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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 3 février 2017 14 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & électionsRetraites

Nicolas Dupont-Aignan sur LCI : "Je suis le recours à droite."

Au micro : Audrey Crespo-Mara Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Vous êtes ici pour rappeler à tout le monde que vous êtes candidat aux présidentielles.

  • 0:14OuverteRéponse partielle

    C'est compliqué de se faire entendre en ce moment entre l'affaire Fillon, les primaires de la gauche, la mode Macron, les sondages en faveur de Marine Le Pen.

  • 0:55RelanceÉludée

    Fillon, quand on dit à qui profite le crime, à la gauche, à vous aussi finalement.

  • 1:36FerméeRéponse directe

    Est-ce que François Fillon doit renoncer ?

  • 2:54OuverteRéponse directe

    Il y a 10 ans, vous êtes vous parti, en raison de ce que vous appelez ces pratiques. C'est quoi ces pratiques au sein de la droite ? Expliquez-nous.

  • 3:55FerméeRéponse partielle

    Est-ce que François Fillon, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy avaient tous ces mêmes pratiques ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47InvitéFait
    « Un programme beaucoup trop dur et surtout de hausse d'impôts qui est inacceptable dans un pays qui est étouffé d'impôts. »
  • 1:46InvitéFait
    « On ne peut pas demander aux Français du sang, des sueurs et des larmes quand on ne se les applique pas à soi-même un minimum. »
  • 2:24InvitéFait
    « Je ne veux pas qu'à l'occasion de ces affaires, une gauche qui a tout raté se recycle derrière un M. Macron dangereux pour le pays. »
  • 3:15InvitéFait
    « François Fillon a repris mes slogans, j'ai vu sur son site internet, la France libre, c'était mon slogan 2012. »
  • 3:23InvitéFait
    « La pratique a été la signature de tous les traités qui ont abouti à l'immigration massive, aux travailleurs détachés, aux délocalisations, au chômage de masse. »
  • 4:02InvitéFait
    « Les Français ne veulent plus voir au pouvoir ceux qui les ont fait souffrir pendant 30 ans et qui ont ruiné le pays. »
  • 4:36InvitéFait
    « Si on voulait résoudre les problèmes, on n'allait pas les résoudre avec ceux qui les avaient créés. »
  • 8:17InvitéChiffre
    « Il a augmenté la CSG, il a désindexé les pensions de retraite, il veut encore augmenter la CSG. »
  • 8:24InvitéPromesse
    « Je propose un choc fiscal à l'envers, c'est-à-dire une baisse massive d'impôts. »
  • 9:22InvitéChiffre
    « On donne 8 milliards d'excédents à l'Union Européenne. 8 milliards par an. »
  • 9:42InvitéPromesse
    « Je propose que cet argent soit donné à nos petits retraités, 6 millions de retraités qui pourraient avoir 100 euros par mois. »
  • 10:46InvitéFait
    « Il y a 700 mineurs, enfants de djihadistes, que la France va accepter de voir revenir sur notre sol de Syrie. »
  • 11:11InvitéFait
    « Ils ont été combattre contre nos valeurs, ils ont décapité des gens, ce sont des barbares, et on va les accepter en France et leur payer des stages de déradicalisation. »
  • 11:59InvitéFait
    « Nous, ça fait 20 ans qu'on nous dit, on ne peut rien faire. À quoi ça sert, délire des gens ? »
  • 12:40InvitéChiffre
    « Vous avez fait 1,78% en 2012. »

Temps de parole

  • Invité73 %
  • Présentateur15 %
  • ?10 %
  • Présentateur 23 %

≈ 56,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Tout de suite, l'interview politique alors que ça tangue à droite. C'est Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, qui répond aux questions d'Audrey Crespo -Marat. Bonjour à tous. Bonjour Nicolas Dupont

0:09
Locuteur

-Aignan. Bonjour Madame.

0:10
Présentateur

Vous êtes ici pour rappeler à tout le monde que vous êtes candidat aux présidentielles. C'est compliqué de se faire entendre en ce moment entre l'affaire Fillon, les primaires de la gauche, la mode Macron, les sondages en faveur de Marine Le Pen.

0:21
Invité

Non, c'est pas compliqué parce que je vais vous dire,

0:23
Locuteur

je

0:24
Invité

n'ai jamais reçu autant d'adhésion, de messages de soutien d'élus locaux,

0:30
Locuteur

de

0:30
Invité

gens sincères

0:31
Locuteur

qui,

0:32
Invité

eux aussi, ressentent une colère froide.

0:35
Présentateur

Depuis l'affaire Fillon,

0:36
Locuteur

précisément ? Depuis

0:36
Invité

l'affaire Fillon, même un peu avant, je vais vous dire pour être tout à fait franc, quand les Français, notamment une certaine droite populaire, a compris quel était le programme de François Fillon. Un programme beaucoup trop dur et surtout de hausse d'impôts qui est inacceptable dans un pays qui est étouffé d'impôts.

0:54
Locuteur

Donc l'affaire

0:55
Présentateur

Fillon, quand on dit à qui profite le crime, à la gauche, à vous aussi finalement.

0:58
Locuteur

Mais ce n'est

0:58
Invité

pas la question, vous savez, je vais vous dire, moi je suis triste de voir mon pays dans cet état à moins de 80 jours d'une élection décisive. Hier, j'étais dans un hôpital public, un hôpital public avec des médecins, des infirmières qui se dévouent pour le bien public, qui sont à bout. Le pays craque de partout. Et pendant ce temps-là, on a un jeu politicien pitoyable. Moi j'ai pris mes responsabilités il

1:22
Locuteur

y

1:22
Invité

a 10 ans. Alors oui, c'est vrai

1:23
Locuteur

que ça a été plus dur. Alors

1:23
Présentateur

on va en parler. On

1:24
Locuteur

va en parler d'abord

1:25
Présentateur

François

1:25
Locuteur

Fillon. Mais au

1:25
Invité

moins, je n

1:26
Locuteur

'ai

1:26
Invité

pas changé de ligne.

1:27
Présentateur

On va parler de votre départ effectivement de ce parti il y a 10 ans. Mais franchement, François Fillon, l'enquête est en cours. Il y a présomption d'innocence. Ses pratiques étaient légales. Est-ce que François Fillon doit renoncer ?

1:38
Invité

Écoutez, c'est à lui de trancher.

1:39
Locuteur

Mais vous, vous en pensez quoi ?

1:41
Invité

Ce

1:41
Locuteur

que je sais,

1:41
Invité

c'est qu'on ne peut pas, et il ne peut pas, pour être clair, il faut être clair dans la vie effranc, on ne peut pas demander aux Français du sang, des sueurs et des larmes

1:50
Locuteur

quand

1:51
Invité

on ne se les applique pas à soi-même un minimum. Et ce qui choque les Français au-delà de l'affaire judiciaire, c'est cette accumulation de manœuvres ou de combines pour assurer sa situation personnelle.

2:04
Locuteur

Et

2:05
Invité

quand on demande des efforts absolument délirants aux Français, il y

2:09
Locuteur

a

2:09
Invité

une contradiction et les Français n'en veulent plus. Maintenant, moi ce que je vois,

2:13
Locuteur

c

2:14
Invité

'est que si on continue comme ça, il y a un illusionniste, un magicien mauvais pour la France, qui est M. Macron.

2:21
Locuteur

On va

2:21
Présentateur

continuer

2:21
Locuteur

à parler de François Fillon, si vous voulez bien. François Fillon vous disiez il y a 10 ans. Parce que je ne

2:24
Invité

veux pas qu'à l'occasion de ces affaires, une gauche qui a tout raté se recycle derrière un M. Macron dangereux pour le pays. Et la conséquence de l'entêtement de M. Fillon et de son parti,

2:38
Locuteur

c

2:38
Invité

'est qu'ils prennent en otage l'électorat de droite, les Français, et qu'on risque d'arriver à une catastrophe au mois de mai. Et moi je veux, au contraire, battre M. Macron, je veux rétablir

2:48
Locuteur

la France. Alors on va parler de François

2:49
Présentateur

Fillon, si vous voulez bien.

2:50
Locuteur

Vous avez quitté le même

2:51
Présentateur

parti, vous étiez dans le même parti que lui. Il y a 10 ans, vous êtes vous parti, en raison de ce que vous appelez ces pratiques. C'est quoi ces pratiques au sein de la droite ? Expliquez-nous.

3:01
Locuteur

Oh,

3:01
Invité

c'est très simple, c'était un décalage permanent entre les discours et les actes. Sur le plan éthique, je me souviens des votes surréalistes dans les congrès, et surtout aussi sur le plan du fond, et on en vient au fond des choses, c'est-à-dire un discours gaulliste. D'ailleurs, François Fillon a repris mes slogans, j'ai vu sur son site internet, la France libre, c'était mon slogan 2012. Il a mis la France debout, moi c'est debout la

3:23
Locuteur

France. C'est presque le

3:23
Présentateur

même, oui.

3:23
Invité

C'est presque le même, oui, mais la pratique a été la signature de tous les traités qui ont abouti à l'immigration massive, aux travailleurs détachés, aux délocalisations, au chômage de masse. Et moi, ce qui m'importe dans la vie politique, c'est pour ça que j'ai quitté ce parti, c'est la rectitude des convictions. On peut m'en vouloir, on peut être en désaccord avec moi, je n'ai jamais changé d'avis. Je pense que mon pays, que j'aime, a besoin d'une autre politique, et je veux dire aux Français surtout que cette autre politique, elle est possible.

3:49
Locuteur

Alors, quand vous parlez de pratique, tout

3:51
Présentateur

à

3:51
Locuteur

l

3:51
Présentateur

'heure, vous donniez un autre mot, vous parliez de combine. Est-ce que François Fillon, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy avaient tous ces mêmes pratiques

4:00
Locuteur

?

4:00
Invité

Je n'en sais rien. Ce que je sais, c'est que les Français

4:02
Locuteur

ne

4:03
Invité

veulent plus voir au pouvoir ceux qui les ont fait souffrir pendant 30 ans et qui ont ruiné le pays. Et si vous regardez à

4:11
Locuteur

gauche, attendez, si vous regardez à gauche, si vous regardez à gauche, mais je ne veux pas entrer là-dedans, le

4:15
Invité

passé est mort. Ce que je veux dire, Hollande, Sarkozy, Juppé, Valls, maintenant Fillon, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la société française a enfin compris, il a fallu 20 ans, moi ça fait 20 ans que je le dis presque, a enfin compris

4:30
Locuteur

que

4:31
Invité

si on voulait résoudre les problèmes, on n'allait pas les résoudre avec ceux qui les avaient créés. Et qu'il y avait une autre politique possible. Il

4:36
Locuteur

y a

4:36
Invité

M. Hamon, c'est une autre politique possible. Il y a M. Macron, c'est une autre politique, une société mondialiste, low cost, immigrationniste.

4:43
Locuteur

François Fillon ne donne qu'un jour, vous

4:45
Présentateur

vous dites c'est fini.

4:46
Locuteur

Mais tout le monde

4:46
Invité

le sait, cette société politique est d'une hypocrisie. Ils sont en train de faire semblant de l'accompagner alors qu'ils vont le remplacer. La vraie question, et c'est là où j'appelle les Français à me rejoindre, et notamment l'électorat de droite, parce que je serai le recours, vous verrez. Et il me reste 78 jours pour convaincre les Français que c'est moi qui peux battre M. Macron.

5:06
Locuteur

Sinon

5:06
Invité

on va avoir Macron à l'Elysée, et je ne veux pas.

5:08
Présentateur

Vous aussi on va en venir à Macron, parce que vous l'avez dans votre

5:11
Locuteur

ligne de lire. Attendez, attendez. Vous aussi, Nicolas

5:13
Présentateur

Dupont-Aignan, attendez, on va parler

5:14
Locuteur

d'Emmanuel Macron.

5:30
Invité

C'est vous qui me posez des questions. Et que je n

5:31
Locuteur

'ai

5:31
Invité

jamais rien caché. Et que justement si, d'ailleurs elle fait partie d'une équipe,

5:36
Locuteur

elle n'a jamais été ma femme. Mais elle est vraiment moins payée que

5:38
Présentateur

Pénélope Fillon

5:39
Locuteur

?

5:39
Invité

Oh bah,

5:39
Locuteur

l

5:40
Invité

'enveloppe de Pénélope Fillon

5:41
Locuteur

rémunère

5:43
Invité

dans mon équipe parlementaire 3 personnes. Donc vous vous imaginez qu'on n'est pas du tout dans le même cas de figure.

5:48
Locuteur

Mais je vais vous dire une chose.

5:50
Présentateur

Laissez-moi vous poser

5:50
Locuteur

quelques questions

5:51
Présentateur

quand même.

5:51
Locuteur

Est

5:51
Présentateur

-ce que vous comprenez que le côté PME familial

5:55
Locuteur

avec l'argent public puisse choquer les gens ? Oui, je le comprends. Et je vais vous

5:57
Invité

dire, je le comprends. Et en même temps, je veux dire aux Français, c'est toujours la même histoire.

6:01
Locuteur

C

6:01
Invité

'est comme les automobilistes sur les routes qu'on harcèle parce que les chauffards et les types sans permis ne sont jamais arrêtés. C'est comme les artisans qui ont des contrôles fiscaux toute la journée parce que les vrais fraudeurs, on les laisse de côté. Je comprends l'exaspération des Français. Mais s'il y avait eu une justice et une éthique, et si les choses se passaient correctement,

6:21
Locuteur

les Français l'accepteraient. Ça se ferait moins qu'un élu qui travaille avec sa femme. Comme un édicier,

6:24
Invité

un artisan parce qu'on a une

6:25
Locuteur

vie qui n'est pas facile. Mais c'est de l'argent public.

6:26
Invité

Mais je le comprends. Mais

6:27
Locuteur

en même

6:28
Invité

temps, ce que je veux dire, c'est que moi, je le vois, mes adversaires politiques, j'en ai eu des campagnes dures. Ils ont voulu me faire la peau après 2012 parce que j'avais osé me présenter. Personne ne s

6:37
Locuteur

'est

6:37
Invité

jamais attaqué à ma femme parce que tout le monde la voit tous les jours. Et c'est ce qu'elle bosse. Donc il

6:41
Locuteur

y a

6:41
Invité

un moment où les Français sont justes.

6:42
Locuteur

Ce

6:43
Invité

que les Français ne supportent pas,

6:44
Locuteur

c

6:45
Invité

'est le sentiment de dirigeant politique qui se croit toujours au-dessus de tout. Et

6:49
Locuteur

qui leur

6:49
Présentateur

cache des choses. Et

6:50
Invité

la dissimulation dans la vie,

6:51
Locuteur

il

6:51
Invité

faut dire la vérité. Et la vérité aujourd'hui, c'est que le pays va mal et que moi, j'ai des solutions à lui proposer. Et j'aimerais qu'avant le dernier jour du scrutin... On en parle. ...et notamment les chaînes de télévision, organisent les mêmes débats que pour les primaires. Parce qu'il

7:06
Locuteur

y

7:06
Invité

a 4 millions de républicains qui ont eu

7:08
Locuteur

le

7:08
Invité

droit à un débat. Et les 38 millions de Français qui n'ont pas eu de débat, on en fait quoi ? Alors moi je vous dis, si vous voulez que la démocratie arrive et que ça ne se

7:15
Locuteur

finisse pas dans la rue... C'est d'organiser un débat

7:16
Présentateur

avec les candidats...

7:17
Locuteur

Oui, parce que quelle sera la

7:18
Invité

légitimité du prochain président ? Quelle sera sa légitimité s

7:21
Locuteur

'il

7:21
Invité

n

7:21
Locuteur

'y a

7:21
Invité

pas eu de débat ? Et si on a eu que ces polémiques minables entre les uns et les autres ?

7:25
Présentateur

François Fillon, en attendant, c

7:26
Locuteur

'est

7:26
Présentateur

une bénédiction pour vous.

7:27
Locuteur

Ça

7:27
Présentateur

ouvre un

7:27
Locuteur

grand espace à droite.

7:28
Présentateur

Aujourd'hui, si, c'est la question. Ça vous offre un électorat.

7:31
Locuteur

En tout cas, il y a beaucoup de gens qui me rejoignent.

7:33
Invité

C'est vrai,

7:34
Locuteur

beaucoup d'élus.

7:34
Invité

Et il y

7:34
Locuteur

a

7:34
Invité

même des grands élus, des députés, des sénateurs qui m'ont appelé et qui m'ont dit, ah on hésite. Et bien je leur dis, venez, c'est maintenant ou jamais, on va changer la France.

7:42
Locuteur

Votre adversaire numéro

7:43
Présentateur

un aujourd'hui, clairement, c'est Emmanuel Macron.

7:45
Invité

Oui, parce que nous avons deux visions

7:47
Locuteur

totalement

7:48
Invité

différentes de la société. Je le respecte, d'ailleurs il a été courageux de passer hors primaire, comme je suis courageux d'être en dehors. Moi j'ai beaucoup moins d'argent.

7:57
Locuteur

D

7:57
Invité

'ailleurs, il ne publie toujours pas sa liste de donateurs. Mais au-delà de ça... C

8:00
Locuteur

'est ce que vous voulez,

8:01
Présentateur

mais

8:01
Locuteur

il faut que je le faire.

8:02
Invité

Pourquoi

8:02
Locuteur

c

8:02
Invité

'est votre

8:03
Présentateur

adversaire numéro un

8:05
Locuteur

? Parce

8:05
Présentateur

qu'il est à la mode et

8:06
Locuteur

que tout le monde parle de lui ? Non,

8:07
Invité

parce que s'il est au pouvoir, ça sera la même chose qu'avec Hollande, en pire. Il est immigrationniste, il l'a dit. Il a été salué Madame Merkel qui a accueilli un million d'immigrants. Il a augmenté la CSG, il a désindexé les pensions de retraite, il veut encore augmenter la CSG. Je pense que la France, et je propose, un choc fiscal à l'envers, c'est-à-dire une baisse massive d'impôts. Je propose une réévaluation du pouvoir d'achat. La politique qu'il veut mener, c'est la même politique déflationniste, de rigueur contre-productive, où tout va toujours vers les plus riches et où les plus pauvres sont condamnés à une société low cost. C'est l'ubérisation totale de la société.

Et je mets en garde les Français, il est sympathique, il a un beau sourire, mais derrière se cache une politique d'une dureté incroyable.

8:55
Locuteur

Vous

8:55
Présentateur

caricaturez pas un peu le

8:56
Locuteur

personnage ? Non, je caricature

8:57
Invité

pas parce que quand on gratte, on voit les propositions. Et je veux dire aux Français que c'est noble en démocratie qu'on ait un débat. Et je pense proposer une autre voie, contrôle des frontières,

9:09
Locuteur

raisonnable. Alors voilà, contrôle des frontières,

9:10
Présentateur

baisser les charges sur les PME, faire l'assimilation républicaine. Les petites retraites, vous, c'est plus 100 euros par mois. Vous êtes plus généreux que François Fillon, lui c'est 25 euros par

9:19
Locuteur

mois.

9:19
Invité

Oui, mais parce que moi je prends l'argent où il est. Vous savez où je le prends ? À l'Europe. Parce qu'on donne 8 milliards d'excédents à l'Union Européenne. 8 milliards par an. Pour financer nos concurrents.

9:29
Locuteur

Alors

9:29
Invité

il était normal à la chute du mur de Berlin de donner de

9:32
Locuteur

l

9:32
Invité

'argent aux pays de l'Est qui se reconstruisait. C'était normal. C'est il

9:35
Locuteur

y a

9:35
Invité

25 ans. Maintenant ils nous concurrencent. Moi j'aimerais que l'argent qui est prélevé sur les Français revienne aux Français. Et je propose que cet argent soit donné à nos petits retraités, 6 millions de retraités qui pourraient avoir 100 euros par mois. Je ne le fais pas simplement pour eux. Je le fais aussi parce que ça va relancer la consommation. Ils vont aider leurs enfants, leurs petits-enfants.

9:55
Locuteur

Ce

9:55
Invité

qu'il faut comprendre,

9:56
Locuteur

c

9:57
Invité

'est que ça fait 20 ans, tous les gouvernements droite-gauche baissent les charges sur les entreprises. Il faut le faire. Mais il faudrait le faire uniquement sur celles qui investissent en France. Et s'il n'y

10:05
Locuteur

a

10:05
Invité

pas de consommation,

10:06
Locuteur

il n'y a pas de pouvoir d'achat.

10:07
Invité

Donc d'un côté, je veux relocaliser en baissant les charges sur les PME qui investissent en France, mais seulement ceux-là. Et de l'autre côté, je veux relancer le pouvoir d'achat. Parce que quand il n

10:14
Locuteur

'y a

10:14
Invité

pas de clients, les entreprises, même si elles n

10:16
Locuteur

'ont

10:16
Invité

pas de charges,

10:17
Locuteur

elles

10:18
Invité

ne vendent rien. Et tous les chefs d'entreprise me le disent aujourd'hui. Donc il faut relancer la consommation. Il faut protéger notre pays. Il y en a un qui le fait d'ailleurs, dans une économie soi-disant libérale.

10:26
Locuteur

C

10:27
Invité

'est M. Trump.

10:27
Présentateur

On y vient, Donald Trump justement. Quand vous voyez Donald Trump actuellement, est

10:31
Locuteur

-ce

10:31
Présentateur

que vous voyez négocier avec lui pendant 4 ans ? Par exemple, ces mesures anti-musulmans de Trump, alors certes, c'est ce qu

10:38
Locuteur

'il

10:38
Présentateur

avait promis à ses électeurs, mais est-ce qu'elles ne vous choquent pas un peu ?

10:40
Locuteur

Je

10:41
Invité

vais vous dire, quand j'apprends qu'en France,

10:43
Locuteur

j

10:43
Invité

'ai lu une dépêche AFP que vous pouvez vérifier hier,

10:45
Locuteur

il

10:46
Invité

y a 700 mineurs,

10:47
Locuteur

enfants

10:48
Invité

de djihadistes,

10:49
Locuteur

que

10:50
Invité

la France va accepter de voir revenir sur notre sol

10:53
Locuteur

de

10:54
Invité

Syrie. Quand je vois, il y avait un très beau reportage sur une chaîne concurrente hier, que des djihadistes reviennent de Syrie dans l'indifférence générale des femmes, je dis que sans tomber dans les excès de Trump, il serait peut-être bien d'avoir un juste milieu. C'est-à-dire, par exemple, d'interdire strictement le retour des djihadistes. Ils ont été combattre contre nos valeurs, ils ont décapité des gens, ce sont des barbares, et on va les accepter en France et leur payer des stages de déradicalisation, mais on est complètement fous. Alors, ce que je veux dire, c'est qu'on n'est pas obligé de tomber dans les excès de Trump

11:24
Locuteur

pour

11:25
Invité

remettre de l'ordre dans notre pays.

11:26
Présentateur

Les mesures de Trump, elles vous choquent un peu quand même ?

11:28
Invité

Je pense qu'un chef d'État, dans des moments difficiles, a le droit de fermer ses frontières sur certaines catégories de population, c'est-à-dire des pays. Je n'aime pas

11:37
Locuteur

que,

11:38
Invité

je vous le dis très clairement, qu'on généralise, c'est-à-dire que je préférerais qu'on cible ceux qui sont dangereux plutôt que de dire les Syriens, tous les Syriens sont des terroristes, je trouve que c'est excessif. Mais je voudrais dire

11:49
Locuteur

que

11:50
Invité

la victoire de Trump montre une chose, même si je ne

11:53
Locuteur

suis

11:53
Invité

pas toujours d'accord avec lui, c'est qu'un chef d'État qui veut décider des choses, il peut faire des choses. Et nous, ça fait 20 ans qu'on nous dit, on ne

11:59
Locuteur

peut

11:59
Invité

rien faire. À quoi ça sert, délire des gens ? S'ils ne peuvent rien faire.

12:02
Locuteur

Donc

12:02
Invité

moi, je veux être un chef d'État qui décide et qui tranche et qui protège le

12:06
Locuteur

pays. Vous

12:06
Présentateur

avez la contrainte européenne qu

12:07
Locuteur

'a

12:07
Présentateur

pas Trump.

12:08
Locuteur

Non, mais moi, je la rends, la

12:09
Invité

contrainte européenne. Je ne

12:10
Locuteur

l

12:10
Invité

'accepte pas. Je ne suis pas un pays, je ne

12:12
Locuteur

suis

12:12
Invité

pas le Luxembourg.

12:14
Locuteur

Tous les matins,

12:15
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, je pose une question récurrente, la question off, mais devant les caméras.

12:24
Locuteur

C

12:24
Présentateur

'est off,

12:25
Locuteur

hein ? C

12:25
Invité

'est off. Entre nous. Entre nous, personne ne le sait.

12:27
Présentateur

Le 23 avril 2017, le soir du premier tour des présidentielles, vous serez heureux à combien

12:34
Locuteur

?

12:35
Invité

Ben, si je suis au second tour.

12:37
Locuteur

Au

12:37
Présentateur

second tour, carrément ? Vous

12:38
Locuteur

voyez au second tour ? Mais

12:38
Invité

attendez,

12:39
Locuteur

attendez. Vous avez fait 1,78% en

12:42
Présentateur

2012,

12:42
Locuteur

hein ? Quand je reprécis. Et

12:43
Invité

alors ? Et alors ? Quand M. Hamon

12:45
Locuteur

s

12:46
Invité

'est présenté à la primaire du Parti Socialiste, je me souviens

12:49
Locuteur

des...

12:50
Invité

Ayez l'honnêteté de

12:50
Locuteur

dire

12:50
Invité

que tout le monde rigolait dans toutes les rédactions de France, disant jamais il sera élu.

12:55
Locuteur

Il

12:56
Invité

a été élu. Donc, quand M. Trump s'est présenté, tout le monde hurlait de rire.

13:01
Locuteur

Tout est possible.

13:01
Invité

M. Lula a été président de la République au Brésil, il avait fait 1% la première élection. Donc arrêtons. Est-ce qu'on peut laisser les Français choisir ? Ils ont 77 jours pour choisir un bon président. Je les supplie d'une seule chose. Ouvrez les yeux, ne vous laissez pas manipuler, et comparez les programmes et les personnalités. Et votez en conscience pour votre pays.

13:22
Locuteur

Merci

13:23
Présentateur

beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan. Je vous retrouve dans quelques minutes la suite de la matinale, François-Exupier. Merci à vous deux.

13:29
Locuteur

On

13:29
Présentateur

retiendra cette phrase. François Fillon, en s'entêtant, risque de prendre en otage les Français, dit Nicolas Dupont-Aignan, alors que c'est vraiment le trouble ce matin sur les soutiens, justement, chez François Fillon, pour qu'ils se maintiennent candidats.