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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 6 octobre 2016 4 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & international

Vos questions à Hélène Pilichowski - Macron les énerve tous ! #cdanslair 05-10-2016

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Macron, attend-il les résultats de la primaire de la droite pour se déclarer ?

  • 1:18OuverteRéponse directe

    Macron n'a pas de programme pour l'instant, et avec qui pourrait-il gouverner ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Macron n'incarne-t-il pas la voix que Bayrou n'a pas réussi à représenter ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:25Invité politiqueFait
    « Je crois qu'Emmanuel Macron a très bien préparé son calendrier de futurs candidats et que la primaire de la droite est un événement, une échéance qu'il a prise en considération. »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « la primaire de la droite, ça va désigner le candidat de la droite, mais ça va en plus en éliminer quelques-uns. »
  • 2:05Invité politiqueFait
    « lui, il a dit priorité aux compétences. »
  • 2:41Invité politiqueFait
    « François Bayrou, se disant ni de droite ni de gauche, comme il aimait tant le répéter, lui, il était dans le système. »
  • 3:09Invité politiqueFait
    « il veut gagner sans être un empêcheur de tourner en rond. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron78 %
  • Présentateur21 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'est dans l'air la suite, nous évoquions ce soir le premier meeting d'Emmanuel Macron dans lequel il a posé son diagnostic de la France, en particulier en abordant le thème des institutions. Ce matin, la charge de l'ensemble de la classe politique, droite et gauche confondues, était très sévère. Hélène Pilichovski me fait la gentillesse de rester avec moi pour répondre à vos questions. Voici celles que je n'ai pas pu poser à l'antenne. Macron, attend-il les résultats de la primaire de la droite pour se déclarer ?

0:25
Emmanuel Macron

Je crois qu'Emmanuel Macron a très bien préparé son calendrier de futurs candidats et que la primaire de la droite est un événement, une échéance qu'il a prise en considération. Ça, c'est certain. Je parlais avec Renaud Dutreuil, maintenant, qui vient de le rejoindre et donc prépare la campagne, et qui m'a confirmé cette hypothèse en disant que c'était très important pour lui, pour le positionnement qu'il va choisir, pour voir comment les élus vont se comporter, et surtout de chaque côté, parce qu'il ne faut pas oublier que la primaire de la droite, ça va désigner le candidat de la droite, mais ça va en plus en éliminer quelques-uns.

Donc que fera Bruno Le Maire, par exemple, si d'aventure il est éliminé ? Puisqu'il pense qu'il n'envisage pas cette hypothèse, comme il l'a dit. Mais bon, ça peut arriver. Donc à ce moment-là, il va peut-être y avoir des jeux de ralliements, de ralliements souterrains, tout ça va se repositionner après. Et lui interviendra à ce moment-là de façon plus forte, je pense, et qui va se déclarer à ce moment-là.

1:18
Présentateur

– Macron n'a pas de programme pour l'instant, et avec qui pourrait-il gouverner ? Visiblement, une téléspectatrice ou un téléspectateur sceptique sur la démarche ?

1:26
Emmanuel Macron

– Disons qu'il y a une certaine curiosité, si vous voulez, parce que quand un candidat d'un parti classique, bien installé dans le paysage politique, va se présenter et désigner pour se présenter, on sait d'avance qui va avoir autour de lui. On sait que, par exemple, qui Alain Juppé peut avoir autour de lui ? C'est évident, si vous voulez, ce sont des gens qui sont politiquement reconnus, ce sont de grands élus, ce sont des gens, quand on dit avec qui il va gouverner, il y a tout un gouvernement, mais disons les proches, disons l'état-major de chaque candidat est connu, tandis que là, avec Emmanuel Macron, bien malin celui qui aujourd'hui définit son état-major.

C'est encore assez flou, mais il y a des gens assez solides. Et lui, il a dit priorité aux compétences. Et c'est là qu'il est assez fort, ça lui permet de ne pas donner de nom de gens encore aujourd'hui, parce que ce qui se passe en général quand un candidat est élu, c'est qu'il va piocher ceux qui l'ont aidé, il faut remercier un tel, lui m'a rendu service, je vais le nommer à tel endroit, lui j'ai besoin de lui parce qu'il représente tel courant du parti, lui, etc. Alors que lui, il dit, moi, uniquement les compétences. Et ça, ça peut plaire et ça lui permet de se taire.

2:29
Présentateur

C'est une façon de contourner l'obstacle aussi. Allez, Macron n'incarne-t-il pas la voix que Bayrou n'a pas réussi à représenter ?

2:36
Emmanuel Macron

– C'est un petit peu différent, c'est une démarche un peu différente, parce que quand même, François Bayrou, se disant ni de droite ni de gauche, comme il aimait tant le répéter, lui, il était dans le système. C'est-à-dire que le centre était un parti estampillé comme tel, avec plus que pignon sur rue, des élus, un groupe, etc. Bon, ça s'est beaucoup dispersé, puisqu'il y a eu un schisme au sein des centristes, mais comme c'est pas tout à fait la même démarche, et la démarche d'Emmanuel Macron, à mon avis, est plus positive, c'est-à-dire qu'il veut gagner sans être un empêcheur de tourner en rond.

Parce que François Bayrou s'est présenté à chaque fois pour empêcher quelqu'un de manière un peu plus négative, alors que lui, Emmanuel Macron, lui, il va au-devant des désirs des Français, sans dire « je vais gêner un tel ou un tel ». Le rôle du centre, qui était une force d'appoint de la droite, c'était justement de toujours avoir de quel côté avec Rignoté pour jouer un rôle.

3:31
Présentateur

Merci beaucoup. Madame Pichovski, on se retrouve demain, 17h50, pour un nouveau C'est dans l'air. Merci.

3:36
Locuteur

Merci.