"François Bayrou n'a toujours pas compris Bétharram" Marine Tondelier dans Questions Politiques
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 39 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:40OuverteRéponse directe
Comment devenir un parti qui compte à 10 mois des élections municipales ?
- 2:44OuverteRéponse directe
En quoi la parole du pape porte-t-elle aujourd'hui sur l'écologie et l'immigration ?
- 3:59FerméeRéponse directe
Est-ce que le drapeau en berne pour le pape pose un problème pour vous au nom de la laïcité ?
- 5:19OuverteRéponse directe
Quelle est votre analyse de la rencontre Trump-Zelenski et de ses implications ?
- 7:54OuverteRéponse directe
Quelles garanties de sécurité pour l'Ukraine face à la Russie ?
- 9:47RelanceRéponse directe
Comment financer l'effort de guerre sans opposer écologie et paix ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:08Fait
« opposer l'écologie et la paix, c'est c'est absurde. »
- 10:24Fait
« L'établissement avait vu qu'il allait pas bien. Il a pas réussi à éviter. »
- 12:18Chiffre
« En Loire-Atlantique où se trouve Nantes, il y a 14 lits pour mineurs pour toute la Loire-Atlantique en pédopsychiatrie. Ça veut dire quatre lits pour 100000 mineurs et c'est quatre fois moins que la moyenne nationale. »
- 18:34Fait
« Les arguments qui ont été utilisés contre moi n'ont pas toujours été, je l'estime, honnête intellectuellement. »
- 19:11Chiffre
« On est déjà 1 million de d'écologistes en France. On est déjà en million des militants politiques associatifs des amoureux de la nature. »
- 20:29Fait
« Notre écologie elle tend la main c'est-à-dire que dans les politiques municipales qu'on mène c'est les premiers mètres cubes d'eau gratuits à Lyon. »
- 21:42Fait
« Nos politiques écologistes, quand vous les additionnez, vous avez à la fin de l'année l'équivalent d'un 13e mois écologiste. »
- 22:15Fait
« La radicalité c'est pas des mots, c'est faire changer la vie des français. »
- 24:53Fait
« J'ai déjà 25 personnes en France qui m'en veulent parce que leur ville aussi de droite peut passer à gauche. »
- 27:21Chiffre
« Les campagnes c'est 80 % des communes de ce pays. »
- 29:18Fait
« On a quand même la sensation que ça fait très très longtemps que la gauche ne s'est pas adressée au territoire. »
- 31:52Fait
« Ceux qui sont parallèles, c'est ceux qui ont pas compris le changement climatique. »
- 33:08Fait
« Je pense que vous savez donc vous pourriez être candidate vu ce qu'on vous dit dans la rue. »
- 35:42Fait
« Pour moi, il n'est plus question aujourd'hui d'investir en France dans une ville qui est détenue par une majorité écologiste, c'est plus possible. »
- 46:58Fait
« Ce dossier était insoluble. Quand je suis devenu secrétaire national le dossier était déjà sur la table et très mal engagé. »
- 47:40Fait
« Toute structure doit se donner les moyens de faire éclater la vérité parce que vous savez dans des révolutions, toutes les révolutions, celles de Mou en particulier, il y a deux écueils. »
- 48:05Fait
« Quand j'ai demandé une enquête externe, c'était pour mettre fin au règne de l'arbitraire. »
- 54:10Marine TondelierFait
« Les Chinois sont en avance sur nous. Ils ont une CSRD. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique]
Bonjour, ravi de vous retrouver dans Question politique, l'émission politique du dimanche sur France Interre, diffusée sur Franceinfo. La télé et en partenariat avec le journal Le Monde. Des funérailles historiques pour le pape François. 400000 personnes placent Saint-Pierre hier. Un balai diplomatique plus intense que prévu. Trump et Zelinski a deux doigts de se réconcilier sous nos yeux. Pas facile. C'est vrai d'exister, de s'imposer face à cet événement planétaire. Résultat, le congrès des verts leur convention d'investiture passe complètement inaperçu ce weekend. Transparent, décidément les écologistes malgré les disputes et les piqus envoyés qui leur sont parfois salés.
Comment devenir un parti qui compte à 10 mois des élections municipales, à 2 ans surtout de la prochaine présidentielle ? Pourquoi les verts reste un parti d'appoint qui s'épuise à vouloir réconcilier les irréconciliables ? On en parle avec Marine Tondelier, la secrétaire nationale des écologistes, a largement réélu pour un second mandat. Elle est notre invitée ce dimanche dans Question politique en direct et jusqu'à 13h. Question politique
[Musique]
Karine Beécard sur France Interre. Bonjour Marine Tourelier. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Avec moi ce dimanche pour vous interviewer Françoise Fressos du journal Le Monde et Alix Bouillaguet de France Télévision. Bonjour à toutes les deux mesdames. Bonjour à toutes et à tous et à tous. Effectivement, faut pas les oublier. On commence avec ces images qui ont marqué la semaine. C'est ce qu'on fait chaque dimanche. Votre choix pour commencer Marine Tendelier. Qu'est-ce qui vous a particulièrement frappé ?
Ben, j'ai choisi une photo du pape François mais du pape François au tout début de son ponificat, son premier déplacement officiel en 2013 à l'AMP 12 parce que moi je suis du pas de Calé. Vous le savez à l'époque il y avait eu Sangat, il y avait eu la jungle de Calé. C'était un moment extrêmement difficile pour toutes celles et ceux qui venaient en aide concrètement aux migrants. C'était vraiment dur parce que il y avait un sentiment de solitude, de ne pas comprendre pourquoi on était assez seul finalement à à être solidaire alors que ça devrait être évident pour tout le monde. Et d'avoir ce pape qui représente quand même 1ARD 345 millions de catholiques dans le monde.
Donc en terme de d'être prescripteur, de mener la bataille culturelle, ça pèse le pape. Et je m'étais dit mais il a du cran. Je m'étais dit qu'il avait du cran et que ça avait rechargé un peu voilà le moral des troupes un peu partout et il avait parlé de la mondalisation de l'indifférence.
il avait dit voilà il y a une indifférence à l'égard de son prochain et c'est là-dessus qu'il avait marqué le début de son ponfica qu'il a continuer après en parlant aussi beaucoup d'écologie l'udos l'encyclique l'odatéum le l'exhortation apostolique en 2023 et à chaque fois quand j'ai lu ces textes je me suis dit bah ce pape a mieux compris l'écologie que beaucoup de responsables politiques français et et en fait ça faisait du bien à lire et ça l'a fait du bien à beaucoup d'écologies je peux vous le dire qu'il soit croyant ou pas est un autre sujet est-ce que concrètement ça a changé quelque chose C'està-dire que quand vous voyez quand même l'état du débat sur l'immigration en France et dans le reste du monde, c'est quoi la parole du pape ?
En quoi elle porte aujourd'hui ? Et ben ça compte d'autant plus que cette société est en train de glisser. Vous savez, moi j'ai parfois l'impression et sur les questions écologiques et sur les questions des valeurs et de de l'indifférence à l'égard de son prochain pour répondre pour reprendre les mots du pape François. J'ai l'impression qu'on est comme des ourses polaires sur la banquise, vous savez, qui est en train de fondre et qu'on voilà, on est de moins en moins et de plus en plus serré quoi, étriqué.
Il y a des grands moments de solitude et du coup, je peux vous dire que dans ces moments-là, ça compte parce qu'en fait, on arrive au moment où sur ces questions fondamentales existentiel, on se compte et celles et ceux qui sont là, celles et ceux qui sont toujours là, on sait qui c'est et on sait qu'on va devoir compter les uns sur les autres. Et du coup, ce pape, oui, il a compté et on vit, je pense, tous une forme d'appréhension dans l'attente de savoir qui sera le prochain pape et quel sera voilà ça ça ligne le récit qu'il a envie de faire de son pontifica. Oui, ça comptera et ça comptera d'autant plus que les tens sont durs. Hm hm.
Alors, une petite question euh très politique sur les drapeaux qui ont été mis euh en Berne. En tout cas, on l'avait demandé quand je dis on c'est le gouvernement euh Bairou pour les funérailles. C'était pas moi. Voilà. Merci. Euh au nom de la de la laïcité, est-ce que ça pose un problème pour vous ça ? C'est drapeau en Berne ? Mais moi, je je suis pour la laïcité de 1905. Les gens croient ce qu'ils veulent, mais l'État doit être neutre vis-à-vis des religions. Et je j'en entends certains au gouvernement parler de la laïcité nuit et jour, mais en fait toujours pour cibler une seule religion, l'islam, toujours pour cibler un seul genre, les femmes.
Et c'est la géométrie variable, c'est un double standard comme il y en a tant d'autres. Et donc euh là, quand c'est mettre les drapeaux en ben pour le pape, ça ne pose de problème à personne. Euh une gamine qui veut faire une compétition sportive voilée, là ça devient un drame national. Sauf que c'est un chef d'état le PAP. Oui, d'accord. Mais on sait pas pour chef d'état, vous savez la reine Élisabeth I, on avait également mis les drapeaux en berne d'un côté de l'échqué politique, on est très très sensible, très très tâillant sur la laïcité en dépassant même complètement le concept et en fait en faisant plus une obsession que de la vraie laïcité.
et et c'est c'est quand c'est vers l'islam, quand c'est vers le catholicisme, tout va bien et que quand un footballeur fait un signe de croix en entrant sur le terrain ou en marquant un but, c'est normal. Mais si une jeune femme footballeuse met un hijab pour jouer au au foot, là c'est un scandale national. C'est ça que je constate. Voilà. Solidarité avec tout le monde en France que vous croyez ou pas, chacun fait ce qu'il veut. OK. Euh je voudrais ajouter une image, ça je le fais rarement, mais qui a marqué aussi les funérailles du pape François hier. C'est une photo qui est dans toute la presse ce matin, celle que vous êtes en train de de découvrir sur le plateau de questions politique.
On y voit donc Donald Trump, le président américain face à Volodimir Zelinski, le président ukrainien. Ils sont assis, ils sont seuls, ils sont dans l'immense basilique Saint-Pierre. On sait pas ce qu'ils se sont dit mais depuis cette rencontre, le président américain a écrit sur les réseaux sociaux peut-être que Poutine est en train de me balader. Est-ce blague ? Est-ce que Donald Trump est en train d'ouvrir les yeux ? Est-ce que vous êtes optimiste Marine Tourier ? Quand Donald Trump dit peut-être que Vladimir Poutine est en train de me balader, il ajoute peut-être qu'il ne veut pas vraiment arrêter la guerre. On a envie de lui dire sans blague.
Moi ce que je constate c'est que Trump quand il est devenu président, il a fait voilà, il a il a retourner sa veste. Enfin, les États-Unis ont retourné leur vestes sont allés voir Poutine comme si c'était la seule personne avec qui discuter. Il a fait preuve en fait d'une grande naïveté sur le sujet parce que ce dont il se rend compte là tout le monde l'avait vu dès le début. Ce que je vois aussi c'est que il a voulu imposer la paix à l'Ukraine et que ça l'Ukraine ça lui est déjà arrivé deux fois. Il y a eu les accords de Budapest en 1994 et les accords de Minsk en 2005.
Et ces deux fois-là, on leur a dit "Non, non, mais bon voilà, c'est la paix, c'est vous, bon, vous perdez en bout de votre territoire, mais vous inquiétez pas, c'est vraiment pour la paix." Et là, Poutine vraiment, il s'est engagé et à chaque fois, ils ont vu ce que Poutine avait fait de cette paix. en fait, il recharge ses batteries et puis repart à l'assaut dès que dès qu'il a recomposé une armée suffisante. Donc ce qui ce qui est primordial dans ce dossierlà, c'est des garanties de sécurité qui seront apportées. Et on voit bien que du coup la Russie n'en veut pas évidemment puisqu'ils préparent déjà le suel rôle pour les Européens, qu'est-ce que vous poussez vous ?
Jusqu'où doit-on s'engager pour être au côté de Zelinski et essayer de résister à ce qu'on a essayé, ce qu'on a vu la semaine dernière, c'est-à-dire Trump qui s'alignait sur Poutine. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Moi ce que j'aimerais bien qu'on réalise toutes et tous, c'est que on ne on ne peut pas dans notre arsenal n'avoir que des bombes et des munitions. En fait, il faut s'interroger sur les vraies causes de cette guerre. Évidemment que les terres rares, ça joue un rôle. Évidemment que notre dépendance au fossiles finance Vladimir Poutine et sa guerre chaque jour par les engrais qu'on lui achète, par l'uranium enrichi, par le gaz. On est le premier importateur de gaz en Europe, la France.
et on donne beaucoup plus d'argent de Poutine à Poutine en lui achetant tout ça que d'argent à lui faire. Non, non, mais ça veut dire que l'écologie doit faire partie de l'arsenal de guerre. Ça veut dire que il faut isoler plus nos maisons. À chaque maison qu'on isole en France, on isole Poutine parce qu'on dépend moins de moulis pour le gaz. Il faut qu'on ait plus d'énergie renouvelable. Voyez bien que la temporalité elle est quand même délicate. Oui, je vois très très bien que au moment où on continue de financer Poutine sa guerre parce que ce sont des impérialismes fossiles et qu'on dépend d'eux parce qu'on a pas su investir assez vite dans le renouvelable alors on est coincé.
Et je n'oublierai jamais, cit matinale de France Interre, monsieur le Cornu, ministre des armées, qui explique qu'il va falloir faire un effort de guerre. Tout le monde peut le comprendre mais quand il dit "Ah bah vous financez comment ?" Il dit "Ah bah moi je pense qu'il faut recentrer sur les dépenses régaliennes les vraies." Et puis le reste bonh il dit par exemple bon est-ce qu'il a besoin de mettre des milliards dans le plan vélo ? Déjà, il y a pas des milliards dans le plan vélo, il y a 0 €. Donc s'il veut financer l'effort de guerre avec le plan vélo, on va pas aller très loin. Et deuxièmement, opposer l'écologie et la paix, c'est c'est absurde.
Juste sur les for de guerre, vous le contestez vous où vous dites oui, il faudra augmenter probablement de 3 4 5 milliards de plus mais les verts ne se sont jamais trompés de pacifisme. Nous ne considérons pas que le pacifisme c'est laisser faire les agresseurs. Et ce qui se joue en Ukraine, c'est pas juste l'avenir de l'Ukraine, c'est l'avenir de la paix et de nos démocraties sur le continent européen.
Et je suis d'ailleurs très choqué que quand Emmanuel Macron nous convie à l'Élysée pour en parler avec le directeur des renseignements généraux, avec le chef d'état-major aux armées pour nous parler du fait que les États-Unis et la Russie oui essayent d'influencer nos scrutins en France de de de enfin mène une guerre des cyberattaques vraiment sont là pour détruire nos démocraties. On invite le rassemblement national parce qu'en fait tout ce qu'ils font c'est bien au service d'une cause et c'est pas au service de l'écologie, c'est au service d'un parti bien précis.
Et donc les bénéficiaires de ces opérations de déstabilisation d'ingérence dans nos démocraties sont à la table des discussions quand on en parle d'un problème de sécurité nationale. Autre image la vôtre Françoise qui nous emmène cette fois-ci à Nant. Oui, c'est jeudi ce fait d'hiver terrible à Nant où un élève de seconde âgé de 16 ans poignarde une de ses camarades en poursuit trois autres et finalement arrêté par un technicien de l'établissement et se retrouve en hôpital psychiatrique le soir. Il est visiblement dérangé. Il a été il est suicidaire. il est replié sur lui-même. L'établissement avait vu qu'il allait pas bien. Il a pas réussi à éviter.
Ça nous choque, bouleverse parce que ça touche à l'enfance, ça touche à la sanctuarisation de l'école. Ça ça montre aussi à quel point il y a un sujet de santé mentale en France qui a été érigé en grande cause nationale par Michel Barnier, poursuivi par François Beou mais on n pas de moyen visiblement suffisant. On on manque d'un plan d'action et moi ce qui m'a frappé dans cette et c'est pour ça que j'ai retenu cette image où on voit Bruno Rotaillot et Elisabeth Born. Elisabeth Borne insiste sur la santé de l'éducation nationale.
Bruno Retaillot au contraire ministre de l'intérieur qui fait des déclarations intempestives avant même que le procureur se soit exprimé pour dire on a voulu déconstruire les interdits. L'autorité c'est pas un fait divers, c'est un fait de société, c'est la violence de la société, c'est le manque d'autorité. Non, il est à côté de la plaque. Donc on peut pas faire de la politique dans tout. Alors on sait qu'il est en en rivalité avec Laurent Vquet sur le congrès de LR, mais on peut pas mettre de la politique partout. Il faut sur des faits aussi graves, sans tenir à la réalité, tenter de trouver des solutions. C'est pas facile du tout.
Et ça ça veut ça veut dire qu'il faut arrêter cette politique de la tension permanente, de la brutalité. Euh, il faut partir des faits et essayer de résoudre ces faits. Et si on parle des faits, comme le dit Françoise Fressose, euh ce qui s'est passé à Nant, ce drame dit quoi de la société dans laquelle on est aujourd'hui ? Marie Tendelier, moi je pense, je suis entièrement d'accord avec vous et je remercie madame Fresseuse de l'avoir souligné. Bruno Retaillot, ce n'est pas vos mots, ce sont les miens. C'est pas un ministre de l'intérieur, c'est un agent provocateur.
Et moi déjà, je comprends pas comment il fait pour être ministre de l'intérieur, gérer en même temps un congrès de son parti et préparer la présidentielle. ministre de l'intérieur s'il y a bien un job à temps plein dans ce pays. C'est ça. Et là, il mélange tout. Il mélange tout. Et monsieur le premier ministre aussi, lui il sa réponse c'est mettre des portiques à l'entrée des lycées. Mais sa première réponse, vous l'avez dit, ça devrait être la santé mentale parce que la vérité c'est qu'en Loire Atlantique où se trouve Nantes, il y a 14 lits pour mineurs pour toute la Loire Atlantique en pédopsychiatrie.
Ça veut dire quatre lits pour 100000 mineurs et c'est quatre fois moins que la moyenne nationale. Et donc c'est sûr que quand on laisse cette jeunesse qui a beaucoup de raisons d'être anxieuse hein, quand on regarde l'actualité, quand on la laisse se désespérer, quand on ne la suit pas, quand on l'accompagnement, quand on ne l'accompagne pas, quand il y a pas assez de soins disponibles pour tout le monde, on en arrive à des drames. Elle devient de plus en plus violente ou pas ? C'est pas une Enfin, oui, c'est de la violence mais c'est en fait c'est c'est c'est des gamins qui sont complètement paumés. C'est des problèmes de santé mentale.
Mais est-ce que vous pouvez aussi répondre à la question de Bruno Rotaillot ? Est-ce qu'il faut mettre des portiques de sécurité dans les établissements scolaires français ? Je crois qu' Oui, mais vous voyez bien, c'est une question de à quel stade du problème vous prenez le problème mais sur le truc de dernier recours quand vous vous êtes pas du tout occupé de la santé des gens, on peut mettre des portiques partout mais ça n'empêchera pas les gens qui dévissent de dévisser. C'est ça la réalité. Donc il faut toujours prendre enfin tous les politiques le savent ceux qui sont de bonnes de honnêtes intellectuellement, il faut prendre les problèmes à la racine.
Et les problèmes à la racine c'est prendre soin dans le santé mental dans ce pays et pas que des jeunes. Et pas que des jeunes. Allez on on termine avec votre image Alex Bouyagué. On vous écoute. Oui, cette photo d'Emmanuel Macron qui a été prise lors de sa tournée en océan Indien ici, il est à à Madagascar. En marge de ce déplacement et bien il a justifié son refus de retirer la Légion d'honneur à Nicolas Sarkozi. Je vous rappelle que Nicolas Sarkozy a été définitivement condamné dans l'affaire des écoutes. 3 ans de prison dont un enferme sous bracelet électronique pour corruption de d'un haut magistrat.
Alors, logiquement, un retrait de droit s'applique, sauf que euh pour être effectif, le président doit signer un décret ce que refuse Emmanuel Macron. Alors, il le justifie ce refus en avançant que euh les ex-présidents doivent être respectés. Ça relance forcément le débat sur l'impunité des anciens chefs d'état et l'usage sélectif des institutions honorifiques. Est-ce que ce refus vous choque et est-ce que vous vous pourriez ben vous seriez prête à saisir la justice ? Alors, la première chose c'est que pour moi, être président de la République, ça donne plus de devoirs que de que de droit. Il faut être encore plus exemplaire.
Quand Emmanuel Macron dit il mérite le respect parce que c'est quand même quelque chose d'avoir été président, bah c'est aussi quelque chose d'être condamné à 3 ans de prison dont un enferme. Et la réalité, c'est qu'il nous a déjà fait un truc comme ça avec Gérard Pardieu. Il y a eu le même débat sur la Légion d'honneur de Gérard Depard de Gérard de Pardieu et il a dit "Ah oui, mais Gérard de Pardieu c'est un monstre sacré. Donc on lui laisse la légion d'honneur. Donc vous dis de l'inté légion d'honneur, elle est pas là pour faire la morale.
Mais en fait les gens qui ont la légion d'honneur forcément c'est qu'ils ont fait des choses voilà qui qui font d'eux des grands hommes pour reprendre les mots d'Emmanuel Macron. Et donc si on décide que du coup on peut voilà, on peut jamais leur enlever, c'est le code de la Légion d'honneur dit que si on a une peine de prison, on n plus la légion d'honur. Et en fait, c'est très représentatif de ce qu'a toujours dit Macron, hein, vous rappelez cette phrase les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. Emmanuel Macron, il a une admiration sans borne pour ceux qui considèrent comme les gens qui ont réussi. Alors, vous allez en justice ou pas ?
Franchement, on n pas d'autres sujets dans la vie. Mais je trouve que il montre pas l'exemple. Il montre pas l'exemple. Mais je pourrais aller en justice quatre fois par jour entre les trucs en diffamation, les trucs qui tournent pas rond, le droit qui est pas appliqué dans ce pays. C'est usant. C'est usant. Et donc oui, il y a une un truc à deux vitesses dans ce pays. Si vous êtes faible, on ne vous épargne jamais rien. Et quand vous êtes au sommet de l' hiérarchie sociale, économique, politique, bah vous avez une forme de Ouais. de de laxisme comme dirait comme diraient certains. Quand ça allez, je vous fais des bisous quand même. Ça va monsieur ça va.
Voilà, on est à la convention d'investiture des écologistes qui a lieu ce weekend à Pentin en scène Saint-Denis. On vient de voir votre accolade hier après-midi, juste avant votre discours avec Éric Piole, le maire de Grenoble qui devient donc l'un de des porte-paroles de votre parti. Vous n'en vouliez pas d'Éric Piol, il faut dire les choses telles qu'elles sont. Vous n'en vouliez pas comme porte-parole. Vous avez fait même campagne contre lui. Marine Teliier, est-ce que vous êtes réconcilié ? B Vous avez vu l'image, elle parle d'elle-même, je sais pas. Nous sommes des professionnels.
Non mais en fait un congrès c'est un moment de confrontation de projet de qui on veut comme équipe et donc c'est logique que le débat a lieu. D'ailleurs, j'ai entendu dire que le débat était verrouillé je sais pas quoi. Bon c'est nous sommes un des partis des plus démocratiques de ce pays et donc nous avons débattu. Les militants ont tranché et la démocratie c'est important dans notre parti. Donc les gens qui ont été élus sont élus. C'est maintenant l'équipe dirigeante de ce parti et on a beaucoup de travail. On s'est encore vu ce matin avec Eric. On se revoit ce soir avec la nouvelle équipe du secteur exécutif et pendant 2 jours lundi et mardi avec le nouveau bureau politique.
Nous sommes dans les startin bloc. Vous avez été réélu mais c'est vrai que vous la jouez perso. C'est ce qui se dit en interne, pas de débat, verrouillage du parti avec votre réforme des statuts. Sandrine Rousseau dit même que ce manque de collectif, c'est un tournant de l'histoire des vers. C'est pas rien de dire ça. Sandrine Rousseau qui est vraiment l'incarnation du collectif dans la vie. Écoutez, j'ai été élu à 73 %. C'est un score historique avec du flow le meilleur mais comme dans tous les toujours toujours. Donc vous pouvez essayer d'expliquer que en fait c'est pas un bon score que c'est à cause des règles que c'estci.
73 % des gens qui ont voté ont voté pour ma candidature ce qui est inédit dans l'histoire de ce mouvement. Le record précédent était 56 % c'était Cécile Dufloot à La Rochelle et elle ne m'en veut pas d'avoir surpassé cet exploit. Donc on est dans un moment inédit dans l'histoire de Sparti. Oui, il faut faire équipe. Oui, il faut qu'il y ait plus de gens porte-parole de ce mouvement naturel ou officiel qui soient invités sur vos plateaux et je compte sur vous pour le faire. Oui, il faut qu'on ait des incarnations de tout types de territoire dans ce pays. Oui, il faut qu'on joue collectif parce qu'on a pas le choix.
J'étais encore à 9h du matin avec les conseillers fédéraux de ce mouvement en train de se dire comment on travaille au municipal, à la présidentielle, au législative anticipé ou pas. C'est ça qu'on fait toute la journée. Je sais bien que pendant un congrès, ça frictionne. C'est logique. C'est les moments de confrontation, c'est comme ça. Les arguments qui ont été utilisés contre moi n'ont pas toujours été, je l'estime, honnête intellectuellement. C'est comme ça peut-être parce que les gens n'avaient rien à dire non plus sur mon bilan. Maintenant, c'est fait. On a posé un acte fort.
Hier, je suis arrivée main dans la main dans un gros moment d'émotion avec les quatre personnes qui étaient candidates au secrétaire national. Avec Col, je pense que les images parlent d'irmelme. Maintenant, je ne commenterai plus ce qu'on est en train de se dire là. Maintenant, je passe à l'action. Mais je sens que madame va essayer quand même. Votre slogan, votre slogan samedi c'était l'écologie contre-attaque. Vous C'est votre deuxième mandat. Le premier vous vouliez rassembler un million de sympathisants et vous étiez vraiment à l'offensive. Qu'est-ce qui s'est passé dans dans votre autocritique ? Qu'est-ce que vous dites ? Qu'est-ce que j'ai raté ? Qu'est-ce que j'ai réussi ?
Alors, vous avez pas écouté tout le discours d'hier parce que j'ai répondu à cette question. Ce que j'ai expliqué, c'est que on est déjà 1 million de d'écologistes en France.
On est déjà en million des militants politiques associatifs des amoureux de la nature qui sont émus quand ils se promènent en forêt de la vie sauvage européenne regardez la contreoffensive des paysans des paysanes des ouvrières des ouvriers qui sont inquiets pour l'avenir de leur métier des malades de l'environnement des précaires qui voient bien que la vie s'arrangera pas si on change pas de modèle non seulement on est déjà un million d'écologistes dans ce pays dont 250000 sympathisants de notre parti mais j'avais fixé un objectif pour 2027 si vous rappelez bien. Mais en plus moi mon pari c'est que chaque française chaque français a un ou une écologiste qui vit ou qui sommeille en lui.
Dans un coin de notre tête tous on est en 2025 forcément on sait. Alors peut-être qu'on a pas envie d'écouter cette partie, cette petite voix qui nous parle. Peut-être qu'on a pas envie de savoir, peut-être que on est sur autre chose, mais tout le monde sait et moi mon travail aujourd'hui alors pourquoi ? C'est de parler à la à l'écologiste qui sommeille en chacun d'entre vous. D'accord. Mais comment ça veut dire est-ce que vous remettez en cause certaines méthodes ?
ce que vous dites, on a peut-être été trop radical ou trop brutal ou trop Moi ce que je pense c'est qu'il faut une écologie qui tend la main et je dis pas ça quand je vous dis ça c'est pas que je change d'avis c'est qu'on est souvent décrit comme des écologistes qui pointeraient du doigt mais nous on fait pas ça ça c'est ce que font les gens qui comprennent rien à l'écologie le gouvernement par exemple nous notre écologie elle tend la main c'est-à-dire que dans les politiques municipales qu'on mène c'est les premiers mètres cubes d'eau gratuits à Lyon l'écologie qui tend la main c'est de de l'économie sociale et solidaire des emplois de réinsertion de l'écologie qui tend la main.
C'est des transports gratuits pour toutes les personnes qui ont besoin de l'écologie qui tend la main. C'est du 100 % bio et local dans les cantines scolaires. C'est l'écologie qui tend la main aux paysans et aux enfants. C'est les ordonnances vertes à Strasbourg. La mairie Strasbourg a mis en place des paniers bio gratuits pour les femmes enceintes. Ça leur permet voilà de prendre soin d'elles, de prendre soin de leur bébés. C'est l'écologie qui tend la main. nos politiques écologistes, quand vous les additionnez, vous avez à la fin de l'année l'équivalent d'un 13e mois écologiste.
Et c'est pour ça que je suis furieuse, mais on en parlera sûrement tout à l'heure, des coupes budgétaires successives, intempestives dans le budget de l'écologie parce qu'elle cible des dispositifs are partie là. Votre partie c'est qu'est-ce que vous Mais vous voulez parler de l'écologie, parlons-en. Nous la elle tend la main. La leur elle est punitive. La leure c'est enlever les primes à la reconversion sur les voitures. C'est enlever les primes pour aider à reconvertir et à isoler son logement. Nous nous tendons la main. Alors attendez. Précisons un petit peu les choses parce que votre ligne politique très souvent on a du mal à la suivre.
Donc vous dites que vous êtes moins radical que ce qu'on pouvait imaginer. C'est très radical ce que je viens de vous dire. Perm des gens de vivre mieux. C'est très radical beaucoup moins tout à coup radical que ce que vous avez pu apparaître. On vous voit souvent comme des une question de radicalité. On vous voit souvent comme des lanceurs d'Arlert. Est-ce que vous en êtes toujours ? On vous voit parfois comme des décroissants. Est-ce que c'est le cas encore maintenant ? Est-ce que vous pouvez décrire l'écologie politique telle que vous avez envie de l'incarner aujourd'hui ? Mais c'est pas une question de radicalité. La radicalité c'est pas des mots, c'est faire changer la vie des français.
C'est très radical. Et tous les maires écolo démontre qu'ils peuvent être aux responsabilités et en crédibilité mais en ne perdant rien de leur ambition. Vous parlez beaucoup des ma parlez pas des des des actions des écolog par des parlementaires. Alors je peux vous en parler. ils ont permis l'interdiction des polyfluor des pacetrouve dans plus radicologique. Oui. Mais les militants plus radicaux qui ont fait des opérations coup de point qui ont suscité contre eux des grandes réactions, est-ce que vous les est-ce que vous adhérez à leurs actions ou vous dites "Non, il faut se calmer ?" Mais ça fait 2 ans que vous êtes là-dessus, madame Fressuse. Faut pas du tout.
Non non, moi je je suis sur les résultats des élections européennes et la grande vague antiendre. comprendre qu'en fait des jeunes qui voient qu'on est en train de flinguer leur avenir, qui savent même pas dans quel monde ils vont finir leur vie et si la planète sera encore habitable est un moment de panique. Et dans cette société de somnambule, parce que oui, cette société est somnambule sur les sujets environnementaux, ils aient envie de hurler et ils ne savent plus comment se faire comprendre et comment se faire entendre parce que les politiques sont somnambules mais la réalité c'est que nous sommes pour une écologie des 99 %.
99 % des Français ont intérêt à l'écologie et 1 % les en priv et c'est eux qui détiennent euh les moyens euh financiers de s'opposer à cela, les moyens politiques de s'opposer à cela. C'est ça la réalité. Alors on va juste c'est ça la réalité. Alors je vais vous citer le discours de la servitude volontaire. Voilà. Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genou et je pense qu'il est temps de se remobiliser et de mobiliser autour de nous. Alors on a parlé déjà à plusieurs reprises des municipales. J'ai envie d'en profiter pour essayer d'avancer. Euh les municipales euh qu'est-ce qu'on fait ?
Vous partez tout seul, vous partez à plusieurs, vous partez main dans la main avec le PS et les fill. Comment vous gérez tout ça ? Je suis en Tour de France permanent depuis des années mais spécifiquement depuis un an qu'on pour les municipales et donc les groupes locaux qui sont en fait les les villes écologistes, elles doivent elles vont rester écologistes. Les villes de gauche, elles doivent elles vont rester à gauche. On va y travailler ensemble. Moi ma valeur ajoutée c'est d'aller dans les villes de droite, celles qui peuvent basculer. Parce que quand je vais à Mulous, l'Orient euh à Nime, à Amien, je vais pas tout vous les faire.
Et là, j'ai déjà 25 personnes en France qui m'en veulent parce que leur ville aussi de droite peut passer à gauche. Je je passé mon temps à ça. Vous arrivez dans des villes par Auer, Auer, notre candidate écologiste au législative, elle a fait 60 % au 2e tour en 2022 avec la NUPES, en 2024 avec le NFP. Alors, elle a pas gagné la circonscription parce qu'il y avait d'autres villes de de droite autour. Et donc, je me dis mais auer pourquoi c'est à droite alors qu'au législatif quand on est ensemble deux fois on fait 60 %. Cette ville n'a rien à faire à droite. Cette ville n'a rien à faire à droite.
Et donc moi je vais le dire tranquillement quand les militants dans certaines villes me disent oui mais telle partie et telle partie ils veulent pas être dans une pièce ensemble. Et ben en fait je m'en fous qu'ils veulent pas être dans une pièce ensemble. Il vont faire un effort parce que le but quand on est politique faut jamais oublier pourquoi on fait ça. On fait ça pour changer la vie des gens. On se bat pour des personnes, pour des causes et pour des valeurs.
expliquer aux Français, à certains qui vont continuer à vivre dans une ville de droite, non pas parce qu'elle sera toujours à droite, mais parce qu'on a pas été capable de se mettre d'accord et de leur proposer, de leur permettre des politiques progressistes, sociales, environnementales, ce serait passé à côté de ce on sera très dire. Vous faites quel type d'alliance ?
ce que vous faites par exemple, vous dites est-ce qu'il faut un accord national avec le PS par exemple ou est-ce Donc ça veut dire que vous faites du cas par casction municipal du cas par cas évid ceux qui ont gagné des villes attendez toutes celles et ceux qui ont gagné des villes savent que les villes ça se gagne par le terrain par la ville et que la meilleure stratégie dans une ville n'est peut-être pas la meilleure stratégie dans une autre c'est pas depuis Paris ou depuis énormont ou je ne sais où que on a les idées lumineuses pour chaque territoire donc c'est dans les villes que ça se décide les gens se connaissent.
Ça se passe d'ailleurs souvent mieux entre localement que au niveau national et c'est mieux pour eux et je leur souhaite bon courage et moi je quelques exemples concrets dans des villes socialistes comme Renn Nant Montpellier est-ce que vous jouez quel est-ce que vous pourriez faire commun par exemple les ins parler de villes de gauche qui seront toujours de gauche toujours les gens qui ont habitent là ils ont la chance et les militants qui militent là ils ont peut-être même le loisir de pas être d'accord mieux pour eux moi je vous parle de territoire où les gens souffrent depuis des années de politique de droite injuste, stigmatisantes, qui ont pas d'espace vert, qui ont pas de la nourriture de qualité pour leurs enfants à la cantine, qui ont pas de pist cyclable et c'est dangereux.
C'est ça dont je vous parle. Je ne vais pas passer la campagne. J'en ai marre de la gauche qui parle à la gauche pour la gauche avec la gauche omnibilé par la gauche et noniste. Les villes de gauche, elles vont bien, elles sont bien gérées, elles seront gagnées à nouveau, tant mieux pour ell moi mon énergie pas de doute sur Lyon mais c'est des élections, c'est jamais gagné ni perdu d'avance.
Mais je suis extrêmement fière du bilan de toutes nos mairies écologistes et je vous le dis avec beaucoup de tranquillité et on aura un an pour en parler mais ce que je vous dis c'est que mon ma obsession vous me citez que des villes de gauche est-ce que vous pouvez regarder l'autre moitié de la France qui est de droite nous on doit faire progrés d'avance elles ont raison de poser cette question mais ce sont des villes déjà de gauche je vous parle de conquête je vous parle de conquête et de permettre à des gens enfin d'avoir accès aux mêmes politiques qu' agr ont de la chance et ils le savent. La présidentielle pareil, même question.
Vous organisez comment vous avez dit il me semble hier euh je ne retrouve plus l'expression que vous avez utilisé mais euh primaire des territoires. Je crois que c'est ça le slogan. Voilà. Ça veut dire quoi ? Alors la première chose que j'ai dit, j'ai expliqué le théorème de l'entonoire qui comme chacun sait à deux côtés. C'est très pratique mais à condition qu'on s'en serve dans le bon sens sinon ça ne marche pas. Et donc je pense qu'on doit être dans un annoir avec les problèmes qu'on aborde. Si on commence par les problèmes les plus compliqués, c'est-à-dire qui sera le candidat, on y arriver. Moi, je veux qu'on commence par les problèmes simples. Un, qui a envie de gagner ?
Normalement, cette réponse est facile, j'espère. Deuxièmement, qui va être fidèle à la promesse de cet été ? Nous, nous avons répondu très clairement dans ce congrès. Nous serons fidèles à la promesse de cet été, celle de tout faire pour s'unir et gagner. Et c'est possible, la preuve, nous l'avons déjà fait. pour battre l'extrême droite, il y a pas de besoin de trucs hyper compliqués. Il suffit d'être meilleur que c'est possible. Alors, on l'a déjà été temporairement certes, mais on l'a fait. Donc, je veux poser la question à tout le monde. Nous les écologistes, nous serons fidèles à la promesse de cet été. Et vous ?
Oui, mais vous avez vous avez bien vu que le PSFi, ça y est, c'est la discorde totale. Mais les Congrès jouent beaucoup de rôles dans cette affaire aussi. Et la bonne nouvelle, c'est qu'au Parti socialiste aussi, c'est bientôt fini. problème souvent problème suivant le projet ça on l'a déjà fait en plus on l'a fait en 96 he donc j'imagine que si on a plus de temps, on pourra même le faire mieux en associant plus la société civile et cetera et alors seulement on pourra s'occuper de comment on désigne et de qui on désigne. Et la proposition que j'ai faite hier à mon propre mouvement les écologistes et à tous les partenaires qui étaient présents, c'est cette primaire des territoires. Pourquoi ?
Parce que moi je viens du bassin minier du Pas de Caléis et je peux vous dire que je ressens ça de là-bas mais chacun le ressent de chez lui. On a on a quand même la sensation que ça fait très très longtemps que la gauche ne s'est pas adressée au territoire. Et donc moi je demande qu'on organise dans dans le récit de cette première le mode de scrutin de tout ça. On verra après, ça m'intéresse pas. Moi ce que je veux c'est m'intéresser au message qu'on va envoyer au français. Oui, nous nous intéressons à vous.
Oui, chaque candidate en général on parle de fond quand tout à coup on se dit que ça va être compliqué d'organiser le bon je dis sur les territoires madame Bécard je suis très tranquille ça fait des années que je le dis et euh ça vient de là où je vis c'est ce qui fait que je me suis engagé en politique territoire nous allons organiser on convoque pas les gens nous on invite. Et vous vous êtes très vertical. On dirait que vous êtes dans le verrouillage de la primaire. Déjà madame Fressa, faites très attention, ça vous emmène très loin. Mais ce que je dis, c'est qu'on doit organiser des débats spécifiques dédiés à chaque type de territoire.
Je veux qu'on débatte avec les campagnes à propos des campagnes de ce qu'on va proposer concrètement pour eux, spécifiquement, comment on s'occupe de leurs besoins, de leur avir, qu'est-ce qu'on leur propose ? Les campagnes c'est 80 % des communes de ce pays. Je veux qu'on fasse un pour les outem pour les montagnes 30% du territoire pour les litoraux 8 millions de résidents permanents pour les grandes villes 5 français sur 10 et pour les quartiers populaires qui sont 1500 dans ce pays avec 5,5 millions d'habitants.
Mais chacun doit savoir j'habite là ce qui va changer pour moi c'est ça et on va pas le dire depuis un plateau à Paris on va devoir se déplacer prendre du temps et le faire ensemble. Ça prend combien de temps ? C'est dans 2 ans. J'ai dit qu'au maximum ça devait avoir avoir lieu à l'automne 2026. Mais si le gouvernement arrêtait de changer en permanence les calendriers électoraux et les modes de scrutin, ce serait plus facile 2026. Je vous prends un exemple dans votre camp, Cyriel Châelin donc qui est la patronne des députés à l'Assemblée nationale, elle demande une primaire pour 2027. Yan Jado, ce qui est votre soutien aussi, il dit non, il s'y oppose. Qui dit vrai ?
Vousz bien que c'est pas verrouillé qu'on débat encore dans ce parti, c'est vous qui vous contredisez. intime conviction. Mon intime conviction, c'est que la primaire, je me suis toujours méfiée des primaires. Je me dis quand on arrive à une primaire, en général, c'est c'est pas très bien engagé. Et je vois aussi comme les congrèss, ce que ça provoque comme friction, mais je sais aussi que si on a pas de meilleure solution, on devra se résoudre à faire ça. Moi, j'ai lu une note de Réy Le Fèvre, politologue que vous avez peut-être lu aussi de 75 pages qui explique tous les modes de désignation possibles dont beaucoup de modes au consensus.
J'aimerais que nous soyons capables de procéder au consensus. on perdrait moins de temps et on serait pas dans une confrontation pendant des mois et des mois si ça n'est pas possible. Si ça n'est pas possible. Non non, je suis pas parallèle. Moi, je suis dans la réalité madame Fresso. Ceux qui sont parallèles, c'est ceux qui ont pas compris le changement climatique, tout ça, les problèmes existenti par rapport à la gauche. Est-ce que vous êtes pas dans un univers parallèle ? Il y a eu une rupture dans parallèle parce que je parler des territoires, vous voulez que je parle que de Paris. Non, il y a eu une rupture entre Jean-Luc Mélenchon et le PS.
15 ruptures entre Mélon et PS ils ont toujours fini par refaire un accord avant la NUP il y avait ruptur avant le NFP il y avait rupturé on l'a fait on a démontré cet été que les gauches irréconciliables ça n'existe pas tout ça c'est du cinéma et c'est c'est indécent indécent par rapport à celles et ceux qui nous regardent donc oui moi je vais être fidèle à la promesse de cet été et en cela je suis très alignée avec tous les électeurs de gauche et écologistes qui m'arrêtent chaque jour dans la rue dans le train dans le métro en me disant vousolier Vous on compte sur vous vous on sait que vous lâcherez pas et ben je le confirme derrière qui sera candidat.
Je pense que vous savez donc vous pourriez être candidate vu ce qu'on vous dit dans la rue. Alors moi j'en ai marre du du nombre de candidatures qui ressemblent au métro aux heures de pointe là. Donc je pense que vous vous jamais mais on va pas s'ajouter au premè mais mais oui s'il y a un cadre commun l'écologie aura un rôle à jouer et s'il y a pas de cadre commun les écologies devront aussi répondre à la question de qu'est-ce qu'ils font.
Mais si la question c'est "Est-ce que vous voulez organiser un vote dans votre parti en disant est-ce que vous choisissez euh Gluxman ou Mélenchon, je vois absolument pas le sens de faire ça parce que vous savez, si on fait ce vote-là, ce sera déjà perdu." Et moi, ma ligne politique, c'est l'écologie mais ma ligne stratégique c'est l'ant-fascisme. C'est l'antifascisme. C'est qui les fascistes en France aujourd'hui ? qui menace euh madame Fresse, les démocraties dans toute l'Europe, qui menace de prendre le pouvoir, qui dans l'international fasciste dont le chef est à l'Élysée euh dans le dans le bureau val euh à l'Élysée dans le bureau pardon, à Washington, madame Franç a failli s'évanouir.
Je suis désolée pour cette frayeur, c'est pas Jean-Luc Mélenchon. Vous pouvez considérer, et je sais que vous le considérez, Jean-Luc Mélenchon est un problème en France, mais Jean-Luc Mélenchon, il ne menace pas l'existence des démocraties en Europe. Il ne menace pas les droits des femmes. Il n'est pas dans une politique raciste. Le deuxième risque pour la sécurité en Europe, c'est Interpol qui le dit sur notre territoire européen, c'est l'extrême droite. Il y a pas d'attentat terroriste de Jean-Luc Mélenchon, il y a des attentats terroristes d'extrême droite. C'est ça la réalité.
Donc, je veux qu'on arrête de ce service de Jean-Luc Mélenchon comme épouvantail pour ne pas regarder l'iceberg qu'on qu'on va se prendre, qu'on va se prendre si on ne se réveille pas parce que oui, la som la société est somnambule comme Christopher Clark l'a d l'a décrire où les politiques allit gément en pensant que tu tirais bien. Non, ça va pas bien se passer et ça ne se passera pas bien si onaborde pas les problèmes de front en arrêtant de faire diversion tout le temps avec Mélenchon. Je vous dis pas qu'il en est pas responsable en partie, mais je vous dis que moi j'ai fini de jouer là.
Maintenant, on est concentré sur l'objectif et on va permettre à ce pays de ne pas basculer dans le fascisme si vous me le permettez. Marine Tolier, la patronne des écologistes et dans question politique jusqu'à 13h. Marine Tolier, je voudrais qu'on parle aussi de la relation euh qui existe entre ou pas d'ailleurs entre les écologistes et le monde de l'entreprise. On n'a pas oublié les mots très durs la semaine dernière du directeur général de Safran devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les freins à la réindustrialisation en France. On réécoute pour commencer Olivier Andriez. On avait négocié avec la mère socialiste de Rennes.
Encore une fois, ça s'est très très bien passé. Et là, j'ai les les écolos, les écologistes, pardon, nous ont jeté des tomates sur le thème, c'est scandaleux. Un groupe vient s'installer, créer de l'emploi. C'est l'aéronautique, c'est l'avion, ils vont polluer et puis c'est le militaire, c'est pas bien. Alors, je vais être très très clair avec vous. Pour moi, il n'est plus question aujourd'hui d'investir en France. dans une ville qui est détenue par une majorité écologiste, c'est plus possible. Je ne ferai pas. Si c'est pour se faire accueillir quand on crée 500 emplois dans une région, si c'est pour se faire accueillir par des tomates, ce n'est pas la peine. Je ne le ferai pas.
Un an des élections municipales, on en parlait à l'instant. Ce discours là, c'est un sacré coup dur, me semble-t-il, pour le parti écologiste. Qu'est-ce que vous lui répondez précisément ? C'est pas un coup dur. Ah bon ? phénomène. C'est un monsieur qui dit qu'on lui a jeté des tomates. J'espère que tout le monde déjà a compris qu'il parlait au sens figuré et pas au sens propre parce que déjà nous ne gaspillons pas les fruits et les légumes et rien qui se mange.
Deuxièmement, ce qu'il oublie de dire ce monsieur aussi, c'est qu'il s'installe sur une friche, une ancienne friche de Stellantis qui avait été rachetée par la collectivité pour y installer des industries vertes de transition écologique, essentiellement de construction durable et de mobilité décarbonée. Je ne pense pas que l'aviation soit une mobilité décarbonée. On est d'accord avec ça ? C'est 5 % de la contribution au réchauffement climatique. L'aviation et l'avion vert, on va pas perdre de temps avec ça, ça n'existe pas. Total énergie lui-même dit d'ici 2030, les avions aussi verts soit-il consom quand même 94 % de kérol. Mais donc du coup, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que sa France c'est pas possible. C'est une industrie qui vous intéresse pas. Sur ce sur ce terrain là, sur cette friche là qui était fléchée vers le transition écologique, le devoir des écologistes est de souligner que c'était pas exactement le contrat de départ. Quand monsieur le PDG de Safrande dit qu'il s'entend pas avec les villes écolos, ce qu'il oublie de vous dire, c'est que le président de la métropole de Lyon, Bruno Bernard, qui est lui-même un entrepreneur qui a travaillé des années dans le désamiantage, lui a fait un pont d'or. La métropole de Lyon, c'est 48 millions investis pour pour permettre de de une politique industrielle sur des friches et cetera.
Le PDG de Safran, il y a eu beaucoup de discussions avec lui. Il demandait une stabilité de du prix d'énergie sur 10 ans. Personne ne peut garantir ça. Et ça a chauffé tellement que monsieur Vaquier que je vois à l'écran car il est en direct dans une émission concruente à la NRE qui s'affiche devant moi, Laurent Vier des Républicains. Lui, il a il s'est complètement embrouillé avec eux. Il aura supprimé toutes leurs subventions. Et j'ai pas entendu un cinéma sur monsieur Voquier. Non, parce que les attaques du PDG de Safran sont politiques. Et oui, on a peut-être un combat politique à mener avec lui parce que l'emploi c'est la clé. Mais la clé c'est aussi sa durabilité de l'emploi.
Vous savez dans une planète qui sera plus habitable, l'emploi ça n'existera plus. Et donc je trouve que il aborde qu'une partie du programme et du problème. Et par ailleurs, les écologistes René, je les connais très bien. Ce sont des gens sérieux, compétents, fiables, qui ont tout mon soutien. Jamais ils n'ont dit qu'ils voulaient pas d'aviation et d'armement. Jamais. Ils ont judé sur ce site là, c'est pas la promesse qu'on avait faite. Alors, je voudrais qu'on aborde aussi et on a peu de temps un autre dossier industriel avec le groupe sidérurgiste Harcelor Mital cette fois qui a annoncé cette semaine plus de 600 suppressions d'emploi dans le nord de la France.
Trop de normes a expliqué cette semaine Xavier Bertrand, le président de la région des Haut-Fance. Si on veut garder nos usines, notre industrie, l'Europe doit changer d'attitude. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Est-ce qu'il y a un peu trop de normes aujourd'hui ? Moi, je suis pas là pour répondre à Xavier Bertrand parce que on travaille ensemble sur ce dossier. Euh, on a travaillé ensemble au dernier la dernière séance du conseil régional, une motion de soutien harcelor et et vraiment ça s'est bien passé parce que il faut que vous sachiez que je suis conseillère régional des Haut-Fance et que sur les sept usines que compte harcel en France, il y en a quatre dans les Haut de France.
Je suis écologiste. J'ai travaillé, vous le savez, pendant 5 ans sur la qualité de l'air. À ce titre, on discutait beaucoup avec Arcelor Mital. Évidemment que c'est de la pollution, évidemment que c'est un problème, mais on n'est pas hypocrite de l'acier. C'est stratégique. On en a besoin pour notre industrie, euh pour euh euh nos nos structures et pour notre défense. Et donc nous ne sommes pas quand on a besoin d'acier, on préfère qu'il soit produit à fossurmer ou à Dunker euh que à l'autre bout du monde, ce qui est beaucoup plus couteau environnementalement et a des normes sociales qui sont pas les mêmes.
C'est la même chose que j'ai dit quand je suis à la Michelin, ils m'ont dit "Ah, on fait des pneus, ils voud nous soutenir." Oui, quand je rénove mon grenier, quand j'isole mon grenier, il y a un artisan qui vient juste à preuve du contraire en voiture avec des pneus et je produis je préfère qu'il soit produit par vous à choler. On est très clair là-dessus. Mais ce que je sais aussi, c'est que ma région, elle a donné enfin en tout toutes les subventions publiques, ma région, l'Europe, l'État, 392 millions d'euros de subvention harcelor métal entre 2013 et 2023. Donc ça suffit. Maintenant, il y a plus d'aide sans condition. Il peut plus y avoir de sans condition.
Et la solution pour moi là-dessus, c'est de d'avoir le courage de faire ce que les Royaumes-Uni ont fait. Ils ont fait passer une loi d'urgence pour prendre le contrôle des haut fourneaux. C'est comme ça qu'ils ont qu'ils ont sauvé leurs deux au fourneau du Hors de l'Angleterre. C'était très récent pour empêcher licenciement des salariés et surtout empêcher la perte de l'outil de travail. Parce que quand on aura plus de haut fourneau, qu'on dépendra plus que des États-Unis et de la Chine, je peux vous dire qu'en terme de souveraineté pour tout je le dis pour tous les patriotes de Pacoti là qu'ils sont qu'ils sont avec beaucoup de éléments.
On a les moyens de la renationalisation dont vous parlez ou pas ? On a les moyens de cette renationalisation ou pas ? Est-ce que c'est de la renationalisation ? Écoutez, les le Royaume-Uni l'a fait, je vois pas pourquoi on n'en serait pas capable. C'est notre devoir. Marine Tolier, vous savez aussi que cette crise de la sidérurgie, elle est avant tout européenne entre une hausse des prix de l'énergie, une baisse de la consommation d'acier sur le continent et une surproduction d'acier chinois à bas prix. Comment on résout l'équation ? Est-ce que vous pensez qu'il faut réduire de manière drastique les importations asiatiques autorisées en Europe ?
à un moment oui, il va falloir se poser la question d'interdire l'importation d'acier de Chine en Europe parce que 70 % de l'acier acheté en Europe aujourd'hui vient de nos haut fourneaux et ces ha fourneaux là, ils pourraient fermer en 2032. C'est ça qui va se passer. Donc moi, je pense que c'est la mère de toutes les batailles et surtout ce que je voulais faire ce matin, c'est adresser mes pensées très fortes à ces 636 emplois directs qui sont menacés à Arcelor Middal parce que c'est souvent on pense au drames euh familiaux, aux drames socials et c'est important de le faire.
Mais Arcelor Mital, c'est pas juste les emplois, c'est la vie, c'est les sous-traitants, c'est même le finalement c'est c'est c'est le cœur battant de ce territoire. Comme je le disais à Valdune, à Tricinléger sur les les roues et les essieux de train, on a réussi à sauver cette usine par notre mobilisation. Mais c'est ce qui me scandalise surtout, c'est cette inertie de l'État. Euh il y a un élu local là de l'Est des autres sites d'Arcelor qui a une phrase très juste. Il a dit "Dans un gouvernement qui fonctionne, le ministre de l'industrie nous aurait déjà réuni. Que font-ils ?" Excusez-moi, mais que font-ils ?
Je suis sur plusieurs dossiers, sur la chapelle d'Arblé, sur Valdune, sur Mtex, sur Michelin. Ils sont où en fait ? Ils sont où ? Alors, une fois on a pas de premier ministre, après on en a un mais il sait pas pour combien de temps. Après, ils sont là dans leur budget, ça dure tr. C'est de leur responsabilité et donc ils sont où ? Ils font quoi ? Et ils seront enfin nous après on aura plus que nos pour pleurer quand on aura plus ces industries qui sont vraiment vitales quoi. Bougonsnous.
Je voudrais aussi qu'on entende ce témoignage qui a marqué cette semaine le témoignage de de la fille de François Bairou qui comme des centaines d'élèves, d'autres élèves du collège lycée de Betaram a été victime de violence. Elle le raconte dans le livre d'Alain Esker, le porte-parole du collectif des victimes de Bétaram. Elle l'a raconté aussi jeudi matin dans la matinale de France Interre. On écoute Hélène Perland. Il est le père d'une victime ce qu'il ne savait pas et d'ailleurs je ne leur ai quand je leur ai dit qu'effectivement je témoignais dans le livre, je n'ai pas donné le contenu. Il ne savait pas.
Et euh ce que je voulais dire aussi voilà c'est il y a ce cette envie de de me de répondre. Moi, ça a été une de mes obsessions pendant qu'il m'a fait rester dans les starting blog avant que ne sorte le livre. Euh, j'entendais tellement de gens écrasés par l'idée que les les fameux pseudos notables auraient consenti à ce qu'ils soient battu ou violés. Sous prétexte, il y a eu une phrase terrible que leurs enfants seraient d'une autre texture que les autres. Cette phrase, elle m'est restée en travers de la gorge. J'ai envie de leur dire la libération, ça commence par là.
On se libère du poids nous de croire enfant de notable et je veux dire à l'assemblée enfant de députés dans ma promo nous sommes deux et j'ai l'autorisation de l'autre de dire à l'assemblée 100 % des enfants de députés à Betaram ont été ou tabassés ou violés. H et puis elle a parlé dans une autre interview Hélène Perl à Médiapart et elle a clairement dit que son père avait rencontré un juge qui était en charge de cette affaire en 1998. a menti ou pas ?
François Maou Marie, je pense que c'est manifeste depuis le départ qu'il c'est manifeste depuis le départ, moi je le pense depuis sa première réponse aux questions gouvernement sur le sujet et ce qui est terrible c'est que enfin déjà elle a un courage incroyable de parler et on sent l'émotion des décennies après he c'est des vies brisées. C'est pas juste des enfants brisés, c'est des futurs adultes brisés.
On n'oublie jamais ce qu'on a vécu et je pense qu'on doit tous être conscient grâce à ceux qui celles et ceux qui parlent que dans chaque classe de primaire de ce pays, il y a 1 2 tr enfants qui subissent des violences des violences ou des violences sexuelles que c'est un fléo dans ce pays et qu'on en est tous finalement complice parce que tant qu'on en parle pas, tant qu'on en fait pas un sujet majeur partout tout le temps ça continuera. Vous vous rendez compte que pendant des décennies, ces enfants-là, ils ont vécu avec ça. Peut-être même qu'ils en ont parlé, c'est le cas d'autres victimes de péal qui en ont parlé.
Euh, il y a il y a il y a un gamin qui était orphelin de père et de mère qui raconte avoir été violé mais très régulièrement par celui qui qui avait sa responsabilité dans le dortoir qui est aujourd'hui dans un épad qui ironie l'histoire est installé dans l'ancien dortoir de Betram qui coule des jours heureux. Et quand sa grand-mère, il en ait parlé à sa grand-mère qui avait commencé à en parler, les les je sais pas comment dit le clerger de Betaram est venu lui demander de se taire en disant "Vous aurez des problèmes, on va vous saisir vos meubles comme si" mais elle disait là-bas le clerger était plus craint que que l'État qui les conséquences politiques.
Est-ce que vous demandez comme les insoumis la démission de François Baou qu'il aurait minoré ou Rousseau également ? La politique tourne en bout sur la politique.
Moi je vous je trouve important que vous parlez des enfants quoi parce que c'est le sujet c'est même pas que François Baou lui c'est un sujet parce qu'il Non mais lui c'est un sujet parce qu'il est premier ministre évidé politique est le suivant c'est est-ce que vous dites François B doit partir ou la commission d'enquête doit faire en sorte de trouver les moyens de que ça ne se reproduise pas et donc de regarder toute la chaîne des responsabilités moi depuis le début ce que j'attends de lui c'est des mots d'excuses, des mots forts pour dire "J'ai compris et je vais je je je j'attends un virage de lui à 180°gr pour dire mais mais mais désolé alors soit il démissionne, soit il en fait le combat de sa vie qu'il serve à quelque chose.
On a l'impression qu'il on a l'impression qu' qu'il ne réalise pas vraiment de quoi il était complice, qu'il a menti, qu'il est premier ministre qui doit être exemplaire là-dessus et comment vous voulez demander aux parents de ce pays de se bouger sur le sujet quand y compris le premier ministre n'a toujours pas l'air d'avoir compris alors que ça fait des semaines qu'on ne parle que de ça à la télé. Quand est-ce qu'il va comprendre ? Ça va prendre combien de temps ? Alors vous Marine Tondolier parce qu' il faut encore accélérer, vous avez dû gérer une autre affaire, l'affaire BA accusée de harcèlement moral et d'abus de faiblesse par son ancienne campagne de compagne.
Pardonnez-moi, la plainte a finalement été classée sans suite. Est-ce que cette affaire restera comme une tâche sur votre premier mandat ? C'est un peu plus compliqué que ça parce que si ce que vous voulez me faire dire c'est que ça a été le dossier le plus difficile que j'ai eu à gérer de ma cartière politique. La vie est la réponse est oui. Si vous j'en ai pas dormi pendant des nuits parce que la réalité c'est que ce dossier était insoluble. Quand je suis devenu secrétaire national le dossier était déjà sur la table et très mal engagé. Ma question c'est ma question c'est est-ce que le rôle d'un parti c'est de s'imisser aussi loin dans la vie de ses cadres et de ses militants ?
Ah bah le rôle de toute structure quand vous avez des femmes qui vous appellent et qui vous font des témoignages extrêmement choquants que vous n'êtes d'ailleurs jamais formé ni à recevoir ni à vraiment savoir quoi en faire. Toute structure doit se donner les moyens de faire éclater la vérité parce que vous savez dans des révolutions, toutes les révolutions, celles de Mou en particulier, il y a deux écueils. Le premier écueil, c'est un moment d'abandonner. C'est trop dur, trop compliqué. Le deuxème écueil et j'y viens madame Fress, ne vous inquiétez pas, c'est l'arbitraire. c'est d'essayer de se faire justice soi-même. C'est de sortir de l'état de droit.
Et quand vous arrivez dans un parti qui voulait faire ce calme, puis il y a un dépôt de plainte de l'excagne de Julien Bayou au pénal et que ça engendre des grèves militantes, ça ça engendre des gens qui enquêtent les uns sur les autres en disant "On veut savoir une panique générale" et c'est logique dans toute structure. Enfin, on peut pas s'en fiche, on peut pas faire comme si ça n'existait pas. C'est l'ancien chef du parti. Quand j'ai demandé une enquête externe, quand j'ai demandé une enquête externe, c'était pour mettre fin au règne de l'arbitraire. C'était pour qu'on sache et l'enquête que nous avons mené dans le parti donne d'ailleurs le même résultat que celui de la justice.
Alors si quelqu'un sur ce plateau pense qu'il aurait mieux fait que moi, c'est votre droit. Mais je dois vous dire que je pense que c'est facile de penser ça. Je pense d'ailleurs que peu de gens le pensent au fond de soi et que j'ai fait comme je pouvais sur un dossier impossible et que je m'en serais bien passé. Oui, merci Marie Cordelier. Vous restez avec nous, on va parler d'écologie avec notre seconde invité Corine Lepage France interre
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question politique Karine Beécard on vous a fait patienter pardonnez-nous infiniment bonjour Corine Lepage bienvenue sur le plateau de questions politique. vous connaît bien, vous êtes avocate, spécialiste en droit de l'environnement, ancienne ministre, ancienne députée européenne également et vous venez de publier un livre assez technique hein quand même, il faut le dire, assez juridique sur un sujet dont on ne parle probablement pas assez, les crédits et marchés carbone. Et vous vous posez cette question, faut-il y voir un risque ? Où sont-ils une solution ?
est sorti aux éditions l'ami et on va essayer d'y voir un peu plus clair grâce à vous Corine Lepage, grâce à vous également Marine Tondelier sur ces crédits carbone qui doivent normalement nous permettre de baisser en tout cas de compenser nos émissions de gaz à effet de serre. Première question toute simple Corine Lepage pour que tout le monde réussisse réussisse pardonnez-moi à nous suivre et à comprendre. Qu'est-ce qu'on appelle un crédit carbone ? Ben, un crédit carbone h euh c'est euh une un instrument financier euh qui va correspondre à une économie d'émission de carbone.
Alors, ça peut être de la forêt, ça peut être une autre méthode pour cultiver la terre, ça peut-être les mangroves qui sont des outils absolument merveilleux de stockage de carbone. Et ça peut-être aussi, c'est là où il y a le plus de débats, des outils technologiques et on parle aujourd'hui beaucoup de séquestration du carbone dans le sous-sol. Vous avez peut-être vu que la ministre a signé une charte il y a quelques jours avec des industriels précisément pour voir comment le les crédits carbone peuvent être davantage développés en France.
Alors voilà, vous parlez de la France mais c'est un système qui a été imaginé il y a une trentaine d'années à la suite du du protocole de Kyoto et donc tous les pays sont concernés. C'est pas franco-français, c'est tout le monde respecte et applique planétaire. Alors, il y a eu le faire très vite parce qu'on a très peu de temps, il y a ce qui se passe au niveau européen et dans d'autres pays du monde, c'est les États qui ont mis en place des systèmes d'échange de quota d'émission. Voilà, ça on a ça au niveau européen, on a ça aux États-Unis, il y en a dans beaucoup de pays.
Ensuite, il y a eu les crédits carbone qui ont été générés au moment des du protocole de Kyoto avec les pays du sud et qui ont servi à financer des opérations dans les pays du sud. Et là, on est dans une troisème étape au niveau international qui est celle des accords de Paris qui dans leur article 6 ont prévu précisément des crédits carbone au niveau planétaire. Et ça maintenant c'est un système qui est abouti. Il a abouti à Bakou et donc il va entrer en vigueur. Alors pourquoi est-ce que je dis menace ou risque ? Menace ou avantage ? Un le G nous dit sans compensation sans crédit carbone, il y aura pas de neutralité en 2050.
Donc on en a besoin de pas question de remplacer les efforts d'atténuation par de la compensation. C'est en plus ça c'est quelque chose de fondamental et qu'il faut garder dans l'esprit en permanence. On peut générer énormément d'argent. Or, on sait très bien que euh les fonds publics sont limités. On en a parlé, on en a parlé tout à l'heure.
Euh les crédits carbone, c'est un moyen de générer de l'argent pour monter pour financer la la pour financer des opérations de récupération du CO2 et beaucoup d'argent puisqu'on parle d'un marché de plusieurs centaines de Mais ça veut dire quand même aussi qu'on a certaines entreprises qui s'achètent une bonne conscience, c'està-dire qui continuent à polluer, qui continuent à surproduire, qui continuent à surconsommer et qui du coup achète des crédits carbone. C'est pour ça que je disais tout à l'heure que ça ne peut jamais être à la place de l'atténuation. On doit d'abord atténuer. Mais vous parliez par exemple de l'acier tout à l'heure.
On sait très bien que l'acier, il ne peut pas éviter d'émettre des des tonnes de CO2, c'est impossible. Donc ce qu'il faut, c'est que ces tonnes supplémentaires, c'est-à-dire au-delà de celle qu'il va pouvoir éliminer, elle puissent faire l'objet d'une compensation. Oui, bien sûr, c'est utile. Marie Dandelier, est-ce que c'est un bon outil ? Est-ce que vous le validez ? parce qu'il y a quand même souvent des polémiques. On considère souvent qu'il y a des millions de tonnes de de la fraude aussi pas le dire. Moi je suis très d'accord avec l'analyse que madame le Page fait de cet outil.
J'en profite pour la remercier euh parce que vous savez des personnes qui se battent ininçablement pour l'écologie depuis des décennies, même si on n'est pas toujours d'accord sur tout, on le fait mais mais franchement enfin madame Lepage, elle elle a fait pour l'écologie politiquement dans la bataille culturelle, dans la bataille juridique, elle est l'avocate de dossiers extrêmement courageux et et les personnes ont de la chance quand elles ont Madame Lepage comme avocate parce que c'est des gens qui souvent sur Madame Lepage n'arriverait pas à mener ses combats.
Donc je je la remercie aussi pour ça et elle elle parle d'un sujet dans son livre dont je pense qu'il intéressera les audisseurs de France Interre. C'est important de savoir que des pluis de carbone, vous en avez parlé les Mangroves et cetera, mais ils sont en train de plus réussir à jouer leur rôle. Les forêts françaises, leur rôle de pluie de carbone a été divisé par euh par de Ouais. Donc moins 50 % en 10 ans parce que les forêts, elles sont malades parce qu'elles ont pas assez d'eau pour se développer. Des outils technologiques, il faut qu'on en passe par là. De toute façon, on en est à un moment où toute solution est bonne à prendre.
Donc, on va pas faire la fine bouche en attendant la solution parfaite et le grand soir de l'écologie. Il ne va pas arriver tout de suite. Donc, on fait tout ce qu'on peut. Chacun à notre poste. Et c'est pour ça que je vous dis les écologistes, arrêtez de vous friter quand vous êtes pas d'accord sur des trucs. On est chacun à notre poste. Des avocats, des entrepreneurs, des politiques, des associatifs, des amoureux de la nature, des avocats du vivant et on a besoin de tout le monde et il va falloir ramer ses vers. Donc on est là.
Françoise, une micro question parce qu'on devrait remer micro question juste pour vous entendre toutes les deux et le gros sujet aujourd'hui c'est la remise en cause de la de l'écologie par les normes au niveau européen. Alors est-ce que l'Europe fait un énorme euh erreur en en revenant en arrière ou est-ce qu'elle a raison de vouloir s'adapter ? Alors moi je suis très pragmatique. Ce qui me ce qui pour moi a été absolument essentiel c'est qu'on avance. Deuxièmement, nous avons un avantage compétitif. Nous en Europe aujourd'hui avec tout ce qu'on a fait le Green Deal, c'est un avantage compétitif.
Donc dans la compétition mondiale, dans ce que Trump est en train de nous faire, si nous abandonnons cet avantage compétitif, ça veut dire qu'on abandonne des années des années d'investissement. C'est stupide. Par contre, d'aller vers un allégègement d'un certain nombre de normes, ce qu'on est en train de faire dans Omnibus à condition de pas aller trop loin quand même hein, pas de remise en cause mais effectivement la CSRD c'est il y a beaucoup beaucoup de beaucoup de règles. Je ne suis pas contre à la condition que ça serve à aller plus loin et plus fort dans ce qui fait notre force. Et n'oubliez pas que les Chinois sont en avance sur nous. Ils ont une CSRD.
Les Chinois, ils ont des normes et c'est contre eux maintenant qu'on va devoir se battre. Et je peux pas vous donner la parole Marie Dordonier. Je suis vraiment désolé. Merci à toutes les deux. Merci Corine Lepa. Je rappelle le titre de votre ouvrage Crédit et marché carbone risque ou solutions aux éditions l'ami. Merci à toute l'équipe. Je vous dis à la semaine prochaine. Merci.