Jean-Luc Mélenchon
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:11FerméeRéponse partielle
Quel est votre premier objectif en allant faire campagne dans le Pas-de-Calais ? Vous faire élire député ou empêcher que Marine Le Pen le soit ?
- 0:58RelanceÉludée
Mais vous parlez comme si Marine Le Pen était députée sortante. C'est une circonscription socialiste.
- 1:05RelanceÉludée
C'est que vous ayez choisi une circonscription détenue par un PS plutôt que d'aller batailler contre la droite.
- 1:28OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir choisi cette circonscription plutôt qu'une autre ?
- 2:01RelanceRéponse directe
Vous parlez de quoi précisément ?
- 2:20FerméeRéponse directe
Philippe Kemmel, le maire de Carvin, ce n'est pas un candidat honorable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiquePromesse
« j'espère qu'en allant à Hénin-Beaumont, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, l'ancien bassin minier, berceau du mouvement ouvrier français, envoie à l'Assemblée nationale quelqu'un qui parle la langue de l'humain d'abord, qui est mon programme, c'est un programme de rupture radicale et concrète avec l'ordre établi. »
- 0:44Invité politiqueFait
« qui est en quelque sorte la forme la plus chimiquement pure de ce qu'est aujourd'hui la ligne de la droite, puisque, comme vous le savez, M. Sarkozy a tellement extrême-droitisé la ligne de droite que quand vous en tapez un, vous en tapez deux pour le même prix. »
- 2:49Invité politiqueChiffre
« Je suis séparé par plus de 15 points de Mme Le Pen, c'est elle qui est devant dans la circonscription, et le socialiste est devant moi de plus de 10 points. »
- 3:52Invité politiqueChiffre
« car sans les 4 millions de voix du front de gauche, quel qu'ait été le brillant niveau de François Hollande, ils ne seraient pas parvenus à la majorité. »
- 5:55Invité politiqueFait
« Est-ce que le problème de la délinquance numéro 1 dans cette circonscription, ce sont les patrons voyous qui ont pillé Samsonite ou bien est-ce que c'est le voleur de mobilettes du coin ? »
- 6:40Invité politiquePromesse
« vous devez avoir une loi qui interdit les licenciements boursiers. »
- 9:35Invité politiqueChiffre
« 34 sièges. »
- 10:32Invité politiqueFait
« Voilà ce que vous dit Mme Le Pen pour augmenter vos salaires. Elle propose de prendre vos cotisations sociales, de vous les donner, de vous les faire payer par les impôts. »
- 10:37Invité politiquePromesse
« Je propose d'augmentation du SMIC. »
- 11:25Invité politiqueFait
« En Grèce, il n'y avait pas mes amis de Syriza. S'ils n'étaient pas passés de 4,5 à 18, eh bien ce sont les fascistes que vous auriez en deuxième position. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon87 %
- Présentateur13 %
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Il est 8h21, France Inter, le 7-9 de Patrick Cohen. Bonjour Jean-Luc Mélenchon. Bonjour. Quel est votre premier objectif en allant faire campagne dans le Pas-de-Calais ? Vous faire élire député ou empêcher que Marine Le Pen le soit ?
Ce n'est pas du tout une affaire personnelle. J'espère qu'en allant à Hénin-Beaumont, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, l'ancien bassin minier, berceau du mouvement ouvrier français, envoie à l'Assemblée nationale quelqu'un qui parle la langue de l'humain d'abord, qui est mon programme, c'est un programme de rupture radicale et concrète avec l'ordre établi. Voilà, c'est ça. Et je vais, bien sûr, me confronter assez directement, puisqu'elle se trouve là, à l'extrême droite, qui est en quelque sorte la forme la plus chimiquement pure de ce qu'est aujourd'hui la ligne de la droite, puisque, comme vous le savez, M.
Sarkozy a tellement extrême-droitisé la ligne de droite que quand vous en tapez un, vous en tapez deux pour le même prix.
Mais vous parlez comme si Marine Le Pen était députée sortante. C'est une circonscription socialiste. C'est d'ailleurs ce qui hérisse la direction du PS. C'est que vous ayez choisi une circonscription détenue par un PS plutôt que d'aller batailler contre la droite. Voilà, bien sûr.
Si j'avais été dans une autre circonscription, ils auraient toujours autre chose à dire. Alors, puisque vous m'en donnez l'occasion, je propose qu'il y ait un peu de respect entre nous à gauche. Nous choisissons bien les candidats que nous voulons, n'est-ce pas, M. Cohen ? Et nous avions un candidat sur place, Hervé Pauly, le secrétaire départemental du Parti communiste. Nous avons fait une évaluation qui nous a conduit à penser que la bataille politique, le débat politique qui aurait là pouvait être exemplaire pour tout le pays et que donc, c'est la raison pour laquelle je devais y aller. Mais voilà, les socialistes ont leur candidat fort bien et c'est le souverain qui va trancher.
Mais ce n'est pas la chasse gardée, la propriété du Parti socialiste. Et je pense qu'ils devraient me respecter. Car sur place, leurs exploits ne sont pas si remarquables qu'ils ne doivent pas tenir compte du respect qu'ils doivent aux autres.
Vous parlez de quoi précisément ?
Je parle du fait que, par exemple, la dernière municipale à Hénin-Beaumont, à un cheveu près, nous la perdions, compte tenu des comportements du Parti socialiste dans cette circonscription. Je parle du fait qu'aujourd'hui encore, il y a deux candidats qui accusent le troisième qui a été investi par le Parti, socialiste, d'avoir triché aux élections internes.
Philippe Kemmel, le maire de Carvin, ce n'est pas un candidat honorable ?
Je n'ai pas dit ça, monsieur. Je vous pose la question. Oui, mais c'est vous, vous avez le droit de vous la poser, j'ai le droit de ne pas me la poser. Je ne porte pas d'appréciation sur les personnes. Je porte des appréciations sur le dispositif politique qui est en place, et qui est très dangereux. Donc, j'y ai ma place en toute hypothèse, et la bataille va avoir un sens pour tout le pays, il faut l'accepter. C'est même la noblesse de la politique de donner à voir des enjeux. Quant à moi, dans cette affaire, on voit bien que je n'y ai aucun intérêt personnel.
Je suis séparé par plus de 15 points de Mme Le Pen, c'est elle qui est devant dans la circonscription, et le socialiste est devant moi de plus de 10 points. Donc, j'y vais parce qu'il y a débat, et que je veux, avec mes camarades du Front de Gauche, qu'il y ait débat. C'est ça la noblesse de la politique. Ce n'est pas les chefs vont dans des planques, dans des endroits où ils sont assurés d'être élus d'avance. Moi, je ne suis pas nommé par Pierre Moroy, comme Martine Aubry l'a été à Lille.
Je ne suis pas nommé par la rue de Solferino, tantôt dans la Somme, tantôt dans le Grand Sud-Est, comme l'a été Vincent Péion, qui me fait des remarques et des observations sur le fait qu'il faut des élus de proximité pour comprendre les dossiers. Martine Aubry a été élue. Mais, exemplarité, dis-vous ? Oui, mais Mme Aubry, bien sûr qu'elle a été élue, et en cela, elle est totalement légitime. Mais elle n'est pas venue ferrailler dans une terre contre la droite. Elle est venue ferrailler pour prendre la place à gauche contre quelqu'un qui l'avait déjà. Donc, j'ai le droit, moi, de demander un peu de respect pour moi.
J'ai le droit de le demander, et j'estime que les socialistes, compte tenu ce qu'a été la magnifique bravoure du front de gauche pour le deuxième tour, qui a quand même fait la décision, si vous voulez bien vous en souvenir, car sans les 4 millions de voix du front de gauche, quel qu'ait été le brillant niveau de François Hollande, ils ne seraient pas parvenus à la majorité. Nous avons le droit à du respect. Et je crois que dans le coin, M.
Cohen, pour être clair, parce que je ne suis pas le plus mal informé de ce qui se passe dans cette circonscription, beaucoup de socialistes sont très contents que je sois là, parce qu'à l'élection législative, ils ne vont pas être pris entre le Front National et l'obligation de voter pour tel ou tel, dont ils n'ont pas envie d'aller porter, comment dire, d'en faire le roi local. Voilà, il y a beaucoup de socialistes qui n'ont pas envie que l'élection législative serve à départager trois personnalités socialistes qui, sur place, se déchirent comme des chiens.
Donc je leur dis, allez-y, venez avec moi parce que moi je ne suis candidat à aucune élection locale et je ne me mêle pas de vos affaires. Je ne me mêle que d'une chose, représenter cette circonscription au Parlement pour savoir, est-ce que le mouvement ouvrier à cette heure, à cet âge de notre histoire va porter une claire parole de gauche comme la mienne ou bien est-ce qu'il va porter une parole d'extrême droite ? Voilà l'enjeu historique. Cette circonscription va parler au pays entier et le pauvre peuple qui y pâtit va pouvoir parler d'une voix claire. Il va choisir et sa décision s'imposera à tout le monde.
Donc le premier résultat, c'est bien le spectacle de votre combat puisque vous parlez d'exemplarité, d'une bataille qui va intéresser l'ensemble du pays. Le spectacle de Marine Le Pen, ironisant sur votre parachutage, le spectacle de Jean-Luc Mélenchon qui veut faire barrage à Marine Le Pen. C'est efficace cela, Jean-Luc Mélenchon ? Le spectacle, c'est vous qui en parlez
parce que vous-même, vous êtes un organisateur de spectacles. Vous parlez d'exemplarité. Mais monsieur, est-ce que vous comprenez la différence entre l'exemplarité et le spectacle ? Est-ce que vous la comprenez ? Je vous demande intellectuellement d'y réfléchir un instant. Tout de même, à l'éminente fonction que vous occupez, les mots ont un sens, n'est-ce pas ? Et être exemplaire, cela signifie que vous montrez un exemple. Et quel exemple vais-je montrer ? Il y a d'abord un débat exemplaire. Comment la France, l'Europe, va-t-elle sortir de la crise par le haut ? Est-ce que ce n'est pas les solutions ethniques ou est-ce que c'est par les solutions sociales ?
Est-ce que le problème des usines qui ferment dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, ce sont les immigrés ou est-ce que ce sont les banquiers ? Est-ce que le problème de la délinquance numéro 1 dans cette circonscription, ce sont les patrons voyous qui ont pillé Samsonite ou bien est-ce que c'est le voleur de mobilettes du coin ? Vous pouvez dire que c'est les deux. Mais il y a quand même un ordre de priorité.
Donc on va beaucoup voir et entendre Jean-Luc Mélenchon dans cette bataille.
Et on va beaucoup voir et entendre Marine Le Pen. Je crois que l'un et l'autre n'avaient pas besoin de cet endroit et de cette rencontre pour qu'on parle d'eux. Ce qui est important, c'est qu'on va vouloir beaucoup voir et entendre les problèmes qui nous mettent au pied du mur. Parce que là-bas, dans cette circonscription, vous ne pouvez pas vous contenter d'à peu près ou de phrases. Vous êtes obligés de répondre de manière précise comment vous comptez vous y prendre pour redresser le pays. Ce ne sont pas des problèmes locaux. Quels que soient les efforts des élus locaux, les problèmes qui se posent là-bas sont des problèmes nationaux.
Si vous voulez davantage d'écoles, il faut davantage de dépenses publiques. Si vous voulez empêcher les patrons voyous de fermer les entreprises, de les brader alors qu'elles sont florissantes, vous devez avoir une loi qui interdit les licenciements boursiers. Mme Le Pen est pour ou elle est contre ? Les socialistes sont pour ou ils sont contre ? Voilà les questions que les électeurs vont devoir trancher. Ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon ou Mme Le Pen. C'est comment sort-on de la crise ? Par le social ou par l'ethnique ? Par la rupture radicale avec l'ordre établi qui donne toutes les puissances à la finance ou bien en donnant le pouvoir au peuple ? C'est ça les questions qui vont venir.
Et moi je me réjouis de la médiatisation parce que la médiatisation sert à ça. La médiatisation n'est pas l'ennemi du débat politique. Il n'y a pas de débat au XXIe siècle visible sans médiatisation. Alors ils aimeraient bien que ça s'arrange entre eux, leurs petites popotes. Ils seraient là à s'arranger comme d'habitude. Mme Le Pen, tranquille, embarrassée par personne, par des socialistes qui passent plus de temps à se taper dessus qu'à s'occuper d'elle.
Il y a un vrai risque à gagne la circonscription, Marine Le Pen ?
M. Cohen, la dernière fois que les socialistes ont dit d'un air très prétentieux qu'ils n'avaient besoin de personne pour garder la commune d'Énain-Beaumont, il s'en s'est passé à un cheveu qu'on la perde. Donc j'estime que ma présence sur place, celle du front de gauche, permet de fortifier un rapport de force à gauche qui va nous donner les meilleurs moyens pour battre la droite et l'extrême droite. Voilà ce que je viens faire. Et je demande que, est-ce que pour une fois, pour une fois, on fera une exception, après on pourra recommencer, est-ce qu'on ne peut pas avoir du respect pour des gens qui décident, en quelque sorte, de prendre tous les risques dans une bataille ?
Parce que je sais très bien ce qui m'attend. Si je gagne cette bataille, vous direz, oh, c'était gagné d'avance. Si je la perds, vous direz, c'est de sa faute. Écoutez... Si vous perdez, vous restez député européen. En effet. Vous voyez donc bien que je ne vais pas à la recherche d'un siège. Vous le voyez ou pas ? Non, mais on parlait de risque. Non, mais attendez. J'ai lu ça dans la presse, M. Cohen. M. Cohen. J'ai lu dans la presse que je prenais des risques. Je vois bien qu'il y a des gens qui n'attendent que ce moment de me voir trébucher. Si je ne gagne pas cette élection, en effet, je reste député européen. Donc, je ne viens pas pour arracher un siège pour ma petite personne.
Si je vais là-bas, on me dit, vous augmentez votre notoriété. Vous venez pour la notoriété. C'est déjà fait. Vous voulez pour l'autorité. C'est déjà fait. M. Cohen, je suis sûr que vous seriez heureux d'avoir ce matin autant d'auditeurs que j'ai eu d'électeurs à l'élection présidentielle. Qu'est-ce que vous en dites ? C'est à peu près équivalent. Eh bien, vous voyez, nous parlons donc de puissance à puissance. On a à peu près 4 millions d'auditeurs pour la matinale de France Inter tous les matins. Eh bien, moi, j'ai eu à peu près 4 millions de voix.
Vous et moi, au moins, nous sommes dans une meilleure situation que tous ceux qui m'égratinent dans leurs journaux qui n'ont pas le dixième de ces électeurs.
Un précédent, Jean-Luc Mélenchon, un précédent politique, et ce que je vais vous dire va sans doute vous faire bondir. Non, je ne crois pas. Bernard Tapie, qui en 92, choisit d'aller défier Jean-Marie Le Pen aux élections régionales de Provence-Alpes-Côte d'Azur avec à peu près le même raisonnement que vous. Il faut aller porter le combat là où ça se passe, etc. Faire trébucher Jean-Marie Le Pen. Vous connaissez le résultat. La droite conserve la région. La gauche est au plus bas et le FN au plus haut après cette campagne de Bernard Tapie.
34 sièges. Et alors ? Je ne suis pas Bernard Tapie. Nous ne sommes pas dans les bouches du Rhône. Je vous signale qu'à l'époque, la droite avait fait alliance avec l'extrême droite. Vous avez le droit de le recommander. Mais ce n'est pas mon avis. Quant à moi, je ne suis pas Bernard Tapie, M. Cohen. Je comprends bien que votre intention est de me nuire. Mais vous n'êtes de me salir. Non, bien sûr. Non, je ne veux pas ni vous nuire, ni vous salir. Je dis simplement qu'il y a un précédent à votre démarche. Oui, bien sûr. Oui, oui, M. Cohen. Vous en avez compris. Vous êtes très intelligent. Vous avez fait la bonne comparaison. Vous avez raison.
Et maintenant, je m'en vais vous montrer la différence. Vous savez quelle est la différence ? Les années ont passé. Vous avez remarqué que le Front National et l'extrême droite ne cessent de progresser dans le pays et dans toute l'Europe. Il faut donc bien se poser la question de savoir comment on peut le faire reculer. Les tentatives qui ont été faites par Bernard Tapie et par tout le reste de la gauche, c'est-à-dire de faire des discours moraux par des gens qui eux-mêmes ne brillaient pas par la morale, ont échoué. Moi, j'ai choisi une autre méthode qui consiste à dire aux gens regardez concrètement ce qui vous est proposé. Voilà ce que vous dit Mme Le Pen pour augmenter vos salaires.
Elle propose de prendre vos cotisations sociales, de vous les donner, de vous les faire payer par les impôts. Je propose d'augmentation du SMIC. Voyez, par exemple, lorsque moi je propose d'interdire les licenciements boursiers ou de donner le droit de veto au comité d'entreprise, au délégué d'entreprise, qu'est-ce qu'elle répond ? Elle répond on n'est pas en Union soviétique. Donc les gens, moi je ne viens pas vous faire des leçons de morale, je viens vous dire à votre avis qu'est-ce qui est le plus efficace pour répondre aux problèmes que vous vous posez. Voilà comment je traite le problème. Ce n'est pas ce que faisait M. Bernard Tapie mais je vous remercie.
Vous avez d'autres comparaisons ? Voulez-vous que je vous parle des exploits des sociodémocrates ? Eh ben on en parlera tout. Dans la lutte contre l'extrême droite ? Oui, mais ça vous éveillerait et ça vous donnerait quelques leçons d'histoire qui montreraient l'efficacité de ce que j'entreprends et le courage de ce que je fais avec mes amis. Parce que voyez-vous M. Cohen, on peut nous montrer du doigt, s'amuser, rigoler, mais ce n'est pas un jeu en ce moment. La démocratie joue sa peau dans toute l'Europe face à la montée de l'extrême droite. Et nous, nous marchons devant pour résister. En Grèce, il n'y avait pas mes amis de Syriza.
S'ils n'étaient pas passés de 4,5 à 18, eh bien ce sont les fascistes que vous auriez en deuxième position. Donc nous avons fait bravement notre travail et nous allons continuer à le faire.
Jean-Luc Mélenchon, invité de France Inter jusqu'à 9h moins 5.
Jean-Luc Mélenchon