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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 10 septembre 2026 17 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

"Donald Trump considère l’Amérique comme son entreprise..." (Jérôme Viala-Gaudefroy)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Votre réaction à la déclaration de Donald Trump sur son projet économique ?

  • 0:33OuverteRéponse directe

    Pourquoi parle-t-il de dividendes comme pour une entreprise ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Cette convention républicaine est-elle une preuve de fragilité de Trump ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    Pourquoi organiser une convention avant les élections de mi-mandat ?

  • 2:33RelanceÉludée

    Les promesses de Trump sont-elles crédibles ?

  • 3:10OuverteRéponse directe

    Clinton parlait de 'vieille économie stupide' : Trump reprend-il cette rhétorique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:03Chiffre
    « Il y a encore une base républicaine autour de 30 à 35 % qui le soutiennent au Mordicus, quoi qu'il fasse d'ailleurs. »
  • 8:21Fait
    « Il a dit qu'il allait aller dans tous les états. »
  • 11:39Chiffre
    « 31 % soutiennent les opérations militaires contre l'Iran. »
  • 14:45Chiffre
    « Ça va coûter 1300 milliards de dollars. »
  • 15:25Fait
    « Il pourra dire après à ses électeurs, je vous avais promis 5000 dollars et regardez les démocrates qui ont pris la chambre des représentants empêche de voter cela. »
  • 16:42Fait
    « Les présidents en fonction perdent régulièrement les termes. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

votre réaction que vous avez entendu cette déclaration, cette promesse fracassance de de Donald Trump, il est prêt à tout pour sauver la fin de son mandat, les deux années qui restent. Oui. Alors, ça semble un petit peu de le désespoir en réalité parce que c'est le Congrès qui est d'ailleurs en charge de la de la bourse he aux États-Unis. Ce n'est pas l'exécutif, c'est pas le président. Donc ce qu'on c'est qu'effectivement malgré cette annonce de toute façon il faudrait que ça passe. Imaginons que ce soit son projet, il faudrait que ce soit validé par le par le congrès. Et pour ça, il faudrait qu'il ait les deux chambres à la rentrée après les les élections. Et puis ce qui est intéressant effectivement pour rebondir sur ce que vient de dire Frédéric, c'est les termes qu'il utilise

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parce qu'il parle de dividende. On parle de dividendes quand on parle à des actionnaires et donc Trump considère que l'Amérique c'est son entreprise et qu'il distribue comme ça des dividend comme une assemblée de d'actionnaires en disant voilà j'ai il y a du a c'est rentable maintenant grâce à moi. Euh voilà. Alors il parle il parle il a parlé un petit peu de l'Iran en montrant quand même en disant qu'il y avait un rapport avec l'augmentation des prix mais que ça valait le sacrifice. Donc on voit que là on a un changement aussi dans le récit. Avant c'était non, il n'y a pas d'impact et maintenant c'est oui mais ils étaient à 15 jours d'avoir la bombe nucléaire. Donc c'est le sacrifice que je vous demande mais ça va dès après le 3 novembre ça ira mieux les prix vont

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baisser si vous votez donc pour pour la majorité républicaine. Euh Christophe Gascar, bonjour notre éditorialiste spécialiste des questions internationales à France info. Sachant que là aussi c'est un signal une fois on va revenir sur le fond mais sur la forme. L'organisation de cette convention des républicains. C'est inédit avant des avant des élections de Mandat. Normalement, c'est avant les élections présidentielles. Donc là, ça a été fait exprès. Est-ce que c'est aussi rien que sur la forme une preuve de la fragilité de de Donald Trump ? Effectivement, jamais les républicains n'avaient organisé un tel meeting avant les élections demi-mandat. Et la même chose effectivement pour les démocrates. Pourquoi ? parce que finalement on le voit bien dans ces images, il va

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personnaliser totalement cette campagne. Et ça marche, ça marche parce que vous voyez sur ce plateau, on parle de ces effets d'annonce avec les 5000 dollars aux États-Unis aussi. Et Donald Trump est avant tout un homme qui sait utiliser le marketing. C'est un homme qui sait utiliser son nom et c'est la raison pour laquelle il a aussi pris la parole assez longuement. On rappelle que cette convention de mi-mandat pour les républicains, elle se prolonge. D'ailleurs aujourd'hui. Il y a J d' Evens qui va prendre la parole. Il y a également Caroline Lévit qui est donc qui s'occupait de la presse et qui va prendre la parole elle aussi. Le but c'est de mobiliser une base, sa base MAGA autour de son nom et faire des promesses. Et les promesses n'engagent que ceux qui veulent bien les écouter.

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Et en l'occurrence, on est habitué à ce que les promesses euh et bien ne soient pas forcément tenues euh par Donald Trump pour rappel que cette guerre qui a été engagée, il avait fait la promesse que ça durait combien de temps Fanny ? 5 semaines. Bah ça fait un peu plus que 5 semaines. On est à peu près au 7e mois. Frédéric Sandretto, est-ce que on parlait de cette aveu d'échec, aveu d'impuissance finalement de Donald Trump quand on arrive plus à convaincre par les idées ou par la politique qu'on a mené par un bilan, on en vient à dire voilà, je vais vous payer pour aller voter pour moi ? Oui, c'est l'amalgame. C'est ça. C'est-à-dire que finalement on sort l'argument économique mais qui a toujours été présent finalement dans tous les les échanges politiques.

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Clinton, il avait cette phrase vieille économie stupide. Enfin vraiment ça ça a toujours été le cœur quand même de l'intention de vote électoral. Donc il ressort cet argument mais là l'amalgame est extrêmement frappante. C'est-à-dire que si finalement je suis élu à la chambre des représentants et au Sénat aurez vous aurez 5000 dollars. Le paradox c'est que la situation économique est quand même compliquée aux États-Unis actuellement. On a un taux de chômage enfin taux de chômage 4,2 qui est bon mais une inflation qui qui est croissante et dû notamment à l'impact de la guerre en au Moyen-Orient. Donc si vous voulez, il joue sur les deux tableaux, on est vraiment dans un contrediscours en disant "Bah finalement, je vais vous donner cet argent individuellement." Et se met dans

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une posture où on a l'impression qu'il rejoue les présidentiels. On n pas du tout l'idée d'être dans une convention de myterme. Il est le centre de l'attention. Il a vraiment cette posture présidentielle alors qu'on parle d'élection de midterme. Oui. Sur les conventions, c'est intéressant parce que les démocrates avaient fait avaient tenté une convention de mythme en 82. En 1982, ça avait été un échec total. et ils avaient dit "On ne refera plus jamais ça." Parce qu'une convention en fait, c'est le moment où euh tous les délégués des États choisissent le candidat. Et là, évidemment, on n'est pas du tout dans ce dans cette dans cette idée-là. Et ce que Trump est en train de dire et il le redit, il a redit encore cette nuit, c'est euh voter comme si j'étais sur les

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bulletins de vote. Et ça c'est vraiment très important parce que euh il pense mais je crois qu'il il croit vraiment que ça va motiver sa base parce que c'est très le pouvoir est très personnalisé mais évidemment c'est à double tranchant et là-dessus les démocrates sont très heureux que la que l'élection se fasse aussi sur la question de Donald Trump qui est très impopulaire quand même. Euh peut-être on va voir ces ces sondages effectivement et ces chiffres avec vous Christophe Gascar euh sur la popularité euh de Donald Trump et qui a effectivement euh dégringolé. Peut-être on va pouvoir voir ces ces chiffres. Et d'ailleurs, si vous allez sur le site du du New York Times, ils agrègent finalement cette côte du popularité depuis qu'il est arrivé au pouvoir donc il y a 2 ans. Et on voit

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bien que les deux courbes, vous les voyez ici, se sont totalement inversées. Le rouge, c'est donc la désapprobation et le bleu, c'est ce qui approuve la politique, la côte du popularité de de Donald Trump. Et on voit bien effectivement que ces deux courbes et bien elles sont en train de s'écarter de de plus en plus. euh c'est quand même 20 points d'écart entre le moment où il est arrivé au pouvoir il y a 2 ans. C'est donc un signe important. Néanmoins, on peut aussi quand même euh euh j'allais dire mettre un petit peu d'eau dans son vin et en tout cas rassurer les électeurs de de Donald Trump parce que ils sont aussi nombreux. Et bien euh il y a encore une base républicaine autour de 30 à 35 % qui le soutiennent au Mordicus, quoi qu'il fasse d'ailleurs.

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Et donc il sait que cette base-là, elle est encore solide. Euh c'est surtout, vous savez, les élections aux États-Unis, elle n'est pas seulement binaire, il n'y a pas uniquement les Républicains et les démocrates, il y a aussi les indépendants. C'est aussi eux, ce sont surtout eux d'ailleurs qui font l'élection qui jusqu'au dernier moment et bien vont plutôt balancer d'un côté ou de l'autre. Ce qui est assez intéressant, c'est que dans cette convention euh qui se passe donc à Dallas, ce n'est pas pour rien aussi qu'il a choisi euh le Texas parce que le Texas, c'est justement un bastion qui traditionnellement reste euh aux Républicains. Euh d'ailleurs, aucun démocrate n'y a remporté une élection intermédiaire depuis 1994. Et là, justement, dans la course au Sénat, il y

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a un homme qui s'appelle Ken Paxton qui est donc républicain et qui face à un démocrate qui lui pourrait effectivement remporter ce siège là. raison pour laquelle effectivement cette convention a été choisie cet endroit qui était à la convention d'ailleurs hier soir. Exactement. Frédéric Sandreto. Effectivement c'est ce que rappeler Jérôme Dial Gafroid hier pendant son discours. Alors il a promis un chèque de 5000 dollars à toutes tous les Américains majeurs. Il a aussi dit "Je vous demande de faire comme si j'étais sur le bulletin." Quand on voit cette courbe que nous a montré à l'instant Christophe Gascar, on se dit que Donald Trump est dans le déni. Alors oui, mais il a toujours été parce qu'il affirme finalement ce qu'il veut. il a enfin il a c'est pas la première

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fois qu'il opère une stratégie de déni. Non, je pense qu'il est-ce qu'il reste malgré tout malgré cette côte de popularité qui dégringole, est-ce qu'il reste malgré tout chez les MAGA et dans l'électorat républicain plus largement quand même le facteur primordial de mobilisation ? Est-ce qu'il a raison de dire aux personnes sales, je vous demande de faire comme si j'étais moi sur le bulletin ? Oui, parce que je pense qu'il veut enfin, il cherche un plébiscite finalement autour de lui-même et surtout il il cette base Magal est quand même fracturée. Il y a eu quand même des départs, il y a eu des démissions, des mises à la porte. Euh Tucker Carlson, Marjorie Green. Donc il y a quand même c'est ce qu'a rappelé Jérôme tout à l'heure, on essaie d'avoir une cohésion

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autour d'une convention et là c'est lui qui se pose en sauveur et c'est la posture qu'il adopte. C'est-à-dire, je vais vous donner de l'argent, je suis le président rassurant, je vais être là pour vous. Donc il a à la fois la stature de sauveur en même temps très paternaliste h où il va dire "Bah, je retrousse mes manches et je vais m'y mettre et j'ai 54 jours pour le faire." et et ça ça a réussi à convaincre les électeurs parce que c'est un président qui est dans le performatif, c'est-à-dire que il dit quelque chose, il va être dans l'action immédiate. Et je pense que les électeurs aiment ça. Il y a quand même une part de en se disant bah le le président fait l'effort de venir vers nous euh avec des choses simples. Finalement, de quoi il a gagné quelque part ? Tout le monde parle de cette

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anecdote enfin de ce discours sur les 5000 dollars. Oui. Donc sa communication est passée. De là à ce que ça soit fait, c'est autre chose. D'ailleurs, il a dit qu'il allait aller dans tous les états. Il a dit "Je vais je vais il va faire campagne, il va aller sur le terrain." Mais alors justement la question que je me posais aussi quand on voyait cette phrase, je vous demande de faire comme si j'étais sur le bulletin. Quel message ça envoie à tous les candidats ? Ah ben c'est-à-dire que de toute façon, il faut que les candidats soient c'est la la loyauté avant tout. Et si j'ai bien compris, il il y a beaucoup de candidats qui n'étaient pas là. Oui, préfèrent Donald Trump et qui d'ailleurs ne parlent pas vraiment de Donald Trump mais parlent plutôt alors de leurs

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adversaires. Et d'ailleurs c'est il y a deux choses, c'est essayer pour Donald Trump de d'avoir ses électeurs, de les motiver à les voter parce qu'en fait c'est surtout une manque de motivation de ce côté-là. Ils vont pas aller nécessairement voter démocrate, hein, mais par contre, c'est qu'ils aillent voter. Donc, c'est le problème de l'abstention éventuelle. Et puis c'est aussi de parler de l'adversaire comme d'un ennemi. Donc là, on est dans un une rhtorique de la guerre froide, les communistes, les musulmans aussi par rapport à à notamment El Saed qui a été qui est le candidat démocrate au Sénat à dans le Michigan. Et donc c'est de faire peur euh pour dire bon ben voilà, je on aime peut-être pas Trump mais on va quand même aller voter euh pour lui parce que regardez c'estes ces ces non

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Américains qui vont euh qui vont euh venir euh euh au pouvoir. Et ça c'est vraiment un élément important, c'est cette forme de rendre d'altérité de de le de la de l'adversaire. n'est plus un américain et on [raclement de gorge] le voit justement dans cette période aussi, on est à l'anniversaire du 11 septembre, il y a vraiment aussi une division là-dessus sur cette donc Frédéric Sandr cet argumentaire là fonctionne toujours. Oui, il est dans une logique manquaine ce qu' a dit Jérôme tout à l'heure, c'est-à-dire qu'il y a les bons et les mauvais et donc entre il y a rien. Donc c'est c'est vraiment cet extrémisme, cette polarisation et il joue sur la polarisation à chaque fois, il l'accentue. Oui. Une polarisation qui se trouve également sur les réseaux sociaux.

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On nen parle pas assez mais nous sommes à la télévision mais aujourd'hui les Américains comme d'ailleurs une grande partie des Français désormais s'informe essentiellement via les réseaux sociaux et donc lorsqu'il fait des des punchlin où il parle des 5000 dollars, il sait que ça va être reçu à un moment ou un autre et il a toujours cette capacité effectivement comme un homme de marketing à trouver à la fois les phrases choc les phrases rassurantes et lorsque l'on veut gagner une élection et il le sait c'est sur le pouvoir pouvoir d'achat. Néanmoins, on peut quand même lui dire que le pouvoir d'achat, s'il n'y avait pas eu cette guerre et cette montée du baril plus de 100 dollars aujourd'hui du pétrole, et bien les Américains ne peigneraient pas autant comme les Français d'ailleurs à

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faire leur plein et avoir effectivement le le le la comment dire le la difficulté pour eux tout simplement de d'utiliser leur voiture parce qu'ils en ont besoin. Surtout dans un pays où effectivement le le le gasol est important. Je vi la G. Allez-y. Non, non, mais on parlait effectivement de du pouvoir d'achat et là de l'argumentaire de Donald Trump pendant cette convention à des Républicains. Mais enfin là, on va voir aussi ce sondage Reuters pour Ipsos. 72 % des Américains se disent critiquent de sa politique économique. 31 % soutiennent les opérations militaires contre l'Iran, donc une minorité. Est-ce que ce discours et puis c'est ce chèque de 5000 dollars promis, ça ça va compenser là ce que disait Christophe et ce qu'on voit dans les sondages, le fait que les

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Américains souffrent de la politique de Donald Trump Ah non, pas du tout parce que enfin moi je pense que ça va être très compliqué. Déjà il a il y a tellement eu de promesses qui n'ont pas été promis enfin qui n'ont pas été tenu pardon. Donc euh là, on en est une encore après l'autre. Et puis il y a l'Iran, mais il y a aussi en ce moment, il y a les tarifs doigniers et cette guerre commerciale avec le Canada. Et ça, ça pose aussi des d'énormes problèmes dans beaucoup d'États, notamment les États frontaliers, mais pas uniquement, hein. Il a promis que par exemple euh Bombardier euh ne pourrait plus vendre parce que c'est une entreprise canadienne, mais elle a son siège social aux États-Unis, elle donne du des emplois aux États-Unis. Enfin voilà. Donc il y a il y a un nombre

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d'éléments qui s'ajoutent quasiment chaque semaine qui ne favorise pas cette impression que oui, les choses vont changer, vont s'améliorer. Et effectivement, l'essence, c'est essentiel aux États-Unis. Elle est jusqu'à 5 dollars dans certains États comme en Californie par exemple et elle était à déjà quand elle était à 2,50 presque 3 dollars Trump disait justement "C'est une honte, regardez ce qu'a fait la politique de Biden." Donc il n'est pas très crédible quand même. En tout cas à part les gens qui sont déjà convaincus, ça va être très compliqué. Et justement Frédéric Sandr, vous parliez de parole performative, c'est-à-dire je dis et je fais en même temps, mais la question qu'on se pose après maintenant 2 ans de mandat effectivement toutes ces promesses qui

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n'ont pas été suivies des faits, est-ce que la parole au-delà d'être performative, est-ce qu'elle arrive à être crédible la parole de Donald Trump et même quand il dit "Je vais faire un chèque de 5000 dollars" à chaque américain majeur quand on disait c'est 1000 milliards de dollars de coût, c'est vous qui faisiez cette estimation. Qui qui y croit ? Je pense que les Américains sont pas dup. Voilà. Mais c'est on est on est dans une logique électorale donc il va falloir convaincre. Après, c'est certainement un effet d'annonce. C'est même sûr, c'est un effet d'annonce et Trump aime bien jouer sur la provocation. Alors ça va pourquoi le chiffre des 5000 ça peut interroger ? Est-ce que ça correspond à quelque chose finalement ? 5000 en l'occurrence c'est un chiffre

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qu'il a déjà utilisé mais si on regarde bien le salaire moyen médiant hebdomadaire pour un américain est autour de 1250 dollars. Donc en fait vous avez une sorte de 13e mois. Euh c'est un c'est 5000 dollars, ça représente à peu près pour un salaire médian, hein. Je je dis bien ça peut paraître beaucoup pour un un français, mais en l'occurrence c'est c'est c'est le coût avant les taxes, bien évidemment. Euh donc euh en fait, c'est une sorte de 13e mois. Donc il propose effectivement euh de de d'offrir euh d'offrir tout cela. Mais ça rappelle aussi et je sais pas si vous vous en souvenez euh pendant la campagne électorale, Elon Musk qui avait promis un chèque d'un million de dollars à une sorte de tombola à tous les républicains qui iraient voter pour Donald Trump.

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Donc on est toujours dans cette combinaison de si vous votez pour moi, je vous donne de l'argent. Rapport au moment du Covid, il avait là pour le coup ça avait été voté par le Congrès. C'est la grosse différence. Il y avait eu un chèque qui avait été envoyé aux gens pendant le Congrès et Trump avait mis son nom dessus. C'est-à-dire que les gens, il y avait une confusion. C'était pas un chèque de l'État. Vous receviez un chèque marqué Donald Trump. il personnalise tout ce qu'il fait et donc là il il essaie de jouer sur sur cette cette ce récit hein. Mais sachant vous le dis effectivement mais vous vous le disiez Frédéric Sandreto, ça n'a pas été ni budgétisé ni on a compris d'où ça venait mais là concrètement si ça devait être voté quelle serait les pist comment

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trouver cet argent là ? C'est alors lui il a parlé de des tarifs doués mais les tarifs doués ça représente à peu près 200 250 milliards donc on est loin des 1200 qu'il faudrait donc il n'a aucune réponse à ça mais c'est pas grave en fait c'est jamais les détails qui intéressent et il y a peut-être un objectif aussi c'est de de frustrer finalement vous promettez 5000 dollars il sait qu'il va perdre il a en tout cas une probabilité de perdre la chambre des représentants euh sachant que comme vous le disiez très justement ça va coûter 1300 milliards de dollars. est énorme. C'est uniquement si les deux chambres sont d'accord. Donc il pourra dire après à ses électeurs, je vous avais promis 5000 dollars et regardez les démocrates qui ont pris la chambre des représentants

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empêche de voter cela. Donc, on est totalement dans le populisme de base, c'est-à-dire de euh face à des des problèmes très complexes, donner des solutions très simples euh et de dire qu'alors que les caisses sont je ne dis pas qu'elles sont vides, mais en tout cas, on sait en l'occurrence qu'aux États-Unis la dette est extrêmement importante. On en parle en France, mais aux États-Unis, c'est la même chose. Il y a quand même une dette très lourde. Et effectivement, je ne pense pas que le Sénat et la chambre des des des représentants aura la capacité de voter 1300 milliards. il pourra dire moi je vous l'avais promis bah regardez vous avez pas voté pour moi et ben vous n'aurez pas vous 5000 dollars donc il y a quand même une volonté aussi derrière de de frustrer certains électeurs qui

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n'auraient pas mis son le bon bulletin de d'ailleurs il fait pari que il dit là faites voter comme si j'étais sur le bulletin et si les républicains perdent et notamment perdent le Sénat, il dira "J'ai été j'ai on a perdu les les républicains ont perdu parce que je n'étais pas sur les bulletins de vote." Il il transforma il transformera le récit, il inversera le récit totalement. Frédéric Sandreto, là on disait, il y a ces élections de mi mandat qui sont début novembre. Peut-être qu'on va voir ces chiffres. Encore une fois, les Républicains sont plutôt mal partis là. J'ai plus de chiffre sous les yeux, mais enfin bon, les sondages sont pas très favorables pour les républicains. Que se passe-t-il si Donald Trump perd la majorité au Congrès ? Alors, souvent ça arrive, je parle sur

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le contrôle du Jérémie. Est-ce qu'il aura encore les moyens de mener une politique ? Historiquement, les présidents en fonction perdent régulièrement les termes. Voilà, c'est le principe de la démocratie, principe de l'alternance. Alors, il faut savoir ce qu'il peut faire politiquement. Est-ce qu' personnellement ça sera un désaveu total, vraiment une un désastre pour lui parce que c'est un homme qui ne supporte pas la défaite. C'est il se catégorise comme winner. Après, ça sera très compliqué de faire passer des lois mais euh faut savoir exactement la composition qu'il y aura.