Revoir l'Agora live: 1er meeting où ce sont les participants qui posent les questions!
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 7 %Défensif 8 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 49:06OuverteRéponse directe
Comment combattre l'inégalité salariale entre les femmes et les hommes ?
- 56:26FerméeRéponse directe
Benoît Amont promet-il une société de fainéants avec le revenu universel d'existence ?
- 1:04:33OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de notre justice ? À savoir que des dealers, des assassins sont en liberté et que des policiers en légitime défense se retrouvent en prison à cause d'une loi de la droite.
- 1:15:27OuverteRéponse directe
Quelle sera votre position quand vous serez président concernant les personnes âgées dans les Ehpad et la revalorisation des retraites ?
- 1:16:08OuverteRéponse directe
Que souhaitez-vous par rapport aux personnes âgées dans les Ehpad et la revalorisation des retraites ?
- 1:25:13OuverteRéponse directe
Quelle sera votre position sur l'abrogation de la loi travail ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 39:14Invité politiqueChiffre
« Le RSA vous n'avez pas en dessous si vous n'avez pas plus de 25 ans. Et c'est principalement chez les jeunes que se développe la pauvreté. Et quand on dit pauvreté, il faut parfois entendre misère et une augmentation de 10 %. Ça coûte 45 milliards. »
- 37:43Invité politiquePromesse
« Si Benoît est élu, on abrogera la loi travail. »
- 57:07Invité politiqueFait
« Le revenu universel d'existence 600 € en plus qu'est-ce que cela change pour moi ça me donne la possibilité disposer l'autonomie par laquelle au-delà de ce que sont les discussions des syndicats, au-delà de la représentation qui peut être la mienne dans l'entreprise à travers les représentants des salariés, je peux réduire mon temps de travail, négocier avec mon employeur pour pouvoir sans perte de pouvoir d'achat 600 € si je décide de passer à temps partiel à 2 tiers temps »
- 1:01:06Invité politiqueFait
« Toutes les innovations technologiques, toute l'automatisation dans mon entreprise que je fais m'amène à dire que demain oui, les machines vont se substituer aux hommes et il faudra bien penser ce nouveau rapport au travail. »
- 2:00:43Invité politiquePromesse
« Je fusionnerai la CSG et l'impôt sur le revenu. »
Temps de parole
- Benoît Hamon100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
des écologistes au candidat à l'élection présidentielle Benoît Amont. Je tiens à saluer un certain nombre de personnes ici présente ce soir, des représentants de la de la société civile. On a la fondation du doute qui est parmi nous. On a la structure Mojo ici présente. On a les maréchés de l'agriculture bio et de la région centre.
On a un certain nombre de conseillers municipaux euh les conseillers municipaux de Blois, de Saint-Gervé, la Forêt, de Romo Rentin qui nous font le plaisir d'être ici ce soir, d'Arenaiser, de jouer les tours également un certain nombre de conseillers départementaux du Loir et Cher, je vous prie de les saluer aujourd'hui ce soir à Blois, un certain nombre de de conseillers régionaux et également qui nous fait le plaisir ce soir d'être parmi nous, Michel Motmara, le champion du monde de box que je tiens à saluer et vous serez vous êtes nombreux ce soir pour cette première de l'agora live. Agora live en quoi ça va consister exactement ?
Alors à l'accueil, on vous a proposé d'interréagir directement avec Benoît Amont en vous proposant un petit ticket. Euh ce ticket euh correspond euh à un numéro et que je vais euh tirer au sort au fur et à mesure de la soirée et vous pourrez poser la question à Benoît Amont. Donc je vous prierai pour ceux en tout cas qui a qui ont pris euh un ticket de préparer une à deux questions. Vous êtes totalement libre bien sûr parce que ce soir nous euh faisons respirer la démocratie. Nous faisons par l'intelligence collective et donc vous aurez à poser une ou deux questions.
Si cette question bien sûr a déjà été posé euh vous pouvez poser une autre question sur un certain nombre de de de sujets qui vous portent à cœur. La question du travail, la question de la transition énergétique et environnementale et la question bien sûr de la démocratie. Ce soir également vous n'êtes pas les seuls qui pourront interréagir avec le candidat. Nous avons l'application GOV Bobby ici présent que je vous prie de saluer également.
Et cette application GOV Bobby nous l'expliquera tout à l'heure mais toute la journée un certain nombre des milliers de personnes si j'ai bien compris ont choisi questionner en tout cas choisi des questions prioritaires 5 à 10 questions et ces milliers de personnes ont voté pour que cette question soit choisie ce soir et puisse être posée à Benoît Amont également et d'ici quelques minutes, nous aurons le Facebook live ou également avec le hashtag AM 2017, un certain nombre de de personnes pourront poser une question. Donc vous, l'application GOV, toutes les personnes qui nous regardent ce soir sur Facebook Live pourraient interréagir aujourd'hui avec Benoît Amont pendant plus d'une heure.
Donc merci en tout cas d'être ici ce soir et cette soirée ne pourrait pas euh avoir été engagé ce soir à Blois sans effectivement un certain nombre de bénévoles, les bénévoles de l'équipe de campagne, les le service d'ordre, le mouvement des jeunes socialistes que je tiens à saluer.
en tout cas les jeunes avec Amon qui sont ici présents ce soir et et un certain nombre d'élus et notamment un celui qui nous accueille aujourd'hui dans cette magnifique salle de la Halle au grain un élu qui était d'après ce que j'ai lu dans la prince infirmier de formation qui a été engagé dans la société civile et notamment en créant l'association quartier de proximité et qui militait ou en tout cas encourageait un certain nombre de personnes de la société civile dans les quartiers nord de Blois. Cette personne est la première est le premier vice-président du conseil régional du centre Val de Loire et maire de Blois depuis 2008.
Mesdames et messieurs, je vous prie d'accueillir bien chaleureusement monsieur Marc Gricour. [Applaudissements] Bien mesdames, messieurs, bonsoir à toutes et à tous. Chers amis, je suis vraiment très heureux de vous accueillir ce soir ici aussi nombreux à la Logrin de de Blois pour cette première agora participative de notre candidat à l'élection présidentielle, Benoît Amont. Je veux saluer tous les élus présents, élus départementaux, élus régionaux, des parlementaires, des élus de nos communes aussi de toute la région centre Val-Deloire qui sont venus jusqu'ici et puis étant maire de Blois et permettez-moi de saluer quelques amis.
Donc Deniro Billard, notre député de la [Applaudissements] circonscription, Christophe Degruel, le président de l'agglomération de [Applaudissements] Blois et puis celui avec qui j'ai beaucoup de plaisir à travailler depuis plus d'un an, notre président de la région François Bonau qui nous fait l'honneur d'être là. Mais au-delà au-delà des élus, c'est vous toutes et vous tous que je voudrais remercier, vous remercier de votre présence très nombreuse.
Vous qui serez dès à présent les meilleurs ambassadeurs de notre candidat et de son projet, vous qui représentez ici et il y en a beaucoup que je connais qui représentez la diversité de notre société, ses richesses, ses réussites, ses talents, ses espérances. Mais il y a aussi parmi vous, je dirais malheureusement, celles et ceux en situation difficile, en exclusion, au chômage, celles et ceux victimes des politiques nationales et internationales libérales incapables de résoudre les problématiques auxquelles nous sommes confrontés.
parmi vous, parmi nous, des déçus de la mandature écoulée malgré de belles avancées dans certains domaines, dans l'éducation, sur les questions de sécurité notamment, mais un grand nombre déçu par un manque de courage dans certains domaines, par le non respect d'engagement pris, le non renoncement aussi sur certaines questions, tout ce qui a conduit à la perte de repère, d'espérance parfois, à la perte de confiance et à la désillusion. Alors, la primaire de la Belle Alliance a mobilisé au-delà de nos espérances, au-delà surtout de ce que prédisaient les observateurs et elle a mobiliser les Françaises et les Français partageant nos valeurs communes.
Celles qui ont fait la gauche depuis de siècles, la gauche qui dans l'exercice du pouvoir avec aussi le soutien des syndicats. Cette gauche qui dans l'exercice du pouvoir a permis des avancées sociales et sociétales majeures et notamment au cours du 20e siècle. nos valeurs qui sont le socle de la République dans la recherche permanente de liberté, d'égalité, de fraternité, de respect de la laïcité conformément à cette belle et grande loi de 1905. C'est tout cela ce socle qui nous a mobilisé pour faire de cette primaire une réussite. L'arrivée en tête de Benoît Amont, sa victoire forte et incontestable traduit de mon point de vue l'espérance du peuple de gauche.
une espérance en une gauche ambitieuse, volontaire, imaginative, qui ne renonce pas, qui n'a pas recours aux vieilles recettes, mais qui à partir d'un diagnostic précis et objectif, de mon point de vue de la société, de la France, de l'Europe et du monde, des progrès technologiques, des problèmes écologiques proposent des solutions en capacité de répondre à tous ces enjeux. Utopie, diront certains, toutes les avancées du 20e siècle étaient-elles utopiste ? L'utopie n'est que l'ambition collective qu'on ne cherche pas à atteindre. Nos prédécesseurs dans l'histoire nous l'ont prouvé.
Devons-nous nous résoudre au libéralisme économique, au défétisme, à la déprime générale, à la pensée unique, à la peur et au repli sur soi, à la destruction de notre planète ? L'imaginez-vous et le souhaitez-vous ? Non. Non et non. C'est pourquoi nous sommes là tous ce soir et ceux qui sont résignés et qui pensent le contraire n'ont plus grand-chose à partager avec la gauche. La gauche a toujours eu capacité à réfléchir, à imaginer des solutions progressistes. C'est tout cela qu'incarne le projet de Benoît Amont.
Un projet qui aboutit avec la participation citoyenne à un programme clair, sérieux, en capacité de mobiliser le peuple de gauche, démocrate et écologiste à vite d'un avenir en effet plus désirable.
Les enjeux sont importants, nous les partageons tous sur les questions économiques, sociales, sociétales, l'organis et du temps de travail sur le vivre ensemble avec nos différences, sur les questions du quotidien comme le logement, l'emploi, la formation, la sécurité, la tranquillité publique, la parentalité, l'éducation, les questions environnementales, la santé avec le volet prévention sur lequel Benoît insiste beaucoup et il a raison et la question de l'accès au soins pour tous sur tous les territoires. Tout cela évidemment dans une Europe à nouveau ambitieuse. Le point essentiel, la place et le rôle des collectivités territoriales directement lié à leurs ressources.
Je remercie d'ailleurs Benoît de m'associer un groupe de travail sur ce sujet. J'y étais ce matin à Paris mais j'apporterai aussi une contribution sur d'autres sujets notamment sur les questions de santé dans les jours qui viennent. Pour les collectivités, des efforts leur ont été demandés dès 2010, vous le savez, et de façon plus forte dès 2012 à nos régions, à nos départements, à nos communes, aux intercommunalités. Des efforts que l'on pouvait comprendre dans l'objectif de redressement des comptes de la nation. Mais aujourd'hui, je le dis en tant que maire d'une ville moyenne et premier vice-président de notre région en responsabilité sur les finances, stop.
et ce sera un engagement de notre candidat. Il est pour moi impossible, impossible d'imaginer de nouvelles baisses de ressources pour nos collectivités. Cela ne veut pas dire que nous n'avons pas à poursuivre les efforts de gestion que nous avons engagé, mais de nouvelles baisses de dotation nous mettrait dans une obligation de coupe sombre dans les politiques publiques et dans nos investissements. Des politiques publiques qui sont évidemment essentielles au bien vivre dans nos territoires, qui visent à l'intégration du plus grand nombre dans la cité, à la réussite de nos jeunes, à la solidarité entre toutes les générations.
des politiques d'investissement qui sont indispensables tout simplement pour l'entretien de notre patrimoine, notre patrimoine immobilier dans nos communes, de nos espaces publics et qui sont indispensables à des projets structurants répondant tout simplement aux besoins qui sont la garantie d'attractivité et de dynamisme de nos territoires et qui sont un soutien à l'activité de nos entreprises, mais aussi et simplement ce qui fait au quotidien les espaces de socialisation, de partage et d'ouverture à l'autre.
Je ne peux mettre de côté l'impact qui serait inévitable de notre soutien au monde associatif et notamment sportif ou culturel qui au-delà de contribuer à l'épanouissement personnel, à l'apprentissage de règles, à la construction vers la citoyenneté, à la liberté de création serait mis en péril. Je le dis avec fermeté et gravité. J'ai eu l'occasion de l'exprimer devant le monde associatif les ois il y a peu de temps. Cet élément doit être premier dans le choix des Français en avril et mai prochain. Et personnellement, je ne pourrais soutenir un candidat et qui, comme plusieurs l'ont déjà fait, confirme encore des efforts qui seront demandés aux collectivités.
Il nous faut agir pour la fin des fractures territoriales à partir d'une clarification des relations entre l'État et les collectivités. et cela à travers un nouveau contrat de confiance. Dernière exigence pour moi, une ambition, une ambitieuse pardon réforme constitutionnelle qui sera un élément de réduction de la crise de confiance que connaît notre pays depuis trop d'années. vers une 6e République pour laquelle d'ailleurs certains le savent, je m'étais engagé dès 2002 ici en Lauré Cher à travers la création d'un collectif pour la 6e République.
Une constitution nouvelle, plus respectueuse de la représentation nationale et qui permettent que chacun à travers son vote se sente vraiment représenté. Mais la démocratie, comme le disait Pierre Mendes France, est un état d'esprit et elle doit être permanente. C'est la conception qui est celle de Benoît Amont et l'association des citoyens à la finalisation de son programme comme le temps de ce soir en est, je crois, une belle traduction. La mise en œuvre de ces engagements, leur réussite ne pourra se faire que dans une union de la gauche et un programme de gouvernement.
Avec nos amis du mouvement écologiste, de par l'ambition que nous partageons sur ces questions, ce devrait être, je crois, possible assez rapidement. C'est plus compliqué avec un autre candidat qui s'obstine à imaginer qu'il détient la vérité, la légitimité, qu'il est un des hommes providentiels. Pourquoi ce dont nous sommes capables dans nos territoires et ma municipalité en est un bel exemple depuis 9 ans, cette capacité à travailler ensemble pour de vraies politiques de gauche ? sérieuse mais ambitieuse ne serait-il pas possible au niveau national ? Je veux personnellement continuer à y croire et nous devons tous y croire.
à travers une mobilisation la plus forte possible pour notre candidat, sa qualification pour le deuxème tour de la présidentielle, l'obligation d'un projet de gouvernement avec tous nos partenaires se fera inévitablement au lendemain du premier tour. C'est la seule possibilité de gagner cette élection présidentielle, d'éviter le retour en arrière avec un conservatisme économique, social, sociétal ou une victoire de la peste brune qui serait une catastrophe économique et sociale, une destruction de notre unité nationale et de la République. Alors, je m'adresse à Benoît, je pense qu'il m'entend, il est dernière. Benoît en 2008 puis en 2014 tu es venu me soutenir pour les municipales.
Tu étais seul et ça a contribué à la dynamique de notre campagne pour des victoires. Aujourd'hui, nous sommes ici à Blois des centaines, des milliers dans le département, des dizaines de milliers dans notre région centre Val-Doire et des millions en France à te soutenir. comment avec cette réalité de mobilisation et un sentiment d'adhésion plus grand chaque jour que nous percevons sur le terrain ne pas arriver demain à ta victoire.
J'y crois et je donnerai tout cela à tes côtés pour la France, pour nos collectivités, pour l'intérêt d'une majorité de Français, tout simplement pour un meilleur avenir pour mes enfants et mes petits-enfants dans une société économiquement performante mais solidaire où le temps de vie et le temps de travail sont imaginés différemment. dans un volontarisme écologique qui garantisse mieux la planète et la santé de chacun. Ta victoire Benoît pour redonner toutes ces couleur à notre République. Bref, mon cœur mais celui de beaucoup de Français bat pour un avenir plus désirable. Bienvenue ce soir mon cher Benoît.
Et demain lorsque au lendemain de ta victoire ton premier déplacement en province, je veux que ce soit un engagement de ta part se fera ici à Blois. Je serais heureux de t'accueillir en te disant "Je serais heureux de t'accueillir en te disant bienvenue monsieur le président de la République. Mobilisons-nous et en avant pour la victoire." Merci. Merci. Merci Marc pour cette intervention. Effectivement un engagement, une proposition d'engagement de venir ici à Blois une fois président de la République, mais ça dépendra aussi des questions et de la qualité des questions que vous poserez ici ce soir à Blois. Faire respirer la démocratie. En tout cas, vous êtes nombreux.
On a plus de 282 tickets aujourd'hui. Donc 282 personnes qui ont demandé et qui veulent poser une question à Benoît Amont. Donc merci à vous d'avoir joué le jeu de cette première Agora Live. Merci. Merci. Je le disais effectivement un certain nombre de personnes ici présentes de la société civile et je voudrais maintenant accueillir la deuxième intervenante, une figure de la vie culturelle locale. effectivement, elle a participé à cette compagnie du hasard, ce théâtre populaire qui effectivement fait vivre la vie culturelle dans les quartiers, notamment à Blois et ailleurs. Merci d'être présente parmi nous ici. Je vous prie d'accueillir Daniel Marti. [Applaudissements] Bonsoir tout le monde.
C'est impressionnant hein d'être là quand même. Et ben, je suis très heureuse d'être avec vous ce soir. Je remercie Claire Louis, Marc Gricour et Denis Robiliard qui m'ont proposé de participer à cette première Agora Live et je suis très impressionnée. Elle est conseillère municipal, ils sont maires de Blois et députés de la circonscription. tous les trois des élus généraux, généreux pardon et humains, humanistes, qui savent combien l'art, la culture et sa pratique engagée peuvent être bénéfiques. Je ne suis pas coutumière des meetings et pourtant je suis convaincu de l'importance de l'engagement citoyen.
Si j'ai accepté la proposition de Claire, Marc et Denis, c'est que désemparé devant ce qui se passe dans le monde, l'élection de Donald Trump, le Brexit, les étrangers qu'on laisse à la porte de l'Europe, les attentats, la montée des communautarismes, les comportements de certains de nos policiers, de certains de nos politiques, j'ai comme beaucoup d'entre nous de temps en temps une sorte de nausée. En France, l'élection présidentielle approche et j'étais hésitante. Je ne voyais pas qui pourrait me donner envie de continuer à être fier d'être française.
Pourtant, c'est agréable d'être fier de son pays, fier de ses sportifs, fier de ses savants, fier de ses cinéastes, de ses romanciers, fier du pétillant et impertinent esprit français. Tout semblait mal parti. Et puis vient Benoît Amont et il nous parle du futur désirable. L'association des mots me réveille, me sort de l'état de perplexité dans lequel j'étais reléguée. J'écoute son projet et je dis oui au futur désirable tout de suite. Il donne du sens à nos vies, nos projets, nos engagements, nos convictions.
J'ai l'immense chance d'exercer un métier qui me fait fréquenter les plus belles écritures, découvrir les cultures du monde, voyager, regarder, m'interroger, apprendre des autres quels qu'ils soient. Je suis à la fois comédienne et directrice d'une compagnie de théâtre. Mon mon métier me permet de proposer à mes congénères de réfléchir et s'amuser autour de questions universelles par le prisme d'auteur vivants. La compagnie de théâtre que je dirige, la compagnie du hasard vient de fêter ces 40 ans d'existence. Cela m'a donné un peu de temps pour observer et comprendre les interactions qui peuvent exister entre art et politique.
La compagnie a été créé à Blois par Nicolas Peskin qui était à la fois auteur et metteur en scène mais surtout chef de troupe, meneur d'hommes et agitateur d'idées. Le théâtre servait pour lui à explorer les continents et fréquenter les hommes, éprouver les différences de culture, de religion, de milieu social, de mode de vie. Le théâtre servait à passer les frontières réelles ou imaginaires. Son père était juif russe, avait immigré avant la révolution en Amérique pour tenter de vivre mieux. Il était venu en France au début des années 20, voulait devenir réalisateur mais la guerre avait changé le cours des choses.
Et cette expérience de l'émigration liée à une volonté impérieuse d'intégration a profondément marqué Nicolas. Et peut-être elle qui a amené la troupe qu'il dirigeait à poser souvent ses valises dans des quartiers où la majorité de ceux qui vivent ont une histoire qui a commencé loin de la France.
En tout cas à Blois dès les années 80 alors que notre point d'ancrage était situé au théâtre des provinces aujourd'hui rebaptisé le théâtre Nicolas Peskin, la compagnie du hasard a monté pour des périodes plus ou moins longues des chapitaux puis son théâtre mobile dans les quartiers nord et ces moments d'immersion dans le quartier avec le théâtre ouvert aux enfants, aux adolescents très nombreux, aux adultes aussi qui se risquaient parfois à regarder ce que nous pouvions bien faire sous l'étoile de tente. ont été des moments très forts. Des liens sont nés avec les enseignants, les animateurs de la bibliothèque, des services jeunesse, des services de l'emploi.
En plus de nos répétitions dont la porte était toujours ouverte, nous avons fixé des rendez-vous pour des ateliers d'écriture, de pratique, de technique aussi pour comprendre comment on créait la magie du théâtre avec les lumières. C'était très souvent brouillon, chaotique, plein de chips, de kebab et de téléphones portables, plein de fumé et de paroles, plein de fourir et d'apostrophes pas toujours civil, mais après 3 ou 4 ans d'atelier est né une troupe de théâtre amateur, la compagnie du figuier. Le nom du figuier, c'est parce que c'est l'arbre palabre du Maghreb, celui sous lequel on écrit et réécrit son histoire. Et la première pièce du figuier s'appelait le figuier et la famille.
Elle racontait le questionnement sans réponse. Faut-il rentrer au pays pour retrouver ses racines ou faut-il rester là à Blois et tenter d'y construire une histoire nouvelle ? La question n'a pas été tranchée. Mais de 1998 à 2014, avec un noyau de trois comédiens et des recrues venant des classes option théâtre ou d'ailleurs, l'aventure du figier, toujours guidée par l'équipe de la compagnie du hasard dans des mises en scène que j'ai assuré à partir de 2001, date à laquelle Nicolas Peskin est mort, a été belle. Nous avons joué Shakespeare, Richard 3 et le songe de nuit d'été, la biche ou pesquine.
Et nous avons aussi ouvert le douloureux épisode de la gare d'Algérie avec le spectacle Octobre 61 inspiré du livre de Jean-Luc et Naudi, la bataille de Paris. Dans notre pièce, Maurice Papon était joué par un défi guier et la manifestation du 17 octobre se jouait en direct sous la pluie de nos tuyaux d'arrosage. Le spectacle a rencontré à raconter au public sans haine, mais avec notre chair la douleur de l'humiliation et l'impérative nécessité pour un peuple d'être libre. Et jamais l'émotion ne fut plus grande. C'est pas si souvent qu'on pleure au théâtre, mais là tout le monde pleurait et c'était d'autant plus agréable de rire et de discuter après la représentation.
Mansour Bouedba, ancien acteur du Figuier, m'a dit hier que le président d'une association franco-algérienne qui avait vu le spectacle lors de sa création en 2005 avait pris contact avec lui tout récemment pour que nous jouions à Alger en avril prochain, notre octobre 61. C'est malheureusement impossible, mais c'est incroyable que plus de 10 ans après, les membres de cette association se soient souvenus de notre spectacle. Ces miracles du théâtre qui ne demande rien d'autre que de la sueur et de la passion pour raconter la vie et rassembler le public dans une même communauté humaine. Je l'ai éprouvé à Blois grâce à ses années de partenariat.
Et j'en ai vu aussi la faiblesse quand la fatigue de cet engagement s'est frotté à l'avancée de la religion. Cela paraît tellement fou. Les dernières répétitions du figuier étaient le plus souvent rythmé par les prières. Minoritaires étaient ceux qui l' pratiquaient cette prière, mais le chantage était là. Et si les autres ne respectaient pas cela, le religieux quitterait l'aventure. On a tenu un an et puis le figuier s'est éteint. Nous étions peut-être au bout d'un chemin. Tout le monde avait vieilli. 16 ans, c'est long. Une quinzaine de pièces créées détournées dans la région centre, au Maroc, à Strasbourg.
Mais je sais que chacun de ceux qui ont fait partie du figuier garde au fond de soi la fierté et la certitude d'avoir participé à une expérience exemplaire. Aujourd'hui, il faut continuer à construire des aventures semblables. Il faut donner à la culture et aux artistes une place de plus en plus grande parce que comprendre, partager, interroger notre patrimoine d'où qu'ils viennent rend à la fois plus humble et plus fort. Seule la culture et l'éducation peuvent lutter contre les forces de l'obscurantisme. Pour cela, il faut agir tôt, faire ouvrir les yeux, donner aux petites filles et aux jeunes garçons les clés pour comprendre le monde qu'ils devront demain construire.
l'art et le théâtre en particulier parce qu'il est un art de la parole et qu'il peut être pratiqué par n'importe qui sans technique. Le comédien se sert de sa voix et de son corps. Le théâtre est un outil incomparable pour développer la confiance en soi et le respect des autres puisque le théâtre se fait tous ensemble. Aujourd'hui, je souhaite au-delà des propositions culturelles que j'ai découvertes dans le programme de Benoît Amont et que j'approuve que l'État s'engage pour donner aux artistes une place plus grande et plus visible dans les villes et les campagnes de France.
L'État doit demander leur soutien aux collectivités locales, c'est sûr, mais il me semble qu'il est de sa mission de montrer la voix. De très nombreux comédiens, musiciens, danseurs, fraîchement sortis des écoles ou déjà rompus à l'exercice de leur art, n'ont pas les moyens de créer décemment. Ils ont des troupes mais n'ont pas d'argent, pas de lieu pour accueillir leur énergie créatrice. En revanche, ils sont prêts à aller partout où l'institution culturelle n'est pas présente, à s'installer pour des périodes qui laissent le temps de construire dans des équipements qui de coquill deviendraient des poumons pour faire battre le cœur de la France.
Ainsi, ils apporteraient une belle contribution au projet de Benoît Amont. Merci à vous tous de votre attention et que la soirée soit belle, vivante et intelligente. Merci beaucoup. Merci beaucoup Daniel. Et avant de préparer la petite urne et de prendre ces 282 tickets et de les mettre dans l'urne, je voudrais accueillir le 3e et dernier invité. Ce 3è et dernier invité est votre député, monsieur Denis [Applaudissements] Robillard. Bonsoir à tous. C'est impressionnant de vous regarder tous et je me dis que Benoît, il m'offre une réunion publique où je vais voir en une fois plus que j'en verrai dans toute ma campagne des législatives. Merci Benoît.
Et puis je vois avec plaisir Jean-Patric Gill, député de tour, Laurent Baumel, député de tour qui soutenait Arnaud Montebourg qui sont ici avec nous et ça fait chaud au cœur de vous voir tous les deux. [Applaudissements] Un mot juste pour remercier Daniel Marty parce que elle est pour quelque chose dans mon engagement politique ou en tout cas dans la prise de responsabilité tout simplement parce que elle ne vous l'a pas dit mais quand cette ville était gouvernée, elle a été après Jack Lang pendant 7 ans par la droite la troupe qui était la sienne a été virée.
faut dire les choses comme le sont par un maire fouettard et l'injustice que ça représentait l'inconscience également vous rendez compte une ville de 50000 habitants qui a une troupe qui s'en sépare et qui n'a plus de troupe a d'une certaine façon déterminé mon engagement parce que elle m'a fait prendre conscience de l'injustice extrêmement concrète, une injustice insupportable qui a participé à ma décision de me présenter contre celui qui avait pris cette décision et d'une certaine façon, je sais pas si c'était une bonne décision que la mienne, mais ce qu'a fait Nicolas Peréruot en virant la compagnie du hasard et en l'obligeant à s'installer à fin pas très loin de contre, ça a été aussi une deuxième étape, une renaissance pour cette compagnie et un travail formidable.
qui a montré deux choses. D'abord parce que le figuier dont Daniel vous a parlé, c'était une troupe d'amateurs, mais le niveau de ce théâtre était un niveau professionnel et qu'on y allait pour la qualité des textes et pour la qualité de la mise en scène et celle des acteurs. C'était des acteurs des quartiers nord de Blois de la ZUP et ils étaient formidables pas parce qu'ils étaient de la ZUP parce que c'était d'extraordinaires comédiens et que le talent était là.
Et ensuite parce que à fin aujourd'hui il y a des formations avec des enfants de la ZUP et des enfants de la campagne et que au théâtre du grandme siège de la compagnie du hasard on invente tous les jours la rencontre du rural et de l'urbain et que on oublie de les opposer parce qu'il est aberrant de le faire. [Applaudissements] Alors, je vous parlerai bien toute la soirée de culture, mais comme cela a été fait remarquablement, je vais juste m'interroger. Qui sommes-nous ici ce soir ? Nous sommes une part de militants et merci à vous parce que évidemment que le travail qui reste à faire pour porter Benoît à la victoire est très important et que ne peut pas se faire sans militant.
Nous sommes aussi des des gens de gauche auquels Benoît a fait retrouver leur fierté. des valeurs, un programme, l'idée que le progrès et le progrès social sont d'aujourd'hui peuvent nous conduire et nous maintenir au pouvoir et ça me paraît extrêmement important. On n'est pas simplement parce que effectivement Fillon et Le Pen craint. On est là parce que on peut à gauche construire pas une utopie, pas seulement une utopie, mais un véritable programme qui tient la route et qui promet pour demain.
Et puis il y a également ceux qui parmi nous doutent de gauche ou pas de gauche et qui sont venus voir Benoît parce qu'ils l'ont découvert à travers la primaire et qu'ils avaient envie de lui poser des questions. Certains avaient envie de poser des questions, d'autres d'entendre la réponse et parfois on avait envie de poser une question et d'entendre la réponse. Pas toujours systématique. Et c'est peut-être aussi à vous tous qu'il faut que je parle parce que c'est la condition pour que ensemble nous puissions porter Benoît à l'Élysée. Conditions nécessaires mais pas conditions suffisantes. Benoît vous l'a dit, ce ne sera pas le candidat qui est un demi-dieu.
un homme comme vous et comme moi et c'est une personne avec toute sa sensibilité, avec la conscience de ses limites et la conscience de la difficulté du temps. Alors deux mots quand même parce que on peut gagner mais on n pas gagné. Pas encore, ça dépend de nous. Mais regardez quand même Fillon malgré sa pénélope. Oui, mais il est quand même à 21 %. Ça veut dire qu'il y a 21 % de nos compatriotes que ça ne gêne pas de voter pour quelqu'un qui détourne 1 million d'ar d'argent public. Madame Le Pen, malgré cette thèse, malgré les emprunts russes de son parti, malgré la demande de remboursement de 300000 € par le Parlement européen, elle est à 26 %.
Et il y a donc et puis madame Le Pen, je suis un peu étonné de je presque obligé de plaindre Fillon qui fait l'objet d'un traitement discriminatoire de la presse et en tout cas de l'opinion parce que quand même quand elle salarie son compagnon à mi-temps, il travaille lui mais quand même à 5000 € par mois à mi-temps, on peut quand même penser qu'il y a des points de comparaison avec ce qu'a fait monsieur Fillon. Et pourtant, c'est le partie du tous pourri qui profite de la situation de Fillon quand on ne lui impute à lui rien. Et donc vous avez en face de vous, vous comptez 26 + 20 mais je sais bien qu'il faut pas faire des additions comme ça.
Enfin 46 % dans les sondages de nos compatriotes que ça ne gêne pas de voter pour des gens qui ne brillent pas par leur honnêteté. Il faut le savoir. Alors, par rapport à ça, qu'apporte Benoît ? D'abord sa sincérité et je l'accompagne depuis suffisamment d'années pour le dire. Ensuite, sa liaison des questions et je vous en propose puisqu'on m'a donné 10 minutes et que je ne veux pas les dépasser. Je vous en propose trois simplement et montrer comment elles sont liées au-delà des apparences. La question sociale qui lit tout le projet de Benoît, la question écologique et un mot sur la laïcité qui contrairement aux apparences est lié à la question sociale.
La question sociale à grand trait, elle est essentielle pour chacun d'entre nous. Le socialisme et nous sommes au Parti socialiste. Le socialisme c'est évidemment la question sociale. Alors à grand tré, je ne développe pas mais soyez-en assurés. Non seulement il est hors de question de rétablir la défiscalisation des heures supplémentaires, c'est quand même un comble. Alors, je sais bien que ça fait du mal au pouvoir d'achat quand on l'a enlevé en 2012, mais cette mesure n'aurait jamais dû être prise parce que c'est insensé de subventionner des heures supplémentaires quand on a des millions de chômeurs.
La loi travail, son article 2, il y a une question de principe et une question de de d'opportunités. La question de principe dans l'article 2, c'est est-ce qu'il peut y avoir en France ? Est-ce qu'il doit continuer d'y avoir un ordre public de branche ? Autrement dit, est-ce que les partenaires sociaux peuvent se mettre d'accord pour que l'ajustement concurrentiel entre les entreprises ne se fasse pas par la baisse des conditions de les conditions salariales et des salaires ? C'est ça l'enjeu.
L'enjeu, c'est de garder aux branches la possibilité d' déctter cet ordre, ce qu'on appelle cet ordre public, c'estàdire interdiction de dérogation au niveau inférieur, au niveau de l'entreprise, cet ordre public de branche. Est-ce que c'est scandaleux de le maintenir ? C'était ça l'enjeu de l'article 2 et la raison de la querelle. Bon et donc on a on l'a pas euh ben c'est clair, j'ai redemandé au directeur de campagne mais on est bien clair là-dessus parce que il y a des gens qui voudraient vous faire douter. Si Benoît est élu, on abrogera la loi travail.
Et dernière chose sur les aspects purement sociaux, le revenu universel d'existence, on nous dit mais c'est dément et c'est vrai que c'est impensé ou en tout cas c'est politiquement impensé jusqu'à présent et que c'est Benoît qui a permis l'ouverture de ce débat. Mais regardez la première étape, celle qu'il propose, automaticité. Parce qu'il est scandaleux que l'État fasse des économies sur les pauvres en tirant partie du fait que ceux qui sont éligibles au revenus de solidarité active ne le demandent pas. C'est 1/3 sur 3 les jeunes 18 à 25 ans. Aujourd'hui, le RSA vous n'avez pas en dessous si vous n'avez pas plus de 25 ans.
Et c'est principalement chez les jeunes que se développe la pauvreté. Et quand on dit pauvreté, il faut parfois entendre misère et une augmentation de 10 %. Ça coûte 45 milliards. 45 milliards, c'est quoi ? C'est à peu près l'équivalent de ce qui a été fait en 5 ans pour le CICE et le pacte de responsabilité. C'était possible ? On peut-être qu'on pensait que c'était pas possible en 2012. C'est ce qui a été fait. Donc c'était possible et ça et c'est possible évidemment pour Benoît. Simplement, il y a aussi un retour économique.
Cet argent là quand vous le donnez à des personnes qui en ont un besoin immédiat, il se retrouve immédiatement dans l'économie et c'est donc une action économiquement vertueuse que de le faire. La question écologique. Écoutez, la question elle est toute simple. Il y a des gens qui vous expliquent qu'on n'a pas les moyens de la traiter, que ça coûte trop cher, que c'est pas bon pour l'économie. Mais la question, posonsla autrement. A-t-on les moyens de sauver la planète ? C'est un vrais semblable comme question parce que si on la sauve pas, on meurt tous avec. Par conséquent, les moyens, le problème n'est pas de les avoir.
Le problème, et c'est l'unique problème, c'est de les prendre et qu'on ne peut pas faire autrement. et qu'il était donc légitime que Benoît mette cette question au cœur de son programme et la lie intimement à la question sociale. La question sociale ne se posera plus si la question écologique n'est pas résolue. Et j'ajouterai une chose, c'est que contrairement aux apparences, il y a pas d'antinomie.
Parce que comme vous le savez, la transition la transition énergétique, la transition écologique, elles sont grosses d'emploi non délocalisable avec une attention qui est apportée, c'est que vous savez que si aujourd'hui quand les emplois ne sont pas délocalisables, les salariés eux sont parfois délocalisés, c'est la question du détachement international sur lequel on a légiféré à juste propos pendant ces 5 ans pour durcir la législation. Une dernière chose sur la laïcité. Comme vous le savez, le combat de la laïcité, il est pas tout le monde la voit pas de la même façon. Il est repris y compris par le Front National.
Et c'est quand même, je dirais un comble de voir le Front National dont une partie des troupes, pas toutes, loin s'en fout, mais une partie des troupes, sans quand même, vous me permettrez de le dire, la sacristie, venir endosser les habits du petit père combe pour prendre 100 ans plus tard une revanche sur brillant, Clémenceau et Jores. Parce que la laïcité, si c'est la neutralité, c'est la neutralité de l'État, des services publics, pas la neutralité des personnes. Vous avez envie d'être une personne neutre, vous en tout cas pas moi. Et la laïcité, c'est aussi une exigence de solidarité et de fraternité. Et ce n'est pas moi qui le dit, c'est Jores.
La République doit être laïque et sociale. Elle restera laïque si elle sait rester sociale. [Applaudissements] Vous l'aurez compris, je termine avec Joress et je cède la parole à celui qui poursuit sa pensée sans évidemment l'avoir jamais figé. Jor n'est pas un homme à la pensée figée. Je laisse la parole à Benoît que vous avez déjà trop attendu. Et mesdames et messieurs, citoyen de cette Agora qui est plus de 600 ce soir, je vous prie d'accueillir votre candidat à l'élection présidentielle pour lui poser des questions et interagir avec lui. Benoît Amont.
[Applaudissements]
Merci. Merci beaucoup. Merci, merci à tous. Merci Benoît d'être ici présent ce soir pour cette première Agora Live avec plus de 600 personnes ce soir à Blois. Alors peut-être avant de commencer le tirage au sort où 282 personnes ont voulu interagir avec toi ce soir, euh peut-être nous expliquer pourquoi tu avais voulu faire cet Agora live ou cette forme de réunion publique ici ce soir à Blois. Bien, d'abord merci beaucoup. Je voudrais commencer par remercier le le le maire de de Blois Margricour pour l'accueil ici à la à la àin mais remercier François Bonau le président de la région. Je les vois pas hein, je sais qu'ils sont là mais voilà.
Euh salut euh Christophe de Gruel aussi qui est le président de la l'agglomération. Remercier euh Denis Robillard qui a parlé avant moi, mon vieux copain Benjamin Vetelé qui doit être dans les dans les parages. C'est que Jean-Patrick Gill aussi le député de Tour est là. Salut Vincent aussi qui est là. Remercier avant de le dire parce que c'est pas une idée de moi, je vais être très honnête. Euh c'est l'exercice auquel on va se livrer. Je vais pas être très long et ça va être cash. On va démarrer. Euh c'est une idée des d'Élis Lewis et Romain Slitin. Euh il m'accompagne dans un exercice euh particulier que nous avons voulu faire et avec Pauline Verron qui est élu de Paris.
On a voulu euh finalement commencer dans la campagne à dire ce que nous ferions si j'étais élu président de la République. C'est-à-dire commencer à instiller de la démocratie participative, permettre aux citoyens de faire irruption dans les processus politiques et démocratiques. C'est absolument sans filer ce soir. Je ne sais absolument rien des questions sauf celle que j'ai écrite évidemment avant que je vous ai distribué mais à part celle-là. Euh et donc en ayant évidemment menacé Sopiane, il devrait tirer au sort les bonnes mais bon plus sérieusement donc je ne sais pas. Donc l'idée c'est qu'on puisse avoir un exercice pleinement démocratique.
Vous me pourrez me poser les questions que vous voudrez. Je voudrais insister sur une chose. Euh s'ouvre à partir de ce soir une plateforme collaborative qui va être le moment où les citoyens de la France entière vont pouvoir qu'il s'agisse les citoyens d'hexagone ou euh des Domes et des comses pour voir euh y mettre leurs propositions et puis nous allons tirer au sort un jury citoyen, un conseil citoyen de 40 personnes.
Il y aura 20 hommes, 20 femmes qui vont être mobilisées euh pour en tout cas qui vont être mobilisés au sens où ils seront tirés au sort à partir du moment où ils seront candidats sur le site internet et on va leur demander de travailler à des solutions, les hiérarchiser et à partir de là à les proposer. Je remercie GOV aussi d'être d'être là et j'ai pris l'engagement que ces propositions pour celles qui s'intégreraient à ce projet seraient reprises par moi dans le cadre de la campagne présidentielle. Donc nous sommes dans un exercice que je souhaite moderne, pas gadget.
L'objectif c'est pas de convoquer la technologie pour finalement simplement me dédoubler mais euh mais faire en sorte que la que la technologie soit l'instrument de l'intelligence collective. et l'intelligence collective s'est parié sur le fait que nous allons gagner l'élection présidentielle et que je ne peux pas la gagner tout seul mais que la seule condition pour pouvoir faire en sorte que cette élection présidentielle soit gagnée par la gauche, c'est que nous avec un N majuscule et bien l'apportions et que nous incarnions cette intelligence collective dont la démocratie française a aujourd'hui besoin. Donc voilà, c'est parti Sopiane.
Alors, il y a quatre personnes qui tournent dans la salle donc et merci à ceux qui n'ont pas pu rentrer qu'on a mis dans une autre salle. Euh mil merci, vous nous voyez par vidéo sans doute mais voilà, c'est sont les contraintes d'un exercice comme celui-ci. On est obligé de de parer au plus pressé, mais ça veut dire donc que l'exercice a séduit. Donc merci à eux d'accepter des règles du jeu un peu différentes. Donc il y a quatre personnes qui sont dans la salle. Je vais tirer au sort. Donc il lève les bras là. Je vais tirer au sort la première personne qui va poser une question et je vous prie de bien vouloir lever la main. Donc le numéro 266. Levez bien la main. Je vois pas moi.
Il est là-bas juste là. Bon, en fait, règle du jeu, si je ne sais pas répondre, je ne sais pas répondre, hein, par définition. On m'entend là ? On m'entend ? OK. En fait, j'ai oublié ma question. Non, c'est pas une blague. C'est pas une blague. Alors, vive la République et vive la France. Voilà. Alors le numéro 102, merci beaucoup 102, levez bien le bras 102, levez la main. Si c'est encore vive la République, vive la France, la République sera contente. La France aussi mais sant en bas. Bonsoir. Bonsoir. Alors ma question, égalité justice sociale, c'est une valeur que nous défendons. Ça fait partie des valeurs profondes qui nous qui nous rassemblent ici, je pense.
Et pourtant, une grande injustice perdure l'inégalité entre les femmes et les hommes. À travail égal et pourtant pas de salaire égal, on le sait. Comment combattre cela ? Merci. Alors, d'abord, j'ai oublié de donner une règle du jeu. Le principe, c'était des questions courtes et des réponses pas trop longue pour que l'exercice puisse être véritablement fluide. Donc, j'avais pris l'engagement de pas répondre en en plus de 3 minutes. Donc, vous me corrigez si si vous le devez. l'égalité fam et les inégalités salariales.
On connaît ce sujet-là depuis hélas trop longtemps puisqu'on estime qu'entre 20 et 25 % de différence de salaire existe entre les femmes et les hommes à pas à poste de travail équivalent. Ce qui est assez frappant d'ailleurs aujourd'hui dans le déroulement de carrière des femmes, c'est que non seulement il y a un plafond de verre, un niveau ou une forme de niveau hiérarchique auquel elle n'accède que rarement, il n'est qu'à voir aujourd'hui la place des femmes dans les conseils d'administration des grandes entreprises du CAC 40. Il n'est qu'à voir le nombre de femmes chefs d'entreprise.
Il n'est qu'à voir le nombre de femmes qui ont des positions de à haute responsabilité dans le management des grandes entreprises. Mais il y a pas que le plafond de verre, il y a aussi ce qu'on appelle la paroie de verre. C'est que quand les femmes atteignent euh le top management d'un grand groupe, souvent elles sont confinées à des tâches qui sont des tâches qui relèvent de la communication, des la direction des ressources humaines, mais pas de la stratégie financière. Ça existe mais plus rarement. pas des postes dont on pourrait dire que dans une entreprise, il relève un peu du régalien, des postes durs.
Donc, on a là une une finalement double discrimination qui suppose que déjà pour commencer, on lupte très très tôt avant même de se poser la question de savoir comment on incite les entreprises à permettre ce rattrapage. On lutte très très tôt contre les stéréotypes de genre. Les stéréotypes de genre, c'est ce qui amène finalement une jeune fille, très tôt, même une écolière, à être dirigée plus ou moins consciemment ou inconsciemment vers des filières qui seraient plus féminines que masculines ou plus masculines pour les hommes que féminines.
Et on a cette réalitéél très tôt dans l'école où on voit que les enseignants naturellement ne se comportent pas forcément de la même manière avec les petites filles, avec les petits garçons et que plus tard au moment de l'orientation, on estime que certaines filières sont plus féminines que masculines. et ainsi assez naturellement des chemins se construisent et des chemins qui conduisent toujours un peu au même déboucher avec une répartition des fonctions et des tâches dans le monde professionnel entre les femmes et les hommes qui ne correspondent pas à ce qui devrait être une société d'égalité. Alors, que faut-il faire ?
Aujourd'hui, on a des discussions qui existent dans les entreprises pour organiser ce rattrapage. La loi déjà fixe l'objectif de l'égalité salarial.
La réalité c'est qu'en dépit de la loi et bien cette égalité est très loin et qu'il faut pouvoir se fixer un échéancier, se dire voilà d'ici 5, 10, 15, 20 ans, parlons-en, comment organiser dans l'entreprise le rattrapage des du salaire des femmes sur les hommes et comment organiser au-delà des moments qui sont des moments où on négocie cela, comment organiser ben la sanction si les entreprises ne respectent pas ses objectifs de rattrapage et c'est sur ce double terrain que moi je me situer le fait de dire nous voulons encourager le rattrapage du salaire des femmes sur le salaire des hommes.
Passage monsieur Barbier euh éditorialiste à l'Express ou ancien patron de l'Express celui qui disait je je petite parenthèse Benoît Amont c'est pas possible pour les élections présidentielles parce qu'il va battre il va perdre face à Marine Le Pen. Donc je lui indique juste que le sondage un sondage sort là qui montre que je fais 56 % face à Marine Le Pen. Ça sert à rien d'inventer des histoires juste parce qu'on a pas envie que je sois qualifié au second tour des élections présidentielles. C'est mieux d'assumer une position qui disent "Je n'aime pas Benoît Amont". Voilà.
Moi, j'essaie d'être sincère quand on m'aime préfère qu'on dise "Je n'aime pas ce qu'il défend les options plutôt que d'inventer de faux arguments et cetera." Mais ce monsieur disait "Ce serait très dangereux que les femmes rattrapent leur salaire, le salaire des hommes parce que ça augmenterait le coût du travail. La société française et l'économie française ne peut pas se le permettre." Authentique ne peut pas se le permettre. Mais les mêmes qui vous disent de toute façon que la moindre augmentation du SMIC, que l'augmentation des minimas sociaux, que plus généralement une politique qui soutient le pouvoir d'achat des plus modestes, tout ça est insupportable si on veut rester compétitif.
Bon ben ce qu'il faut faire c'est avoir une stratégie qui mette en place des mécanismes qui soient aussi des mécanismes de sanction là où les entreprises ratent les rendez-vous pour parvenir à ce rattrapage. Mais j'y ajouterai une chose et ce sera mon dernier point. Il n'y aura pas de rattrapage des salaires des femmes sur les hommes s'il n'y a pas davantage de pouvoir de négociation dans l'entreprise pour les salariés. C'est la clé au fond. Et la clé, elle est dans les grandes comme les petites et moyennes entreprises. Le paradoxe de nos entreprises, c'est que plus vous êtes près du patron, moins vous avez de pouvoir.
En fait, dans les TPE et les PME, vous êtes très près de votre chef d'entreprise. Vous le connaissez assez bien et c'est souvent dans ces endroits-là, dans ces entreprises là que la négociation, alors des fois, elle se passe bien parce qu'il y a des chefs d'entreprises qui l'organisent. Mais souvent c'est là qu'en fait on a le moins de pouvoir et une des clés des années à venir est de permettre dans les grands groupes pour les décisions stratégiques comme dans les toutes petites entreprises de permettre aux salariés soit par délégation soit directement de disposer des moyens de pouvoir négocier leur sort leurs conditions de travail leur salaire.
Ce sera un des grands chantiers de la nouvelle loi travail que je proposerai puisque je veux abroger la loicomerie et lui substituer une nouvelle loi qui notamment sur la question des pouvoirs des salariés et bien les armera là où souvent ils s'estiment désarmés au moment de négocier leurs intérêts. Merci. Avant de de passer la parole à la personne numéro 34 qui peut dès à présent lever la main. Peut-être Bobby tu as euh déjà des questions qui ont suscité des interrogations sur ton application ? Oui. Alors, avant de vous poser les questions de l'application GOV, peut-être juste rappeler ou expliquer ce qu'est l'application GOV. C'est une application citoyenne de démocratie participative.
C'est une application gratuite sans publicité dont l'ambition est de répondre à ce besoin d'expression citoyen. J'insiste pour dire que vous ne connaissez aucune des questions que je vais vous faire remonter de l'application GOF. D'ailleurs, vous en aurez la preuve dans quelques instants. Enfin, comment ça a marché et comment l'application a permis de faire remonter ses opinions spontanées ? Surgov, vous votez chaque jour en temps réel pour tous les hommes et femmes politiques du gouvernement et de l'opposition.
surgov, n'importe quel français lance ses propres sondages mais avec quelque chose qui est totalement différent, c'est que pour une fois ce sont les citoyens qui expriment leurs opinions. On vient pas avec des questions biaisées dont on a déjà décidé en amont de la réponse. Alors je vais commencer avec la première question qui va s'afficher à l'écran dans quelques secondes. Alors les alléas du direct peut-être commencer par quelle est cette question ? Elle va s'afficher. On va peut-être commencer si moi je dois deviner les questions sans les connaître. Ça va commencer à être compliqué là quand même.
Alors vous l'avez 12789 utilisateurs de l'application GOV demande : "Benoît Amont promet-il une société de fénéant Alors, ils sont 52 % à penser que oui. Je vous demande donc Benoît Amont, que répondez-vous ? Ça renvoie à quoi ? Revenu universel d'existence. Évidemment, le revenu universel d'existence étant le principe d'une allocation qui serait garantie à tous. Et donc, j'aimerais pouvoir dire à la fois pourquoi elle ne fait pas une société de phénéon et pourquoi elle permettra de redonner de l'autonomie à des personnes. Je vais commencer par cela.
D'ailleurs, si demain je suis une auxiliaire de vie, je travaille à domicile ou dans un épat d'une maison de retraite à prendre en charge des personnes âgées dépendantes, métier très peu pied, très difficile pour lesquels les salaires sont petits et les cadences de travail sont difficiles. Je gagne 1200 1300 € par mois. Je suis par ailleurs maman. Le hasard de la vie ou le déroulement de la vie a voulu que je me sépare de mon compagnon et que je doive prendre en charge une famille, un métier difficile, des modes de garde compliqués, des enfants qui doivent poursuivre un cursus et cetera. Bref, j'ai une vie qui est pas simple.
Je suis plutôt contente de mon travail comme femme parce que je m'occupe de personnes âgées mais je les inquiète aussi des conditions de travail qu'on me pose.
de plus en plus de cadences difficiles qui m'amènent à réduire le temps où je me consacre à une personne âgée dépendante qui voudrait rester digne et pour laquelle un temps de toilette qui auparavant durait 25 minutes toilette intime et bien je le réduis à 15 minutes puis 10 minutes et j'ai l'impression de manquer à la dignité la plus élémentaire vis-à-vis de cette personne parce qu'on me le demande parce que je n'ai pas le choix et bien si je suis cette femme et que demain j'ai le revenu universel d'existence 600 € en plus qu'est-ce que cela change pour moi ça me donne la possibilité disposer l'autonomie par laquelle au-delà de ce que sont les discussions des syndicats, au-delà de la représentation qui peut être la mienne dans l'entreprise à travers les représentants des salariés, je peux réduire mon temps de travail, négocier avec mon employeur pour pouvoir sans perte de pouvoir d'achat 600 € si je décide de passer à temps partiel à 2 tiers temps et ben disposer du temps nécessaire pour me consacrer à autre chose qu'à travailler à autre chose en l'occurrence dans cette période de mes enfants parce qu'ils en ont besoin et à pouvoir donc m'épanouir autrement qu'en travaillant.
Une société de phénéon supposerait que les gens seraient incités à ne rien faire parce qu'ils ont le revenu universel. Ce qui est intéressant, c'est là où on a déjà expérimenter le revenu universel. Il a été expérimenté au Canada, notamment dans deux villes. Une ville qui s'appelait Dolphine, une ville qui s'appelle Winnie PEG. Et on a voulu évaluer ce le nombre de personnes qui quand elles travaillaient cessaient de travailler par ce qu'elles avaient un revenu universel. En l'occurrence dans la ville de Winipec, seulement 1 % des hommes ont cessé de travailler, 3 % des femmes. Pourquoi plus de femmes que d'hommes ?
Parce que souvent encore en raison de l'inégalité de la répartition des tâches domestiques au foyer, oui, il y a beaucoup plus de femmes qui supportent une double journée de travail entre le fait qu'elles vont travailler pour gagner leur vie et qu'elles ont à supporter seules malgré le fait qu'il y ait un homme la charge du foyer. Donc c'est peut-être aussi pour ça que certaines femmes avaient décidé d'arrêter de travailler. Donc fondamentalement, ça n'est pas une incitation à l'apparisse. Et tout dans les expériences qui existent nous montre que ceux qui arbitrent en faveur du non travail sont très peu nombreux. C'est d'abord un moyen de négocier la possibilité de passer à temps partiel.
Et je veux terminer par cela en disant on a dit on a dit au début Benoît Amont est un douveur quand il veut faire le revenu universel d'existence. Mais moi, j'ai une grande fierté. Quel aurait été le contenu de cette élection présidentielle voire même de la primaire de gauche ? Si je n'avais pas posé cette question du revenu universel d'existence, du rapport au travail, nous aurions parlé de quoi ? Sans doute beaucoup plus de ces questions qui ont structurer le débat politique pendant des mois et des années autour des questions que je ne méprise pas des questions d'identité nationale, de laïcité qui sont des questions importantes. Mais on a'urait pas parlé de la question sociale aujourd'hui.
À nouveau, les sig libéraux dénoncent ma mesure en disant ça n'est pas possible, ça n'est pas réaliste. Je ne dis pas qu'elle sera faite en un seul trait. Je dis même que c'est une fusée à plusieurs étages comme la sécurité sociale. Et pourquoi devons-nous la faire ? Quand on voit qu'un grand patron libéral, il n'a rien à voir avec nous. Elon Musk, patron de SpaceX dit "Toutes les innovations technologiques, toute l'automatisation dans mon entreprise que je fais m'amène à dire que demain oui, les machines vont se substituer aux hommes et il faudra bien penser ce nouveau rapport au travail.
pas pour salarier ceux qui ne travaillent pas, mais pour faciliter un partage du travail qui soit maîtrisé par chaque individu. Et je ne suis pas il n'y a pas qu' Musque et moi-même à le dire. Euh les tous les rapports, mais quand je dis tous, ceux de l'université d'Oxford, ceux du cabinet berger en France, ceux de l'CDE montrent quoi ? Qu'il y a une raréfaction du travail liée et bien à la révolution numérique. Le dernier discours de Barack Obama à la Maison Blanche dit quoi ? Barack Obama. Il quitte la Maison Blanche.
Il adresse un message aux Américains et leur dit "Le plus grand bouleversement que vous avez à attendre et anticipé sur l'économie américaine ne vient pas de je ne sais quelle menace extérieure." Il pensait là au discours de Trump qui veut bâtir une stratégie isolationniste pour les Américains. Il dit paraoma, cela vient de l'automatisation de plus en plus forte d'emploi devenu obsolète en raison du fait que des hommes sont remplacés par des robots. Et il n'est pas le seul à le dire.
Nous sommes nombreux à le dire euh au point même que il y a quelques jours Bill Gates pas soupçonné d'être un qui est sans doute un philotrope à travers sa fondation qui n'est pas amoniste dit "Oui, aujourd'hui les robots remplacent les hommes. Il faudra bien taxer les robots si nous voulons continuer à financer la protection sociale des hommes et les conditions de vie des hommes." Alors pas pour qu'on soit payé à ne rien faire, pour qu'on ait des instruments qui nous permettent de continuer à avoir une protection sociale. Et le revenu universel d'existence fusé à plusieurs étages comme l'a été la sécurité sociale en 45, on continue à la faire. Ça fait 70 ans qu'on la fabrique.
On a jamais dit au au membres du conseil national de la résistance bon allez du jour au lendemain, on est protégé de tout. Non, ça s'est construit étape par étape. Et bien, le revenu universel de l'existence, c'est un nouveau pilier qui va se fabriquer étape par étape. On commencera par les plus pauvres puis les jeunes et on franchira des étapes pour permettre aux citoyens non pas d'être paresseux et je je veux pas les vexer, mais je trouve que c'est paresseux de dire ce qu'ils ont dit parce qu'il faut quand même qu'on regarde ce qu'on vit, notamment les plus jeunes qui savent que le travail est plus pareil que les générations que ma génération.
Soufian qui n'est pas qui est bénévole là, je vous le confirme. Euh euh tu es bénévole Sopian parce que alors là avec 40 journalistes dans la salle, si je dis une chose et que tu es pas bénévole, je me paye euh une affaire directe.
Et bon bref et là du coup il transpire parce qu'en fait il se dit bon plus sérieusement il aura un travail qui ou une carrière qui va être contrat court auto-entrepreneuriat peut-être travail indépendant période de formation bref beaucoup plus haché que nous ne l'avons connu comment dotons-nous en droit cette génération là la génération qui vient comment est-elle protégée aussi bien que la nôtre si c'est pas notre responsabilité si moi je vais à l'élection présidentielle et je n'ai qu'une chose à dire, il faut faire des économies sur la sécurité sociale et sur la dépense publique.
Mais que me dira cette génération demain quand je lui laisserai et quand nous lui laisserons un monde invivable en raison des pollutions, invivable en raison du réchauffement climatique, invivable parce que nous aurons organisé la compétition entre les individus sans poster la protection de ceci. Une très jolie phrase et je je termine de Pierre Rabi. J'utilise souvent mais Pierre Rabi, je suis pas d'accord avec tout ce qu'il dit mais il dit une chose très jolie.
Il dit "Vous préoccupez pas seulement de la planète que vous allez laisser à votre jeunesse, préoccupez-vous de la jeunesse que vous allez laisser à votre planète." Et bien moi dans cette élection, ce qui m'intéresse c'est de protéger la jeunesse pour qu'elle puisse être innovante, créative, ce qu'elle est naturellement. Merci. Alors, j'avais tiré au sort bénévolement la question numéro 34, donc la personne 30. Voilà, juste ici. Je voulais je voulais vous poser la question. Que pensez-vous de notre justice ?
À savoir que des des tourneurs de fond comme des des dealers, des assassins, des meurtriers sont en à l'air libre donc dehors et que nos représentants de la loi, eux même innocents ou même en en légitime défense se retrouvent en prison. Tout ça à cause d'une loi que la droite a voté. la prés enfin la parole prévaut au fait. Que pensez-vous de ça ? Bon, la justice aujourd'hui en tout cas, on a tous un avis sur la justice et la manière dont elle fonctionne et nous vivons une société violente où toutes les victimes ont le droit d'obtenir réparation du préjudice qu'elles subissent.
En clair si demain je suis victime d'un vol à la tir de crime beaucoup plus grave, moi mes enfants, ma famille, je veux obtenir par la société réparation du crime ou du préjudice que que j'ai subi. Et c'est légitime. D'ailleurs, je vois des copains que j'ai pas salué. Laurent Baumel en particulier, je t'avais pas vu. Laurent salut. Rien à voir avec la justice. Dit non, c'est pas juste que je t'ai vu. Et euh non, comme c'est un élu euh je ne je n'indique pas au juges, allez voir monsieur Baumel. Rien à voir, hein. Donc euh donc je continue. Tout ça, c'est un moment dans lequel finalement on est assez mal préparé à cette situation.
On n'a jamais anticipé le fait qu'on puisse être un jour en situation de se retrouver victime bah d'un crime, d'un délit et on veut obtenir réparation. Le rôle ensuite de l'État, le rôle de la société est de d'attraper, c'est le rôle de la police, de juger, c'est le rôle du juge, et donc de sanctionner selon la décision qui peut être celle d'un jury ou d'un juge, la personne pour la faute qu'elle a commise.
Et notre responsabilité à la société, c'est de faire en sorte que la sanction soit forte, comprise, proportionnée à la faute qui a été commise, mais qu'en même temps la personne, une fois qu'elle a effectué sa peine sorte moins dangereuse qu'elle n'est rentrée, par exemple, quand elle rentre en prise. le devoir qui est celui d'une société de réinsérer la personne pour éviter que finalement au terme d'une peine vous ayez des criminels encore plus dangereux au terme de leur peine qu'il ne l'était avant. J'insiste là-dessus. Pourquoi ? Parce que nous sommes aujourd'hui dans une vous avez évoqué les forces de police à travers votre question.
La réalité, c'est que nous sommes dans un climat qui est un climat paradoxal avec les attentats terroristes et le rôle absolument remarquable qu'ont joué les forces de police dans la capacité à identifier des cellules terroristes, à arrêter des cellules terroristes, à suivre, renseigner et cetera. Il y a assez spontanément un élan de confiance, de solidarité qui s'est exprimé de la part de la population française à l'égard de sa police. Et simultanément, c'est là le paradoxe, dans certains endroits du territoire subsiste voire même se développe un rapport ou une relation extrêmement hostile entre une partie de la population ou la population et la police.
Ces territoires, ce sont ce qu'on appelle les quartiers, les banlieux. Je suis moi-même élu de banlieu et je connais bien cette réalité d'une hostilité qui existe entre des gens qui se sentent euh finalement en insécurité alors qu'il devraient être assurés quand il voi policiers et des policiers qui vivent aussi la population comme hostile. Pourquoi ces territoires sont dans cette situation ? D'abord parce qu'il y a souvent dans ces territoires, c'est pour ça que ce sont des zones de sécurité prioritaire, des trafics, la réalité d'une délinquence qui est une délinquence parfois endémique qui s'est installée et qui justifie une présence plus importante des forces de police.
Et cette délinquence, cette insécurité, la violence qui règne et ben doit nous amener à vouloir quoi comme républicain ? Et que toutes les personnes, notamment ceux qui habitent là, les plus vulnérables, les plus pauvres, soient au moins aussi bien protégés que ceux qui vivent loin de ces territoires et vivent en sécurité. Et c'est une question importante parce que le service public de sécurité, la police aujourd'hui beaucoup de citoyens ont le sentiment finalement de ne pas y avoir accès, de ne pas être aussi bien protégé que d'autres.
question centrale pour nous aujourd'hui parce que si quand vous êtes plus vulnérable, quand vous êtes toujours la maman dont je parlais tout à l'heure qui admettons qu'elle habite dans un quartier et si elle a peur le matin et pour ses enfants et pour elle-même d'une situation d'insécurité, d'instabilité, c'est inadmissible et il faut pouvoir permettre que la police règle ces questionsl mais je vais vous raconter une autre histoire. J'ai rencontré un papa comme moi il y a quelques jours et j'ai raconté son histoire surel. Je n'ai pas dit qui il était mais il s'est probablement reconnu. Ce papa, il est citoyen français comme moi. Il a une différence avec moi. Il est de couleur noire.
Il est noir et il me dit "Voyez, monsieur Amon, comme vous, j'ai peur que mes enfants qui ont sans doute le même âge que vous fassent un jour une mauvaise rencontre. Que sur internet, parce qu'on les contrôle pas tout le temps, il puisse être attrapé, enrôlé dans je ne sais quoi par une personne ou une autre. Comme vous, j'ai peur qu'il se drogue un jour et cetera." Mais il dit et il m'a dit ça aujourd'hui. Je veux vous dire j'ai aussi peur comme papa que parce qu'ils sont noirs ils puissent lors d'un contrôle de police être victime de discrimination de racisme et de violence. Il me dit donc que lui comme papa, il a peur que ses enfants rencontrent des policiers.
Et pourtant, on sait que l'immense majorité des policiers sont républicains, ne traitent pas les jeunes noirs de comme un syndicat. responsable d'un syndicat de police a trouvé malin de dire que cette insulte là était convenable. Non, c'est inadmissible. Intolérance surtout de la part d'un dépositaire de l'autorité publique, encore plus parce que c'est un dépositaire de l'autorité publique. Mais ce papa, il faut l'écouter et dire quoi ? Que ce que qui nous revient de faire, ce sont deux choses. C'est d'abord de rétablir la confiance entre la police et la population.
Là où il y a de la tension, là où il y a de la violence, là où tout le monde a besoin de la protection de la police, ce qui supposera de former les policiers différemment, de mieux les payer. Aujourd'hui, savez-vous qu'un policier en zone de sécurité prioritaire n'a pas de prime comme un enseignant peut en avoir en RP plus par exemple alors que les officiers dans les commissariats en ont. faire en sorte aussi que les effectifs soient là où on en a besoin.
Rétablir la fameuse police de proximité, c'est-à-dire celle qui patrouille dans un quartier qui est l'œil de toutes les autres polices, c'est-à-dire de la BAC, le caséchiant, des stupéfiants, des forces de l'ordre quand il faut maintenir l'ordre. C'est-à-dire celle qui sait faire la différence entre une famille où il y a pas de problème, une famille où peut y avoir un gamin qui dérive et cetera et cetera. Or aujourd'hui, là où il y a le plus de soucis, il n'y a justement pas ce service public de sécurité. Moi, j'aurais très facilement dans un quartier où je vis où il y a pas de problème. Je vois des policiers patrouillés qui font leur patrouille.
Mais est-ce qu'on a aujourd'hui dans les territoires où on en a le plus besoin des patrouilles de cette sorte ? Non. La seule présence de la police, c'est une présence de police dans un moment de tension. Flagrand lit, maintien de l'ordre. Bref, euh le rapport est un rapport tendu. Donc moi, je crois qu'il faut revoir notre euh approche de la formation des policiers, de l'affectation des policiers dans les zones de sécurité prioritaire, de la rémunération des policiers, du lien entre la police de proximité et les autres services de police de façon à améliorer cette relation. Et je rajoute une chose sur les alternatives à la détention.
Aujourd'hui, c'est une folie de continuer à mettre en prison des personnes condamnées pour des courtes peine dont on sait que le passage en prison risque en raison de la surpopulation, en raison de mauvaises fréquentations qu'ils peuvent y faire de les rendre plus dangereux qu'il ne l'était avant. D'où les alternatives à la détention qu'a promu à travers la contrainte pénale Christian Tobira. Aujourd'hui, ces décisions sont trop peu euh prises par euh les juges. Et il faut le dire que moi je en tout cas l'engagement que je prend demain la politique qui sera la mienne, la politique pénale sera d'encourager les alternatives à la détention quand elles sont une meilleure solution.
Ça peut être plein de choses, hein, c'est pas simplement des travaux d'intérêt général. Ça peut être la signation à résidence, ça peut être euh euh y compris le le bracelet électronique, ça peut être beaucoup de choses, ça peut euh il y a différentes formes qui peuvent être adoptées, mais quand c'est le moyen de faire en sorte que l'on comprenne que l'on a fait une faute, que l'on est sanctionné de manière proportionnée à sa faute et mais que surtout les conditions dans lesquelles on retrouve une place dans la société soit telle que bien on évite de se retrouver dans une situation plus précaire qu'on l'était ou plus dangereuse qu'on l'était avant. Voilà des priorités qui seront les miennes.
Ce sont pas des sujets faciles. Ce sont pas des sujets faciles. Je vais terminer sur les policiers. Euh l'affaire Tho, si Tho avait connu les policiers en son quartier, si les policiers l'avaient connu, il y aurait pas eu ça. Il aurait jamais eu cela. Et c'est cela qu'il faut qu'on qu'on sache. Donc tout ça est parfaitement réversible et la pire des choses serait de dire la seule solution, c'est d'augmenter les places de prison. C'est un constat absolu d'échec que de dire au terme finalement d'une d'un mandat, ben nous allons augmenter les places de prison.
On se dit pas qu'il faut pas faire baisser la surpopulation carcérale, mais tout le monde sait c'est encore le contrôleur des lieux de privation de liberté qui le disait Adeline Nazan à partir de l'observation de tous les autres pays que dès lors que vous augmentez le nombre de places de prison, vous augmentez la propension des juges à prononcer des peines de détention et de mise en prison. et regarder la société où on met le plus la proportion la plus importante de gens en prison par rapport à la population, les États-Unis, est-ce que c'est une société qui est moins violente depuis qu'on met euh autant de gens en prison ? Non.
La preuve donc que le sujet c'est de sanctionner que la victime obtienne réparation du préjudice qu'elle a subi. Que si la sanction tombe, qu'elle soit comprise, qu'elle soit exécutée, qu'au terme de la sanction et de la peine, même si c'est une détention, non seulement on est compris pourquoi on a on a été puni, mais qu'au terme de cela, on a des capacités à se réinsérer dans la société. Merci. La personne numéro 134. 134 lever le en bas. 134 non je retire au sort en haut aussi. 270 270 Levez bien la main. Bien haut. Non, toujours pas. Faut être coucou si on vous voit pas. Bon. Ah 134 juste ici. Et à 334 là. C'est là que c'est la boulette. Ah non, j'ai bien lu 134. C'est pas grave.
Posez la Je voulais savoir quel est quelle sera votre position quand vous serez président. ce que je souhaite par rapport à aux personnes âgées qui sont actuellement dans les épades qui sont les familles qui les entourent les personnels par rapport au prix mensuel dans les épales publiques qui sont quand même très élevés les la revalorisation des retraites voilà donc tout ce côté citoyen puisque ce sont des citoyens comme les autres et ma foi par rapport à une association que j'ai concernant leur défense En tant que citoyen, on peut dire qu'actuellement il y a une très mauvaise position pour les les résidents, les familles et les personnels de ces établissements. Merci.
Bon, je fais déjà des réponses de plus de 3 minutes, mais celle-là elle est je vais essayer de la de de résumer. Aujourd'hui, la population vieillit, c'est une bonne chose. On vit de plus en plus longtemps. Réjouissons-nous qu'on vive de plus en plus longtemps, mais on devient aussi dépendant. Et quand on est une personne âgée dépendante, c'est toujours un moment compliqué de ne plus pouvoir faire ce qui auparavant rythmait le quotidien. Et euh on a le sentiment de d'y perdre non seulement en autonomie, mais parfois un peu en en dignité. Donc ce sont des des moments où l'accompagnement, la prise en charge des personnes âgées euh dépendantes est absolument crucial.
C'est frappant de voir d'ailleurs qu'une société dite moderne comme la nôtre finalement au deux bouts de l'échaînes pour la petite enfance parfois avant finalement le la maternelle et au terme de la vie paye aussi mal une auxiliaire pur aéricultrice comme une auxiliaire de vie et qu'on accepte finalement des conditions de prise en charge qui ne relèvent pas du service public puisque aussi bien pour la petite enfance crèche ou assistante maternelle il y a pas véritablement de droit à faire garder ses enfants et c'est pareil pour la prise en charge de la dépendance.
On est confronté donc dans des situations où les familles qu'on appelle les aidants maintenant souvent, c'est-à-dire les aidants familiaux ou la personne âgée elle-même en fonction de son salaire, de l'argent disponible qu'elle a se paye ou une jolie maison de retraite un Épade de 3 4 étoiles comme ça existe parfois ou finalement cherche une solution de garde à domicile de de garde à domicile de maintien à domicile ou voir des épades qui sont des épades beaucoup plus modestes. On parle même des d'établissement low cost. Sachez par exemple quand j'étais ministre de la consommation, j'avais mis le doigt sur une pratique d'un certain nombre d'Épad qui euh faisait la chose suivante.
Quand [Musique] il y avait un résident qui décédait et qui décédait par exemple le 6 du mois, et bien on facturait la chambre jusqu'à la fin du mois à la famille et pour autant la chambre était libérée le 8. Le 9, une nouvelle personne rentrait et la chambre était facturée ainsi à partir du 9 à la nouvelle famille. Ainsi, pendant 15 jours, il y avait une personne vivante qui payait et une personne décédée qui payait encore. Pratique que j'ai évidemment interdite, mais qui montre quoi ? qu'aujourd'hui il y a un commerce dans des établissements privés lucratifs vis-à-vis de la prise en charge de personnes âgées dépendantes.
Et la question qui nous est posée, même si on doit imaginer qu'il puisse y avoir plusieurs formules, c'est peut-on imaginer demain une forme de service public de prise en charge des personnes âgées dépendantes ? Et si ce service public existe, quelle forme peut-il avoir ? Est-ce que c'est un service public classique comme on connaissait avec des établissements publics ou est-ce qu'on conçoit un droit à avoir une prise en charge que ce soit dans le maintien à domicile ou dans un établissement qui est un établissement collectif ?
Un droit à une prise en charge notamment pour les retraités les plus modestes qui ont une famille qui elle-même est est modeste et a pas les moyens de se payer une maison de retraite qui soit une maison de retraite de haut niveau, médicalisée, dernier cri et cetera et cetera. Et ce sont sur ces questions que moi je veux travailler, je ferai des propositions dans les dans les semaines qui viennent. Je vais rajouter un autre un autre point qui m'a beaucoup frappé. Moi, j'ai pris un engagement, c'est aussi en lien avec la fin de vie. Euh ce gouvernement a essayé d'améliorer la situation pour la fin de vie, notamment avec la généralisation de plus en plus grande des soins palliéatifs.
C'est bien qu'aujourd'hui on prenne en compte la fin de vie, qu'on améliore les soins palliatifs, qu'on tienne compte de la douleur, tout cela s'est amélioré. Mais en réalité aujourd'hui, on a acté dans la loi, la loi Claetti, une forme de droit à un sommeil qui vous amène ensuite à mourir. Mais vous ne finalement, même si vous pouvez prononcer des directives anticipées, dire à votre famille ou à vos soignants que vous souhaitez être endormi pour pouvoir mourir, vous ne pouvez le faire que quand vous arrivez au terme d'une maladie dont on juge qu'elle est incurable et sans pour autant choisir le moment avant même parfois d'être devenu très dépendant le moment de pouvoir le faire.
Moi, je veux qu'en domaine dans le domaine des soins palliatifs et d'un droit aux soins palliatifs, comme dans le domaine de la fin de vie et du choix à la fin de vie, nous ayons une loi de main, même si c'est difficile et je comprends, mais moi ma conviction me pousse à vouloir que ce choix puisse être fait par des personnes atteintes d'une maladie incurable dont on sait qu'elle est incurable à un moment où ils doivent rester libres de prendre la décision et bien euh de terminer leur vie parce que c'est leur leur choix souverain, leur liberté fondamentale et le moment où ils veulent pouvoir dire au revoir à la vie, à leur famille, à leurs proches et pas simplement au moment où ils sont dans un état de dépendance donc à leurs yeux d'absence de dignité qui s leur est autorisé d'être endormis ne leur permet pas d'être libre et maître de leur choix.
Voilà des décisions sur lesquelles je veux avancer qui relèvent des droits fondamentaux à mes yeux pour les citoyens. le fait de pouvoir aussi choisir le moment où on s'en va, quand on perd sa dignité, mais avec le vieillissement, la réalité aujourd'hui des conditions de travail dans les ÉPADes, je l'ai dit tout à l'heure, il faudra poser la question des carrières, des rémunérations et de l'organisation du travail dans les épades. J'ai je nous regarde à la télé, je vais vous dire ce que des auxiliaires de vie m'ont dit, que ça m'avait frappé et attention aux oreilles que ça pour ceux que ça va choquer.
Et quand j'ai évoqué tout à l'heure la dame qui me disait bah on nous réduit les temps où on fait la toilette intime d'une personne. Une toilette intime normalement c'est 25 à 30 minutes mont le savais pas. Pour faire la toilette d'une personne qui ne peut pas se mouvoir et se laver elle-même. Elles me disent on l'a réduit à 10 minutes. On appelle ça entre nous disent-elle. C'est là où ceux qui ont les oreilles euh on l'appelle me dis-elle la toilette tête cul parties intimes et visage. Pourquoi ? parce qu'on a pas le temps de faire le reste.
Et dit ce qui est terrible pour nous c'est que quand une jeune femme ou un jeune homme qui vient en en lycée pro faire son stage dans les pades qui a appris sur un mannequin en combien de temps on faisait cette toilette intime et on lui apprend que dans la vraie vie face à des vraies personnes, bah non, il allait falloir réduire le temps.
disent, on a l'impression d'être dans la maltraitance à l'égard de la personne que l'on toilette, mais aussi dans la maltraitance professionnelle à l'égard de celle ou de ceux que l'on forme puisqu'on leur apprend finalement à ne pas faire le métier pour lequel elles s'étaient formé et qui les amenait à choisir ce métier parce qu'elles avaient le désir aussi pour beaucoup qui parce que souvent des jeunes femmes, il y a aussi des jeunes hommes et bien d'accompagner des personnes âgées dans des moments où l'accompagnement psychologique, la capacité à à faire le bon geste.
Qui ne voit pas, c'est ça qui m'ins supporte, qui voit pas que c'est pas juste un métier où on apprend à changer parfois une couche ou à faire une toilette. C'est un métier dans lequel les mots, les gestes, les sourires, les rires, les capacités à comprendre quand une personne âgée dépendante a mal parce qu'elle ne peut pas bien s'exprimer et que sa souffrance s'exprime par des petits gestes que qu'on décelle parce qu'on connaît la personne qui ne voit pas, qui a des savoir-faire incroyables et que nous méprisons quand nous acceptons que ces femmes soient si mal payées et qu'on les oblige à faire de la cadence, du chiffre et de la performance.
Voilà la réalité aussi d'une société qui finalement est à manque de dignité et manque de dignité et d'égard et de responsabilité à l'égard de ceux qui vieillissent. Donc c'est vraiment un terrain service public du grand âge sur lequel je réfléchirai et j'impliquerai notamment tous les établissements, les étates du secteur privé non lucratif, c'est-à-dire du monde mutualise, de l'économie sociale et solidaire qui contribuent très largement sans sélectionner le risque en ne sélectionnant pas selon leur compte en banque à prendre en charge beaucoup de familles des dents. Bravo aussi au droit au répis inscrit dans la loi. Comment s'appelle-t-elle celle celle-là ?
les députés he l'adaptation de la société au vieillissement mais on a progressé dans avec le droit au répis et on a permis aux aidants d'être mieux accompagnés voilà faudra continuer et encore s'améliorer dans ce domaineel merci beaucoup. [Applaudissements] Alors, avant de demander à la personne qui a le ticket numéro 267 de bien lever la main et euh 267, voilà, avant de juste que vous posiez votre question, vous êtes un certain nombre vous êtes beaucoup à nous suivre sur Facebook Live et il y a une question qui revient souvent notamment sur l'abrogation de la loi travail. Alors, qu'est-ce que tu euh mettrais euh sur euh ta future loi de travail ?
Quels seraient les dispositifs que tu voudrais euh insérer euh sur une future loi travail ? Bon, il y a ceux qui cherchent euh mauvaise querelle sur mais il a dit abrogation ou il a dit nouvelle loi mais est-ce qu'il est toujours le même qu'avant ? Moi, vous savez euh dans cette campagne, j'essaie d'être le plus sincère et le plus honnête possible. Je prétends pas à la perfection. J'ai même dit lors de mon premier discours que je revendiquais pour ce qui me concerne, je prétends pas que les autres ce soient le cas, une humanité imparfaite. En tout cas, moi je suis imparfait. Peut-être que les autres sont parfaits, mais moi je ne le suis pas.
Et c'est la raison pour laquelle euh je on peut avoir des fois dans dans une campagne des moments où on ne répond pas exactement comme il le faudrait. Cela étant dit, moi je vous le redis sur la loi travail, j'avais pris des engagements. Je me suis opposé à cette loi-là pour trois raisons principales. L'inversion de la hiérarchie des norme, la facilitation des licenciements et la possibilité par un accord d'entreprise de baisser le tarif des heures supplémentaires. Ce sont les trois raisons principales. Il y en avait d'autres mais trois raisons principales. Donc je la remettrai en cause.
Est-ce que cela veut dire pour autant que le fait d'améliorer les pouvoirs des salariés c'est une mauvaise chose ? Est-ce que le compte personnel d'activité était une mauvaise chose ou le droit à la déconnexion était une mauvaise chose ? Non. Donc dans la nouvelle loi travail, on importera les disposition que dont je juge quels sont des droits qui correspondent aujourd'hui à de vrais progrès pour les salariés. Et arrêtons les les postures qui disent "Écoutez, nous allons juger de l'ADN chimiquement pur de Benoît Amont dans la capacité à dire il abroge rien que l'abrogation, toute l'abrogation".
Alors oui, j'abroge mais je ne reste pas là et je veux une nouvelle loi travail qui va travailler sur quoi justement ? Sur la souffrance au travail, la prise en compte des pathologie psychique, burnout, ce sera dans la nouvelle loi travail sur les conditions dans lesquelles on change l'organisation du travail puisqu'on baisse les cotisations sociales patronales sur un mécanisme de type d'eurbien. Moi, je souhaite qu'on encourage et bien les créations d'emploi et la réduction du temps de travail.
Je veux aussi que dans les entreprises grandes, petites et moyennes, nous donnions davantage de pouvoir aux salariés, conseil de surveillance, conseil d'administration, capacité à pouvoir peser sur les grands enjeux stratégiques, autant de choses. Donc honnêtement euh on on peut euh, il y a plein de sujets avec lesquels moi je peux avoir des désaccords avec d'autres à gauche, y compris sur cette loi de travail ou sur d'autres, mais arrêtons de se faire des des des procès. d'abord, on y perd du temps, c'est pas sérieux et puis et puis je pense que voilà, c'est ça ça mérite mieux et et que ce genre de procès là. Donc voilà, ma position, elle a toujours été claire.
Si vous reportez à ce que j'ai dit, j'ai toujours dit cela, c'est que oui, je ne voulais pas de cette loi-là, mais ce qui ne m'empêchait pas de vouloir en faire une autre parce que je pense qu'on a besoin d'une grande grande loi travail qui permettent une nouvelle organisation du travail. Et puis s'il fallait que je prenne une mesure, le droit à la déconnexion. Pourquoi je trouve que c'est positif ? Même si j'iraiis un peu plus loin. Là aussi ce qu'il y avait dans la loi travail, c'est que ce qui est incroyable, j'ai pas d'ordin, j'ai pas mon mon smartphone là aujourd'hui, mais aujourd'hui on a une laisse qui nous relie au travail.
Ça s'appelle le smartphone, une laisse électronique qui fait que un cadre sur trois vous dit qu'il continue à travailler entre 8h, 20h et minuit. et on est tenu, c'est qu'en fait on a quitté le travail, normalement on n'y est plus, hein, dans l'entreprise mais on continue à travailler et on trouve ça normal de recevoir un mail à 22h qui vous dit "Tu as préparé la la présentation pour demain pour le client qui a lieu à 9h ?" Et donc, on renvoie non les et donc on renvoie à qui ? À ses propres collaborateurs, à d'autres collègues et c'est normal. Et alors le samedi, vous bossez à nouveau sur une nouvelle présentation parce que vous avez aussi une présentation client le mardi et cetera.
Et le travail nous colonise. On ne sait plus ce qui relève du temps personnel, du temps professionnel et ce serait normal. Et ben non, ce n'est pas normal. C'est pour ça que ce droit à la déconnexion, si tentez qu'on l'applique, il est légitime pour se dire à un moment ce que moi-même j'ai du mal à faire. Vous savez, je vais vous raconter euh une histoire, elle est je sais pas si elle est très drôle, mais ma petite fille, à force de me regarder euh sur ma tablette quand je suis à la maison, euh je fais moi aussi, je suis sur mon écran et cetera, alors faut regarder les dessins des enfants. Oui, comment on me représente, je me représente avec un écran donc c'était déjà pas très bon.
Mais je vois ma petite fille, la toute petite, elle avait quand elle avait 2 ans. Et un jour où je me faisais une pause et je regardais match de rugby, je reconnais. Et voilà et à la télé et elle arrive devant la télé parce qu'elle aimait pas le rugby. Puis elle devait se dire en plus quand il est là, il regarde en plus du rugby et elle fait sur le grand écran, je la vois faire comme ça et je me dis mais qu'est-ce qu'elle fait ? Et à 2 ans à force de voir son père faire ça, elle enlevait elle voulait enlever l'image de du rebus.
Et non mais authentique qui veut dire que nous aujourd'hui on ne fait même plus attention à quel point on est relié finalement ou à l'information quand c'est au mieux mais encore ou au travail et le droit à la déconnexion ça me semble être absolument fondamental. Je dis ça pour tous ceux qui sont en train de checker leur mail à l'instant sur leur smartphone. Merci beaucoup. Peut-être effectivement continuez. Vous êtes un un certain nombre à nous suivre sur le Facebook live, donc n'hésitez pas à réagir avec notamment le hashtag amon 2017. Bonsoir, je suis là. Voilà. Bonsoir. Je voudrais vous interroger sur la réforme des rythmes scolaires.
Elle est partie d'une bonne intention réorganiser la le temps scolaire des enfants sur 9 demi-journées et finalement je pense que elle aurait dû être évaluée une fois qu'elle avait été mise en place car à force de mettre des dérogations et de l'adapter aux difficultés de mise en place parce que dans les petites communes c'est très compliqué à mettre en place parce qu'il faut trouver du personnel parce que bien sûr il faut laisser les enfants à l'école le temps de le temps du travail des parents. Tout ça mis bout à bout. On a des enfants qui sont à l'école plus longtemps qu'avant. Les journées n'ont pas été raccourcies puisque les temps d'activité périscolaires se font dans les écoles.
Et si on met bout à bout la garderie périscolaire, le temps de classe, la cantine et l'étape, on a des enfants qui passent 50 he à l'école. Alors moi ma question c'est qu'est-ce que l'école ? Est-ce que l'école c'est un temps de présence qui inclut la garderie, la cantine, la classe, les temps d'activité périscolair ou est-ce que l'école c'est un temps d'apprentissage ? Et avec tous ces temps qui se multiplient, j'ai l'impression qu'il y a de plus en plus de confusion dans la tête des enfants, dans la tête des parents.
Et je je pense que cette réforme qui devait être égalitaire ne l'est pas parce qu'on n pas la même chose de proposer quand on est dans les temps d'activité périscolair à Paris ou dans une grande ville et quand on est dans une ville de campagne où il est difficile de trouver du personnel et des activités proposées aux enfants. Alors, j'ai plusieurs points d'accord avec vous, puis après je ferai quelques remarques. C'est vrai que la réforme des rythmes scolaires, elle a été voulue par quoi ? Pourquoi ? D'abord parce que le système éducatif français, l'école française avait vu le niveau des élèves notamment CE1, CE2 en français, en mathématiques, BC.
On s'est penché sur l'état de l'école et du primaire, ce qui s'appelle désormais le cycle 2, CPCE1, CE2 et le cycle 3, CM1, CM2 et jusqu'en 6e. s'est penché sur cette situation là en se disant bon il y a à la fois recentrer les programmes sur les fondamentaux français et mathématique et en même temps peut-être à repenser les rythmes d'apprentissage puisque en France on avait une semaine de 4 jours où se concentrait pour le coup sur 4 jours des rythmes qui sont des rythmes incroyables. Le petit français petit élève français par rapport à tous ses voisins ou ses petits camarades en Europe, il est quand même mis sous pression beaucoup plus fortement beaucoup plus fortement qu'ailleurs.
Et donc l'idée de la réforme des rythmes éducatifs, elle part de cela en se disant si nous passons de 4 jours à 9 demi-journées dont 5 matinées, vu que tous les chronobiologistes, à l'exception de quelques-uns, je faut dire faut le dire d'une en fait disent et montrent qu'on se concentre davantage entre 9h et 11h. Un matin de plus, c'est autant de chances de plus de mieux apprendre les leçons et de mieux apprendre les leçons en français, en mathématiques. On pensait notamment aux élèves qui sont qui ont une une origine sociale modeste, qui parfois euh ont besoin d'être un peu plus suivi que d'autres. Donc c'est ça le principe.
Et à partir du moment où on mettait une demi-journée en plus, effectivement, il fallait réduire le temps de la classe, d'où le principe de la coéducation inscrit dans la loi des refondation de l'école de la République et les activités périscolaires. Les activités périscolaires, la confusion tient au fait que ça n'est pas du temps de classe et en même temps ça se fait dans les écoles. Et là où vous avez raison, c'est qu'il y a pu y avoir, notamment quand on l'a fait dans les maternels, de la confusion pour un certain nombre d'enfants sur "Mais attendez, qui est mon enseignant ?" Euh je vois arriver des adultes, d'autres adultes et pareil dans en primaire et il rentre dans la classe.
On a des animateurs qui ne sont pas formés comme les professeurs des écoles le sont désormais parce qu'il y a eu un rétablissement de la formation initiale des enseignants au combien précieuse et il peut y avoir de la confusion, c'est incontestable mais il y a des écoles qui ont aussi su parfaitement organiser cela de façon à ce que les enfants ne soient pas perturbés par finalement cette distinction que l'on peut faire entre activité périscolaire et temps de la classe. Le principal problème à mes yeux et celui qu'il faut évaluer et là où vous avez raison, c'est sur l'inégalité qui existe entre les familles, entre les élèves sur le contenu des activités périscolaires.
Celui-ci peut-être très très différent d'une ville à une autre et parfois d'une ville voisine à une autre. Et ce qui fait la distinction, ce n'est pas que ce ne sont pas que ce soit des villes de droite ou de gauche, euh des villes des communes rurales ou des grandes villes, c'est l'existence ou pas d'un projet éducatif et souvent d'une réflexion ancienne en matière de projet éducatif local.
Et on voit qu'il y a une vraie différence dans le contenu des activités péréscolaires, là où il y avait déjà un tissu associatif, culturel, d'éducation populaire très fort qui avait des habitudes parce que les activités pércolaires existaient avant hein, je le rappelle, des habitudes de travail avec les écoles, les établissements.
Alors moi je crois que dans ce domaine là, il y a à améliorer l'offre qui est celle des activités préocus scolaire, pas seulement en faisant en sorte que les communes soient aidées là où elles en ont le plus besoin pour pouvoir justement mettre en œuvre ces activités, mais pour s'assurer que le contenu ne relève pas juste d'une vague animation le temps de garder les enfants pour que les parents viennent ensuite les chercher ou la nounou vienne les chercher ou quelqu'un de la famille vienent les chercher.
Et moi, je crois qu'il faut pouvoir labelliser dans l'éducation nationale avec les grands réseaux d'éducation populaire des modules d'activité pérriscolaires que l'on proposerait dans le domaine culturel, dans le domaine euh de des activités d'éveil de les labelliser. Je vais prendre un exemple, je trouve euh euh dans ma ville à Trappe, on avait une tradition qui s'appelait les matchs d'improvisation que l'on faisait au collège. Il y a des championnats des collèges sur les matchs d'improvisation.
Et bien, on a voulu proposer à la compagnie desclic théâtre et bien de profiter de la réforme des rythmes éducatifs pour proposer des modules de match d'impro sous la forme d'activité périscolaire aux enfants qui sont des enfants dès l'école primaire. Quel est l'intérêt ? Bah, c'est qu'on peut constater que pour certains gamins qui ont des difficultés scolaires, le match d'improvisation souvent déverrouille un certain nombre des inhibitions qui vous amenaient à prendre du retard dans l'apprentissage des fondamentaux.
Et bien moi je crois que quand on a aujourd'hui intermittent du spectacle animateur une activité labellisée construite, on peut parfaitement la dupliquer, lui donner le label de l'éducation nationale, s'appuyer sur des grands réseaux d'éducation populaire et proposer cela à des communautés de communes en milieu rural, à des communautés d'agglomération, à des villes qui n'ont pas forcément aujourd'hui et bien l'offre d'activité périscolaires qui correspondent exactement à l'idée qu'on se fait d'une activité de qualité. Mais je veux pointer et là où vous avez raison, c'est que au départ la satisfaction, elle était assez grande tant qu'on restait sur le temps de la classe.
On se disait une matinée de plus c'est formidable. Bon, les professeurs grenient, les parents grenient et l'idéal je vais vous dire, si on avait voulu vraiment respecter les rythmes de l'enfant c était de faire lundi, mardi complet, mercredi jeudi complet et samedi matin travailler. Parce que c'est ça l'idéal. Pourquoi ne l'a-t-on pas fait ? Je veux vous dire pour une raison euh assez simple. c'est que ça coupe le weekend, le samedi matin et que notamment pour les familles recomposées, c'est une vraie difficulté dans la garde des enfant de savoir que on ne récupère plus l'enfant le vendredi soir, mais on le récupérerait seulement pour un jour et demi le samedi midi.
Donc il y avait ce sujet-là, comme il existe le même sujet pour les temps de vacances où nous savons aujourd'hui que alors qu'il faudrait avoir des vacances d'été sans doute raccourci, il y a un puissant lobby du tourisme qui nous dit bah non ne reniez pas sur le temps de vacances. Plus le temps de vacances est long, plus a de l'activité de l'emploi, ça peut s'entendre. Mais en vérité, nous avons là une organisation du temps scolaire dans la semaine comme dans l'année qui ne correspond pas à ce que sont les rythmes auxquels les enfants apprennent le mieux. Acceptons-le, ce sont des choix d'adulte, hein. En tant qu'adulte, puisque c'est nous qui votons, nous faisons ce choix-là.
Et après on dit "Oui, l'école c'est pas assez bien." Oui, mais parce qu'on a décidé que c'était comme ça. Et quand moi j'ai fait un décret, quand j'ai pris la réforme en cours, je suis pas resté longtemps à l'éducation nationale, mais au moment où j'y suis arrivé, c après les élections municipales. La gauche avait pris sur Fablois une raclée à peu près partout. Non, mais c'est vrai qu'on avait pris quand même une sévère raclé, reconnaissons-le. Et tout le monde disait c'est à cause, je m'en souviens, du mariage pour tous et de la réforme des rythmes scolaires. C'est ce qu'on entendait. Je pense que c'était ni pour l'un ni pour l'autre.
Peut-être un peu des certains pour certains savaient contribué que c'est plus une appréciation générale qui vous amène à décider de faire confiance ou pas à telle ou telle famille politique. Et et même si parfois c'est vrai que des maires qui avaient des bons bilans avaient été sanctionné parce que on était pas content de ce qui se passait à Paris. Mais je veux venir sur cette réforme, il me revenait à moi de la généraliser dans les 20000 communes où il n'y avait pas eu encore la réforme des rythmes.
Et on a pris une mesure nous qui permettait, ce qui concerne 10 % des communes françaises, de finalement geler une après-midi entière, ce que certains ont fait en gelant le vendredi après-midi par exemple, ce qui n'est là non plus pas la meilleure solution, mais le but c'était de garder cinq matinées. Et on constate quoi ? c'est que aujourd'hui, il y a effectivement des journées qui sont longues dès lors qu'on enchaîne dès le matin euh bah les cours, la pause méridienne, puis les cours, puis ensuite les activités périscolaires et qui vous amènent parfois à quitter la classe tard 17h30, 18h15 et cetera. Vous avez passé une très grosse journée et donc les enfants sont aussi plus fatigués.
Mais interrogeons-nous aussi sur nos propres modes de vie, notamment au milieu urbain euh où finalement nos parents euh nous mettons nos enfants euh et nous sommes contents que l'école nous les garde parce qu'on a' pas de solution pour pouvoir venir les chercher. Là où dans d'autres sociétés modernes, dites civilisées, regardez les pays nordiques, on arrête la journée de travail beaucoup plus tôt pour pouvoir se consacrer à la vie de famille et aller chercher ses enfants. C'est aussi un choix que font nos sociétés, hein. Faut faut regarder les choix que nous faisons lucidement, là où nous délibérons pour que notre vie soit organisée ainsi.
Alors moi l'évaluation, je la feraiit, elle me semble indispensable. Elle me semble indispensable sur l'impact que celle a eu. Je pense qu'il est positif sur le niveau des élèves en français, en mathématiques. Cela supposera des réformes supplémentaires. Bon, les engagements que je prends, ils sont doubles. D'abord, je veux un service public de l'aide aux leçons puisque les devoirs n'existent plus au primaire. Mais merci. Là encore, c'est vrai qu'il n'y a plus de devoirs, il n'y a que des leçons. Mais bon, c'est vrai que pour nous qui avons fait quand on connaît les devoirs, quand on nous demande de réciter des choses, on a l'impression qu'on fait faire des devoirs.
Bon, mieux, ce sont des leçons, mais je je suis d'accord hein, ce ne sont pas des devoirs, ce sont des leçons. Mais un service public des leçons pris sur le les heures supplémentaires que qu'accepteront de faire les enseignants et qui leur permettra de de compléter leur rémunération là où ils le souhaitent. Mais au-delà de ça, je veux prendre une mesure, je l'annonce tout de suite. Je souhaite que il y ait un maximum de 25 élèves par classe sur le cycle 2 CP CE1 CE2 et de 20 élèves par classe dans les territoires ruraux, dans les dans les euh territoires en REP, en tout cas les zones les plus difficiles et dans les DOMES et dans les comes. Pourquoi ?
Parce qu'il y a et nous le savons, un lien direct entre le nombre d'élèves par classe et la réussite des élèves les plus en difficulté. Moins il y a d'élèves, plus les élèves les plus en difficulté réussissent le mieux. Et on doit regarder cette réalité. Alors, une précision et je termine par là. Le nombre d'élèves en moyenne en France est de 23 par classe. On me dit "Mais pourquoi tu veux mettre à 25 puisqu'il est en moyenne à 23 ?" Parce qu'en réalité, il y a des classes à 31 et il y a des classes à 12.
Et ce qui veut donc dire, je vais prendre un exemple très concret, que si nous sommes à Blois, par exemple, dans une école où il y aurait 4 CP avec 25 élèves sur un groupe scolaire, là où il y a 101e élève qui s'inscrit, ça veut pas dire trois classes à 25 et une classe à 26, ça veudra dire qu'il faudra cinq classes de 20 ou en tout cas quatre classes de 20 et une de 21. C'est-à-dire qu'on ouvrira à ce moment-là une classe supplémentaire dès qu'il y aura un élève de plus. L'objectif c'est de permettre qu'on ait un plafond coût coût de la mesure important coût de la mesure le recrutement nécessaire de 20000 enseignements supplémentaires.
Et pour ce que pour que j'aille au bout, je souhaite qu'il y ait 20000 enseignements supplémentaires qui soient recrutés pour mettre en œuvre cette mesure là.
Je souhaite que nous ayons une brigade, en tout cas recrutement à minim de 2000 enseignants supplémentaires la première année et nous évaluerons si c'est nécessaire pour assurer les remplacements dans toutes les zones tendues où parfois vous avez pendant 3 semaines 4 semaines pas de professeur de math, pas de professeur d'espagnol et vous vous dites comment se fait-il aujourd'hui qu'on ne puisse pas avoir de remplaçant mais enfin je propose aussi parce que c'est une des clés de la réussite et d'un bon déroulement de carrière dans l'enseignement qu'aujourd'hui la formation de continu des enseignants soit renforcé Comment ? En proposant des modules de 3 5 ou 10 jours dans l'année.
Modules qui doivent permettre aux enseignants sur les questions pédagogiques, sur des questions lié aux connaissances, aux évolutions des connaissances qu'ils enseignent, de pouvoir à nouveau se former, se former et de renforcer par exemple l'usage du numérique dans la classe comme un moyen et bien de mieux transmettre connaissances, compétences et cetera et cetera. Et pour cela, puisque nous aurons davantage d'enseignants en formation, il faudra là aussi pour les remplacer dans leur classe 15000 recrutements supplémentaires, ce qui porte l'effort en terme de création d'emploi à 37000.
37000 euh j'ai évoqué 40000 parce que j'imag je souhaite aussi qu'il puisse y avoir euh euh un système plus de mètres que de classe euh entre le CM2 et la 6e de façon à ce que des enseignants puissent alterner le passage en CM2, les enseignants de complément et le passage en 6e pour contribuer à ce que la transition se fasse correctement entre l'école et le collège. Et là encore, ce seront 3000 enseignants supplémentaires. le coût de la mesure totale puisque c'est une montée en puissance, faut recruter les profs. Vous les avez pas tous la première année, mais le coût au final de cette mesure là coûte 4 milliards d'euros.
C'est une mesure importante mais je crois là encore, je vous le dis que imaginer qu'on va faire mieux à l'école avec moins de prof et je le dis à alors il va falloir me dire une dernière chose où François Fillon parce que j'ai j'ai bien réfléchi. On me dit Benoît Amont il a des problèmes avec son revenu universel d'existence ça va coûter très très cher. OK. Bon, j'ai si vous voulez tout à l'heure, il y aura peut-être une question, on en reparlera. Mais lui, François Fillon, donc il veut faire 500000 fonctionnaires de moins. Il fait 100 milliards d'économie sur dit-il de dépenses publiques. Emmanuel Macron, lui, il fait 60 milliards d'économies, juste 40 milliards de moins.
Donc, et aucun des deux ne veut d'enseignant en moins. On dit que l'hôpital est une priorité, qu'il faut recruter dans la police davantage de gardiens de prison. Bon, alors là, autant vous dire les maires, les collectivités, préparez-vous hein, parce que ça va tomber et à mon avis sévère. Si c'est pas sur la fonction publique d'État que l'on prend, je sais pas bien. La fonction publique hospitalière non plus, ce sera donc sur la fonction publique territoriale. Pourquoi pas ? Il y a des endroits où on peut sans doute améliorer le service public avec moins de fonctionnaires. Faudra encore dire lesquels.
Mais honnêtement aujourd'hui, ce qui annonce 100 milliards de réduction de la dépense publique ou 60 milliards de la réduction des dépenses publiques, il va falloir que devant vous, il disent quel est le service public dont j'assume de dire que je le supprime et je vais même plus loin. Si c'est pour demain nous faire des grands discours les sanglots dans la voie sur la République, vous savez la voix chevrotente là. et euh vous avez l'impression qu'il y a des larmes, vous avez envie de prendre les gens dans le dans les bras quoi. Ne pleure pas et la République partout dans les territoir dans les quartiers et continuer à baisser les dotations aux collectivités locales.
Mais ça vaudra donc dire moins d'animateurs, moins de culture, moins d'association, moins de bénévoles parce qu'il y aura moins d'associations, moins de services publics, partout, partout partout. Il faudra dire il faudra assumer jusqu'au bout. Faudra assumer jusqu'au bout, monsieur Fillon. Faura assumer jusqu'au bout, monsieur Macron, que oui, vous êtes en train de faire le choix de moins d'égalité, de moins de solidarité et de moins de services publics. Moi, je ne ferai pas ce choix-là aujourd'hui en France. Merci. Avant de passer à la prochaine question, est-ce que Boby, il se passe des choses sur l'application Gob ?
Une une nouvelle question d'un utilisateur sur un feuilleton qui n'en finit plus. Vous avez à peu près 50000 personnes qui ont posé la question suivante. Pour une alliance de la gauche, qui doit céder ? Mélenchon ou Amon ? Et ils sont 55 % à penser que ça doit être Mélenchon. Qu'est-ce que vous répondez ? [Applaudissements] C'est évidemment c'est pas une affaire de CD. Écoutez, moi j'en ai un peu marre de la vieille politique, je les électeurs m'ont fait confiance à la primaire, c'est qu'à un moment j'ai dit les vieilles solutions, ce qui a pas marché hier, il y a pas de raison que ça marche mieux demain.
Et donc essayons de voir le monde tel qu'il est, pas tel qu'il fut, en arrêtant de le fantasmer sur le travail, sur le nouveau modèle de développement, mais aussi la démocratie. Et moi, je vais pas rentrer dans je ne sais quel rapport de force à l'ancienne où on se fait 21 propositions rendu public dont on sait que l'autre peut pas les accepter puis après on le dit "Ah je lui ai balancé le mistigré de la division, c'est lui qui va dire non." Bon bref, donc tout ça à mon sens ça n'est pas très utile. Ils ont tous raison les 45 et les 100 %. Il faudrait qu'il n'y ait qu'un seul candidat. Pourquoi ?
Parce que quand vous rajoutez nos scores dans tous les sondages, celui d'Iann aussi Jado et ben on est devant Marine Le Pen et donc ça voudrait dire qu'on serait devant Marine Le Pen et donc quasi assuré d'avoir un président de gauche président de la République. C'est ça la réalité. Et donc tout le monde a raison. Ceux qui disent je préfère Mélenchon ceux qui disent je préfère Amon et et on en est là aujourd'hui et je moi le la discussion elle aura pas lieu sur un coin de table. Je ne peux dire qu'une chose aujourd'hui. Je respecte le choix de Jean-Luc d'être candidat et je peux pas faire autrement de toute façon. Et de quel droit je dirais Jean-Luc efface-toi derrière moi ?
Je peux comprendre que même si j'ai partagé 20 ans à la direction du Parti socialiste avec lui, son histoire plus récente l'amène à se méfier euh euh des socialistes. Donc je le respecte comme le choix de ces électeurs. Mais il me revient moi à moi puisque dans la plupart des enquêtes d'opinion, on me place en tête et comme capable de pouvoir battre Marine Le Pen, il me revient de parler pas simplement qu'à la gauche politique. C'est ça que je veux dire, c'est que les vieilles solutions, ce serait de fabriquer une sorte d'accord comme cela dont on saurait pas trop bien sur quoi il le repose.
Moi, il me revient de parler à la gauche associative, à la gauche politique, à la gauche qui innove, à la gauche qui est un peu fatigué, à la gauche qu' en a marre et qui dit "Réveillez-vous à tout cela et et aux citoyens et de fabriquer quelque chose comme ici ce soir et de fabriquer de la politique, une dynamique politique, d'essayer de de construire ce que j'ai appelé un futur désirable. Je n'ai pas d'autres choix et d'autres solutions à proposer. Ce futur désirable euh c'est celui derrière lequel peuvent se retrouver des millions de citoyens de gauche.
Je dis juste une chose, moi président de la République encore qu'il faut faire gaffe à cette donc je dis je reviens ça ça vous appelez c'est grâce à la technologie où vous pouvez faire rewind. Donc je reviens à ce que j'ai dit avant donc on a pas tous cétait 10 secondes avant. Donc si je suis élu président de la République, le gouvernement, mon gouvernement aura toutes les nuances de la gauche et j'inviterai toutes les nuances de la gauche à participer au gouvernement de la France.
qu'il soit communiste, écologiste, socialiste, radicaux, citoyens, issu de la société civile vivante, je les inviteraiit à gouverner ce pays parce que je pense que il faut que toute la gauche puisse participer au gouvernement de la France. C'est l'engagement que je prends aujourd'hui comme candidat à l'élection présidentielle. Je me tournerai vers toute la gauche demain pour gouverner et construire une majorité présidentielle. Merci. N'hésitez pas à réagir sur le Facebook live et avec le hashtag 2017. Une 7e question pour ce Agora Live, le numéro 263. Ah, juste là-bas. Hop ! 263 là. Je pas moi, il est là-bas ou elle est là-bas ? Je vois pas. Nous, on voit rien du tout.
Vous êtes dans la pénombre. Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir Benoît euh Élise enchantée. Je suis contente d'être là, c'est par hasard parce que je suis anciennement blisoise d'ailleurs. Bonjour Benjamin Bettle. On étant ensemble au lycée. Euh il a il a il a mal tourné depuis en fait. Je me je me posais une grande question parce que je suis assez d'accord sur ce tout sur la pédagogie d'abord avec laquelle vous n nous faites de la politique et je pense que ça c'est très nouveau et c'est vraiment important. On n'est pas que là sur des petites phrases en fait permanentes ou des juste des citations ou des petits chiffres. Donc ça oui à fond et ça me fait battre le cœur.
Par contre, j'ai une grande question qui je trouve depuis le début de votre candidature en tant que enfin candidature à la présidence pardon, je suis un peu stress à la présidence de la République me gêne. C'està-dire que oui au revenu universel, oui à une autre une autre vision de l'humain, du travail, de la planète. Oui à un service public à fond. Oui à l'accompagnement, la solidarité, l'intégration. Mais en fait à un moment donné les grands patrons ont fait comment ? C'est-à-dire qu'en fait, il y a une dizaine ou quinzaine de familles en France qui dirigent les médias, qui dirigent les banques, qui dirigent les grandes entreprises et qui dirigent les qui dirige en fait nos vies.
Elle elle dirige nos vies qu'on soit chômeur ou pas chômeur, qu'on soit noir, blanc ou marron. Elle dirige nos vies quand on est infirmière, quand on est cadre, quand on est ouvrier. Elle dirige nos vies en permanence. Donc en fait sur la question de la rémunération qui a encore augmentée euh en 2016, qui est énorme, euh la rémunération des grands patrons, euh les euh la la taxation des sur les enfin les taxes sur les transactions financières, euh enfin à un moment donné, on a il y a besoin de sous, il y a pas de répartition des richesses, il y en a une très mauvaise. On fait quoi ?
C'est quoi les propositions concrètement pour bah que il y ait plus d'égalité, qu'il a une meilleure répartition et que oui, on puisse avoir un vrai service public qui soit accessible à tout le monde et qui repermettent enfin permett de redonner de la dignité à tout le monde. Merci. [Applaudissements] Alors, merci Élise. Euh vous savez peut-être, j'ai été j'ai eu l'immense honneur d'être rejoint dans cette campagne par une très grande personnalité du monde de l'économie qui euh a une désormais une réputation mondiale en raison de l'étude qu'il a faite et qui l'a rendu célèbre sur les inégalités, le capital, Thomas Piquetti et qui a accepté de devenir mon conseiller.
avec lequel je travaille sur un futur traité budgétaire européen mais qui évidemment me conseille aussi avec une autre économiste Julia Cager sur les questions fiscales. Euh la question que vous posez, elle est absolument centrale. Pour avoir une politique ambitieuse de service public, encore faut-il pouvoir financer du service public et encore faut-il pouvoir faire du transfert de richesse. Le revenu universel d'existence par exemple, il ne peut reposer que sur un transfert de richesse. C'est pas du déficit public que l'on fait et l'État qui périt le revenu universel d'existence. C'est donc il faut organiser un transfert de richesse comme nous l'avons fait avec la sécurité sociale.
Je prends cet exemple, mais euh vous comme moi euh qu'on travaille euh à GOV ou euh ou qu'on soit député comme moi, notre grippe, si on est malade tous les deux, elle sera remboursée de la même manière. Elle remboursé de la même manière pour madame Betancour qui fait partie de ses grandes familles. Mais nous avons organisé une solidarité qui veut que ben on contribue plus à du proportion de ce que l'on peut payer en impôt en cotisation et qui permet que chacun ait une prestation universelle le même remboursement par la sécurité sociale du de notre gripe. Première chose. Donc on va organiser un transfert des richesses. Comment ?
Je parle de Thomas Piquetti parce qu'on a justement essayé de réfléchir aux inégalités telles qu'elles existent dans notre pays qui ne sont pas que des inégalités de revenus mais qui sont aussi des inégalité de patrimoine. Puis je dirai un mot des nouveaux impôts qu'on ne je vais commencer par ça d'ailleurs. Euh quand j'ai été aux États-Unis, je rencontre Bernie Sanders. On travaille d'abord tous les deux. On se rend compte là on n pas travaillé, on a beaucoup parlé surtout. Puis après j'ai travaillé avec ces équipes et ils me disent nous on a réfléchi à une chose c'est comment mettre en contribution spécifiquement les entreprises qui exploitent les communs euh par exemple l'eau.
Et je leur dis oui tiens c'est intéressant. Il me dit bah on veut nous leur donner une base juridique pour pouvoir justifier qualité spécifique. Je suis revenu moi en France avec cette idée-là notamment et on a travaillé.
Je me suis rendu compte qu'en fait d'aucun ici aussi et je vais proposer la constitutionnalisation des communs que sont le droit à respirer un air de qualité et le droit à boire une autre qualité de façon à disposer de la base juridique qui justifie que demain on se tourne vers les entreprises qui exploitent lucrativement les biens communs pour pouvoir tirer ou prélever une fraction des bénéfices qu'elle réalise par l'exploitation des communs pour financer demain des politiques qui assurent aux citoyens puisque c'est dans la constitution et bien le droit à respirer cette aire de qualité, ce qui n'est pas le cas quand on a un nuage de pollution atmosphérique ou à boire une autre qualité quand on a aujourd'hui toute une série de perturbateurs endocriniens de résidus de pesticides qui sont dans l'eau par exemple.
Voilà des des sujets qui sont des sujets importants qui peuvent montrer qu'on peut qui montrent qu'on peut aller chercher aussi de la recette de la ressource là où aujourd'hui on ne l'exploite pas. C'est pareil aussi sur les gafas quand on voit aujourd'hui que des auteurs, des artistes ne sont pas rémunérés euh correctement, qu'on exploite et qu'on pille euh leur créativité. Pourquoi ? Parce que euh des euh robinets, euh des tuyaux distribuent leurs œuvres et que euh bah ces œuvres sont distribuées quasi gratuitement avec des auteurs qui ne perçoivent pas les droits auxquels ils ont droit euh et donc la rémunération à laquelle ils ont droit. Pourquoi ?
parce que les géants du numérique échappent à l'impôt. On parle des GAFA Google, Amazon, Facebook, Apple qui paye en France 14 millions d'impôts sur les bénéfices des sociétés quand on sait les chiffres d'affaires qu'ell réalis. C'est absolument incroyable. Et le problème là encore, c'est que on a voulu par les députés améliorer la situation en aant par euh un amendement qui avait été déposé par le député socialiste Yan Galu. Essayer, on redéfinissait ce qui était l'établissement durable. C'est ça. Ou per ou stable dans la loi. Mais le Conseil constitutionnel au nom de la liberté d'entreprendre, principe fondamental de la Constitution, nous a empêché d'aller prendre de l'impôt.
Donc là aussi faut voir si si on pense à une Constitution dans la 6e République, faudra aussi penser la Constitution de telle manière qu'elle ne soit pas un frein au fait qu'on mette à contribution des entreprises quand ces entreprises font un chiffre d'affaires ici et devraient payer de l'impôt ici. Deuxème hypothèse sur laquelle on pourra travailler. Ensuite avec Thomas, on travaille sur quoi ? sur le fait de mieux organiser la fiscalité du patrimoine.
La réalité de la fiscalité du patrimoine, c'est qu'elle est très peu aujourd'hui est mal organisée, qu'elle est finalement pas progressive et qu'elle ne permet pas de tirer le rendement qui serait le rendement comment dire suffisant pour financer de nouvelles politiques publiques. Donc nous réfléchissons à quoi ? à l'idée d'un impôt sur les actifs net qui fusionneraient l'ISF, la taxe foncière et les conditions dans lesquelles ben l'impôt sur le patrimoine serait désormais unique, prélevé sur les actifs nets et non pas les actifs bruts, ce qui permettra de faciliter un jeune couple.
Aujourd'hui, euh si vous avez euh vous êtes un jeune couple et ben et que vous faites un emprunt pour acquérir un bien, vous allez payer autant de taxes foncières que celui qui en a hérité et qui va lui bénéficier sans avoir fait d'emprunt de ce bien. Et bien, on va là euh euh modifier les conditions dans lesquelles l'impôt sur le patrimoine est prélevé pour favoriser le jeune couple et faire en sorte qu'il ne soit moins assommé par l'impôt sur le patrimoine qu'il pourrait l'être aujourd'hui quand il acquiert un bien.
Voilà une piste autour de la fiscalité du patrimoine qui nous permettrait là de rendre beaucoup plus progressive la fiscalité du patrimoine et donc de prélever davantage sur ceux qui ont le plus de patrimoine. Les inégalités sont les plus fortes sur ces questionsl plus que sur le revenu et donc avoir une fiscalité beaucoup plus redistributive et juste. Je fusionnerai la CSG et l'impôt sur le revenu. C'était un engagement du précédent quinquena. Il n'a pas pu être pas pu être tenu. Je souhaite que nous le fassions et ainsi tout le monde payera de l'impôt. C'est déjà le cas en fait. On paye tous de la TVA. On pense que on est exclu de l'impôt.
Non, on paye tous de la TVA aujourd'hui, donc tout le monde paye de l'impôt. On paye tous de la CSG, mais nous ferons là une fiscalité beaucoup plus redistributive. Nous n'avons pas encore arrêté le nombre de tranches, mais nous sommes en tout cas tombés d'accord sur le fait qu'il est nécessaire demain qu'il y ait plus de tranches de façon à ce que là aussi l'impôt soit plus juste et corresponde véritablement à nos facultés contributives.
Donc je ferai la réforme fiscale qui permettra que l'impôt soit juste et puis surtout qu'il permettra d'augmenter le rendement de cet impôt de telle manière qu'il puisse aussi favoriser ces transferts de richesse, surtout quand il s'agira de financer le revenu universel d'existence. Mais nous n'échapperons pas aussi à une réforme de la fiscalité des entreprises. C'est la raison pour laquelle je reviens à ma petite idée de tout à l'heure, la fameuse taxe sur les robots m'a dit "Mais Amon, il est fou, tout le monde va s'en aller si on fait ça." Alors, je veux repartir de la réalité.
Les robots, il y en a pas que sur les chaînes de production de voiture par exemple où ils ont déjà largement remplacé les ouvriers. Vous en trouvez désormais dans des entreprises de services. Amazon ouvre son premier magasin à Siattle qui est un commerce où vous rentrez, il a suffit que vous téléchargiez l'application, vous vous loguez comme on dit à l'entrée du magasin euh vous enregistrez pardon euh et vous rentrez dans le magasin, faites vos courses, vous mettez tout ce que vous voulez dans votre panier, vous vous loguez à la sortie, ça vous est débité sur votre compte, il y avait personne. Vous avez peut-être eu un vigile qui vérifie que vous êtes bien logué, mais c'est tout.
Une grande entreprise de la grande distribution était venue me voir quand j'étais ministre de la consommation. Je l'ai souvent raconté en me disant "C'est formidable, monsieur Amont, demain il y aura plus de caissière, on va avoir un portique". C'est pas la caisse automatique où vous scannez vos produits tout seul, les 10 articles maximum. Là, vous êtes avec votre CAD, vous passez sous le portique comme à l'aéroport, tout est intégralement scanné. Même les articles qui sont retournés avec le code barre vers le tourn vers le sol, tout est intérieurement scanné. Je mets ma carte bleue dans la machine, je fais mon code, les portes s'ouvrent, je passe. Incroyable. J'ai économisé quoi ?
Un quart d'heure, un samedi après-midi. C'est plutôt pas mal. Sauf qu'il y a plus la personne, elle était là avant mais elle est plus là. l'entreprise a mis un portique économisé un salaire mais économiser aussi autre chose le salaire net que je lui vers mais aussi les cotisations que je payais comme employeur et qui vont financer quoi la sécurité sociale. Et quand Bill Gates donc dit il faut faire une taxe sur le robot, il dit quoi ? dit si le robot est un facteur de production de richesse et qu'à un moment on lui on préfère le robot à l'homme, non seulement on a économiser un salaire mais on produit toujours de la richesse.
Ce robot à travers la richesse qu'il crée est-il mis à contribution pour financer les services publics ou la sécurité sociale ou pas ? Bonne question. indépendamment du fait que l'on se dise qu'on taxe le robot lui-même. Moi ce que je propose c'est la chose suivante. Aujourd'hui, l'assiette des cotisations sociales patronales, elle est fondée sur le travail. Je regarde le nombre de salariés que vous avez et vous payez autant de cotisation que vous avez de salariés. Si demain l'assette des cotisations sociales n'est plus assise sur le nombre de salariés mais sur la richesse créée, et bien vous pouvez avoir une mise à contribution indirecte du robot quand il se substitue à un homme.
Ça ne fait fuir personne. C'est simplement un principe qui veut que et bien l'entreprise pour financer la protection sociale des hommes n'est plus mise à contribution en fonction du nombre de personnes qui travaillent chez elle mais en fonction de la richesse qu'elle crée. C'est une vieille idée pardon de le dire.
Je le dis à ce que ça a ému, c'est une vieille idée qui vient des rangs notamment pas que mais du Parti socialiste, pas que d'autres partis de gauche qui avaient déjà réfléchi à cette idée-là en anticipant des phénomènes qui étaient des phénomènes où on observait qu'une entreprise des services pouvait avoir 10 salariés créer beaucoup de richesse, faire 10 millions d'euros admettons de chiffre d'affaires et payer pour 10 salariés là où une entreprise avec forte intensité de main d'œuvre qui avait 10 fois plus de salariés sans dans d'autres secteurs payer pour sans la cotisation sociale alors qu'elle qu'elle avait le même chiffre d'affaires.
Et bien si on veut être plus juste, on met à contribution les entreprises à où il y a une haute intenticité en matière de valeur ajoutée et ben où il y a beaucoup de créations de richesse de façon à ce qu'indirectement finalement le robot paye pour l'homme. Cette idée-là, je la défends depuis plusieurs mois. Je suis heureux que Bill, je vais l'appeler Bill maintenant, Gates, Cher Bill, dear Bill, thank you very much. et et soit venu sur cette idéelà en même temps. Voilà, on me dit oui, est-ce que c'est un grand patron au J ?
Oui, mais bon, quand même, lui, il a réussi, il est assez innovant et ça m'amuse quand même que celui-là qui était quand même l'icône pour un certain nombre de de libéraux viennent à l'observation de ce qui se passe dans ses propres entreprises dire qu'il faudra tôt ou tard que ce genre de mécanisme existe si on veut continuer à financer tout simplement des services publics sans lesquels les entreprises, elles plus ne fonctionneraient pas et des mécanismes de sécurité sociale et de solidarité sans lesquels la société ne fait plus société. Donc oui, c'est une proposition que je mets sur la table.
Elle heurte dans certains milieux mais ce sera une de mes priorités de moins pour justement redistribuer la richesse. Merci. Alors, il se fait un petit peu tard. C'est le principe de la Gora. Tout le monde ne veut pas poser des questions. Les questions sont évidemment tirées au sort. Donc, je vous propose de poser de tirer au sort une dernière question pour ce soir et ce sera le numéro. Il est quelle heure ? Il est quelle heure ? 5 25 25 juste là. Merci. Bonsoir. Je suis content d'avoir la dernière question parce qu'il y a un sujet important qu'on a pas encore abordé, c'est la transition écologique, la transition énergétique, pardon.
Donc je voulais vous demander si vous comptiez appliquer l'objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité tel qu'il est prévu actuellement, c'est-à-dire descente de 75 à 50 % dans la part de la production d'énergie électrique à l'échéance de 2025 qui me paraît très courte et dans l'affirmative que vous développiez un petit peu les conséquences sur les dizaines de milliers de travailleurs du nucléaire d'une part et pour les Français d'autre part qui pour le moment paye une des électricités les moins chères d'Europe. Merci. Alors euh très bonne question qui renvoie la nécessité de la transition écologique et énergétique.
Moi, je pense qu'il faut être indépendant et souverain sur le plan énergétique. Le nucléaire ne nous garantit pas la souveraineté puisqu'il nous fait dépendre d'un minerai l'uranium qui est produit par l'autre. Donc quand on me dit le nucléaire c'est l'indépendance. Oui, ça peut être l'indépendance par rapport à au pétrole. Et si on faisait de l'électricité uniquement avec des énergies fossiles, on est peut-être un peu plus indépendant, en tout cas indépendant des grandes monarchie pétrolière, mais nous ne sommes pas des pays qui aujourd'hui produisent de l'uranium. La seule indépendance, c'est sont les énergies renouvelables.
Et la question qui nous est posée, c'est peut-on demain imaginer que le mix énergétique diminue la part du nucléaire qui a l'avantage de faire de l'électricité propre au sens où il n'y a pas d'émission de gaz à effet de serre mais qui n'est pas propre au sens où il faut enfouir les déchets. Et on a un gros sujet avec demain l'enfouissement des déchets abur avec un enfouissement profond irréversible là où il y a des solutions aux États-Unis qui me paraissent être beaucoup plus intéressantes et solides que celles qui sont qui pourraient être expérimenté avec des investissements de surcroix considérable à BUR.
Donc moi, je préférerais les alternatives qui existent aujourd'hui qui sont mises en débat plutôt que bur. Mais nous avons là une énergie qui n'est pas propre puisqu'il y a toujours ce problème qui est sur plusieurs siècles de l'enfouissement et du traitement de déchets radioactifs. Donc oui, je souhaite une diminution de la part du nucléaire. Les énergies renouvelables, ça a été démontré par rapport à toutes les autres productions d'énergie. Les énergies renouvelables créent six fois plus d'emplois. Il faut six fois plus de personnes pour faire fonctionner des éoliennes, de l'hydroélectricité, du photovoltaïque. Bref, c'est un gisement d'emploi absolument considérable.
La question est comment organise-t-on la transition vers un modèle énergétique à dominante d'énergie renouvelable notamment pour tous les salariés aujourd'hui qui contribuent à faire fonctionner particulièrement les centrales nucléaires en permettant de d'accéder à un coût de l'électricité qui n'est pas cher. Plus on investira dans le renouvelable, plus on fera baisser par ailleurs le prix de l'électricité qui produite par le non renouvelable.
J'ajoute que le modèle qui était un modèle intéressant qui est le modèle allemand repose sur des unités de production territoriale d'électricité où il y a là aussi beaucoup plus d'emplois mais où on a trouvé aussi euh des formes de gouvernance euh qui sont des formes de gouvernance qui pourraient très bien s'appuyer en France sur les sociétés coopératives d'intérêt collectif qui étaient dans la loi ESS qui permettent d'associer usagers producteur collectivité locale à des unités de production d'électricité qui raccordé au réseau national permettent de faire fonctionner de manière autonome un territoire pour la production d'électricité.
ou de l'électricité dont il a besoin pour faire fonctionner l'économie comme pour assurer le chauffage et l'électricité au quotidien des foyers et des ménages. Donc moi ce que je veux organiser c'est oui, je confirme non seulement que je veux diminuer la part du nucléaire à échance de 2025 dans le mix énergétique à 50 % mais que je veux poursuivre cela, c'est-à-dire continuer à envisager la fermeture au terme de la période des 40 ans des centrales nucléaires. C'est-à-dire qu'aujourd'hui on fait un système de 40 + 20, qu'aux États-Unis ont on tend même à tirer un peu plus loin.
Je veux qu'on engage la transition qui sera celle des personnels qui aujourd'hui font fonctionner les centrales vers le les énergies renouvelables. Il y aura besoin aussi parmi ce personnel des centrales nucléaires que beaucoup se spécialisent dans le démantellement des centrales. Plus ça va, plus aujourd'hui nous savons que les coûts qui sont ceux de l'entretien et de la maintenance de centrale dont on tire l'espérance de vie plus long plus longtemps sont des coûts extrêmement importants.
Je vous parle même pas des coûts qui ont explosé pour les EPR et les nouvelles générations de de réacteurs nucléaires où là on a des investissements qui ont été beaucoup beaucoup plus importants qu' que ceux qui n'avaient que ceux qui avaient été anticipés. Donc dans mon objectif, il est bien d'arriver à 50 % du mix énergétique pour le nucléaire, de réduire donc de 75 à 50 % mais de poursuivre cela et nous le ferons avec une condition. La condition c'est que la politique énergétique mise en œuvre par EDF et Areva soit bien celle que le gouvernement veut mettre en œuvre. Moi je j'entends qu'une grande entreprise comme EDF ou Areva ont des stratégies qui sont des stratégies entrepreneuriales.
Je respecte cela parfaitement. Mais ça ne peut pas être une stratégie qui est orthogonale avec celle du gouvernement et la volonté des citoyens de mettre en œuvre la transition écologique et la transition énergétique. Il me semble que dans ce domaine-là, nous ne pouvons plus tergiverser. Alors, on va me dire "Mais saurez-vous résister au lobby énergétique ? industriel parce qu'ils sont puissants et jouent un rôle important dans l'histoire industrielle de ce pays. Moi je je je vous le dis et que ce soit clair tout de suite.
Quand il s'est agit d'interdire le bisphénol A, perturbateur endocrinien dans les contenants alimentaires, j'étais ministre de la consommation, j'ai vu les pressions qui existaient. Je me souviens encore de ce qui me disait monsieur Amon. Si on interdit le bisphénol A, peut-être que les substances que l'on mettra seront plus dangereuses. Donc nous nous disons attention, on va faire encore plus de mal euh si on y prend et puis en plus, on va détruire beaucoup d'emplois.
C'est exactement l'argument qui a justifié qu'on continue à accepter un délai pour les bou rouges, même sous la forme de résidus sec en Méditerranée, alors que ça met en danger non seulement la biodiversité en Méditerranée, mais aussi la santé des habitants sur le littoral. Donc moi, je n'aurai pas la main qui tremble sur ces questions, je vous le dis, tant sur la question du diesel dont je souhaite qu'il n'y ait plus un seul véhicule diesel mis en circulation à partir de 2025 parce qu'on aura fait les choix stratégiques et industriels pour favoriser les alternatives au véhicules de diesel.
Nous en avons parfaitement les moyens et rassurons-nous d'ailleurs aussi bien sur le stockage d'énergie, je regarder ce qui se passe au CEA. CEA, c'est notamment l'atome.
On bosse de moins en moins sur l'atome et on bosse de plus en plus sur les énergies renouvelables, sur le stockage de des batteries d'électricité, sur les capacité de recharge et heureusement que cette intelligence là que nous avons, ces savoir-faire fabriqués parce qu'il y a eu à un moment de l'investissement, de l'intelligence mise sur le nucléaire peut basculer sur le renouvelable et sur le stockage notamment d'énergie, ce qui sera une des clés pour pouvoir demain pour les mobilités basculer vers des énergies propres, c'est comment les batteries nous permettent d'avoir de l'autonomie suffisante, comment nous organisons les les bornes de recharge de façon à ce que prendre un véhicule électrique ne soit pas un handicap pour ceux qui ont des circulations nombreuses à faire.
Tout ça est un enjeu tout à fait fondamental. Donc tant sur la question des mobilités, de la sobriété, de l'efficacité énergétique que sur la transformation de notre mix énergétique. Je le dis, je prendrai des engagements et des engagements chiffrés, des engagements cadencés, c'est-à-dire rythmés dans le temps avec des bornes parce que je souhaite et je veux dire que dans ce domaine là, il est l'heure maintenant de prendre le tournant des énergies renouvelables, sauf à accepter, mes chers amis, que tous ces choix que l'on retarde alors qu'ils sont ordonnés aujourd'hui par le monde tel qu'il évolue, sauf à prendre courir des risques à à nos enfants.
Et c'est la dernière chose que je voulais vous dire, c'était la dernière question. Moi, je je suis très soucieux que la dette de la France se réduise et je préfère demain vivre avec un pays dont la dette financière est moins importante et si on dépend moins des marchés pour se financer, ce sera une bonne chose. Je souhaite aussi qu'il y ait une mutualisation de la dette européenne pour qu'on ait plus à être les uns les autres très dépendants des marchés, notamment pour les les pays les plus endettés, les pays méditerranéens.
Mais au-delà de cette question de la dette financière, je veux dire les choses simplement et et je le dis à un un autre candidat qui a une une vie dans le passé de banquier qui a un peu mal réagi à à ça quand je l'ai dit. Oui, j'assume de dire qu'avec les banquiers, on peut et on va négocier, mais avec la planète, vous ne pouvez pas négocier et qu'il y a des choix industriel que nous faisons aujourd'hui qui vont avoir des conséquences irréversibles. Et je reprends l'exemple que je prenais tout à l'heure et je suis candidat à l'élection présidentielle.
Je veux vous dire pour elle et pour tous les enfants de leur génération, moi je ne veux pas je ne veux pas et je ne laisserai pas ce pays continuer à avoir des modes de production et des modes de consommation qui vont rendre ce territoire, celui-ci comme ailleurs, dans quelques années invivable pour nos enfants parce que nous acceptons de faire des choix qui tant sur le plan du réchauffement climatique que de la remise en cause de la biodiversité sont des choix irréversibles.
Donc je ne ferai pas comme responsable politique selon l'idée que je me fais de la responsabilité, ma responsabilité vis-à-vis de mes concitoyens mais aussi comme père de famille, je ne ferai pas ces choix-là ou je ne laisserai pas ces choix perdurer. Je ne laisserai pas donc des modes de production et de consommation continuer à sacrifier la planète parce que cette dette là elle sera non négociable. On ne pourra pas négocier avec qui on négocie le fait que aujourd'hui on pêche des poissons tropicaux au large des codes bretonnes. Avec qui on négocie cela ? On ne le négocie avec personne. Donc parce qu'on ne le négocie pas, il faut prendre les bonnes décisions maintenant.
Et je prendrai ces [Applaudissements] décisions. Merci. Merci Benoît. Merci à vous tous d'avoir participé à cette Agora Live. Merci à toutes les personnes qui nous ont suivi sur Facebook. Je pense qu'il faudra revenir vu la qualité des débats une fois président de la République. Merci à tous. Merci. Merci et bon vent. Bravo ! Merci [Applaudissements] mercième. Merci beaucoup. Je suis présidente de sortir du nucléaire 41 et j'attendais ça. Vous avez ma voix vraiment merci hein. Merci. Merci d'être [Applaudissements] ven super. Bravo. Merci à vous. Ah.
Benoît Hamon