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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 7 octobre 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleSécurité

"On n'organisera pas ces temps d'échange démocratique" (Nicolas Bonnet, proviseur)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Après la grande journée de manifestation d'hier, le mouvement va-t-il se terminer ?

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Les conditions d'accueil des élèves sont-elles réunies pour assurer un retour en classe ?

  • 1:19RelanceRéponse directe

    Pourquoi dites-vous maladroitement ce temps de démocratie interne ?

  • 1:59FerméeRéponse directe

    Vous ne le ferez pas pour l'instant. Ça n'aura pas lieu.

  • 2:37OuverteRéponse partielle

    Les jeunes veulent-ils écouter le temps d'échange proposé par le gouvernement ?

  • 3:15OuverteRéponse directe

    Le manque de moyens est-il la cause du mouvement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:19Nicolas BonnetFait
    « Il faut d'abord de la concertation. Donc la personne n'avait été avertie de cette annonce. »
  • 1:59Nicolas BonnetPromesse
    « On ne va pas organiser ces temps de démocratie interne ni aujourd'hui, ni demain, ni après-demain. »
  • 3:15Manuel (lycéen)Fait
    « Le gouvernement ne comprend pas la cause du de notre mouvement. Le problème vient du gouvernement qui ne donne pas assez de budget. »
  • 5:45Nicolas BonnetFait
    « On ne peut pas lutter contre les inégalités sociales et scolaires sans les moyens nécessaires à l'autonomie de nos établissements. »
  • 6:55Nicolas BonnetPromesse
    « Le président de la République doit s'emparer de la situation. Il doit recevoir les jeunes, il doit les écouter et il doit donner un certain nombre de réponses. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Après la grande journée de manifestation d'hier, le mouvement va-t-il se terminer ? On en est pas là, loin de là. Mais le gouvernement espère déjà un début de retour à la normale avec dès ce matin, dès demain, dès vendredi, a dit le Premier ministre Sébastien Lecnu, des cours suspendues et un temps de démocratie interne. Alors qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Et bien, on va voir ça avec vous. On va voir si vous l'avez compris vous puisque c'est vous qui allez devoir l'organiser. Entre autres Nicolas Bonet, bonjour. Bonjour. Vous êtes proviseur du lycée professionnel Henry Brû à Libourne près de Bordeaux et secrétaire national du SNPDE UNSA, le principal syndicat des des chefs d'établissement. Première chose, les conditions d'abord chez vous d'accueil des élèves sont-elles réunies

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pour assurer un retour en classe ? Alors chez moi personnellement oui. Les élèves ont manifesté depuis quelques jours de façon très pacifique et dans un esprit bon enfant sur la vie. Pas de dégradation. Vous pouvez les accueillir dans les autres lycées de votre académie. J'imagine que ce n'est pas le cas partout. Alors, c'est beaucoup plus compliqué effectivement sur euh Bordeaux centre notamment. Donc, on a des collègues qui sont depuis une dizaine de jours devant leur portail de dès 6h du matin euh faire face euh à des casseurs euh pas à leurs élèves hein, à des casseurs qui viennent avec des poubelles et qui euh essayent de mettre le feu. Donc, on a une profession qui est à l'heure actuelle très fatiguée h euh et qui va avoir beaucoup de mal à mettre en œuvre ce qui a été annoncé

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maladroitement par le Premier ministre hier. Alors, pourquoi dites-vous maladroitement ? vous dites c'est impossible d'organiser ce temps de démocratie interne si je reprends les mots de de Sébastien Lecornu alors dans l'éducation nationale il suffit pas d'appuyer sur un bouton pour que ça fonctionne. Il faut d'abord de la concertation. Donc la personne n'avait été avertie de cette annonce. Deuxièmement, on a besoin d'avoir du temps de préparation parce que pour se retrouver devant des élèves pour organiser un débat, bah il faut du temps, il faut le préparer, il faut en discuter avec les professeurs. Donc on va pas le faire en 24 heures. Donc nous très clairement le SNP, on le dit, on ne va pas organiser ces temps de démocratie interne ni aujourd'hui, ni demain, ni

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après-demain. On le fera quand les conditions sont réunies. Vous ne le ferez pas pour l'instant. Vous êtes encore une fois le syndicat majoritaire chez les proviseurs. Ça n'aura pas lieu. Ça n'aura pas lieu à partir du moment où les conditions de sécurité ne sont pas remplies. Donc chaque collègue en fonction de la situation son de son établissement verra à quel moment il l'organise. Il faut le faire dans un dans un climat serein pour pouvoir débattre. Et écoutez les jeunes, vous savez la démocratie scolaire, on l'a fait vivre tous les jours. Donc on a pas besoin que le premier ministre vienne nous dire quand est-ce qu'il faut l'organiser et comment il faut l'organiser. Les jeunes justement, ils veulent écouter, mais ils ne sont pas convaincus non plus du tout d'ailleurs par ce temps

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d'échange proposé par le gouvernement et surtout ils n'ont pas l'intention d'arrêter le mouvement. C'est ce qu' constaté hier dans le cortège parisien à Nivia Tolinqui avec ce professeur d'histoire géographique, je vous propose d'écouter et ses élèves. Au milieu de la manifestation, Iris reste tout près des personnels de son lycée. Les yeux clairs, l'air timide, la tête qui regarde un peu partout. Elle tient fièrement sa pancarte en carton. Soyez résolu à ne pas servir et vous voit la libre. Donc de la peau ici, c'est un extrait et voilà, ça sonne bien dans le contexte actuel. Le contexte dans son établissement, ce sont des moyens qui diminuent et un ralbol qui augmente. Étienne et professeurs d'histoire. Le manque de moyens, on le ressent tous les jours et chaque année de plus en

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plus. En 4 ans dans notre établissement, ce qu'on a perdu tout simplement parce qu'on a plus les moyens, un club média, un club théâtre, un club musique. Une semaine de l'orientation aujourd'hui qu'on peut n'est plus sûr de pouvoir reconduire. Il y a pas assez de profs, les profs sont pas assez payés. Là, ce qu'on est en train de vivre, c'est juste une démonstration de toute la couleur qu'on a accumulé depuis longtemps. Manuel, un autre élève du lycée, les rejoint. Le téléphone des tiennes vibre. Il lit la notification sur l'écran. Sébastien Lecornu annonce une suspension des cours dans la semaine pour un temps de démocratie interne. C'est hors sujet. Les trois lèvent les yeux au ciel. Moi, je veux bien discuter. La problématique que j'ai, c'est que ça va

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pas se régler à vendredi entre 8h et mid. Ça, c'est juste un pensement. Le gouvernement ne comprend pas la cause du de notre mouvement. Le problème vient du gouvernement qui ne donne pas assez de budget. C'est ça notre problème dans cet établissement. D'ailleurs, un temps d'échange était déjà prévu cette semaine par le proviseur et le CVL, le conseil de Villcéen est très actif. Ça ne fait pas de miracle sous Pierre Étienne. Ce conseil de la ville, il peut en faire entendre sa voix mais on aura pas de réponse. Si demain le CVL se réunit pour que pour dire qu'ils sont 36 par classe, il va rien se passer. Ils vont dire on est trop par classe. Bon très bien. C'est pas notre proviseur ou le proviseur adjoint qui ont les moyens pour pouvoir effectivement permettre des

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conditions d'enseignement qui soient plus décentes. Manuel en vient à se demander s'il ne va pas changer ses plans après le bac. J'ai toujours été assez fort en science et c'est vrai que l'enseignement m'intéresse mais en voyant l'état de notre éducation nationale on n pas envie d'aller vers ces métiers qui dans les conditions sont totalement médiocres. Pour lui le temps d'échange ne va rien régler au problème de fond. Il y voit plutôt une tentative d'étouffer le mouvement en réduisant les difficultés au cas par cas. Nicolas Bonet, proviseur et secrétaire national du principal syndicat chez les chefs d'établissement. Une tentative d'étouffer le mouvement en réduisant les difficultés au cas par cas, dit ce lycéen cité par Livia Tolinqui. C'est votre sentiment aussi ? C'est ce que

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cherche à faire le gouvernement. Bre notre notre position, elle est elle est très claire. Les revendications des des lycéens pour la plupart, ce sont déjà les nôtres qu'on porte depuis plusieurs mois voire plusieurs années sur le le manque de moyens, les emplois du temps incohérent, le stress provoqué par parcours sup. Alors le parcours supon nous a supprimé le pacte enseignant, on nous a supprimé le pass culture, on a supprimer toutes les heures qui nous permettaient de de mettre en place du du soutien auprès des élèves qui en avaient le plus besoin. Donc on ne peut pas lutter contre les inégalités sociales et scolaires sans les moyens nécessaires à l'autonomie de nos établissements. Donc à l'heure actuelle, on on pas en organisant effectivement des réunions du

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CVL qu'on va régler le nombre d'élèves dans les classes. Il nous faut des moyens, il nous faut les professeurs et les professeurs ils existent puisquil y a un certain nombre de professeurs contractuels qui n'ont pas été réembauchés à la rentrée et qui pourrai être devant les classes alors que il y a des classes qui n'ont pas de professeur. Le conseil de la vie donc cette instance qui réunit 10 élèves et 10 adultes donc pour dialoguer qu'il faudra peut-être réformer pour une meilleure écoute mais ça c'est plus sur le temps long sur le temps court justement vous parlez des absences des professeurs hier matin sur France info. ministre de l'éducation nationale Édouard Gefray nous a dit il y aura des réponses concrètes sur les absences de professeurs dans les points

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rouges ce qu'il a appelé les points rouges dans toutes les académie sous 8 jours. Vous y croyez ? Ça peut permettre de faire de de trouver une sortie de crise ? J'aimerais bien y croire. J'attends de voir parce que nous c'est déjà avant la rentrée qu'on réclamait ces moyens et on nous a pas donné en nous disant que la rentrée était techniquement réussie et que tous les enseignants étaient devant les les élèves. C'est faux. On l'avait déjà dit au mois d'août. Donc euh si on peut être entendu, grâce à l'appui euh des lycéens, ça sera une bonne chose. Mais je crois que pour sortir de cette crise, il va falloir autre chose que de nous annoncer euh euh des temps de concertation. Alors quoi ? Ben écoutez, j'ai un peu de mémoire, je commence à avoir un peu d'âge. Euh quand

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il y a une situation comme celle-là, il y a malheureusement dans notre République un seul recours, c'est le monarque républicain. Le président de la République doit s'emparer de la situation. Il doit recevoir les jeunes, il doit les écouter et il doit donner un certain nombre de réponses. Il a commencé à le faire hier en convoquant sa ministre à l'Élysée. Euh il s'est pas exprimé ensuite vous espérez qu'il aille plus loin. On attend qu'il s'exprime qu''estce qu' peut faire que peut-il faire Emmanuel Macron ? Il a pas la main sur le parlement. Bon il y a un budget qui est très contraint. Il peut demander à son gouvernement d'abord de débloquer les moyens pour qu'il y ait un professeur devant tous les élèves au retour de la Toussin et ensuite il peut effectivement

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demander une réforme de parcours sup parce que c'est ce qui pose problème parcours sup et le contrôle continu au bac c'est ce qui stresse à l'heure actuelle les jeunes quand on les écoute bien c'est ce qu'on entend ben on peut lancer cette réforme elle coûtera pas grand-chose mais on peut la lancer dès maintenant il y a des des des solutions d'urgence qui sont possibles. Il suffit de réduire la part du contrôle continu un pour le bac de pour parcours sup. Ben, il faut que on ait des formations qui reçoivent tous les élèves. Avant, quand c'était à PB, il y avait des formations admission postback, donc l' de parcours qui recevait l'ensemble des des jeunes. Il y avait pas de il y avait pas de d'entrée bloquante dans certaines formations. Donc tous les jeunes avaient

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une solution. Là, à l'heure actuelle, on a chaque année de plus en plus de jeunes qui n'ont pas de solution. On a entendu votre appel en tout cas et votre soutien aussi au mouvement de de vos élèves au soutien soutien au lycéens qui qui pacifiquement et démocratiquement s'exprime et qui expriment des revendications que nous partageons en grande partie mais pas au casseur. Ouais. Et on a entendu que vous ne mettrez pas en place ce temps d'échange de démocratie interne comme l'a appelé le premier ministre dans vos lycées en tout cas dans les prochains jours. Tant que le climat n'est pas serein. Non. Et les syndicats lycéens et étudiants continuent d'appeler à la mobilisation. Nicolas Bonet, proviseur du lycée professionnel Henri Brû à Libourne en Gironde et secrétaire national du

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syndicat des chefs d'établissement le SN PDEN UNSA. Merci beaucoup. Merci à vous Simon Leur