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Podcast / conversationSophia Chikirou· 12 février 2026 50 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleNumérique

Radio Nova - Sophia Chikirou, sa vie, son programme pour Paris

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Sophia Chikirou, comment allez-vous ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes candidate à la mairie de Paris. Pourquoi cette rareté de votre parole dans les médias ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi refusez-vous les matinales ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La parole précieuse en politique, c'est une parole rare ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes présentée comme la stratège de LFI. Est-ce difficile de passer des coulisses au projecteur ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment votre parcours vous a-t-il amené à être député et candidate à la mairie de Paris ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Sophia ChikirouFait
    « Je choisis les émissions, je choisis les gens avec qui j'ai envie d'échanger en fonction de l'intérêt que leur émission présente. »
  • 6:00Sophia ChikirouFait
    « Vaut mieux parler quand on a quelque chose à dire. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Personnage principal Asdinam Chaouch. Bienvenue dans personnage principal à Radio Nova. On pense que la réalité, elle a dépassé la fiction.

Donc en fait, on se sert de la fiction pour analyser l'actu et une fois par semaine, on va à la rencontre des premiers rôles de l'actualité. Aujourd'hui, nous invitons disons une grande spécialiste des stratégies de campagne mais également une politique qui aime ferrailler, débattre. Et comme ici on passe par la fiction pour regarder la réalité, on s'est dit que Fight Club c'était pas mal comme titre pour l'émission.

Bonjour Sopia Chikirou, comment allez-vous ? Bonjour. Ça va merci, c'est gentil de demander.

J'ai un peu mal à la gorge donc je risque d'avoir la voix un peu déraillée mais ça va. Ça va aller. Vous êtes député de Paris mais surtout et c'est pour ça qu'on vous invite, vous êtes candidate à l'élection à la mairie de Paris.

Ça aurait lieu les 15 et 22 mars prochain. Et on commence par un extrait de Fight Club. La première règle du Fight Club est il est interdit de parler du Fight Club.

La seconde règle du Fight Club est il est interdit de parler du Fight Club. Alors pourquoi j'ai mis cet extrait ? Parce que votre parole elle est rare.

C'est vrai. Vous avez une place très importante à la France insoumise. Pourtant vous êtes plutôt discret dans les médias par rapport à certains de vos camarades.

Est-ce que cette rareté s'est voulue ou parce qu'on vous invite peu dans les médias et qu'on vous craint ? Non, personne me craint. Euh ou alors il vaut mieux être crain que d'être pris pour quelqu'un de faible.

Mais non, je je suis assez invité. Je me plains pas en terme d'invitation. J'ai plutôt je reçois beaucoup d'invitations.

Euh c'est moi qui refuse. Alors pourquoi vous refusez ? Parce que je choisis je choisis les émissions, je choisis les gens avec qui j'ai envie d'échanger en fonction de l'intérêt que leur émission présente.

Et par exemple, j'ai beaucoup de mal à accepter les matinales. Ah pourquoi ? parce que c'est t [rires] mais aussi parce que le format des matinales maintenant est tellement standardisé et tout le monde fait la même chose.

Tout le monde s'est aligné sur un mode de matinale qui avait il y a 10 15 ans quand Bourdin avait commencé la matinale un peu face à face. Voilà, on essait de sortir la petite phrase, de coincer l'invité. Maintenant, il y a il n'y a plus que ça.

Donc, vous allez en matinale, vous avez 8 minutes et vous êtes censé survivre au Fight Club et la matinale et euh et finalement, quel est le message que vous passez aux gens ? Vous sortez de là. Moi, je quand je les écoute plus, hein, mais chaque fois, je me dis "Mais quel a été le message ?

Quel a été l'intérêt ? Donc, je m'y intéresse pas." Et euh la une parole précieuse, c'est une parole rare aussi en politique ou pas ?

Bah, vaut mieux parler quand on a quelque chose à dire. J'en ai assez aussi d'entendre les hommes et femmes politiques faire du commentaire d'actualité. Après, dans votre camp, certains vont parler tous les jours, hein.

B non, pas tous les jours parce que on n pas tant d'invitations que ça à la France insoumise et si vous regardez le nombre d'invitations que la France insoumise ou les représentants de la France insoumise ont par rapport à d'autres voies de droite ou d'extrême droite, je peux vous dire qu'on est encore sous-invité largement et puis heureusement qu'il y a des collègues, des camarades de la France insoumise qui se prêtent à ce jeu aussi pour faire passer nos messages avec beaucoup de talent. Moi je suis fan absolu de Manuel Bompard mais voilà c'est vrai on l'a vu ferrailler puis remet en place beaucoup il fait beaucoup de fact checking Manuel Bompard c'est mais Manuel Bompard est comme beaucoup des insoumis on travaille nos dossiers donc on connaît et donc c'est le patron he c'est le coordinateur on va dire du mouvement voilà bah c'est c'est un leader de la France insoumise il est leader aussi dans le groupe parlementaire il joue un rôle essentiel il est par exemple sur le projet de loi des finances il a beaucoup bataillé il s'est beaucoup investent à l'assemblée, c'est quelqu'un qui s'investit énormément tout en dirigeant le parti, en faisant campagne au municipal. Non, il est assez impressionnant Manuel Bompard dans sa capacité de travail et cette cette façon de penser et de réfléchir, c'est un mathématicien.

On l'invitera mais aujourd'hui c'est vous notre invité. Les journalistes vous connaissent pas mal car on a on vous a longtemps présenté comme une stratège, la stratège chez LFI, la productrice en quelque sorte, celle qui est dans l'ombre. Réfléchissez, mettez en œuvre la communication dans votre mouvement.

Est-ce que c'est difficile de passer des coulisses au projecteur ? C'était pas plus confortable avant ? C'est bien quand on est pas vu qu'on peut faire passer ce qu'on veut.

Non, il me présente non, vous avez employé des termes vraiment très aimables. Je vous en remercie. C'était pas c'est pas dénigrant.

C'est c'est plutôt même valorisant si on est sensible à la flatterie d'une certaine façon. Euh peut-être que c'est pas trop mon cas, mais en tout cas la plupart des journalistes me présentent pas de façon aussi aimable. euh quand il parle de moi, c'est pour dire "Elle est dans l'ombre, elle tire les ficelles, elle manigance, elle profite de ses euh ses de son petit pouvoir de l'ombre pour influencer ça" qui disent les journalistes hein me concernant euh c'est pas vrai parce que la France insoumise fonctionne pas comme ça parce que les personnalités de la France insoumise que sont euh Bonpar, Panneau, Guet et tant d'autres, Paul Vanier et cetera, donc nous on sait que ça ne correspond pas à la réalité.

Je suis pas la stratège de la France insoumise. Ce que j'ai fait pendant plusieurs campagnes, que ce soit présidentiell, législatives ou autres, c'est euh faire ce que je savait faire, mon métier, la communication politique. Donc c'est plutôt traduire une stratégie politique en communication.

Euh c'était voilà, je faisais ce métier-là. J'ai été élu pour la première fois en 2021 comme conseillère régional et le jour où j'ai accepté d'aller de me porter candidate au nom de la France insoumise, j'avais je l'avais pas fait en 2017 pour les législatives, j'avais refusé. h le jour où j'ai accepté, je l'ai fait avec l'idée que oui, j'allais jouer, j'allais devenir une voix du mouvement, mais aussi je vous dis une confidence, je vous fais une petite confidence.

À ce moment-là, je l'ai fait parce que je me disais finalement je suis censée être la femme de l'ombre mais j'ai pas la parole et on ne voit pas de moi que je suis une militante politique qui connaît aussi les sujets politiques. Donc j'ai voulu être élu aussi pour cette raison-là et dire bah avec un mandat, je vais m'affirmer politiquement. Et donc j'ai commencé à travailler comme conseiller régional puis j'ai été élu l'année suivante député.

Moi je si les gens veulent vraiment me connaître, il y a une façon simple de connaître quelqu'un à travers son engagement politique et son travail, c'est d'aller voir ce que je fais à l'Assemblée nationale ou au conseil régional parce que vous verrez sur mon site internet sophia-chikirou.fr, FR, bah vous verrez le travail que je fournis réellement quoi. Alors justement pour vous connaître, bah autant vous demander.

On a une petite tradition ici. C'est comme dans les films, on parle de l'origine story de notre personnage principal du jour. Comment votre parcours vous a-t-il amené à être député et candidate à la mairie de Paris ?

On a un peu envie de vous connaître. Pourquoi pas votre vie, votre enfance, votre parcours universitaire ou pas militant ? Moi, j'ai envie de vous connaître un peu.

Il y a il y a les grandes dates, j'allais dire officielles de la bio. Moi, je suis née en haute Savoie. Donc une provinciale déjà, c'est important.

Ouais, je suis né en haute Savoie dans la vallée de Larve. J'ai grandi dans un quartier populaire, une petite ville qui s'appelait qui s'appelle toujours Sionier. Hm hm.

Avec des parents de la classe ouvrière. Je viens d'une histoire familiale qui est à la fois une histoire ouvrière, paysane ouvrière. Voilà, ça c'est pour situer la classe sociale, mais aussi une histoire familiale qui est l'histoire de la France et de l'Algérie sur plusieurs générations.

Donc, j'en suis profondément héritière. sans aucune rupture et sans aucune animosité. Je connais les deux histoires.

Je connais l'histoire commune. J'ai un grand-père, mon grand-père paternel est arrivé pour la première fois en France. Il avait 15 ans.

Il était Ouais. 1922. Il est arrivé en Savoie à Saint-Jean.

Oui. Donc bien avant l'indépendance d'Algérie. C'était les allers-retour était faisait partie de la vie.

Il a reconstruit la France puisque s'il vient lui il était là alors à l'époque il faisait 6 mois puis il partait en Kabili. il revenait 6 mois en haut de sa voie ou à Marseille et il travaillait, il a travaillé comme paysan, il a travaillé dans la chimie, il a il a travaillé comme docker à Marseille et j'ai mon grand-père maternel, lui est arrivé je crois au début des années 50 à Paris dans les usines Citroën et donc tu as commencé à travailler les allers-retours. Voilà donc ça c'est l'histoire familiale.

J'ai beaucoup de familles. La France qui se lève tôt, ça on parle à l'extrême droite. Bah c'était les les c'est Oui.

Ils ont reconstruit, non seulement ils ont reconstruit la France, mais ils ont par exemple quand il y avait la la Seconde Guerre mondiale, mon grand-père paternel était en France pendant la Seconde Guerre mondiale et il y avait les hommes avaient été mobilisés pour la guerre, les Français avaient été mobilisés pour la guerre et lui, il faisait partie de la main d'œuvre qui venait compenser l'absence des des hommes qui étaient partis combattre. Et donc il a vécu, il était traumatisé parce que mon père me l'a raconté parce qu'il lui avait raconté par les années 3940 en France où la misère était totale et absolue. Voilà.

Bon voilà, c'est mon histoire familiale qui est aussi une histoire très liée à l'histoire politique naturellement. Donc moi, je suis né dans un environnement où la politique n'a jamais été étrangère à l'histoire de la famille. On parlait politique à la maison.

Vient le syndicalisme notamment. Mon père a été syndicaliste CGT puisque quand il est il était très jeune, il est arrivé très jeune aussi en France et très vite il a été entouré de de communistes qui l'ont recruté à la CGT. Il a été formé parce qu'à l'époque il formait comme ça les ouvriers et donc il a été syndicaliste.

Il en a perdu son boulot. Bon, je vous fais pas toute l'histoire mais Et après la politique, comment on arrive en politique ? Moi, je fais partie euh dans ma famille, c'était euh mon l'affluence familiale, c'était la politique était présente au quotidien.

Voilà, c'est comme ça. Vous l'écoutez, vous l'entendez. Aujourd'hui, euh moi je me rends compte à quel point on influence la vie de nos enfants euh parce que dans ma famille, je vois que les plus jeunes s'intéressent tous à la politique.

Tata fait de la politique, donc ils s'y intéressent tous. Même la dernière, la plus jeune de mes de mes nièes fait des affiches de campagne pour tata. Mais ils savent qu'il y a d'autres métiers que la politique ou pas dans la famille ?

Ah bah elle veut faire docteur des animaux. Ah oui vétérinaire. Voilà exactement.

J'aimerais vous parler on parlait tout à l'heure de de votre boulot et de votre vos compétences en communication politique. J'aimerais vous parler d'une de vos idées folles mais qui a fonctionné. Je me rappelle parce que j'avais je je suivais à l'époque votre campagne quand j'étais pour quotidien.

Je me rappelle de vous. Et oui, mais j'ai une image très précise de vous au moment de la campagne. Non, n'ayez pas peur.

Je suis en en régie. Ouais. Et c'est le moment le plus terrifiant.

Vous aviez le micro là. Allez, on parle des hologrammes parce qu'on a pas encore dit. Voilà, on va parler de ce momentl.

Ouais, ben évidemment, regardez, évidemment je je me rappelle que de ça. Donc, vous aviez une idée qui avait fonctionné quand vous dirigiez la la com de Jean-Luc Mélenchon. Si on vous donnait un Oscar de la politique, ce serait celui des meilleurs effets spéciaux car le fameux hologramme c'était vous.

Comment vous est venue cette idée ? Vous pouvez vous nous rappeler ce que c'était pour les plus jeunes d'entre nous ? Pour vous c'est quoi ?

C'est important les effets spéciaux en politique ça. Tuas un gadget ou parce que on a beaucoup parlé de ça vraiment. Ça a vraiment buzé dans le monde entier.

Dans le monde entier. Ouais. Mais alors d'abord d'une, c'était pas mon idée.

Moi, j'ai toujours dit ce n'était pas mon idée. C'est une idée de Jean-Luc Mélenchon mais vraiment il adore la science-fiction, il est passionné de ça et puis un jour, il dit il voilà, il dit parmi les choses qu'on pourrait faire dans la communication, il a cette idée de l'hologramme, il en parle à Bastien Lachot et à moi-même et il a charge à nous deux d'aller trouver comment on met cela en œuvre. Et donc avec Bastien, on travaille à la faisabilité de l'hologramme et on trouve l'idée formidable.

Il y a eu un précédent politique en Inde où mais c'était pas un hologramme en direct, c'était un hologramme enregistré puis diffusé, projeté. Et là on nous dit bah non, ça va être du direct et ça va être dans plusieurs lieux en même temps. Première mondiale, ça ne s'est jamais fait.

Donc on travaille avec des professionnels aussi compétents, incroyables, qui arrivent à résoudre en un temps record toutes les tous les obstacles techniques qui peuvent se poser pour une diffusion en direct dans 12 villes dont en outre au dans les outres mers. Et donc ils arrivent à réduire le temps. Il y a une histoire de 13 secondes qu'il faut réduire à 2 secondes pour que tout arrive instantanément chez tout le monde.

Finalement ils réussissent à réduire à moins d'une seconde. Un truc phénoménal. Enfin, je trouve parce que c'était une prouesse technique à ce moment-là.

Et et donc le jour où j'ai l'image de vous en face en train de me filmer alors que moi je en portage ça m'intéressait beaucoup l'hologramme à l'époque. Et moi je suis là et c'est le moment où on ne sait pas si on va réussir. Ah ouais on est on est sadique les journalistes parce qu'on on va filmer l'échec ou pas quoi.

Ouais, c'est et pour moi c'est le moment où je sais pas si en appuyant sur le bouton, on a l'hologramme dans toutes les villes en même temps. Et si tout le monde est prêt parce que moi je m'occupe beaucoup de la mise en scène, c'estàd de préparer l'avant, l'après, de filmer les réactions, enfin c'est une vision très globale et à ce moment-là c'est moi qui donne le top départ pour le lancement. Donc faut pas se planter.

C'est très très très stressant. Enfin, beaucoup de gens qui sont dans le monde de la production, de l'événementiel ou de la radio comme ça, de la télésab, à quel point c'était des moments décisifs. En une fraction de seconde, vous pouvez réussir ou échouer.

Et et ce jour-là, bah c'est une réussite. Ça avait marché et euh et j'ai je ressens mais c'est plus qu'un soulagement, c'est une fierté pour toutes les équipes et on est avec les réalisateurs et on est tellement heureux que même eux lâchent les caméras, enfin lâche la manette, on s'embrasse à ce moment-là. Vous êtes là, je crois que vous avez filmé ce momentlà.

Oui. Et vous dites après coup que ça ça vous a fait gagner quelques points ou pas sur le résultat final ? Ça a été un moment, ça a été un véritable tournant dans la campagne.

D'abord, ça a été une démonstration sur le fond parce que je vous rappelle qu'on faisait aussi les hélogrammes avec un programme qu'on arrivait pas à faire à partager qui était autour des nouvelles frontières du numérique notamment et de l'espace qui on est les premiers en 2016 17 à mettre dans notre programme que le numérique qui est aujourd'hui tout le monde en parle, tout le monde sait numérique intelligence artificielle et cetera, mais on est les tout premiers à mettre ça dans notre programme comme une politique publique que l'on veut guider dans laquelle on veut investir. Et si on avait été élu, on aurait fait beaucoup mieux que le laisser faire et la perte de souveraineté nationale qu'on connaît désormais sur c dans ce domaine-là puisqu'on avait une vision justement qui était de planifier pour garder notre souveraineté sur les données sur la maîtrise de l'espace et cetera. Et quand je parle de la maîtrise de l'espace, je veux parler aussi de l'occupation de l'espace par tous ces salites envoyé désormais sans limite par un certain nombre d'entreprises privées dont celle d'Elon Musk.

Enfin bref, en tout cas à ce moment-là, on voulait faire passer ces messages et on réussit à faire passer le message de la modernité, de la compréhension des enjeu du monde et tout cela. Donc ça a été un un un véritable tournant sur le plan programmatique mais aussi un véritable tournant sur le plan politique parce que si vous vous rappelez bien à ce moment-là euh Benoî vient d'être désigné par la primaire du parti dans les il nous dépasse du simple au double. Il est je crois à 18, on est à 9 dans les sondages et euh et ce moment permet une véritable bascule parce que on attire l'attention de toute une jeunesse, on attire l'attention de plein de gens à gauche qui en ont marre d'être traité de genre ringar, dépassé.

Oui. Et le candidat paradoxalement le plus âgé, je crois Jean Mélenchon devient le plus moderne avec ce truc là. Voilà.

Exactement. Bon, alors dans beaucoup de films, il y a un goû de cop et un bat de cop. Vos adversaires et détracteurs disent que vous êtes dur, vous aimez provoquer aussi.

Vous vous assumez ce rôle ou c'est injuste ? Ce reproche qu'on entend. Ah Sopia Chikirou, elle aime la bagarre.

J'aime pas la bagarre mais faut pas vous embêter. Non, c'est pas qu'il faut pas m'embêter. C'està-dire vous savez, il y a des gens qui vous traitent parce que leur position sociale ou leur éducation fait que ils ils vous ils ont une position de domination avec vous ou de mépris social.

Et moi, je sais distinguer ça, je sais le reconnaître parce que quand je parle de mes origines sociales, je vous parle aussi derrière pour ceux qui comprennent ce que cela signifie, il y a un parcours. Se faire accepter dans un certain monde ou se faire reconnaître pour son travail. Euh moi je je me souviens de Zindin Zidane qui explique qu'il faut travailler euh deux fois plus, trois fois plus que les autres pour être reconnus au même niveau.

Euh moi je n'ai dans mon parcours professionnel, j'ai jamais facilité la vie, hein. Euh quand je réussis Science Po à l'âge de 18 ans, à l'époque c'est un concours, je j'ai pas eu de prépa avant parce que moi j'ai passé mon été à travailler au McDo et à faire le ménage pour avoir un peu d'argent pour ma rentrée. J'ai pas eu de prépa.

Donc pour moi, ça a toujours été un travail euh avec euh plus acharné. Et quand je rencontre des gens qui font preuve de mépris, mais ça ça arrive aussi euh à Jean-Luc Mélenchon par exemple ou à d'autres chez nous qui nous traitent avec mépris, qui euh ou avec condescendance ou dans ou qui essaie d'imposer une domination. Alors ça peut être une domination physique, sociale, un peu de ton.

Je je suis pas tendre en réaction en face. Et je dis toujours aux gens, je le dis vraiment, je dis vous pouvez dire tout le mal concernant dans mon dos. Allez-y, vous pouvez vous en donner à cœur joie, mais ne pensez pas que vous pouvez me le dire en face.

Ne pensez pas que en face, oui, c'est pire. Vous pouvez venir parler mal de moi ou mal me parler sans que je réagisse. C'est tout.

Et à partir de là, les gens qui vont vous dire "Sopia est dur". Souvent, c'est parce que ils vous ont eu affaire à cela. C'est sûr que si vous me traitez mal, ne vous attendez pas à ce que je vous souris en retour.

C'est pas mon caractère. Al, justement, je crois que vous avez même presque théorisé ou vous assumer euh Moi, j'en avais déjà parlé avec vous, une certaine stratégie un peu de la tension avec le système, avec les médias, avec les journalistes. Vous pensez pas que la vie peut être un long fleuve tranquille ?

Vous pensez que c'est quand même faut mettre la pression sur la presse et et les médias. Vous êtes d'accord ? Vous assumez toujours cette ligne ou pas ?

C'est d'abord, c'est pas vrai. J'ai jamais dit ça. C'est pas l'idée.

L'idée, c'est euh le les médias, les journalistes ne sont pas neutres. Hm. Donc ce sont des acteurs du débat public et du et de la compétition politique.

Ils jouent un rôle et euh je ne connais aucun journaliste qui euh se comporte euh de façon neutre avec tout le monde. C'est pas vrai, ça n'existe pas. Donc et en plus le journaliste a un patron.

Euh donc il est dépendant d'une ligne éditoriale que lui-même ne définit pas. il il rejoint une rédaction, il adhère à la ligne éditoriale. L'actionnaire principal pèse quand vous êtes dans un média de Boloré, c'est pas neutre, c'est pas vrai.

Quand vous êtes dans un média de Bernard Arnaud, c'est pas neutre, c'est pas vrai. Et cetera et cetera même de votre patron ici, c'est pas neutre. Euh Mathieu Pigas, donc il y a une influence.

Donc et ces grands patrons, c'est dont certains sont des oligarques, ces grands patrons ne possèdent pas des médias parce que le média est rentable. parce que les médias, les journaux ne sont pas rentables. Euh, c'est comme un service public, en réalité, on met de l'argent pour faire de l'information, c'est pas rentable.

Donc dès lors, s'ils ont des médias, c'est parce qu'ils les utilisent pour de l'influence. Pour de l'influence. Donc, les journalistes ne sont pas neutres.

À partir de là, j'ai peux avoir les meilleures relations du monde avec beaucoup de journalistes, s'ils sont correctes et respectueux de des règles de base de la déontologie, des règles de base du bon traitement. Dernière expérience que j'ai eu en interview avec une journaliste, ça m'a refroidi d'en accepter d'autres. Je suis désolée pour tous les journalistes qui m'écrivent et qui voudraient me voir à déjeuner ou prendre un café, mais vous pouvez vous en prendre à votre collègue de la tribune du dimanche, je sais même plus comment elle s'appelle.

Vigouro, je crois. Vigoureux, je sais pas. Mais euh j'accepte un déjeuner avec elle.

Je passe 1 heure et demi où elle me pose toutes sortes de questions parce qu'elle me dit qu'elle veut faire mon portrait. Vois un peu comme vous. Là, je réponds, tu vois, je je me prête au jeu et je réponds et elle me demande même quel est mon livre préféré, quel est le livre qui m'inspire.

Bon, moi je me dis, tu vois, c'est des questions de ma vie intime. Euh, même les mesures sont intimes pour moi. Donc je me dis bon, je me prête au jeu, je réponds.

Le portrait sort, elle a fait elle a rédigé l'article avec Wikipédia. C'est pas possible autrement. Il y a il y a rien de ce qu'on s'est dit dans le l'entretien.

Elle parle de mon steak. Mais j'ai envie de dire mais on va parler du tien aussi. Pourquoi elle parle pas de son steak à elle ?

Je me dis moi aussi je vais rédiger un article et je vais raconter cette journaliste devant son steak qu'elle a avalé en 15 minutes pendant que moi j'arrivais pas à bouffer les pardon mais c'est ridicule. Et donc je me dis mais j'ai perdu 1 heure et demi de mon temps avec quelqu'un qui aurait très bien pu faire exactement le même papier sans me voir. C'est pas la peine de me déranger si votre papier est écrit à l'avance ou si votre rédacteur en chef le réécrit derrière vous.

Bon, c'est pas pour tout de suite la grande réconciliation avec les journalistes. Non, je dis pas, regarde la preuve, je suis là, regarde, pardon là, je suis là avec vous, je fais plus confiance au direct du coup euh plutôt qu'à qu'à autre chose parce que je vais pas accepter des invitations à déjeuner, à prendre des cafés pour parler. Les journalistes m'invitent énormément à prendre à déjeuner.

Je sais pas pourquoi, il y a une obsession du du déjeuner de presse. Ouais. Mais mais pourquoi finalement je vais le faire si infiner c'est pour obtenir ce genre de papier ou ce genre de reportage ?

Honnêtement tout le monde pose les mêmes questions. Il y a aucune originalité. Pourquoi vous n'aimez pas voir les journalistes ?

Pourquoi vous dites ceci sur Grégoire ? Et pourquoi et que pensez-vous de Dati ? Ça va arriver, ça va arriver.

Mes questions originales elles vont arriver. Je vais un peu les formuler différemment. Vousmême vous aviez une utopie quand même, c'était de créer un média de gauche indépendant.

C'était le média même le nom du média. On va dire que c'est quoi ? C'était ça a été une réussite relative quoi.

Il y avait un scénario qui était beau mais le film total la réussite. Le média existe. Ben le média existe toujours mais mais on va dire qu'on c'est pas l'ampleur que j'avais l'ambition que j'avais pour C'est vrai qu'il existe encore.

Il est mais il existe encore. Il est maintenant on est c'était 2018 on a commencé en 2017. On est donc 9 ans après il est là.

Il y a une nouvelle équipe qui est en place, intéressante, qui mérite vraiment d'être connu. Moi, je je reconnais que ils essayent de faire ce qu'ils peuvent. C'est pas facile d'avoir un média et d'essayer de le faire exister. surtout que celui-là a été particulièrement attaqué et puis qu'il a il a été entre les mains de pas toujours des bonnes personnes et je me mets pas dans le lot des mauvaises personnes.

J'ai fondé ce média, j'ai travaillé pour le créer, j'ai j'ai imaginé le concept des sociaux ça sont je voulais en faire une coopérative d'intérêt collectif justement pour le rendre plus indépendant d'un propriétaire. J'essayé de mettre en œuvre toute la conception que j'ai de l'information, de l'indépendance de l'information, de la participation citoyenne dans l'information et dans la production d'un d'un média. J'ai essayé de faire tout cela.

On a convaincu énormément de monde de le faire. Quand j'ai quitté, il y avait 300 socios. Il y en a, je sais pas mais il y en a maintenant quelques milliers, c'est dommage mais il est pas mort et c'est finalement une réussite.

Là je le dis aujourd'hui avec le recul, peut-être qu'il y a quelques années, je vous aurais pas dit ça, mais aujourd'hui je pense que c'est une réussite parce qu'il a survécu à tout le monde même si la la suspicion de départ, c'est dire est-ce que un parti politique peut créer directement un médiat et en 2007, personne ne s'en rappelle, c'est dommage, les gens ont la mémoire courte, mais Média Part est créé par Solen Royal qui lancent un appel au don pour financer Média Part. Elle est du Parti socialiste et tout le monde connaît la tendance politique de Média Part. En tout cas, elle est très antifi mais elle est plutôt SOSDEM et tout le monde le sait et il existe et leur plus grande enquête après c'est sur Kusac, ils l'ont bien rendu.

Bah oui, mais après justement si vous réussissez à faire un média qui arrive à avoir une certaine indépendance mais des médias politiques, l'humanité a été créée par la SFIO et cetera et cetera. Donc non, je suis pas d'accord avec le fait et nous on a été surattaqué et parce que finalement chaque fois que la France insoumise prend une initiative, vous l'aurez remarqué, le la levée de bouclier va de l'extrême droite jusqu'au socialiste, parfois au communistes. Et vous arrivez à fédérer contre vous ?

Bah des fois, pas toujours pour les bonnes raisons. Il y en a qui nous combattent idéologiquement, ils ont C'est normal, un combat peut être [raclement de gorge] idéologique mais il y en a qui sont juste mesquins et jaloux, c'est tout. Faut dire les choses comme elles sont.

Allez, parlons de Paris, hein. Alors, on va parler de Paris euh parce que vous êtes là aussi pour ça. Vous êtes candidate à la mairie de Paris.

Euh alors de cette candidature à la pour cette candidature, on va on va commencer par par jouer un jeu déjà euh et après on va rentrer dans le vif du du sujet pour chacun, chacune des candidats. Si vous voulez, si vous trouvez, vous pouvez est-ce que vous pouvez me donner une série, un film, un personnage, un livre, tout ce que vous voulez, quelque chose qui vous vient par la tête. Voilà.

Euh Sara Nafo, ça serait qui pour vous ? J'ai beaucoup j'ai j'ai essayé de me prêter au jeu honnêtement parce que je je connais le voilà, j'ai donné le concept avant comme ça. Ouais, je je suis vraiment pas forte pour ça.

Mais Sara Knafo j'ai trouvé [rires] mais la première idée, elle était monstrueuse. C'est Dexter mais c'est parce que [rires] mais c'est parce que moi je parle que de ce que je connais he si j'ai pas vu une série, je vous en parle pas. C'est pour ça que je vais pas je vais pas répondre à toutes les questions.

Mais j'ai pensé à Dexter parce que c'est vraiment là dans cette campagne municipale he présenter avec le sourire, la normalité. on pourrait presque croire que c'est une parisienne comme une autre et derrière son projet et la face cachée, c'est sa détestation d'une bonne partie de la population par pur raisme et on l'imagine très bien finalement euh après si par malheur elle elle était élue allait partir à la chasse pardon mais aux musulmans ou donc non je l'imagine bien comme ça. Ouais ouais.

Après j'ai on m'a dit "Ah mais tu penses pas aussi que c'est Janice de Franz ? J'ai regardé cette série quand j'étais jeune qui sourit beaucoup vous savez parce qu'elle elle a ce sourire qu'elle affiche en toute circonstan qui est complètement délirante. Elle la bardella là ils ont ils ont des communiquants qui leur dit souris.

Ce qui compte c'est le sourire parce que les gens ne retiennent rien mais c'est l'image qui va les marquer. Sour et donc elle sourit à tout. Je me rappelle Janis Emmanuel Grégoire.

J'y arrive pas. Emmanuel Grégoire, j'ai cherché hein. Ah, vous trouvez pas de de même ?

Bah, j'ai cherché dans les traîtres. J'ai cherché. Je dis "Mais quel est le traître ?" Parce que c'est vraiment des gens finalement euh euh se faire élire sur le programme du Nouveau Front Populaire, trahir et ensuite expliquer que non, pas du tout.

C'est tout à fait normal de se faire élire sur un programme et de faire une autre alliance avec le gouvernement macroniste, le cornu. Il y a pas de mal à voter le projet de loi de sécurité sociale qui coupe 5 milliards d'euros à la sécurité sociale. Il y a pas de mal à laisser passer un projet des finances qui prévoit 35 milliards d'économie, 4000 postes d'enseignant supprimés.

Voilà, il s'est fait élire sur tout le contraire de ça et finalement il fait cette politique là à l'Assemblée nationale mais tout va bien. Donc un personnage de traître chacun pourra chercher trop. Ouais, je sais pas, il y en a tellement.

Rachida Dati, la candidate de droite. Rachida Dati, j'ai pas trouvé de personnage en particulier mais ce qui me frappe dans toutes ces interventions parce que j'essaie de suivre un peu ses elle a beaucoup de temps d'antenne je trouve Rachti, tant mieux pour elle. Du coup, j'essaie de voir ce qu'elle a à raconter, à proposer comme contenu et je suis frappée de voir que des gens qui ont sont présents dans la vie politique depuis aussi longtemps, qui ont occupé les plus hautes responsabilités, quand même ministre, c'est pas une petite responsabilité, ont une si faible maîtrise des sujets et une si faible connaissance des des enjeux et des gens de des citoyens.

Euh alors elle promet comme si elle prenait les gens pour des imbéciles. Dès que je suis élue, le lendemain tout change. Peut-être pour elle parce qu'elle sera satisfaite.

Elle sera contente de jouer la reine de Paris mais rien. Non, c'est pas comme ça que ça se passe la politique. À quel moment les gens vont croire un tel propos ?

Donc je sais pas quel serait un personnage qui ferait ce genre de de choses, qui à la fois maîtrise mal les dossiers, fait des promesses grandiloquantes et totalement irréaliste. Et la seule chose dont vous pouvez être sûr avec elle, c'est que si elle est élue, ce sera de la privatisation, de la vente du patrimoine. Mais vous me direz, Emmanuel Grégoire, j'ai vu son budget hier, il promet aussi de vendre pour 400 millions d'euros de patrimoine en 6 ans, ce qui fait 2 milliards 400 millions de patrimoines.

C'està-dire, il va vendre tout ce qu'on possède à Paris, tous nos biens communs. Pour financer quoi finalement, on se pose la question parce que il promet qu'il y aura pas de hausse de son budget de fonctionnement, c'est-à-dire que il y aura pas de hausse des salaires ni des recrutements d'agent, par exemple. Donc moi, je me dis si c'est pour faire austérité à la socialiste ou austérité à la Macroniste, finalement ils se retrouvent bien ensemble.

Vraiment, moi j'alerte les gens qui nous écoutent là-dessus. Regardez ce que l'un et l'autre, que ce soit Dat ou Grégoire vont mettre dans le budget. Parce que si c'est pour vous promettre de vider la de vider le patrimoine des Parisiens, de faire ensuite de l'austérité budgétaire dans les services publics, la ville va certainement pas s'arranger dans le sens que vous espérez si vous êtes des électeurs de gauche.

Le moins connu Pierre Bournael. Bournael, il est il est pas connu mais c'est incroyable parce qu'il est élu depuis 2018 physiquement c'est un peu Harry Potter Harry Potter avec ses lunettes attaqu il est euh il a rien fait en fait moi je je sais pas quand vous êtes élu depuis aussi longtemps dans une ville dans un mandat faut faut toujours demander aux gens mais qu'est-ce que vous en avez fait de ce mandat ? Qu'est-ce que vous avez fait entre 2008 et 2026 au service des Parisiens concrètement ?

Non, j'ai pas trop d'idée le concernant. Il est pas Alors bon, j'ai remarqué que il est prêt à tout promettre. Alors là, l'autre jour, j'ai vu il dit interdiction du RBNB à Paris.

Formidable. Mais Édouard Philippe et Gabriel Atal, ils sont à l'Assemblée nationale, au gouvernement. quand on la proposition de loi est passée, ils l' ils ont tout fait pour la bloquer en nous expliquant il faut de la liberté pour les petits propriétaires qui ont besoin d'une petite rente pour pouvoir boucler leur fin de mois difficile.

Donc là ou non vraiment je j'aimerais bien que tous les candidats se mettent à respecter les électeurs. Moi, c'est l'effort et la promesse que je peux faire. On vous respecte.

On vous prend pas pour des imbéciles ni pour des poissons rouges à la mémoire courte. Regardez ce qu'on fait à l'Assemblée nationale. Regardez ce qu'on vous propose.

Lundi prochain, moi je vais présenter mon chiffrage, donc mon budget. Le budget, il correspondra aux promesses qu'on fait dans le programme. Et je vais pas vous dire avec l'ambition de mon programme de réparer le logement, de réparer l'éducation communale, de réparer la santé, de préparer l'avenir et de faire de l'écologie.

Je vais pas vous dire ça va pas coûter d'argent, je vais vous dire ça va coûter de l'argent. Voilà les moyens que je mets en face. Je pense que je serai la seule à vous annoncer que je suis prête à mettre des moyens pour mener à bien cette politique que je propose.

Allez, imaginons un deuxième tour où la droite est susceptible de gagner. Un accord avec Emmanuel Grégoire, le candidat du PS pour battre Dati. Ce serait pour vous le pacte des Loups, l'associé du diable ou Mission Impossible ?

Un Attendez le on imaginons un deuxième tour. Vous êtes qualifié, vous avez vous êtes aussi qualifié. Mais je suis même dans mon scénario à moi, laissez-moi mon petit scénario, j'ai j'ai pas beaucoup de pouvoir.

Donc c'est Emmanuel Grégoire en tête avec Rashidati. On s'en fout qui est premier, qui est deuxè et pour battre Dati, il faudrait ou en tout cas serait moins risqué que vous fassiez alliance avec Emmanuel Grégoire. Mais il veut pas.

Mais votre scénario en fait là, c'est c'est science-fiction totale [rires] mais c'est même pas Il veut pas. Il faut l'écouter. Écoutez les gens quand ils vous parlent.

Moi je suis pas une menteuse donc je vous dis les choses. Depuis le 2 juillet 2025 et encore hier dans les échos, Emmanuel Grégoire répète chaque semaine sans varier, pas d'alliance ni au premier ni au deuxème tour avec la France insoumise. Il n'a pas changé.

Et vous quelle est votre position ? Est-ce que vous seriez prêt ? Parce que lui peut dire une chose, c'est pour ça moi je pose à vous.

Je sais que lui il pense ça, mais est-ce que vous pourriez lui mettre la pression en disant "Écoutez, pour faire battre la droite, moi je vous propose une alliance que la gauche, elle doit être unie pour battre la droite." Moi, j'ai dit si c'est moi qui suis au premier tour en tête, je tends la main aux écologistes, aux communistes, aux socialistes qui le veulent pour faire alliance et battre la droite. Et si vous êtes derrière ?

Mais si je suis derrière, c'est lui qui ne veut pas. Donc moi, je vous pose la question suivante. Je vous dis, est-ce que Emmanuel Grégoire, il sait très bien qu'il peut pas gagner seul ?

Donc il va avoir besoin d'une alliance au deuxième tour s'il voulait gagner. Et vous pensez qu'il va qu'il va regarder Bournael par exemple ? C'est évident, on l'a pas entendu dire.

Pas d'allroniste que j'explique aux gens. Oui, mais D aussi elle est candidate macroniste. C'est la difficulté que de tout cette cet ce ce cet embrouille qu'il y a.

Mais très clairement s'il dit pas d'alliance avec elle, c'est que son alliance, il est en train de la préparer avec Pierre Bournazel. Et ça a du sens politiquement. Euh, ils ont trahi l'alliance du Nouveau Front Populaire pour s'allier avec le bloc central à l'Assemblée nationale et maintenir la politique macroniste jusqu'en 2027.

Ils vont faire exactement la même chose au niveau de Paris et d'autres grandes villes. Je vous le garantis, il y aura pas que Paris qui sera concerné. C'est leur objectif, c'est recréer un centre qui ferait du centre gauche, centre droit.

Voilà, c'est comme ça qu'il l'envisage avec des petits satellites qui auraient le droit à leur petite place, les écologistes, les communistes et puis ils se fâcheront pas trop parce qu'ils seront bien contents d'être élus, hein, parce que c'est le le principe de leur union, c'est sauvons les places, hein, pour démarrer. Parce que si vous cherchez la cohérence politique entre des gens qui votent la censure, d'autres qui ne la votent pas, des gens qui votent le la sécurité sociale, d'autres non et cetera, vous la trouverez pas. Donc oui, je pense qu' c'est cette reconfiguration politique-là qui est envisagée par Emmanuel Grégoire dont la tendance politique euh rejoint celle de François Hollande qui l'a amené d'ailleurs dans sa campagne comme soutien.

Justement justement, on a presque l'impression que votre grand méchant c'est c'est un peu Emmanuel Grégoire dans cette campagne. D'ailleurs, lui aussi vous ménage pas et il aime bien vous comparer Rachid Adati, il l'a fait notre micro. Pourquoi il voit un peu comme les les sœurs jumelles un peu à chaque fois ?

Il fait toujours ce parallèle entre vous deux. Mais parce qu'il a un arrière-fond et des préjugés, c'est tout. C'est trop facile.

Voilà, il est marqué par ça, il arrive pas autrement. C'est tout. C'est c'est aussi simple que ça.

Mais je lui ai dit, je lui ai dit, tu sais, pour parler clairement, vous pensez que c'est par rapport à vos origines ou pas ? Mais clairement, clairement ce type là sait pas comment aborder deux femmes de caractère si ce n'est de les mettre en disant "Mais oui, c'est les deux maghrébines là, c'est tout. C'est ça qu'il y a derrière." Je vais pas je vais pas faire semblant.

Je lui ai dit parce que je l'ai croisé dans un débat à Paris sur les quartiers populaires, je l'ai croisé et je lui dis, je lui dis "Mais en fait c'est tellement raciste et tu fémines de pas en avoir conscience alors qu'on en avait déjà discuté auparavant à l'Assemblée nationale un jour où je le croise. Je lui dis "C'est toi qui lance la rumeur que Rachida Dati et moi on aurait un pact." Il me dit en souriant "Oui".

Ah oui bah oui. Et je l'ai raconté à deux journalistes il y a il y a il y a quelques temps. Donc c'est c'est un fait.

C'est une chose qui est arrivée. C'est lui qui fait ça dans le seul la seule avec la seule idée de NURE. Et je lui avais dit déjà en lui répondant publiquement sur internet que il y avait un arrièrefond raciste à cela et sexiste par-dessus le marché d'imaginer une alliance entre deux femmes que tout oppose Rachid Adati et moi.

On ne vote pas le budget ensemble à l'Assemblée nationale. Je suis une opposante au gouvernement très clairement. Moi je suis pas je joue pas à la moitié je fais pas opposante à moitié.

Je fais clairement opposante à l'Assemblée nationale. Je suis opposante à la droite à la région Île-de-France où je suis élu. Je suis opposante dans cette élection municipale à Rachidati.

Donc quel est le point commun entre quelqu'un qui s'oppose comme moi je m'oppose avec autant de clarté et à quelqu'un et et finalement si ce n'est que nous sommes deux femmes d'origine maghrébine et de de d'origine sociale ouvrière. Et donc c'est il n'y a que ça chez lui. Mais c'est un c'est un problème parce que quand le nouvel Ops nous nous fait aussi un un un met un signe d'égalité entre nous deux en disant elles sont toutes les deux brutales, opportunistes.

Non mais vous vous êtes juste sexiste et raciste. C'est tout ce que j'ai à vous dire. J'ai même pas envie de les rencontrer ces journalistes, tu vois.

Je veux même pas leur parler. C'est bon. J'ai passé l'âge d'être sympa avec les racistes et les sexistes.

Je ne le suis pas. Bim. Vous êtes raciste, vous êtes sexiste.

Tenez-vous à distance de moi, j'ai pas de temps à perdre avec vous. Et ben c'est clair. Voilà.

C'est clair. Clair. Et c'est pas méchant de dire ça.

C'est clair. Mais pourquoi ce serait méchant ? Vous voulez que je fasse quoi ?

Je fasse mon hypocrite. Je dis c'est clair. J'arrive pas à être hypocrite.

Quand je suis hypocrite, après j'ai mal à la gorge. [rires] Alors, j'ai regardé votre programme, il y a une propale qu'on aime bien ici à Radio Nova change de vraiment de sujet. Vous voulez démarchandiser la fête ?

C'est quoi ce projet X de fou pour Paris sérial ? Les boîtes sont gratuites, on fait des maisons autogérées. Je sais pas si vous avez vous avez le souvenir de la dernière fête de l'hum dernière fête de la musique.

Exactement. Ouais. Ouais.

Était bien. C'était bien mais c'était que ça marchandisé quoi. Il fallait c'est moi quand je dis des marchandisés, c'est qu'à un moment donné les lieux de de convivialité et de fête pour les jeunes, ça peut pas être que des lieux où on doit payer l'entrée, consommer et payer.

C'est trop cher faire la fête aujourd'hui à Paris. Bien sûr que c'est trop cher et d'autant plus queon vit dans des petits appartements, il y a des voisins, on peut pas créer de nuisance et cetera. Donc l'idée c'est vraiment d'abord d'avoir des fêtes plus nombreuses et plus conviviales et plus organisées.

C'est pas utopique, attention, il y a plein de ville dans le monde. Moi, je fais partie des gens qui ont vécu euh dans d'autres pays. Moi, j'ai vécu en Amérique latine.

J'ai pas mal voyagé et j'ai vu des façons de faire la fête où je vous assure, vous pouvez aller danser sur une place publique sans payer un centime. Vous pouvez écouter de la musique sans que ça vous coûte de l'argent. Vous pouvez euh danser, faire la fête et même boire des coups sans que ça vous ruine.

Vous pouvez venir avec votre propre boisson parce que c'est moins cher. Et donc l'idée c'est de créer des on se fait verbaliser par la police pour le son. qui est la commune pour dire onorise ça.

La dernière fois que il y a eu un un jeune homme, un DJ crois qui avait lancé une invitation à Chatelet, je sais pas si vous vous rappelez, il y a eu un monde fou qui est venu parce que justement c'est l'occasion de faire la fête gratuitement, d'avoir un moment et on leur a envoyé les CRS, ça était scandaleux et le type en plus a été poursuivi ensuite n'importe quoi. Et bien ce queon propose nous c'est que tout ça on puisse l'accompagner, l'encadrer et permettre que ça se passe bien. Mais on multiplie les les moments de faire la fête, c'est pas que pour les jeunes.

C'est pas normal aujourd'hui que toute tous ceux qui sont moins jeunes, y compris les personnes âgées, ne puissent pas avoir des moments de convivialité et de fête. C'est important. Ça fait partie du lien social, du bien-être.

Et quand on est dans une ville où euh la santé mentale est devenue un un problème grave, majeur, c'est un phénomène de société euh aujourd'hui auquel il faut faire face et les politiques publiques doivent y répondre, euh réparer la santé mentale, aider les gens qui ont des des des troubles ou des difficultés à ce niveau-là, c'est aussi c'est pas que des médicaments, c'est pas que de la psychologie ou rencontrer un psychologue, c'est aussi créer des moments et du lien social de convivité qui donne du sens. Voilà ce que je pense et c'est pour ça qu'on veut travailler à la démarchandisation de la fête. Non mais c'est c'est a il y a une il y a une affaire politique.

La fête est politique. Beaucoup de gens valideraient hein. Euh il y a des réalisateurs qui est acteurs qu'on considère comme inclassable mais récemment vous avez été classé LFI comme partie d'extrême gauche par le ministère de l'intérieur monsieur Laurent Nunes.

Vous êtes d'extrême gauche ou pas ? Non moi je le suis pas. Je l'ai jamais été.

Je viens plutôt même à la base quand je commence, je suis adhérente au Parti socialiste. Je suis plutôt euh SOSDEM très clairement mes premières années. Euh je suis pas tendance recar mais je suis tendance Fabus.

H alors qu'aujourd'hui peut-être que les gens vous voient l' plus la rupture la rupture c'est 2005, c'est le traité constitutionnel européen. Euh je suis fait partie des gens qui votent non, qui font campagne pour le nom. Je suis même porte-parole au Parti socialiste de Laurent Fabus sur cette questionlà et euh et donc là, j'ai un premier tournant qui me positionne plus de dans du côté de la la gauche pas radicale à ce moment-là, c'est pas encore vrai, mais de la gauche qui conteste l'ordre des choses.

Et puis arrive la rupture pour moi en 2007 avec le Parti socialiste. Je suis écœuré par le Parti socialiste. Moi, je suis éliminé d'une de le de l'investiture législative de 2007 alors que les militants socialistes ont voté pour moi, que les socialistes prétendent qu'ils veulent faire de la diversité, de la parité et cetera.

On mélimine en me disant "Non, non, mais on va faire la diversité dans la diversité." Ils annulent le vote des militants, ils désignent quelqu'un au prétexte que ben elle est antiaillaise et toi tu es cabille. Donc voilà.

Bref, je suis écœuré par cette vision racialiste pour le coup, [rires] mais dans le mauvais sens. Voilà. Et euh et du coup euh je suis exclue parce que je fais dissidence mais je c'est un choix que je fais en partant en dissidence.

Je dis au PS je veux plus de vous quoi. Et je fais pendant 4 mois, je suis à la gauche moderne avec Jean-Marie Boquel qui lui a rejoint le gouvernement de Nicolas Sarkozi. À ce moment-là, je suis avec Fadela Amara, je suis avec d'autres personnes avec qui j'ai milité dans le le mouvement ni ni soumise.

Et 4 mois à la gauche moderne, je me rappelle, on me fait travailler sur le manifeste de la gauche moderne. Je je découvre le social libéralisme et la théorie du social libéralisme. Et en discutant avec Jean-Marie Boquel, un jour au bout de 4 mois, il me dit "Écoute, tu es pas d'accord avec la la baisse des impôts de Nicolas Sarkozy parce que j'avais pris position contre en public.

Il me dit "Tu es pas d'accord avec la ligne sociale libérale que moi je veux incarner à la Tony Blair ou à la Clinton ?" Je dis "Bah non, il me dit "Je pense que tu es plutôt de gauche." Il me dit "Tu es encore trop jeune pour renoncer à tes convictions." Jean-Marie Boel qui est un homme plutôt centre gauche, on va dire, me dit ça et donc j'ai gardé un bon souvenir de lui parce qu'il avait été très sincère et honnête avec moi et il m'a libéré de lui, il avait rejoint Sarkozi après.

Lui après, il a rejoint Sarkozi. Oui, mais bon, ce qui fait qu'ensuite je participe à la construction du parti de gauche et je suis parmi les membres fondateurs en novembre 2008 du parti de gauche et cette fois-ci, j'ai travaillé sur la ligne de la gauche radicale avec l'influence du traité constitutionnel de la campagne et cetera. Donc là pour revenir à la question, vous êtes enfin la question initiale c'est donc il y a eu cette polémique de enfin cette polémique oui ce classement fait par le ministère de l'intérieur qui dit qu'fi est d'extrême gauche et je crois que vous n'acceptez pas trop ça et chez parce que c'est pas vrai factuellement et surtout que Nunz dit qu'il le fait pour nous punir en quelque sorte d'avoir refusé c'est les invitations de le cornu à déjeuner avec lui ou à manger avec lui pour discuter du sort des des projets de loi qu'il voulait nous faire avaler contre notre gr.

Donc euh, désolé mais c'est pas parce qu'on refuse des invitations euh à Matignon euh qu'on est d'extrême gauche. C'est juste qu'on veut pas euh jouer à un jeu qui ne nous intéresse pas. Il a mangé avec Boris Vallot et avec Olivier Fort.

Ils ont décidé de comment ils allaient faire sauter l'attaque Zucman ensemble et comment ils allaient faire avaler ça à tout le monde. Si c'est pour aller à des invitations pour comment dire manigancer dans le dos des électeurs et des Français, ça ne nous intéresse pas. Il nous punit de ça.

Mais je tiens quand même à rappeler qui est Nunes. Faut pas oublier d'où vient cet homme. Cet homme, c'est quelqu'un qui a été le patron des renseignements politiques.

D'accord. Ensuite, il s'est retrouvé secrétaire d'état à l'intérieur et il a eu à gérer notamment la première crise des gilets jaunes. D'accord.

Pas tendre. Ensuite, c'est quelqu'un qui est repassé préfet de police à Paris. Pas tendre.

D'accord. Le maintien de l'ordre à Paris, les arrestations pendant la réforme des retraites et compagnie, c'est pas un tendre là. Maintenant, il se retrouve ministre de l'intérieur et il se comporte pas comme un ministre parce que d'abord il vient d'un gouvernement qui est illégitime.

Ils ont perdu les élections en juillet 2024 et ensuite parce qu'il décide de punir bêtement à 2 mois des des municipales un mouvement d'opposition parce qu'il ne se soumet pas. J'ajoute une chose et j'attire l'attention de des auditeurs. C'est une anomalie d'avoir dans notre République un ministre de la police en charge de l'organisation des élections et du classement politique des opposants politiques.

C'est une anomalie démocratique totale qu'il a déjà une un képi quelque partisan et là il utilise pourêre une bonne démocratie. Ce serait un institut électoral indépendant, indépendant du pouvoir politique et gouvernemental qui pourrait organiser des élections en toute confiance. Parce que vous avez remarqué une chose, c'est qu'il y a jamais de campagne pour l'inscription sur les listes électorales menées par le gouvernement.

Ça devrait faire l'objet de clip à la télévision. On devrait avoir des agents municipaux et ou préfectoraux qui se déplacent pour faciliter l'inscription sur les listes électorales. Ils font tout pour avoir un suffrage sensitaire avec le moins d'inscrits possible.

Donc euh il faut changer et moi ça m'inspire cela. Il faut en finir avec ce système où le ministre de l'intérieur décide de qui et quoi dans la vie politique et de qui a le droit de se présenter à une élection. Parce que là, rapidement, pour finir sur cette question d'extrême gauche, il y a certains de vos militants qui qui assument qui qui veulent être extrême gauche.

On est la gauche radicale. On incarne la gauche radicale. Il faut pas confondre radicalité et extrémisme, d'accord ?

On dit on prend le pouvoir par les urnes, ça s'appelle la révolution citoyenne. On l'a conceptualisé et si on l'a fait avec quelqu'un comme Jean-Luc Mélenchon qui est un homme qui réfléchit, qui écrit des livres sur le sujet ou qui écrit sur son blog, si on l'a fait, c'est justement pour se distinguer de l'extrême gauche. Et c'est ça qui fait la grande différence.

On vous promet pas le grand soir, mais on vous promet de vous investir, de voter et c'est vous qui transformez les choses par votre vote. On ne croit pas à l'avant-garde révolutionnaire. Je vais pas entrer dans toutes les théories euh de marxiste et ou trotskiste ou autre, mais voilà notre différence fondamentale.

J'ai deux questions encore. Euh la question film d'horreur. En mai prochain, vous serez au tribunal pour une affaire d'escroquerie.

Est-ce que la future mère peut se payer le luxe d'être convoquée par la justice ? Euh malheureusement, on est dans un système aujourd'hui où il est très difficile d'avoir une activité politique et de ne pas risquer d'avoir une instruction ou une enquête préliminaire. Euh moi, je me suis retrouvé dans cette affaire qui est une pure instrumentalisation politique.

En 2018-29, j'ai un conflit, un différent commercial avec le média. On le règle le média, le média que vous avez créé, voilà, voilà, on le règle. On le règle par un accord transactionnel, on met fin à notre différent.

En 2021, c'est classé. Là, une enquête préliminaire s'ouvre à ce moment-là. Un jour, on racontera qui sont les procureurs qui ouvrent cette enquête préliminaire, qui sont les mêmes qui ont fait les perquisitions.

Enfin, peu importe, on s'en fout. Mais il n'empêche que euh j'ai cette enquête préliminaire qui ensuite mise dans un tiroir, j'en entends plus parler, pendant 5 ans et subitement il la ressortent au moment où j'annonce ma candidature à la mairie de Paris. Donc moi, je crois qu'ils l'ont fait exprès, si ils l'ont fait siamment pour me coller pendant toute la campagne ce genre de question et que j'ai le droit qu'on me dise "Mais vous allez passer en procès." Mais pourquoi je passe en procès ?

Il y a pas de préjudice, il y a pas de victime, il y a pas de plaignant. Je passe en procès. Pourquoi ?

Je vais me retrouver devant un juge pour lui dire quoi ? lui dire où sont les plaignants, où sont les victimes. On me dit ah mais vous avez tenté de d'escroquer la banque mais la banque c'est plainte de rien parce que j'ai pas tenté de l'escroquer.

Il y a pas de plainte de la banque. La banque est pas venue dire elle a essayé de nous il y a pas eu de plainte parce que je n'ai pas tenté de l'escroquer. Donc tout ça fait que j'ai plutôt le sentiment que je suis un peu fatiguée.

Je vous je vais vous dire les choses. Franchement de la façon dont aujourd'hui euh les plaintes sont posées comme ça à droite à gauche. mes camarades députés, il y en a pas un qui a pas soit une plainte parce qu'il a dit ceci, soit une plainte parce qu'il a dit cela.

C'est sans arrêt quoi. La justice est pas là pour régler les différents politiques. La justice a pas à se mêler de politique et à décider de à qui on met un boulet pendant la campagne et à qui on l'épargne.

Parce que si la justice faisait aussi bien son travail, il y a des sujets qu'on pourrait poser sur des responsabilités politiques, y compris de certains qui eux sont épargnés de tout ça. Si on était dans une série, moi je reviens encore mes séries, on serait dans dans quelle série ? dans un film là aujourd'hui le monde le la vie politique ça vous inspire quoi ?

C'est la la question pour pour conclure pas trop d'idée. Moi je suis vraiment Mais ça peut être un ça peut être Je sais qu'il y a beaucoup de séries sur Netflix ou Amazon et tout ça mais j'avoue que je je regarde pas des masses. J'aime beaucoup les films argentins.

Ah c'est vrai. [rires] Bon b on est dans un beau film argentin. Ouais un beau film argentin.

Mais il y a il y a un film argentin que j'avais beaucoup aimé qui était avec alors comment il s'appelait ce film ? Vous savez où le type pète un câble ? Il a été très connu mais le nom m'échappe là à l'instant.

Ça sert à rien que j'en parle, je laisse tomber. Non mais non, j'ai pas d'idée de série dans laquelle on est pas noué pour ça. J'ai essayé mais j'arrive pas.

Ouai non, j'arrive pas à faire semblant, c'est pas la peine. Vra Non mais c'est bien c'est bien. Peux pas faire semblant.

Je vois j'aurais pu venir, c'est pas difficile, j'aurais pu venir avec ma petite liste et vous lire les noms. Je sais que ça tous le font. J'imagine, ils jouent le jeu comme ils disent.

Mais j'arrive pas à être fausse. On n'est pas là pour être faux. Merci en tout cas.

Bon courage pour la campagne. C'est le 15 mars prochain, premier tour et le 22 mars pour le 2e tour si vous êtes qualifié évidemment. Je serai je le serai.

N'écoutez pas ceux qui vous disent que les sondages, je vous ai parlé de Mélenchon et Beno les sondages, vous êtes vous êtes qualifié. Et la bonne nouvelle qu'on commence à avoir un peu partout, c'est les inscrits sur les listes électorales. Il y a un mouvement spécial, vous devriez vous intéresser à ce sujet.

Beaucoup de gens sont allés s'inscrire, des jeunes et des quartiers pop. Et moi je le sais parce que j'ai un peu j'ai des infos sur 11e 20e arrondissement et on le voit nous en porte à porte et je peux vous assurer que vous allez voir comment les sondages vont se planter planter mais magistralement pas qu'à Paris dans beaucoup de villes en France. Et ben je vous souhaite la vie est belle comme film he pour finir.

Merci demain nous appartient. Demain nous appartient. Merci en tout cas à vous. [rires] Merci. [musique] Personnage principal. [musique] Oh oh oh oh.