Clément Beaune : Regards sur la situation politique et l'engagement public
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
La période politique est difficile. Êtes-vous inquiet ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Pensez-vous qu'il faut mettre sur le même plan les deux extrémités de l'échiquier politique ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment voyez-vous les choses face à l'antisémitisme et au racisme ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que la France serait prête à élire des personnes LGBT au plus haut sommet de l'État ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous toujours que la politique est belle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Fait
« On a des tensions politiques dans beaucoup de nos démocraties. »
- 0:45Fait
« La question de la peur est sans doute un des enjeux politiques et du vote aujourd'hui les plus importants. »
- 3:30Fait
« Les actes antisémites ont explosé, le racisme est présent. »
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Alors, la période politique que nous connaissons est difficile. C'est moins qu'on puisse dire tant en France qu'à l'international avec un regain des tensions au proches et au Moyen-Orient. Êtes-vous inquiet ?
Oui, c'est une situation qui est évidemment inquiétante. On voit bien à quel point quon regarde tous les jours les images de la télévision, c'est malheureusement la réalité, il y a un conflit avec des répercussions qui sont aussi dans la vie quotidienne sur le prix de l'essence et d'autres choses qui sont évidemment moins dramatiques pour nous européens que pour ceux qui vivent ce conflit au ProchOrient. Mais l'actualité internationale et nationale est difficile.
On a des tensions politiques dans beaucoup de nos démocraties. On a des préoccupations qui sont exprimées par beaucoup de nos concitoyens. Il y a pas mal de chercheurs qui montrent en ce moment que la question de la peur est sans doute un des enjeux politiques et du vote aujourd'hui les plus importants.
Je crois qu'il faut prendre en compte avec lucidité cette question. le choc démographique, l'angoisse climatique, les tensions géopolitiques, la polarisation de la vie politique et une certaine violence, mais aussi euh avoir un message d'espoir parce que on ne construit pas en étant des marchands de peur. Et puis des réponses notamment au niveau européen pour apporter de la solidarité, apporter de la relance économique qui ont été possibles et puissantes.
Alors, la montée des extrêmes est de plus en plus visible en France. Pensez-vous néanmoins qu'il faut mettre sur le même plan les deux extrémités de l'échiquier politique justement ? Alors, il y a des points communs, c'est que les deux parties extrémistes, c'est d'ailleurs pour ça que sont qualifiés comme tel dans la science politique aussi euh dans les étiquettes politiques, euh pratique une forme de radicalité.
Alors, radicalité dans les programmes, c'est leur droit, mais radicalité dans les mots et parfois dans leur militantisme et dans des actes euh avec des liens avec des groupes violents qui demeurent. Il y a rarement des groupes qui se revendiquent du centre et qui commettent des violences comme on les a vu à Lyon par exemple ces dernières semaines. Donc oui, je pense qu'il y a un rapport à la brutalité politique et à la brutalité tout court qui réunit les deux extrêmes, gauche et droite.
Ensuite, ça n'est pas la même histoire et puis surtout ça n'est pas le même danger politique électoral aujourd'hui, il faut le dire aussi. On va avoir une élection présidentielle dans un an. Il y a un extrême qui peut accéder au pouvoir.
Je pense que ça n'est pas écrit, que ça n'est pas acquis et qu'on doit se battre quand on n'est pas de cette famille politique pour l'éviter. C'est l'extrême droite. Alors, notre société est traversée par des forces noires avec un racisme décomplexé avec des airements antisémites également au sein même de certains groupes politiques.
Comment voyez-vous les choses vous qui avez eu dans votre famille si je ne m'abuse des victimes de la choa ? Oui, je veux pas mélanger les choses et la gravité des événements, la déportation et la situation que nous vivons aujourd'hui. Mais cette mémoire, elle doit individuellement, c'est le cas dans ma famille, par la transmission, collectivement surtout nous mobiliser parce que l'antisémitisme n'est pas résiduel comme l'a dit un leader politique bien connu.
Les actes antisémites ont explosé, le racisme est présent, l'homophobie, d'autres formes de haine qui à la fin se rejoignent parce que c'est toujours une forme de rejet de l'autre, de stratégie du bouquém mystère et à la fin de violence dans les mots et souvent dans les actes après les mots. Donc, on doit être toujours vigilant. La société n'est pas immunisée contre les dérives violentes.
On le voit, elles reviennent, elles augmentent. Donc c'est une éthique qui commence dans les mots quand on est responsable public de chacun. Quand on est violent dans les mots, on déclenche toujours à la fin la violence dans les actes de quelques-uns.
Ah, il y a quelques années, vous avez fait le choix de révéler votre homosexualité. Pensez-vous que la France serait aujourd'hui prête à faire élire des personnes issues de la communauté LGBT au plus haut sommet de l'État ? Alors, je l'espère oui et je crois que ce ne serait pas un problème.
Moi, j'ai été élu alors pas au sommet du sommet comme député par exemple. J'ai été ministre et ça n'a pas posé de difficulté, même si euh je l'ai dit et je l'ai vécu, je le vis encore. La haine homophobe aussi existe par les réseaux sociaux, par les mots qu'on reçoit, parfois par les attaques physiques.
Je l'ai vécu comme beaucoup d'autres et d'autres et beaucoup d'autres beaucoup plus que moi. Donc on doit là aussi être vigilant. Moi, la raison fondamentale pour laquelle j'ai dit quelque chose sur ma vie privée, pas avec qui je faisais ma vie, mais sur mon orientation sexuelle, c'est parce que je voulais que des jeunes, même si ça n'est que quelques-uns, se disent "Bah, on peut être en politique à haut niveau de responsabilité ou dans le secteur privé ou dans le secteur sportif, dans le domaine culturel et cetera et être à l'aise avec ça." J'aime pas beaucoup l'idée de modèle parce queon est modèle de personne mais l'idée que beaucoup de jeunes ont encore besoin d'avoir en tête qu'on peut dans son parcours viser des responsabilités de l'ambition sans se dire que parce qu'on est une femme ou parce qu'on est LGBT ou parce qu'on a telle ou telle religion on serait bloqué.
C'est parfois le cas mais il y a des chemins possibles et il faut le dire. Ah vous avez été ministre et conseil spécial d'Emmanuel Macron. Pensez-vous toujours que la politique est belle ?
Oui, je l'ai je l'ai écrit. Je le pense à chaque instant, même dans les instants difficiles. Il y a pas beaucoup de choses plus belles que l'idée quand vous êtes maire, quand vous êtes député, quand vous êtes ministre, quand vous dirigez une région, un département où vous avez un rôle modeste dans toutes ces assemblées ou dans des associations, euh que se dire que ce qu'on fait fait bouger un tout petit peu la vie collective ou beaucoup parfois euh et que on a une responsabilité, qu'on a une possibilité d'impact.
L'idée de l'impact, je pense que c'est très important. Et moi, j'ai rencontré quand j'étais par exemple au gouvernement des dizaines de maires par exemple de petites et de grandes villes de toute sensibilité politique pour être honnête qui était sincère dans leur engagement et qui étaient efficace dans leur engagement. Et on critique beaucoup hein à travers les rémunérations, les frais et cetera.
Honnêtement, l'immense immense immense majorité des responsables politiques, quel que soit leur étiquette, sont dévoués et font bouger les choses pour la collectivité. Donc, il faut dire que c'est beau et il faut y croire. Ohoh
Clément Beaune