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Discours / meetingAntoine Léaument· 17 avril 2026 8 minAutoproduitFond programmatiqueImmigration & asileJusticeInstitutions & élections

Discours pour la dignité des étrangers en France 🇫🇷

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Les centres de rétention administratifs sont des centres qui contreviennent en partie au principe de la République. »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « Les personnes condamnées pour des actes terroristes ont normalement purgé leur peine. »
  • 1:24Invité politiqueFait
    « Ce que vous proposez donc, c'est une forme de perpétuité dans l'enfermement alors même que des gens ont purgé leurs peines. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « Vous détenez des gens sur la seule base du fait qu'ils sont étrangers et donc vous avez rétabli les Bastilles mais vous avez fait pire que les rétablir. »
  • 3:30Invité politiqueFait
    « Vous savez très bien depuis ces fauteuils rouges que jamais vous ne serez détenu pendant 210 jours en centre de rétention administrative. »
  • 4:12Invité politiqueFait
    « 6 millions de personnes dans notre pays sont des étrangers. Que font-ils ? Que font-elles ? Elles vivent, elles ont un travail, elles ont des amis, elles ont des amours et des emmerdes comme dit Charlaznavour. »
  • 5:37Invité politiqueFait
    « Nous ne pouvons tolérer que les CR soient reproduits pour les seuls étrangers. »

Temps de parole

  • Antoine Léaument100 %

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Antoine Léaument

Les centres de rétention administratifs sont des centres qui contreviennent en partie au principe de la République. Et je vous ai dit pourquoi. L'article 1er de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen nous dit que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit et que les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. Or, en faisant un traitement différencié entre les étrangers et les Français, nous contrevenons donc à ce principe fondamental. Vous nous dites, c'est une nécessité et particulièrement pour les personnes qui ont été condamnées pour des actes terroristes.

Les personnes condamnées pour des actes terroristes ont normalement purgé leur peine. Et ayant purgé leur peine, et bien les principes qui devraient s'appliquer sont ceux que cette personne ayant purgé sa peine, elle devrait normalement être déradicalisée et nous aurions dû faire des choses efficaces pour empêcher qu'elle récidive. Vous nous dites ça n'est pas suffisant, ça ne fonctionne pas. Il faut placer les gens en centre de rétention administratif pendant 210 jours. Ce que vous proposez donc, c'est une forme de perpétuité dans l'enfermement alors même que des gens ont purgé leurs peines.

Ces principes sont contradictoires avec des articles fondamentaux de notre déclaration des droits de l'homme et du citoyen que je vous présente. La loi doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Article 6. Ce principe est bafoué par euh ces centres de rétention administratif. Et puis il y a cet article extrêmement important qui rappelle l'héritage révolutionnaire et antibastil de notre peuple puisque dans les bastilles, nous pouvions aller sur lettre de caché, c'est-à-dire sur décision du pouvoir exécutif.

Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimé par la loi. Or, quand vous internez quelqu'un de force, vous exercez une rigueur supérieure à ce qui est nécessaire et cela alors même que ces hommes, car ce sont généralement des hommes, n'ont commis aucun crime, en tout cas pas qui ait été démontré et en tout cas pour lesquels ils ont déjà été jugés et condamnés.

Et puis cet article 7 fondamental, nul homme ne peut être arrêté, accusé ni détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. Et bien là encore, vous détenez des gens sur la seule base du fait qu'ils sont étrangers et donc vous avez rétabli les Bastilles mais vous avez fait pire que les rétablir. Vous les avez réservés aux seuls étrangers. Vous bafouez les grands principes de la République. L'article 1er, je vous l'ai dit, qui dit que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit, mais pas seulement.

Car en faisant cette différence entre les étrangers et les Français, et bien ce que vous faites, et c'est pour ça que je monte à la tribune pour vous le dire, c'est que vous déshumanisez les personnes qui sont placées en centre de rétention administrative. Oui. Oui. La déshumanisation est le principe fondamental qui fait que vous votez favorablement à l'allongement de la durée de rétention en centre de de rétention administrative. Pourquoi ? Je vous l'ai dit tout à l'heure, si vous êtes prêt à enfermer une personne pendant 210 jours, c'est parce que vous êtes français et que cette mesure ne s'appliquera jamais à vous.

Vous n'appliquez donc pas le voile de l'ignorance dont je vous parlais tout à l'heure, celui défendu par John Rolls qui nous dit que nous devons faire la loi en pensant qu'un jour nous pourrions nous-mêmes y être soumis. Vous savez très bien depuis ces fauteuils rouges que jamais vous ne serez détenu pendant 210 jours en centre de rétention administrative. Cette question je l'ai posé par un autre biais. Je vous ai dit, il faut que nous appliquions des mesures de la même manière pour les Français et pour les étrangers parce que c'est aussi un souci d'efficacité pour nous.

Raison pour laquelle je vous disais, monsieur le ministre, qu'il fallait mettre des moyens dans les services de renseignement dont je salue de nouveau le travail à cette tribune. Car oui, ils empêchent que des actes terroristes soient commis dans notre pays. Des étrangers doivient être traités d'une manière globale. Ce que vous faites en ciblant sans arrêt les étrangers, du moins ce que fait cette partie-là de l'hémicycle, c'est de diaboliser les étrangers systématiquement. Mais enfin, de quoi parlons-nous ? 6 millions de personnes dans notre pays sont des étrangers. Que font-ils ? Que font-elles ?

Elles vivent, elles ont un travail, elles ont des amis, elles ont des amours et des emmerdes comme dit Charlaznavour. Et moi à la tribune de l'Assemblée, oui, je dis gloire et honneur à ces étrangères, à ces étrangers qui font eux aussi la vie de notre pays et qui pour beaucoup et qui pour beaucoup n'ont qu'un souhait. celui de pouvoir devenir français, de devoir devenir nos compatriotes et de pouvoir à nos côtés, oui, monsieur Salmon, voter eux aussi les lois de la République qui aujourd'hui les maltraitent. Oui, nous proposons des mesures pour lutter contre le terrorisme.

Nous la lutte contre le trafic d'armes, la lutte contre la radicalisation, les moyens supplémentairire pour les services de renseignement et vous l'avez dit, monsieur le ministre, les moyens humains, pas que les moyens techniques. Parce que oui, il faut des gens pour surveiller ceux qui entrent dans des phénomènes de radicalisation dont j'ai rappelé aussi que parfois il se revendique de l'islamisme mais que parfois il se revendique de la division entre les origines, entre les religions, entre les cultures, entre les genres, entre les orientations sexuelles et ils sont de ce côté-ci de la représentation politique. Comment avons-nous fondé notre République ?

Je vous l'ai dit en prenant la Bastille et nous ne pouvons tolérer que les CR soient reproduits pour les seuls étrangers. Et puis nous avons fait ceci, ceci de magnifique qui s'appelle la République, son drapeau tricolore, sa devise liberté, égalité, fraternité. Et faisant ceci qu'avons-nous dit avec la Constitution de 1793 ? Tout homme né et domicilier en France âgé de 21 ans accompli. Écoutez bien tout étranger domicilier en France depuis 1 an qui vit de son travail ou épouse une française ou adopte un enfant ou nourrit un vieillard tout étranger enfin qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l'humanité est admis à l'exercice des droits de citoyen français. Oui. Oui.

Petit à petit, vous avez décidé de faire une différence entre la nationalité et la citoyenneté, mais pas nous. Pas nous qui continuons à défendre l'idée que oui, être français c'est être citoyen, c'est avoir le droit de vote et nous voulons pour cela l'élargir au maximum en disant ceci très simplement que à l'heure actuelle, oui, le code électoral est xénophobe figurez-vous. Oui, puisqu'il permet J'ai encore une minute. Puisqu'il permet Puisqu'il permet, monsieur Salmand, écoutez jusqu'au bout aux Européens de voter aux élections locales mais pas aux étrangers qui ne sont pas européens. Il fait donc une différence entre les étrangers européens et les étrangers non européens.

Donc oui, sur ce point et nous sommes cohérents. Nous proposons l'élargissement du vote à tous les étrangers aux élections locales. Mais personnellement, voyez-vous, personnellement, je défends une idée encore plus forte, celle de faciliter l'accès à la citoyenneté, celle de faire comme les révolutionnaires de 1848, accorder le droit de vote par exemple au bout de 6 mois de résidence. Merci monsieur Léoman. Alors qu'on se le dise,