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InterviewRTL — L'invité de 7h40 (sur Podcast)· 9 septembre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Primaire de la gauche : sur RTL, François Ruffin se dit "toujours prêt à y aller" et regrette que Raphaël Glucksmann "ait peur des électeurs"

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Mieux payés nos dirigeants pour espérer être mieux gouvernés ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Vous souhaitez participer à la primaire socialiste, convaincu de pouvoir la remporter.

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Ça vire aux mauvais feuilletons, non ?

  • 3:42OuverteRéponse directe

    Si vous pouvez y participer et si vous ne la gagnez pas, est-ce que vous allez vraiment pouvoir vous ranger derrière le vainqueur si c'est Raphaël Glucksmann ?

  • 3:58RelanceÉludée

    Comment peux-tu prétendre incarner la gauche sociale démocrate ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Vous en avez avec Dominique de Villepin. Qu'est-ce que vous sentez chez Dominique de Villepin ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Invité politiqueFait
    « Moi je suis un député au SMIC et je suis prêt à devenir un président de la République au SMIC »
  • 1:44Invité politiquePromesse
    « moi je suis prêt à y aller. »
  • 1:48Invité politiqueFait
    « ils ont eu peur que les partis socialistes, Passe Publique, Raphaël Glucksmann, ils ont eu peur de perdre ça. »
  • 3:14Invité politiqueFait
    « Il a peur des électeurs. »
  • 3:18Invité politiqueFait
    « Pourquoi ils font un suffrage censitaire ? Pourquoi ils mettent une barrière de 15 euros de droit de péage à l'entrée ? »
  • 4:13Invité politiqueFait
    « Je suis pour que, dans les entreprises, il n ait pas tout le pouvoir au capital, mais qu'il y du pouvoir pour les salariés »
  • 4:32Invité politiqueFait
    « Je me sens un héritier honnête, honorable de Léon Blum ou de Jean Jaurès. »
  • 5:11Invité politiqueFait
    « le défi productif, pas de grand pays, sans grande industrie, sans une agriculture qui assure notre autonomie »
  • 7:28Invité politiqueFait
    « Il y a un grand temps de rupture dans la vie des Français, ce sont les ruptures affectives. »
  • 7:48Invité politiqueFait
    « la sécurité sociale a prévu, après-guerre, une lutte contre les risques de maladie, de vieillesse. »
  • 8:10Invité politiqueFait
    « Le handicap ne doit pas être synonyme de pauvreté. »

Temps de parole

  • François Ruffin75 %
  • Présentateur23 %
  • ?2 %

≈ 8,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

RTL Matin, Céline Landreau. Et l'invité d'RTL Matin maintenant à 7h44. Bonjour François Ruffin. Bonjour. Député de la Somme, président de Debout et candidat à la présidentielle. Vous venez d'écouter François Langlais. Mieux payés nos dirigeants pour espérer être mieux gouvernés ?

0:18
François Ruffin

Moi je suis un député au SMIC et je suis prêt à devenir un président de la République au SMIC parce que je considère que'est de l'argent de poche. En de compte, il y a tout frais payé. Quand on est à l'Elysée, on ne paye pas ses factures de gaz. On ne paye pas, quand on va à Brégançon, on ne s'arrête pas sur une aire d'autoroute pour faire le plein du péage. Ce n pas nous qui sortons notre carte bancaire. Donc les 16 000 euros dont on parle, c'est de'argent de poche. Donc je suis prêt à très largement diminuer tout ça et dire qu'un président qui avait doublé son salaire, c'était Nicolas Sarkozy.

Ça n'a pas donné d'exemple en maillette en matière ni de politique publique, ni en matière de lutte contre la corruption. Puisqu'au contraire, il est maintenant depuis multi-candemnés avec bracelet électronique et compagnie.

0:57
Locuteur

Donc

0:57
Présentateur

Sébastien Lecornu a raison de réfléchir à baisser les indemnités

1:01
Locuteur

tout cas, je pense que l

1:02
François Ruffin

'exemple doit venir d'en haut. Et quand on n'arrête pas de demander aux Français de faire des sacrifices, de se serrer la ceinture, ceux qui nous dirigent devraient être les premiers à montrer cet exemple-là.

1:11
Présentateur

Pour pouvoir toucher le SMIC à l'Elysée, il faudra être élu. François Ruffin, évidemment. Pour l'instant, vous souhaitez participer à la primaire socialiste, convaincu de pouvoir la remporter. Mais impossible de prendre la ligne de départ. On pensait que l'affaire était tranchée. Hier, le PS a exposé à la presse les règles de cette primaire. Et puis dans la soirée, une lettre ouverte d'une centaine de responsables socialistes appelait encore à aller revoir ces règles pour vous permettre de finalement participer. Comme Marine Tondelier d'ailleurs, ou l'homme d'affaires Mathieu Pigasse. Ça vire aux mauvais feuilletons, non ?

1:41
François Ruffin

Écoutez, moi je suis prêt à y aller. Normalement, il devait y avoir une grande primaire ouverte que je voulais de Poutou à Hollande. Et puis, ils ont eu peur. Ils ont eu peur que les partis socialistes, Passe Publique, Raphaël Glucksmann, ils ont eu peur de perdre ça. Donc ils se sont dit, bon, on va se replier dans notre coin. Moi, je lis leur charte. Je dis, bon, moi j'ai rien contre ça. Pourquoi pas y aller ? Ça me fait marrer. Je suis prêt à aller sur leur terrain, avec leurs règles, avec leurs arbitres. Et qu'est-ce qu'ils font ? Ils ferment la porte à triple tour. Ils la blindent. Ils mettent des mines derrière pour pas qu puisse rentrer. C'est panique à bord. Bon, je le dis.

Moi, je pense que ça ferait du bien. Ça ferait du bien à la démocratie, ça ferait du bien au pays que d'avoir un débat avec Raphaël Glucksmann sur comment on remet de l'argent dans le porte-monnaie des Français. Comment on rapatrie de l'industrie dans notre pays. Comment on fait pour que les logements payent moins cher dans les budgets. Je pense qu'avoir un grand débat public plutôt que de se replier. Vous savez, si aujourd'hui chacun avance dans son couloir, les communistes avec les communistes, les socialistes avec les socialistes, les écologistes avec les écologistes, les insoumis avec les insoumis,

2:42
Locuteur

il'y pas d'espoir de victoire.

2:44
François Ruffin

Je suis là pour bousculer cette histoire-là. C'est l'an dernier, je suis allé à l'hommage aux Invalides à Lionel Jospin.

2:53
Locuteur

C

2:54
François Ruffin

'était du temps du grand parti socialiste. Et pourtant, il a fait la gauche plurielle avec les communistes et avec les écologistes. Et aujourd'hui, on a le petit parti socialiste.

3:01
Locuteur

Il n

3:01
Présentateur

pas gagné la présidentielle.

3:03
François Ruffin

Aujourd'hui, on a le petit parti socialiste qui dit « Non, on va faire ça tout seul dans notre coin. » Ça ne peut pas marcher. Ça ne peut pas marcher comme ça. Et moi, je vois, je regrette que Raphaël Glucksmann ait peur. Mais il n pas peur de moi, en fait. Il a peur des électeurs. Pourquoi ils font un suffrage censitaire ? Pourquoi ils mettent une barrière de 15 euros de droit de péage à l'entrée ? Pour avoir le moins de votants possible. Comme s'il y avait un risque que Raphaël Glucksmann soit trop populaire. Eh bien, il faut en plus qu'il'y pas des ouvriers pour venir les déranger.

3:33
Présentateur

Si vous aviez pu y participer à

3:35
Locuteur

cette primaire...

3:36
François Ruffin

J'y suis prêt, toujours !

3:37
Présentateur

Oui, mais c'est dans un mois, exactement, le premier tour. Donc, le délai se réduit quand même chaque jour. Si vous pouvez y participer et si vous ne la gagnez pas, est-ce que vous allez vraiment pouvoir vous ranger derrière le vainqueur si c'est Raphaël Glucksmann ? Sacha Houllier, l'un de ses lieutenants, vous a interpellé sur X.

3:52
Locuteur

Il

3:53
Présentateur

dit « Tu es anticapitaliste, tu es souverainiste, tu es contre le nucléaire civil, tu es opposé à la régularisation des travailleurs étrangers. Comment peux-tu prétendre incarner la gauche sociale démocrate ? » À lire, il y un monde entre vous.

4:03
François Ruffin

Mais il y a un monde, surtout avec Sacha Houllier, il n'y pas de doute, qui a appris le mensonge auprès d'Emmanuel Macron. Donc, ça, ce n'est qu'un ramassis de mensonges. Est

4:11
Locuteur

-ce qu'il faut

4:11
Présentateur

que vous n'êtes pas anticapitaliste

4:13
Locuteur

?

4:13
François Ruffin

Je suis pour que, dans les entreprises, il n ait pas tout le pouvoir au capital, mais qu'il y du pouvoir pour les salariés, et qu'il y du pouvoir aussi pour les ONG, pour un certain nombre d'élus locaux, et que le seul but des firmes, ça ne soit pas de faire du profit et de le redistribuer en diffident à leurs actionnaires. Mais vous savez, me semble que ça, normalement, c'est partagé par les socialistes. Je veux dire, moi, je me sens un héritier honnête, honorable de Léon Blum ou de Jean Jaurès. Voilà, je suis dans cette tradition. Je suis dans cette tradition qui considère qu'en effet, tout le pouvoir ne doit pas aller à l'argent.

4:45
Présentateur

Alors, à défaut d'avoir des relations apaisées actuellement avec les socialistes, vous en avez avec Dominique de Villepin. Vous avez débattu ensemble, et vous vous reniflez, ce sont vos mots. Qu'est-ce que vous sentez chez Dominique de Villepin

4:56
Locuteur

?

4:56
François Ruffin

D'abord, dire peut-être que ça fait du bien. Ça fait du bien. Il y a là deux hommes libres. Oui, l'un qui vient de la droite, l'autre qui est de gauche, mais qui débattent avec respect, avec honnêteté, qui se demandent qu'est-ce qu'on peut faire pour relever les défis du pays, le défi productif, pas de grand pays, sans grande industrie, sans une agriculture qui assure notre autonomie, le défi démographique, parce qu'il a de plus en plus de personnes âgées

5:19
Locuteur

dont faut s'occuper. Et

5:21
Présentateur

c'est un ticket ? On doit imaginer ça ?

5:23
François Ruffin

D'abord, dire qu'on en est loin. On en est loin. Vous savez, je disais, c'est un premier rendez-vous Tinder. Bon, c'est pas à ce moment-là qu'on présente le PAX. Parfois,

5:33
Locuteur

ça va vite.

5:34
François Ruffin

Peut-être que ça va vite, mais pas pour avoir des enfants, pas pour s'installer, pas pour prévoir un avenir ensemble. Donc, en revanche, dire qu'il y a là un échange sur le diagnostic, sur les points communs qu'il peut y avoir à l'horizon, et sur la nécessité qu'il y de faire dérailler le train de l'histoire, le train de la fatalité.

5:53
Locuteur

Un train qui amène Marine

5:54
François Ruffin

Le Pen à l'Elysée.

5:54
Locuteur

Il

5:54
Présentateur

a quand même des divergences énormes. Votre rapport à l'argent, la question du climat.

5:59
François Ruffin

Bien sûr qu y des divergences. Maintenant, vous savez, dans mon parcours, je suis venu ici dans ce studio pour présenter un film que j'avais fait avec Bruno Bonnel, qui était un député macroniste, chef d'entreprise, et ainsi de suite. Et pourtant, nous avons travaillé ensemble sur les métiers du lien, d'assistante maternelle, d'accompagnante d'enfants en situation de handicap, d'auxiliaire de vie. J'ai fait un autre film avec Sarah Salman, une députée qui tenait des propos à l'antenne, contre les salariés, et ainsi de suite. Je l'ai remise dans le monde du travail, quelque part, et je l'ai réinsérée. Et finalement, elle tient des propos qui sont aujourd'hui plutôt de gauche.

Donc moi, je ne suis pas quelqu'un qui suis figé, qui me dit, tiens, vous savez quand on me parle de périmètre, on me dit le périmètre politique. J'ai l'impression d'être dans un enclos aux eaux, et que je ne devrais pas en sortir. Mais non, si on laisse faire le jeu tel qu'il se produit, évidemment, on court au pire. Et je pense qu'il y a des républicains dans ce pays qui ont envie qu'on change de chemin, et non pas pour faire du bricolage, non pas pour faire du ravodage, et c'est quelque chose que je partage avec Dominique de Villepin, c'est que l'heure, aujourd'hui, est venue d'une grande remise à plat.

7:01
Locuteur

Alors,

7:02
Présentateur

l'enclos, vous en sortez pour faire campagne, vous avez fait beaucoup d'autostop cet été, vous en avez tiré des vidéos qu'on peut voir sur votre chaîne YouTube. On vous voit attendre beaucoup au bord de la route, échanger parfois avec ceux qui acceptent de vous laisser monter. Vous en avez retiré quoi

7:14
Locuteur

?

7:14
François Ruffin

Vous savez, c'est des discussions. Moi, en tout cas, s s'agissait pour moi de casser le mur de... Vous savez, quand vous faites campagne, vous êtes entouré par des gens qui pensent comme vous. Ben non, je ne voulais pas ça. Je voulais que rencontrer les Français presque au hasard, et qu'est-ce que j'en ai retiré ? Il y a un grand temps de rupture dans la vie des Français, ce sont les ruptures affectives. Le moment où, finalement, il y a un divorce, il y a une séparation, et derrière, c'est un choc sentimental, mais c'est aussi un choc financier. Ça peut être un choc de la pauvreté, c'est un choc sur le logement.

Et je pense que c'est un moment où la société doit agir, où il doit y avoir, en gros, la sécurité sociale a prévu, après-guerre, une lutte contre les risques de maladie, de vieillesse.

7:55
Locuteur

Vous voulez

7:55
Présentateur

une lutte contre la détresse affective ?

7:57
François Ruffin

Non, ce n pas la détresse affective. 'est qu'à ce moment-là, il doit y avoir une intervention publique pour se demander comment on fait pour que la femme, comment on fait pour que les enfants ne chutent

8:05
Locuteur

pas dans la pauvreté. Et

8:06
François Ruffin

l'autre sujet, qui était endémique, c'est la question du handicap. Le handicap ne doit pas être synonyme de pauvreté. Il doit y avoir la possibilité de cumuler les revenus du travail et l'allocation à

8:18
Locuteur

du compte.

8:18
Présentateur

tous ces échanges, évidemment, sur votre chaîne YouTube. François Ruffin, vous restez avec nous. Philippe Cavan.