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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 26 avril 2026 24 min

Donald Trump évacué après des tirs à Washington : "On a évité un massacre", selon Christophe Gomart

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Christophe Gomard. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France info.

Bonjour Mathilde Sirot. Bonjour. Notre consort du Point pour vous interroger.

Vous êtes ancien général de de corps d'armée, ancien patron du renseignement militaire, ancien commandant des opérations spéciales. Vous êtes actuellement député français au Parlement européen, membre des Républicains. L'information de la nuit, ce sont donc ces tirs entendu et vu à Washington au cours d'un gala auquel participait Donald Trump.

Le président américain a été évacué cette nuit. C'était le gala des correspondants de de la Maison Blanche. Il est sain et sauf.

Le suspect a été interpellé. Un loup solitaire dit Donald Trump. Ce suspect sera entendu demain, comparaîtra demain devant la justice américaine.

Votre première réaction Christophe Gomard après ces cet incident grave sur le sol américain avec Donald Trump. Il se passe toujours quelque chose finalement. chaque jour apporte son lot de surprise.

Euh c'est quand même la troisème fois qu'il est visé directement. On se souvient pendant la campagne où il une balle avait l'avait légèrement blessé. On se souvient sur son terrain de golf une deuxième fois et puis la troisième fois donc lors de ce dîner avec les correspondants de presse américain ou aux États-Unis.

Euh ça finira mal. C'est c'est vrai que la civilisation américaine ou la population américaine est une population assez violente. C'est quand même il y a eu deux présidents américain assassiné Ronald Rean quatre même pardon.

Ronald Rean lui-même avait été grièvement blessé devant cet hôtel il y a quelques années dans les années dans les années 80. Donc euh c'est à la fois étonnant euh mais c'est finalement pas surprenant quand on regarde l'histoire euh américaine. Selon vous euh quand on voit le profil du tireur, les premiers éléments qui apparaissent, un instituteur d'une trentaine d'années qui vivait en en Californie, qui avait manifestement fait un don modeste, 25 dollars pour la campagne de Camala Haris qui était la candidate des démocrates à la dernière présidentielle.

Est-ce que vous pensez que c'était Donald Trump en personne qui était visé ? Alors, j'imagine oui, c'estàd que c'est la personnalité reçue. Il y avait aussi JDV, c'est Marc Rubio qui était présent dans cette cérémonie dans ce ce dîner de gala.

Moi ce qui me surprend vraiment c'est que cet homme aurait loué une chambre dans cet hôtel et que le cycle de service qui normalement est là pour assurer la sécurité du président des États-Unis n'est pas j'allais dire vérifié en amont quels étaient les locataires de cette dans dans l'hôtel et vérifier qu'effectivement il n'avait pas amené les armes même si les armes sont en circulation libre aux États-Unis c'est quand même surprenant qu'un homme avec un fusil de chasse semble-t-il un pistolet et des couteaux soient présent dans cet hôtel au même moment où le président des États-Unis y est Vous l'avez dit, Christophe Gomard, on sait qu'il y a évidemment euh dans cette civilisation américaine énormément de violence, beaucoup de circulation d'armes. Vous avez vu ces images euh et ces ces faits qui se sont déroulés cette nuit à l'hôtel Hilton de Washington en présence donc euh à ce dîner de de tout le gratin de la presse américaine, de tout le gouvernement aussi. Est-ce que ça vous semble normal d'un point de vue du dispositif de sécurité qu'un tel individu lourdement armé ait pu s'introduire dans l'enceinte de l'événement ?

C'est c'est le le côté surprenant, c'est qu'à la fois les États-Unis sont un pays vous euh très surveillé avec euh des services de renseignement très professionnel, avec une police très présente, un Secret Service qui est là pour protéger le président lui-même. Il y a si dans leur dispositif pour accéder à cette salle de ballle, il y avait plusieurs checkpoints, j'allais dire dans lesquels les gens se faisait fouiller pour être sûr que ceux qui rentraient dans la salle n'avaient pas d'armes, n'avaient pas de de moyens, j'allais dire d'armes contantes ou de moyens, j'allais dire, de blesser ou de tuer quelqu'un. Euh on voit dans sur les images envoyées d'ailleurs par Donald Trump sur réseau social, on voit un homme qui court et qui essaie de franchir euh le un des barrages mis en place par justement par le cycle de service.

Euh il se fait arrêter tout de suite et on voit tous les hommes qui dégainent rapidement et l'homme a dû tirer et on entend les tirs quand on est à la place de Trump, on entend des tirs enfin des des détonations assez sourdes. Donc on remarque en effet que il est bien protégé mais à la fois toute protection présente un certain nombre de faiblesse comme c'est le cas ici. Mais justement, on peut se dire que le dispositif de sécurité finalement a fonctionné puisqu'il y avait ce ces détecteurs de de métau semble-t-il.

Voilà ce contrôle qui était installé en amont de la salle qui n'était pas dans la salle dans le lobby de l'hôtel a priori. Donc on peut se dire que finalement euh l'homme n'a pas réussi à pénétrer dans la salle. Oui, l'homme n'a pas réussi à pénétrer dans la salle.

Il tire avant et il est arrêté avant d'entr la salle. Le détecteur de métau je dirais n'a pas forcément fonctionné parce qu'on le voit il passe à côté détecteur mais mais c'est là où il y avait du coup des des des officiers des membres des forces de sécurité qui ont pu intervenir. Oui, exactement.

C'estàd qu'il y avait un barrage qui a franchi mais s'est rapidement fait attraper ensuite même si visiblement il a tiré sur un des agents de sécurité qu'il n'a pas blessé puis le la balle ou la la la cartouche est arrivée dans le gilet par balle. Le tireur était lourdement armé. au moins un fusil à pompe, plusieurs armes blanches en sa possession.

Est-ce que vous diriez Christophe Gomar que cette nuit on a évité une tuerie de masse telle qu'on en a déjà connu aux États-Unis encore une fois dans un lieu où était réuni l'ensemble du gouvernement des officiels américains et des journalistes accrédités à la Maison Blanche ? Alors si c'est un Oui, on a on a évité un massacre, ça c'est c'est évident. Est-ce que son objectif c'était président Trump ? est-ce que c'était de tirer dans la masse au hasard pour j'allais dire parce que il accuse Trump de tous les mots et derrière ce une action une telle action dire on mesure en effet la la polérisation du débat politique aux États-Unis qui est de plus en plus violent où Donald Trump j'allais dire communique en permanence mais finalement avec des mots assez durs où il accuse ses prédécesseurs d'avoir rien fait.

Il a il a des mots incroyables vis-à-vis de ses prédécesseurs, vis-à-vis d'une certaine partie de la population américaine. Donc, j'allais dire ça exacerbe les la violence et lui-même, j'allais dire est un homme non pas violent mais en tous les cas ses paroles, ses mots sont très violents et donc effectivement ça pousse à réagir. Il contribue à la brutalisation de de cette vie politique.

On sait que le président américain a pris très rapidement la parole. conférence de presse dans la foulée de de ces événements et de l'arrestation du tireur. Le président américain qui a voulu avoir des propos plutôt rassurant, plutôt apaisant, est-ce qu'on peut y croire ?

Alors, c'est la troisème fois qu'on le vise. En tous les cas, la première fois, il avait été directement impacté si je peux dire. C'est un meeting de campagne à l'époque où il était candidat absolument pour reprendre la présidence.

Et puis il y avait aussi une un tireur dans sa propriété, enfin dans le golf qui lui appartient en Floride, mais lui n'était pas présent sur place à ce moment-là. Non, il a été ce tireur a été arrêté alors qu'il était caché dans les buissons visiblement relativement bien armé et là c'est la troisème fois. Est-ce qu'il y aura une 4è ?

Je ne doute pas qu'il y a une 4è fois compte tenu c'est quand même trois fois en allez en moins de 2 ans finalement. C'est assez répétitif, même si la violence est intrinsèque aux États-Unis d'Amérique, est-ce qu'un jour ils arriveront à franchir ses barrages de sécurité ? Ce qui fait dire à Donald Trump d'ailleurs dans sa conférence de presse, "Oui, cette cet hôtel est mal sécurisé, c'est bien pour ça que je dépense de l'argent pour avoir une balle de une salle de balles au sein de la Maison Blanche et qui sera super bien sécurisé grâce à moi" Donald Trump.

Et justement, comme euh le président américain a déjà été visé, vous l'avez rappelé, notamment quand il était en campagne, est-ce que vous diriez que ces événements de Pennsylvanie, on s'en souvient assez spectaculaire avec euh l'oreille qui avait été blessée, est-ce que ce sont cette attaque lui avait l'avait servi dans la campagne ? Est-ce que ça l'avait aidé finalement à un momentù ça pouvait être un peu compliqué pour lui ? Il lui il s'en est servi.

On se souvient de cette image où il se relève en levant les bras et en montrant un signe de force en disant qu'il était là. Oui, ça l'a sans aucun doute servi puisqu'il y a eu non pas un effet drapeau mais un effet Trump qui résiste à au tir et il s'en est servi lui-même vous avez vu, je résiste à tout même à des tentatives d'assassinat. C'est moi chez chez Trump il y a il y a un peu une volonté un peu messianique, j'allais dire.

C'est c'est grâce à lui, les États-Unis retrouvent la grande puissance qui est à l'heure alors que Joe Biden a étouffé pour réduire les États-Unis à ce qui n'aurait jamais dû être une puissance moyenne. Lui va donner toute sa puissance à grandeur aux États-Unis d'Amérique. Sur le climat qui règne aux États-Unis, est-ce que vous direz que Donald Trump contribue à alimenter euh une forme de tension au sein du climat politique américain ?

Le mot est peut-être même faible d'ailleurs, hein. Ah, il contribue largement, j'allais dire. C'estàd qu'il polarise vraiment la situation politique aux États-Unis.

Euh les gens soient soit pour Trump, soit contre Trump. Euh et il joue il joue là-dessus sur cette opposition frontale avec ses opposants euh politiques. Ces tirs entendus cette nuit à Washington pas très loin de la Maison Blanche interviennent dans un moment particulier, un moment géopolitique mais aussi un moment où le président américain est affaibli sur la scène politique intérieure.

Il y a des sondages qui sont en berne, des élections aussi des midtermes qui qui approchent en novembre prochain. Est-ce que vous diriez que ça peut finalement retourner la situation en sa faveur ? Oui, ça peut retourner la situation en sa faveur au moment où sur le plan géopolitique international les États-Unis, on voit sont sont non pas mal parti mais en tout le cas ont des difficultés en Iran. il a des difficultés sur le plan de la politique intérieure, c'est évident euh et on le voit que il est pas sûr du tout de gagner les militeurs sur croire les projections euh des sondages.

Donc ça lui sert parce qu'il se montre comme capable de résister à tout. C'est l'homme fort, c'est l'homme le plus puissant des États-Unis Amériques. C'est lui qui redonnera la grandeur aux États-Unis alors que beaucoup de gens lui en veulent.

Non, il se présente comme le chevalier blanc et comme celui qui va redorer euh les données de la grandeur aux États-Unis d'Amérique. Alors, on ne connaît pas encore les les motivation de ce tireur qui sera qui comparaîtra demain, qui sera entendu demain par la justice américaine. Euh en tout cas, le président américain lui-même a fait le lien entre ce qui s'est passé et le climat au Moyen-Orient.

On l'écoute. Tout cela ne va pas me faire renoncer à gagner la guerre en Iran. Je ne sais pas s'il y a un lien.

Je ne pense pas d'après ce que l'on sait. Mais on va continuer de faire du très bon travail. C'est tout ce que je peux faire.

Donc ces tirs peuvent avoir aussi une incidence sur euh l'offensive américaine en Iran, sur ce qui se passe d'un point de vue diplomatique et géopolitique. Oui, ça ça le renforce dans ce qu'il pense et dans ce qu'il estime être son devoir. Euh il est on se souvient de cette photo où il est entouré de tous les pasteurs, voyez, qui sont tous autour de lui.

Il est à son bureau à la Maison Blanche dans dans le salon oval et tous le tiennent par le bras comme s'il il le soutenait. c'est lui le leader charismatique. C'est lui qui va sauver les États-Unis, c'est lui qui va apporter amener les États-Unis à leur apogé de puissance.

Et donc il y a pas de lien sans sans sans doute entre cette cet événement et ce qui se passe en Iran. Mais tout est un peu lié parce que lui va s'en servir. Lui il va s'en servir et il arrête pas de tout mélanger.

J'allais dire il prend la parole plusieurs fois par jour, il tweet plusieurs fois par jour. Là, il réagit immédiatement en faisant une conférence de presse. Donc, la communication est son moyen euh, j'allais dire de convaincre non seulement les Américains eux-mêmes, mais également le monde entier de sa toute-puissance.

Général Christophe Gomard, vous restez avec nous si vous le voulez bien. On va évoquer justement ces ces négociations qui patinent entre les États-Unis et l'Iran dans un instant. Il est 8h46.

L'essentiel de l'actu de ce dimanche matin, c'est avec Dian Ferschit. Donald Trump parle d'un loup solitaire, un assassin en puissance. Après qu'un homme a tiré des coups de feu cette nuit [musique] en plein dîner des correspondants, le galat de la presse à Washington, le président américain a été évacué.

L'assayanant armé est un californien de 31 [musique] ans qui a pu être rapidement maîtrisé par les forces de sécurité et comparaîtra demain devant la justice américaine. Selon la police de Washington, [musique] il avait loué une chambre dans l'hôtel où se tenait l'événement. Et la guerre va-t-elle reprendre entre les États-Unis et l'Iran ?

Donald Trump affirme ne pas y avoir encore réfléchi alors que les États-Unis ont annulé un peu plus tôt hier l'envoi d'émissaires à Islamabad au Pakistan. Il devait reprendre les discussions avec les [musique] Iraniens. Pour l'ONG Greenpeace, la catastrophe nucléaire de Tchernobyl est toujours en cours.

Aujourd'hui, l'accident nucléaire, le pire de l'histoire, est survenu il [musique] y a 40 ans, jour pour jour. En mémoire de cet événement, une manifestation internationale a lieu cet après-midi sur le pont du rein en Alsace entre [musique] la France et l'Allemagne. C'est le 4e monument de la saison cycliste qui secoure aujourd'hui.

Liège Baston Liège en lis chez les hommes. Le numéro 1 mondial Tadeipo Gatchar, le double champion olympique Remco Evenpool et la pépite française Paul Sex départ à 10h pour les hommes. Ce sera 13h35 pour les femmes.

France info le 830 France info Thomas Séchier Mathilde Sirot merci d'écouter France info ce matin. Le général Christophe Gomard est avec nous eurodéputé les Républicains. Vous voulez évidemment revenir avec vous sur la situation au Moyen-Orient puisque ces dernières heures, Donald Trump a annulé le déplacement de ses émissaires au Pakistan en vue de nouveau nouvelle session de de négociation avec l'Iran. l'Iran et les États-Unis qui se renvoient mutuellement la responsabilité de l'échec de ces de ces pour parler.

Est-ce que vous comprenez ce qui est en train de se passer ? Est-ce que vous diriez que le président américain Donald Trump est en train de perdre la main ? Je ne dirai pas ça.

Je dirais simplement que aujourd'hui, on était une situation où les deux pensent avoir gagné. Euh les Américains disent "On a détruit, j'allais dire le programme nucléaire iranien." Et les Iraniens disent "Nous, on a réussi à tenir tête face à la plus grande puissance militaire au monde." Donc aujourd'hui, on est dans un moment où finalement c'est un peu comme entre la Russie et l'Ukraine, personne ne pense avoir perdu.

Et quand personne ne pense avoir perdu, c'est difficile de négocier parce que chacun pense qu'il va pouvoir tirer les marrons du feu être gagnant finalement. Alors, c'est l'impasse oui, aujourd'hui, on a l'impression nous que c'est dans une impasse mais je reste persuadé que les négociations continuent. C'estàd ça n'est pas parce que on n' pas envoyé, j'allais dire les émissaires officiels américains qu'il n'y a pas des diplomates américains et des diplomates iraniens qui sont en train de discuter et de négocier alors de manière informelle non.

C'est-à-dire que chacun cherche à atteindre des points euh d'achoppement ou à réduire les points d'achopement pour arriver à un début d'accord soit sur le nucléaire, sur le système balistique, sur le D3 d'Ormous et cetera et cetera. Donc tout ça prend du temps. On a nous on a envie que ça ça s'arrête évidemment pour libérer l'économie mondiale mais tout ça prend du temps parce que chacun est persuadé que il a il peut encore gagner face à son adversaire.

Donald Trump lui-même disait il y a quelques heures que juste après avoir annoncé l'annulation du voyage de ses émissaires à Islamabad au Pakistan et bien il avait reçu dans les 10 minutes une nouvelle offre bien meilleure dit-il des Iraniens. Bon tout cela est aussi l'affaire de de communication. Est-ce que selon vous on est plus proche d'une sortie de crise aujourd'hui ou non ?

C'est difficile de le dire parce qu'au même moment, on voit les Américains qui renforcent leur présence militaire euh dans le Golf et on a vu un certain nombre d'avions de ravitaillement, vous savez, c'est cassé 135 qui sont des citternes volantes arrivés en Israël. Donc ils sont en train de renforcer grandement leur présence militaire. un 3è porte-avion qui est arrivé dans la région il y a 48 heures.

Exactement. C'est-à-dire que ils vont avoir presque 200 avions de combat présents euh dans le golf. Euh je ne sais pas combien de milliers de marins, mais c'est bien la preuve que dans ces négociations en cours ou dans ces discussions en cours, ils veulent mettre la pression sur les les Iraniens en disant "Mais attendez, si vous n'acceptez pas nos conditions, vous allez voir ce qu'on va vous faire." Et les Iran disent allez-y, nous on continuera de bloquer l'économie mondiale.

Mais en même temps, les Américains disent bah non, on vous bloque également. Donc on réduit les capacités, j'allais dire pour les Iraniens de vendre leur pétrole et donc de gagner l'argent. Actuellement en Iran, je crois que les le régime iranien a demandé à la population d'éteindre les lumières, de moins consommer de l'électricité.

C'est bien la preuve que le régime est quand même affaibli et le sur le plan économique au moins. Et pourtant, Donald Trump n'a pas annoncé de nouveaux bombardements. Ça fait 19 jours maintenant qu'un cessé le feu est en vigueur en Iran.

Il a de lui-même annoncé la prolongation du cesser le feu de manière unilatérale. D'ailleurs, le président américain euh et hier il a dit bah ce n'est pas parce que ces nouvelles négociations n'ont finalement pas eu lieu au Pakistan que je vais reprendre la guerre. Comment est-ce que vous interprétez ce choix ?

Oui, mais dans le même temps, il renforce la présence militaire américaine dans le golf et dans la région. Euh donc, il prend son temps, ça lui permet de recompléter ses stock qui ont été bien vidés par les 47 jours de bombardement préalable. Ça permet aussi aux Israéliens de recompléter leur stock, mais ça permet aussi aux Iraniens de recompléter les leur même si avec le blocage du trit d'mousse par les Américains, ça limite les capacités pour les iraniens de se ravitailler auprès des Chinois, voire auprès des Russes, voire auprès des Nord-Coréens, voir auprès d'autres.

Euh donc aujourd'hui, on est dans une discussion euh qui se passe à niveau plus plus subalterne, j'allais dire, mais c'est pas parce que c'est plus subalterne que ce n'est pas de par là qu'on trouvera une solution. D'un point de vue militaire, Christophe Gomard, vous êtes euh un ancien général. Est-ce que depuis le début de cette opération au Moyen-Orient, vous avez été surpris par la capacité de résistance de l'armée iranienne ?

Oui. Euh et je pense que tout le monde l'a été. C'était mal connaître un pays qui résiste à 47 ans de sanction, qui en dépit de ces 47 ans de sanction envoie des satellite dans l'espace.

En dépit de ces 47 ans de sanction arrive à enrichir l'uranium jusqu'à 60 %. C'est un pays qui continue à tenir malgré tout avec Exactement. Donc c'est c'est bien la preuve que cette capacité iranienne, c'est oublié et je pense que Donald Trump a sans doute sous-estimé cette capacité iranienne.

L'Iran forme 230000 ingénieurs par an, c'est-à-dire autant qu'aux États-Unis d'Amérique pour une population de 90 millions d'un côté et de 350 millions de de l'autre. Donc c'est un grand pays d'Iran en réalité et qui s'est préparé et qui a enterré toutes ces infrastructures de production, d'enrichissement et qui était prête à faire la guerre. Euh la seule moyen en fait de faire tomber sur le régime des mol, c'est grâce à la population c'estàd c'est un soulèvement de la population aidé par la résistance laquelle pourrait être armée a peut-être été armée par les Américains ou les Israéliens.

Mais il n'y aura pas de renversement du régime des mola sans soulèvement de la population elle-même. Enfin, on a vu ce qui s'est passé au mois de janvier avec une répression sanglante aussi en retour. C'est bien la preuve, c'est oui et de mon point de vue, c'est bien pour ça que la population aujourd'hui hésite à redescendre dans la rue parce que il y a plusieurs dizaines de millions de de tués.

Le régime continue à exécuter à de ses opposants. Tous les jours, il y a des des gens qui sont pendus. Donc oui, la population, et je la comprends, hésite, mais s'il y a pas un soulèvement aidé par l'extérieur, sans aucun doute, mais par le sol, ce régime ne sera pas renversé et ce régime ne pliera pas la tête.

Un soldat français a été tué cette semaine, le 3è depuis le début du conflit, le deuxième dans cette même embuscade au sud Liban attribué au esbola. À vos yeux, est-ce que nous sommes malgré nous européens français entraînés dans ce conflit ? Alors entraîné les décisions [raclement de gorge] qui ont été prises par nos par nos dirigeants politiques étaient de ne pas y aller de rester dans une posture défensive.

Mais comment reste-ton dans une posture défensive alors que le D3 d'Ormouse est bloqué ? que les économies mondiales sont directement touchées et impacté par ce blocage de ce D3. Je suis étonné qu'on ne participe pas non pas à la guerre américaine mais en tous les cas qu'on ne prenne pas des initiatives côté français côté eur pour débloquer le détroit d'ormous.

Est-ce que vous en tous les cas en tous les cas en terme de discussion je dire que la diplomatie nos diplomates en France sont sont excellents et sont là pour ça pour aller négocier et si jamais les négociations n'aboutissent pas montrer notre capacité notre force et notre puissance. C'est tout le problématique de de c'est tout le problème de l'Un européenne, c'est que l'Un Comment on s'invite à une à la t négociation entre Iran et Américain ? Ah ben c'est faire des propositions, j'allais dire un peu différentes de celles des Américains mais dire attendez euh cette économie et d'ailleurs les Américains eux-mêmes disent "Mais les trois d'mousse plus votre problème que le nôtre.

Si c'est le nôtre et ben prenons en le prenons ça en compte et essayons d'aller discuter avec les Iraniens pour dire "Mais qu'est-ce que vous voulez ? Comment est-ce qu'on peut faire pour intervenir ? comment est-ce qu'on peut faire pour euh libérer ce détroit d'Armous et en discutant avec les Américains, les Chinois qui sont forcément parties prenantes.

Donc je trouve que oui, on il y a des grands mots, il y a un peu une hyperbole des mots mais une certaine inanité de l'action. Alors justement, vous dites une hyperbole des mots des dirigeants européens. On voulait euh vous faire écouter le président français qui a pris la parole euh depuis la Grèce cette semaine.

Cet instant précis pourrait bien être le surceau européen. Premièrement, nous le savons, le monde est en plein désordre. Deuxièmement, nous voyons que la première puissance, les États-Unis, peut-être un allié pour certains pays, mais ces alliés ne sont pas vraiment sûrs.

Alors, vous le disiez, nous sommes plutôt marginalisés dans les discussions diplomatiques, mais est-ce que vous êtes d'accord avec le président quand il dit que là, c'est le bon moment encore une fois pour un sursaut, pour une prise de conscience, est-ce que la volonté est là ? Est-ce que les moyens sont aussi là pour cette autonomie stratégique européenne ? Je crois que l'Union européenne, elle s'est constituée tout du marché économique et l'Union européenne, elle croit dans l'établissement de de la paix et dans le droit par le par le droit et le commerce.

Malheureusement, le droit international, on voit, il en est réduit, mais s'il y a pas d'arbitre pour faire respecter ce droit international, c'est plus compliqué. Et le commerce visiblement n'est pas suffisant parce qu'on est venu à une période où c'est la résurgence des empires et cette Union européenne se retrouve coincée entre les États-Unis qui ne sont plus protecteurs mais prédateurs, entre une Russie qui veut redevenir ce qui était l'empire soviétique, entre une Turquie qui cherche à influer de plus en plus et une Chine sous laquelle on est sous son emprise économique. Donc c'est difficile pour l'Union européenne et c'est là d'où mon point de vue et en tous les cas c'est ce pourquoi je milite au Parlement européen, c'est d'avoir une véritable défense de l'Europe à travers la création pourquoi pas d'un conseil de sécurité de l'Union européenne et pourquoi pas d'un étatmajor capable de planifier et de conduire des guerres.

Il y en a déjà un. Il y a un état il y a un petit état major de l'Union européenne mais qui est un état majeur de crise capable de avec une centaine d'officiers ce qui est insuffisant pour planifier sur long terme et conduire des guerres et s'entraîner surtout pour habituer s'habituer à travailler ensemble. Dans ce contexte, on on est en train aussi de revoir à la hausse nos moyens, nous français euh pour nos armées avec une actualisation de la loi de programmation militaire 36 milliards d'euros qui s'ajoute à une enveloppe de 413 milliards d'euros.

Ça va, ça ne va toujours pas assez loin pour vous ? Non, c'est c'est tout suffisant parce qu' à la fin, alors c'est déjà bienin, on va on va pas dire le contraire euh mais à la fin de la programmation militaire de nous aurons moins de Charles Leclerc, nous aurons moins de frégate et moins de rafale qu'en début de l'autre programation militaire parce que avec euh j'allais dire le l'inflation, avec le coût technique d'entretien de nos matériels, avec le coût des pensions des militaires qui sont pris en compte dans ces lois de programmation militaire et bien c'est de plus en plus cher et malheureusement ça permet de compléter nos stocks de munition ce qui est bien. Ça permet d'avoir plus de camions logistiques mais c'est sans doute insuffisant en terme de masse.

Merci beaucoup général Christophe Gomard eurodéputé de les Républicains. Merci d'avoir été l'invité du 830 France info ce matin. Bonne journée.

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