Discours d'accueil à la Ministre Amélie de Montchalin par le Président de L'AATF Fabien Tastet
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
Merci beaucoup de votre présence parmi nous. Nous sommes évidemment heureux et fiers de vous accueillir pour ce congrès des administratrices et des administrateurs territoriaux de France dans ce très bel équipement à Montrouge. Vous savez que c'est pour nous le congrès des retrouvailles, puisque pour les raisons que chacun identifie bien le congrès annuel de l'ATF n'a pas pu se tenir en 2020.
Et donc on est tous et toutes très heureux de se retrouver en chéri en place. Nous avons, Madame la Ministre, le plaisir et l'honneur de vous accueillir. On sait évidemment que les disponibilités du ministre ne sont pas très importantes.
On est d'autant plus heureux que vous soyez parmi nous. Mais je dirais que c'est à l'image de votre disponibilité que vous vous accordez aujourd'hui. C'est à l'image de l'attention que vous avez consacrée aux questions qui nous préoccupent.
Et elle est aussi à l'image de la qualité du travail que nous faisons ensemble depuis plusieurs mois. Ce dont je vous remercie. Alors vous avez bien voulu vous prêter à l'exercice d'un échange avec les congrèsistes, les administratrices et les administrateurs territoriaux qui sont là.
On a tenu, et je sais que vous êtes sensibles, à ce que cette salle et cet auditoire soient aussi composés d'étudiants et d'étudiants que nous avons invités. Alors nous avons des étudiants du master à faire plus de Nanterre. Nous avons des étudiants de la prépa de talent d'Assas.
On a beaucoup travaillé avec vous sur le projet Égalité des chances, on y reviendra. Et puis nous avons des étudiants de l'école publique de Sciences Po. Et on était très soucieux de les inviter et on est très heureux qu'ils soient parmi nous parce que, et on en parlera, je crois qu'on est d'accord pour dire qu'il faut donner envie de la fonction publique et du service public aux jeunes, aux générations.
Et je pense que vous saurez tout à fait, par vos propos et par vos réponses, leur montrer combien l'engagement dans les services publics et dans la fonction publique sont porteurs de valeurs et porteurs d'avenir. Je vous donne donc l'occasion d'échanger avec toutes celles et tous ceux qui voudront vous interroger. Nous sommes ensemble pour une petite heure.
A nos côtés, à la prévue, vous aurez donc deux élèves administrateurs qui vous poseront les premières questions. A la prévue, nous aurons notre secrétaire général, Coral Garo, notre vice-président, Amoury et Brandalise, qui aimeront et qui donneront la parole à celles et ceux qui voudront vous interroger. Madame la ministre, je vais faire trop et puis je vais parler sans embâche, puisque un grand quotidien de la presse nationale sans les faits éco-guerre, nous soutenons, les administratrices, les administrateurs de l'Ontario soutiennent la réforme de votre fonction publique que vous portez et été initiée par le président de la République.
Nous la soutenons parce que nous en avons inspiré une bonne partie à travers les propositions que nous avons faites au gouvernement à plusieurs reprises. Et j'aime à dire que nous avons été parmi les premiers, dès 2015, à demander au gouvernement qu'on ajoute la salle de votre fonction publique. Donc nous sommes cohérents avec l'Ontario, nous soutenons cette réforme dans laquelle nous retrouvons beaucoup de propositions.
Et puis, nous soutenons cette réforme parce que nous pensons qu'elle est utile aux Français. C'est aussi utile aux administratrices et aux administrateurs territoriaux qui sont les mêmes membres de l'Ontario. Elle est utile aux Français parce qu'elle permettra d'avoir des hauts fonctionnaires qui ressemblent davantage à la société.
Des hauts fonctionnaires plus soucieux d'opérationnalité, plus proches du terrain. Elle permettra des hauts fonctionnaires avec un meilleur équilibre entre les hommes et les femmes. Parce qu'elle permettra, elle rendra aussi une action publique moins fragmentée en décloisonnant et en rapprochant.
Donc faisons mieux travailler ensemble les hauts fonctionnaires d'État, les hauts fonctionnaires de l'hôpital et les hauts fonctionnaires de la territoriale à égalité de droits et de devoirs. Et puis, pour les administratrices et pour les administrateurs territoriaux, elle permettra d'ouvrir davantage d'opportunités, de possibilités. Et elle leur offrira de nouveaux horizons professionnels.
Donc, on a souvent cette réforme. Il y avait d'ailleurs déjà de l'heure, je prendrais l'exemple du CHES qui, pour la première fois, est une démarche qui s'en va changer de fonctionnement, qui rassemble des hauts fonctionnaires, des trois versants, et qui permet de créer ces passerelles qui sont au cœur du projet de réforme de l'hôpital. Elle est peut-être en cours aussi avec le décret expert de haut niveau, mais vous en savez plus que nous, madame la ministre.
Donc, vous nous direz si effectivement ce décret que nous appelons nouveau, parce qu'il permet aussi de fluidifier les parcours professionnels, vous nous direz si ce décret dont nous attendons de longue date la vie dans le secteur public local est en bonne voie. Et puis, j'ai envie de dire, elle est en oeuvre, je l'ai évoqué tout à l'heure, avec la rentrée, c'est ça, dans les classes talent. Et vous savez que nous avons signé une convention avec vous à cet effet.
Nous sommes acteurs du fonctionnement des classes talent, puisque les administratrices et les administrateurs territoriaux y interviennent, et comment sinon, en exerçant du tutorat. Voilà, madame la ministre. Je dois dire que nous avons quelques points de résilance.
Vous le savez, je me permets de les rappeler mon compte à mon propos. La question de l'attractivité, je l'ai évoquée, et à travers la question de l'attractivité, la question des rémunérations. Vous avez ouvert une conférence, il y a quelques jours, nous, nous parlerons d'argent recensant à vous.
Si on veut que la réception publique soit attractive, il faut que nos fonctionnaires soient bien rémunérés. Les fonctionnaires français sont moins bien rémunérés que les fonctionnaires d'Italia, moins bien rémunérés que nos fonctionnaires belges. Moins bien rémunérés que les fonctionnaires d'Italia.
Et donc, il faut traiter ces questions, et nous serons évidemment extrêmement attentifs, vous le savez, à une stricte homologie entre les décisions qui seront prises pour les fonctionnaires d'État, et évidemment les décisions qui seront prises pour les fonctionnaires territoriaux. La question, c'est un autre sujet de différence pour nous, de ce qu'on appelle l'électromobilité. Vous savez que c'est un sujet sur lequel nous appelons votre attention de longue date.
Si on veut qu'il y ait plus de mobilité, si on veut que les fonctionnaires territoriaux viennent davantage à l'État, il faut aussi que leur retour en collectivité locale soit sécurisé. Ce n'est pas vraiment le cas aujourd'hui. Et on vous a fait un certain nombre de propositions, notamment des mécanismes instrumentiels.
Je vous dirais peut-être comment vous regardez cela. Et puis, un dernier sujet de vigilance, qui nous amène à faire un peu de sociologie des organisations, mais modérément, nous savons très bien que l'ouverture des procédures de recrutement à l'instant des A+, qui est donc une garantie de décloisonnement, et je pense à l'ouverture du recrutement du postage de responsabilité à l'État, mais je pense aux nouvelles procédures qui permettent de prendre des administratrices et à des administrateurs territoriaux d'intégrer le Conseil d'État ou la Cour des Comptes. Nous savons que ces procédures ne fonctionnent vraiment que si les hommes et les femmes qui sont appelés à recruter, qui proposent à des jurys, ne reproduisent pas des mécanismes de distinction bien connus depuis le groupe.
Et donc, nous pensons qu'il faut travailler à la composition de ces jurys et de ces comités de sélection pour que l'angogalie ne perdure pas. Alors, on avait fait une proposition à l'époque, qui était de dire, après tout, introduisons des auditeurs citoyens dans ces jurys. J'ai essayé à avoir un parlant en terme, on va d'ailleurs parler que les textes le prévoient.
Bref, la question de la composition des structures, des comités de recrutement, pour que l'ouverture soit une ouverture concrète, est un sujet qui nous préoccupe, et vous nous direz peut-être aussi, Mme Amélie, comment vous voyez les choses. Voilà, en vous renouvelant, en vous remerciement d'être, pour votre présence et pour votre disponibilité, en vous renouvelant votre soutien, Mme la Ministre, dans une réforme qui va dans le bon sens, et bien, je vous cède la parole pour votre propre entreprise. Merci beaucoup.
Merci beaucoup.
Amélie de Montchalin