Aller au contenu
Tous les transcripts
interviewDanièle Obono· 10 février 2019 100 min

Colloque "Le pouvoir a-t-il un sexe ?" : table ronde "temps politique, temps personnel" (08/02/19)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

le débat est retransmis sur libération.fr nous sommes donc très heureux de vous accueillir à cette première table ronde qui est donc au tour du temps politique et du temps personnel et qui a été donc la question très bien introduite par par clémentine autain bien évidemment cette cette thématique du temps personnel et du temps politique m'a fait penser à une phrase que vous connaissez tout et quand on peut dire un peu devenu historique bien malgré eux l'auteur de cette phrase il s'agit de mai qui va garder les enfants et ceux qui va garder les enfants ça il m'a écouté c'est un résumé assez parfaite de cette première table ronde puisqu'il s'agit donc de laurent fabius en 2006 lors de la primaire socialiste face à ségolène royal et donc pour la présidentielle donc vous voyez le lien qui se fait entre temps personnel et en politique pour donc une élection au siège suprême de la république et donc le mais qui va garder les enfants on voit donc ségolène royal à sa féminité elle son statut de femme sans son statut de mère bien évidemment mais aussi lui signifie qu'elle n'est pas à sa place que c'est un monde d'hommes et qu' une chine et la fonction présidentielle et bien c'est un homme et et qu'il donc un d'une certaine façon elle retourne à ses fourneaux cela pose aussi la question du temps personnel et donc des femmes et de leur choix de leur choix dans leur vie tout simplement je resterai j'aime cénac qui est ici présentes nous en parlera plus particulièrement de savoir quel type d'engagement les femmes peuvent se permettre jusqu'où par rapport aux obligations familiales ou aux bonds obligations personnelles et par rapport aux normes qui qui qui organise la ville des couples la vie la vie des familles etc etc donc vous voyez que cette phrase je pense que 13 ans treize ans après on en parle encore tout le monde la connaît et malheureusement elle et elle va rester verte est resté dans l'histoire mal titre dollar est requis historienne et qui suit pour nous la journée 2-2 aujourd'hui et fera un compte rendu ce soir à 17 heures peut-être en reparlera telle elle nous dira donc pour pour cette cette discussion autour du temps personnel et du temps politique nous avons donc après une très jolie table ronde avec donc frédéric frédérique matonti pardon vous êtes ici vous êtes dans professeur de sciences politiques à l'université paris 1 vous êtes bons spécialistes notamment parce que vous avez beaucoup travaillé sur d'autres sujets mais sur le genre en politique et vous avez publié en 2010 est à la découverte le genre présidentielle et donc et vous avez publié aussi dans libération en juin 2010 est donc au moment de donc ce moment historique où il ya eu 40 % de femmes aujourd'hui 20 39 % de femmes à l'assemblée nationale et vous aviez fait un papier dans libération que nous avons publiée dans les pages idées en disant que c'était une parité qu'il fallait discuter donc nous nous le nous le nous le ferons danièle obono vous êtes député de l'ain sont soumises et vous êtes notamment vous participez à la commission des lois je le précise parce que peut-être ça paraît anodin comme ça mais c'est intéressant que vous soyez à la commission des lois et à la délégation outre mer c'est à dire des en général des commissions qui sont plutôt masculine et vous suivez aussi particulièrement les questions lgbt cuit et la révision actuelle des lois bioéthiques réjane sénat que vous êtes aussi politiste donc spécialiste en sciences politiques vous êtes directrice de recherche cnrs au centre de recherches politiques de sciences po le cevipof et vous aussi donc vous travaillez sur le genre légalité et vous allez publier un vent bien d'enfin vous avez publié d'autres livres avant notamment l'égalité sans condition en 2015 mais là vous publié le 7 mars aux éditions de le rue de l'échiquier l'égalité sans concession et sans condition 100 d'accord sans conditions sans concession non plus on peut le dire et david cormand donc vous êtes secrétaire nationale d'europe écologie les verts et vous êtes à ce poste depuis février 2006 après la démission donc d'emmanuel coste qui étaient nommés au gouvernement et je commence par vous peur parce que donc pour faire aussi écho à ce que disent et clémentine autain ce matin donc par rapport au procès denis baupin je pense que hier il ya eu le témoignage assez sidérant et stupéfiants est très courageux de cécile duflot qui donc en 2008 a raconté être donc être victime d'une d'une agression de la part de denis baupin c'était donc en à sao paulo elle est alors secrétaire donc nationale des verts donc lé dirigeant d'un parti politique et donc elle qu'elle ait conduit denis baupin et elle décide de se taire et ceux là où c'est très intéressant dans son témoignage à l'assemblée la somme et au tribunal hier elle dit qu' elle n'a rien dit qu'elle n'a pas à porter plainte et que après quand des jeunes femmes ou des femmes sont venues lui parler de ce sujet elle leur a dit bon écoute écoute c'est la vie c'est comme ça on en a vu d'autres et caetera et donc elle dit elle a dit hier devant le tribunal que c'était une énorme erreur et que c'était une abdication rase campagne ce sont des mots forts et donc il ne s'agit pas ici de faire le procès de personne mais bien de savoir comprendre le système est donc j'aimerais avoir votre votre réaction sur cette déclaration assez sidérante d'une abdication en rase campagne comment on en arrive là et pourquoi un tel silence pendant tant d'années bonjour merci regardez ce colloque merci pour cette question non mais je le dis sincèrement parce que c'est eux je vais vous expliquer pourquoi c'est quelque chose qui est qui nous remet en question dans notre mouvement politique profondément pourquoi parce que nous sommes une force politique les écologistes qui depuis quasiment notre création avons mis en oeuvre des procédures sur la parité ça aucune instance en termes de décisions ne peut se réunir ni prendre de décision si elle n'est pas paritaire on a mis en oeuvre tout un arsenal j'ai envie de dire le dispositif j'étais délégué aux élections auparavant on avait mis en oeuvre la parité dit de résultats c'est à dire que quand on avait désigné des candidates et des candidats en 2012 qui avait bon espoir d'être élu parce que les écolos tout seul au législatif c'est pas très facile mais là il y avait un accord avec le parti socialiste on avait calculé la gagne habilités des circonscriptions pour par chaque paquet de six circonscriptions les plus gagnable les trois hommes trois femmes les six suivantes etc etc pour arriver à une parité de résultat ce que nous avions parvenu ce métier on parvenait à faire en 2012 bref on pourrait dire mais les écolos sont les très bons élèves de la parité et de l'égalité femmes hommes c'est évidemment dans nos convictions etc etc etc et malgré ça il est arrivé ce qui est arrivé moi j'ai passé la semaine là en tout cas mardi et la journée d'hier au tribunal au début j'y suis allé pour soutenir les copines du parti qui doivent affronter clémentine l'a dit le procès denis baupin et au fur à mesure que j'assistais au débat je me suis dit c'est dommage que ces débats soient pas puissent pas être enregistrés et être projeté notamment aux hommes qui prétendent exercer des responsabilités politiques parce que il ya la parole de cécile duflot mais mardi avait la parole des femmes politiques étaient souvent quand on parle de ce sujet là on dit mais il faut libérer la parole des femmes moi ma conviction c'est que le problème dans cette affaire c'est pas tant la parole des femmes que les coudes des hommes parce que les femmes aient parlent elles disent les choses là disent pas de façon explicite il m'arrivait ceci est arrivé cela mais elle envoie des messages et elles disent des choses et on est dans un dans une façon de fonctionner ou en fait les hommes n'entendent pas ils entendent pas ce qui est exprimé et le fait de ne pas entendre fait que à un moment il ya et je pense moi je peux pas parler pour cécile duflot et bien entendu mais je pense que dans la décision qui a été la sienne est d'ailleurs lui dit hier a dit j'ai été très solide trop solide parce que il ya une représentation ou aussi parce que je suis une femme je suis censé être une femme forte qui dirige un parti qui a vocation à être puissant je ne peux pas céder à un signe envoyé un signe de faiblesse et ça m'interroge profondément en tant qu'homme c'est que y compris ce qu'a pu faire mon pain pendant de nombreuses années il l'a fait dans un écosystème si je veux dire où il y avait beaucoup d'hommes qui était en décisions qui auraient dû agir et il ya eu d'autres témoignages d'hier et y compris le responsable masculin de notre parti qui témoignait aussi d'une profonde culpabilité par rapport à ce qui s'était passé donc voilà au delà des actes individuels de certains hommes autant de cette espèce de d'injonction femme de mes parler parler parler maintenant c'est l'injonction aux hommes à écouter entendre et surtout agir et c'est toutes les questions qui sont posées je pas que l'on ait ce que s'il enfin cécile duflot à l'époque et donc secrète elle elle est secrétaire national donc on est vraiment sur la question du pouvoir et peut-être je voudrais poser la question à frédérique matonti qu'il doit partir malheureusement other donc je commence par vous lé lé secrétaire national dont elle a le pouvoir et donc l aile elle décide de se taire et donc c'est quand même assez étonnant que en tant que femme dirigeante d'un parti donc avec du pouvoir elle ne puisse pas parler donc qu'est-ce que ça veut dire sur l'organisation de ce pouvoir politique ça veut pas dire forcément quelque chose sur l'organisation du pouvoir politique ça veut dire quelque chose sur la parole des femmes par rapport aux violences sexuelles en général c'est à dire que le fait qu'elle n'ait pas parlé et ça correspond je crois à peu près au chiffre des femmes qui ne parlent pas par rapport aux violences sexuelles c'est à dire je crois que c'est une femme sur dix ou 2 femmes sur dix qui témoigne qui portent plainte sans qu'ils aient forcément de lien entre leur position dans l'espace social ou leur niveau de diplôme et le fait qu'elle porte plainte donc en gros évidemment là je pense qu'il y a on est face à à quelque chose d'assez banal de ce point de vue l'autre chose qu'il faut dire bien entendu c'est que où on voit bien comment elle est prise dans une je la connais pas du tout je n'ai jamais rencontré donc là je vais un peu extrapolé mais elle est prise dans une double contrainte à dire combien elle parle et effectivement elle mais d'un septembre alors non seulement elle se fragilise est extrêmement difficile de raconter une parole quand on a été quand on a subi une atteinte sexuelle quand on a été violée c'est extrêmement difficile donc il ya déjà ça mais en plus ils sont cayssials à question de choix politique à l adresse qu'elle met en question son parti est ce qu'elle fait prendre un risque à son parti ou pas elle est véritablement dans une double contrainte extrêmement difficiles à traiter et je vois enfin par ailleurs sa tombe chez les verts mais ça me rappelle un petit peu moins qu'ils aient travaillé sur le parti communiste on disait toujours amelia pas tous dans les archives du parti communiste of que le parti communiste est le seul à avoir ouvert ses archives que je veux dire aussi c'est que c'est la partie qui a d'un certain point de vue le courage de dire un certain nombre de choses sur ce qui se passe à l'intérieur il ya eu avancer ces témoignages il ya eu aussi des articles un peu scientifique qui parlait de ces questions là donc voilà donc il faut dire tout ça en pour pouvoir parler de cette question sachant qu effectivement ce qu'on lit et son convoi du live tweet du procès est absolument terrifiant et souvent bouleversant par rapport à ces femmes qui viennent parler qui sont en position d'accusé dans l'histoire sénac excuse donc cette question donc si on va on va pas faire un débat sur les violences sexuelles ce n'est pas le sujet mais du coup on va on va glisser vers cette question du pouvoir puisque bien évidemment la question des violences sexuelles s'inscrit dans un pouvoir inégalitaire et peut se permettre peut se développer parce qu'on est dans des situations inégalitaires vous qui avez travaillé donc sur le sur les femmes donc et la politique et la parité vous avez donc mener des enquêtes qu'est ce qui déclenche le l'engagement et le la répartition entre le temps personnel parce que donc on revient donc un autre sujet sur le temps personnel et le temps politique et comment ce fait cet arbitrage est ce qu'il ya un arbitrage particulier pour les femmes alors juste peut-être avance par rapport au procès en cours et plus largement par rapport à la question qui a été posée sur qu'est-ce qui résiste à l'égalité alors qu'on a un apparent consensus sur ce principe de manière générale et sur l'application aux rapports entre les femmes et des hommes en particulier ce qui est à à modéré quand on fait du travail dgt enquête ou quand on regarde les enquêtes sur les valeurs ou les valeurs d'opinion le rapport à l'égalité n'est pas aussi consensuel que ça mais on peut avoir cette impression là il me semble important de voir que ça pose un peu la question de la responsabilité la question de la responsabilité bien sûr en termes d'héritage historique politique et puis aussi on le voit à travers ce sujet de de cécile duflot qui se dit ben j'aurais dû parler avant où on n'a pas su entendre on n'a pas su écouter la question de la responsabilité elle elle est fondamentale et elle se retourne très vite en culpabilité et là on voit bien parce que le procès c'est un procès qui complètement inversée en termes de rapport à la culpabilité donc je pense qu'il est important d'être vigilant lavigilante avoir une épaisseur une contextualisation historique et politique pour pas que les discriminer les inégaux soit en position de devoir se justifier de leur propre inégalités et de pas avoir réagi au bon moment ne pas s'être comporté bien ne pas s'être habillée comme il faut de pas avoir parlé comme il le faut donc moi je pense que là c'est vraiment la question de la responsabilité essentielle et on arrive à sortir des contradictions voire des effets pervers que si il y à bord masse le travail très bien on voit cette de kokand substantialité c'est difficile à dire enfin cet entremêlement à la fois de la domination et de l'émancipation individuelle et collective donc ça ne peut se comprendre que de manière politique donc sur la question pour revenir à votre interrogation plus particulièrement de comprendre comment centre mal ce qui se joue dans la sphère dit privé et ce qui se joue dans la sphère publique et en particulier aujourd'hui on parle de la sphère politique lorsque le slogan qui a déjà été dit le slogan féministe le privé est politique qui veut dire en gros deux choses précisément d'une part que dans notre construction historique le la sphère privée a été renvoyé à l'ordre du naturel et non pas du démocratique c'est à dire qu'il ya eu un jeu qui a été fait pour déconnecter un faux pas qui de contagion démocratique dans la sphère privée et jean jacques rousseau est un des chantres de cette théorisation là mais on peut en citer plein d'autres donc en particulier les violences qui avaient lieu dans la sphère privée était venue tout simplement comme l'application de l'autorité naturelle du père sur les femmes et sa femme et ses enfants et puis que la femme avait un rôle qui était un rôle avant tout de bodmer et de bonnes épouses 1 dans la sphère privée et le privé est politique ça veut aussi dire donc qu'il y à démocratiser les rapports humains et à appliquer les principes en particulier d'égalité de liberté aussi dans la sphère privée et ça veut aussi dire que ce qui se passe dans la sphère privée et c'est en lien vraiment et votre question a des répercussions sur la manière dont on va s'impliquer ou pas les conditions de possibilité de l'implication égalité dans la sphère publique je crois que ce chiffre a été cité encore aujourd'hui alors que nous sommes censés être tous pour l'égalité femmes hommes et les jeunes encore plus entre guillemets dans une vision assez évolutionniste trop optimistes et peu lucide on a encore deux tiers des tâches ménagères et domestiques qui sont assumés par par les femmes dans la sphère privée et ce qu'on voit c'est que moi quand j'ai fait d'aimer entre les entretiens en particulier auprès des députés hommes et femmes ce moment où on va prendre une responsabilité politique qui va être très impliquant d'un point de vue du rapport au temps et comme l'a expliqué clémentine autain être en politique c'est faire la preuve d'une grande disponibilité il va y avoir une réunion de famille en tout cas c'est ce que m'ont dit les députés femmes qui va être fait en tout cas on va en discuter parce que ces femmes considèrent que leur leur vécu personnel est imbriqué avec l'intérêt et l' équilibre de leur famille qui peut être une famille plus ou moins c'est pas forcément des familles traditionnelles mais en tout cas ce sont des enfants les enfants voilà leur compagnon leurs compagnes j'ai jamais entendu un homme qui m'a parlé de son engagement politique en ce terme là en ces termes là lui s'est posé la question de l'opportunité politique s'il avait des chances de gagner si c'était le bon moment par rapport à sa position dans son parti il m'a parlé de politique les femmes ont parlé privé est politique donc ça c'est vrai que c'est c'est tout à fait intéressant et ça permet là aussi l'analyse qu'on peut en faire s'est pas seulement à l'aller femmes libérez-vous quoi si vous pouvez si vous voulez vous pouvez non c'est de voir comment nous nous inscrivons dans un système qui est un système qui n'est pas encore un différencier dans nos projections et danseront juge légitime et qu'on est plutôt dans un modèle qui est un modèle encore de la complémentarité et pas de l'égalité c'est là où mon ouvrage s'appelait l'égalité sous conditions et maintenant c'est l'égalité sans condition c'est à dire que les femmes comme les personnes assises est en ce que j'appelle les noms frères ceux qui ont été exclus de la fraternité républicain de cette communauté des esgaulx maintenant sont un plus vous l'avez dit on a vu les chiffres mais sous condition de performances de la différence à dire qu'elles sont inclus toujours en tant qu' en tant que singulière il faut qu'elle fasse la preuve à la fois qu'elle apporte autre chose et qu'elle ne mette pas en danger l'ordre en particulier l'ordre familial cet équilibre est bien sûr qu'elles ont intégré et que c'est un c systémiques que nous avons intégré toutes et tous ces systèmes là donc je crois que c'est important de se poser ces questions qui sont éminemment paradoxal mais qui nous montre oui que la domination et l'émancipation sont à la fois individuelle et collective ne peuvent être pensé que de cette manière là danièle obono est ce que vous avez fait cet arbitrage vous avons deux de vous présenter donc à la députation et comment vous est ce que vous sentez que vous vous inscrivez dans cette logique malgré vous de complémentaire ou est-ce que vous vous sentez égalitaire alors bonjour à tous et à toutes et merci pour l'invitation à participer à ce débat [Musique] je pense que on fait tout des arbitrages à un moment donné sur quand on est militant politique une tante politique moi je suis je milite depuis depuis les débuts des années 2000 et avant même d'avoir été élu l'engagement politique nécessite de faire des choix on quand on est une femme que des hommes ne font pas parce que c'est spontané le simple fait de s'engager quand on est lycéen lycéenne dans des mobilisations jusqu'à prendre sa carte dans une organisation etc des choix en termes de devis et de choix de vie de faire un choix de s'investir dans l'activité politique quand on est étudiant et étant donné la part en fait que ça prend en terme de temps en terme d'investissement d'énergie ça a aussi un impact sur la suite la poursuite d'études etc ces voix là c'est quelque chose qui est extrêmement important mais je pense que c'est pas simplement en termes de deux choix de vie familiale mais aussi en termes de est-ce qu'on est prêt à s'exposer à ce qu'est la vie politique et ça se consacre la vie politique de ce qu'on voit de l'extérieur être prêt à être la cible voilà de d'attac de dunes d'une attention bien souvent malveillantes et très peu très peu mais bienveillante donc c'est aussi ses calculs à ne dire est ce qu'on est prêt à abandonner une partie de soi qui qui voilà qui va être qui va être mise à nu et et est détruite par voilà cette exposition là parce que en fait ont intégré une idée que l'espace politique ce n'est pas un espace sur saint ou voilà on serait où on pourrait faire la politique comme voilà comme tout le monde et je pense que ça c'est c'est un choix et un arbitrage que que toutes les militantes politiques font et encore plus quand on décide de se porter candidates sur des positions éligibles et des postes à responsabilités donc donc oui moi j'en ai j'en ai fait aussi mais après je ne sais pas si c'est une question en fait deux de choix individuels que de cadres politiques qui permettrait en fait que c'est que ces questions là soit discuté d'une manière ouverte public et et pas simplement du point de vue des femmes je dire que là la question c'est quel genre de l'espace politique on veut construire dans lesquels en fait les gens peuvent s'engager sans faire le choix voilà de ne pas passer moins de temps avec ses enfants ou ou de sacrifier une partie de son bien-être physique émotionnel et donc dans son sens là ça engage tout le monde et que et du coup ça va au delà du choix individuel quant à la deuxième partie de la question sur est ce que est ce que je le sens complémentaires ou égalitaire il s'agit plus de votre expérience de député aujourd'hui et savoir donc par exemple si vous êtes à la commission des lois pourquoi vous avez choisi la commission des lois comment vous vous inscrivez dans le dans le travail de deux députés par rapport à vos collègues alors sur la commission des lois alors c'est c'est une anecdote mais je pense qu ea c'est aussi révélatrice au moment où on a en a dix qui discutaient de des choix en fait dans les différentes commissions on est dans huit commissions thématiques et on devait se répartir au sein du groupe c'est vrai que on va dire spontanément je pense que beaucoup de mes collègues femmes n'avaient pas idée très claire de houdan quelles commissions elle voulait elle où elle voulait aller alors que je pense que la majorité des camarades oms avait tout de suite avait déjà dit voilà les grandes commissions dans lesquelles elle voulait aller il voulait aller et en fait moi le la commission des lois je m'étais pas du tout posé la question parce que je me disais que voilà c'est c'est la commission il faut être juriste et savoir sur le bout des doigts comment fonctionnent les institutions etc et c'était vraiment pas dans dans mon horizon est en fait j'ai eu une conversation avec un camarade qui s'appelle un sergio coronado et qui avait été à la commission des lois et qui m'a expliqué que en fait d'abord ce n'était pas une question de l'expertisé juridique mais qu'il s'agissait en fait de faire de la politique et que yahvé voilà suffisamment il y avait des assistants des collaborateurs qui étaient les spécialistes de logistique et qui étaient là pour ça mais qu'il fallait avoir un point de vue politique et il m'a dit mais en fait vas-y demande la commission des lois parce que justement en soit c'est pas celle où on attend des femmes est en fait t'as le tas tout à fait les capacités pour le faire et c'est vraiment suite à cette discussion avec sergio que je me suis dit ben oui pourquoi pas ça m'a vraiment décomplexée mais sa voix n'était pas quelque chose où je me disais que je pouvais être à la commission des braquets des commissions les plus voilà les plus importantes et en y compris en termes de charge de travail et de se dire voilà est-ce qu'on aura le temps déjà qu'on sait que quand on quand on est élu on on se dit pendant cinq ans on va plus avoir de vie et et ça cela s'avère très vite être être le cas et c'est aussi une un des problèmes sur comment fonctionne et le rythme de la vie parlementaire et le rythme de la vie politique qui fait qu' on est obligé de se dire voilà on est lui c'est 50 de consignes comme s'ils ont consigné pour le mic à quelque chose ou et ça c'est quelque chose qui empêche aussi et donc je pense que oui à chaque fois en fait est que ce soit en commission à l'assemblée nationale on n'est pas perçu ni entendu de la même manière que dès que des collègues hommes et donc non il n'y a pas un sentiment d'être égal de ces de ses collègues députés mais je crois que ce qui a peut-être un peu changé à part 20 au delà du fait qu' il ya un plus grand nombre de députés femmes et ça quand même ça change ne serait-ce que la confiance le fait de voilà d'être dans un univers où on n'est pas l'unique l'unique l'unique femme je pense que ce type de deux dynamiques ray que voilà il ya des il ya des choses qui commencent à se débloquer mais c'est ça c'est une question de rapport de force collectif a institué et de et finit là dessus et des espaces y compris au sein des institutions surtout au sein des institutions on est à l'assemblée nationale et on sait par lille la ferme au pain ou dans les espaces de pouvoir il y a voilà de la discrimination il ya de l'intimidation il ya des agressions et clémentine évoqué cher collaboratrice et ce groupe qui s'est mis en place il ya quelques quelques années et qui est encore aujourd'hui parce qu'en fait aujourd'hui encore à l'assemblée nationale il n'y a pas d' espace véritablement ou des femmes qu'elles soient députés ou agents parce qu'il ya aussi tout le personnel peu voilà trouver une écoute ou peu c'est qu'elle peut qu'elle peut se rendre pour avoir ces outils là et donc c'est c'est aussi un élément de la bataille pour se sentir inclus ou pour créer une inclusion qui est des espaces dans qui est des espaces de sécurité de conseil et ses dents dans au coeur de l'institution et ça aujourd'hui encore à l'assemblée nationale après tout ce que tout ce qui a été dit révélé au tour de de ce qui se passe y compris dans les hauts lieux de pouvoir ça n'existe toujours pas et je pense que ça ça participe aux difficultés pour les femmes de se sentir pleinement légitime parce que ça reste un espace extrêmement hostile j'ai juste une petite question rapide puisque c'est pour montrer la réalité du pouvoir la commission des lois vous êtes combien de femmes sur combien de membres à la louche alors vous savez oui oui j'avais vous pouvez répondre sur le vide mais puisqu'on l'a vu fonctionner cette commission peut-être un tiers pas plus et encore alors justement je voulais vous donner la parole frédérique matonti vous avez donc publié dans libé donc dans les passes je lis des ans le 28 juin 2010 7,7 cette tribune qui s'appelle donc c'était juste au moment où après donc la élections donc historique de 40 33 40 % de femmes à l'assemblée 38,8 assemblée donc le titre s'était assemblé féminiser la parité par encore gagné ce que vous montriez c'était que effectivement donc dans le pouvoir il ay à différents stades et différents lieux de pouvoir et donc le pouvoir le plus haut le pouvoir le plus important effectivement les femmes disparaissent et donc bien sûr il ya l'assemblée mais on voit que le jeu des commissions est extrêmement important le gouvernement est paritaire mais après s'il y a le jeu des directeurs de cabinet des conseillers ou du cercle le plus proche des manuels macro on parle des mormons à propos de deux de ses deux plus proches conseillers donc il ya très peu de très peu de femmes il est à la communication il ya brigitte macro est à peu près voilà c'est tout donc comment expliquer cette part était de façade on pourrait dire d'une certaine façon je vais essayer de reprendre la question d'un tout petit peu un tout petit peu différemment c'est à dire que mémé en répondant à celle que vous posez c'est à dire qu'on a tendance à penser les choses en politique mais aussi comme d'autres dans d'autres activités professionnelles où on a un peu rigidifier la notion de plats sont de plafond de verre en fait il y a une notion plus intéressante que comme qu utilise beaucoup les sociologues professionnels peuvent et quitter qui travaillent ceux qui travaillent sur le travail c'est de parler d'une course d'obstacles et c'est de dire qu'en réalité c'est à tous les moments de la du métier politique du métier en général que ce fait l'élimination des femmes et donc si je prend rapidement quelques exemples par exemple et vivier qui permettent d'entrer en politique il ya les partis il ya les organisations de jeunesse il ya les syndicats il ya les associations il ya les écoles du pouvoir pour aller vite l'ena les grandes écoles de commerce etc là je détaille pas danièle obono l'a dit d'un certain point de vue tout à l'heure c'est à dire que là déjà il ya moins de femmes après pour les investitures si vous regardez qui sont les gate keepers c'est à dire ceux qui vont donner les investitures quelle que soit la manière dont s'est organisés dans les différents partis c'est très très très majoritairement des hommes alors il ya des effets d'entre eux soit mais il ya aussi des effets qui est bon ben voilà on va pas sortir le copain qui est là donc on va plutôt m parce que la parité c'est ça si on veut l'appliquer il faut sortir un homme pour mettre une femme ou bien faut mettre une femme sur une circonscription gagnable donc le plus simple c'est de mettre une femme sur huit circonscriptions gagnables bon après voilà il ya l'entrée dans les les différentes instances que l'on prenne une municipalité que l'on prenne l'assemblée les femmes elles ont une tendance qui est lié à la manière dont elles sont éduqués et leur socialisation qui consiste d'abord à pas se sentir aussi compétente qu'un homme jamais quand ça s'est vraiment lié à la socialisation et puis ensuite à reproduire ce qu'elles savent faire et dans le témoignage que donner danièle obono tout à l'heure c'était très intéressant c'est à dire elle disait moi je me sentais pas d'aller à la commission des lois parce que moi les lois j'y connais rien je suis pas juriste et donc il faut qu'il y ait un homme qui lui explique que c'est pas d'abord une compétence de jéricho pour qu'elle y aille ou en fait ça si vous regardez la copie des comices fin si vous regardez les délégations si vous regardez les les commissions dans les régions où si vous regardez les commission à l'assemblée vous obtenez toujours le même résultat c'est à dire que les femmes généralement choisissent des lieux qui sont les prolongements de ce qu'elles savent faire professionnellement or comme on sait bien que professionnellement les femmes ne sont pas dans hot métier que les hommes et bien ça ne les prépare pas à exercer les fonctions les plus prestigieuses comme élu ni dans les ministères parce que effectivement d'un ministère paris enfin on a un gouvernement qui est relativement paritaire si on détaille dans les fonctions la plupart des hommes sont à des fonctions que je vais dire masculine celles qui sont supposés être accordée naturellement aux compétences masculine et les femmes dans des commissions supposé féminine etc etc donc la petite enfance bon voilà donc je détaille pas bon alors je reviens pas non plus sur le calendrier de vie parce que tout le monde en a parlé mais du coup quand on regarde l'assemblée telle qu'elle fonctionne aujourd'hui par exemple c'est vrai qu'il ya beaucoup plus de femmes qu'il y en avait c'est le record mais si j'avais fait ce papier aussi alors c'était pour mettre en garde sur ce qui s'est d'ailleurs révélé exact à savoir que la présidence de l'assemblée ness ne vient ne reviendrai pas une femme la plupart des présidences de commission ne reviendrait pas à des femmes est le chiffre qui explique qu'ils étendent femme qui soit élue du côté d' en marche notamment c'est le fait que précisément il ya personne à sortir et donc c'est très facile de 2,2 de nommer des novices dans ses positions j'ajoute une dernière chose qui est très importante sur cette question c'est que on est toujours dépendant de celui qui est le faiseur de liste celui qui vous a désigné donc plus vous prenez une une personne novices qui vient d'être désigné par un mentor pour aller vite ou par quelqu'un qui l'a choisi et plus ça entraîne des formes de loyauté donc ça explique aussi que franchement c'est une bonne affaire de nommer des novices parce que leur capacité à se rebeller contre leur président de groupe est en général assez faible j'ajoute aussi que les novices ce sont ceux celles et ceux qui est surtout celle puisqu'on l'avait bien constater quand on avait travaillé sur les premières applications de la parité c'est celle qui très souvent ne se représente pas c'est à dire qu'il ya beaucoup de femmes qui entrent en politique ne serait ce que parce que la loi appelle ses entrées mais ya pas beaucoup de femmes qui restent il ya beaucoup moins de femmes qui restent que d'hommes pour toutes les raisons qu'on a dit dont la dureté dont le calendrier de vie à mettre en harmonie avec la vie politique etc voilà je m'arrête là david comment est-ce que vous pratiquez la les novices sur la leaf les ordres pour faire rire les faiseurs de liste où vous avez ça ma façon de réagir cette phrase bien sentie oui parce que c'est magique on voit bien oui il ya c'est un des effets potentiellement par un vieux pervers d'alors de la parité technique dire que j'ai contenté de parler de du parti je connais bien si europe écologie des moeurs et puis vous faisiez allusion au procès de cette semaine enfin vous poser une question sur le procès de cette semaine il ya une chose notamment qui a dit cécile duflot qui m'a interpellé c'est que cette parité d'obligations qui est une bonne chose il faut la maintenir elle a aussi eu pour effet de mettre dans les pattes d'un certain nombre d'hommes des femmes qui novices pour prendre ce terreau médias après un autre phénomène qui est une sorte de syndrome de pygmalion où un certain nombre d'hommes considère que l'exercice des pouvoirs sait séduire et que séduire c'est dominer et que dans la stratégie de domination il ya une forme de jouissance à promouvoir des femmes que l'on sélectionne et qui met ça c'est ça qui est terrible c'est que sera terrible c'est qu'il n'ya pas qu'eux on s'en sort pas uniquement par la méthodologie dire que oui il faut une méthodologie de parité de machin ou quoi mais ça suffit pas dire que tout est fait tout est organisé pour kim qui a organisé consciemment ou inconsciemment pour qui in fine et en fait quand on est une femme c'est pile à perdre face c'est les autres qui drague sert qu'à chaque fois il ya c'est plus compliqué et on parlait du rapport à la parole ça c'est quelque chose qu'ils peuvent certes la parole des femmes très souvent elle est tolérée que si elle est dans la ligne majoritaire une femme qui disent que la norme y compris politique considère comme juste là ça passe c'est bien parce que ça cautionne le truc majoritaire quand on est femme et comment c'est à dire des trucs qui sont pas majoritaires c'est plus compliqué et je vais une que quand on est une femme et noire c'est encore plus compliqué et donc il ya des choses qui se stratifie ou au fond la parole des femmes n'est pas considérée comme a priori légitime il faut qu'elle a une injonction à démontrer que sa parole légitime alors que quand c'est un homme qui parle à priori basse qui lis pas trop con et ce même s'il était comme rick mi mai et s'il dit des conneries si les cils et transgressif assez bien d'être transgressif si c'est une femme sait mais qu'est ce que nous veut imposer voilà il ya il ya quelque chose de s'étendre là et c'est pour ça que toulalan j'insistais sur la remise en question profonde et l'éducation sais pas comment des hommes et sur la façon dont on a réussi à rétablir une égalité qui bien sûr il ya ce qui se décline par cas les temps et tout ça mais y compris le rapport au temps parce que d'une part y ait en privé qui est effectivement continuer à être gérés par les femmes mais ce qui décide d'étendre union des moments où via les réunions ou comment tout ça s'organise qui savait quand on organise les réunions souvent on fait des caisses qui est disponible à telle heure et c'est un enjeu de pouvoir aussi de décider à quelle heure ça se décide et souvent c'est les axes et les hommes qui vont chez avec sa voix à 8 mois pour moi faut que ça soit à cette heure-là etc etc et enfin c'est donc les antilles ne disais tout à l'heure chez c'est au quotidien c'est permanent le truc de couper la parole truc de couper la parole mais mois avant qu'on alerte là tu maintenant je fais gaffe dans les rues nous et c'est vrai c'est statistiquement d'être systématiquement armés qu'on m'écoute assez peu la parole une femme c'est cette espèce de 2,2 d'écosystèmes encore une fois permanent fait que bon voilà on à la prise de conscience elle est en train d'évoluer mais c'est comme sur l'écologie c'est la prise de conscience elle est en train d'évoluer mais c'est pas parce qu'on a pris conscience qu'on a résorbé les raisons qui font que on est extrêmement loin du compte danielo gonnot oui vous avez été peu épargné vous avez fait donc par goût par vos prises de paroles qui font partie du jeu politique mais je est ce que pour vous est ce que cette allée plus loin que le jeu politique classique parce que vous avez eu parfois des paroles transgressive en tout cas qui auraient pu être applaudie pour un homme vous vous avez été vous avez dû faire face à des débats assez violente même très violent fin je sais pas comment est ce que vous pouvez peut-être nous dire comment vous avez géré ça après je pense que je sais pas si j'ai géré où j'ai réussi à gérer la situation je crois que de toute façon et c'est l'expérience que que partagent de plus en plus de femmes élues politiques sur le fait d'être une femme élus et public et médiatisé fait qu'on est soumis à une attention particulièrement souvent invasive et on va être plus durement critiqué ou plus durement reprise ou plus durement jugé que les hommes ça c'est c'est aujourd'hui évidente c'est pas pour tout le monde mais ça c'est en tout cas moi ce dont j'ai fait l'expérience ayant en plus on va dire une expérience militante d'un certain nombre d'années donc donc j'étais habituée aux débats en fait politique à la confrontation il comprit très très dur en terme d'opposition de majorité de minorités donc sage mais j'ai je connaissais hésité j'ai été habitué mais c'est vrai que passer au statut élus médiatique et hans voilà c'est ça a été quelque chose d'extrêmement d'extrêmement violent et déstabilisant y compris alors ce en passant par les voilà des commentaires je pense que d'autres clémentine et d'autres savent ça aussi c'est à dire que le type d' insulte qu'on va recevoir qui sont systématiquement sexiste raciste dans mon cas et voilà qui est ce assez je pense que c'est ça montre là le le caractère très orienté et le fait qu'on n'ait pas on n'est pas jugé de la même manière voilà y compris la nature sexistes et sexuelles et en termes de 2,2 de volonté en fait de dégrader la personne physique dans ce type de d'un sulky son qui sont très violentes effectivement après je pense que c'est là où je parle des médias mais du coup je pense que c'est c'est là où il ya un enjeu à ce que c'est pas simplement dans la sphère politique qui a une bataille a amené mes dents ne serait ce que dans la sphère médiatique sur justement la question du partage de la parole la question de de la présence sur un plateau je pense à l'expérience qu'il a vécue notre camarade et collègue sara le grain sur un plateau de l'émission politique où elle est la seule la seule femme et où on voit là elle se fait couper la parole systématiquement au point où elle s'en va et c'est je pense que c'était vraiment symbolique de deux de l'expérience de beaucoup de femmes c'est à dire qu'on est obligé de se sortir pour se préserver parce que voilà sinon sinon on sait où on se fait détruire croyez donc et donc oui c'est c'est extrêmement violent et dur et le je pense que la manière de le de le gérer elle et elle est d'abord elle est à la fois collective et politique et le fait de le poser comme comme un comme une bataille politique en soit voilà de dire on n'accepte pas ce genre de comportement quels que soient les désaccords politiques etc et donc ça il faut que ce soit quelque chose qu'ils soient conscients et et mise en oeuvre par l'ensemble du groupe moi je pense à mon groupe parlementaire sans le soutien duquel je n'aurais jamais réussi à gérer cette situation à son à son cercle familial amical conjugale de douala d'être d'être en capacité d'avoir ce soutien là et aussi de se dire à un moment donné individuellement personnellement est ce qu'on veut est ce qu'on est prêt à payer ce prix là parce qu'en sachant que même avec un soutien collectif et même avec un rapport de force on va s'en prendre plein la tête quand même donc je pense que c'est pas quelque chose qui est géré une fois pour toute c'est à chaque à chaque moment à chaque à chaque intervention voilà on se pose la question est on est on et on rigole et on choisit ou pas de s'exposer mais encore une fois je pense que le le rapport de forces qu'on arrive à créer collectivement dans un groupe parlementaire dans une commission dans une assemblée c'est fondamental sur la capacité qu'on a ensuite individuellement à se sentir suffisamment en sécurité pour pouvoir intervenir publiquement et donc c'est vrai pour l'espace politique c'est extrêmement vrai pour l'espace médiatique devant et derrière la caméra voilà qui selon que les contacts qu'on va voir par exemple avec des journalistes ou des rédacteurs en chef des personnes qui organisent l'espace médiatique décide on va avoir une seule femme au combat m de femmes etc voilà c'est aussi cette bataille-là qui permet ensuite con con qui est de la place et qui est l'espace protégé suffisamment pour que des femmes puissent s'exprimer et être être être entendu la prise de parole c'est aussi une prise de pouvoir c'est prendre la parole c'est s'est expliquée s'est donné une interprétation du monde il ya une féministe américaine qui s'appelle rebecca soni qui a constitué ce concept assez intéressant qui s'appelle man spinning donc c'est à dire cette proportion des hommes a expliqué le monde et donc à couper la parole puisque eux ils savent et quand ils prennent la parole après souvent ils ne la lâche pas beaucoup et il parle il parle il parle en quoi cette prise de parole est extrêmement stratégique est une question de pouvoir rpt et jeunes cénac lors l'enjeu est dans nos dos d'âne aux échanges on le voit bien c'est les conditions de possibilité pour être reconnue réellement comme autonome c'est-à-dire comme étant en capacité de déterminer de manière non contrainte et non minoré un nom sous influence ceux que l'on juge légitime salois sa norme et c'est la condition pour pouvoir ensuite être législateur réellement donc dans le rapport en particulier la parole ce qui est intéressant c'est que savoir quelles paroles portent quelle parole légitime savoir comment est-ce qu'on est considéré comme autonome et par rapport à un terme qui a pas mal été utilisée aujourd'hui c'est le terme de parité termes de parité ça fait partie des neuf langues malheureusement l'égalité en devient une aussi comme le féminisme puisque tout le monde se dit féministe même marine le pen donc là on se rend compte qu'il ya qui est un peu de problèmes dans ce que ce que véhicule ce terme mais le terme de parité la parité c'est le partage à égalité du pouvoir tétreault très concrètement et on le voit dans le rapport a bien sûr à la parole mais c'est la question de quoi alors nancy fraser nous dit il faut regarder trois dimensions la question de la redistribution la question du partage des places y partage du temps de parole donc là on est dans une on va comptabiliser donc on va objective et les inégalités en regardant à quelle place les hommes et des femmes sont dans la société en politique combien de temps elle part donc là on est dans une question de redistribution des places et du temps là on voit bien qu'on n'est déjà pas égalité on a donné les chiffres grâce aux lois contraignantes dit de la parité on a maintenant autant de femmes que d'hommes dans les scrutins de liste quand ça s'applique mais par contre dès qu'on regarde le partage du pouvoir on nie absolument pas et on est dans quelque chose qui est de l'ordre ont encore de la division horizontal et vertical il ya autant d'adjoints que d'adjoint dans les communes concernées maintenant plus de 1000 habitants mais 80% des adjoint aux finances sont des hommes et 80 % des adjointes super spread de la cordée comme ça à la famille ce sont des femmes donc la redistribution et doit se regarder au avec ce prisme de la division horizontal et vertical dire où est ce qu'on est un et on a vu que les numéros 1 sont encore en grande majorité en france des hommes dans le monde professionnel mais aussi dans le monde politique on est ici à l'assemblée nationale on a parlé des commissions il y habite commission à l'assemblée nationale deux sont dirigées par des femmes si on regarde les groupes politiques vous êtes bien placé pour savoir que il n'ya qu'un groupe qui est dirigé par une femme et c'est pas un groupe qui fait partie de la majorité parlementaire puisque c'est le groupe socialiste 1 voilà parti socialise nouvelle gauche et on retrouve exactement les mêmes chiffres au sénat au sénat c'est le parti communiste et écologique qui est dirigé par une femme et sur les commissions n'est pareil en a deux punitions donc la question de la redistribution elle est à regarder de manière pas seulement quantitative mais qualitative la question de la reconnaissance c'est comme en portent les voix non seulement il ya moins de voix de femmes mais comment elles sont reconnues si elles sont perçus à travers ce prisme de d'attentes différencier on voit bien que leurs portes et ne sera pas ne sera pas égale et que ça sera toujours vu à travers un prisme et vous avez pas parlé du rapport à l'autorité et du rapport aussi qu'est ce que c'est être un bon numéro un un beau numéro un c'est être reconnu comme lite légitimement tranchant pouvant prendre des décisions qui sont pas la somme des intérêts particuliers mais qui doivent faire advenir l'intérêt général même dans la divergence avec un certain nombre de personnes qui sont sous l'autorité de ce numéro un c'est ça être numéro un et c'est complètement contradictoire avec l'héritage de ce que c'est qu'être une bonne femme renvoyer d'expliquer des expressions en terme d'estimation c'est assez fabuleux un qui est plutôt être dans le consensus arrivé à trouver là une solution de compromis quand on est numéro un on n'est pas dans le compromis on est légitimement autrement que dans autre part que dans le compromis donc là on est dans des injonctions contradictoires et le troisième vers sens que je trouve très intéressant c'est le versant qu'elle appelle éminemment politique premier versant économique deuxième versant culturel troisième versant politique qui est celui d'être en position de changer les règles du jeu être reconnu comme un être égal c'est être en position de changer les règles du jeu et aujourd'hui vous avez parlé frédérique matonti a parlé des faiseurs de liste des faiseurs de lois de ceux qui sont dans les gatekeeper ce qui garde les forces et les hommes les secrétaires fédéraux nationaux aux élections en grande partie cédé hommes les têtes de liste cdh et sommes donc ils ceux qui sont dans des positions d'arbitrage c'est des sommes donc là dessus sur le rapport à la l'avouera je crois qu'on est vraiment dans un héritage qui est celui de la minoration historique des femmes pour des raisons qui sont consubstantiels on est souvent dans une espèce d'illusion le problème ça serait plus qu'un problème de comment de de moyens on serait tous d'accord pour l'égalité vraiment ça serait plus comprendre que maintenant on n'a pas une égalité formelle idéal et puis une inégalité réelle perverti non on n'a jamais eu une égalité forman idéal nos idéaux et c'est là on a des totems et des tabous a dépassé c'est là où c'est très difficile dans la sphère privée on a le rapport à un amour un peu et airs et non politique voilà donc ça il ya du boulot parce que le récit qui nous est faite ainsi en termes de socialisation qui n'a absolument pas celui de la deûle à la préparation des filles et des garçons à se penser comme des égaux sans avoir peur des rapports de pouvoir et de force qui sont aussi dans les rapports interpersonnels et en politique de manière dans la sphère publique on est dans une espèce de totem du rapport à l'égalité hors légalité tel qu'on en a hérité c'est une égalité qui a exclu les femmes et les racisées pour des raisons fondamentales parce qu'ils n'étaient pas reconnus comme des aides de raison il était toujours perçu comme embourbés dans leurs destins naturel donc on hérite de ça on a parlé du droit de vote des femmes le droit de vote des femmes il a été concédée dans une ordonnance portant organisation des pouvoirs à libération si ça n'avait été que du général de gaulle en eau rien que le droit d'éligibilité pas le droit de vote il a fallu une pression en particulier de fernand grenier représentants communistes donc je dire c'est quand même pas rien ici on à l'assemblée nationale le droit de vote des femmes en france soit disant le pays des droits de l'homme et de l'égalité des droits de l'homme bien senti mais entendu revenir même pas encore aujourd'hui droit du droit humain il n'a pas été conférée par par une loi par un vote de nos parlementaires nos représentants nationaux mais par une ordonnance j'ai donc et on a été obligé de mettre en place des lois contraignantes parce qu'il y avait aussi peu de femmes élues à l'assemblée nationale et au sénat dans les années 90 cac après la seconde guerre mondiale c'est à dire 5 % on est dans ce cette société là donc le mythe de l'égalité déjà là et aussi bien dans la sphère privée dans la sphère publique alors c'est triste je veux dire c'est être lucide sait jamais agréable alors bien sûr qu'il ya des avancées maintenant on a le droit de vote on a même l'égalité de droit c'est fou depuis la fin du xxème siècle mais on est dans les inea empêtré dans les inégalités de fait et si on en reste avec cette idée que l'égalité normal est belle non non non non on a vraiment sans repentance sans rédemption mais avec grande lucidité à déboulonner nos totems et nos mythes pour arriver à avoir une réalité qu'ils soient une réalité égalitaire pour toutes et pour tous donc sur le rapport à l'avoir laissée centrale ce rapport à l'autonomie ce rapport à la reconnaissance mais ça nous demande de sortir de cette espèce de surmoi égalitaire de voir que notre ca il est hyper pesant il est très inégalitaire que dans notre moi il un peu schizophrénique et pas te voilà donc mais on je pense aussi comme un dernier point qu'on n'est pas tous d'accord là dessus et quand moi je fais des enquêtes je vois bien que cet horizon de l'égalité qui serait une égalité à différencier ou qu'on soit identifié comme hommes comme femmes qu'on soit de telle ou telle couleur de peau de telle religion on puisse s'épanouir de manière indifférenciée avec une singularité qu'ils soient individuels et pas deux catégories on n'est pas tous d'accord là dessus et ça il faut pas non plus rester dans l'illusion du consensus et que quand même on va avoir se battre parce que des pauses il ya des positions qui sont plutôt de l'ordre d'une forme du néo essentialisme où il ya des complémentarités où il n'y a pas forcément les mêmes qualités donc pas les mêmes attentes donc le chemin il est il est commencée mais il est loin d'être finie et puis il ya plusieurs chemins et ça je pense que c'est important d'avoir conscience de ça on veut pas tous aller au même endroit même si malheureusement on utilise un peu tous les mêmes aujourd'hui comme le terme de féminisme d'égalité de parité mais je pense que c'est bien aussi que les mots soient clivante parce qu'ils disent pas on n'y met pas la même chose vous avez tout à fait raison sur le terme d'égalité voir la prenait bon n'a peut-être pas tous les mêmes objectifs il suffit de voir le parce que la déclinaison de ce débat qui se voit peut-être bien plus de cette façon là c'est quand on parle de différence des sexes et là le débat extrêmement clivant qu'il ya autour de la différence des sexes est ce qu'elle est ce qu'elle s'efface ou est ce qu'il faut là réaffirmer etc et c'est là où se joue le souvent là l'expression de ceux de ce différend autour de l'égalité frédérique matonti je voulais donc comment sortir de cet héritage si on va passer à la dernière partie de notre discussion sur comment changer l'air dans quel alors les changements de règles se font donc les lois paritaires mais on voit bien qu'il ya on n'est pas encore un le chemin n'est pas encore totalement parcouru comme comment changer les règles aujourd'hui à partir de l'état des lieux qu'on a dressé la alors déjà sur la parité on peut aller plus loin c'est à dire que la contrainte paritaire elle est très très forte pour les assembler les moins importantes plus on monte dans les lors des assemblées mois la parité contraignante c'est à dire que si vous regardez pour l'assemblée législative par exemple les contraintes sont des contraintes financières qui certes sont évidemment importantes mais un parti qui a les moyens de payer peut se permettre de ne pas respecter la parité c'est d'ailleurs ce qui se passe bon après je pense qu'il ya du long terme et du court terme sur le long terme il est clair que tout commence jeudi raid à la socialisation primaire des enfants et l'éducation à l'égalité évidemment c'est un objectif c'est un objectif sans cesse recommencée après je pense qu'il ya des choses qui sont jouables du côté du statut de l'élu par exemple beaucoup de femmes hésitent à entrer en politique parce que ça va impliquer un choix entre une vie professionnelle et je parle même pas à vie professionnelle vie familiale mais entre une vie professionnelle et une entrée en politique et il y a très peu de garanties de statut quand on revient en politique je pense que là il ya des choses à faire du côté de deux mécanismes d'incitation qui permettraient de reconnaître l'activité politique qui permettrait de se réinsérer dans le sens perdre dire des choses qui ont été faits pour les mères mais uniquement pour les maires pourraient être beaucoup faire les maires et mayer bien sûr pour pourrait être appliquée beaucoup plus pour les femmes élues entrant en politique aussi parce que ça permettrait après tout de faire aussi quelque chose qui aide les femmes entrent en politique par des mécanismes je dirais de deux des mécanismes automatiques c'est à dire que plus il ya de turnover est donc plus il ya d'hommes qui sortent plus il ya de nouveaux entrants qui peuvent accéder à des postes politiques mais ces nouveaux entrants il faut lisons qu'il faut les accompagner mais c'est toujours très frappé de voir ce que ce que racontent les les gens qui sortent notamment d'une élection et qu'ils ont perdu à quel point ça peut être difficile de revenir dans un milieu là c'était très marquant parce qu'il ya beaucoup beaucoup de gens qui sont sortis ils n'étaient pas forcément très préparée dans un monde dans un monde professionnel ordinaire alors c'est des députés c'est plus facile mais il faut bien penser évidemment à tous les élus municipaux des régions etc je pense qu une manière d'aider les femmes à entrer en politique et à s'y maintenir c'est vraiment de garantir ce retour à l'emploi éventuel david cormand donc vous en tant que responsable d'un parti politique est ce que vous avez mis en place des règles nouvelles des procédures nouvelles comment vous faites face mais ce que je vous dise ce que vous dire c'est que les règles les règles on les a mises en oeuvre depuis quasiment notre origine et donc on voit bien quels sont les mêmes bases qui nous servait exactement et donc c'est c'est ce moment de réflexion qu'on a et de remises en question réellement une phrase là que j'ai noté d'une féministe américaine du 18e qui dit une phrase que je les ai entendus parce qu'elle est en préambule d'une série netflix sur documentaire netflix à ces jeunes réclame aucune faveur c'est sarah green key donc cette féministe qui est morte en 1872 je ne réclame aucune faveur pour les personnes de mon sexe tout ce que je demande à nos frères c'est qu'ils veuillent bien retirer leurs pieds de notre nuque et en fait ce que je me dis moi c'est qu'il faut que les hommes qui font de la politique cesse d'être indifférent de l'endroit où ils posent leurs pieds dire qu'il faut en voir sans cesse à l'esprit quand on organise une réunion quand on réfléchit même pas la désignation des candidats mais à la manière de la convainc désigner des candidats j'ai une anecdote à ce sujet c'est eux mais je crois qu'il y avait dans la salle sandrine rousseau qui a écrit un livre dont vous avez entendu parler peut-être qu'ils s'appellent parler et dans ce livre d'ailleurs la halle délicatesse de pam cité elle dit qu'à un moment est ce c'est dresse un dirigeant politique en l'occurrence c'était moi pour me dire david sanna pas je crois que c'était après ou juste avant la ferme au pas mais ça va pas aux faucons mettre en place des des procédures ou quoi et sans doute que je devais être un peu fatigués ou d à g j médecins ont fait déjà la parité de résultats c'est déjà pas mal et à ce moment là elle me dit rien et dans les maladies mais effectivement avec le recul jaunies mais évidemment ça clip tout ça pour vous dire que les procédures qu'il faut faire ne suffisent pas la question essentielle c'est comment on interroge et je vais finir là-dessus sur je crois qu'il ya un vrai qu'il ya un vrai sujet sur la brutalisation et la virilisation du débat démocratique qui est pas nouveau qui est particulièrement intense aujourd'hui mais qui est de fait enfin par définition c'est les grandes gueules qui qui survivent non ce climat là et donc faire descendre les ouates réussir à imposer un cadre et une façons de débattre et de discuter qui n'est plus dans la métaphore guerrière de la régulation des ego et du pouvoir et des conflits ces essais lax la question percute la question de la non violence et du rapport sincère réel aux méthodes de nos de non violence c'est encore une fois les écolos à l'origine avait tous ces éléments de matrix après c'est pas parce qu'on a la prise de conscience qu'on dirait donc un moment il faut des éléments de cete réunion elles peuvent pas durer plus d'une heure et demie ça va des réunions décisionnaires c'est pas possible moi j'ai vu combien de fois j'ai vu et compris dans notre parti à face à g et et que dans mon parti donc s'est recueilli à une sélection naturelle c'est darwinien dire que effectivement une fois que la réunion a duré jusqu'à minuit et demi et qu'on fait exprès qu'elle dure jusqu'à minuit et demi pour que ce soit à 00h30 comprend la décision de fait il ya plus beaucoup de monde dans la salle et puis ce sont essentiellement des make way et donc ça c'est d'aider des règles qu'il faut s'imposer et s'interroger sur pourquoi on a mis en place ces règles c'est qu'une fois qu'on a fait les règles la question n'est pas filer est ce que c'est un sujet entre hommes politiques ce que vous venez de dire oui ça l'est et est-ce que vous en parler oui oui ça l'est mais ça maintenant ça l'est mais pour être honnête ça ne l'est depuis la sortie de la ferme au pain ça il a fallu que y ait cet électrochoc qui parce que chez les verts en fait tous les gens les mecs les nanas pensais sincèrement et c'est pour cela qu'ils étaient chez les verts qu'ils étaient dans un parti écologiste qui faisait bien son travail deux partis écologistes tout le monde sincèrement il n'y avait pas de faux culs conscient il n'y avait pas aucun cynisme il ya une sincérité profonde et qu'est ce qui s'est passé c'est que là on s'est pris en pleine tête le fait que mais ce que nous pensions avoir réussi comme micro copains comme comme espace militants parfait était non seulement pas parfait mais révélé des monstruosités est donc bien sûr que ça a déclenché le fait qu'ils ont certainement après est ce qu'on apporte des bonnes réponses non sans doute moins est-ce que ça a posé la question du pouvoir de l'exercer à la non oui du partage du pouvoir peut-être pas l'exercice vous venez d'en parler mais du pouvoir vient encore une fois c'est paradoxal lorsque dominique voynet cécile duflot sont deux dirigeante des verts historiques extrêmement puissante dans le parti et qui était forte hier que c'était pas pour le coup des femmes qui quand elles sont arrivées à ses fonctions à étaient des potiches ou je sais pas quoi ou qui était désigné par des mecs elles ont pris le pouvoir dans ce parti et elle avait elle avait une influence de puissance dans le parti mais ce que je me dis aujourd'hui c'est que le prix alors c'est différent mais le prix qu'elles ont payé d'une certaine façon pour avoir ce pouvoir qui était réel ça a été une forme de renoncement ou de parler clair de les mots de cécile des choix aussi 106 ans aidé en rase campagne l'abandon en rase campagne ça a été ce prélat est donc même la ses envies du cirque eux mêmes dans une phénomène ou oui c'est une femme qui exerce le pouvoir les pleins pouvoirs au sein d'un parti c'est même pas ça qui suffit à ce que des comportements et des choses dysfonctionne c est même passée n'ont pas suivant c'est à dire qu'il faut plus faire il faut du coup c'est ya pas de vaccin en quoi ya pas il n'y a pas une méthodologie qui fait qu'une fois qu'on a coché ces cases là la question la question à les régler frédéric mais vous devez partir et ce que vous voulez juste une dernière petite une petite conclusion quelque chose donc fut préféré partir non c'est c'est difficile de conclure que ça abruptement d'abord je vous prie de m'excuser de devoir partir c'est pour la bonne cause dans ces pour aller faire court mais je crois quand même on en parlera cet après midi mais mais ya enfin vous en parlerez cet après midi mais je crois qu'il ya des choses aussi qu'on n'a pas abordé que vous aborderez qui sont la manière dont on rend compte des femmes en politique moi j'avais beaucoup travaillé là dessus mais c'est vrai qu'on ne parle jamais des femmes politiques comme on parle des hommes politiques on ne parle jamais des femmes politiques racisées comme on parle des hommes politiques blanc et ça je pense que ça fait partie des choses qu'il faut souligner la violence est beaucoup plus grande à l'égard des femmes et a fortiori à l'égard des femmes racisées j'avais travaillé moi sur le cac taubira le cannage adpval aux belles tailles s m où est aussi rachida dati et il ya une virulence à leur endroit quand elles n'entrent pas dans le moule qui est celui de la femme face de celui de l'immigré méritante mais l'ombre à chi l'ha dati ça te retombe très vite quand elle n'est plus l'émigré intégré et là on peut se permettre des choses incroyables sur elle alors la presse les les humoristes ça tout ça ça fait partie de notre environnement peuvent révéler des choses sur sa vie privée par exemple qu'on n'oserait jamais révélé pour pour d'autres des femmes qui sont là de manière très improbable si on regarde leur milieu social comme et le fait qu'elles appartiennent à des minorités racisées comme najat vallaud belkacem taubira et donc danièle obono aujourd'hui et bien c'est d'autant plus insupportable c'est d'autant plus agressif c'est à dire qu' aucune ne vient du bon milieu social qui prédispose à faire de la politique et ça rend l'agressivité encore encore plus grande voilà donc ça je pense qu'il faut être très attentif à ça je sais pas comment on peut faire parce qu'on a toujours l'impression de prêcher dans le désert tous les partis tous les papes beaucoup de papier politique continue qu à commencer par une description des femmes de leur physique de leurs vêtements et cetera et cetera on a beau le dire et le répéter c'est souvent sans effet pour passer sa chance et peut être de trouver un peu plus de solution aujourd'hui je vais passer l'un c'est le moment de passer les questions à la salle peut-être joué on m'a dit que sandrine rousseau étaient cités là est ce que peut-être veut-elle commencer si ça lui dit et posé une question en tout cas nous donner son voilà venait je vous en prie [Musique] vous pouvez si vous voulez prendre la place de frédérique matonti merci beaucoup à vous je vais pas rester longtemps donc je m'assois là juste pour faire une petite précision ce qui me fera beaucoup dans le procès beaupain parce que finalement le procès beaupain je suis d'accord avec ce qu'a dit david est ce qu'on dit pas mal de gens qui ont assisté aux audiences et qu'il a un caractère peut-être pas historique mais en tous les cas marquant parce que il décrit non seulement le prince les procédés d'un agresseur mais aussi de tout un système au tour qui a permis qu'il sévisse pendant plusieurs années et on voit aussi l'évolution que chacun et chacune un fait vis-à-vis de cette situation certaines avancées d'autres moins et donc il va quelque chose d'un peu emblématique je trouve de la situation des femmes en politique mais ce qui m'a frappé mois et qui n'a pas été évoqué là c'est que quasiment toutes les femmes qui avons témoigné à la barre tout nous avons dit nous nous devions faire nos preuves et ça cette phrase nous devions faire nos preuves ça veut dire quoi au fond ça veut dire mais on était la seule et ont été regardés on était jauger juger et donc on était isolé et quelque part on ne pouvait pas se permettre de parler dans l'instant parce que justement on était au milieu de cette arène et nous étions observé de près et ça ça me conduit à la seconde remarque qui n'a pas été dit c'est que ce qui est très frappant aussi dans ce procès c'est à quel point les femmes n'ont pas été mises en situation de solidarité et je dis volontairement été mises en situation de solidarité c'est à dire que tout au moment des faits nous étions nous considérions comme rival les unes des autres à des degrés divers pour des raisons diverses etc et ça pour moi c'est la grande victoire du patriarcat et la grande victoire de la domination masculine en politique c'est d'avoir réussi à à la fois faire des lois sur la parité est de ne pas permettre aux femmes de se sentir en solidarité et d d'être en permanence en concurrence les unes avec les autres et donc le seul message que je voudrais vous dire aussi aujourd'hui parce que je sais qu'il ya plein de jeunes femmes qui veulent faire de la politique c'est surtout ne tombez pas dans ce piège ne tombez pas dans ce piège soyez solidaires et vous verrez que vous pourrez faire de la politique et de la politique autrement et de la politique qui sera bien meilleur aussi pour les citoyens et citoyennes [Applaudissements] oui on s'en va en réalité non mais peut-être parce que comment on parle beaucoup de élevé c'est vrai que c'était le cas emblématique mais rappelé que y compris ce que vous disiez ce qui était dit sur le fait qu'il ya des dispositifs qui était mis en place etc je pense que c'est vrai il faut le rappeler dans tous les espaces politiques organisationnelles que ce soit le petit groupuscule militant jusque voilà jusqu'au parti de gouvernement et je pense que encore à tous ces niveaux il ya besoin le fait qu'ils aient des dispositifs et une bataille en soit le fait qui conque on met en place voilà des espaces des coudes de parole et c est encore une bataille parce que tout le monde peut y souscrire et d'autant plus facilement maintenant qui a eu c'est cette prise de parole cette reprise de parole qu'il faut encore continuer à saluer et je m'associe vraiment à tous les tous les remerciements envers sandrine envers envers toutes les personnes qui ont témoigné parce que ça sarr fait venir dans le dans le débat français ce qu'on n'a pas beaucoup senti quand il ya le mouvement fini tout et c est ça nous ramène aux 6 à 7 à cette réalité là mais c'est encore une bataille et voilà moi je parle d'expérience de militantes voilà dans tout un ensemble d'organisations dit de gauche qui se disait féministe égalitaire extra ou c'était une bataille constante et où voilà on n'a jamais su le faire et su gérer ça jusqu'à entend députés dans un groupe parlementaire à l'assemblée nationale je reparle jeu révoqué cher collaboratrice où là c'est vraiment un enjeu constant de gagner ses batailles là de mettre en place des espaces des structures d'accueil d'écouté et c'est toujours pas gagné même si tout le monde dit oui oui il faut un an après on en est encore à a bataillé voilà pour qu' il n'est pas juste la déontologue qu' on est et de la formation et c'est donc donc voilà c'est ça c'est beaucoup centré sur ma le chaos est élevé mais je pense que en tant que militant pour une militante politique et et député je voulais souligner notre part collectif de responsabilité et ma part collective de la responsabilité dans le fait que c'est valable encore aujourd'hui dans l'ensemble de l'espace politique et les sensibilités politiques j'ai juste encore une question à david cormand et après je vous passe la parole on a parlé de solidarité féminine c'est très bien et c'est extrêmement important mais la partie du problème c'est comment impliquer les hommes parce que pour eux c'est forcément une perte est-ce que c'est forcément une perte parce que d'une perte de pouvoir comment on pourra comment on fait est ce que vous allez vous y avez réfléchi toujours pareil parce que c'est ses envies du cir que je crois pas qu'il y ait de soucis sur le fin de ces nécessaires et cesser de le faire là où ça devient compliqué parce qu'on est pris dans des injonctions et des stratégies est ce que on parle d'un milieu qui est parano dans quel milieu de la politique et du pouvoir et encore une fois ce qui se joue dans une formation politique bien entendu ce sont les idées mais c'est aussi la sélection c'est la capacité d' influence c'est la cas typique et les hommes déclenche aussi développent des stratégies mais sandrine en parlait y compris parfois consciemment ou inconsciemment de mise en concurrence des femmes mais il ya même eu des cas c'est une anecdote mais sur a laissé quand on s'est occupé des élections législatives de 2012 dont je vous avais dit tout à l'heure on va fait le truc de la parité de résultat est une des cibles très bonne circonscriptions qu'on avait identifiées comme étant gagnable à coup sûr on avait déjà le quota d'hommes et il fallait maintenant des femmes donc d'abord sur cette circonscription art faut savoir que sur les circonscriptions ya toujours un gars du coin il ya toujours un gars très légitime dans le coin qui connaît tout le monde toutes les assauts dont déjà à lui il faut lui expliquer maintenant ça va être une femme donc qu'elle avait dit mais pourquoi ça tombe chez moi ce qui est une bonne question d'ailleurs c'est pourquoi elle est bref et donc là dans cette circonscription en question il y avait deux hommes qui étaient candidats et il a fallu leur expliquer bas les copains figurez vous que c'est pas les deux hommes qui se sont donc affrontés ces deux femmes qui étaient leurs deux compagnes cercueil a eu un transfert de rivalité mais quand je parlais tout à l'heure non pas des effets pervers de la parité comme quoi c'est que l'on voit bien que dans un cadre militant mougères des enjeux de pouvoir qui est pas un mort m'a remis un milieu militant où il ya 400 milles adhérentes et adhérents et ben on est sur des facteurs humains qui mélangent en réalité plein de choses et la régulation de ça en plus ça touche à des choses qui sont aussi rapport à leur team gg le diagnostic clair après les solutions pour ça moi je crois que l'une des solutions c'est d'abord non par les tirs de poser les choses sur la hem n'était pas non dit et pas de zones qu'ils soient des zones d'ombré qui ne soit pas explicité c objective et autant que c'est possible quand on pense à des désignations de candidature à des profils et des couples et les personnes qui parlent et qui quelque part décide de décennies de ces désignations des personnes qui sont directement ou indirectement exposées aux enjeux de pouvoir et c pourrait franchir à des méthodes où on sort un peu du coeur du réacteur du pouvoir d'un parti la question de qui ont choisi de promouvoir pour quoi faire dans quel territoire etc etc est-ce que l'anecdote que vous que vous citez montre aussi comment on gère le pouvoir dans un couple par un couple et ça je pense que c'est aussi une question qu'on devrait se poser mais je vais arrêter ces signaux d'alerté monopolise la parole donc les questions à la salle qui se lance un homme un jeune homme alors je sais pas où le micro en prenant un oui ça va marcher qui voulait parler donc bonjour moi je m'appelle agnès charbonnier alors moi j'ai une question sur la solidarité entre femmes puisque la dame qui est parti à parler de la solidarité en politique qui serait une victoire du patriarcat et je pense que c'est une réalité qui est beaucoup plus large puisque la solidarité entre femmes est déjà assez difficile dans la société en général les femmes sont très très souvent rivalité déjà en famille en entreprise et déjà moi qui suis enseignante en classe on voit les filles en rivalité beaucoup plus que les garçons donc je pense que la solidarité en politique doit être difficile si déjà elle n'est pas instauré à la base puis c'est vrai que j'étais frappé aussi par l'histoire des commissions où il faut absolument en tant que femme intègre et une commission où y'a que des hommes comme si ces commissions là était beaucoup plus prestigieuses parce qu'elles sont du coup puisqu'elle attire les hommes bon alors on a parlé de la commission des lois puis après on a dit bon les femmes sont plutôt dans les commissions petite enfance éducation je pense que la commission éducation quand on pense qu'une société fasse d'abord par l'éducation qu'on arrive à éduquer et les hommes et les femmes voilà se dire que puisqu'il ya des femmes c'est forcément quelque chose de moins intéressant puisque elle n'intéresse pas les hommes sauf que c'est déjà toujours c'est aussi une des victoires du patriarcat et des hommes on est toujours à se comparer à ce qu'ils font à ce qu'ils aiment à skis comme si c'était beaucoup mieux que le reste or quand on regarde le manque est dirigé par des hommes qui marchent quand même pas si bien que ça donc je pense que les femmes peuvent se dire qu'on peut faire différemment voilà beaucoup de merci de m'avoir donné la parole avant le jeune homme région cénac vous voulez répond très rapidement sur la solidarité ça fait penser à un livre d'une anthropologue américaine qui s'appelle margaret mythe morse et sexualité en océanie où est là où elle observe trois sociétés où elle croit elle avec son petit regard de wasp voilà qu'elle va retrouver du féminin et du masculin mais un peu décliné différemment et ce qu'elles seront elles se rencontrent de quoi c'est que dans une société nous on lakafia qualifierait que deux féminines même pour les hommes et elles le lie à la l'éducation qui assez permissive assez sucré des comme bébé pleure on sait maternante et puis dans une autre c'est une société qu'on qualifierait plutôt que de mettre que masculine il n'y a pas et puis dans notre société à l'inversé un les les hommes sont plutôt associé aux qualités qu'on associe dans le monde occidental actuel aux femmes et inversement et alors à ces hommes qui sont donc en concurrence vis-à-vis des femmes puisque c'est elle qui ont en particulier les l'argent enfin le même si c'est eux qui vont vendre en fait les pirogues en marche et c'est elle qui ont l'argent donc celle qui leur concède ou pas un peu de donc il faut qu'ils se par elie manque de solidarité bien sûr parce qu'ils sont en concurrence pour la reconnaissance donc j'ai trouvé enfin je vous conseille vraiment cet ouvrage parce que ça remet en cause à la fois notre binarité et sam et montre bien que c'est lié à notre éducation de socialisation et pas à des qualités naturelles plus ou moins violentes douce tout ce qu'on veut et ce que j'ai trouvé intéressant c'est que bien sûr que notre division pour mieux régner on divise voilà ça vient du fait qu'on est minorée mais deuxièmement moi je suis un peu aussi agacé par la jonction à la solidarité c'est à dire que je ne suis je bien sûr que je vais être solidaire avait la déconstruction des inégalités à la déconstruction la domination mais je vais pas être solidaire avec toutes les femmes parce que ça c'est du sexisme voilà je vais pas être ceux des leaders avec quelqu'un ça dépend bien sûr pour qu'elles dans quels cas je veux dire avec quelqu'un qui a une opinion complètement différente politiquement de moi je vais pas être solidaire des politiquement partons donc cette injonction à la solidarité elle il faut qu'elle soit des deux côtés on n'a pas de plus solidaire que les hommes parce qu'être politique c'est aussi choisir ses alliés ou être un animal politique moi je suis universitaire mais donc là la jonction la solidarité je trouve qu'elle a elle a deux elle peut avoir et j'étais aux états unis à faire des interventions et avant l'élection présidentielle et bien sûr les questions s'étaient alors vous allez être contents peut-être que marine le pen va être élu à la présidence de la république oui et non comment dire voilà donc donc voilà donc donc je pense que là il faut pas pour autant dépolitiser les femmes et bien sûr comprendre que le manque de solidarité c'est une conclusion de notre hiérarchisation sur la hiérarchisation politique j'entends ce que vous dites dans le même moment on peut pas nier qu'il ya une hiérarchie dation des délégations et mirarchi dation des délégations que ce soit au niveau du gouvernement au niveau des collectivités territoriales et que l'adjoint aux finances il a quand même un arbitrage qui est différent par rapport à celle qui va être chargée de la petite enfance donc et que le premier adjoint parce qu'on a parlé donc pour le comment améliorer les choses il ya des dispositifs légales et en particulier faut agir sur les intercommunalités il faut voir que le verrouillage il se fait pas au poste de numéro 1 il s'est aussi au poste de numéro deux ce que la loi dit rien donc non seulement y a que 16 % de femmes mères mais il ya que 28% de femmes première adjointe et donc moi je suis pas pour la hiérarchisation des qualités ou des compétences ou des délégations mais dans le monde dans lequel on est il y as l'hiérarchie nation et oui être à la commission des lois ou des finances être adjoint aux finances ou est première adjointe ou être premier ministre on n'a pas le même pouvoir que si on est 100 des dégâts enfin oui donc là dessus il faut quand même aussi être ne pas nier ce dont on hérite est à la fois déconstruire c'est cette hiérarchisation mais aujourd'hui faire avec un pur pas en être en être dupe qui d'autre voulez prendre la parole devant parler d'un jeune homme devant non je te dire deux mots pour a acc accentuer ce que vous venez dire parce que je crois que quand on parle de solidarité peut-être qu'il ya une compréhension différente selon les personnes on va avoir un sentiment en fait dans le terme de solidarité c'est le sentiment l'empathie etc mais je pense que il ya de ça et c'est nécessaire et moi je pense que y compris le cette empathie elle est politique et qu'il faut des espaces ou à un moment donné voilà on peut partager ce voile à se parler et c'est indépendamment de de son étiquette mais je pense que il ya un dimanche une la dimension la plus importante elle est politique la solidarité c'est à dire que à un moment donné on ne peut pas parler de solidarité politique après quand on fait des choix qui vont aller à l'encontre du fait que des femmes vont subir telle ou telle politique c'est à dire qu'à un moment donné je pense que il ya une limite à à une forme de solidarité a fait mine qui voudrait que les femmes se serre les coudes voilà indépendamment de leur étiquette parce que j parce que c'est qu'est ce que c'est ce que vous avez voulu dire mais mais du coup il ya une tension constante de mon point de vue il ya une tension constante et et c'est une bataille parce que on peut on peut être très en désaccord et exprimé son désaccord par rapport au point d'une femme de manière publique même sans se dire que si on voit deux femmes qui s'opposent de manière très virulente ça va desservir l'une ou l'autre donc je pense qu'il ya il ya un enjeu d'assumer voilà y compris le fait qu' on puisse est en très fort désaccord ou qu'on puisse qu'on doive l'exprimer et que ça remet pas en cause en fait le fait qu' on se battra si l'une ou l'autre se fait en même temps d'émigrés insulté de manière sexy et que donc c'est une tension en fait c'est toujours une question de rapport de force de mon point de vue la solidarité et donc c'est je le prends pas un terme des jonctions mais voilà deux rapports de force et de d2 et de tensions et de clivages et qu'il faut assumer aussi cette dimension là d'accord alors il nous reste 12 minutes et je voudrais quand il ya deux personnes qui veulent parler et on prendra une question facebook donc on fait questions rapides en réponse rapide monsieur alesi son jour les automates de radio campus j'ai une question concernant les femmes politiques de droite qui sont visiblement pas présente dans le programme je sais que cet après midi à geoffroy didier qui est un homme voilà juste une simple question est ce que le féminisme c'est de gauche elles sont où les femmes la droite mais je crois qu'elles n'ont pas voulu venir tiens voilà un alibi à clémentine c est ce qui est une réalité ce sont les plus de difficultés à trouver des femmes de droite qui avait envie de parler alors que des femmes de gauche y en a plein qui vont pas parler qui était vraiment très très demandeuse effectivement je pense qu'il ya une avance dans la tradition de gauche dans le rapport à ces questions là donc il ya une différence bon voilà mais c'est pas c'est pas volontaire et puis après on a un programme contre 1 donc on aurait pu faire aussi autrement donc ne survalorise on passe cette différence qui est aussi lié à des questions d'agenda de nombre d' équilibre politique diverse et variée il ya un jeune homme qui voulait prendre vous l aurez une rapide là et le jeune homme qui attend depuis longtemps ah ben je reviendrai après alors on la question porte sur un sujet que vous avez évoqué de manière un peu rapide mais quoique pour ra que d'une politique et au pouvoir voit que le gars y accéder à un poste comment comment mettre fin à l'espace que doug le stang ar le vouvoyer le leur est que les femmes au sein d'un même poste sera jugée beaucoup plus sévèrement qu'un homme et ce par ses pairs d'une part par la fondation et je pense par exemple si k-11 propos vous daniel boone où vous aviez tenu coi propos et je pense que c'était sur charlie hebdo et technique ni commentaires sur internet du zénith et plus il manque ce sont revanche face cette ambiance un peu de tribunal pénal portières ou les rangs politiques sont toujours constamment leurs sourires des propos sexistes racistes antisémites pour ça qu à chaque fois qu elle qu elles sont perçues comme et en france où un homme qui ne résisteront pas à séduire ce qui coûtera voilà d'accord merci donc le double standard est donc la violence du tribunal populaire est ce que vous pouvez répondre danièle obono ouais je sais pas si en fin et je pense que les moments les espaces et les discussions telles que celles là participent à ce travail l'armée moi je pense que le la bataille pour pour pouvoir être y compris visiblement physiquement de pouvoir même quand on est une femme être agressive as assumé le fait qu' il ya des femmes qui ont qu un tempérament ou qui vont qui vont avoir un tempérament plus calmes et d'autres qui vont avoir un tempérament voilà bouillonnant passionnés et serra sans que ce soit considérée du coup comme agressif et comme tout de suite décrédibilisant à la différence d'un homme voilà le fait de de pouvoir assumer ça et du coup ça veut dire dans l'est encore une fois c'est au delà de l'espace politique c'est l'espace médiatique c'est comment comment les les les débats politiques sont organisés et comment comment met en scène les les désaccords politiques dont je n'y a pas de jets pas de 2,2 de réponse clé en main mais c'est ça fait partie de la bataille féministes et politiques de de dire oui on on assume voilà d'être d'être d'avoir des femmes qui nous représente de différentes manières est on est on est on est on est ce qu'on laisse rien passer y compris de pouvoir et ça c'est vrai pour les femmes mais aussi du coup pour les hommes et pour l'ensemble des personnes qui sont là quand on l'a quand il ya une remarque y compris sexy sur un plateau télé que des hommes puissent reprendre voilà la personne qui fait un un propos sexistes voilà c'est ces deux je croise de cette manière là qu'on arrive aussi à démonter le l'école et les constructions des préjugés et et que voilà on avance dans ce dans cette bataille là quoi après voilà il n'ya pas deux il n'y a pas de réponse toute faite et clé mais je crois que le fait de dire on peut être politique élu et serra de mille manières différentes indépendamment de son genre de de son sexe et se battre pour pouvoir pour que personne ne soit venu dans des cases ou voilà une femme politique est obligatoirement voit parler comme ça doucement tranquillement doit s'habiller comme ça doit ressembler à ça doit avoir des cheveux et des coiffes une coiffure de cette manière lâche je crois que c'est aussi un élément de la bataille pour pour renverser le le renverser la table et renverser le les dominations qui structurent l'espace public aujourd'hui une question rapid madame s'il vous plaît oui donc une question rapide pour mada bretonneau bonjour à tous ma question c'est tout à leur madame frédérique matonti a souligné la violence qui pouvait être plus grande à l'égard des femmes racisées donc quels sont les conseils que vous donneriez aux femmes issues des minorités qui souhaiteraient suivre vos traces non oui pas le conseil je pense que toutes les toutes les femmes et toutes les militantes ici qui nous écoutent donne voilà au aux autres femmes de voilà qu'elles ont le droit de le vouloir et qu'elles ont le droit d'y re ne pas le vouloir et que c'est pas bon là c'est pas c'est pas parce que il faut qu'il faut une femme et qu'on s'est battu et que la parité c'est important que voilà il faut absolument le faire donc voilà quelques l oms qu'elles ont le droit voilà deux d'y renoncer mais que si elles le veulent qu'elle y ait quoi que quelle qu'elles lâchent rien et qu' il est et que ça va être une bataille constante mais que y'a y compris a besoin de voir voilà de voir une multiplicité de femmes noires une multiplicité de femmes en général mais mais qu'on soit pas enfin justement qui a besoin que je sois pas la seule noire de la france est soumise ou la seule noire aujourd'hui député qu'on convoi et qui est censé représenter à voile à tous toutes les noirs et être justement un exemple ou voit la cci a rien de ya rien de pire que d'être voilà le la femme ou la femme noire type et donc il ya besoin voilà il ya besoin d'avoir on a besoin d'avoir et de voir toutes les femmes possible dans l'espace politique dans les dents dans l'organisation politique à des postes de responsabilité donc donc voilà d'y aller et qu'on va se battre et qu'on écoute et qu'on va construire justement ce rapport de force mais mais voilà un encouragement général et puis une exigence aussi de se dire ça signifie aussi qu'on s'engage pas à se battre pour pour que ça puisse être possible et donc ne pas de se dire que elle va pas être tout seul voilà et il n'y a rien de pire de se dire qu'on y va mais on est là on y va un peu tout seul en guerre contre le reste du monde voilà elle sera pas elle sera pas tout seul et on est on sera on sera là quoi il ya des gens il ya des gens derrière donc à ce que je pourrais l'ordre étant vous vous allez je vais me tourner quo du dos d une écoute donc donc les côtes d'une question via facebook via facebook c'est une question qui nous est posée par quelqu'un qui suit le débat sur la page facebook de libé qui s'appelle noël colin en fait c'est une double col et je ne sais pas qui peut y répondre est-ce que la parité les lois sur la parité peuvent concerner concerne déjà peuvent concerner concerneront maires et présidents d'intercommunalités et est ce que vous pensez qu'il y aura une loi pour la parité dans les conseils municipaux ou qu'il doit y avoir de moins de moins de 1000 habitants pendant dans les petites villes dont les panneaux région une région diana king une réponse courte et puis votre votre avis de l'avis de corbon très rapidement donc vous trouverez tout sur le site du haut conseil à l'égalité femmes hommes dont j'ai été membre bénévole pendant six ans et présidente de la commission parité là dessus très clairement le problème c'est qu'on a besoin d'en passer par la loi parce que quand la loi ne dit rien l'exclusion des femmes est toujours persistante donc rien n'est dit sur là alors on a rajouté des éléments sur les adjoints les adjointes mais rien n'est dit sur le numéro un il ya des recommandations qui sont portées par le haut conseil à l'égalité qui est une instance consultative auprès du premier ministre depuis de nombreux rapports pour dire qu' il faut jouer sur le fait de déverrouiller les deux premiers postes c'est à dire que si on a un président de conseil régional ou de conseil départemental pour rappel on est à 10 % de femmes à peu près où un maire il faut que la première adjointe ou le premier vice-président soient de sexe opposé donc ça c'est une recommandation qui est portée parce que c'est très difficile de faire quelque chose qui soit juridiquement de nabeul donc là c'est cette idée de déverrouiller des deux premiers postes donc pour l'instant c'est pas le cas mais c'est une recommandation forte sur la dimension des conseils municipaux c'est une question qui est importante parce que ça permet d'aborder ce qui se passe ensuite au niveau des intercommunalités puisque ça des répercussions sur les intercoms sur les communes de moins de 1000 habitants pour l'instant la loi ne dit rien en même temps c'est le seul moment c'est le seul endroit où il y a un effet d'entraînement depuis d'ailleurs les premières lois en 2000 c'est à dire que danser dans ces communes là qu'on appelle des petites communes les femmes sont quand même plus présentes qu'elles l'étaient avant alors que la loi ne le contraint pas de la même manière elles sont plus élus maires que dans les villes où c'est pourtant obligatoire pour les conseils municipaux tout simplement parce que l'enjeu de pouvoir y est moindre où est perçu comme étant de moindre importance donc oui il ya des recommandations pour appliquer aussi la parité donc la contrainte paritaire en termes de candidature en alternant stricte dans ces communes là à la fois pour que ces communes où il ya une vie locale aussi très importante face vivre ce partage des responsabilités mais aussi pour que ces des répercussions au niveau des intercoms parce que dans les intercommunalités on n'a pas parlé on se retrouve quand même avoir uniquement un tiers des conseillers communautaires qui sont des femmes 20 % au niveau des exécutifs et lui pour cent au niveau des présidents s'est pourtant il ya énormément de pouvoir dans ces instances là et c'est aussi dû au fait que les représentations des communes de moins de 1000 habitants ont des petites communes c'est souvent le maire où l'adjoint aux finances et donc ou s'il y en a 2 donc et là on voit que c'est un grande majorité des hommes donc ça montre qu'en effet malheureusement des objets toujours de durcir la loi donc ya pas une pente naturelle vers l'égalité où cette idée que ça va s'arranger tout seul et que c'est des points qui sont qui sont développés david cormand un petit mot rapide sur le sujet peut-être comme savoir comment vous vous préparez ou non mais de tout a dit ange ajoutant que pour les communes des petites communes les maires les élus sont pas ou quasiment pas indemnisés ce qui fait que là encore déjà on est une femme on est on s'occupe des trucs amusants donc c'est plutôt le gave retraités qui du coup va se retrouver mr donc ça rajoute encore un élément de difficultés juste un mot rapide par rapport à la question sur les femmes une fois qu'elles sont en situation de pouvoir si on part du principe et c'est notre cas qu'il n'y a pas de différence qu'il n'y a pas de questions de nature entre les avec des femmes différence de nature entre les hommes et les femmes dans la capacité d'exercer le pouvoir c'est donc c'est une question de culture et donc si on veut répondre à un problème de culture ya une question de l'éducation et dans la question de l'éducation il ya un domaine jens question qu'on n'a pas encore dit quelle rapport à l'histoire la politique en politique le rapport à l'histoire et la manière dont on écrit l'histoire c'est une question fondamentale l'enjeu de pouvoir sur comment on écrit l'histoire c'est pour quand on écrit l'histoire et compris des historiens historiens quand ils écrivent l'histoire c'est aussi pour donner une lecture de l'actualité y compris dans le rapport aux enjeux de pouvoir etc etc etc évidemment pas un hasard si dans l'histoire ce sont les hommes si tout le débat patrimoine patrimoine je sais que les écolos s'était fait des boîtes et quand on avait bien et dargaud qui les faux culs d'aliens va venir après sur la question du matrimoine c'était pour donner quelques ça c'est un peu dur ou pour parler de matri mois les patrimoines tout le monde c'était foutu de notre gueule en disant ouais c'est pas un sujet sérieux mais c'est un sujet fondamental serre que que l'ensemble des gens et notamment des enfants mais aussi des adultes et des références historiques qui ne soit pas uniquement des hommes c'est un enjeu de pouvoir déterminant parce que c'est évidemment par la représentation qu'on a du pouvoir et des grands hommes et des grandes femmes qu'on légitime le fait d'avoir des dirigeantes femme condom n'interroge pas constamment la légitimité et salace et des questions qui peuvent paraître un peu voilà bébête mais en fait c'est ça qui va changer notre apport culturel au pouvoir je vous remercie je pense que maty de l'arrère rebondira sur cet aspect absolument dominant du débat de la représentation avec de l'inscription dans l'histoire je vous remercie tous pour votre attention je remercie donc tous ceux qui nous suivent par facebook sur facebook et surtout qui ne s'en aille pas puisque donc la suite c'est en nous allons accueillir anne hidalgo donc le maire de paris ça je vous apprends rien donc première femme à être élue quand même à ce poste ça se souligne et comme le rappelait très justement clémentine autain elles ne sont que six en france à gérer des villes de plus de 100 mille habitants voilà merci à tous et tout de suite pour la suite