Benoît Hamon, France Info, 27 février 2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Le gouvernement se montre ferme avec les gilets jaunes, pourquoi pas avec les puissants ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Faut-il revoir la loi Florange pour permettre des nationalisations temporaires ?
- 6:05OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de l'entrée de l'État néerlandais au capital d'Air France KLM ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Benoît HamonFait
« il y a une dégradation à l'initiative du gouvernement du socle de nos libertés fondamentales c'est le droit à manifester aujourd'hui qui est remis directement en cause »
- 3:30Benoît HamonFait
« ce qui veut bien dire ce que ça veut dire »
- 8:30Benoît HamonFait
« ça en dit long sur la perte d'influence de la France en Europe »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bienvenue dans le 1920 politique avec Gill bstein bonsoir Gill bonsoir messieurs et avec notre invité Benoît amont leader de génération tête de liste maintenant pour les européennes alors vous l'avez sans doute noté depuis 24 he l'exécutif multiplie les déclarations toujours dans le sens d'une plus grande fermeté à l'égard des gilets jaunes on écoute tout de suite Benjamin grveau c'était à issu du Conseil des ministres il y a dans notre pays une liberté fondamentale qui est celle de pouvoir manifester il y a face à cette liberté une autre liberté importante qui est le respect de l'ordre républicain vous avez des manifestations qui se passent bien dans le pays et puis vous avez quelques manifestations dans des grandes villes où vous avez des personnes qui s'y rendent avec un seul objectif casser piller voler brûleré violenter pour ne pas dire tuer pour ne pas dire tuer il faut que les les manifes des gilets jaunes s'arrêtent écoutez si le président de la République et son porte-parole était aussi ferme avec Ford à Blanquefort avec l'ensemble de ces groupes qui aujourd'hui licencie Berne l'État se moque du ministre des Finances font des promesses si le gouvernement montrait la même fermeté à l'égard des puissants on pourrait parfaitement comprendre qu'il soit ferme à l'égard de qui pas des casseurs don c'est pas de ça dont on parle là parce que là il est parfaitement légitime que l'État demande aux forces de l'ordre de d'empêcher les violences saisissent la justice quand il faut punir ceux qui ont commis des violences mais que le message là s'adresse à ceux qui disent il y a toujours pas eu de réponse fondamentalement sur le pouvoir d'achat il y a toujours pas eu de réponse sur la démocratie il y a toujours pas eu de réponse sur nos services publics et nous continuons à manifester et c'est ça qui est frappant et qui moi me me me choque parce que au fond on constate qu'il y a une dégradation à l'initiative du gouvernement du socle de nos libertés fondamentales c'est le droit à manifester aujourd'hui qui est remis directement en cause ce sont les violences policières aussi auxquel on a assisté qui amènne à ce que nous soyons condamnés à l'étranger pour l'usage d' des recommandations de l'ONU et du conseil de jusce pardon mais condamné publiquement par ce qui s'alarme de l'usage immodéré et disproportionné de cette violence là contre des manifestants et il me semble aujourd'hui que le Président de la République puisque c'est de lui dont il s'agit devrait équilibrer son discours et moi je l'appelle à à à à tenir compte du fait qu'il a manqué de tempérament de caractère et de fermeté à l'égard de ceux qui peuvent beaucoup dans la résolution de cette crise c'est-à-dire ceux qui sont alors l' origine de cette répartition des richesses de plus en plus inégalitaires les grandes fortunes le CAC 40 ceux qui ont le plus et qui jusqu'à présent ne sont toujours pas mis à contribution pour qu'on sorte de la crise just justement bonoî vous faites référence effectivement à Ford Ford effec sur le site de Blanquefort vous faites référence aux autres problèmes industriels de l'État l'État pour reprendre la célèbre formule de Lionel Jospin ne peut pas tout l'État est impuissant est-ce qu'il faut revoir très concrètement la loi Florange qui avait été portée par votre collègue et ami Arnaud mondbourg en 2014 c'est il faut simplement que l'État français à la différence de beaucoup d'autres États ne s'interdisent pas dans sa doctrine d'intervention d'utiliser un instrument qui est la nationalisation temporaire ça n'est absolument pas interdit c'est idéologiquement depuis une vingtaine d'années on se refuse à prononcer ce mot devenu tabou oui mais c'est souvent tou ça fait partie de des grands interdits et on se refuse à intervenir pour dire oui l'outil industriel dans ce secteur là est stratégique nous en avons besoin à la clé si cette usine met la clé sous la porte il peut y avoir des centaines de suppressions d'emploi et d'emplois indirect puisque ce seront autant de familles qui ne pourront pas consommer et donc impacter positivement l'économie du territoire et nous pourrions parfaitement utiliser de cette nationalisation tempor oraire temporaire ce qui veut bien dire ce que ça veut dire pour ensuite trouver un repreneur le cas échéant dans un certain nombre de ces entreprises comme je l'avais inscrit dans la loi sur l'économie sociale et solidaire parfois les salariés eux-mêmes nous pourrions le faire mais le gouvernement s'y refuse honnêtement aujourd'hui quand on a été à ce point trompé par des acteurs privés qui ont fait des promesses et se sont une fois encore moqué de Monsieur le Maire qui n'est quand même pas très sérieux dans cette affaire va falloir qu'on commence à s'interroger sur le sérieux de Monsieur le Maire B quand on se moque à ce point du gouvernement et de la TER français il est peut-être temps à un moment et bien que le gouvernement dise ses priorités si ça priorité c'est l'emploi et le maintien de l'outil industriel qu'il nationaliste temporairement ces industries ça me paraîêtre la seule solution pour aujourd'hui maintenir l'emploi et nos capacités industrielles g toujours sur les affaires économiques européennes qu'avez-vous pensé de l'entrée de l'État néerlandais massive au capital d'Air France KLM ce matin écoutez ça en dit long sur l'image de la France en Europe ça en dit long sur le fait que nous ne sommes plus redoutés craint par qui que ce soit rendez-vous compte au cœur de l'Europe un pays ami avec un gouvernement d'une couleur politique semblable à Emmanuel Macron ce livre a une entrée en force au capital d'IR France que n'a ni vu ni connu là encore le ministère de l'économie et des finances pas davantage que le premier ministre ni le président de la République pour s'imposer autour de table de notre avionneur numéro 1 en l'occurrence notre entreprise compagnie aérienne numéro 1 avec un enjeu de souveraineté évident pour nous imposer des décisions que nous n'aurions pas été capable de prendre chez nous écoutez c'est je pense très très grave mais ça en dit long sur la perte d'influence de la France en Europe et sur le fait que cette Europe intergouvernementale ne marche plus il y a même pas un d'esprit de solidarité de coopération minimum qui amènerait ce que les Pays-Bas disent bon écoutez nous vous prévenons que nous avons aujourd'hui nous ne pouvons pas laisser les les choses se faire comme cela dans le cadre d'une allance AEL de cet monter au capital agressive le le président de la République a eu raison de dire stop au Pays-Bas mais il dit stop il dit rien du tout il prend acte il il en il en est arrivé à dire on va convoquer le ministre de l'économie et des finances néerlandais en France on est humilié c'est un camouflé pour Emmanuel Macron et pour Bruno Le Maire mais pardon de le dire mais on n jamais vu ça ceux qui étaient censé être alors les héros du libéralisme B voilà ça marche comme ça les états prédateurs désormais au service d'intérêt privé merci merci monoir am et rendez-vous pour les européennes merci Gill bstein on se retrouve demain pour un nouveau 1920 politique
Benoît Hamon