui donner trop d'importance. Le geste important est la reconnaissance de la Palestine.
Que Monsieur Retailleau ait des gestes dérisoires qui sont regrettables, c'est à lui. C'est probablement pour des raisons idéologiques. - Pas pour des raisons de sécurité. - Non. - 148 pays avant la France ont reconnu à ce jour l'Etat de Palestine Vous avez parlé de geste historique avec la reconnaissance par la France.
Comment ne pas penser que c'est aussi un geste symbolique. Est-ce que ça va réellement changer quelque chose sur le terrain à Gaza, au Proche-Orient ? Que va-t-il se passer maintenant ? - Il y a des gestes symboliques qui ont une portée au-delà du symbole.
Quand on plaide, y compris dans le tragique, que nous traversons avec ce qui se passe d'épouvantable à Gaza, c'est 10 % de la population qui a été tuée ou blessée dans les bombardements israéliens, c'est aussi une façon d'adresser un message de paix. Pour qu'il y ait une solution à deux Etats, il faut deux Etats. Certains disent que c'est trop tôt, mais la crainte de beaucoup c'est que ce soit trop tard.
Bien sûr que ça ne suffit pas à soi seul à faire taire les armes, à libérer les otages, à poursuivre les responsables de cette situation devant les tribunaux internationaux, mais il fallait le faire. Il faut accompagner ce geste symbolique de décisions politiques et pratiques comme la commission européenne l'a autorisé. - Les conditions posées sont suffisantes ?
Le désarmement du Hamas, la libération des otages... - Bien sûr.
Et je voudrais souligner la déclaration aux Etats-Unis du 12 septembre dernier qui, pour la première fois, dans une résolution très largement adoptée dit que l'avenir de la Palestine sera sans le Hamas. - Le dire, ce n'est pas l'affaire. - Evidemment.
Considérer que c'est l'autorité palestinienne qui, elle aussi, à des efforts à entreprendre, essayer de renouer cette chaîne brisée, je lui dis, avec l'alliance objective de ce qui était les adversaires de la paix ça ne règle pas tout. Sans aucun doute. Mais c'était nécessaire et c'est bien plus que symbolique. - Vous remerciez le président d'avoir pris cette initiative ? - Bien sûr.
Quand nous sommes en désaccord, je le dis mais quand nous sommes d'accord, je le dis également. Il refuse d'utiliser le mot génocide pour parler de ce qui se passe à Gaza. Est-ce que vous l'utilisez ? - Je me suis longtemps posé la question sans avoir de doute sur le fait que certains responsables politiques gouvernementaux avaient des propos et des intentions génocidaires.
Quand je regarde les conclusions de ce groupe d'experts indépendants des Nations unies, quand j'entends des voix livrées à elle-même utiliser ce terme, je pense qu'il dit la réalité qui se passe. Ce mollah est en appel au sursaut et au silence des armes, à la libération des otages... - Bonjour, il y a une question dans le chat.
Le nom de la France, il y a quelques années, avait une importance au niveau international, est-ce que cette décision actuelle 1, Cours de l'importance ? A encore de l'importance ? - Oui, cela arrive tard.
Sans doute, nous n'avons pas été assez vigilants, présents. - Qui ça ? Les gouvernements de gauche ?
Cette cause, peut-être trop loin des yeux, avait fini par devenir seconde alors que l'on voit à quel point elle est fondamentale. -Vous, socialistes, avez pris une résolution en 2014, sous la présidence de François Hollande. Pourquoi François Hollande ne l'a pas fait ? - Il faudra lui poser la question.
Je ne l'ai pas fait. -Il aurait fallu. -Je suis d'accord.
Je ne peux pas vous répondre à sa place. Le sentiment que j'ai moins c'est que nous aurions dû le faire. - Ca a été un raté. - Sans aucun doute.
Ca n'augure rien de ce qui se serait passé par la suite. On a besoin d'être les artisans d'une paix difficile, exigeante, incertaine. - Marine Le Pen estime que cette reconnaissance sans condition, ça ne vaut pas. -Je n'en sais rien.
Cette formule ne correspond pas à la réalité. Est-ce que vous pensez que la France, la Belgique, le Luxembourg et le Portugal, ne sont pas les adversaires résolus du Hamas, qui condamne le terrorisme, qui ont été leur façon de manifester le 7 octobre ? Non.
Nous avons pour adversaire et pour ennemi le Hamas mais pas le peuple palestinien. Aujourd'hui, cette reconnaissance adresse au peuple palestinien. A ses enfants, auxquelles il faut assurer un avenir de paix, palestiniens et Israéliens.
Dans la nuit la plus profonde que nous sommes en train de traverser là-bas, des hommes et des femmes, Palestiniens et Israéliens continuent d'être des artisans de la paix, acharnés, contre tous les vents mauvais. Il continue de parler d'avenir. Il faut qu'on s'accroche à cela.
La responsabilité de la France, doit être d'être au premier rang de cela. - En Espagne, le Gouvernement de Pedro Sanchez menace de boycotter le football, est-ce que ceci aussi une décision de la France avec Didier Deschamps ? - Il y a des questions auxquelles j'ai besoin de réfléchir.
Je vois bien la symétrique que nous pouvons avoir avec l'exclusion les équipes russes. Il n'est pas douteux que le Gouvernement israéliens atteigne aux droits humains et internationaux. La question doit être débattue en sincérité.
Dans la société civile Israélienne, il y a des adversaires. Les adversaires du Gouvernement... - Est-ce qu'il faut se retirer du football ? - Je n'ai pas mené cette réflexion. - Vous ne l'excluez pas ? - La question est légitime.
Je préfère réfléchir sérieusement que de vous donner une réponse sans sens. - Pour vous, les sportifs Israéliens peuvent être tenus responsables... - Si vous m'aviez écoûté, c'est pour cela que je ne vous donne pas une réponse précise.
Il y a des adversaires du Gouvernement qui condamnent ce qu'il fait... - Vous dites que vous n'avez pas réfléchi.
Pedro Sanchez lui a réfléchi. - Lui oui. - C'est un socialiste.
Ils ont tous réfléchis. Ca m'étonne que vous n'ayez pas de point de vue là-dessus. - Si mais je veux l'affermir, me forger... - Symboliquement, on demande... - Vous avez compris, dans la société civile, il y a des gens qui n'ont pas à porter la responsabilité de leurs gouvernants.
C'est l'équipe nationale d'un pays ou d'un Gouvernement qui fait ce que l'on sait à Gaza. - Donc... - On vous demande, si vous deviez donner des sanctions contre Israël...
La Commission européenne a pris la décision d'ouvrir la porte à des sanctions à Israël. Nous les demandons depuis des mois et des mois. - La pétition d'artistes qui demandent au président de la République de ne pas reconnaître la Palestine dans l'état actuel des choses. - Moi aussi, je proposition pour la reconnaissance de la Palestine.
Je ne me désole pas qu'il y ait un débat. Dès lors qu'il est respectueux. Je ne sous-estime pas ce que tout cela remue dans l'opinion publique.
Ou dans le coeur, ou parfois le ventre...
Je leur dis, à ceux qui ont écrit au président de la République que c'est le moment de cette reconnaissance. - Ils se trompent ? - C'est la condition de la paix pour l'avenir.
Nous le faisons, en pensant aux enfants palestiniens. Ca me fait penser à un poème de Victor Hugo. Il se termine sur les guerres en Grèce...
Par cet enfant qui est assis sur un rocher au milieu de cette île dévastée. Je veux que les enfants palestiniens et Israéliens formulent une autre promesse pour l'avenir que celle-là. - Question plus large, ça fait plus de 70 ans que ce conflit existe, on entend des extrémités des deux côtés, on a l'impression que c'est un sujet insoluble, qu'on ne va jamais arriver à avoir des discussions posées.
Surtout, ne parlons pas de l'affaire Dreyfus, c'est le débat public qui dit ça. - On a l'impression qu'on ne peut pas en parler. Ce qui est difficile dans la situation actuelle, c'est qu'un conflit et un conflit territorial, régionalisé.
Finalement, tous les sujets finissent par se confondre. Il rende l'apréhension d'une situation extrêmement compliquée. - Je suis confiant, je suis optimiste.
J'espère que nous aurons été entendus. Le fait qu'il reçoive l'intersyndicale mercredi prochain après le communiqué de vendredi, c'est déjà un signe. -Qu'est-ce que vous espérez de cette rencontre de Sébastien Caure Lecornu avec les syndicats ? - Qu'ils sortent du silence.
Il y a eu au moins deux expressions publiques du Premier ministre, au moment de la passation de pouvoir, où il promettait la rupture, il parlait de renverser la table. Qu'est-ce qu'on attend du premier ministre ? Qu'ils passent à l'acte. - S'il propose la suspension de la réforme des retraites ? - Il y a beaucoup d'autres choses sur la table.
C'est un des éléments...
Notre position est constante. On est pour l'abrogation de la réforme de cette retraite. Dans les entretiens faits avec François Bayrou, on parle de suspension et nous avions formulé d'avoir la responsabilité du Gouvernement que les partenaires sociaux se saisissent des conditions d'un retour à 62 ans.
Est-ce qu'on est au bout du chemin de notre point de vue ? Non. - Suspension, vous prenez ? - Personne ne prend pas.
Mais ce n'est pas suffisant. - Ca voudrait dire que l'âge de départ à la retraite serait de 63 ans. - Oui, notre projet était de revenir à 62 ans et de confier aux partenaires sociaux le soin de déterminer... - Avant la chute de Michel Barnier , on n'en est là, vous étiez le premier à lancer l'idée d'un accord de non censure.
Ce type d'accord est toujours possible avec Sébastien Lecornu ? - On est allé rencontrer le premier ministre avec sincérité, avec la parfaite conscience de la situation internationale, mais aussi ce que vivent les Français et Françaises et ce qu'ils attendent un an après avoir infligé une défaite sévère à Emmanuel Macron et sa politique. Ca annonce la rupture.
On renverse la table pas sur leurs pieds, il faut qu'il y ait des actes extrêmement forts qui montrent qu'il y a un tournant...
La question qui est posée au premier ministre, c'est, est-il prêt, par des actes forts à dire aux Français que leur vie va changer. - La question posée était que l'accord de non censure évoquer avec François Bayrou est valable avec Sébastien Lecornu ? - C'est à lui de le dire. - Non. - On n'a pas de leçon à recevoir de qui que ce soit sur la capacité à trouver un accord.
Les choses sont inversées. On a essayé Monsieur Barnier, ça n'a pas fonctionné. On a essayé Monsieur Bayrou, ça n'a pas fonctionné.
Maintenant, on nomme le plus proche des ministres de Monsieur Macron. La vérité c'est que la stabilité du pays est dans les mains de Monsieur Lecornu. - Vous aviez dit que vous étiez d'accord pour étudier la non censure.
Ce sera le cas ? - Les conditions pour l'envisager, c'est la rupture sur le fond, la forme, on renverse la table. Des mesures ont été mises en avant... - Donc l'idée d'une non censure est encore valable ? -Tout est possible.
La clé de tout cela c'est un changement de politique. C'est la rupture annoncée par le premier ministre. Si c'est pour faire semblant, les mêmes causes produiront les mêmes effets. - Le patron des socialistes, votre collègue a remis sur la table l'hypothèse d'une censure le 6 octobre dès le discours de politique générale.
C'est la position du parti socialiste aussi ? - C'est possible. Je ne sais pas ce que va dire Monsieur Lecornu.
S'il déçoit tout le monde... - Vous vous adapterez. - On est pas dans un truc compulsif, on censure quoi qu'il soit dit.
On connaît notre position. L'essentiel des propositions...
Le soutien écrasant de tous les Français quelques soit leur sensibilité politique. - Mercredi soir vous appuyait sur le bouton ? - C'est important.
Je ne sais pas si on essaiera mercredi mais mercredi, dans la réponse qu'il fera aux organisations syndicales, il y aura un certain nombre d'indications. Madame Devaux vous vautrer la censure des insoumis. - Ca peut être la nôtre.
On ne vote jamais rien du Rassemblement National. - Le RN vote si le PS vote. - Je ne suis pas si informé que ça. - Ils avaient prévenu une censure quoi qu'il en soit. - Si nous avions voté une motion de censure nos propos Orion une motion de censure. - Ca ne vous emballe pas ? - Si nous votons une motion de censure, nous mettrons une motion de censure.
Il n'y aura pas de socialiste au Gouvernement. Monsieur Lecornu, dans le peu d'engagement qu'il a pris...
Jérôme Guedj n'ira pas au Gouvernement. - Dans votre contre-projet budgétaire, vous chiffrez l'effort budgétaire nécessaire à 22 milliards d'euros, un peu moins de 22, moins de la moitié de l'effort budgétaire posé sur la table par François Bayrou. Ce chiffre est-ce que vous le défendez fort où ça fait parti des choses qui sont discutables, négociables avec Sébastien Lecornu ? - Je voudrais que vous compreniez bien les choses.
Le compromis, si on devait en trouver un, il n'est pas moyen, il n'est pas à mi-chemin entre la politique d'Emmanuel Macron et ce que nous proposons. - Ce ne sont pas les 30 quelques milliards de Yaël Braun-Pivet. - Non.
Il n'y a pas de vainqueur car il n'y a pas de majorité absolue. Il y a un battu et celui-ci au Gouvernement. C'est pour ça qu'il y a un enjeu démocratique dans les décisions prises par le Premier ministre.
Sur le chiffre. - Est-ce que vous êtes resté sur les 22 ou... - Ce n'est pas un caprice.
On parle du rythme de déficit. Celui qui était proposé par François Bayrou, ça revient à écraser une décroissance la plus forte d'Europe. Ca freine un pouvoir d'achat déjà très bas.
Ca aboutit à une augmentation du chômage. 9 % en 2027. Ca veut dire que l'objectif assigné, vous ne l'atteindrez jamais.
C'est ce que dit tout marché financier. Nous ne nous désintéressons pas de la réduction du déficit, de la réduction de la dette mais nous le faisons avec d'autres choix budgétaires et dans un rythme différent pour ne pas atténuer la croissance mais la soutenir, ne pas cibler les classes populaires et moyennes mais faire contribuer ceux qui ont été les passagers clandestins de la solidarité nationale. Ce rythme nous paraît beaucoup plus soutenable et crédible. - Vous faites la longue chronique des gouvernements successifs.
Il n'y a que les gouvernements socialistes qui ont réduit les déficits. - C'est en effet une musique qu'on entend depuis quelques jours. Vous revendiquez avoir su réduire les déficits publics lors de vos deux passages au pouvoir, le Gouvernement Jospin et la présidence de François Hollande de 2012 à 2017.
L'expert des finances publiques fait un tableau tout à fait édifiant dans lequel il montre que durant ces deux périodes, il y a eu un effort budgétaire mais que dans ces deux cas, il n'y a eu aucun effort de réduction de la dépense publique par les socialistes au pouvoir et que dans le deuxième cas, l'effort principal a consisté à augmenter principalement et massivement les impôts. Est-ce que vous défendez encore cela ? - On peut faire tous les procès.
La réalité est que les déficits ont été réduits dans ces deux périodes. Vous pouvez le tourner dans tous les sens. - Il faut parler des moyens pour y arriver.
Vous défendez toujours les mêmes solutions ? - Ca part d'un diagnostic. Aujourd'hui, ce diagnostic il dépend d'économistes bien plus compétents que moi pour le faire.
Quand on regarde la situation, nous avons un problème de recettes et pas de dépenses. - Tout le monde n'est pas d'accord là-dessus. - C'est un constat objectif.
Il y a une réduction énorme des impôts. - Votre solution est d'augmenter les impôts ? - Non.
Nous proposons un effort d'une partie des Français qui ont été épargnés jusqu'ici. Nous progressons. - Et cela rapportera les 60 milliards manquants ? - On est à 27 milliards.
On ne rattrape pas tout d'un coup. Les dégâts sont considérables. Et nous proposons 14 milliards d'économies.
Regardons l'entièreté de la photo. - Pour amadouer les Républicains dans l'hypothèse d'un budget, vous-même, dans le contre budget du PS, vous estimez que ça pourrait rapporter beaucoup d'argent, la lutte contre la fraude fiscale. - L'étude est l'affaire de tous les Républicains soucieux de notre pacte social. - Vous seriez ouverts sur cette possibilité ? - Oui.
On est ouverts à la lutte contre la fraude fiscale, - Quand vous entendez Bernard il qualifier la taxe Zucman de... - Ca n'appelle pas d'autres commentaires de ma part. - Par rapport à la taxe Zucman, vous êtes ouverts à une friction de ce modèle ?
Hollande a dit qu'il ne fallait pas que ce soit un fétiche. Vous êtes prêts à varier le taux ? - Je ne voudrais pas qu'on inverse l'ordre des fétichismes.
Il y a une donnée objective qui nous amène à nous poser la question de la mise à contribution des très hauts patrimoines. Les 500 premières fortunes de France détiennent 6 % du PIB dans le passé, aujourd'hui, c'est beaucoup beaucoup plus. Nous nous posons la question de la justice sociale.
Comment un Etat de droit, une démocratie comme la nôtre peut continuer de fonctionner comme ça ? - Est-ce que c'est la taxe Zucman avec 2 % sur les plus riches ou est-ce que ça peut être moins de pour cent ? - 2 %, ce n'est pas un caprice.
François Hollande, dans un débat, a donné son point de vue. Moi, je défends la proposition adoptée collectivement par l'ensemble des socialistes. - Vous restez sur les 2 %. - Mais je voudrais vous expliquer pourquoi. - Mais pourquoi il dit ça ? - Je voudrais juste expliciter. 2 %, c'est ce qui fait que les milliardaires auront le même taux d'imposition que celui qui est le Français moyen.
Aujourd'hui, le taux fiscal des milliardaires est inférieur à celui qui rentre dans la première tranche des impôts. Vous trouvez ça normal que les très riches ne payent pas d'impôts à leur juste valeur ? Les PME payent beaucoup plus d'impôts que les multinationales.
Je demande au Premier ministre de regarder la taxe Zucman et d'écouter la réponse non seulement mais de trois entrepreneurs de la Tech. Ces entrepreneurs formulent des propositions intéressantes sur les modalités de paiement... - On n'y reviendra.
Donc il n'y a pas la taxe Zucman dans le nouveau projet du budget, vous censurerez ? - Alors que le Premier ministre n'a rien dit, je ne vais pas le commenter sur un plateau télé. L'objectif est la justice fiscale.
Il faut que les très riches consentent à prendre leur juste part. Il faut le faire. - A tout moment le Gouvernement peut tomber.
Du côté des macronistes, hier Gabriel Attal a une nouvelle fois dit que la dissolution avait été une erreur. - Nous ne sommes pas audibles si nous ne reconnaissons pas à la réalité. Cette décision de dissoudre l'Assemblée nationale, chacun le sait, je m'y étais opposé.
Cela n'avait rien à voir avec mon sort personnel car j'avais proposé ma démission au président de la République pour empêcher cette dissolution. - En cas de nouvelles élections, vous repartez avec LFI ? - Nous essayons de construire une union de la gauche.
Il y a la réponse dans ma question. - Comment vous faites pour ne pas renégocier avec LFI comme cela a été fait en 2024 ? - Dans notre dernier congrès, de façon unanime... - C'est une circonscription où il y a un fort risque du RN. - Nous devons nous poser la question.
C'est le travail du PS que de regarder circonscription par circonscription. - Olivier Faure par exemple ? - En 2017, il résiste au raz-de-marée... - Je parle de la dissolution. - Mais vous savez le travail qu'il fait dans la circonscription depuis des années ?
C'est un député connu, accessible dans sa circonscription. - On parle des circonscriptions dans lesquels il y a la possibilité de voir un candidat du RN triompher au second tour. Vous défendez toujours l'idée du front républicain ?
Est-ce que vous seriez prêt, vous, à appeler à voter au second tour pour un candidat macroniste ou républicains s'il s'agit de faire barrage au RN ? - Oui. Je l'ai fait et je le referais. - Et pour LFI ? -Oui.
Mais le front républicain, ce n'est pas quand on a le temps mais tout le temps. - Hier, j'étais avec l'homme qui est à la tête du parti des jeunes socialistes. Comment le PS peut arriver à se détacher de l'image et du sentiment de traîtrise sur le quinquennat de François Hollande ?
Dans le chat, on voit que les gens attendent la prochaine trahison du PS. - Vous connaissez le poème d'Aragon, "feu sur Monsieur Léon Blum, feu sur les monstres savants"...
Il faut qu'on se pose la question. Pourquoi nous avons perdu l'élection présidentielle en 2017, pourquoi le président en exercice n'a pas pu se présenter ? Toutes ces questions-là, je me les suis posées.
Nos modèles économiques, sociaux. Evidemment qu'on en tire des conclusions. Mais je ne considère pas que gouverner c'est trahir.
Il y en a qui le considère même quand il ne gouverne pas. Il y en a qui préfère tout ou rien, et souvent, c'est rien. Je parle de tout ce qui de reproche et qui voit la trahison.
Je ne vois pas de trahison dans le fait de taxer les plus riches. Je ne vois pas de raison quand le soutien à notre tissu économique local énergétique, logement... - Est-ce que vous incluez Bruno Retailleau et ses soutiens directs dans votre acception du Front Républicain ?
Est-ce que vous seriez prêts à appeler à voter pour quelqu'un comme Bruno Retailleau ? - Je vais vous dire, les socialistes ont appelé au barrage républicain y compris quand il y avait des candidats LR. On sera attentif à ce que dit Bruno Retailleau mais s'il tient le même discours que le RN, on ne le considérera pas comme un républicain. - Mais... -Ceux qui font parti du front républicain ne tiennent pas les mêmes propos que le RN. -Il y a trois mois, vous étiez candidats à la présidence du PS face a Olivier Faure.
Est-ce que vous avez le sentiment que le PS est désormais uni ? - Oui. Ma candidature avec comme motif principal l'exigence du parti socialiste autour d'un travail de fond.
Vous êtes présidents du groupe à l'Assemblée nationale et vous savez bien que tout le monde n'est pas contre une censure permanente. - Détrompez-vous. Vous pensez que l'union et le prosélytisme.
Non. Que ce soit au PS, au groupe socialiste, c'est un débat exigeant. Il m'arrive de rentrer dans un débat et de changer d'avis.
Evidemment, dans ces moments difficiles, nous doutons, nous pensons contre nous-mêmes. Nous essayons d'avoir chemin comment. Mais quand on propose des éléments de budget qui sont en résonance avec les Français, qui le soutiennent, la taxe Zucman, 80 % des Français... - Vous n'avez pas l'air d'accord avec la taxe Zucman. - On cherche un terrain commun.
Des questions sont posées sur les entreprises de la thèque que j'entends, que j'écoute. Trois entrepreneurs, qui veulent cette taxe Zucman, et qui trouve qu'il y a des choses à regarder, je trouve ça intelligent. - François Bayrou a laissé un déficit derrière lui.
Quels sont les dossiers prioritaires pour la session parlementaire qui vient ? - Je crois qu'il y a une urgence qui est laissée orpheline depuis trop longtemps, celle de la transition écologique. Elle prend toute dans toutes ses dimensions.
Surtout dans le logement. Nous n'avons jamais eu autant de demandes de logement social, aussi peu de construction,...
On a besoin d'une loi sur le logement, d'être exigeant sur le plafonnement des loyers, n'a besoin de soutenir le bâtiment et la construction parce que oui, c'est une souffrance quotidien. - Sébastien Lecornu a enterré le projet du service national, est-ce que vous dîtes bon débarras où il faut y revenir d'une façon d'une autre ? - J'ai toujours été contre ce service national universel obligatoire.
Je ne veux pas qu'on fasse de la jeunesse une classe dangereuse, comme on dit. J'ai confiance en la jeunesse je pense qu'on a autre chose à lui proposer. - Sur la loi Duplomb, à la suite de la pétition, est-ce que vous en demandez l'abrogation ? - Oui.
Elle est un grand mensonge fait aux agriculteurs. Il n'y aura pas un euro de plus dans la cour des fermes à ce sujet-là. Il n'y aura pas un jeune de plus installé dans nos campagnes.
Il n'y aura pas une protection supplémentaire face a une mondialisation déloyale. Les vrais sujets ne sont pas posés. Ma conviction, aujourd'hui, c'est que nous sommes au bout de la révolution agricole commencée dans les années 60.
La PAC de 92, qu'on continue d'entretenir, est mortifère pour l'agriculture. Ce n'est pas une marchandise comme les autres. Elle est structurellement instable.
Ces mêmes agriculteurs qui la veulent, dans quelques mois ils reviendront manifester car elle n'aura pas tenu ses engagements. ses fausses promesses. - Il faut l'abroger ? - L'audiovisuel public peut-être soutenu financièrement mais on doit défendre le service public et la neutralité du service public contre ces attaques. - Il y a une bataille de poste qui va s'ouvrir à l'Assemblée nationale.
Pour la Commission des finances, l'une des plus puissantes, celle d'Eric Coquerel. - Vous allez présenter un candidat socialiste à cette Commission ? - Au moment où nous parlons, ce n'est pas notre intention.
Nous avons demain, mardi, une discussion sur le renouvellement du bureau et des postes dans les différentes commissions. Demain, je pourrais vous dire très exactement ce que nous allons faire. Ce que je peux vous dire, c'est que nous refusons pour ce qui est du bureau, des accommodements qui permettraient la représentation de l'extrême droite. -Le Rassemblement National est le plus gros groupe à l'Assemblée nationale, est-ce que ce ne serait pas logique qu'il ait une place ? - Quand on ne s'entend pas, on vote.
Je n'ai pas eu mandat... - Pour vous, Eric Coquerel doit rester en place ? - C'est la discussion que nous aurons demain.
On aime bien travailler avec Eric Coquerel. - Ce n'est pas acquis. - Demain, c'est à l'ordre du jour de la réunion de groupe.
Vous disiez tout à l'heure, "on débat de tout dans ce groupe, tout peut être remis en cause." Il est temps que vous débaiez avec notre nouvelle invitée - Face à vous, une jeune économiste qui s'intéresse de près aux politiques publiques. Chef économiste au sein du cabinet de conseil BDO France, professeur à la Sorbonne, son combat, la réforme des retraites. - Cette réforme existe dans d'autres pays européens, mais il faut parler du taux d'emploi des seniors. 65,4 64 ans. - Elle pointe les inégalités de traitement selon les parcours et carrière. - Vous avez très peu de formation quand vous arrivez à la retraite, vous avez plus d'accidents de travail car vous n'avez pas eu d'aménagement du temps de travail et de vos qualifications courent de votre carrière. - Elles interpellent sur le budget 2026.
A l'heure où le premier ministre cherche la formule miracle. Elle analyse pas les taxes. Une taxe efficace pour éviter contrôler les évasions fiscales et assurant une meilleure redistribution des richesse.
Face à vous ce soir, Anne-Sophie Alsif. - Bonsoir. Ravi de vous retrouver sur ce plateau.
Vous allez pouvoir débattre. On parlait des retraites tout à l'heure, vous aviez dit que s'il y avait une suspension de la réforme, vous prenez. Vous voulez lui parler de l'emploi des seniors. - Ma question, après 2027, que se passe-t-il ?
Ce que l'on voit, par rapport à nos partenaires européens, c'est qu'on a un taux d'emploi des 65-64 qui est de 10 points. tnférieur comparé aux Pays-Bas. En volume, ils cotisent moins.
C'est 100 milliards de plus dans les caisses de l'Etat pour investir sur l'éducation, la santé et autres. Un des moyens pour augmenter ce taux, c'est l'âge quand on est recruté. Vous avez déjà un recul de l'âge de départ à la retraite de 1,3 années.
Quelle réponse vous avait un moyen long terme pour trouver une manière en termes de volume cet argent ? On parle de 100 milliards. - Vous avez raison de dire et nous l'avions plaidé au moment de la réforme des retraites, que si nous rejoignons la moyenne de l'Allemagne, par exemple, donc 10 points de plus pour les seniors, nous y gagnons le régime des retraites.
Plutôt que de faire une réforme brutale et injuste, travaillons sur la question de l'emploi des seniors. L'écoute n'est pas la première des qualités du président de la République. Nous avions plusieurs propositions.
Il faut voir la situation des travailleurs, les carrières l'on appelle un traitement particulier car quand les corps sont fatigués, il est assez vain de prétendre les maintenir aussi longtemps en emploi. Il y a de mon point de vue, un sujet qui est celui de la prise en compte de la pénibilité. La question de la formation, des seniors, le pic de formation et entre 25 et 35 ans en France.
Dans les autres pays, c'est plutôt entre 55 et 65 ans. Il faut entretenir le capital humain. Cette formation continue, je crois qu'elle est essentielle de la réponse que nous avons à apporter.
Il est d'autres programmes à l'étranger. Vous savez qu'il n'y a pas à France travail, les seniors n'est pas un sujet qui a pris en compte. En Allemagne, il y a un programme d'accompagnement dans l'emploi.
Il y a aussi une adaptation du poste de travail. Le financement de la pénibilité, il y avait une taxe qui permettait l'adaptation. - Vous parlez de la pénibilité, mais à mon sens, à 20 ans, vous allez avoir le même salaire à 50 ans en tant que caissière.
En France, c'est les moins qualifiés qui ont moins de formation. Il y a beaucoup de revendications sur les salaires. Dans les pays nordiques, il y a du salaire mais les syndicats se battent pour la formation.
C'est pas la pénibilité à 60 ans le problème, car ce serait plus facile pour vous de continuer à travailler si vous n'avez plus de travail pénible. - Pour vous répondre, je ne parle pas de la pénibilité à 60 ans, je pars des conséquences d'une vie exposée à des emplois avec pénibilité. Il y avait un compte de prévention de la pénibilité car quand il y a 10 ans d'écart d'espérance de vie entre un ouvrier et un cadre, il y a un sujet de prise en charge de prévention de la pénibilité, exposition de produits chimiques, charges lourds, vibrations.
Nous nous battons autant sur les salaires que sur la formation. Quand je vous dis que ce sujet de la formation est fondamental et que les dépenses de la formation tout au long de la vie est un élément de débat, c'est parce qu'on se préoccupe de l'un et de l'autre. On est assez défaillant sur l'un et sur l'autre.
Sept d'accord sur cet aspect. Parlons de la taxe Zucman. Ce qui vous intéresse, c'est les conséquences sur la production. - Oui, après la réélection de Monsieur Trump, on a vu la dépendance qu'on avait concernant la Chine et les Etats-Unis.
Il faut se réindustrialiser pour ne plus être dépendant. Cette taxe, je ne veux pas être dans l'absolu, la question c'est la France. Vous êtes dans un pays totalement désindustrialisé.
On eest forts, il n'y a plus beaucoup de domaines : la défense, l'agroalimentaire, la chimie...
En effet, dans ces secteurs, on a encore quelques grandes entreprises qui investissent et innovent. Vous proposez : je veux de la souveraineté mais vous êtes aussi contre la taxe Zucman. Je m'interroge aussi sur l'aspect scientifique mais qui il y a derrière cet argent ?
Ce n'est pas des individus et des milliardaires, c'est des entreprises. Sur les 10 dernières années, ces entreprises ont été rachetées puisque des parts ont été achetées par d'autres pays. Beaucoup d'Américains ont racheté ces entreprises.
Quand on parle des gains, c'est la recherche, le management. Est-ce qu'il voudrait pas avoir une vision à long terme de l'industrie ? Pour les garder en France et en Europe sans les vendre aux Américains ? - Vous faites un constat indifférent de la taxe Zucman.
Jamais la part de l'industrie dans le PIB français aussi faible alors qu'il n'y a plus l'impôt sur la fortune, alors que c'est plus faible en France qu'aux Etats-Unis. C'est essentiel. J'ai été le collaborateur au moment où nous travaillons sur les plans de la Nouvelle France industrielle.
Pour savoir quels étaient les segments où nous étions bon, en industrielle, La question que vous posez les entreprises de la Tech, quand on dit : "Il faut retirer les biens professionnels," c'est un terme abusif. La valeur n'est pas réinvestie. Il y a des dividendes.
Il y a des valeurs qui sont soutenues par des rachats d'actions. Des entreprises comme Mistral perdent de l'argent. Il y a combien de licornes en France ? - Je vous parle des secteurs stratégiques. - La tribune de trois acteurs majeurs de la technologie, trois contribuables assujettis à la taxe Zucman qui la soutiennent.
Ils disent que la justice fiscale est nécessaire à la cause nationale. - Qui va racheter ces entreprises ? - Vous me parliez de Mistral.
Il a déjà son capital, l'Etat est actionnaire à hauteur de plusieurs milliards d'euros dans des entreprises. L'Etat doit être un Etat actionnaire actif. Pardon, mais quand on dit qu'on montre la lune et qu'on regarde le doigt. - Quant au pas d'une valorisation de 14 milliards, c'était pas très clair, on revalorise l'entreprise.
Ca valait 1 million, et vous l'avez vendu plus cher. - C'est pas 14 milliards la valeur des actifs de Monsieur...
Je suis bons en allemand mais je ne sais pas son nom. Il a 10 % de ces 14 milliards. Il sera assujetti à 2 %. - On est d'accord, c'est une valorisation. - Ce n'est pas une taxe sur le patrimoine.
Si vous prenez la taxe Zucman en imaginant que ça n'augmente plus... - Ce n'est pas un cadeau à Donald Trump. - Qui rachète aujourd'hui ?
Quand on a un décret et qu'on veut se protéger, on l'utilise. Ce que je regrette, c'est que le Gouvernement le fasse rarement. - Merci.
Merci Boris Vallaud d'avoir accepté notre invitation. Bonne soirée à tous sur La Chaîne Parlementaire et à lundi prochain.
Boris Vallaud