Jérôme Guedj : "Aucun accord PS-LFI, ni national ni local, au premier comme au second tour !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
Après le vote du PLFSS, le budget de l'État revient la semaine prochaine à l'Assemblée. Que faut-il attendre de ce dernier round du débat budgétaire ?
- 0:47OuverteRéponse directe
Cette nouvelle mobilisation d'agriculteurs s'oppose à l'euthanasie de Beauauvin ordonnée par le gouvernement. Est-ce que vous êtes du côté des agriculteurs ou du côté du gouvernement ?
- 2:51RelanceRéponse directe
La coordination rurale et la confédération paysane appellent au blocage. Ça vous paraît justifié ?
- 4:18FerméeRéponse directe
Vous êtes plutôt du côté de la science ?
- 4:58OuverteRéponse directe
La décision du tribunal de Nanterre concernant Brandt a prononcé sa liquidation judiciaire. Qui a failli dans cette histoire ?
- 5:34OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut taxer les petits colis pour réguler la fast fashion ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 33:20Jérôme GuedjFait
« Je suis un nostalgique d'une confrontation d'un clivage droite républicaine, gauche républicaine. »
- 33:59Jérôme GuedjFait
« La pire configuration ce serait d'avoir un candidat de la France insoumise parce que c'est la certitude à ce moment-là que le RN gagne l'élection présidentielle. »
Temps de parole
- ?100 %
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Radio J, le forum radio J. Frédéric Aziza Radio J. Bonjour et bienvenue au forum radio J. Donc vous êtes l'invité Jérôme Geg. Bonjour. Bonjour. Alors après le vote du PLFSS, budget de la sécurité sociale grâce notamment au soutien des députés socialistes, le budget de l'État revient la semaine prochaine à l'Assemblée. Alors que faut-il attendre de ce dernier round du débat budgétaire ? Le P le PS est-il prêt à un compagnie avec le gouvernement ? En clair, veut-il un budget de compromis ou pas de budget du tout d'ici au 31 décembre ?
Puis faut-il envisager le recours aux ordonnances, le recours à une loi spéciale ou comme la l'a proposé hein l'a encouragé François Hollande le 493 pour l'adopter. Mais mais pour commencer bah l'actualité de ces derniers jours est de ce weekend Jérôme Gedge cette nouvelle mobilisation d'agriculteur qui s'oppose à l'euthanasie de Beauauvin ordonnée par le gouvernement lorsqu'un cas de dermatose nodulaire contagieuse DNC est détecté. Est-ce que vous êtes du côté des agriculteurs ou du côté du gouvernement qui entend faire appliquer ces règles sanitaires ? C'est évidemment des situations compliquées. Pare. Je suis du côté de la préservation de la santé.
Alors, il y a pas de risque sur la santé humaine, faut le dire. Mais il y a des risques de contagion sur des cheptels qui n'ont pas encore été touchés. Donc il y a des logiques de confinement, de préservation, donc il y a des enjeux de vaccination obligatoire et malheureusement, je le dis malheureusement, il y a des abattage de cheptel qui doivent être menés.
Euh moi, je parlais dans les heures qu'on passé à l'Assemblée nationale ces derniers jours avec un de mes collègues députés de Haaronne et et qui me racontait la détresse bien sûr on comprend pour les agriculteurs, c'est pas que une question de pouvoir d'achat, c'est abattre des bêtes qu'on a élevé pendant des années qui font, j'ai failli dire partie de la famille, c'est une expression peut-être exagérée, mais il y a une relation, un agriculteur, c'est un métier passion, c'est un métier dur et donc je comprends parfaitement mais on est dans ce qu'est l'arbitrage permanent de la décision collective entre les enjeux de santé de préservation des autres des autres cheptel et les conséquences.
Vous êtes plutôt du côté de la science quoi. Moi je suis du côté de la préservation sanitaire. Il faut qu'on accompagne ces agriculteurs, il faut qu'on leur explique les raisons pour lesquelles on on fait ça. Il faut qu'on détricote les fake news parce que quand je lis ici ou là que c'est ben je vois des passages qui disent que c'est en lien avec le Mercossure. Je combat le Mercur euh évidemment euh mais ça n'a rien à voir malheureusement avec une épisodie qui se développe et qui frappe ses malheureuses bêtes et ses agriculteures. Et on poursuite deux trois questions là-dessus. La coordination rurale, elle dit ce n'est pas si grave que ça. Il faut laisser courir la maladie.
La confédération paysane, elle elle appelle au blocage au blocage dans toute la France pour faire reculer le gouvernement. Ça vous paraît justifié ? Ça vous paraît digne ? Ça me paraît révélateur de l'état de détresse dans laquelle ça plonge c'est professionnel. Euh j'ai toujours du mal avec l'idée de prendre des mesures aussi maximalistes et radicales quand le fondement. Moi, j'entends aussi des agriculteurs qui disent "Bah en effet, il y a le risque de contagion à nos propres à nos propres chaptels. Donc l'intérêt général n'est pas la somme des intérêts particuliers fus-il parfaitement légitime." Alors, je sens que vous allez vous faire des amis encore à gauche en disant ça. Pourquoi ?
Parce que Lfi par exemple dénonce la répression des revendications et à une colère légitime de la coordination rurale et de la confédération paysane. C'est la bonne grille de lecture ou pas ? En fait, ils sont du côté des agriculteurs. Il faut arrêter d'abattre. Comprenez, on est tous du côté de nos agriculteurs. Non, mais je veux dire, on va pas chercher chacun à instrumentaliser des colères. Euh, on est tous du côté des agriculteurs parce qu'ils sont absolument indispensables parce que la souveraineté alimentaire de notre pays, elle passe et l'aménagement du territoire et la préservation de la biodiversité. Enfin bref, les agriculteurs, ils sont ils sont précieux.
Simplement là euh face à un enjeu sanitaire vétérinaire euh bah on peut pas euh enfin comment dire céder sur toutes les revendications. Il y a des règles sanitaires, il faut qu'elles soit appliqué avec discernement et j'espère que c'est ce qui est fait. Voilà, je peux pas en dire plus. Alors, dans l'actualité, il y a aussi euh la décision du tribunal de Nanterre concernant Brant qui a qui a prononcé la liquidation judiciaire de Brant. Euh qui a failli là-dedans dans cette histoire ? Les actionnaires, l'État ou les banques qui n'ont peut-être pas fait leur travail de de financeur ? Bah, c'est un peu des trroit. C'est un peu des trroit.
On peut pas se lamenter de la désindustrialisation dans notre pays, de la disparition. C'est un signe de désindustrialisation évidemment. Enfin, il reste plus beaucoup de production euh d'électro d'électroménager. Je pense que oui. Je pense que ça suppose de changer les comportements y compris des consommateur en se disant que c'est pas forcément le prix le plus bas qui est le signe et de qualité et aussi de ce que j'hésite pas à appeler une forme de patriotisme économique, de patriotisme mais bien sûr qu'il faut acheter français. Bien sûr qu'il faut acheter français. C'est ce que disait le ministre des PME.
Il faut acheter français mais on peut le dire après, il faut que les français suivent hein. Oui, c'est l'arbitrage chinois. Mais attendez, sur tous les sujets, on a le même type de débat. Qu'est-ce que vous préférez ? Ach acheter de la Fast Fashion des fringues qui ont été produits à l'autre bout de la planète, qui ont fait trois fois le tour de la Terre pour arriver à nous, qui ont été produits dans des conditions sociales et environnementales qui sont pas celles qu'on souhaite. Mais dans le même temps, il y a l'enjeu du pouvoir d'achat.
Donc je traiterai d'abord la question du pouvoir d'achat, de se dire pourquoi est-ce que les Français ils vont acheter des choses qui sont parfois des produits de de faible qualité. C'est le sujet de la multiplication des petits colis qui nous rapprochera d'ailleurs de la question du budget parce que est-ce qu'il faut taxer ces petits colis ? À priori, ça sera taxé à partir de juillet prochain. Euh ça va passer de 2 à 5 € je crois par petit par petit colis. Mais donc vous voyez bien qu'on a des actes de résistance, en tous les cas de régulation, de contre proposition par rapport à ce rouleau compresseur. Voilà.
Et donc sur la réindustrialisation de ce pays, il y a un moment donné dans le patriotisme économique, il faut que les banques, les investisseurs, les actionnaires, la puissance publique fassent front commun. Et j'ai pas l'impression que ce soit toujours le cas. C'est des intérêts de court terme qui prévalent. Et qui est-ce qui qui est-ce qui qui ne fait qui fait le moins ce qu'il doit faire ? Je enfin moi je veux pas jeter la pierre. Il y a une politique d'industrialisation, de réindustrialisation de ce pays qui passe évidemment par les éléments de condition de production sur le pays, de soutien à l'investissement.
Moi, je préférerais que dans certains moments l'investissement public, je pense à la BPI, puisse venir en appui à tout ça. Mais et je c'est le mot que j'allais prononcer. On a eu un débat il y a quelques semaines à l'Assemblée nationale sur la situation particulière d'Arcelor Mital. à fait et vous savez c'est pas être gauchiste que de dire qu'on peut avoir des nationalisations temporaires. Vous savez qui est l'inventeur du concept de nationalisation temporaire ? C'est Dominique Stroscan.
Dom qui avait de manière rationnelle et économique dit que à certains moments dans des moments de transition, dans des moments de euh réadaptation d'un appareil productif à des décisions de court terme d'investisseurs qui se disent on se barre du territoire français ou européen et bien quand on touche y compris à des enjeux de souveraineté le cas de l'aciérie des assiéries est évidemment absolument qu'il avait dit 97 ou 9 c'était c'était en 97 en effet. Voilà. Alors, on avance euh dans ce contexte et bien le débat budgétaire touche à sa fin. Le budget de la SQ a donc été adopté bah grâce à vous quelque part hein, vous les députés socialistes.
Euh ce qui a conduit à les filles notamment Math Panot a fustigé et je cite les ce qu'elle a dit, un changement d'alliance de votre part euh et ranger le PS votre parti dans le camp des soutiens du gouvernement. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Euh à votre D'ailleurs, c'est toujours votre camarade ou pas ? Je sais pas. Vous savez, j'ai une sorte d'hygiène de vie.
consiste pour moi à ne pas répondre en permanence ou j'ai v répondu vous avez répondu sur Twitter aux insoumis nous avons des désaccords politiques, nous avons des désaccords stratégiques, nous avons des désaccords de valeur et nous avons assumé le choix qui a consisté quand Sébastien Lecnu est arrivé à ne pas le censurer et à euh accepter la discussion, la négociation pour la recherche d'un compromis. Et moi, je n'ai pas ni la négociation honteuse ni le compromis honteux. h ce n'est pas un renversement d'alliance. Je sais d'où je parle, je suis de gauche et j'ai des désaccords majeurs avec ceux qui sont en responsabilité aujourd'hui.
Sauf que il fallait un budget pour le pays, c'est déjà une raison suffisante, mais pas n'importe quel budget. Et en négociant, j'estime que nous avons obtenu des choses à commencer par la suspension de la réforme des retraites. C'était un des éléments qui était dans la discussion et je pourrais vous lister toutes les mesures qui étaient au début. Oui, mais il faut on oublie trop vite parce que vous parliez des insoumis de Mathil et C est-ce que vous dites Manuel Bonpard le patron des insoumis ou le le sous-patron des insoumis et il vous accuser de manipuler les faits pour camoufler votre vote honteux sur le budget de la sécurité.
Alors, je vais vous dire de quoi je n'ai pas honte par rapport au point de départ. Au mois de juillet, quand François Beou met son budget sur la table dont hérite d'une certaine manière Sébastien Lecnu, qu'est-ce qu'il y avait dedans ? Il y avait la suppression de deux jours fériers, ils n'y sont plus. Il y avait une nouvelle réforme de l'assurance chômage, elle n'y est plus. Il y avait euh une taxe sur les tickets restaurants et les chèqus vacances, ça n'y est plus. Il y avait le doublement des franchises médicales, ça n'y est plus. Il y avait euh la le gel du barême de la CG sur les retraités et les apprentis. Enfin pardon, il y avait pas assez de moyens pour l'hôpital.
On a arraché un milliard de plus pour l'hôpital. moment donné mais attendez savez ça c'est un beau débat qui est vieux comme la gauche il y a ceux qui veulent tout tout de suite et qui préfèrent n'avoir rien maintenant voilà à force de demander tout tout de suite et puis il y a nous qui sommes rentrons irresponsable bah à un moment donné c'est irresponsable je vais vous dire ce qui est irresponsable et moi ce qui m'a sidéré quand à un moment donné on avait à voter le seul article sur la suspension de la réforme des retraites et bien qu'ils ont été capables de voter contre alors que l'intersyndical tous les syndicats confondus disaient que ça allait dans la bonne direction.
Certains la CGT disaient nous on est pour l'abrogation. D'autres la CFDT disaient ben c'est un pas significatif concrètement et ça c'est le rapport de force de la politique ou syndicale. Quand un syndicaliste négocie avec un patron et qu'il demande 100 et qu'il obtient 50, il dit merci et ben il les prend parce qu'à un moment donné concrètement il a pris 50. pas trop le pas trop le corn. Il y a 650000 euh personnes qui vont partir à la retraite l'année prochaine qui vont partir dans des meilleures conditions que si on avait appliqué la réforme la réforme borne.
Et donc vraiment là c'est vraiment une c'est pas que problème ponctuel, c'est un désaccord sur le rapport à la réforme, le rapport au changement, le rapport au progrès social et à la responsabilité. Ouais, je l'assume. Et peut-être au respect quelque part, hein. Non, mais vous savez quoi ? et aussi le rapport à à un nouveau contexte politique. Je veux pas qu'on passe trop vite sur ce qu'on a vécu ces derniers jours à l'Assemblée nationale. C'était peut-être un peu bordélique, pardonnez-moi l'expression. Ça a peut-être pu donner cette image. On a été capable.
D'abord un, il y a eu des débats, c'est le fait qu'il y avait pas de 40 et et il y a eu des votes et puis surtout on a fait l'apprentissage en temps réel de cette logique de compromis. Et pourquoi c'est important ? pas que pour monsieur le cornu ou le budget de l'année prochaine, c'est que moi je suis convaincu que dans les années à venir, notamment après l'élection présidentielle de 2027, toujours la tripartition, il y a un risque réel d'une tripartition qui est pas une force politique qui a tout seul et la majorité et que donc on apprenne à faire ses compromis.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je plaide pour un changement du mode de scrutin, je sais pas si on en parlera aujourd'hui, mais qu'on qu'on ne soit plus lié et cadnassé par un mode de scrutin qui oblige à faire des accords électoraux qui ne tiennent pas la route, disons telquel.
de ce que tu assez intéressant mais en gros ce que vous venez nous dire on a obtenu on a obtenu on dit plein de choses en fait c'est c'est le PFSS du PS non c'est pas le PFSS du PS c'est la petite musique que les Non mais je je vais vous dire je suis tout à fait honnête dans ce compromis il y a des choses qui me plaisent pas évidemment et d'ailleurs un bon compromis il doit être douloureux pour les deux parties qui l'ont qui l'ont conclu voilà et donc je je suis prêt à me fairepiller en disant bah oui mais vous avez laissé passer voyez par exemple j'avais j'avais demandé nous avions demandé nous des députés socialistes, une augmentation de la de la taxation sur les revenus financiers et les revenus du capital.
Euh un amendement que j'avais déposé en première lecture avait été voté et bah dans la négociation la droite en face a dit "Ouais mais l'amendement GGE là c'est trop élevé et donc au lieu de 2,8 milliards de rendement il n'a plus que 1,5 milliards. Ben voilà, j'ai fait un compromis et je vous être fier. Non, j'ai pas être fier. ni à fanfaron ni à humil de moi qui a accepté le compromis parce que vous imaginez pour un député EPR je sais que c'est dur d'avoir voté pour certains d'entre eux ou d'avoir laissé passer la suspension de la réforme des retraites. Je sais que c'est compliqué pour Et alors suspension de la réforme des retraites il y a quelque chose moi qu'on qu'on comprend pas hein.
Les constats sont clairs, l'espérance de vie augmente. On est d'accord ou pas hein ? vous qui avez beaucoup travaillé sur les épes notamment, il y avait quatre actifs euh pour financer un retraité dans la France de 1950, il a plus 15,7 aujourd'hui. Je vous tout de suite ce chiffre là qui est qui est qui est répété. Non mais la productivité des Français il y a en 1950 était pas la même qu'aujourd'hui. Mais il y a un problème démographique, je vous dis pas le contraire. La France qui se distingue aussi par rapport à à ses voisins, à nos voisins. L'âge je départ la retraite est de 66 ans en Belgique. Là aussi, vous allez dire c'est pas vrai mais c'est pas grave.
Tout comme au Royaume-Uni, 67 ans en Allemagne, au Danemark, en Italie, en Espagne, au Pays-Bas. Alors pourquoi la France serait le seul pays en Europe où il faudrait partir plutôt à la retraite ? Et d'ailleurs vous vous êtes pour un âge de départ à la retraite à 60 ou 62 ans ? Mais moi je vais vous dire, je suis plus pour qu'on tienne compte d'un âge légal. Je suis pour vous avancez. Oui. qu'on sorte du totem de l'âge légal. C'est ce que dit d'ailleurs Gabriel Atal dit R. C'est ce que dit peut-être Gabriel Atal. C'est ce que dit de longue date la CFDT notamment.
Euh et moi surtout ce que ce dont j'ai envie qu'on parle et je reviens sur pourquoi c'était important de faire la suspension de la réforme des retraites parce que pendant 2 ans elle ne va plus s'appliqué et entre les deux il y a un petit rendez-vous qui s'appelle l'élection présidentielle donc dire le débat le débat sur les retraites va être au centre du débat présidentiel. C'est une bonne nouvelle. Vous êtes sûr de ça ? Je je vais vous dire pourquoi.
Je vais vous dire pourquoi c'est une bonne nouvelle qu'à la fois la question des retraites mais plus largement la question sociale, la question du travail, la question du financement de la protection sociale, toutes ces questionsl vont être au cœur de l'élection présidentielle. le rapport au travail, les mutations dans le travail, l'intelligence artificielle, la robotisation, ça c'est des vrais sujets. Donc le financement de la protection sociale et donc la question des retraites et vous savez quoi ? Je préfère qu'on parle de ces sujetslut que la présidentielle, elle se fasse uniquement sur les questions identitaires que certains ont envie de mettre au cœur du sujet.
Et donc moi qui suis passionné par les questions sociales question ou la question de Gaza, hein. Non, mais il y a il y a plein de questions que certains qui sont évidemment importantes dans le débat public mais qui sont pas l'alpha et l'oméga de l'organisation de notre de notre société. Donc je termine sur les retraites parce que vous mez pas terminer la phrase. Il faut donc à l'occasion de l'élection présidentielle euh qu'on puisse mettre des propositions les uns et les autres et qu'on assume mais responsable responsable. Qu'est-ce qui est responsable aujourd'hui ?
C'est de dire que en fonction de la nature de l'activité qu'on a conduit toute sa vie, du type de travail qu'on a fait, ben évidemment que il faut le moduler. C'est la fameuse pénibilité ou l'usure professionnelle. Vous avez quel âge ? Moi, j'ai 53 ans. Voilà. Et donc normalement, je dois partir à la retraite. J'aurai mes 43 annuités. Euh j'aurai 65 ans à ce moment là. Et je vais vous dire une chose, moi au regard de ce qu'a été mon activité professionnelle, parce que j'en ai une quand je suis pas député, euh j'aurais probablement envie de travailler jusqu'à 67 ou 68 ans. Et si c'est possible, je souhaite le faire.
Mais contre quelquun une aide soignante qui s'est levé tous les matins qui a pris 1 heure de le R pour aller travailler ou rentrer tard le soir dans un ÉPAD ou dans un hôpital qui a le dos cassé ou quelqu'un qui fait des métiers pénibles le dans la rue à Carl ou qui est exposé à des substances chimiques travaillent la nuit évidemment qu'il faut moduler son départ à la retraite en fonction de la pénibilité. Voilà. Alors les Français en tout cas ils veulent pas travailler plus hein. La réforme des retraite il n'en voulait pas.
Est-ce que vous croyez qu'en lançant ce débat au moment de la présidentielle, ça risque pas de faire un lire un un candidat populiste qui leur dira bah il faut partir à 60 ans ? Mais parce que moi vous savez, je défends ce que j'appelle le courage de la nuance dans la période bien sûr les positions comme les ben et ben c'est pour ça que ce débat présidentiel il est précieux et vous disant mais vous savez c'est la raison pour laquelle le fait que concomitamment soit convoqué la conférence sur le travail l'emploi et les retraites et que les partenaires sociaux les experts doivent mettre sur la table les différents scénarios et les avantages et les inconvénients. Je vous prends un seul exemple.
Vous disiez tout à l'heure notre système on est trop généreux en France et cetera. Moi, j'ai pas dit ça. On part on part plus tôt que les autres. On a un taux de remplacement qui est meilleur. Ouais. Mais regardez dans cette île là, il y a une petite particularité qu'on oublie toujours de mentionner. La France est le pays européen où le le taux de pauvreté chez les retraités est le plus faible. Il est de 7 8 %, c'est déjà trop. En moyenne, en Europe, c'est 14 %. Dans en Allemagne, c'est 17 %. Don est-ce que est-ce que vous voulez un système de retraite moins généreux mais avec des retraités pauvres à qui on va demander d'aller bosser dans les supermarchés ou de continuer à galérer ?
Alors on poursuit. Ah au passage d'ailleurs, j'avais oublié quelque chose. Euh certains insoumis dans Tom Porte je suis sûr vous savez de quoi je vais parler, ont diffusé sur la liste des députés socialistes dont vous et Écolo, il y en avait trois je crois qui ont voté le PLFSS. Euh comment vous avez pris le fait d'avoir vu votre nom et ceux de vos collègues députés sur une liste euh après d'ailleurs une autre liste hein, celle des entre guillemets génocidaires publié par Julien Inter prof de Lyon 2 proche de LFI cette manie d'élic cette passion d'liste. Non, j'ai deux choses.
J'ai j'ai pris la boutade en effet de dire cette passion des listes mais je renvoyais aussi à la liste des pseudo renoncements qui étaient censés être les nôtres. Euh moi, j'assume parfaitement le vote qui a été le mien. Je vous l'ai dit tout à l'heure, la négociation et le vote final. Euh je n'ai absolument aucune difficulté mais cette espèce de systématisme qui consiste à jeter euh la délation non mais encore une fois c'est pas de la délation quand c'est c'est pas de la délation quand c'est un vote public.
Je je suis pas débile mais mais c'est c'est de mettre de la c'est de mettre davantage de brutalisation parce que quand il fait ça c'est pour derrière je me prenne et ça n'a pas manqué des dizaines des centaines des milliers de commentaires pour me dire au mieux ah bah c'est pas bien au pire vous êtes un traître et au super pire et alors là en élargissant de l'amalgame ah ben j'ai tout pris j'ai dit j'ai eu bah c'est normal venant du sioniste génocide gage ça nous étonne pas quel est le rapport avec la réforme des retraites et quand vous dites ça on se dit la France insommie c'est quoi c'est la Non mais la Franceoumise ou la France de Non mais je encore une fois je je veux pas ma vie ne se résume pas à la confrontation avec la France insoumise.
Je sais que chez vous c'est un petit peu obsessionnel. Moi ce n'est pas le cas parce que vous voyez dans ce moment-là je m'en félicite nous avons clarifié la position et fort heureusement que le Parti socialiste devait avoir avec une formation politique et tant mieux si Olivier Olivier Fort s'est rangé à cette position. Ça avait pas toujours été le cas. Et moi je suis très content que désormais on dise il y a plus rien à faire et à voir avec les insoumis. Alors, nouvelle étape. Prochaine étape, le dernier round de la discussion sur le budget 2026 qui arrive la semaine prochaine à l'Assemblée, hein. Oui.
Alors, qu'est-ce que vous vous attendez et comment vous envisagez ce débat très rapidement ? Après, il y aura d'autres questions. De la même manière que nous avons négocié jusqu'au bout sur le budget de la sécurité sociale, moi je souhaite qu'on négocie jusqu'au bout sur le budget de l'État. Alors, on part peut-être d'une d'une situation plus compliquée, mais euh on parlait d'agriculteur au début de notre échange. Il y a un proverbe que j'aime bien, c'est à la fois c'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses. Voilà, donc c'est à la fin de la négociation qu'on verra quelle est notre position. Mais moi, je ferme pas le rideau tout de suite.
Donc ça veut dire que vous dites pas il sera pas adopté avant le 31 décembre. Vous dites pas ça. Alors, je Non, en tous les cas, je le dis pas avant la fin. Là concrètement, on va pas rentrer dans la technique parlementaire, mais il va y avoir la semaine prochaine euh vendredi 19 décembre, une commission mix paritaire, c'est-à-dire sep députés, sep sénateurs qui vont essayer de se mettre d'accord. Bah regardons si pendant ces deux ou tr jours de discussion qui va qui vont se nouer, est-ce qu'il y a moyen de se mettre d'accord ? Et défendons défendons nos positions. Il n'y a pas Vous croyez qu'il peut y avoir un accord ou pas ?
Bah écoutez, sur la base, alors le texte au Sénat va être voté définitivement là le 15 décembre pour l'instant de ce qu'a fait le Sénat. Ça va pas dans le sens de la construction du compromis en première lecture. Mais c'est quoi les enjeux ? Parce que là on parle de manière déconnectée. Il y a besoin de réduire le déficit de l'État. Nous y sommes favorables. Pour cela, il faut dégager des recettes supplémentaires. Et il y a eu un refus jusque- là notamment d'aller mettre à contribution non pas non pas tous les Français, non pas les PME, mais les grandes entreprises et les haut patrimoines. Et donc sur les grandes entreprises, elle a été refusé.
L'attaque du pan a été refusée mais il y a d'autres il y a d'autres palettes qui sont qui sont sur la table. Le seul problème c'est qu'on a un mécanisme aujourd'hui ce qui n'a pas été adopté en première lecture, on peut pas le remettre sur la table. On peut pas revenir mais il faut partir de ce qu'on a. Pour l'instant le gouvernement, il propose une taxe sur les holdings. Ça va dans la bonne direction mais son assiette, ses modalités c'est pas suffisant. Et ben, mettons autour de la table. Regardons comment on peut augmenter la taxe sur les holdings.
Pour l'instant le Sénat avec quelle rentabilité taxe sur les holdings là pour l'instant pour l'instant la rentabilité le le rendement attendu, il est à peine à 1 milliard d'euros. On pense on pense qu'on peut aller chercher de l'ordre de 2 milliards d'euros. Il n'y a pas de euh à nouveau une ce qu'on appelle une surtaxe sur les les grandes sociétés en terme d' c'est uniquement 450 sociétés. Donc ça concerne pas la plupart de vos de vos auditeurs. Elle avait été créée par Michel Barnier, donc c'est pas un gauchiste qui l'avait créé. Euh elle rapportait 8 milliards d'euros. Le gouvernement avait reproposé 4 milliards d'euros. Le Sénat l'a supprimé.
Nous, on pense qu'on peut la prolonger à nouveau à hauteur de 8 milliards d'euros. Ouais. 8 milliards quand c'était c'était le chiffre de l'année dernière et dans la proposition initiale du gouvernement, ça a été quatre en première lecture, le Sénat l'a ramené à zéro. Bon ben est-ce qu'on peut revenir sur quelque chose de de on vous savez quoi ?
Je veux ramener des ressources dans le budget de l'État pour éviter de l'autre côté qu'il fasse des économies injustes sur tous les Français qui est par exemple la suppression de 4000 postes dans l'éducation nationale qui est par exemple des économies sur le fond vert qui est absolument indispensable et les écologistes à juste titre demandent qu'on ne renonce pas aux mesures de soutien à la transition écologique. Bref, un budget qui sera pas idéal non plus. Je pense que c'est encore possible de pratiquer ce ce cette recherche de de compromis. À la fin, si c'est pas possible, on en tirera les conséquences. Mais moi, je me refuse à dire que dès à présent, on est certain quoi ?
Qu'on aura une loi spéciale. Alors, expliqu Attendez, avant ça, avant ça, vous dites on peut arriver à un compromis hein. Vous dites "On peut arriver un compromis." On l'a fait sur le budget de la séc, je veux au moins réessayer. Voilà, je dis pas non avant, même si je suis conscient que c'est plus difficile. Il est fort. Il dit "On n'y arrivera pas avant le 31 décembre." C'est votre c'est votre patron quelque part. Il dit "Non, je on y arrivera pas." J'ai un désaccord avec Olivier Fortit terminé la fin de la discussion que ce sera pas possible parce que ça ne met pas dans une bonne posture de négociation. Mais je comprends ce qu'il veut dire.
Il dit "On part de tellement tellement loin que ça va être compliqué d'y arriver." Le problème c'est que l'alternative qui est sur la table, s'il y a pas de budget, si la CMP n'est pas conclusive, alors le gouvernement est obligé de prendre une loi spéciale, c'est-à-dire qui qui permet de faire la jonction. Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on se retrouve à nouveau ça veut dire la perte de temps. C'est la perte de temps et en janvier non et puis surtout en janvier, il faut à nouveau se mettre autour de la table pour examiner un budget. Qu'est-ce qui aura changé entre janvier et décembre avant les avant la campagne municipale d'ailleurs ?
Mais donc on sera on sera dans un moment où il nous manquera du temps. Donc si certains ont l'arrièrepensée de se dire que à ce moment-là ce sera plus facile pour Sébastien le Cornu de se déjuger un petit peu et de dire bah écoutez on est au bord de des élections municipales, il y a besoin d'un budget pour les collectivités locales, les associations, les entreprises et donc à ce moment-là ben je fais un 493 pour pour faire passer les choses mais en respectant le contri toutes les étapes. Vous toutes les étapes. On va venir au 493. D'abord, le gouvernement et les députés Macronist, ils considèrent que vous avez imposé de nombreuses concessions au gouvernement.
Ils en attend désormais de votre part. Quelle concession vous êtes prêt à leur faire sur le budget de l'État ? Ouais. Mettonsnous de la table et mais bien sûr qu'il faut discut compromis c'est je le dis quand regardez le premier compromis on parlait de la taxation sur les les haut patrimoines la taxe duman a été écartée bon bah dont taxe c'est le fait quand on laisse les parlementaires débattre et qu'il y a pas de majorité pour voter la taxe dumane je vais pas dire ah bah c'est scandaleux il faut imposer la taxe duman un vote c'est un vote. Donc après il y a des alternatives. Qu'est-ce qu'il faut faire ? On a appelé ça une contribution différentielle sur les hauts patrimoines.
Donc on on discute de l'assiette. Qu'est-ce qu'on met dans l'assiette ? Qu'est-ce qui est taxé ? Combien ça rapporte et dans les quelques jours qui sépare du du de la CMP, vous pouvez arriver à quelque chose ou un comprim ou pas ? Bah c'est c'est dans la CMP que ces propositions, vous savez, il faut qu'on se mette d'accord sur une chose simple. À quel de combien on veut réduire le déficit, quel niveau de recette on va chercher et quelle mesure d'économie on estime acceptable ? Parce que moi ça, vous savez, j'ai présidé un département, donc des économies budgétaires, j'ai pas de problème à en faire, mais avec une condition, c'est que ça ne pénalise pas le quotidien de nos concitoyens.
que ce soit l'accès aux soins, on l'a fait sur l'hôpital, que ce soit l'école, que ce soit la police, la justice. Regardez, on vient de décider, en tous les cas, il y a eu un consensus assez large à l'Assemblée nationale que compte tenu du contexte international, oui, il nous fallait un budget qui prévoit une augmentation de presque 6 milliards des crédits militaires. C'était le débat, le vote de mercredi, c'était mercredi dernier d'avoir un débat et 6,7 milliards d'euros de de Oui, parce que c'est indispensable sans budget, on va on pourra pas les prendre et en tous les cas, pas les prendre tout de suite.
C'est pour c'est la raison pour laquelle moi je fais partie de ceux qui disent allons au bout de la discussion avec l'ensemble de ces contraintes, le contexte international, la préservation de nos concitoyens, du fonctionnement des services publics essentiels, l'école, la police, la justice, le service public de l'emploi et regardons ce qui peut être un compromis dans lequel dans lequel je socialiste responsable. Bah pour moi c'est un pléonasme. J'essaie en permanence d'être un socialiste responsable qui consiste à dire quand j'ai une majorité parce que c'est le fait démocratique et le fait majoritaire, ben je mets en œuvre mes mes propositions.
Mais quand il y a pas de majorité, ben je discute les uns avec les autres parce que sinon ça s'appelle l'impasse et ça s'appelle le chaos parce qu'il y en a certains qui sont plutôt des artisans du chaos qui se disent il faut que ce soit bah ceux qui ont dit depuis le début on fait pas de compromis parce qu'on préfère une une dissolution non je par une dissolution ou la démission du président et bien que ce soit le RN ou LFI c'est de là et c'est c'est les paris du chaos. Non mais je veux dire c'est respectable de leur point de vue. Il considèrent que la priorité c'est de revenir devant les électeurs. Je considère qu'à ce moment-là c'est pas comme ça qu'on va régler le problème.
Ils vous disent parce que vous avez peur des électeurs. Mais moi je n'ai pas peur des électeurs. Je retourne on est allé à la dissolution à un moment donné mais ça ne règlera pas d'un pouce les sujets qui sont cruciaux et pour lesquels je termine. Pour moi, le grand rendez-vous c'est 2027 et que l'année 2026 soit mise à profit pour avoir un débat de qualité dans ce pays. Est-ce qu'il vaut mieux un déput un budget de compromis ou pas du podjet du tout avant 31 décembre ? Ben c'est la même chose que sur le PLFSS. Si on avait pas eu de PLFSS, ça aurait été pire.
Le déficit aurait filé à 30 milliards d'euros, les hôpitaux auraient été pénalisés, on aurait des mesures à la serpe qui auraient été prises et je pense que euh il faut négocier ce budget. H il faut pas qu'il ait des mesures qui pénalisent, je le redis, les classes moyennes, les classes populaires, le fonctionnement des services publics et et la transition écologique, mais il faut qu'on soit capable de construire ce budget de de mais il faut que ça arrive avant le 31 décembre. Vous pouvez Mais vous savez quoi ? Cette discussion là, on va la voir l'année prochaine parce que l'année prochaine, il y aura à nouveau un budget le débat aura. 493, vous avez dit tout à l'heure hein 493.
D'abord vous, le Parti socialiste, il pourra aller jusque jusqu'à un vote pour le budget ou il se contentera d'une abstention ? Mais alors je ne vais pas apporter une réponse à cette question parce que je me prononce non pas sur des hypothèses, je me prononce sur un texte et sur un comprom. Regardez sur le PLFSS, notre position, elle a elle a basculé dans le vote pour dans les 24 dernières. Donc ça peut basculer pour le vote pour et donc ce sera en fonction de ce qu'il y a sur la table. Et donc sur la table aujourd'hui, je vais vous dire sur la table, il y a le vote contre. Ouais.
l'absention et je le dis à titre personnel, peut-être le vote pour si d'aventure on arrivait à voir des choses qui ont significativement bougé. Mais je dis pas avant de terminer la négociation que par principe voilà vous l'envisagez. Non mais attendez, moi j'envisage d'aller au bout d'une discussion. Le plus probable en effet c'est qu'on aille vers l'abstention parce que on considérera qu'il n'y a pas assez euh qu'on qu'on approuve pas totalement et qu'on désapprouve pas euh absolument. Voilà. Et donc l'abstention, c'est ce qui se permet. À un moment donné, il faudra être cohérent et prendre ses responsabilités. Vous avez envie que le budget soit adopté avant le 31 décembre.
Mais mais parce que s'il est pas avant le 31, la question elle se repose, vous savez quoi ? En janvier ou en février. Donc pourquoi est-ce qu'on aurait perdu un mois et demi ? Moi, j'ai envie que les Français franchement ils en ont par-dessus la tête du spectacle qu'ils ont vu à l'Assemblée nationale parce qu'il y a des choses positives. À un moment, ils sont dit "Ah tiens, ils discutent puis à d'autres moments, ça se remettait, on y arrivait pas." Si on pouvait les faire partir pour les fêtes et les vacances là et la trêve de Noël en se disant "Bon ben, écoutez, ça va." globalement à choses.
Alors que là on discours loi spéciale, on peut rien faire, on on peut rien lancer comme nouveau projet, je suis pas sûr que ce soit très positif. Et d'ailleurs, et ça vous l'avez dit Olivier Fort parce qu'il dit le contraire. Non mais attendez, Olivier, il a le droit de s'exprimer. vous savez, on n pas une formation comment dire jupitérienne ni monolitique. Donc on débat à la fin on décide collectivement mais on s'interdit pas de verser dans le débat politique les différentes options.
Vendredi dernier, Olivier Fort a fait une interview à Libération où il a donné son sentiment et il n'y a pas de crime de l'aise majesté à avoir des positions divergentes de débattre à l'intérieur et de débattre. Vous savez c'est la chance de mon parti. Voilà, on peut lui faire plein de reproches mais chez nous on débat, on discute et vous savez quoi ? Même on vote à la fin. pas beaucoup de parties euh à gauche ou de grand partis à gauche qui font ça. Il y en a certains qui votent pas du tout. Voilà, c'est vrai. Je sais pas, je sais pas de quoi vous parlez.
Euh politique d'ailleurs, Nicolas Sarkozi euh il a sorti un livre, son journal d'un prisonnier, hein, d'ailleurs où il se dit victime innocent d'un procès politique qui se compare quelque part à Drefus et il affirme il affirme que le Rassemblement national fait partie du champ républicain. Vous me direz si vous êtes d'accord avec lui ou pas. il prend position contre le Front républicain euh donc l'Union des partis contre le RN, il plaide aussi pour l'Union des droite et il affirme que Jordan Bardella, il fait un peu penser au RPR du temps de Jacques Chirac. Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous vous en rendez ?
Alors, je vais vous dire, comme je suis un garçon curieux, j'ai lu le livre de Nicolas Sarkozy une fois que je suis sorti de toutes mes affaires de de budget de la SQ, donc en une soirée et pour quelques pages que j'ai trouvé intéressantes sur le vécu de l'incarcération. Euh et donc voilà, j'ai trouvé que ces quelques pages étaient intéressantes euh presque touchantes en tous les cas humaines.
Voilà, même si je suis pas dupe sur la mise en scène et cetera mais alors par contre de prendre appui sur ça pour à la fois sa réhabilitation personnelle en disant le procès politique injuste que j'ai été subi et puis surtout pour faire des droites pour faire le bouger hallucinant que vous indiquez là c'est ça peut faire évoluer la droite. Non, mais c'est d'abord je j'ai pensé à ce moment-là quand j'ai lu ces pages, à euh ce que Jacques Chirac euh invitait euh sa famille politique à faire ou surtout à ne pas faire, ne jamais composer avec euh avec euh l'extrémisme. Tout le monde dit, le RN a changé, hein.
Ouais, mais je ne crois pas que euh il a changé dans le bon sens en réalité parce que il continue à porter un discours d'exclusion, de stigmatisation. Bien sûr, c'est plus euh avec la même le même type de provocation que celle que Jean-Marie Le Pen faisait faisait à l'époque. Mais du point de vue de Nicolas Sarkozi, c'est c'est désespérant. C'est désespérant. Il dit aussi que nous vivons une atmosphère prèrévolutionnaire et que nous sommes à la veille d'un changement de régime. Quand il dit ça, on se dit tiens prévolutionnaire, ça veut dire que ça y est, le Ren est arrivé au pouvoir ou ça va être la violence dans les rues ?
Je il y a une dramatisation d'ailleurs qui est le fil rouge d'une partie de de ce livre. Euh moi je crois au contraire qui les Républicains doivent se mobiliser justement pour qu'on ait pas cette crise de régime, voir cette crise institutionnelle, voir ces violences euh parce que euh c'est l'espèce de fuite en avant qui bénéficie toujours à ceux qui pensent que dans l'illibéralisme, le durcissement, l'autorité, on arrive à euh euh à imposer ses vues. Et vous dites pas vous dites pourtant, vous avez dit ça il y a quelques minutes, il y a deux parties qui sont les partis du chaos, LFI et le RN dans le chaos institutionnel voulu.
Oui, mais donc je veux pas que je regrette que vous savez, moi je l'ai déjà dit plusieurs fois à ce micro, je suis un nostalgique d'une confrontation d'un clivage droite républicaine, gauche républicaine. Et donc la responsabilité de la même manière que moi à l'intérieur de la gauche républicaine, c'est de d'être capable de mettre les distances avec tous ceux qui s'éloignent d'un corpus de valeur, d'une certaine éthique de la politique, d'une certaine manière de concevoir le débat démocratique. Ben, j'attends la même chose du côté de la droite républicaine. Fort heureusement, il y a des gens de cette de cet Acabi.
Voilà, Xavier Bertrand, c'est pas mon ami politique, c'est un adversaire que je respecte. Mais voter pour lui d'ailleurs. Comment vous pourriez voter pour lui ? À quelle à quelle occasion ? Au second tour de la présidentielle. Mais au second tour de la présidentielle, je voterai pour tout républicain qui sera opposé à à au candidat du Rassembl national au defi. Je voterai.
Je je pense que à gauche notre challenge et notre defi, notre défi premier, c'est d'avoir un candidat de gauche qui ne pourra être que un candidat de la gauche républicaine qui soit présent au deuxème tour parce que comme ça a été dit par beaucoup de gens, la pire configuration ce serait d'avoir un candidat de la France insoumise parce que c'est la certitude à ce moment-là que le RN gagne l'élection présidentielle. D'ailleurs, candidat à la France insoumise, Mélenchon entre Le Penou Bardella. Qu'est-ce que vous faites vous ?
Je je ne me place pas dans cette hypothèse parce que je ferai tout pour qu'il n'y ait pas cette configuration parce que dans ce cas-là le vote du premier tour fait la victoire de euh Bardella ou Le Pen tour Marine Le Pen comme Jordan Bardella sont désormais en tout cas donné gagnants au second tour de la présidentielle. C'est pas l'effet Mélenchon ? Non je pense pas que ce soit l'effet Mélenchon. l'incapacité d'une offre alternative qui euh soit suffisamment puissante parce que le drame dans la période euh c'est que en fait qui parle dans la du contenu programmatique de l'alternative qu'on propose parce que d'un côté il y a le RN dont on ne sait pas quel est le programme.
Vous savez le seul programme du RN, j'entendais encore Jordan Bardella qui était cette semaine je crois jeudi soir à la télévision et il son seul argument c'était essayez-nous. Je n'ai rien compris à une seule des propositions qui m'était sur la table. Elles sont même contradictoires. Euh voilà, mais c'est essayez-nous.
Nous la responsabilité qu'on a à gauche, c'est de dire comment on est capable de répondre aux situations de pouvoir d'achat, de services publics, de difficultés à boucler des fins de mois, de rapport au travail mais aussi des sujets régaliens parce que la question de la sécurité, la question de la justice, y compris la question de l'immigration, c'est des sujets de préoccupation de nos concitoyens et on est capable d'avoir des réponses qui soient des réponses qui soient pas excité sur ces sujets. On avance dans moins de 3 mois, 2 mois et demi, je crois, les municipales. Les tensions à gauche, est-ce qu'on compr elle ne compromettent pas des futures allances avec Lfi au second tour ?
Des fusions de liste. Qu'est-ce qui compromettrait ? Moi, je souhaite pas qu'il y a des fusions les tensions les tensions à gauche. Mais les tensions à gauche, elles sont logiques. Est-ce que vous dites aucun accord avec le RN ? Avec le RN, avec LFI, pardon. Ben, je crois que ça a été dit, aucun accord national ne doit être conclu avec Lfi et localement franchement il y aurait une contradiction majeure après parce que voilà, il y a pas moi je suis pas sensible au discours qui est de dire la politique locale n'a pas de lien avec la politique nationale. C'est pas tout à fait ce que dit Olifort. Oui, mais je pense aussi qu'il faut prendre Vous dites quoi ? Jamais d'alliance avec LFI. Jamais.
Si on dit qu'il y a pas d'accord national avec Lfi, à un moment donné, il faut être cohérent et c'est pas localement qu'on va faire des accords locaux parce que y compris c'est dévitaliser tout ce qu'on a reconstruit dans la période. Un discours autonome de gauche républicaine qui est capable. Donc le mieux c'est qu'en effet on soit en situation de pouvoir tracer notre route indépendamment indépendamment des positions et des autres. Et vous pouvez appliquer ça à plein de villes.
À Paris, je préfère que Emmanuel Grégoire soit dans la situation dans un rassemblement de la gauche avec les écologistes et les communiste et bien de pouvoir au deuxème tour se présenter dans cette même configuration et que LFI qui a beaucoup d'endroits quand même a dit que son objectif c'était de faire tomber des mairies socialistes. Bon bah voilà à Paris, je pense à Michel à Montpelier avec Michael de la fausse ou à quelques autres endroits. Ben voilà, on a un désaccord, il se traduit. Vous savez quoi ? Le juge de paix à la fin, c'est les électeurs. Donc vous dites niet les filles niet, je confirme.
Niet, ça veut dire que vous préférer vous dites mieux vaut perdre une mairie que perdre son âme en s'allum. Écoutez, c'est ce que je me suis appliqué à moi-même. C'est ce que je me suis appliqué à moi-même. En juillet 2024, j'ai refusé l'accord avec la France insoumise. J'ai pris le risque de perdre l'élection. En face de moi, j'ai eu une candidature soutenue par la France insoumise. Bon, à un moment donné, ça va quoi ? Il faut savoir construire la vie politique dans la durée et pas donner l'impression de faire de la godie en permanence parce que les électeurs en sont dégoûtés.
Je poser la question parce que Olifor il a dit non au deè tour il faudra voir si il y a un risqueen ou ou droite on peut s'aller avec les filles vous dites non mais je pense même que électoralement c'est contreproductif parce que si vous avez fait votre campagne de premier tour avec le fait justement d'une identité qui n'est pas confond qui ne se confond pas avec celle de LFI et queau deuxème tour vous avez vocation à élargir votre base vous risquez de perdre plus d'un côté que vous ne le gagnie de l'autre. Une question euh je sais pas si ça vous plaira ou pas mais je vous la pose quand même sur l'antisémitisme. Rien n'endigue la vague antisémite.
Vous en avez été la victime la cible hein de l'antisémitisme de la part de vos camarades de LFI. Zé euh pas que he mais arrêtez ou laissez-moi finir vous allez voir. 06 % de la population subit près de 60 % des attaques racistes et les agresseurs sont de plus en plus jeunes. C'est ça qui est le problème aussi de plus en plus jeune. Comment on en est arrivé là ? C'est la question terrible que je me pose chaque jour et vous savez quoi ? C'est ce qui me terrorise, c'est la vitesse avec laquelle les choses se sont opérées. Les signaux étaient là depuis un moment.
Moi je suis de la génération malheureusement d'y non mais de la génération surtout d'y Alim de ce moment où en 2006 dans quelques dans dans quelques mois le le 14 février on on le 13 février on va on va avoir les 20 ans de de la mort d'Ilimi se signale à ce moment-là à la fois qu'il peut y on peut tuer un juif parce qu'il est juif dans ce pays n'oublions jamais que c'était la première fois que ça arrivait depuis la seconde guerre mondiale. Il y avait eu des attentats mais qui venaient de l'étranger. Voilà, la rue des rosiers, la rue Copernic et cetera. Mais c'était la première fois qu'un juif était tué parce que juif en France.
Et dès ce momentlà et dès ce moment-là, il y a eu une alerte qui est de dire mais quel est le niveau d'indignation, d'insurrection de la société à ce moment-là ? puis aaratora mars mars 2012 puis l'hyper cacher puis enfin malheureusement on va pas a égrainer la liste madame assassin parce qu'on est juif he et sur cette situation là déjà extrêmement problématique il y a eu une sorte de libération de la parole antisémite dans un mécanisme assez classique au lendemain d'un crime antisémite de masse qui était le 7 octobre.
C'est-à-dire que un crime antisémite, au lieu de coaguler la société et de lui la faire front, elle libère la parole de certains sur un registre antisémite dès ce moment-là qui instrumentalise euh la critique d'Israël, l'antitionisme que certains pensent. Voilà, certains, c'est les fill hein quelque part. Vous vous savez quoi ? Ça s'est répandu dans plein dans plein de courants de la société. Vous avez vu ce qui s'est passé avec le socialiste de Dordogn hein. Oui. Bah c'est une indication. Alors, il y a deux choses. Il y a deux choses.
Ça veut dire que un maire lambda socialiste, je le connais pas, il est capable de d'écrire une saloperie pareille en disant, pardonnez-moi l'expression, que je sais plus comment il dit, la France Luppine ne peut pas protester. La bonne nouvelle, en 30 secondes. Voilà. et et c'est un réflexe d'anticorps. Et merci à mon à mon parti, le Parti socialiste d'avoir pris de manière naturelle et spontanée cette décision. Mais c'est une indication de de l'espèce de banalisation. Moi je Et vous comment vous le ressentez ? Comment vous le ressentez ? Puisque vous en avez je ressens doublement. J'ai pas envie de parler personnellement mais je vais aussi parler personnellement.
Quand euh quand il y a quelques mois j'ai eu une discussion avec ma femme qui me demandait d'enlever lauza à la porte de la maison et qu'on s'est engueulé et je me suis dit mais comment on en est arrivé là ? Hm hm. Comment on en est arrivé là ? Et donc dans l'intimité, c'est la perception de la peur que vit un grand nombre de nos concitoyens de confession juive. Et à l'échelle collective, c'est la la non perception de cette situation par la par le plus grand nombre quand on prend le temps à parler avec des gens de bonne foi, ils comprennent cette inquiétude et cette peur.
Ils comprennent aussi queon peut être qu'on est qu'on peut avoir des positions nuancées et que dans ce qui s'est passé dans le conflit entre Israël et le et le Khamas, les juifs, ils ont les juifs de France, les Français juifs, ils étaient pas monolithiques, loin de là, très loin de là évidemment et que l'espèce de d'assignation identitaire immédiate qui a été faite et qui s'est banalisé au tel point que à tel point que le terme de sioniste et quand on quand je me prenais sale sioniste dans une manifestation.
Oui, si génocidaire mais en fait peu importe, c'est pour dire juif et moi et et ce que les gens ne comprennent pas, c'est que c'est entendu comme tel par ceux qui le subissent et que dans une période où au contraire on dit il faut respecter la parole de la victime quand il s'agisse d'agression sexuelle, de de combat féministe, de protection des enfants. On dit en permanence aux gens je vous crois, libérez votre parole, dites ce que vous avez à dire. quand des juifs disent "Mais on a peur en ce moment dans le pays et et et là les gens disent oui non mais vous exagérez et cetera et on veut et donc moi c'est ça qui me désespère.
Le combat je le mène par les outils du droit, par les outils de l'éducation populaire, par les outils de la de vous savez quoi ? De l'ouvrir dans le débat politique. Voyez ce que je viens de faire là avec vous que j'avais pas du tout prévu de faire. D'habitude je le fais jamais. Jamais je m'exprime comme juif. J'ai toujours refusé de le faire. Je suis un élu de la République mais il y a des moments où pour crédibiliser non mais crédibiliser le ce que je raconte et qui n'est pas une invention parce que les gens disent il instrumentalise il exagère au au nom d'un combat politique.
Mais franchement j'ai assez de sujets pour me pouiller avec les insoumis ou avec d'autres pour aller sur ce terrainlà. J'aurais tellement préféré que sur ce terrainlà le pays soit clean. J'ai failli dire cacher mais bon vous pouvez le dire [rires] cacher cacher walal hein c'est pareil. LFI a saisi l'ARCOM après le rapprochement fait par Nathalie Saintcric sur France info face à Alexis Corbert entre l'antisémitisme et la quête du vote musulman des insoumis. Et pourtant cette quête du mot du mot du mot vote musulman, est-ce qu'elle n'est pas au centre de la stratégie de LFI et Mélanchant depuis le programme du musulman. Voyez, ça c'est le bon exemple.
On peut parler calmement de sujet sans verser dans le campisme que je dénonçais tout à l'heure. Voilà. Euh je je pense que il y a des manières plus sux, plus subtile que de le dire de manière aussi brutale et péremptoire. Il y a une stratégie électorale de séduction du vote musulman que plusieurs formations politiques peuvent avoir, mais mais je trouve insupportable, je le dis vraiment insupportable et injurieux pour l'ensemble de nos concitoyens de confessions musulmanes que de dire que de dire en ayant un impensé des sous-achants, des sous-jacents, des sous-textes, voir des choses explicites, antisémites, alors on va être entendu par les par les musulmans. Ça c'est ça c'est insupportable.
Ça c'est l'assignation identitaire que je combat matin midi soir. Je crois que vous inversez les choses. C'est dans la tête des dirigeants de LFI que que qui a cette réflexion. Oui mais le fait de la relayer et de dire ils font ils parlent d'antisémitisme pour parce que il y a une disponibilité chez les musulmans sur la question je veux dire ça existe. Mais vous savez quoi ? L'antisémitisme il y a cette particularité. Il est partout enfin vous et moi on le sait. Il est partoutémitisme à droite, au centre, à gauche, dans les villes et les campagnes chez les jeunes et les vieux, les enfin partout. On avance, on avance.
Il y a eu cette polémique aussi après la petite phrase de Brigitte Macron à la phrase plus ou moins volée. S'il y a des salones, on va les dehors. Vous savez qu'elle a dit ça pour défendre un Rabbitan qui avait été dans le spectacle avait été perturbé par des féministes. Euh qu'est-ce que vous en pensez ? Bah voyez, commenter les polémiques et les faire vivre soi-même. Je je pour les mêmes raisons que j'évoqué tout à l'heure, c'est celle de la nuance. Euh on peut avoir des positions pour dire est-ce qu'on a est-ce qu'on peut manifester, pas manifester.
Moi, par principe, des gens qui manifestent leurs conviction dès l'instant où c'est pas de la violence, euh de l'agression, j'entends ce qu'ils disent. Voilà. Et je les stigmatise pas et je les insulte pas. Et donc force que Harry habitant est coupable. Non mais je suis Non mais je suis absolument d'accord mais pour autant voilà je je on on peut se manifester et se tromper. On n'insulte pas les gens comme ça. Et à force quand on est la euh la première dame voilà un président devrait pas dire ça et une première dame parfois devrait pas dire ça.
Des associations féministes à qui on a d'ailleurs reproché d'être resté silencieuse à propos des viols commis hein par les terroristes du Ramas 7 octobre. Mais vous voyez comment on fait les crossovers. Là on passe d'un sujet à l'autre. Mais évidemment qu'il y a un problème, il y a un problème dans la vie politique, il un problme parler aussi des associations LGBT avec ce tweet de l'ancien la fondation directement. Non, mais donc tout ça est révélateur du fait que dans des mouvements des mouvements qui en plus culturellement sont censés être proches de la gauche, il y a un problème, je vais pas vous dire le contraire, mais il y a un problème de euh de nuance, d'identification.
On peut exprimer des choses sur le conflit israélo-palestinien sans verser dans euh les excès, les outrances, l'appel au boycotte pour les uns. Vous avez vu ce qui est passé au Musem ? Mais moi, je combats depuis le début euh toute forme d'ostracisation. Euh euh c'est c'est pas la bonne manière, voyez. Il faut garder des liens avec le monde universitaire, avec la société israélienne, avec le monde culturel, avec les artistes. Enfin, vous rendez compte de faire des listes pour sortir des artistes de festivals ou de concerts, ce qui s'est passé à la à la à la Philharmonie.
Je encore une fois à la Philharmonie, vous venez, vous manifestez devant, vous faites valoir votre point de vue et cetera, mais là on est dans quelque chose. Voilà. Et donc je le dis euh en Israël, il y a des gens qui combattent Benjamin Netaniaahu et il faut continuer à les soutenir. Voilà. Donc quand on vous savez quoi ? Et ce sont des Israéliens qui sont sionistes. Donc l'espèce d'amalgame qui est fait par euh les adversaires, il il est absolument contre-productif et moi je serai toujours du côté de ceux qui peuvent avoir des positions claires mais qui versent pas dans dans cette facilité là. Dernière question.
Est-ce que vous jugez normal qu'une enquête du CVI POP sur l'antisémitisme dans les universités et été suspendue face à l'opposition d'universitaire ? Euh je ne sais pas. Je vous l' constaté cetteisémitise dans les universités. J'ai vous savez j'étais au conseil d'administration de de sciences pot au moment où il y a eu des moments compliqués. J'y étais comme prof hein puisque j'enseigne depuis 25 ans à Sciencep.
Euh et c'est fait partie de ces endroits qu'on pensait protéger et qu'au contraire ont été les fir de lance d'une libération de la parole dans des endroits où la nuance antisémite de de du parole qui n'était plus nuancée à un endroit qui doit être la parole euh universitaire et et réfléchie. Et donc euh et donc si on peut documenter, étudier, explorer, faisons-le. Donc peut-être que ce sondage aurait dû être cette enquête aurait dû être aurait dû être menée. Voilà. Merci en tout cas d'avoir participé à cette émission. Bonne fin d'après-midi sur Radioji et à dimanche prochain. Merci.
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