La grande interview : Michel Barnier
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 53 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous dites à ceux qui cassent ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est le mouvement qui va repartir avec le dialogue ?
- 1:25RelanceRéponse directe
Il faut stopper la violence avant de négocier ?
- 2:05FerméeRéponse directe
Combien de mineurs placés en détention provisoire ?
- 2:42OuverteRéponse directe
Vous comprenez le ras-le-bol des forces de l'ordre ?
- 3:19OuverteRéponse partielle
La réponse du gouvernement aux revendications des lycéens est-elle à la hauteur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:25Michel BarnierFait
« il faut stopper la violence et la violence quand elle est là, il faut la stopper et il faut que les casseurs payent. »
- 2:05Michel BarnierChiffre
« Près de la justice Michel Bernier, un tout petit mot sur la réponse pénale 6800 interpellations, vous savez combien de personnes ont été placées en détention provisoire ? 21. »
- 2:42Michel BarnierChiffre
« plus de 700 800 blessés parmi les policiers. »
- 3:58Michel BarnierChiffre
« On parle de 3000 profs remplaçants sans affectation qui vont être déployés dès aujourd'hui. »
- 9:27Michel BarnierPromesse
« la première politique pour la jeunesse, c'est ne pas augmenter la dette. »
- 11:58Michel BarnierFait
« la crise financière qui découlerait d'une censure éventuelle du gouvernement elle serait majeure. »
- 12:31Michel BarnierFait
« les marchés financiers qui nous prêtent pourraient cesser de nous prêter. »
- 12:31Michel BarnierFait
« On nous prête déjà à un taux qui est de plus en plus éloigné de celui de l'Allemagne qui est supérieur à ceux de l'Italie ou de la Grèce. »
- 14:20Michel BarnierChiffre
« 140 milliards d'euros de d'économie. »
- 15:40Michel BarnierFait
« Il faut savoir préférer une censure à un budget où on laisserait filer euh les déficits et les dépenses. »
- 16:20Michel BarnierFait
« Il faudrait que quelqu'un paye. Il faudra que l'État paye donc fasse des économies par ailleurs hein. »
Temps de parole
- ?100 %
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Et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe, c'est Michel Barnier. Bonjour à vous. Premier ministre, député l'ire de Paris. On va parler des lycéens. Le mouvement va repartir dès ce matin. Demain, journée nationale d'appel. À manifesté 17 octobre également le préfet de police de Paris, Patrick Fort se dit très inquiet de la présence de nombreux black bulk de tirs de mortiers contre les forces de l'ordre. Qu'est-ce que vous dites ce matin à ceux qui cassent ? Ça suffit Michel Barnier, ça suffit. Vous dites le mouvement va repartir. Est-ce que c'est le mouvement qui va repartir et que ces violences instrumentalisées par l'extrême gauche par LFI qui cherche à tester ses propres réseaux, qui cherche à tester les forces de police, qui cherche à tester aussi sa
capacité de de de nuisance de créer dans le pays un une atmosphère insurrectionnelle. Je je suis député depuis un an député de Paris, du centre de Paris et je retrouve une assemblée que j'ai connue il y a quelques années où il y a à bien des moments en raison de l'attitude de l'extrême gauche une attitude près une atmosphère préinsurrectionnelle. Donc est-ce que c'est le mouvement qui va repartir avec le dialogue ? Est-ce que c'est le dialogue qui repart ? Je le souhaite parce qu'il y a de vraies préoccupations chez les jeunes. Il y a une angoisse sur l'avenir qui n'existait pas en 68 par exemple. Il y a des questions sur parcours sup. Il y a des problèmes de professeurs qui manquent. Il y a des locaux que les régions pourtant subventionnent et modernis. On va parler
mais là vous dites il faut stopper la violence avant de négocier quoi que ce soit. Non, je dis qu'il faut bien sûr qu'il faut stopper la violence et la violence quand elle est là, il faut la stopper et il faut que les casseurs payent. Il faut que ceux qui cassent qui bousculent ou qui violentent des professeurs ou des des policiers paye et et soi sanctionné. que la justice doit passer très très vite et et et sans et sans faiblesse. Mais après, il faut que le dialogue reprenne. Il faut que les vraies préoccupations des jeunes, pas seulement dans les villes en provinces, mais aussi dans les campagnes où il y a d'autres préoccupations, d'autres d'autres raisons de parfois de désespoir ou de ou de colère. Près de la justice Michel Bernier, un tout petit mot sur la réponse pénale 6800
interpellations, vous savez combien de personnes ont été placées en détention provisoire ? 21. Oui, c'est ça la la réponse. C'est pas la première fois qu'on constate que des jeunes qui sont relâchés euh au grand des mineurs 86 % de mineurs qui ont été interprétés. Donc je vais pas commenter ça. Je pense qu'il faut que la justice paye que passe que les gens soient sanctionnés que les peines courtes soient rétablies et qu'elles soient rapide. Voilà ce que je pense. Et que ceux qui payent ceux qui qui cassent payent ou leur famille payent ce qu'ils ont cassé. La plupart sont insolvables. Maintenant, il faut trouver les familles ne sont pas forcément il faut que les les on trouve le moyen de dialoguer plus régulièrement sans être obligé d'aller verser violence.
Vous vous êtes vous comprenez le ralbol des forces de l'ordre ? Euh plus de 700 800 blessés parmi les policiers. Éidment je comprends le ralbol ils sont pointés du doigt. Manque d'empatier aurait dit président et puis ils ont ral de l'impunité aussi. Donc c'est aussi le problème que nous soulevons avec Bruno Rotaillot qui a commencé à agir quand il était le ministre de l'intérieur dans le gouvernement que je dirige et qui doit pouvoir continuer. Vous avez été premier ministre, comment soutenir les policiers ? Ah ben d'abord en disant très clairement que t tous ceux qui portent atteint qui portent la main sur un policier vont en prison. C'est aussi simple que ça. Euh et leur affirmer en permanence notre soutien comme nous le faisons à l'Assemblée nationale. Ce sont des
moments d'ailleurs euh à l'Assemblée nationale. Nous parlons du soutien aux policiers, des moyens qu'on doit leur donner. Euh l'autre jour, j'ai présenté avec un jeune député euh Charles Retouel une proposition de loi dite philippine qui a été adopté finalement qu'avait porté en son temps Olivier Marlex. Euh j'ai porté ce texte, j'ai vu dans le débat à l'Assemblée nationale cette atmosphère préinsurrectionnelle, cette violence, cette intolérance, cette haine, cette violence des mots qui d'ailleurs euh souvent entraîne la violence des actes. Euh vous avez évoqué euh la réponse euh à apporter aux revendications légitimes, dites-vous, des lycéens. Est-ce que celle du gouvernement est à la hauteur ? On parle de 3000 profs remplaçants sans affectation qui vont être déployés dès
aujourd'hui. On se demande pourquoi ils n'ont pas fait avant. Oui, c'est mieux que rien. C'est très bien que monsieur Geoffrey qui est d'ailleurs un homme que je respecte et trouver ces 3000 postes. Est-ce qu'on aurait pas pu les trouver plus tôt ? Ça ça pose un autre problème le rosféri qui est celui de cette centralisation généralisée dans ce pays où on on doit faire des violences, faire tout remonter vers Paris. Ça suffit. Il va falloir qu'on qu'on donne un coup de d'oxygène et de respiration dans ce pays en décentralisant notamment en matière d'éducation nationale. C'estàdire vous comprenez les violences Michel Barnier ? Non, je les comprends pas. elles sont pas c'est le seul moyen de se faire entendre aujourd'hui. Non, je je regrette. On sait très bien
qu'elles sont instrumentalisées et les jeunes d'ailleurs la plupart d'entre eux si on engage un vrai dialogue comme c'est le cas aujourd'hui sur ces questions de professeur de locaux avec les régions, il faut donner un coup de main un coup de chapeau région hein. Regardez ce que fait Valérie PCR avec la région Île-de-Fance. Il faudrait d'ailleurs que la ville de Paris l'accompagne plutôt que de la bloquer. Ce sont des efforts considéables que l'État serait incapable de faire. les les départements qui gèrent des collèges euh font des travaux, des parfois de très beaux collèges. Euh les les l'État serait incapable de le faire. Donc il faut donner un coup de chapeau aux collectivités locales. Tu prouve qu'ailleurs qu'il faut décentraliser euh parcours. Euh on supprime, on modifie.
Euh Jean-Luc Mélenchon parle de l'école du vice Michel Barnier. Oui, mais monsieur Mélenchon a l'habitude d'utiliser des mots des des mots violents pour exacerber les tensions et c'est pas ce qu'il faut faire dans notre pays. En ce moment, il y a suffisamment de tension. Il faut évaluer par Cours supement réformer ou changer. Mais on a besoin d'un système mais pas le supprimer. Pas le supprimer et aussi réfléchir au fait de d'orienter un peu mieux les jeunes vers des filières notamment professionnelles, des métiers qui soient pas tous intellectuels mais qui soient des métiers manuels où il y a de de l'avenir et du travail. Et du travail. Vous vous avez parlé de Jean-Luc Mélencheton, de la France insoumise. Est-ce que vous estimez que ce mouvement politique instrumentalise
ce qui se passe aujourd'hui ? On a vu la présence de nombreux élus seins de leur écharpe tricolore devant les blocus des livés et dans les manifestations. Je vous l'ai dit, je peux le répéter autrement. Je pense que la France mise dans la lignée de son attitude à l'Assemblée nationale qui est très violente, faite de haine, d'intolérance généralisée. C'est les les faits ne comptent plus, le raisonnement ne compte plus. Il y a jamais de nuance. C'est ça qui est insupportable. Et bien dans cet esprit là, on voit bien qu'ils instrumentalisent. Mais il faut faire attention, il faut faire attention à la France insoumise en particulier. Est-ce que c'est la leçon que vous tirez du résultat de la primaire de la euh social-démocrate d'hier où Raphaël Glman a été élu largement ? C'est dire non à
une éventuelle alliance à dire qu'il y a un mouvement de ce côté-là. C'est une primaire qui s'est bien déroulée. Il faut en donner acte. Ça prouve qu'une primaire peut marcher d'ailleurs. Ça peut être utile pour d'autres porte de l'eau à votre moulin. Oui. Et et et Raphael Guxman a clairement gagné avec le soutien de monsieur Gche. D'ailleurs, ça fait 72 % de ceux qui ont voté qui refusent l'alliance avec la France insoumise. J'espère qu'ils auront la force d'aller jusqu'au bout et et de de ne pas céder. J'espère qu'ils ne céderont pas au aux tentations ou aux menaces au chantage de la France. Ça a pas toujours été le cas de la part du Parti socialiste. Je le vois à l'Assemblée nationale, je l'ai vu, on a vu au municipal où dans beaucoup de communes ils ont cédé, je
l'ai vu au moment de la censure qui a fait tomber mon gouvernement. Le PS est souvent soumis à la France insoumise et maintenant s'il s'en libère, tant mieux. Il y a une autre leçon que je tire plus générale, c'est que c'est la fin du en même temps. On retrouve ce clivage gauche droite qui que monsieur Macron a voulu supprimer depuis 10 ans patiemment, méthodiquement et qui a donné ce pouvoir incroyable aux extrêmes de la droite et de la gauche. Il faut retrouver un clivage gauche droite avec une gauche sociale-démocrate. Elle est en train de se reconstituer et une droite républicaine. C'est ce que nous faisons avec Bruno Rotaillot. Et ça met un terme selon vous euh à aux espoirs de François Hollande d'éventuellement revenir ou je pas faire de commentaires
là-dessus. Je pense que euh c'est c'est au Parti socialiste de décider ce qu'il veut faire. En tout cas, il a il a son candidat et qui n'est pas socialiste, enfin qui qui est le candidat du Parti socialiste. La primaire donc de la droite et du centre. Vous dites il faut la remettre sur le tapis. Regardez, ça marche les à gauche socialiste. Il faut la remettre sur le tapis. Il faut l'unité. Il faut l'unité. Nous avons euh les Français attendent. Qu'est-ce qu'ils nous disent au municipal ? Qu'est-ce qu'il nous disent sur le terrain ? J'étais encore à Clermontferrand. et que les agriculteurs euh vendredi euh toutes les semaines, je vais écouter les gens, y compris naturellement dans dans les arrondissements euh qui m'ont choisi comme députés. Ils nous disent
"Entendez-vous là-haut et réglerz nos problèmes. Entendez-vous comme on s'entend dans des municipalités, dans des départements euh entre les gens de la droite et du centre. Donc il faut qu'on s'entende et et personne n'est capable de s'entendre. Nous verrons bien, on va donner encore quelques semaines de décantation de débat et c'est aussi dans cette période que je soutiens sans ambiguité et de manière très déterminé Bruno Rota mais quitte à lui dire le moment venu rallie-toi plutôt au panage de tel ou tel candidat s'il est mieux placé que toi ou oui dire à tel ou tel candidat ralliez-vous au panage de Bruno Rotaillot et alors est-ce qu'il faudrait pas qu'il fasse déjà un ticket avec David Lissnard Bruno Rataillot pour commencer écoutez David Lisnard quelqu'un qui a
une voix singulière que je respecte qui porte des idées qui sont très proches de celles de Bruno Rotayo sur le plan de l'économie de la liberté de desserrement de cette contrainte bureaucratique et et réglementaire et je souhaite très sincèrement que sur la base de ces idées puisse se rejoindre. Voilà, on va parler des problèmes de fond de la France, les problèmes économiques et et financiers. Vous dites d'ailleurs que la première politique pour la jeunesse, c'est ne pas augmenter la dette. C'est ça la clé en réalité, Michel Barid évidemment. J'ai dit quand j'étais premier ministre, je dis aujourd'hui la même manière et la même force et un peu plus de force parce que la situation s'est beaucoup dégradée. On parle des jeunes mais la la principale faute immorale que l'on fait
actuellement nos générations, c'est de faire porter une dette toujours plus lourde sur la tête ou les épaules des jeunes, de tirer des chèqus sans provision. Et les efforts qu'on ne fait pas aujourd'hui, ce sont des sacrifices pour demain, ce sont des impôts pour demain. Il y a il y a un ancien premier ministre plutôt de gauche que je respectais beaucoup, Pierre Mandes France, il y a très longtemps qu'il y avait cette très belle phrase : "Ne jamais sacrifier l'avenir au présent. On est en train de sacrifier l'avenir et de faire porter le poids de notre irresponsabilité sur les jeunes. C'est pas possible." Donc c'est pour ça que je voulais distribuer, diminuer d'un point le déficit il y a 2 ans à l'époque et nous sommes exactement aujourd'hui 2 ans plus tard.
Et vous êtes tombé pour ça Michel ? Oui, je suis tombé. pour d'autres raisons. Madame Le Pen avec son cynisme habituel, le le Parti socialiste avec son irresponsabilité à l'époque, je suis tombé à cause de cette comment dire le fait que les grands partis politiques que j'avais en face de moi, les les gens de l'opposition n'ont pas été à la hauteur de la situation. Cette situation est insupportable et elle nous affaiblit à l'intérieur puisqu'elle fait porter le poids sur nos enfants. Elle nous affaiblit à l'extérieur. Je peux bien vous le dire que vous savez que je suis euh patriote en plus d'être européen. Bien en plus à la place d'être et et européen aussi très ardemment quand on regarde la situation internationale, le fait qu'on sache pas régler nos problèmes à l'intérieur du pays, qu'on
sache pas mettre de l'ordre chez nous, de l'ordre dans les rues, aux frontières, dans la rue, dans les comptes, ça fait que nous sommes faibles à l'extérieur, que notre influence diminue. Michel Barnier, vous avez envoyé une lettre à Sébastien Lecnu. Qu'est-ce que vous lui dites dedans ? Est-ce que vous lui donnez le bonuel pour ne pas tomber en tant que premier ministre ou au contraire, vous lui dites attention, les choix qui seront faits là sont déterminants ? Je souhaite qu' a un budget pour la France parce que ajouter une instabilité politique supplémentaire à au désordre actuel du pays, ce serait très grave et les entreprises, les petites et moines entreprises, les consommateurs, les citoyens attendent un peu de de visibilité, de stabilité. Je lui dis d'être courageux. Euh je dis
parfois qu'il faut savoir préférer une censure à un budget où on laisserait filer euh les déficits et les dépenses. Il faut faire il faut être courageux à condition de de de démontrer que les mesures que l'on prend soient justes et bien équilibrées. J'ai beaucoup regretté la la l'abandon de la réforme des retraites parce que c'était aussi reporté pour plus tard les décisions. Il faut arrêter ça. Il faut être courageux, indiquer un cap et j'ai dit au premier ministre qu'il me trouvera à ses côtés pour pour prendre des mesures courageuses à condition de ne pas laisser filer les les Donc mais vous le dites c'est qu'il vaut mieux quand même aller vers la censure plutôt que de céder. Il faut savoir prendre ce risque. Voilà maintenant on peut trouver d'autres
méthodes des ordonnances ou le 493 et puis il faudrait que chacun prenne ses responsabilités mais le gouvernement doit prendre les siennes. Mais la crise financière qui découlerait d'une censure éventuelle du gouvernement elle serait majeure. Michel c'est ce que je viens de vous dire. Je souhaite qu'il ait un gouvernement qui soit capable de de trouver un chemin et qu'il y ait un budget pour la France pour ne pas rajouter de l'instabilité à ce désordre. Nous sommes en précrise financière actuellement quand vous regardez ce qu'on appelle les Ça veut dire quoi une précrise financière ? Ça veut dire que les marchés demain quoi on pourrait plus ça veut dire que les marchés financiers qui nous prêtent pourraient cesser de nous prêter. On nous prête déjà à un
taux qui est de plus en plus éloigné de celui de l'Allemagne qui est supérieur à ceux de l'Italie ou de la Grèce. Si vous regardez un autre indicateur qui est celui du prix des assurances que nous payons pour nos dettes publiques, on est au niveau du Maroc ou des Philippines aujourd'hui. Donc euh ça prouve que la confiance est de moins en moins là à la guerre de la France. Et comment la confiance reviendra si on est capable de mettre de l'ordre de faire des réformes, de réduire notre déficit ? Et ça c'est l'intérêt général du pays. Il faut dire la vérité. Il faut que les hommes politiques et les femmes politiques aussi dans ce pays affrontent la réalité. Euh c'est ça que je trouve un peu hors sol aujourd'hui dans le débat présidentiel, c'est qu'on a l'impression
que on est euh au-dessus de la réalité. Non, euh on est on est pile poil, si je puis dire, en face du mur. Est-ce qu'il y a le spectre Michel Barnier d'une mise sous tutelle de la France ? Jean-Luc Mélenchon hier à Clair Monferrand dit "Nous ne sortons pas de l'œuf, nous savons nous battre nous n'accepterons pas cette mise sous tutelle." Mais bien sûr, mais le meilleur moyen de ne pas accepter cette mise sous tutelle, c'est de faire les réformes dont le pays a besoin et de réduire notre dett. Voilà. Je c'est la seule manière en faisant des sacrifices en en faisant des efforts des efforts pour éviter des sacrifices plus tard de fait efforts aujourd'hui des efforts qui soient justement réparti et des efforts aussi qui nous permettent de rester influent et présent dans le jeu
européen. Ce que j'observe c'est que aussi bien madame Le Pen dont on a pas beaucoup parlé et que monsieur Mélenchon sont des anti-uropéens. Ils veulent détruire. Euh, aucun ne veut sortir de l'Europe, hein. Aucun ne dit qu'il veut sortir de l'Europe publiquement, mais ils ont les mêmes intentions de détruire le projet européen. Quand madame Le Pen propose de réduire de 50 % le budget français à l'Europe, c'est du frexit. Elle ose pas dire les choses parce qu'elle sait que ça peut lui porter des tor dans les dans dans l'opinion publique. Mais elle a exactement la même position que lorsque les Anglais sont sortis de l'Union européenne il y a 10 ans maintenant. On voit le résultat aujourd'hui où les anglais regrettent leur vote. Madame Le Pen, elle ment ou elle ne dit pas la
vérité sur ses intentions. Elle veut sortir de l'Union européenne. Vous avez étudié son contrebudget à Marine Le Pen du RN. Est-ce que vous le trouvez cohérent ? Et non, je viens de vous le dire à propos d'un exemple qui est peut-être 140 milliards d'euros de d'économie. euh règle d'or, déficit sous les 3 % en règle d'or pas la première à évoquer cette règle d'or. Elle aurait mieux fait de voter le budget que je proposais plutôt de me faire tomber parce que ça serait une preuve qu'elle était prête à faire des efforts et notamment comme la règle d'or l'exigerait. La règle d'or, ça consiste à dire dans la Constitution ou de manière solennelle qu'on ne dépassera pas 3 % de déficit. On est à près de 6 % aujourd'hui et madame Le Pen est responsable en partie de ce
résultat. Non, je ne trouve pas ce budget sérieux. Il est plein de démagogies. Et et le plus grave c'est cette sortie déguisée de l'Union européenne que madame Le Pen propose. Quand vous voyez monsieur Trump qui nous agresse en permanence et qui dit n'importe quoi, notamment on le voit sur l'Ukraine, quand vous voyez les Chinois qui détruisent méthodiquement les ps entiers de notre industrie à coup de d'exportation subventionnée, quand vous voyez monsieur Poutine qui agresse un pays européen, vous vous dites comment on se défend ? Comment défend l'intérêt national ? Puisque c'est ça notre mission, défendre l'intérêt national de la France. Ça passe par le fait sur [rires] certains sujets d'être ensemble en tant qu'européen. Sinon on est foutu. Sinon, on est définitivement dépendant
de la Chine ou des États-Unis. Michel Barnier, il y a aussi la crise des carburants. Euh aujourd'hui, les grands groupes, les distributeurs de carburant sont reçus à Matignon pour discuter des modalités de la baisse des prix du gazoil. C'est une bonne idée d'avoir libéré des stocks stratégiques pour faire baisser l'attention. C'est une idée un peu la dernière chance. Je pense qu'on a pas toujours intérêt à baisser la garde si je puis dire en diminuant des stocks stratégiques puisquils sont précisément des stocks stratégiques. Il faudra les reconstituer. Il faudra l'effet que ça fait et dans combien de temps on a proposé d'autres mesures sur les certificats qu'on pourrait supprimer pour alléger le coût de de de l'énergie et le coût de de l'essence en particulier. Mais vous demandez par
exemple à Total énergie à tous ceux qui distribuent le carburant de jouer le jeu de répercuter à la porte très vite. Je suis pas la porte-parole loin de là a déjà pris des mesures de plafonnement mais [grognement] ce sont des mesures encore une fois qui sont des véritables chèques en blanc ou pas pour vous ? Non l'occurrence il faudrait que quelqu'un paye. Il faudra que l'État paye donc fasse des économies par ailleurs hein. H d'accord. La situation politique est instable. On l'a dit situation économique assez sombre. Euh qu'est-ce qui peut se passer de de pire là dans dans les mois qui arrivent Michel Barnier pour nous pour la France ? Le pire c'est que le pays euh continue à être dans le désordre euh que les gens ne voient pas le cap soient désespérés
que euh comme je l'entends souvent, les gens ne croient plus à la politique. Dis à quoi à quoi ça sert la politique ? Moi je pense que ça sert à quelque chose. Je pense que si on dit la vérité, si on montre du respect à l'égard des gens et qu'on est respectable soi-même, qu'on indique un cap clair, la la France vaut la peine qu'on se batte pour elle. Je l'autre jour, je regardais un reportage sur une chaîne de télévision où on montrait les la sortie du film de Gaulle, un jeune de 18 ans qui disait "J'ai compris pourquoi je devais être fier de mon pays, fier de la France." Voilà, je pense qu'il faut rester fier de la France. On a des raisons d'er la France, une France éternelle, c'est pas une France nouvelle, une France éternelle qui est qui garde son âme mais
mais qui vit avec son temps. Et ce temps aujourd'hui, c'est le temps de l'Europe, c'est le temps des crises mondiales, c'est le temps de d'internet et de l'intelligence artificielle. C'est le temps où il faut être moderne mais il faut aussi garder une fierté de la France éternelle. Mais avons-nous un de Gaul aujourd'hui Michel Barnier ? Voyez-vous parmi les rangs des candidats qui sont extrêmement nombreux qui qui voyait de Gaulle en en 37 ou 38 donc il faut des circonstance ne comparons pas des personnages ou des hommes qui ne sont pas Je pense qu'il y a des hommes de bonne volonté Bruno Rotaillot est l'un de ceux-là c'est pour ça que je le soutiens. Je pense qu'il est capable d'être l'homme du rassemblement quand vous le regardez faire sa campagne il
est clair, il sait ce qu'il veut. Il est sincère il est sincère et c'est un quelqu'un qui a le sens de l'état. Je peux en témoigner puisque j'ai eu la l'occasion de de d'être dans de diriger le gouvernement dont il faisait partie. Mais et vous vous verriez en recours si d'aventure la campagne de Bruno ne décollait pas si mais d'abord je pense qu'elle peut décoller, qu'elle va décoller et ensuite je veux simplement continuer à être utile utile à l'unité de mon camp de à droite et du centre de tous ceux qui doivent travailler ensemble comme ils ont travaillé avec moi lorsque j'étais premier ministre et utile à mon pays qui mérite B manque à la droite on on voit bien que voilà le le projet est sur la table c'est une affaire de dynamique une présidentielle vous le savez pas
mais la dynamique vous la créez par l'unité en ayant un seul porte-parole et pas qu ou c voilà donc il faut maintenant nous allons le pire n'est jamais sûr il faut continuer à se battre chacun actuellement est dans son couloir avec son drapeau de grâce qu'il ne prononce pas de mots les uns contre les autres pour ne pas rendre la réunion impossible et je pense que à la fin de cette année en novembre ou décembre il sera possible j'espère encore de d'organiser une primaire qui est un outil démocratique qui permet aux gens de se respecter de débattre et finalement quelqu'un Mergé voilà et quiit jusqu'à Gabriel Atal ou pas. Il faut que ce soit tous les gens du centre et qui puissent être capable. Ils ont tous trahi avec moi quand j'étais premier mix. Donc on sait bien qu'ils
devront travailler ensemble et aussi à Lissenard et je vous le répète à à Bruno Rota qui fait une très bonne campour. Non je ne pense pas que monsieur Zemour ni Madakfo font partie de ce camp là quand je vois leur position sur l'Europe notamment. Michel Barni a étaé notre invité. Merci beaucoup d'être venu ce matin sur ces news et sur Europe. Bonne journée à vous.
Michel Barnier