Audiovisuel public : un rapport sous influence politique ?
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Et on poursuit le tour de l'actualité dans les régions. On va regarder ce qui fait la une de la presse régionale. Avec vous, Johan, on commence avec un potentiel nouveau féminicide.
Oui, c'est à la une de Presse Océan. Lundi, un homme a été arrêté en Algérie avec sa fille de 15 mois. Il est soupçonné d'avoir tué sa conjointe, qui est aussi la mère de l'enfant. Elle est portée disparue à Saint-Etienne-de-Montluc, près de Nantes. Les recherches continuent pour retrouver la jeune femme. Ce pourrait être le 43ème féminicide depuis le début de l'année en France. Pour le Parisien, l'hécatombe continue. Année après année, le nombre de femmes tuées progresse. 94 féminicides en 2023, 107 en 2024, 170 en 2025. Pourtant, en 2019, le gouvernement avait renforcé l'arsenal policier et juridique contre les violences conjugales.
Mais malgré la volonté politique et la hausse des budgets, les dispositifs restent mal appliqués.
On continue, les unes de la presse régionale, avec l'hommage qui a été rendue hier à l'un des deux jeunes militaires tués au Liban il y a quelques jours.
Oui, la nation s'incline devant le sergent Anissette Gérardin, titre l'Union. Une cérémonie pleine d'émotions au sein du 132ème régiment d'infanterie cynotechnique de Suip dans la Marne. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, était sur place aux côtés des camarades du militaire décédé à 31 ans. Le 18 avril, il avait été blessé lors d'une embuscade visant les casques bleus dans le sud du Lisan, du Liban. Une attaque attribuée au S-Bollard, à Patry en France, il avait succombé à ses blessures. Mercredi dernier, un autre soldat français avait perdu la vie.
Autre sujet, on parle d'éolien en mer.
Ça fait la une du télégramme qui revient sur le projet que l'État a présenté hier aux acteurs de la mer. Celui d'installer un parc d'éoliennes flottantes au large de la baie de Morlaix, au nord-ouest de la Bretagne. Un chantier évalué à 3 milliards d'euros. L'éolien en mer pourrait générer dans la région la création de 3600 à 8000 emplois d'ici 2035. Des retombées économiques qui suscitent la convoitise évidemment des collectivités locales. Mais le projet fait débat, la droite régionale y est farouchement opposée, tout comme les pêcheurs qui craignent une perturbation de leur activité.
Et pour terminer, on va en Corse, où l'avenir d'un réseau d'écoles immersives et compromis.
C'est à la une de Corse ce matin, qui titre, vous me cogez si je me trompe, Unity Per Scola Corsa en français, unité pour Scola Corsa, des établissements dans lesquels des enseignements sont dispensés en langue corse. Près de 1000 personnes étaient réunies hier devant les préfectures Bastia et Ajaccio. Elles ont protesté contre deux mesures qui, en cas d'application, pourraient entraîner la fermeture de ce réseau, la suppression des aides publiques et la remise en cause de la contractualisation généralisée des postes d'enseignants. Un peu plus tôt, des élèves eux-mêmes avaient également manifesté en bloquant l'accès à ces écoles.
– Merci Johan, bravo pour l'accent. Allez, on va parler des pompiers. Hier soir, le Sénat a débatté du fonctionnement et du financement des services départementaux d'incendie et de secours. Bonjour Olivier Richefoux, merci beaucoup d'être avec nous. Vous présidez le département de la Mayenne, vous présidez également la Conférence nationale des services d'incendie et de secours, le financement des SIS qui repose beaucoup sur les collectivités. Est-ce que c'est encore tenable ou est-ce qu'ils sont budgétairement menacés ?
– Non, je crois qu'il est indispensable et je remercie les sénateurs de cette saisie de ce dossier à nouveau, car il faut rappeler que lors du débat pour la loi de finances pour 2026, déjà les sénateurs avaient imaginé d'augmenter d'un point cette taxe sur les contrats d'assurance qui est une ressource indispensable pour nous.
– Mais quelles conséquences, pour qu'on comprenne bien, les menaces qui se pèsent sur le financement de ces 10, quelles conséquences ça a pour les usagers ?
– Les conséquences, elles sont très simples à imaginer, c'est que pour combattre le feu, pour combattre tous les aléas climatiques que nous connaissons de plus en plus, nous avons besoin de davantage de sapeurs-pompiers et de davantage de matériel. Or, pour acquérir ces matériels, il faut des financements. Les départements qui sont à la manœuvre en la circonstance, qui sont les principaux financeurs des SIS, vous le savez, c'est la strade de collectivité qui est le plus en difficulté. Tous les rapports le disent. Et donc, nous avons des difficultés pour continuer à répondre favorablement aux demandes d'investissement des SIS.
Et donc, pour améliorer cette situation, il est indispensable que nous ayons une recette qui progresse. Et il y a une recette qui est fléchée pour cela, et qu'il convient d'améliorer, c'est cette taxe sur les contrats d'assurance. Une fois de plus, cela avait été imaginé par les sénateurs dans un débat un peu difficile, je crois, au moment de la loi de finances pour 2026. Ça n'avait pas été retenu par le gouvernement dans le budget final. Je crois que pour le budget 2027, il y a sans doute une plus grande convergence entre le gouvernement et les élus, en tout cas les sénateurs, pour imaginer que cet élément puisse être intégré dans cette préparation de la loi de finances pour 2027.
Alors, il y a cette taxe sur les contrats d'assurance. Est-ce qu'il y a aussi d'autres pistes possibles ? Est-ce que, par exemple, il faut faire appel à des investisseurs privés, notamment sur le matériel ?
Alors, il y a d'autres pistes qui ont été imaginées dans le cadre du Beauvau de la sécurité civile. Un très grand travail a été fait par le ministère de l'Intérieur pour faire un point global et imaginer des pistes d'amélioration. Ces deux pistes, je voudrais d'abord les rappeler rapidement. C'est une taxe de séjour particulière pour prendre en compte les variations touristiques qui existent dans les départements plus impliqués. Et puis, une autre piste possible et plus compliquée, sans doute, à mettre en œuvre, et sans doute pas dans la loi de finances pour 2027, c'est de pouvoir avoir une part additionnelle à la taxe foncière.
On imagine sans doute assez difficilement, dans le contexte actuel, que cette idée puisse progresser. Et puis, il y en a d'autres que certains départements ont mis en œuvre. Et vous avez raison de citer, par exemple, le fait que, par l'intérieur d'une fondation, de pouvoir aller vers une collecte de fonds privés. Moi, je suis, pour tout vous dire, un peu réservé sur le sujet parce que je crains que s'il y a des entreprises ou des particuliers qui alimentent un fonds, eh bien, ils aient comme envie assez naturellement que ce soit pour un objet spécifique ou pour un territoire spécifique.
Et si on commence à faire, pardon, un peu de clientélisme, même si le terme n'est peut-être pas approprié, je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. Donc, moi, je préfère que ce soit les collectivités et l'État qui continuent à financer les SDIS.
– Merci beaucoup, merci Olivier Richefoux. Débat qui a donc lieu hier soir au Sénat sur le financement de ces SDIS. Et vous présidez, vous, la Conférence nationale des services d'incendie et de secours. Merci d'avoir été notre invitée. Place maintenant au débat politique. Et on va revenir sur la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Le rapport va donc être publié, rendu public, le 4 mai, une publication qui fait débat. Cette commission était-elle utile ? N'était-elle que politique ? Visait-elle à discréditer l'audiovisuel public ? On va en débattre dans quelques instants avec la sénatrice Sylvie Robert et le député, membre de la commission, François-Xavier Tchekol.
Mais d'abord, un résumé de ce débat avec Aurélien Romanoff.
– Après 4 mois de tensions, le vote final en commission a été lui aussi l'objet d'un psychodrame. 12 pours, 10 contres et 8 abstentions. C'est grâce à ce trou de souris que le rapport du ciotiste Charles Aloncle pourra être officiellement rendu public lundi 4 mai. La gauche a tout de suite accusé le bloc central de servir de marche-pied à l'extrême droite.
– Il y a des choses qui ne correspondent pas aux faits. Il y a des insinuations, il y a des qualificatifs qui n'ont rien à faire dans un document parlementaire qui devrait être quelque chose qui est objectif, qui est sur des faits. C'est un travail de l'Assemblée nationale qui aujourd'hui est autorisé par des parlementaires du bloc central. Je le dis, ils donnent le point au Rassemblement national. Ils n'ont pas compris ce qui est en train de se jouer dans la société française.
– Le Rassemblement national se félicite de la publication d'un rapport qui va permettre de relancer le débat sur la privatisation de France Télévisions. – Vouloir enterrer un rapport comme celui-là, c'est souhaiter en réalité la censure. C'est souhaiter bloquer le travail de l'Assemblée nationale. – Ce que contient le rapport n'est donc pas officiel, mais son adoption en commission a permis aux nombreuses suites de se préciser dès hier. Quatre pistes principales, un milliard d'économies sur un budget de 4 milliards, la fusion de France 2 et France 5, la fusion des chaînes France Info et de France 24, et la suppression de la radio Le Mouve et de la chaîne France 4.
Dès hier, chacun a pu se prononcer sur des fuites alimentées par le rapporteur lui-même.
– À partir du moment où M. Alloncle en parle, enfin voilà, un jour on va pouvoir en parler. – Donc on va pouvoir en parler, allez on va en parler dès maintenant, donc c'est dans le rapport, allez, secrète polychinelle, cette fusion de France 2 et France 5, cette fusion de France 2 et France 5, pour ou contre ? Parce qu'il est adopté. – Moi je suis contre, je suis contre. C'est pas parce qu'il est adopté, ça n'a aucune portée normative. Ça dit juste, moi, M. Charles-Henri Alloncle, rapporteur de cette commission, c'est ce que je préconise.
– Ce rapport pourra servir de base pour une proposition de loi si l'UDR décide de s'en saisir lors de sa prochaine niche parlementaire prévue le 25 juin.
– Et on va en débattre avec vous, Citi Robert, bonjour. – Merci d'être avec nous, sénatrices socialistes, Dillet-Vilaine et François-Xavier Tchécoli, bonjour. Merci également d'être avec nous, députés droite républicaines de la Haute-Corse. Vous étiez membre secrétaire même de cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public. D'abord, sur la forme, le vote. Et évidemment, c'est important, ça fait débat. Vous avez voté, François-Xavier Tchécoli, en faveur de ce rapport. Pourquoi, selon vous, il fallait publier ?
– Écoutez, vous savez, il y avait une attente extraordinaire des Français qui est montée en puissance au fur et à mesure des débats pendant ces six mois d'enquête. On l'a bien senti sur les messages que nous recevions. Et je peux vous dire qu'encore une fois, il ne s'agissait pas de donner, pour ma part en tout cas, un blanc-seing au rapporteur. Mais il s'agissait simplement de permettre aux Français d'avoir accès à ce document et de pouvoir se forger une opinion entre ceux qui le jugent pertinent et ceux qui ne le jugent pas. Et je pense que les Français seront aussi très divisés sur la question.
Et encore une fois, je pense que de ne pas le faire, ça aurait pu être extrêmement nuisible parce que ça aurait donné l'impression, finalement, où on cherchait à cacher des choses. Moi, je ne vous cache pas que je suis un fervent défenseur d'audiovisuel public, comme tant d'autres. Je pense que le privé et le public ont encore une fois leur place conjointement dans cette affaire. Et à mon avis, ne pas publier ce rapport aurait eu, encore une fois, des effets extrêmement négatifs.
Sylvie Robert, si vous étiez membre de cette commission d'enquête, vous auriez voté quoi ? Vous auriez voté en faveur de la publication de ce rapport ?
Déjà, je ne suis pas membre de cette commission d'enquête. Je ne connais pas le contenu des propositions qui sont dans ce rapport. Mais je ne pense pas que j'aurais voté le rapport. Pourquoi ? Parce que je crois que ça ne sert pas à grand-chose. Il ne sert pas à grand-chose, ce rapport. En tout cas, il ne sert ni la démocratie, ni l'audiovisuel public et ni le débat public. Pour une raison très simple, et je me pose à l'extérieur, même si j'ai été auditionnée quand même au sein de cette commission d'enquête, c'est que, alors en tant que sénatrice, j'ai été stupéfaite de la façon dont s'est déroulé les travaux de cette commission d'enquête.
Parce que, d'abord, on a tout de suite vu que ce monsieur, votre collègue député, s'est servi de cette commission d'enquête. Absolument. Vous l'avez cité. C'est servi de cette commission d'enquête pour, tout simplement, un dessin personnel. Il est content, on parle de lui. C'est un bon comédien. Il a fait du théâtre, ça a été spectaculaire. Maintenant, tout le monde parle de lui. Je pense que, pour le coup, il a réussi, il est content. Mais plus que ça, je pense que c'était un dessin aussi politique et idéologique. Et la question de l'audiovisuel public pour le Rassemblement national, c'est vraiment un sujet qui est à l'ordre du jour de leurs travaux depuis très longtemps.
On a parlé de privatisation de l'audiovisuel public. Ils l'ont d'ailleurs dit et répété dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Donc, il s'est servi d'une commission d'enquête à des fins politiques, idéologiques et personnelles.
Ça se serait passé différemment si elle avait eu lieu au Sénat ?
Je ne peux pas imaginer qu'on se serve d'une commission d'enquête comme un outil politique. La deuxième chose, ma stupéfaction était, et vous allez voir, c'est crescendo, c'est qu'à un moment, c'était orienté. Il savait déjà ce qu'il fallait de toute façon dire ou ce qu'il fallait en attendre. C'est-à-dire que j'ai été, là aussi, sidérée de voir que toutes les questions étaient orientées, étaient biaisées et surtout, là où moi, je suis en ce moment encore apporteur d'une commission d'enquête et on veut de la neutralité et de la collégialité, il ne vous laissait pas parler. C'était absolument incroyable de voir qu'il ne laissait pas la parole aux collègues députés.
C'était lui, lui, et ses altercations avec le président. Donc, vraiment, pour vous dire que je ne pense pas que ça serve à grand-chose, je pense qu'il fallait… Pour vous, elle n'a pas été utile ? C'est une commission d'enquête qui n'a pas été utile ? Par contre, je crois que faire une commission d'enquête sur l'audiovisuel public, c'est intéressant et au contraire, sur l'objet même, je trouve que c'était une bonne chose. Par contre, la façon dont ça s'est déroulé, pour moi, vraiment, c'était très grave. Vous l'avez senti comme ça,
François-Xavier Tchécolle ? Elle était politiquement orientée ? Est-ce que vous avez eu l'impression de ne pas avoir pu dire ce que vous vouliez dire, poser les questions que vous vouliez poser ?
Alors, d'abord, oui, bien évidemment, j'ai pu poser les questions que je souhaitais poser et pu dire ce que je voulais dire. D'ailleurs, je n'ai pas non plus… On ne m'a pas non plus envoyé un pense-bête pour me dire ce que je devais dire. Donc,
vous n'avez subi aucune pression ? Non, voilà. Parce qu'il y a des échos dans la presse sur des pressions.
Je ne peux pas parler pour mes autres collègues.
Notamment du groupe Bolloré, il n'y en a pas eu.
Moi, je n'ai pas reçu une mail. On n'a pas jugé important de m'envoyer des éléments de langage et j'en suis très heureux puisque je tiens à mon indépendance et ne me dites pas ça parce que je suis corse. Voilà, je tiens à mon indépendance en tout cas à ce niveau-là. Non, moi, je crois que malgré effectivement une fête qui est eue, on a bien senti, les personnalités du président et du rapporteur qui ont pu souvent, j'ai envie de dire, canaliser un petit peu tout ce qui se passait autour et peut-être mettre en veille les vrais sujets. Elle a une utilité très forte cette commission. Elle a permis notamment d'aborder des sujets importants. On l'a bien vu.
Premier sujet, vous avez bien vu qu'aujourd'hui se pose la question du train de vie de l'audiovisuel public avec un déficit systématique. Encore une fois, c'est un député qui considère que tout ne peut pas être rentable. Je prends l'exemple des chaînes locales, que ce soit chez ma collègue en Bretagne ou en Corse. Absolument, on y est attaché. Et on y est attaché. Heureusement qu'il y a cet audiovisuel public parce qu'il est le seul à porter aujourd'hui tout ce qui est chaînes régionales et donc quelque part défense d'une langue, d'une culture. Voilà, et donc ça, on ne demande pas à ça d'être forcément rentable.
Ce ne sont pas les publicités qui vont passer sur ces chaînes régionales qui vont alimenter le budget. Après, on sait très bien qu'il y a des gabegies. Pourquoi aujourd'hui le journal de 20 heures de France 2 coûte le double de celui de TF1 ? Je ne pense pas que celui de TF1 soit très mauvais. Je me demande pourquoi ça coûte le double. Et puis, si on va chercher un peu plus loin, il y a quand même des choses étonnantes. J'ai moi-même, par exemple, auditionné la présidente du groupe qui... Parce que c'est un groupe à part, là aussi. Il y a des montages particuliers. TV France, TV Monde et Radio France Internationale. Licenciement d'un directeur. On n'a pas su vraiment comprendre.
On n'a pas pu comprendre exactement pourquoi il a été licencié puisqu'on nous a opposé le droit médical nous expliquant que cette personne n'était en souffrance. Vous me permettrez un commentaire. Je veux bien l'entendre d'un journaliste qui soit sur le front, qui soit en grosse difficulté. Un directeur, c'est peut-être moins évident à comprendre pour les députés que nous étions. Un déminité à un demi-million d'euros. Comment a-t-il calculé ? On va vous écrire, on va essayer de nous expliquer. Vous voyez, il y a des choses quand même qui interpellent et je ne reviens pas bien évidemment dont je ne parlerai pas.
Des journalistes de base qui m'ont dit mais nous aussi ça nous intéresse parce qu'on nous demande de serrer la ceinture et quelque part on s'aperçoit bien qu'à très haut niveau tout le monde ne se sert pas forcément la ceinture. Vous voyez donc il y a des choses à voir. Je ne suis pas d'accord sur tout. Je tiens à le dire et en aucun cas
– Sur quoi vous n'êtes pas d'accord par exemple ?
– Alors vous avez vu un petit peu on ne va pas dévoiler aujourd'hui ça arrivera lundi et vos téléspectateurs pourront avoir accès à partir de lundi donc au rapport c'était l'objet ils se feront une opinion il y a environ 80 propositions de la part du rapporteur chaque député va également préciser dans une contribution ce sur quoi il est d'accord ce qu'il aurait aimé voir écrit et ce qui ne l'est pas.
Un exemple vous savez le rapporteur dit je pense que les gens le savent mais je vais le repréciser le budget aujourd'hui de la culture c'est 9 milliards d'euros l'audiovisuel public c'est à peu près la moitié c'est 4 milliards il propose de passer de 4 à 3 milliards ça c'est important 4 à 3 milliards c'est comment on y va on ne peut pas dire simplement j'enlève 1 milliard voilà encore une fois si c'est pour les enlever par exemple sur les chaînes locales moi je ne suis pas d'accord si c'est pour trouver encore une fois de l'efficience bien évidemment que je suis d'accord vous voyez donc il y a tout ça regardez le problème des animateurs producteurs c'est un problème récurrent parce qu'aujourd'hui dans l'audiovisuel public on peut encore avoir des animateurs producteurs à ces niveaux de rémunération et enfin le pantouflage c'est à dire que vous avez des gens qui sont des journalistes vedettes ou pardon ou même des donneurs d'ordre très importants qui ensuite sont employés par la boîte pour laquelle ils ont passé commande vous voyez il y a quand même des choses à regarder
est-ce que là-dessus vous êtes d'accord sur ces points Sylvie Robert est-ce qu'il y a des choses à regarder est-ce qu'il y a des choses qu'il faut revoir rationaliser dans l'audiovisuel public
qu'on s'interroge sur le financement de notre audiovisuel public aujourd'hui je trouve que c'est important j'ai toujours dit que le président de la république a supprimé la redevance c'était le début de ce qui allait finalement conduire à cette commission d'enquête c'est à dire l'affaiblissement de l'audiovisuel public l'audiovisuel public a perdu 1,3 milliard d'euros en valeur réelle en 15 ans ils ont fait des économies donc qu'on s'interroge sur ces modes de financement redevance ou alors une autre redevance ou cette fraction de la TVA me semble juste qu'on s'interroge sur la façon dont ils utilisent l'argent public me semble également juste ce qui m'a énormément gênée et là où je reprends cette notion de gravité c'est que le rapporteur dès le départ a distillé un doute une forme de soupçon vous voyez et il a réussi d'ailleurs et c'est ça qui est terrible ce soupçon qu'à un moment cet audiovisuel public et vous avez employé le mot je ne voudrais pas l'employer ce serait archaïque dispendieux peut-être protégé voire même orienté et d'ailleurs souvenez-vous le titre de cette commission d'enquête c'est l'impartialité la gouvernance donc qu'on s'interroge sur ces questions-là mais pas de cette façon me semble intéressant par contre ce doute qu'il a distillé ce soupçon qui est finalement l'audiovisuel public ça coûte trop cher et d'ailleurs on voit dans les propositions il a fait fuiter lui-même des propositions donc moi je ne connais pas le rapport je n'ai vu que dans la presse avant même que vous ayez voté sa publication des propositions par exemple les modes de nomination c'est reprendre en main complètement l'audiovisuel public donc son indépendance donc on voit bien où il voulait aller on voit bien que de toute façon c'était écrit d'avance et c'est ça que je ne trouve pas normal et c'est ça que je trouve très grave par contre qu'on s'intéresse sur la gouvernance on a beaucoup parlé de réformes holding fusion etc et c'est un débat qui a lieu aussi au Sénat mais bien sûr
une holding absolument est-ce que vous êtes favorable est-ce qu'il faut regrouper
je pense qu'aujourd'hui il faut travailler différemment sur cette question il faut se dire qu'est-ce qui se passe aujourd'hui dans notre société nous avons des plateformes parce que ce monsieur pardonnez-moi de le dire il en affaiblissant autant l'audiovisuel public et en finalement voulant le faire disparaître un peu à la urbane vous voyez c'est-à-dire on remet l'audiovisuel public dans le giron de l'État et à un moment on fait en sorte finalement qu'il disparaisse et bien il a finalement affaibli il va affaiblir en faisant ça notre souveraineté la souveraineté culturelle la souveraineté économique la souveraineté numérique pour laisser quoi ?
la place aux plateformes et ce monsieur est du rassemblement national ou en tout cas proche et il parle de patriotisme mais c'est du patriotisme de papier donc à un moment il faut avoir la lucidité de dire que forcément si on se pose ces questions-là on doit savoir sur la désinformation sur l'éducation aux médias sur justement la question des plateformes de la symétrie réglementaire comment notre audiovisuel public aujourd'hui peut faire face à tous ces enjeux faut-il une réforme ? peut-être laquelle ? je ne sais pas en tout cas j'aimerais qu'on travaille sur une autre méthode
débat qui a eu lieu au Sénat et ça fait aussi partie des propositions qu'on fuitait est-ce qu'il faut fusionner des chaînes ? est-ce qu'il faut supprimer des chaînes ?
notamment on parlait de France TV Slash qui a il y a eu beaucoup de polémiques pendant l'audition parce que vous savez que c'est une chaîne qui est enfin c'est une chaîne c'est un média maintenant qui est à destination des plus jeunes et certains contenus ont été jugés par certains députés qui allaient très loin en matière sexuelle voilà avec encore une fois l'interrogation légitime qui est de dire bon pour nous peut-être d'un certain âge ça peut être choquant pour les jeunes c'est ce que défendait certains journalistes ça ne leur paraît pas forcément il y a aussi des débats sociétaux autour de ça alors ils proposent effectivement je ne vais pas trahir de secret parce que ça aussi ça a fuité
ils proposent de fusionner France 2 France 5 de supprimer France 4 ça c'est des propositions que vous validez ?
France TV alors moi je ne suis pas certain en tout cas je trouve que sur France 5 il y a des choses à faire aujourd'hui la liberté des animateurs et autres je pense qu'elle a atteint un niveau qui me semble par exemple sur le côté transsexuel porté il ne s'agit pas encore une fois de stratégiser mais de là à définir quelque part des orientations on a affaire à une jeunesse qui n'est pas toujours en mesure d'apprendre toutes les choses donc je pense que ce média là en tout cas pour moi il a été trop loin pour le reste j'attends qu'on propose des choses
sur France 5 par exemple
écoutez moi aujourd'hui je pense que France 5 a sa place si on m'explique par A plus B mais avec un vrai travail que ça apporterait des économies sensibles et autres on pourrait en parler j'en suis pas persuadé sur cette histoire de disparition mais il y a d'autres enjeux alors pour revenir à ce que disait ma collègue pour vous dire qu'on n'est pas toujours d'accord vous voyez par exemple moi la gouvernance en revenir à ce qui se faisait avant ça ne me choquerait pas et je vais expliquer pourquoi parce qu'aujourd'hui c'est l'ARCOM qui décide
qui est l'autorité de régulation l'ancien CSA
qui décide de qui va diriger finalement l'audiovisuel public enfin en tout cas les grandes chaînes de l'audiovisuel public et les grandes radios moi revenir à ce que soit le président qui nomme j'ai complètement propos sous le contrôle du parlement comme ça se fait par exemple pour une nomination pour le directeur de la SNCF vous avez le développement durable du Sénat et le développement durable de l'Assemblée nationale qui vote ça ne me choquerait pas parce que quelque part ça y mettrait un peu plus de transparence aujourd'hui sincèrement quand l'ARCOM nomme on se demande quand même si l'ARCOM nomme vraiment sans je ne vais pas parler de pression mais sans prérogative ou sans autre ça aurait le mérite de dire c'est le président de la République il fait une proposition c'est un média public par contre les députés et les sénateurs ont le droit éventuellement de s'y opposer
c'est une bonne proposition ça Sylvie Robert ? non pourquoi ? je pense que c'est effectivement ça se fait pour d'autres oui mais vous savez l'audiovisuel public c'est un bien commun c'est pas c'est pas
les parlementaires
qui décident non parce que en fait le Rassemblement national n'attend que ça que ce soit le président de la République qui nomme soyons clairs c'est une stratégie qui est déjà dessinée d'avance donc je ne pense pas que ce soit une bonne idée mais surtout ce qui me ce qui là aussi j'attends vraiment le contenu du rapport parce que je ne le connais pas de fusionner des chaînes mais vous l'avez dit chers collègues sans impact sans étude d'impact sans savoir si ça va avoir finalement parce que ce qu'il veut c'est que c'est un effet budgétaire donc forcément qu'on puisse faire des économies en fait c'est ça puisque ce milliard d'euros je ne sais pas très bien comment il le trouve mais j'attends de voir les propositions c'est pour l'affaiblir cet audiovisuel public donc fusionner des chaînes alors supprimer ce média sachant qu'il y a un programme stall quand même qui s'adresse aux jeunes sur la question des médias des réseaux sociaux enfin à un moment pourquoi le mouv le mouv qui est aujourd'hui en ligne pourquoi le supprimer le mouv parce que c'est de la musique urbaine mais soyons lucides aujourd'hui sur sa stratégie toutes les propositions et qui seront faites je ne les connais pas mais en tout cas celles que j'ai entendues finalement je ne suis pas surprise ça fait partie des obsessions du rassemblement national et je pense que l'audiovisuel public comme l'audiovisuel privé les chaînes privées et j'ai d'ailleurs nous avons eu un débat ici au Sénat avec l'ARCOM sur la question des plateformes et Rodolphe Bellmer le patron de TF1 était là il a dit lui-même j'ai besoin d'un audiovisuel public parce que il faut les deux et la question du pluralisme absolument de la pluralité des points de vue elle est très importante dans notre société
c'est important aussi sur les journalistes
bien sûr
la mesure qui serait prise que certains journalistes en tout cas auraient un devoir de neutralité difficile à définir
ça n'existe pas
ça n'existe pas mais ça, ça fera aussi sans doute l'objet d'un débat je pense dans les propositions de loi qui arrivent à l'Assemblée parce qu'effectivement neutralité c'est un petit peu comme les mathématiques on ne peut pas l'obtenir mais on peut y tendre est-ce que c'est raisonnable est-ce que c'est souhaitable est-ce que ça ne l'est pas vous voyez ça a le mérite au moins d'ouvrir ces débats-là et quelque part ça permettra mais moi je trouve ça
très intéressant et la question de l'impartialité Bruno Lasserre de l'ARCOM travaille sur la question de l'impartialité qui est une notion imprécise dans la loi de 1986 donc il faut la préciser ça je trouve que ce sont des débats vous voyez qui nous font avancer qui nous font progresser ensemble pour un moment se dire oui la question du pluralisme de la pluralité du point de vue un journaliste n'est pas neutre on ne peut pas dire il y a une ligne éditoriale mais qu'il y en est plusieurs pour aborder un même par exemple un même événement c'est ça qui est intéressant
je pose le problème aussi de leur réseau sociopersonnel parce que bien évidemment je pose la question bien évidemment un journaliste qui a une audience extrêmement forte un journaliste vedette quand il s'exprime même sur son média personnel est-ce qu'on est dans quelque chose qui est normal surtout si ça va sur des positions extrêmement fortes ça avait été le cas par exemple sur des positions d'extrême gauche notamment sur la sur la guerre à Gaza la question aussi s'est posée dans les débats on voit bien que finalement ça lève un certain nombre d'incertitudes et c'est pour ça que ce rapport quand même il fallait que les français puissent le lire ce sera le cas la semaine prochaine et encore une fois personne ne sera d'accord surtout et il n'est pas demandé la disparition des services publics je tiens à le dire
justement et vous l'avez dit ça a posé la question de l'orientation est-ce que le service public est orienté on va voir ce qu'on dit ce matin Eric Ciotti qui est du même parti que le rapporteur
à gauche considère que l'audiovisuel public lui appartient et que donc il n'y a rien à voir circuler il n'y a rien à voir c'est extrêmement choquant d'abord ça en dit beaucoup sur la relation à la démocratie à la liberté de la presse à la liberté aussi du travail parlementaire parce que refuser de publier le rapport d'une commission d'enquête aurait été quasiment inédit une seule fois
voilà donc Eric Ciotti qui était sur CNews vous les comprenez vous les entendez ces arguments
mais écoutez ce sont des arguments qu'on entend c'est facile de dire ça mais j'espère que monsieur Ciotti a un peu regardé mais enfin il n'a pas le droit il n'était pas membre de la commission d'enquête donc il n'a pas regardé
donc une heure
sur je pense que ce qui est grave c'est de pouvoir continuer à distiller ce genre de message c'est grave parce que ça met la démocratie en danger ça voudrait dire qu'à un moment oui comme je l'ai dit tout à l'heure ce soupçon qu'il a fait qu'il a installé ce doute qui est que l'audiovisuel public serait lié à des à des gauchistes qui seraient protégés qui seraient forcément pas neutres etc mais tout ça ce sont des messages qui servent le Rassemblement National donc soyons quand même plus rigoureux plus sérieux monsieur Ciotti n'est pas rigoureux quand il parle de ça il fait de la politique il l'est de toute façon dans sa stratégie qui est aujourd'hui plus d'audiovisuel public dans notre pays et il a tort il a tort parce que à un moment donné il verra que cette question de la pluralité des points de vue de la proximité mon collègue est corse je suis bretonne nous sommes attachés à ce maillage territorial à l'investigation au fait de permettre à ce que des journalistes enquêtent travaillent et puis forcément dévoilent le Rassemblement National ne veut pas de ça forcément et cette question d'indépendance éditoriale là aussi il n'en veut pas donc en fait monsieur Ciotti ce qu'il dit là ça n'est pas surprenant ce qui est grave c'est qu'on lui dise encore on lui donne la parole vous avez senti ça
François-Xavier Tchécol une volonté de la part du Rassemblement National et de l'UDR d'Éric Ciotti de contrôler de privatiser voire de vouloir supprimer l'audiovisuel public
alors non moi je n'ai pas senti en tout cas ce n'est pas écrit dans le rapport et à aucun moment monsieur Alonc moi je suis factuel je ne sais pas ce qu'en pensent d'autres personnes dans ces parties là mais monsieur Alonc n'a jamais demandé d'ailleurs ça faisait partie des questions que je me posais moi-même savoir ce qu'il allait le demander ou pas il n'a en aucun cas demandé la disparition de l'audiovisuel public bien évidemment sinon il n'aurait pas demandé par exemple la fusion ou la disparition de certaines chaînes donc ce qu'en pense le Rassemblement National c'est moins clair bien évidemment mais je leur laisse bien sûr la possibilité d'exprimer donc on voit bien qu'ils ne sont pas forcément totalement alignés après bien évidemment vous savez il y a des études il y a des statistiques qui montrent que parfois sur certains médias publics les idées de gauche sont parfois plus représentées et c'est souvent un argument qui est utilisé par certains pour dire peut-être que dans les médias privés c'est plutôt plus représentées à tel point que certains parlent également de rééquilibrage je vais d'ailleurs je peux vous la livrer puisque c'est une des questions que j'ai posées à monsieur Bolloré je lui avais demandé en dehors des télévisions régionales puisque lui voulait supprimer tous les montants donc je l'ai incité à comprendre mais comme il est breton a priori vous n'allez pas vous inquiéter là-dessus mais plus sérieusement je lui ai demandé quand il a fait son investissement de se lancer dans cet achat de médias si c'était réfléchi comme un acte financier ou bien si ça relevait de lui de l'idéologie de rééquilibrer le temps de parole alors il m'a dit que c'était juste financier je vous laisse apprécier le propos mais vous voyez c'est une question aussi qui se pose
mais vous en doutez tous les deux oui enfin là c'est pareil voilà c'est sa réponse en tout cas je pense que ce qu'il faut quand même avoir à l'esprit c'est qu'on a un régulateur qui est l'ARCOM qui est chargé de veiller à ce que le pluralisme interne s'exerce et c'est ça quand même qui est aujourd'hui important il y a eu des manquements sur certaines chaînes et notamment une chaîne d'information en continu je n'ai pas à l'esprit d'avoir entendu quelques manquements sur l'audiovisuel public
c'est un peu un reproche qui lui est fait sachez bien à l'ARCOM on lui reproche d'être beaucoup plus indulgent avec l'audiovisuel public
qu'avec l'audiovisuel privé
non mais je vous dis ce qui est le débat
non mais je sais bien parce qu'on aimerait bien dire l'audiovisuel public c'est des afro-gauchos et bien non il y a une pluralité de point de vue quand vous avez même un événement ou dans votre région ou dans la mienne ou cette pluralité de point de vue elle s'exerce parce qu'il y a eu des journalistes qui sont allés sur le terrain qui ont enquêté qui ont écouté et c'est intéressant de voir que sur France 2 sur France 5 et bien vous avez cette pluralité de point de vue j'appelle ça le pluralisme et bien je crois que c'est ça aujourd'hui qu'on doit défendre
on voit bien que ce sujet passionne les français en tout cas
oui et justement François-Xavier Tchekolle c'est quoi l'avenir de cette commission d'enquête est-ce que ça va déboucher est-ce que ça doit déboucher sur une proposition de loi
alors il peut y avoir comme dirait quelqu'un plusieurs avenirs vous en avez parlé
au sein de la commission d'enquête
chacun a eu la même de faire autre chose mais on commence à sentir par exemple on commence à entendre de ci de là que par exemple l'UDR souhaiterait lors d'une de ses niches parlementaires pousser un certain nombre voilà exactement pousser un certain nombre de mesures fortes sur ce sujet là on peut aussi imaginer en démocratie que par exemple certains dirigeants de ces grands groupes estimant que toutes ces remarques ne sont pas stupides pourraient d'eux-mêmes s'auto-saisir également mais moi je crois plutôt que
mais qu'est-ce que vous souhaitez vous ? qui est une proposition de loi ?
moi en tout cas que d'abord moi je suis un respectueux du Parlement très sincèrement si un groupe collègue souhaite mettre dans sa niche un certain nombre de sujets encore une fois vous savez c'est la même chose sur la Corse on a inversé l'ordre des choses je ne trouve pas ça tout à fait normal mais je suis content que le débat ait lieu même si j'ai beaucoup d'inquiétudes sur la capacité à légiférer son contrôle du Parlement avec le milieu mafieux qui malheureusement parasite la Corse mais de la même façon si mes collègues souhaitent porter un sujet bien évidemment nous l'étudierons et bien évidemment nous réserverons notre vote en fonction de si nous sommes ou pas convaincus vous savez il y a des choses à changer c'est évident je vous l'ai dit tout à l'heure il y a beaucoup de choses notamment au niveau financier même au niveau du symbole et de l'image que les français ne comprennent pas je vous donne un seul exemple que la présidente Ayacan et que la chambre coûte 1300 euros on peut en débattre mais par contre quand on apprend que cette chambre a été payée par des tiers là ça interpelle donc il y a des choses forcément à revoir
Juste un dernier mot Sylvie Robert sur l'avenir de cette commission d'enquête vous nous avez dit ce ne serait pas passé pareil au Sénat mais c'est important de parler de l'audiovisuel public est-ce que vous envisagez du coup une espèce de contre-commission d'enquête ?
Ecoutez à ce jour non d'abord il faut que je lise le rapport parce que On a un planning chargé vous aussi Oui on a un planning chargé non mais moi ce que je souhaiterais écoutez cette question de l'audiovisuel public elle est dans nos deux chambres depuis des années
C'est ça
La proposition de loi de Laurent Laffont qui est devenue la PPL le projet de loi Dati qui est arrivé ici au Sénat qui a été enterré qui a été enterré je pense que ce qui serait intéressant c'est que de façon rigoureuse de façon sereine en inter on va dire parlementaire pourquoi pas voire même en transpartisan nous nous mettions autour de la table pour se dire aujourd'hui c'est quoi les enjeux liés à l'audiovisuel public ils sont énormes les enjeux aujourd'hui regardez ce qui se passe en termes de désinformation à l'aune des présidentielles nous allons voir ça et puis qu'on puisse se travailler un peu plus sereinement je crois que ce qui n'a pas été le cas dans cette commission d'enquête
Merci à tous les deux Merci beaucoup Merci à tous de nous avoir suivis à 15h vous suivez la séance de questions d'actualité au gouvernement on se retrouve demain très bonne journée Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada
Merci à tous de nous avoir suivis
Sylvie Robert