Mélenchon 2027 : ici est la force !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir Mathilde Panotu. Bonsoir. Bonsoir Alain Dem.
On va parler de Jean-Luc Mélenchon dans quelques minutes puisqu'il s'est officiellement relancé dans le bain de la présidentielle. 4e candidature. D'abord sans doute la question qui intéresse le plus les Français en ce moment, celle des prix des carburants.
Vous souhaitez-vous chez les insoumis un blocage des prix, une taxation des super bénéfices de Total ? Voici ce qu'a dit aujourd'hui Emmanuel Macron. On l'écoute.
Aujourd'hui, il y a pas des producteurs ou que ce soit qui sont en train de faire beaucoup d'argent et qui font monter le prix à dessin. Il y a surtout une un contexte géopolitique par ce par ce blocus. S'il y a des profits excessifs ou des comportements de si je puis dire un peu prédateur ou spéculateur, en effet, les différents pays, les Européens devront y répondre.
Vous êtes rassuré Mathil Panot quand vous entendez ça ? Alors, absolument pas puisque cela fait maintenant des semaines que nous demandons un blocage des prix des carburants parce que je rappelle que des millions de Français n'en peuvent plus dans ce pays, n'arrivent plus à se déplacer, ont des problèmes pour emmener leurs enfants à l'école, pour aller travailler, y compris des gens qui se rendent compte que aller travailler ne vaut plus le coup. Des personnes qui par exemple renoncent à aller voir leur famille, leur par exemple de long weekend comme on a actuellement en mai.
Et donc ce qu'il faut faire, c'est bloquer les prix. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ? Pardon ?
Comment fonctionne le blocage des prix ? Oui, bien sûr. On fait un blocage des prix et des marges où on décide que par exemple, nous aurons le carburant à 1,70 € c'est-à-dire au prix qu'il était avant guerre qui permet que ceux qui payent ce ne soi ni les Français et les Françaises, ni l'État derrière avec [raclement de gorge] donc de l'argent public qui est donné directement aux grands actionnaires mais que ce soit des profiteurs de crise comme par exemple Total dont on a appris qu'il avait fait en juste un mois milliard de profit qui non en un mois c'est le Financial Times Ils ont fait 1 milliard en mois, 5 milliards en 3 mois effectivement et c'est donc à eux de payer pour la crise qui étrangle des milli sur le blocage 1,70 € à la pompe si vous étiez aux manettes aujourd'hui si le pompiste [grognement] le carburant qu'on lui livre il le paye 1,80 € ou 1,85 € vous l'obligez à le vendre moins cher.
Mais en fait la question n'est pas tellement sur les distributeurs et y compris sur la question des distributeurs indépendants. La question c'est sur ceux qui produisent, ceux qui raffinent et donc c'est sur eux et notamment c'est pour cela que je parlais de Total qu' vous obligez à baisser vous savez que Total en disant a distribué 100 milliards à ses actionnaires 100 milliards. Donc je crois qu'ils ont largement les moyens de payer et si Total dit non et bien nous avons un la possibilité d'abord pour les préfets de réquisitionner et voir si Total ne veut vraiment pas de nationaliser sur la question des circuits de production et notamment de distribution de raffinerie totale.
Oui bien sûr. Vous savez vous savez alors on a regardé sur uniquement en raffinerie réseau de distribution c'est entre 8 et 10 milliards et je vous assure que ça serait rentabilisé juste un petit bout de total en fait. Oui.
Enfin vous savez que total a été publique entre 1924 et 1994. Mais total quand on regarde, j'ai regardé les chiffres évidemment comme vous Mathilde Panot aujourd'hui la capitalisation de total aujourd'hui c'est pas 8 milliards c'est 180 milliards. Donc même si l'État n'en racheté que 50 % pour être majoritaire il faudrait faire un chèque de 90 milliards d'euros.
Non sauf si vous ne prenez que pour l'instant que les raffineries et les réseaux de distribution. Vous comprenez que ce qu'on est en train de dire c'est le blocage des prix ça a un effet immédiat. La France l'a déjà fait je rappelle lors de la guerre du golf.
Elle l'a fait par exemple sur le gel hydroalcoolique. Donc la France sait faire euh le blocage des prix. C'est un article euh qui permet par simple décret de faire ce blocage des prix.
Et je vous assure que Total fait largement assez de bénéfices en France pour faire en sorte de payer à la place du peuple qui n'a rien à voir là-dedans. Parce que je rappelle par si c'est entre guillemets si simple que ça ma panneau, pourquoi quasiment personne au monde ne le fait ? Euh pourquoi personne au monde ne le fait ?
Je sais pas. Par exemple, vous regardez dans les outresem, ça ça se fait. le fait vous regardez par exemple les prix des carburants à la Réunion ça se fait donc ou mais quand on regarde c'est vrai quand on regarde la planète aujourd'hui la Chine le fait mais c'est pas forcément le modèle la Hongrie le fait c'est le seul pays et et la Corée du Sud l'a fait pendant 2 semaines avant d'arrêter Oui.
Bah peut-être parce que vous regardez que vous avez des dirigeants qui préfèrent mettre de l'argent public plutôt que de forcer une multinationale à devoir payer. Par exemple, quand vous voyez Marine Le Pen qui propose une baisse de 1 centime par litre et qui est par exemple celle qui d secrètement avec Patrine Patrick Pouyané le PDG de Total, et bien peut-être que tout cela a un lien. Nous nous ne voulons pas laisser les multinationales se gaver comme elles sont en train de le faire.
Je rappelle que le pétrole qui est à la pompe est du pétrole qui vient d'avant la guerre, donc qui vient uniquement d'un phénomène de spéculation de la part de Total. Et donc nous voulons faire en sorte que ce soit eux qui payent et non pas le peuple de France. Alain Damel.
Jean-Luc Mélenchon vient donc de se lancer, de se relancer dans la course à l'Élysée. Ce sera sa 4e candidature. Est-ce que ça peut être pour lui la bonne candidature ?
Est-ce qu'il peut arriver à l'Élysée ? Ah ben, il y a deux choses dans ce que vous dites. Est-ce que ça peut être la bonne candidature pour dire les choses comme je les crois ?
Jean-Luc Mélenchon n'est jamais meilleur qu'en campagne présidentielle. Maintenant si le sourire à Mathilde Panot qui vous Non mais je le dis pas parce qu'elle est là. C'est c'est un de mes thèmes, hein.
C'est la enfin, je considère que c'est une réalité politique, donc c'est pas la peine de l'esquiver. En revanche, si vous me dites est-ce qu'il va être élu président de la République, je vous dis non. C'est peut-être dommage.
Enlève le sourire de vous allez voir pourquoi j'ai un grand sourire. C'est c'est peut-être dommage pour une partie des Français. Euh je dis pas le contraire, mais ça ne me paraît pas dans l'ordre du probable.
Pourquoi ? Mais parce que ce qu'il talent incontestable qui part-dessus le marché euh euh en période de campagne électorale irradie parce que il est comme ça. Bon il il est très beau en campagne mais il est regardé comme incarnant des solutions, un style et un type de société.
C'est un type de société c'est l'horizon évidemment qui n'est pas celui auquel adhère la majorité des Français. Il y a une partie des Français qui sont d'accord avec lui. Il y a une partie spécialement importante chez les jeunes et chez disons les ceux qui ont fait euh ceux qui ont une licence.
Voilà. Euh mais ça ne fait pas de majorité du tout. N-il Panon.
Alors déjà je vous explique monsieur Duamel pourquoi j'ai le sourire au-delà du fait que je suis d'accord avec vous que Jean-Luc Mélenchon est excellent en en campagne et je le crois sera un excellent président. c'est qu'à l'instant, nous venons d'attendre d'atteindre sur mélanchon 2027.fr les 150000 signatures citoyennes, donc parrainage citoyen qui viennent directement de la commission euh Jospin et donc Jean-Luc Mélenchon et à cet instant où je vous parle officiellement notre candidat euh à l'élection présidentielle et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à continuer à nous donner de la force et avoir une dynamique en allant continuer de soutenir cette candidature sur mélenchon 2027.fr faire et à venir au meeting qui sera notre premier grand meeting le 7 juin à Saint-Denis.
Donc ça c'est la première chose qui qui me donne le sourire. Ça c'est le premier point. Ensuite la deuxième chose monsieur Duamel c'est que nous avons retrouvé avec Jean-Luc Mélenchon un article qui peut-être va vous faire sourire.
Alors c'est un article qui date d'avant l'élection de 1981 sur François Mitteran qui dit par exemple, je cite un des une des choses qu'il y a dans cet article. Comment bien figurer dans une élection aussi personnalisée que la présidentielle en partant avec un tel handicap en parlant de la personnalité de François Mitteran qui selon cet article s'accroche à sa candidature, ne peut pas gagner, est une sorte de candidature usée et vous le savez et bien François Mitteron a gagné ensuite l'élection présidentielle. J'ai remarqué donc je je le dis parce que il y a à chaque fois que la gauche de rupture peut arriver au pouvoir, il y a une forme de barrage qui se crée en nous expliquant qu'il serait absolument impossible de le faire.
Je rappelle qu'en 2022, 1 an avant l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon était sondé à 20 points de l'extrême droite et qu'à la fin, il y a eu seulement un point d'écart entre Jean-Luc Mélenchon et l'extrême droite et nous avons raté le second tour de l'élection présidentielle. Je voudrais en donner juste un. Euh, je vous écoute avec attention Mathilde Panu.
Un chiffre que vous avez sans doute vu euh il y a quelques semaines, c'est le grand baromètre Svipof pour pour le monde qui teste non pas les intentions de vote au jour le jour. On n'est pas dans la course de de chevaux, mais la popularité des différents candidats à l'Élysée. Si ces personnalités étaient élu président de la République, vous seriez très mécontent.
Très mécontent. 70 % pour Jean-Luc Mélenchon. il fait plus que ERC Zemour, Jordan Bardell, Raphael Gluxman, Édouard Philippe, si on ajoute les très mécontentsents et un peu mécontent, il est à 81 %.
Ça veut dire que au-delà de son socle autour de 20 %, 20 % c'était le score il y a 4 ans, je vais pas dire tout le monde le déteste mais il n'est pas apprécié Jean-Luc Mélenchon. Ce chiffre là qui fait finalement de Jean-Luc Mélenchon, un très bon candidat sans doute du premier tour [grognement] et un repoussoir au second, est-ce qu'il vous inquiète pas un tout petit peu ? Ben non, parce que je n'y crois pas.
Je vais vous dire d'abord sur le repoussoir quand même je je tiens à faire le parallèle. Les 150000 parrainages citoyens, nous les demandons à chaque élection parce que nous considérons que il ne faut pas demander au maire de pariner ou de mariner en tout cas qu'on devrait en complément de cela puisque souvent les maires ne le demandent pas qu'on puisse avoir une procédure de parrainage justement par 150000 parrainages citoyens. Vous savez en combien de temps la dernière fois pour l'élection présidentielle de 2022 nous avons eu ces 150000 parénages citoyen cette fois c'est en moins de 24 heures.
Oui mais ça montre une certaine dynamique qui moi me fait plaisir. Ensuite la deuxième chose monsieur Fael pour répondre directement à ce que vous disiez c'est que vous vous appuyez sur des sondages et je comprends vous vous appuyez sur des sondages pour dire si telle ou telle personne serait détestée. Nous nous appuyons sur des faits.
Et je rappelle que ce qui s'est passé en 2024, alors que 27 sondages sur 27 donnaient l'extrême droite en tête, c'est que c'est nous qui sommes arrivés en tête avec un programme de rupture qui est un programme notamment qui vient euh de l'avenir euh en commun et que ce qui s'est passé en 2024, ce n'était pas il y a 50 ou 60 ans, ce qui s'est passé il y a 2 ans tout pile, c'est que le pays a massivement voté contre l'extrême droite pour faire barrage à l'extrême droite. Donc nous expliquer maintenant que Jean-Luc Mélenchon serait l'homme le plus détesté qui une petite musique qu'on entend avant toutes les élections et bien ne correspond pas au fait que nous voyons. Et moi je crois qu'au contraire il y a une envie dans ce pays, un espoir dans ce pays que le pays ne soit pas scindé en deux à la fois par le racisme et par les inégalités qui ne cessent d'augmenter.
Est-ce que vous êtes d'accord ? Euh non, je ne vois pas les choses comme ça. Euh je sais bien que Jean-Luc Mélenchon euh a je ne dirais pas son fan club mais euh une base électorale importante.
Je sais bien que en période électorale, il a une capacité à élargir cette base plus que d'autres. Et c'est vrai que quand on reprend, comme je l'ai fait toute ma vie, les l'évolution des courbes d'intention de vote pour arriver au vote réel, c'est vrai que en cours de campagne, il gagnent proportionnellement plus que les autres. Ça c'est un fait.
Donc je ne je ne sous-estime pas du tout les capacités de Jean-Luc Mélenchon en campagne. Je suis persuadé que il sait faire des bonnes campagnes et que il se renforce pendant les campagnes, même si il fait peur ou s'il est considéré comme l'abomination de la désolation par une majorité de Français. Il n'empêche il est bon en campagne.
Est-ce qu'il pourrait Est-ce qu'il pourrait gagner au second tour pour vous face à Marine Le Pen ou face à Jordan Bardella ? Je crains que non. Pour quelle raison ?
Je pense que euh il y a plus de gens qui ne sont favorables ni à Jean-Luc Mélenchon, ni à Méton Bardella. Je pense que il les deux suscitent des oppositions très fortes, mais je pense que ceux qui au premier tour ne voteraiit ni pour l'un ni pour l'autre seront plus nombreux s'il y a une hypothèse Jean-Luc Mélenchon à voter Bardella même si ça n'est pas de gaié de cœur. Mais quand j'ai dit ça, c'est comme ça que je vois les choses.
Et je reconnais que comme toujours à presque un an de l'élection, un peu moins maintenant, les sondages ne sont pas du tout des attentions de vote réelles. Et que donc ce qu'on dit, on doit le dire en en n'ayant pas le sentiment d'avoir des certitudes, mais je pense que Jean-Luc Mélenchon progressera pendant l'élection. Euh je ne pense pas que il a gagnera.
Bon, mais je me trompe peut-être. Alors monsieur Diamel, pour prendre un peu de large, quand vous regardez par exemple les élections qui ont eu lieu aux États-Unis, pourquoi à votre avis Camala Haris a perdu contre Donald Trump et pourquoi l'extrême droite suprémiste a-t-elle gagné aux États-Unis ? Pourtant, il y avait une candidate qui était extrêmement, on va dire ça, centriste, comme on pouvait le dire et qui en fait a échoué à modéré et qui a échoué à mobiliser euh les gens suffisamment pour pouvoir battre l'extrême droite.
Nous ne sommes pas tellement sur Donald Trump qui a accumulé tellement de voix qu'il a gagné, nous sommes sur une candidate démocrate qui s'est au contraire effondrée sur le nombre de voix qu'elle aurait dû recueillir. Je pense que Camel Haris était une femme extrêmement honorable qui était d'ailleurs d'un bon niveau, mais que la campagne classique qu'elle a faite face à Trump qui n'est pas forcément du même niveau intellectuel mais qui a des capacités en campagne qui sont hors du commun ont inversé ce qui aurait pu se produire. D'ailleurs, d'ailleurs, elle a perdu, elle avait démarré à un assez bon niveau comme elle ris, elle a perdu progressivement pendant la campagne et Trump qui était considéré comme quand même déjà he puisqu'il avait déjà été candidat comme un agité, bah il n'empêche qu'il a nettement progressé pendant la campagne.
Ce que ce que je voulais vous dire par là, c'est que quand vous regardez par exemple l'exemple italien, l'exemple états-unien, et bien on voit que quand vous avez un candidat qui est modéré, comme on dit, en fait, vous n'avez pas le phénomène justement de dynamique et de force que nous nous arrivons à faire dans les urnes. Et je vais vous dire, monsieur Duamel, et ça vous le savez, le moment s'il arrive où il y a un second tour entre la France insoumise, la gauche de rupture et l'extrême droite, sera aussi un moment où chacun et chacune devra choisir son camp. Et je crois que vous le savez et que celles et ceux qui se diront que face à l'extrême droite parce que Jean-Luc Mélenchon parfois parle fort ou je ne sais quoi, choisiront soit de ne pas aller voter, soit d'aller voter pour l'extrême droite, porteront une lourde responsabilité.
Je le dis parce que par exemple dans les sondages que vous prenez pour expliquer que Jean-Luc Mélenchon serait battu par le RN, il se trouve que dans son sondage quand on regarde le détail, il y aurait 25 % des socialistes qui voteraient pour la candidature de Jordan Bardella, en l'occurrence euh face à Jean-Luc Mélenchon. Je ne le crois pas une seule seconde. Je ne le crois pas une seule seconde et c'est complètement antinomique par rapport à ce qui s'est passé en 2024.
Nous réussirons à battre l'extrême droite dans ce pays si tout le monde va aux urnes, notamment parce que entre 2022 et 2027, il y a 4,2 millions de jeunes qui ont atteint l'âge de la majorité et qui vont donc pouvoir voter. Deux mots, deux mots de conclusion. Allain et ça signifie que les deux seraient l'un comme l'autre euh en finale et ça n'est pas mon pronostic.
Et bien nous verrons. Mais je vous dis, monsieur Diamel, il n'existe de France que ce que nous en faisons et le futur n'existe pas. C'est ce que nous créerons.
Merci. Ça ça peut se soutenir. Et merci Alain de Amel.
À suivre le 20h Julie Ahmet, la guerre est-elle en train de reprendre quasiment sous nos yeux ce soir au Moyen-Orient ? tout de suite.
Mathilde Panot