Nicolas Dupont-Aignan sur LCI : "Je suis le recours à droite."
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Vous êtes ici pour rappeler à tout le monde que vous êtes candidat aux présidentielles.
- 0:14OuverteRéponse partielle
C'est compliqué de se faire entendre en ce moment entre l'affaire Fillon, les primaires de la gauche, la mode Macron, les sondages en faveur de Marine Le Pen.
- 0:55RelanceÉludée
Fillon, quand on dit à qui profite le crime, à la gauche, à vous aussi finalement.
- 1:36FerméeRéponse directe
Est-ce que François Fillon doit renoncer ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Il y a 10 ans, vous êtes vous parti, en raison de ce que vous appelez ces pratiques. C'est quoi ces pratiques au sein de la droite ? Expliquez-nous.
- 3:55FerméeRéponse partielle
Est-ce que François Fillon, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy avaient tous ces mêmes pratiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47InvitéFait
« Un programme beaucoup trop dur et surtout de hausse d'impôts qui est inacceptable dans un pays qui est étouffé d'impôts. »
- 1:46InvitéFait
« On ne peut pas demander aux Français du sang, des sueurs et des larmes quand on ne se les applique pas à soi-même un minimum. »
- 2:24InvitéFait
« Je ne veux pas qu'à l'occasion de ces affaires, une gauche qui a tout raté se recycle derrière un M. Macron dangereux pour le pays. »
- 3:15InvitéFait
« François Fillon a repris mes slogans, j'ai vu sur son site internet, la France libre, c'était mon slogan 2012. »
- 3:23InvitéFait
« La pratique a été la signature de tous les traités qui ont abouti à l'immigration massive, aux travailleurs détachés, aux délocalisations, au chômage de masse. »
- 4:02InvitéFait
« Les Français ne veulent plus voir au pouvoir ceux qui les ont fait souffrir pendant 30 ans et qui ont ruiné le pays. »
- 4:36InvitéFait
« Si on voulait résoudre les problèmes, on n'allait pas les résoudre avec ceux qui les avaient créés. »
- 8:17InvitéChiffre
« Il a augmenté la CSG, il a désindexé les pensions de retraite, il veut encore augmenter la CSG. »
- 8:24InvitéPromesse
« Je propose un choc fiscal à l'envers, c'est-à-dire une baisse massive d'impôts. »
- 9:22InvitéChiffre
« On donne 8 milliards d'excédents à l'Union Européenne. 8 milliards par an. »
- 9:42InvitéPromesse
« Je propose que cet argent soit donné à nos petits retraités, 6 millions de retraités qui pourraient avoir 100 euros par mois. »
- 10:46InvitéFait
« Il y a 700 mineurs, enfants de djihadistes, que la France va accepter de voir revenir sur notre sol de Syrie. »
- 11:11InvitéFait
« Ils ont été combattre contre nos valeurs, ils ont décapité des gens, ce sont des barbares, et on va les accepter en France et leur payer des stages de déradicalisation. »
- 11:59InvitéFait
« Nous, ça fait 20 ans qu'on nous dit, on ne peut rien faire. À quoi ça sert, délire des gens ? »
- 12:40InvitéChiffre
« Vous avez fait 1,78% en 2012. »
Temps de parole
- Invité73 %
- Présentateur15 %
- ?10 %
- Présentateur 23 %
≈ 56,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Tout de suite, l'interview politique alors que ça tangue à droite. C'est Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, qui répond aux questions d'Audrey Crespo -Marat. Bonjour à tous. Bonjour Nicolas Dupont
-Aignan. Bonjour Madame.
Vous êtes ici pour rappeler à tout le monde que vous êtes candidat aux présidentielles. C'est compliqué de se faire entendre en ce moment entre l'affaire Fillon, les primaires de la gauche, la mode Macron, les sondages en faveur de Marine Le Pen.
Non, c'est pas compliqué parce que je vais vous dire,
je
n'ai jamais reçu autant d'adhésion, de messages de soutien d'élus locaux,
de
gens sincères
qui,
eux aussi, ressentent une colère froide.
Depuis l'affaire Fillon,
précisément ? Depuis
l'affaire Fillon, même un peu avant, je vais vous dire pour être tout à fait franc, quand les Français, notamment une certaine droite populaire, a compris quel était le programme de François Fillon. Un programme beaucoup trop dur et surtout de hausse d'impôts qui est inacceptable dans un pays qui est étouffé d'impôts.
Donc l'affaire
Fillon, quand on dit à qui profite le crime, à la gauche, à vous aussi finalement.
Mais ce n'est
pas la question, vous savez, je vais vous dire, moi je suis triste de voir mon pays dans cet état à moins de 80 jours d'une élection décisive. Hier, j'étais dans un hôpital public, un hôpital public avec des médecins, des infirmières qui se dévouent pour le bien public, qui sont à bout. Le pays craque de partout. Et pendant ce temps-là, on a un jeu politicien pitoyable. Moi j'ai pris mes responsabilités il
y
a 10 ans. Alors oui, c'est vrai
que ça a été plus dur. Alors
on va en parler. On
va en parler d'abord
François
Fillon. Mais au
moins, je n
'ai
pas changé de ligne.
On va parler de votre départ effectivement de ce parti il y a 10 ans. Mais franchement, François Fillon, l'enquête est en cours. Il y a présomption d'innocence. Ses pratiques étaient légales. Est-ce que François Fillon doit renoncer ?
Écoutez, c'est à lui de trancher.
Mais vous, vous en pensez quoi ?
Ce
que je sais,
c'est qu'on ne peut pas, et il ne peut pas, pour être clair, il faut être clair dans la vie effranc, on ne peut pas demander aux Français du sang, des sueurs et des larmes
quand
on ne se les applique pas à soi-même un minimum. Et ce qui choque les Français au-delà de l'affaire judiciaire, c'est cette accumulation de manœuvres ou de combines pour assurer sa situation personnelle.
Et
quand on demande des efforts absolument délirants aux Français, il y
a
une contradiction et les Français n'en veulent plus. Maintenant, moi ce que je vois,
c
'est que si on continue comme ça, il y a un illusionniste, un magicien mauvais pour la France, qui est M. Macron.
On va
continuer
à parler de François Fillon, si vous voulez bien. François Fillon vous disiez il y a 10 ans. Parce que je ne
veux pas qu'à l'occasion de ces affaires, une gauche qui a tout raté se recycle derrière un M. Macron dangereux pour le pays. Et la conséquence de l'entêtement de M. Fillon et de son parti,
c
'est qu'ils prennent en otage l'électorat de droite, les Français, et qu'on risque d'arriver à une catastrophe au mois de mai. Et moi je veux, au contraire, battre M. Macron, je veux rétablir
la France. Alors on va parler de François
Fillon, si vous voulez bien.
Vous avez quitté le même
parti, vous étiez dans le même parti que lui. Il y a 10 ans, vous êtes vous parti, en raison de ce que vous appelez ces pratiques. C'est quoi ces pratiques au sein de la droite ? Expliquez-nous.
Oh,
c'est très simple, c'était un décalage permanent entre les discours et les actes. Sur le plan éthique, je me souviens des votes surréalistes dans les congrès, et surtout aussi sur le plan du fond, et on en vient au fond des choses, c'est-à-dire un discours gaulliste. D'ailleurs, François Fillon a repris mes slogans, j'ai vu sur son site internet, la France libre, c'était mon slogan 2012. Il a mis la France debout, moi c'est debout la
France. C'est presque le
même, oui.
C'est presque le même, oui, mais la pratique a été la signature de tous les traités qui ont abouti à l'immigration massive, aux travailleurs détachés, aux délocalisations, au chômage de masse. Et moi, ce qui m'importe dans la vie politique, c'est pour ça que j'ai quitté ce parti, c'est la rectitude des convictions. On peut m'en vouloir, on peut être en désaccord avec moi, je n'ai jamais changé d'avis. Je pense que mon pays, que j'aime, a besoin d'une autre politique, et je veux dire aux Français surtout que cette autre politique, elle est possible.
Alors, quand vous parlez de pratique, tout
à
l
'heure, vous donniez un autre mot, vous parliez de combine. Est-ce que François Fillon, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy avaient tous ces mêmes pratiques
?
Je n'en sais rien. Ce que je sais, c'est que les Français
ne
veulent plus voir au pouvoir ceux qui les ont fait souffrir pendant 30 ans et qui ont ruiné le pays. Et si vous regardez à
gauche, attendez, si vous regardez à gauche, si vous regardez à gauche, mais je ne veux pas entrer là-dedans, le
passé est mort. Ce que je veux dire, Hollande, Sarkozy, Juppé, Valls, maintenant Fillon, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la société française a enfin compris, il a fallu 20 ans, moi ça fait 20 ans que je le dis presque, a enfin compris
que
si on voulait résoudre les problèmes, on n'allait pas les résoudre avec ceux qui les avaient créés. Et qu'il y avait une autre politique possible. Il
y a
M. Hamon, c'est une autre politique possible. Il y a M. Macron, c'est une autre politique, une société mondialiste, low cost, immigrationniste.
François Fillon ne donne qu'un jour, vous
vous dites c'est fini.
Mais tout le monde
le sait, cette société politique est d'une hypocrisie. Ils sont en train de faire semblant de l'accompagner alors qu'ils vont le remplacer. La vraie question, et c'est là où j'appelle les Français à me rejoindre, et notamment l'électorat de droite, parce que je serai le recours, vous verrez. Et il me reste 78 jours pour convaincre les Français que c'est moi qui peux battre M. Macron.
Sinon
on va avoir Macron à l'Elysée, et je ne veux pas.
Vous aussi on va en venir à Macron, parce que vous l'avez dans votre
ligne de lire. Attendez, attendez. Vous aussi, Nicolas
Dupont-Aignan, attendez, on va parler
d'Emmanuel Macron.
C'est vous qui me posez des questions. Et que je n
'ai
jamais rien caché. Et que justement si, d'ailleurs elle fait partie d'une équipe,
elle n'a jamais été ma femme. Mais elle est vraiment moins payée que
Pénélope Fillon
?
Oh bah,
l
'enveloppe de Pénélope Fillon
rémunère
dans mon équipe parlementaire 3 personnes. Donc vous vous imaginez qu'on n'est pas du tout dans le même cas de figure.
Mais je vais vous dire une chose.
Laissez-moi vous poser
quelques questions
quand même.
Est
-ce que vous comprenez que le côté PME familial
avec l'argent public puisse choquer les gens ? Oui, je le comprends. Et je vais vous
dire, je le comprends. Et en même temps, je veux dire aux Français, c'est toujours la même histoire.
C
'est comme les automobilistes sur les routes qu'on harcèle parce que les chauffards et les types sans permis ne sont jamais arrêtés. C'est comme les artisans qui ont des contrôles fiscaux toute la journée parce que les vrais fraudeurs, on les laisse de côté. Je comprends l'exaspération des Français. Mais s'il y avait eu une justice et une éthique, et si les choses se passaient correctement,
les Français l'accepteraient. Ça se ferait moins qu'un élu qui travaille avec sa femme. Comme un édicier,
un artisan parce qu'on a une
vie qui n'est pas facile. Mais c'est de l'argent public.
Mais je le comprends. Mais
en même
temps, ce que je veux dire, c'est que moi, je le vois, mes adversaires politiques, j'en ai eu des campagnes dures. Ils ont voulu me faire la peau après 2012 parce que j'avais osé me présenter. Personne ne s
'est
jamais attaqué à ma femme parce que tout le monde la voit tous les jours. Et c'est ce qu'elle bosse. Donc il
y a
un moment où les Français sont justes.
Ce
que les Français ne supportent pas,
c
'est le sentiment de dirigeant politique qui se croit toujours au-dessus de tout. Et
qui leur
cache des choses. Et
la dissimulation dans la vie,
il
faut dire la vérité. Et la vérité aujourd'hui, c'est que le pays va mal et que moi, j'ai des solutions à lui proposer. Et j'aimerais qu'avant le dernier jour du scrutin... On en parle. ...et notamment les chaînes de télévision, organisent les mêmes débats que pour les primaires. Parce qu'il
y
a 4 millions de républicains qui ont eu
le
droit à un débat. Et les 38 millions de Français qui n'ont pas eu de débat, on en fait quoi ? Alors moi je vous dis, si vous voulez que la démocratie arrive et que ça ne se
finisse pas dans la rue... C'est d'organiser un débat
avec les candidats...
Oui, parce que quelle sera la
légitimité du prochain président ? Quelle sera sa légitimité s
'il
n
'y a
pas eu de débat ? Et si on a eu que ces polémiques minables entre les uns et les autres ?
François Fillon, en attendant, c
'est
une bénédiction pour vous.
Ça
ouvre un
grand espace à droite.
Aujourd'hui, si, c'est la question. Ça vous offre un électorat.
En tout cas, il y a beaucoup de gens qui me rejoignent.
C'est vrai,
beaucoup d'élus.
Et il y
a
même des grands élus, des députés, des sénateurs qui m'ont appelé et qui m'ont dit, ah on hésite. Et bien je leur dis, venez, c'est maintenant ou jamais, on va changer la France.
Votre adversaire numéro
un aujourd'hui, clairement, c'est Emmanuel Macron.
Oui, parce que nous avons deux visions
totalement
différentes de la société. Je le respecte, d'ailleurs il a été courageux de passer hors primaire, comme je suis courageux d'être en dehors. Moi j'ai beaucoup moins d'argent.
D
'ailleurs, il ne publie toujours pas sa liste de donateurs. Mais au-delà de ça... C
'est ce que vous voulez,
mais
il faut que je le faire.
Pourquoi
c
'est votre
adversaire numéro un
? Parce
qu'il est à la mode et
que tout le monde parle de lui ? Non,
parce que s'il est au pouvoir, ça sera la même chose qu'avec Hollande, en pire. Il est immigrationniste, il l'a dit. Il a été salué Madame Merkel qui a accueilli un million d'immigrants. Il a augmenté la CSG, il a désindexé les pensions de retraite, il veut encore augmenter la CSG. Je pense que la France, et je propose, un choc fiscal à l'envers, c'est-à-dire une baisse massive d'impôts. Je propose une réévaluation du pouvoir d'achat. La politique qu'il veut mener, c'est la même politique déflationniste, de rigueur contre-productive, où tout va toujours vers les plus riches et où les plus pauvres sont condamnés à une société low cost. C'est l'ubérisation totale de la société.
Et je mets en garde les Français, il est sympathique, il a un beau sourire, mais derrière se cache une politique d'une dureté incroyable.
Vous
caricaturez pas un peu le
personnage ? Non, je caricature
pas parce que quand on gratte, on voit les propositions. Et je veux dire aux Français que c'est noble en démocratie qu'on ait un débat. Et je pense proposer une autre voie, contrôle des frontières,
raisonnable. Alors voilà, contrôle des frontières,
baisser les charges sur les PME, faire l'assimilation républicaine. Les petites retraites, vous, c'est plus 100 euros par mois. Vous êtes plus généreux que François Fillon, lui c'est 25 euros par
mois.
Oui, mais parce que moi je prends l'argent où il est. Vous savez où je le prends ? À l'Europe. Parce qu'on donne 8 milliards d'excédents à l'Union Européenne. 8 milliards par an. Pour financer nos concurrents.
Alors
il était normal à la chute du mur de Berlin de donner de
l
'argent aux pays de l'Est qui se reconstruisait. C'était normal. C'est il
y a
25 ans. Maintenant ils nous concurrencent. Moi j'aimerais que l'argent qui est prélevé sur les Français revienne aux Français. Et je propose que cet argent soit donné à nos petits retraités, 6 millions de retraités qui pourraient avoir 100 euros par mois. Je ne le fais pas simplement pour eux. Je le fais aussi parce que ça va relancer la consommation. Ils vont aider leurs enfants, leurs petits-enfants.
Ce
qu'il faut comprendre,
c
'est que ça fait 20 ans, tous les gouvernements droite-gauche baissent les charges sur les entreprises. Il faut le faire. Mais il faudrait le faire uniquement sur celles qui investissent en France. Et s'il n'y
a
pas de consommation,
il n'y a pas de pouvoir d'achat.
Donc d'un côté, je veux relocaliser en baissant les charges sur les PME qui investissent en France, mais seulement ceux-là. Et de l'autre côté, je veux relancer le pouvoir d'achat. Parce que quand il n
'y a
pas de clients, les entreprises, même si elles n
'ont
pas de charges,
elles
ne vendent rien. Et tous les chefs d'entreprise me le disent aujourd'hui. Donc il faut relancer la consommation. Il faut protéger notre pays. Il y en a un qui le fait d'ailleurs, dans une économie soi-disant libérale.
C
'est M. Trump.
On y vient, Donald Trump justement. Quand vous voyez Donald Trump actuellement, est
-ce
que vous voyez négocier avec lui pendant 4 ans ? Par exemple, ces mesures anti-musulmans de Trump, alors certes, c'est ce qu
'il
avait promis à ses électeurs, mais est-ce qu'elles ne vous choquent pas un peu ?
Je
vais vous dire, quand j'apprends qu'en France,
j
'ai lu une dépêche AFP que vous pouvez vérifier hier,
il
y a 700 mineurs,
enfants
de djihadistes,
que
la France va accepter de voir revenir sur notre sol
de
Syrie. Quand je vois, il y avait un très beau reportage sur une chaîne concurrente hier, que des djihadistes reviennent de Syrie dans l'indifférence générale des femmes, je dis que sans tomber dans les excès de Trump, il serait peut-être bien d'avoir un juste milieu. C'est-à-dire, par exemple, d'interdire strictement le retour des djihadistes. Ils ont été combattre contre nos valeurs, ils ont décapité des gens, ce sont des barbares, et on va les accepter en France et leur payer des stages de déradicalisation, mais on est complètement fous. Alors, ce que je veux dire, c'est qu'on n'est pas obligé de tomber dans les excès de Trump
pour
remettre de l'ordre dans notre pays.
Les mesures de Trump, elles vous choquent un peu quand même ?
Je pense qu'un chef d'État, dans des moments difficiles, a le droit de fermer ses frontières sur certaines catégories de population, c'est-à-dire des pays. Je n'aime pas
que,
je vous le dis très clairement, qu'on généralise, c'est-à-dire que je préférerais qu'on cible ceux qui sont dangereux plutôt que de dire les Syriens, tous les Syriens sont des terroristes, je trouve que c'est excessif. Mais je voudrais dire
que
la victoire de Trump montre une chose, même si je ne
suis
pas toujours d'accord avec lui, c'est qu'un chef d'État qui veut décider des choses, il peut faire des choses. Et nous, ça fait 20 ans qu'on nous dit, on ne
peut
rien faire. À quoi ça sert, délire des gens ? S'ils ne peuvent rien faire.
Donc
moi, je veux être un chef d'État qui décide et qui tranche et qui protège le
pays. Vous
avez la contrainte européenne qu
'a
pas Trump.
Non, mais moi, je la rends, la
contrainte européenne. Je ne
l
'accepte pas. Je ne suis pas un pays, je ne
suis
pas le Luxembourg.
Tous les matins,
Nicolas Dupont-Aignan, je pose une question récurrente, la question off, mais devant les caméras.
C
'est off,
hein ? C
'est off. Entre nous. Entre nous, personne ne le sait.
Le 23 avril 2017, le soir du premier tour des présidentielles, vous serez heureux à combien
?
Ben, si je suis au second tour.
Au
second tour, carrément ? Vous
voyez au second tour ? Mais
attendez,
attendez. Vous avez fait 1,78% en
2012,
hein ? Quand je reprécis. Et
alors ? Et alors ? Quand M. Hamon
s
'est présenté à la primaire du Parti Socialiste, je me souviens
des...
Ayez l'honnêteté de
dire
que tout le monde rigolait dans toutes les rédactions de France, disant jamais il sera élu.
Il
a été élu. Donc, quand M. Trump s'est présenté, tout le monde hurlait de rire.
Tout est possible.
M. Lula a été président de la République au Brésil, il avait fait 1% la première élection. Donc arrêtons. Est-ce qu'on peut laisser les Français choisir ? Ils ont 77 jours pour choisir un bon président. Je les supplie d'une seule chose. Ouvrez les yeux, ne vous laissez pas manipuler, et comparez les programmes et les personnalités. Et votez en conscience pour votre pays.
Merci
beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan. Je vous retrouve dans quelques minutes la suite de la matinale, François-Exupier. Merci à vous deux.
On
retiendra cette phrase. François Fillon, en s'entêtant, risque de prendre en otage les Français, dit Nicolas Dupont-Aignan, alors que c'est vraiment le trouble ce matin sur les soutiens, justement, chez François Fillon, pour qu'ils se maintiennent candidats.