David Rachline (FN) favorable à l'interdiction du travail en famille à l'Assemblée ou au Sénat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:50FerméeÉludée
Avez-vous rendu l'argent ?
- 1:55OuverteRéponse directe
L'Assemblée nationale paye un assistant parlementaire pour qu'il travaille pour la mairie ?
- 3:25OuverteRéponse directe
L'OLAF dit qu'on paye à quelqu'un pour suivre les dossiers européens, mais ce quelqu'un est chef de cabinet de Marine Le Pen ?
- 4:45RelanceRéponse partielle
Comment peut-on être assistant parlementaire d'un député européen sans être jamais à Bruxelles ?
- 5:43FerméeRéponse directe
Donc, vous n'avez pas remboursé l'argent ?
- 8:28RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous êtes un peu embêté au Front National pour commenter cette affaire Fillon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Invité politiqueFait
« Catherine Griset, qui travaillait en fait pour le compte de Marine Le Pen à Paris et pas du tout donc à Bruxelles, puisque c'était pour cela qu'elle était payée sur les dossiers européens. »
- 9:58Invité politiqueChiffre
« 7 900 euros selon le canard en chenille brut sur son dernier salaire, celui de son supplémentaire. »
- 14:58Invité politiquePromesse
« Marine Le Pen a dit que si le Front National arrivait au pouvoir, l'aide médicale d'État serait supprimée. »
- 15:04Invité politiqueChiffre
« C'est une aide médicale qui coûte environ un milliard d'euros selon les estimations. À peu près. »
- 25:17Invité politiquePromesse
« C'est le 145e engagement du Front National. »
Temps de parole
- Invité57 %
- David Rachline14 %
- Invité 28 %
- Présentateur8 %
- Invité 36 %
- Invité 44 %
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France Info. Et c'est l'émission politique de France Info, une demi-heure ensemble, comme tous les matins. Bonjour Jean-Michel Apatine. Bonjour Fabienne. Gilles Bornstein, bonjour à vous aussi. Guy Birenbaum également, et notre invité ce matin, sénateur maire de Fréjus, directeur de campagne de Marine Le Pen.
Bonjour David Racheline. Bonjour. Le Front National avait hier, jusqu'à hier soir, minuit, c'est très précis, pour restituer au Parlement européen 298 497 euros, j'oublie les centimes, un remboursement d'indemnité officiellement perçue pour une assistante parlementaire. Ah tiens, tiens, une assistante parlementaire. Catherine Griset, qui travaillait en fait pour le compte de Marine Le Pen à Paris et pas du tout donc à Bruxelles, puisque c'était pour cela qu'elle était payée sur les dossiers européens. La première question est simple. David Racheline, avez-vous rendu l'argent ?
Non, non, mais vous savez ce que c'est l'OLAF ?
L'OLAF, alors oui je sais, c'est l'officacité
de lutte contre la fraude. L'OLAF, c'est le bras armé du Parlement européen qui est dirigé par nos adversaires politiques et qui s'en prend là à l'ensemble de ceux qui contestent l'Union Européenne. Ils avaient d'ailleurs annoncé qu'ils allaient s'en prendre à nous par tous les moyens. Donc cette histoire n'a absolument aucun sens. Une plainte a d'ailleurs été posée contre l'OLAF, parce que nous considérons en ce qui nous concerne qu'il y a un problème de séparation des pouvoirs dans cette affaire. Le Parlement européen ne peut pas être jugé parti. Donc la décision de justice n'a pas été prise par la justice, et donc on verra bien ce que dira la justice.
L'OLAF est bien gentil, mais encore une fois, on ne lui reconnaît pas l'autorité au vu du fait qu'elle était léguidée par le Parlement européen. Comment lui reconnaître une quelconque légitimité dans la mesure où il y a absolument pas... Il y a un véritable conflit d'intérêts, en fait, entre le Parlement et l'OLAF. Donc ça n'a pas de sens.
L'Assemblée nationale paye un assistant parlementaire, on en parle beaucoup, là, c'est un peu dans l'actualité, ça ne vous a pas échappé, à un député. Ce n'est pas pour que cet assistant parlementaire travaille pour la mairie de je ne sais pas où. C'est pour qu'il assiste le député dans son travail parlementaire. Et là, c'est la même chose.
Il n'a jamais été dit, M. Apathy, que nos assistants parlementaires ne travaillaient pas au bénéfice de nos parlementaires européens.
Mais pas au Parlement européen, mais pas sur les dossiers européens.
Il a été dit qu'ils avaient par ailleurs un certain nombre de responsabilités politiques. Or, il ne vous aura probablement pas échappé qu'il y a un droit constitutionnel en France, qui est celui d'avoir des responsabilités politiques. Donc, pour le Parlement européen...
Un droit constitutionnel, quoi.
Oui, oui. Pour le Parlement européen...
C'est quoi le droit ? J'ai pas compris.
D'avoir des responsabilités politiques. On a le droit d'exercer des responsabilités... Oui, mais on n'a pas le droit... Mais on doit être payé pour ce travail que l'on fait. Pas financé sur fonds publics. Évidemment, mais nous contestons cela absolument formellement. On conteste cela absolument formellement. Le Parlement européen dit qu'il ne faisait pas le travail au Parlement européen. Nous nous attestons que nos assistants le faisaient bien, évidemment. Donc, ça veut dire qu'on peut faire un travail ? Dans cette affaire-là, pardon, mais dans cette affaire-là, le Parlement, il exécute...
Le Parlement européen, qui est dirigé par des politiques, il exécute une sentence qu'ils ont eux-mêmes décidée via l'OLAF. Ça n'a pas de sens. C'est eux qui ont décidé cela, alors que ce sont eux les politiques. Donc, il faut qu'à un moment donné, il y ait une décision qui soit prise, et la décision sera prise par la justice.
L'OLAF dit qu'on paye à quelqu'un pour suivre les dossiers européens, mais ce quelqu'un, il est soit chef de cabinet de Marine Le Pen, donc rien à voir avec les dossiers européens, soit, puisqu'il y a un deuxième dossier...
Alors, dites-moi, M. Apatikant, vous allez appeler...
Quand vous allez appeler Marine cet après-midi
pour lui poser des questions politiques, vous allez sans doute l'appeler pour lui demander ce qu'elle pense de l'actualité d'aujourd'hui. Vous allez appeler son assistante et vous allez lui dire quoi ? Allô, je voudrais parler à Mme le député européen ou à Mme la présidente du Front National ? Non, mais ça, ce n'est pas un argument. Ça n'a rien à voir. Bien sûr que si, c'est un argument. Quand on travaille les dossiers de Bruxelles, on travaille avec quelqu'un qui est à Bruxelles.
Son assistante, c'est l'assistante de la parlementaire européenne qui est parlementaire européenne du 1er janvier au 31 décembre puisque, contrairement au Sénat et à l'Assemblée nationale, le Parlement européen a une seule session qui dure l'intégralité de l'année. Donc, elle est parlementaire tout le temps. C'est ça, la réalité.
C'est bien embrouillé, je crois.
Non, il n'y a rien qui est... Mais donc, ça veut dire qu'on peut... Oui, c'est au contraire extrêmement limpide. Et puis, il y a quand même une deuxième différence dont il faut que je vous parle. C'est que jamais il n'a été question. Jamais il n'a été question d'enrichissement personnel dans cette affaire. Parce que Marine Le Pen, elle n'a pas touché... On ne l'a jamais dit. D'accord, non mais je tiens quand même à le préciser. Ce n'est pas elle qui a touché quoi que ce soit. Parce que j'ai compris, c'est qu'il y a des gens qui sont payés contre le truc ou la forme. Contrairement à la fière que vous avez sous-entendue dont vous avez sous-entendu tout à l'heure. Non, mais c'est ça.
Parce que moi, ce que je ne comprends pas très bien, c'est comment, du coup, on peut être assistant parlementaire d'un député européen sans être jamais à Bruxelles, sans avoir de résidence à Bruxelles, sans avoir de carte d'entrée au Parlement européen, sans rien. Ah ben non, c'est même elle qui l'a dit. Elle dit « je rentrais par le parking ». Enfin, c'est très très débuleux quand même. Oui, d'accord.
Donc ça veut dire qu'elle rentrait bien au Parlement européen. Ou ils sont passés par les portiques, ce qui n'arrive jamais.
En fait, c'est bien ce que l'enquête a dit par ailleurs.
On a parfaitement le droit d'accompagner son parlementaire européen en déplacement.
Mais on ne met jamais les pieds à Bruxelles. On n'a pas besoin d'être à Bruxelles pour travailler avec son député bruxellois.
Le Parlement européen, vous savez, il bouge, il n'est pas en permanence à Bruxelles. Il a des rendez-vous à l'extérieur. Il a des responsabilités.
Enfin, Marine Le Pen dit qu'elle siège et elle s'en orgueillit même du fait qu'elle siège et qu'elle est bien députée européenne. Ça paraît très logique que son assistante soit là le plus souvent possible à Bruxelles-Léguerre.
Ce qui paraît logique, c'est que l'assistante assiste le Parlementaire européen où qu'il soit. C'est surtout ça qui paraît. C'est surtout ça qui paraît. C'est surtout ça qui paraît. Dont à Bruxelles. C'est arrivé à différentes occasions. Évidemment, vous vous en doutez.
Donc, vous n'avez pas remboursé l'argent. Donc, on verra bien.
Pour rembourser l'argent, il faudrait-il encore le toucher ? Marine Le Pen, elle n'a pas touché cet argent.
Catherine Griset, elle a touché.
On parle du parlementaire européen. Moi, je vous parle du parlementaire européen. C'est à elle, en l'occurrence, qu'on demande l'argent. Elle n'a pas touché un centime, Marine Le Pen.
C'est pratique l'Europe parce que ça donne un peu d'argent pour financer l'activité politique en France. Comme vous dénoncez beaucoup l'Europe, c'est quand même un peu... Vous restez dans votre couloir.
Bon, c'est votre idée. Vous avez le droit, M. Apathy. Moi, je vous dis que c'est faux. Alors, vous avez le droit de ne pas me croire. Moi, je vous dis qu'on est là, encore une fois, qu'on nage d'abord. Il y a un vrai problème de fond qui est celui qu'on nage en plein conflit d'intérêts entre une décision politique de la part du Parlement et de l'OLAF qui est de son bras armé et un constat clair qui est celui que Catherine, d'ailleurs, est connue de l'ensemble des journalistes, parfois même du monde entier, comme étant l'assistante de Marine. C'est pas ce qu'il vous a dit. C'est que l'Europe, quand ça vous rapporte de l'argent pour vos assistants, même s'il bosse, ça vous arrange.
Pourtant, vous la critiquez, voilà. Oui, on la critique énormément parce qu'on considère qu'elle va... Mais vous prenez l'argent, c'est en la vie. On considère qu'elle va dans le mauvais sens et on assume parfaitement le fait de la combattre, y compris de l'intérieur. D'ailleurs, je vous rappelle au passage qu'on a été élus pour ça, d'ailleurs, aux élections européennes, avec 25% des bois, précisément pour contester la politique de l'Union européenne qui a largement contribué à la situation de notre pays, malheureusement.
David Racheline, ne bougez pas. On se retrouve dans une minute tout pile sur France Info, 8h40. Voici Victor Mathé.
Les soupçons d'emploi fictifs dans le camp Fillon. L'addition flambe, écrit ce matin, le canard enchaîné. Pénélope Fillon aurait perçu non pas 500, mais plus de 800 000 euros pour un poste d'assistante parlementaire. François Fillon aurait aussi embauché ses enfants comme collaborateurs au Sénat. Le candidat de la droite se dit victime d'une entreprise de calomnie autour, aujourd'hui, de son suppléant de l'époque. Marc Joulot, d'être entendu. Rester ensemble, ne pas aller voir ailleurs, une preuve de fidélité au Parti Socialiste, mais surtout un appel, celui lancé par Manuel Valls hier soir à ses soutiens en clair. Il faut soutenir Benoît Hamon et pas Emmanuel Macron.
L'ancien ministre de l'Économie en marche dans la course à la présidentielle dévoile son programme économique. Transformation de l'ISF en rente immobilière du RSA pour accompagner le retour à l'activité. Le financement de notre protection sociale ne peut plus se faire par le travail, dit également Emmanuel Macron sur France Inter. Les conservateurs, bientôt à nouveau majoritaires au sein de la Cour suprême américaine avec la nomination de Neil Gorsuch. Ce juge de 49 ans, choisi par Donald Trump, fait partie du courant originaliste. Une lecture stricte de la Constitution sans tenir compte des changements de la société.
France Info Et c'est David Rachlin qui est avec nous dans l'émission politique ce matin sur France Info. Question Gilles Bornstein.
Oui, dans le contexte que nous avons évoqué pour le Front National, une affaire affaiblie, François Fillon, accusé d'avoir embauché sa femme Pénélope comme assistante parlementaire, ses enfants également, pour des travaux dont on n'est pas sûr qu'elle les a effectués. Il a parlé hier, très exactement, de déstabilisation sans précédent. On écoute l'ancien Premier ministre. Vous l'avez vu, une opération d'une extrême ampleur de calomnie très professionnelle. Dans l'histoire de la Ve République, cette situation ne s'est jamais produite.
Jamais, à moins de trois mois d'une élection présidentielle, une opération d'une telle ampleur et aussi professionnelle n'a été montée pour essayer d'éliminer un candidat autrement que par la voie démocratique. Alors, est-ce que vous êtes un petit peu embêté au Front National pour commenter cette affaire ? Non, non, moi je me sens au contraire très à l'aise. Les choses sont extrêmement claires. Soit cette dame a été rémunérée pour un travail qu'elle a effectué, soit ça n'est pas le cas. Et je pense que c'est la justice qui le dira. Voilà, les choses sont simples.
Je constate simplement que les salaires évoqués, les montants évoqués, moi-même je suis parlementaire, j'ai un certain nombre d'assistants parlementaires, c'est, pour ce qui concerne Pénélope Fillon, une assistante parlementaire de compétition.
7 900 euros selon le canard en chenille brut sur son dernier salaire, celui de son supplémentaire.
dit-on, qu'est-ce que vous voulez dire par dit-on ?
Non mais, c'est ce que j'ai lu en tout cas dans les... Voilà, maintenant... On n'est pas dans le dossier, c'est ce qu'on voit.
Opération pour... Attendons de voir ce que dira la justice.
Opération pour m'éliminer, dit François Fillon hier soir.
Non mais je ne crois pas. La campagne présidentielle fait qu'on s'intéresse, évidemment, aux premiers chefs, aux différents candidats et en particulier ici, à M. Fillon, il n'y a rien d'anormal. On est habitué à droite d'ailleurs, enfin, je ne sais pas qui a donné ces informations, mais on est habitué à ces vieilles rivalités à droite qui souvent ont eu comme conséquence ce type d'affaires, disons. Vous êtes quand même assez modéré, on vous sent assez... Oui, on vous sent aussi... Moi, je ne sais pas, on commence à se connaître un petit peu, je suis toujours modéré.
On a connu le Front National dans ses différentes voies, donc pas seulement la vôtre. David Racheline, effectivement, plus présent sur ce landau. Non mais ne l'essayez pas de faire de sous-entendu
et n'essayez pas de faire de sous-entendu désagréable, ça n'a strictement rien à voir. Sans sous-entendu désagréable ? Ça n'a strictement rien à voir. Là, vous parlez d'un foyer qui potentiellement s'est enrichi à l'aide de l'argent public pour un travail qui n'a pas été réalisé. Et ça n'a strictement rien à voir avec le cas qu'on évoquait tout à l'heure. Je ne dis pas ça. Mais je vois bien là où vous voulez m'amener, M. Apathy. Mais on chope M. Fillon probablement la main dans le sac et on essaye... Et on ne chope pas Marie-Port. On essaye de nous ramener... Bon, laissons faire effectivement la justice. Mais en tout cas, il n'y a pas beaucoup d'explications. C'est tout ce que je constate.
Il y a peu d'explications. Même son avocat dit oui, mais ce n'est pas tangible. Sur le fait d'employer un membre de sa famille, c'est notamment le cas de Gilbert Collard qui emploie son épouse comme collaboratrice parlementaire. Est-ce que c'est quelque chose sur lequel on pourrait revenir ? Non pas que je mette en cause le travail de Mme Collard. Oui, oui. Moi, je pense qu'il faut se calquer sur les dispositions du Parlement européen. Ça veut dire plus de collaborateurs. Tout n'est pas mauvais au Parlement européen. Non, mais au Parlement européen, aujourd'hui, c'est...
C'est un commentaire de Fabienne. C'est pas une question. C'est un commentaire. J'ai bien entendu.
Probablement, faudra-t-il faire évoluer cela. Oui, tout à fait. Et si vous avez le pouvoir, vous le ferez. Oui, oui, sans doute. D'accord. On dirait Gilbert Collard, alors.
Est-ce que vous pensez que François Fillon peut rester candidat des Républicains ?
Je ne sais pas. En tout cas, ce n'est pas votre problème. Ce n'est pas véritablement mon problème. Mais ce que je constate, c'est qu'on évoque de plus en plus un plan B. C'est vrai. C'est ce qui circule. La presse, en tout cas, le dit régulièrement. On en entend parler. Mais c'est à eux de voir cela. C'est leur affaire. Alors, Marine Le Pen présentera ses mesures, son programme présidentiel à Lyon ce week-end. Je crois que ça s'appelle les assises de la présidentielle. Et cette année, pas de promesse d'augmentation du SMIC, contrairement à 2012. Pourquoi donc ? Vous êtes bien informé. Nous révélerons tout ça au moment... Elle l'a dit elle-même.
Elle l'a dit elle-même à la radio cette semaine. On a de bonnes sources d'informations. On révélera le détail de notre projet. C'est ce que je veux vous dire ce week-end, en effet, à Lyon. L'inspiration de ce projet et les convictions profondes de Marine vont être développées à travers une grosse centaine, 144, je crois, engagement. Engagement présidentiel qui vont permettre de préciser un certain nombre de choses et qui vont permettre de rappeler aussi quels sont les grands principes de notre projet. Le patriotisme économique, la lutte contre le communautarisme, la lutte en faveur des valeurs de la République, pour la laïcité, toute une série de... Oui ?
Je vous ai posé une question sur le SMIC. Oui ? Vous me répondez ? Je vous réponds sur... Elle a dit elle-même sur Europe 1 cette semaine qu'elle était contre une augmentation du SMIC, ce qui est un évident changement de pied. Oui, oui. Pourquoi ? Vous verrez qu'il y aura... C'est pour ça que je ne rentre pas dans le détail aujourd'hui, mais vous verrez qu'il y aura un certain nombre de dispositifs qui permettront d'augmenter de manière assez rapide les bas salaires. Mais ça ne sera pas, en effet, une augmentation du SMIC de manière directe. Donc je vous dirai... On vous dira tout ça ce week-end.
Le Front National sera toujours favorable à la retraite à 60 ans pour tout le monde ?
Bon, la philosophie générale ne changera pas. En effet, sur les retraites, nous considérons toujours qu'il faut faire d'abord... Qu'il y a d'abord beaucoup d'autres efforts à faire avant de demander aux Français de travailler en l'occurrence davantage et plus tard. Je pense, par exemple, que faire en sorte de remettre au travail les personnes qui en sont sorties par les grandes entreprises. On voit aujourd'hui qu'un certain nombre de grandes entreprises se séparent des gens aux alentours de 45-50 ans.
Faisons en sorte et créons des dispositifs pour permettre à ce qu'on appelle les seniors de rester dans le cadre de l'emploi, de rester dans l'entreprise avant de leur demander de travailler encore davantage. Il y a beaucoup d'autres économies à faire et nous allons commencer par ça, bien sûr.
Mais c'est 60 ans ou 40 annuités pour tout le monde ? 40 annuités. Donc ça repousse au-delà de 60 ans pour la plupart des gens, au final.
40 annuités. C'est-à-dire, vous revenez quand même sur les réformes qui ont été... est-ce qu'ils repoussent au-delà de 60 ans ? Oui, 40 annuités.
C'est ce qui nous apparaît comme étant nécessaire.
Dans une interview parisienne, ça, ce n'est pas une surprise. C'est au début du mois de janvier. Marine Le Pen a dit que si le Front National arrivait au pouvoir, l'aide médicale d'État serait supprimée. C'est une aide médicale qui coûte environ un milliard d'euros selon les estimations. À peu près. C'est ce que l'on dit. Cela assure des frais gratuits aux étrangers, en situation irrégulière sur le sol français. Si quelqu'un qui est en situation irrégulière déclenche une maladie grave qu'il ne peut pas payer de sa poche, il est là. Il n'a pas à être là, mais il est là. Un cancer, tant pis. Il meurt. On ne le soigne pas.
Mais tout se tient en réalité. Et les personnes qui arrivent sur notre territoire illégalement arrivent sur notre territoire parce qu'on les laisse rentrer, parce que nous ne disposons pas de frontières. Demain, inutile de vous dire que ce problème ne se posera plus puisque nous aurons des frontières et nous pourrons de nouveau contrôler ceux qui rentrent sur notre territoire. Mais oui, il faut mettre fin à l'aide médicale d'État et couper, en quelque sorte, les pompes aspirantes de l'immigration. Mais si quelqu'un développe
une maladie grave, est-ce qu'il n'y a pas un souci d'humanité ? C'est ça, ma question. Parce qu'il est là, il n'a pas à être là. Je comprends le raisonnement, mais il est là. Il meurt ? Tant pis ? Il débrouille ?
Le véritable problème, c'est celui du coût de tous ces dispositifs pour notre société. Et vous nous demandez aujourd'hui d'avoir de l'humanité à l'égard de ces personnes, ce que je peux comprendre, mais commençons par avoir l'humanité, de demander à l'État de s'occuper de nos compatriotes. Ça n'est pas toujours le cas, M. Apathy, lorsque, par exemple, on dérembourse des médicaments régulièrement, lorsque on a aujourd'hui des travailleurs pauvres ou des personnes âgées qui ne sont plus en mesure de se soigner dans notre pays.
Mais vous ne répondez pas à ce qu'a demandé Jean-Michel. En l'État, effectivement, parce que vous n'avez pas renvoyé tout le monde là du jour au lendemain, en l'État, si quelqu'un tombe dans la rue et est moitié mort, qu'est-ce qu'on fait ?
Non mais d'accord, si quelqu'un tombe dans la rue et est moitié mort, ne concerne pas seulement les gens qui tombent dans la rue et qui sont à moitié mort. Et il faudra que la règle...
Ce qui m'a surpris dans la proposition, c'est le côté pratique, si vous voulez.
Il faudra que la règle générale, ce soit pour les personnes qui souhaitent venir en France, il faudra qu'ils s'assument sur le plan financier, qu'ils assument de prendre un logement, qu'ils assument de bénéficier de nos systèmes de santé en réglant la note parce que les Français ne peuvent plus régler cette note.
Vous avez compris l'esprit de ma question, vous y avez répondu. Le programme de Marine Le Pen, ce sera donc samedi à Lyon.
Et il est 8h50, Victor Maté pour une minute.
François Fillon se dit victime d'une entreprise de calomnie inédite sous la Ve République. Nouvelle révélation ce matin du canard enchaîné. Son épouse, Pénélope, n'aurait pas perçu 500 000, mais plus de 800 000 euros en tant qu'assistante parlementaire. Une enquête pour des soupçons d'emplois fictifs est toujours en cours. Information aussi sur les enfants de François Fillon, employés comme collaborateurs au Sénat. Des positions conservatrices Gorsuch vient d'être nommé par Donald Trump à la Cour suprême. A 49 ans, Gorsuch est le plus jeune à accéder au poste depuis les années 90. Sa nomination redonne surtout la majorité aux conservateurs au sein de cette Cour suprême.
Le gouvernement israélien annonce la construction de 3000 nouveaux logements en Cisjordanie depuis 10 jours et le départ de Barack Obama de la Maison Blanche. Israël accélère son programme de colonisation. L'ancien président américain y était lui très opposé. En football, Marseille remporte le choc des Olympiques. Victoire 2-1 contre Lyon lors des prolongations. L'OM qualifié pour les 8ème de finale de la Coupe de France. Tout comme Bergerac, surprise de la soirée, le club de CFA balance équipe de Ligue 2 le score 2-0.
David Rachlin est avec nous jusqu'à 9h. Sur France Info, M. Rachlin, les ressortissants de 7 pays majoritairement musulmans sont désormais pour partie interdits d'entrer dans le territoire des Etats-Unis. Si le Front National arrivait au pouvoir, est-ce que c'est le genre de mesures que vous prendriez aussi ?
Non, nous avons dit qu'il n'était pas question pour nous de dupliquer précisément le programme de M. Trump parce que c'est un petit peu la question que vous me posez. Non, cette mesure précise. Ce genre de choses, on n'a pas dupliqué le programme, mais cette mesure précise. Je vous réponds de manière plus générale. Maintenant, il est bien évident que le président des Etats-Unis agit selon le cap qu'il a fixé, le cap sur lequel il a été élu. Je sais que ça choque en France de voir des gens tenir leurs promesses, mais il avait annoncé tout cela. Donc, il a été élu démocratiquement, il met en place son projet, son programme. Il n'y a rien d'extraordinaire à cela.
Mais vous, vous le feriez ou pas ? Non. C'est ça la question. Nous avons simplement dit qu'il était possible de le faire, non pas grâce à des décrets, mais en France, grâce, le cas échéant, à des ordonnances. Mais ce que nous voulons faire d'abord et avant tout, contrairement à M. Fillon qui avait laissé rentrer sur notre territoire un million d'immigrants en cinq ans lorsqu'il était aux responsabilités, nous souhaitons installer des frontières de nouveau pour pouvoir contrôler les gens qui rentrent sur notre territoire. C'est cela que nous avons dit. M. Briouat a été un peu plus loin que vous. Il dit on n'est plus dans le monde des bisounours, on est dans un monde horrible.
Donc, de temps en temps, il faut prendre aussi des mesures d'autorité qui t'a choqué. Donc, lui, il trouve qu'on peut faire la même chose que Donald Trump. Non, non. Il a dit et pourquoi pas ? Et en effet, le droit nous... C'est le vice-président du Front National. On peut faire ça. C'est-à-dire que si on le souhaite, on peut en effet, via des ordonnances, appliquer cette politique. Mais ce n'est pas notre priorité. C'est ça que je suis en train de manière claire de vous expliquer. Rétablissement des frontières, contrôle des personnes qui rentrent sur notre territoire, limitation de l'immigration. Si déjà nous faisons ça, je pense qu'on aura bien avancé.
Mais sur ce qu'ils font eux, c'est leur choix. Ils considèrent avoir des preuves suffisantes pour défendre et pour régler le problème de la sécurité intérieure. C'est leur affaire.
Voilà. Ce qui suscite un choc, c'est juste là, pour le coup, une question de principe ou d'approche politique. Ce qui suscite un choc, c'est de déterminer que les habitants de tout un pays sont dangereux. Est-ce que ce genre de mesures, vous aussi, ça vous choque ? Ou est-ce que ça vous paraît une approche acceptable ? Ce qui vous choque, ce n'est pas la mesure,
c'est la philosophie générale, manifestement. Mais s'ils s'en prenaient réellement à l'ensemble des musulmans, comme vous semblez le sous-entendre, alors par exemple, l'Arabie Saoudite serait dans la liste des pays. Non, ils s'en prennent à l'ensemble des iraniens, par exemple, à l'ensemble des iraniens. Les musulmans seraient sur la liste. Donc je pense simplement qu'il y a un certain nombre de menaces intérieures, de menaces sur la sécurité intérieure qui pèsent sur leur pays. Ils prennent des mesures de sécurité. C'est leur affaire. Nous ne prenons pas forcément les mêmes. Voilà. Les choses sont claires.
Un Canadien de 27 ans, Alexandre Bissonnet, a tué six personnes dans la ville de Québec, dans une mosquée dimanche. Et les articles de presse notent qu'il avait liké les postes de Marine Le Pen. Comment vous réagissez à cette marque de sympathie de la part d'un assassin ? J'ai vu qu'il avait aussi liké toute une série d'autres pages, dont le parti de gauche à la mode au Québec. Donald Trump aussi ? Oui, et beaucoup d'autres. Il y en a peut-être qui boit du Sprite, d'ailleurs. Marine Le Pen aussi. Ça ne fait pas de tous les gens qui boivent du Sprite des assassins, je suppose. Mais Marine Le Pen aussi. Il s'inspirait clairement de Marine Le Pen. Ah bon ? Vous avez vu ça ?
J'ai vu dans la presse qu'il avait clairement, sur son crédit de vote, montré des signes de sympathie vis-à-vis de Marine Le Pen. Mais il y avait aussi marqué like le parti de gauche à la mode dans cette région. Ça ne vous perturbe pas plus que ça ? Est-ce que j'ai l'air perturbé ? Non, vous n'avez pas l'air perturbé. Vous avez posé la même question au responsable de ce parti de gauche ?
Non, parce qu'on ne l'a pas il est au Québec.
Si vous avez son téléphone, on l'invite. Non, ça n'est pas sérieux de faire des liens de ce type. Ah bon ?
Vous savez exactement comme il n'est pas sérieux de faire des liens entre un attentat terroriste et les musulmans d'une manière générale. Qui a fait ça, moi ? Ça se fait régulièrement. Non, oui, ça se fait régulièrement. Quand on demande aux musulmans de se justifier par exemple et de dire non, nous sommes contre, ce n'est pas notre islam, etc. et qu'on leur demande de se justifier, ça ressemble un petit peu
à ça aussi en fait. La communication politique est un art. Vous dirigez la campagne de Marine Le Pen et Guy Bérénement a été attentif à la production de votre communication politique.
Dites-moi. Je vous avoue que la chaîne de Florian Philippot sur YouTube fait notre bonheur quotidien et j'aimerais vous montrer quelques images que vous connaissez puisque vous êtes l'un des principaux acteurs de cette scène de cafétéria qui rappelle les meilleurs moments d'Hélène et les garçons, c'est Marine, pardon, de l'appeler par son prénom, Marine et les garçons. Et on l'écoute à la radio, on peut l'écouter aussi. On va l'écouter. Ah ben tiens, Marine. Bienvenue sur ma chaîne. Un message, vous avez un abonné. Mettez des pouces bleus. On va voir David Raschlin, directeur de campagne. En tout cas, on espère qu'il est là. Il est sûrement très occupé. Ça va ? Salut David. Salut. Ça va ?
Ça va et toi ? Ouais. Salut David, ça va ? C'est AB Productions. Ça nous a bien fait marrer. C'est bien. Nous aussi, on a pris beaucoup de plaisir à faire cette vidéo. En fait, le concept, c'est de présenter notre QG de campagne. Tous les lieux. Mon bureau. Après, Florian fera ses choix. Peut-être celui de Marine. Mais je trouve ça éminemment sympathique. Ça crée d'ailleurs l'intérêt de ceux qui sont sur le web, de ceux qui consultent la chaîne de Florian. Ils sont 13 000 abonnés. C'est une manière un petit peu différente de faire passer quelques messages. On permet un petit peu de rentrer dans les coulisses de la campagne. Moi, je trouve ça très intéressant.
Ça contribue à la dédiabolisation. Mais il y a des gens, en tout cas, que ça intéresse. Beaucoup de nos amis sont intéressés de voir comment on travaille, dans quelles conditions, où précisément. Donc, c'est sympathique. On peut noter sur l'image
que vous avez un muck Trump.
Oui, c'est vrai. C'est un cadeau.
C'est un cadeau. C'est un cadeau de Marine Le Pen. C'est elle qui a acheté lors de son voyage à New York.
C'est ça, c'est la vie privée. Est-ce qu'elle l'a acheté dans la Trump Tower ? Elle l'a acheté dans la Trump Tower. Je l'ai trouvé sympathique. Non, mais ne partez pas dans la Trump Tower. Mais non, c'est pas la vie privée. Juste pour vous faire remarquer, c'est intéressant, vous me répondiez que c'est la vie privée. C'est sur une vidéo que vous avez mis vous-même. Oui, oui. Je ne suis pas à vous dire qu'il m'a fait ce cadeau. C'est ça que je vous dis.
Puisqu'on en est aux confidences, on peut le dire aujourd'hui, quand Marine Le Pen est à New York, elle veut vraiment voir Donald Trump, elle n'a pas réussi, c'est ça ?
Non, non, mais ça n'est pas exact. Elle avait un certain nombre de rendez-vous sur place avec des personnes extrêmement intéressantes. Si ça avait été à son agenda de campagne, je vous en aurais parlé. Bien sûr. Bien sûr. C'est toujours transparent dans ces affaires-là. Mais je vous dirai tout. C'est très gentil. Mais elle le rencontra quand elle sera présidente de la République dans quelques mois.
C'est le 145e engagement du Front National. Vous nous direz tout. Merci David-Racheline d'avoir accepté l'invitation de France.
Et merci à tous. On se retrouve demain.
David Rachline