"Le RN déposera une motion de censure", Aleksandar Nikolic
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 29 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a fait que les agriculteurs se rebellent aujourd'hui ?
- 25:00OuverteRéponse directe
C'est quoi le Mercosur précisément ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes prêts à vous associer au LFI pour voter contre le Mercosur ?
- 45:00OuverteRéponse directe
Est-ce que la France passe pour des rigolos et se fait respecter ?
- 55:00OuverteRéponse directe
Quelle serait la solution immédiate pour changer la donne ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Avez-vous l'impression que les politiques en France ont encore une marge de manœuvre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 24:10Alexander NicolicChiffre
« Le nombre de meurtres aujourd'hui dans notre pays qui est qui est à trois meurtres par jour. »
- 29:10Olive OliveFait
« Tous les deux jours, il y a un agriculteur qui perd la vie parce qu'il se suicide. »
- 35:00Alexander NicolicChiffre
« On donne entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit de l'Union européenne, on perd environ 9 10 milliards. »
- 42:30Alexander NicolicFait
« On a délégué ces accords commerciaux depuis le traité de Mastrich à l'Union européenne. »
- 0:10Aleksandar NikolicFait
« Bah, il assume un impérialisme décomplexé évidemment face à aujourd'hui euh une Europe qui n'a que des mots pour répondre. »
- 0:20Aleksandar NikolicFait
« Et demain, ça sera peut-être la Guyane parce que la Guyane a aussi énormément de ressources qu' un territoire français. »
- 0:30Aleksandar NikolicFait
« Si on suit la doctrine Monerro, il y a la Guyane et il y a le Groenland. »
- 2:00Henry Biè PéréFait
« Les organisateurs du salon de l'agriculture ont décidé de ne pas faire participer de vaches au salon alors que le virus de la dermatose nodulaire contagieuse rode encore. »
- 2:30Henry Biè PéréFait
« Bonne décision. »
- 5:30Aleksandar NikolicPromesse
« On déposera une motion de censure au Parlement européen justement pour voir qui va soutenir ou non encore madame Vanderleyenne. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Berda Sud Radio. On vit pas dans la même France. Magalie Berda sur Sud Radio.
Il est 20h03. Nous sommes en direct pour une émission encore exceptionnelle et c'est la dernière de la semaine. J'en suis déjà malade.
Voilà, je ne veux pas arrêter cette émission. Je sais que demain on ne va pas être ensemble. Je me sens pas bien mais c'est pas grave.
On va se retrouver lundi et on vous prépare la semaine prochaine une semaine de folie. Mais avant tout, une émission de folie ce soir. Une émission qui casse les codes.
Le but de l'émission, c'est justement de casser les codes. Voilà, on fait rencontrer des gens qui ne se parlent quasiment jamais, des personnalités publiques, des influenceurs qui sont suivis par beaucoup de monde, qui se font entendre qu'on les aime ou qu'on les aime pas. Ils ont des communautés qui les suivent et on les fait débattre tous les soirs avec des politiques qui ont un peu plus de mal à se faire entendre.
Ils ont un peu plus de mal à parler avec les gens lambda parce qu'ils utilisent des mots un peu trop trop compliqués pour certains et nous on a décidé de vulgariser la politique et de la rendre accessible à tous et de pouvoir nous aussi les gens qui ne sommes pas politiques, s'intéresser à notre belle France et à nos sujets de société avec des mots simples. Voilà, donc on n'est pas du tout comme les autres émissions, pardonnez-nous, mais on kiffe et [rires] c'est très détente. Vous allez voir dans une émission qui est hors code.
Ce soir, je suis accompagné, comme tous les soirs, de mon cher Mathias qui a décidé d'arrêter les boîtes de nuit. Ça y est, je suis rangé. J'arrête les boîtes de nuit.
Tues rangé carrément. Non, mais je suis rangé pour les boîtes de nuit. J'ai tout stoppé.
Et c'est une émission qui me tire à cœur parce que moi mon grand-père était agriculteur, mon oncle est agriculteur, mon cousin est agriculteur. Ils ont réussi leur vie sauf moi au final. Peut-être à finir métiers, tu vois.
Voilà. Exactement. C'est fou.
Euh, Mathias Rener, vous je vous prépare quelques blagues pourries. Préparez-vous, préparez vos oreilles. Vous allez voir, c'était génial.
Hier, il nous a fait une série, c'était exceptionnel. J'en ai fait six d'affil. La député, elle est partie la pauvre.
Mais c'est pour ça que tu m'as recruté. Député Alma Dufour était avec nous hier soir. On a reçu le LFI.
Oui. Oui. Hier soir.
Très sympathique. Elle toujours, elle vient toujours, elle répond toujours présente. Il y a qu'alma d'ailleurs nous répond présente chez nous.
Non, je rigle on reconnaît quand même que elle vient et qu'elle elle dialogue et elle débat. Donc voilà qu'on on est pour, on est contre, on est pour le RN, on est contre le RN, on peut être pour et contre. En attendant, vous venez, le LFI aussi se déplace.
Donc nous, on est nous on n'est pas là pour juger, pour dire on est à gauche, à droite, on est personne. Nous, on est juste comprendre. Ouais.
Voilà. Nous, on veut juste savoir c'est qui la gauche, c'est qui la droite, ça sert à quoi. Voilà.
Donc très bien. Et ce soir alors le thème bien évidemment, on ne peut pas passer à côté de ce qui se passe aujourd'hui, de ce qui remue la France et les réseaux sociaux parce qu'on ne parle que de ça là sur les réseaux sociaux. Les agriculteurs, qu'est-ce qui se passe en France ?
Tout est bloqué. Ce matin, on a voulu prendre le périf, c'était bloqué. L'Assemblée nationale.
Oui, parce que monsieur le député, on est quel jour aujourd'hui ? Jeudi. Jeudi.
Ah, il y a il y a l'Assemblée le jeudi. Non, je suis je suis député européen moi. Ah mais c'est vrai que tu es député européen.
Je suis bête. Oh là, tu as vu la mais je voilà, je suis pas l'assemblée donc oui, c'est vrai. L'assemblée, je l'ai vu évidemment, j'y étais j'y étais tout à l'heure.
Donc c'est mardi, mercredi, je crois. L'assemblée, c'est les c'est les question. Non, question au ministre.
Oui, au gouvernement. Ouais, tout à fait. C'est le mardi et le mercredi donc aujourd'hui c'était pas là.
Pourquoi ils ont manifesté devant l'assemblée d'ailleurs ? C'était fermé l'assemblée aujourd'hui. Enfin c'est fermé.
Il y a pas les questions gouvernement. Il y a moins de monde. Fallait y aller hier.
De toute façon on serait jamais rentré à l'intérieur. Mais peut-être un jour et puis si ça continue ça va peut-être finir comme ça. [rires] Il va Alors ce soir on reçoit alors je vous décris un plateau extraordinaire parce que ce soir on a vraiment du haut level les amis comme tous les soirs j'ai envie de dire.
On reçoit donc en député, j'ai un peu teasé, j'ai un peu trahi mon teasing là, mais on reçoit Alexander Nicolic, député européen et porte-parole du RN. Merci d'être avec nous. Voilà, c'est bon.
Merci, merci à toi Magalie. Merci aux auditeurs. C'est c'est le playboy de de du RN.
À chaque fois tu dis ça dès qu'il y en a un. Bah parce qu'il [rires] est beau gosse. Pardon, il faut le dire.
Non mais c'est vrai, il est plus frais que Bardella ou pas ? C'est un casting ? Bah il est pas loin il est pas mal Alexander aussi hein.
Tu marié, tu es marié, tu risques rien avec moi. Puis moi je suis vieille tu sais moi ça y est je suis passé à autre chose. Son style c'était Jean-Marc Le Pen moi.
Ouais. Ah non faut pas que abuse pas pardon. [rires] Alors euh on reçoit en face de toi euh notre citoyen engagé le plus star de France et vraiment le plus connu.
C'est le citoyen engagé le plus connu. C'est il y a tout le monde non il y a beaucoup de citoyens engagés mais lui c'est un citoyen engagé connu. Voilà, il s'appelle Olive Olive.
Ça va mon Olive ? Ça va Magalie, merci de m'inviter ce soir. Ben merci d'être là.
Je sais que tu es très engagé par cette cause des agriculteurs. On va en parler ce soir. Et tu es accompagné alors pareil, on va je vais vous faire une petite présentation chacun de Henry Biè Peré qui est un agriculteur dans le Berne.
Je dis bien le Bernne he ça se dit le Béarne pardon le Béarne. Non c'est pas Stéphane [rires] Berne. Elle a du mal des fois avec les les mots demain est a fait des fautes d'orthographe à l'oral. [rires] C'est c'est pas grave.
Le Béarne. Le Béarne. Oui voilà le BN.
Le béarne. Donc et où est-ce que c'est B ? Mathias, tais-toi.
Encience syndical agricole. Mathias, n'en rajoute pas une couche s'il te plaît. J'essaie d'avoir une petite crédibilité quand même.
Alors, on va commencer d'ailleurs par Henri. Alors, Henry, euh vous êtes agriculteur dans les Pyrénées Atlantiques, profondément attaché à votre territoire et aux traditions agricoles. Ancien syndicalistes agricole, vous avez longtemps défendu la voie des agriculteurs sur le terrain comme dans les grandes instances.
éleveur, laitier et producteur de céréales, vous connaissez les réalités concrètes du métier, les contraintes économiques, les enjeux environnementaux et la transmission d'un savoir-faire essentiel. Très bonne présentation. Merci beaucoup.
C'est très flatteur. Merci. Voyez qu'il y a un cerveau là-dedans de temps en temps, ça dépend.
Merci Floriant. [rires] Et vous avez parlé de transmission parce que mon fils a pris la relève sur l'exploitation avec un élevage justement de vache laitière. D'accord.
OK. Vous nous avez ramené un peu de lait là ou pas ? Ah ben non, j'aiétis averti euh il y a 2h pour venir à l'émission, sinon je vous en aurais bien remonté.
Oui. Ah ouais, franchement j'aurais kiffé hein. Ah ben, il t'en ramènera la prochaine fois.
Ouais, on va refaire une émission [rires] sur les agriculteurs. Alors, avant de parler de l'actualité, j'aimerais savoir ce qui vous a donné envie de devenir agriculteur. Comment vous êtes devenu agriculteur ?
Ben, c'est pas très original. Mes parents étaient agriculteurs. Donc depuis tout jeune, voilà, j'ai découvert les métiers de l'agriculture.
J'ai été en boire quelques autres mais je suis revenu quand même le l'attrait de la campagne, l'attrait du métier, l'attrait de son pays aussi. Quand on est sur un terroir, sur une terre, on a aussi envie d'y voilà d'y construire son activité professionnelle, sa famille, voilà, et de rester justement dans cette dans cette ambiance de terroir et de territoire. Et c'est bien euh là que la cause des agriculteurs est souvent bien reconnue et soutenue parce que les agriculteurs, c'est d'abord des gens qui ne peuvent pas se délocaliser, qui sont sur un territoire, qui font vivre ce territoire au-delà de leur métier quoi.
Et ils ont aussi des fonctions euh euh souvent municipales, des fonctions d'entretien du territoire, d'entretien de la nature. C'est pour ça que ce métierlà est reconnu au-delà de la production alimentaire. Oui, c'est aussi des valeurs, c'est aussi plein de plein de choses évidemment.
Euh je crois que c'est donc enfin bon c'est la question d'après c'était sur votre famille mais du coup ça on y a répondu. Euh c'est quoi votre là vous êtes toujours agriculteur ? Je suis en train de passer le relais.
Voilà je j'ai un pied dans la retraite et un pied encore dans l'activité agricole puisque voilà le passage se fait c'est quoi le le quotidien d'un agriculteur ? On se lève à quelle heure ? On non parce que c'est bien que les gens se rendent compte du travail que c'est aussi être agriculteur, c'est pas juste faire l'amour dans le prê quoi.
Alors l'avantage c'est qu'on choisit un peu ses horaires. Donc moi sur ma ferme à moi, on se lève le matin à 5h30. Incroyable pour aller traire les animaux.
Mais ce qui permet le soir aussi de traire aussi à 5h de l'après-midi et à 18h30 19h de pouvoir être avec sa famille dans son foyer, avec son épouse et de pouvoir préparer ensemble le repas et passer le la soirée. Donc on commence tôt quand tout le monde dort encore, mais on finit aussi un peu plus tôt. D'autres font le choix de commencer un peu plus tard parce qu'ils préfèrent passer un temps et leur famille le matin et du coup de terminer aussi un peu plus tard le soir et donc là de revenir.
Mais vous commencez quand même à 5h30 du matin, vous terminez à 18h30 19h. C'est ça. En hiver quand il y a pas de travaux dans les champs, autrement quand il y a des travaux dans les champs que c'est la période des semis.
Euh ben bien souvent quand on a fini de traire à 18h30, on reprend le tracteur pour aller tant qu'il fait jour et quelque fois un peu avec la nuit aller finir de semer les productions céréalières. Et il y a les villages aussi. Des fois vous êtes d'astrate vu vous avez vous avez des vaches laitières.
Oui oui oui oui oui. Ah ben bien sûr c'est qu'en plein nuit des fois ils peuvent se lever lever au rythme des animaux. Donc effectivement quand il y a des naissances à venir, on est un peu plus soucieux.
Voilà, on y retourne quelque fois le soir après manger avec la nuit, allumer la lumière, voir si tout se passe bien. Et vous n'avez jamais après, ceci dit, on est quand même, il faut dire la vérité, de plus en plus accompagné par des outils d'intelligence artificielle. On a maintenant aussi des du monitoring.
Donc on peut sur le sur smartphone repérer une vache qui est en train par exemple de mettre d'y descendre tous les jours pendant une semaine 10 jours quelque fois le temps qu'elle fasse. Bon, on y va juste quand on voit que les chos donc vous êtes passé à la robotisation sur le justement vous avez robotisé l'exploitation ou non ? Pas pour la traite hein.
La traite on a alors c'est moitié robotisé. C'est une salle de traite effectivement mais on branche encore les nous-mêmes les manchons et on voilà. Alors restez avec nous sur Sud Radio.
On revient juste après cette petite pause pour vous présenter les autres invités. Alexander Nicolic, député européen et porte-parole du RN et Olive Olive, citoyen engagé RTA. À tout de suite sur Sud Radio.
Sud Radio Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai.
Sud Radio, parlons vrai. On vit pas dans la même France. Magalie BA sur Sud Radio.
Il est 20h16. Nous sommes en direct pour cette émission, cette émission de folie où on se retrouve tous les soirs du lundi au jeudi en direct de 20h à 21h. On vit pas dans la même France et ce soir un sujet vraiment très important qui secoue la France actuellement.
La colère des agriculteurs. Faut-il craindre des débordements ? On reçoit sur ce sujet Alexander Nicolic, député européen et porte-parole du RN qui va débattre avec Olive Olive, notre citoyen engagé et Henry Bièpéré.
Je le dis bien très bien. Merci. agriculteur dans le Béarne, ancien syndicaliste agricole.
Alors, on a présenté euh Henry Biè Peré juste avant et maintenant je vais vous présenter Alexander Nicolic. C'est le top modèle du RN. [rires] Je suis obligé, ça va.
Alors, tu es eurodéputé, donc ça veut dire député européen du Rassemblement national engagé sur les questions de souveraineté, d'immigration et de protection des intérêts français au sein du Parlement européen. Ton parcours politique s'inscrit dans une volonté affirmée de défendre une Europe des nations plus respectueuses des peuples et des identités. Sur les dossiers économiques, sécuritaires et institutionnels, tu assumes des positions claires et tranchées.
Je crois que tu t'es lancé extrêmement jeune toi en politique, hein. Non, non. OK, super.
C'est génial. Cette question n'était même pas sur mes fiches he c'est moi qui soupé j'étais Non non justement non non j'ai j'étais commerçant et je me suis engagé au RN j'avais 27 ans mais euh donc non mais c'est pas c'est jeune mais non mais aujourd'hui il y en a plein qui sont en politique et j'ai 33 Non [rires] non mais ah si bah enchanté Mathias tu me connais pas tu as 33 ans toi j'ai 33 ans l'âge du Christ amen tu es sérieux Ah oui 1992 ouais je sais je fais plus jeune mais sur ma vie j'ai l'impression que tu as 22 ans. Ouais, je sais.
On me dit tout le temps que je faisah oui onion à faire. [rires] Mais c'est je suis choqué. Bah tu vois, il y en a 33 ans, ils sont encore en boîte de nuit tous les soirs et cetera.
Allez, arrête. Alexandr je l'ai vu en boîte Alexand. Quel âge tu as Alexander ?
Non, moi je suis plus vieux. J'ai 39 ans moi. Ah bon ?
Mais il fait jeune lui aussi. Mais vous êtes chelou tous les deux [rires] ici. Moi moi j'ai quel âge ?
Je comprends pas. Ben moi, j'ai 24 ans. Alors du coup euh avant de rentrer dans le débat du soir, je voulais faire un point avec toi sur la situation politique en France.
On a l'impression qu'il y a une vraie instabilité politique. He enfin je pense qu'il y a pas qu'une impression. Euh est-ce que il faut s'inquiéter ou pas ?
Bah les Français s'inquiètent à juste titre quand on fait point par point. Si on on regarde l'insécurité, le nombre de coups et blessures volontaires, le le nombre de meurtres aujourd'hui dans notre pays qui est qui est à trois meurtres par jour, par exemple, le le le nombre de violences sexuelles quand on regarde le pouvoir d'achat des gens, quand on regarde les le déficit commercial, quand on regarde le déficit public, quand on regarde la dette, évidemment que tous ces critères, ils sont très inquiétants. [rires] Non mais non mais évidemment mais on fait de la politique parce que justement on veut changer les choses et faire en sorte que en se disant toujours que l'avenir sera sera meilleur.
Et et donc oui, aujourd'hui il y a un fort mécontentement parce que les gens et d'ailleurs on est un des pays qui est le plus pessimistes où les gens se se disent l'avenir sera moins bien mais parce que les politiques les ont conduit justement à vivre moins bien qu'avant très souvent. Et donc face à ça, il faut trouver des solutions et l'agriculture ça fait partie des domaines où évidemment qu'il faut trouver des solutions. Quand on passe en en 25 ans de 2è P exportateur à 7e, c'est qu'on peut se dire qu'il y a eu un moment un problème quand le les agriculteurs sont autant en grande difficulté que leur revenus mensuel baisse comme c'est le cas et qu'ils ont de moins en moins de pouvoir d'achat et bien c'est que et et qu'il voyaient leurs parents arriver à vivre leurs grands-parents.
C'est intéressant ce que vous disiez sur parfois trois quatre générations et et moi j'avais parlé avec un un agriculteur justement les laitier en Mayenne qui me disait "Moi, je ne veux pas que mon fils reprenne parce que je sais que c'est trop dur." Ça fait mal au cœur. Les agriculteurs, c'est ceux qui ont dessiné la France, c'est ceux qui nous nourrissent.
Mais quand on est dans un avion et qu'on regarde, c'est eux qui ont fait les paysages, qui ont construit ce pays. Et s'il doit y avoir un domaine qui doit être une exception, c'est évidemment l'agriculture. Et on a vraiment le sentiment euh bah d'avoir des politiques aujourd'hui, malheureusement qui trop souvent ont comme vision euh politique de leur mettre des bâtons dans les roues, que ce soit sur les normes, que ce soit sur les taxes, que ce soit sur la mise en en concurrence.
Et donc on comprend évidemment leur leur leur ralbol parce qu'on voit dans d'autres endroits une volonté justement de les rendre plus puissant et et aujourd'hui on a des instances qui bah les pénalisent plus que leur offre des différentes opportunités. Alors Olive Olive toi tu es un citoyen engagé hein tu es devenu une figure incontournable des réseaux sociaux ancien gilets jaunes connu pour tes positions antipass sanitaires et tes critiques envers Emmanuel Macron. Tu revendiques une parole libre qui t'a divisé.
Euh, tu es suivi par plus de 500000 personnes aujourd'hui. Je dis bien tu commentes l'actualité sans filtre. Je pense que tu es nonstop en en complètement en action et à commenter aussi l'actualité.
Euh est-ce que tu peux euh nous résumer ? Euh tu sais nous notre émission elle parle à d'autres personnes que qui ont l'habitude enfin voilà de ceux qui qui écoutent en général et on voudrait il y en a beaucoup d'ailleurs qui sont un petit peu perdus dans cette crise agricole. Le le la personne qui voilà qui est sur les réseaux euh qui bosse qui comprend rien, qui vient pas de la campagne, qui vient pas de ce monde agricole, qu'est-ce qui fait qu'est-ce qui a fait dans une réponse très courte et très simple que les agricoles se rebellent aujourd'hui ?
Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que tu peux nous dire c'est quoi le problème pour qu'on comprenne quel est le problème pour qu'on comprenne ce qui se passe ? Alors le problème il dure depuis longtemps.
Ça fait plus de 20 ans qu'on a un problème sur le monde de l'agriculture. Mais là vraiment il y a deux gros problèmes en fait. Il y a le mer caur, je pense qu'on va en parler derrière.
Alors c'est quoi le mer caur ? C'est importé, désolé he je vais parler cru comme d'habitude de la merde qui vient de l'étranger parce queil faut le dire c'est des poulets qui ont pas de plume d'Ukraine, des œufs pourris d'Ukraine ou des vaches qui sont nourries aux OGM ou aux hormones, enfin bref euh qui vont déballer un petit peu de partout. Et puis à l'abattage des troupeaux aujourd'hui avec un protocole sanitaire qui a été mis en place par la ministre de l'agriculture.
D'ailleurs, je sais pas si elle a déjà été dans une ferme cette dame. Euh aujourd'hui, quand vous avez une vache malade dans un troupeau, au lieu de l'écarter et de la mettre de côté, et bien non, on fait systématiquement l'abattage des troupeaux complets et tout ça en fait, il faut que ça s'arrête. Donc ça a été un petit peu la goutte d'eau qu' a fait déborder le vase avec un monde de l'agriculture qui souffre en fait depuis des années et des années parce que faut quand même le rappeler à tout le monde, tous les deux jours, il y a un agriculteur qui perd la vie parce qu'il se suicide.
Aujourd'hui, on en est là et c'est la grosse problématique du moment. Et je pense que tout ça en fait, il faut que ça s'arrête. Il faut bien que les gens comprennent que si aujourd'hui on perd notre souveraineté alimentaire en France, parce que le Mercossur c'est exactement ça en fait, c'est perdre notre souveraineté alimentaire et si on perd notre souveraineté alimentaire, on perd notre souveraineté tout court.
Parce que si un pays n'est plus capable de se nourrir avec ses agriculteurs et qu'on dépend que de l'importation, on aura forcément des grosses problématiques dans le pays. Donc là, les agriculteurs en ce moment, il y a donc toutes ces manifestations parce que il y a un en fait que alors si j'ai bien compris et vous me dites hein parce que c'est un peu mais on peut peut-être expliquer ce qu'est le mercure précisément. Oui, c'est ça que je voulais savoir, c'est justement c'est le fait de ramener si c'est j'ai bien compris, c'est de ramener des des nourrit d'ailleurs que la France, c'est l'ouverture plus large en fait.
En fait, en fait c'est diminuer les droits de douane. Je vais donner un exemple très clair. On parle souvent de la filière bovine.
Aujourd'hui, on importe déjà évidemment des des du beau vin qui vient d'Amérique du Sud, sauf que les droits de douine, ils sont à 40 %. Là, il va avoir une baisse à 7,5 %. Donc forcément, ils vont coûter encore beaucoup moins cher.
Ils vont représenter une concurrence plus importante. Mais on évoque très peu ça sur les droits de douane. C'est qu'en plus quand vous avez des droit de douane, il y a payez en fait ces droits.
Mais en fait quand on passe de 40 à 7,5 % vous avez beaucoup moins de rentrée d'argent et ben ça ça va être compensé en plus par des impôts supplémentaires à une contribution par exemple de la France de plus en plus importante. Désolé d'être très technique et précis mais il faut comprendre l'impact que ça va sur les ce que ça a sur les les gens. C'est c'est en fait systématiquement on abaisse ces ces droits de douane.
Il faut comprendre que euh en 50 ans, par exemple au niveau européen, on les droit de douanes représentaient 40 % des recettes. Aujourd'hui, elle représentent 12,5 % des recettes. Donc c'est et c'est compensé encore une fois par d'autres pays, enfin par les pays qui dont la France qui est un des principaux contributés.
Ce que je veux dire, si je comprends bien, c'est que là le gouvernement a annoncé, c'est peut-être pour ça que tout le monde s'énerve, que en fait les droits de douane sur les les les enfin le beauvin voilà alimentation internationale allit baisser donc à 7,5 % au lieu de 40 % alors qu'il est produit beaucoup moins cher parce qu'ils n'ont pas les mêmes autorisations. Ils ont le droit des hormones à des antibiotiques par exemple qui sont interdites en France. Mais c'est du coup aussi surtout que ça baisse les les comment s'appelle les charges donc des pays étrangers entre guillemets et il faut compenser cette perte d'argent parce qu'on sait quand on on en perd quelque part faut le compenser ailleurs.
Ça veut dire que la compensation de cette perte d'argent sera forcément euh ben subie par les agriculteurs aujourd'hui qui travaillent dur en plus. Oui. Si on va Non mais si on réfléchit plus loin effectivement les droits de douane ça entraîne une concurrence déloyale que vont payer ceux qui en sont victimes et c'est hyper hypocrite du enfin de de l'étail du gouvernement.
Regarde Chinein, il refusent Chine en France et il ils acceptent la viande bovine de l'étranger. En fait, il y a ou non mais il a il y a un problème à l'envers. Tu vois, ils font la guerre à ce qui vient de l'étranger comme Chine, mais ils font pas la guerre à ce qui vient de l'étranger.
Et là, du coup, les agriculteurs sont dans la même. Est-ce Est-ce que c'est ça Henry Biaspéré ? Oui.
Alors, ce qu'il faut expliquer effectivement c'est vous avez dit le gouvernement annonce donc la complexité c'est que c'est l'Union européenne qui négocie ce type d'accord. D'accord. C'est pour ça que le débat aujourd'hui, c'est savoir si la France va voter favorablement ou pas à cette négociation qui a été conduite par l'Union européenne.
Elle conduit des négociations avec toutes les zones du monde. C'est dans le cadre du marché mondial qui est en œuvre depuis des dizaines d'années avec plusieurs zones. On a déjà fait cette ces opérations d'accord pour baisser.
Donc il y a pas longtemps, on parlait de l'alena avec l'Amérique du Nord et le Canada qu'on a critiqué aussi qui a été signé et où on a déjà accepté des contingents de viande beau vine qui vont se rajouter à ce qui se négocie maintenant avec l'Amérique du Sud. L'Amérique du Sud, c'est quatre pays qui se sont un fait une zone de libre échange comme nous l'Union européenne ils ont ils l'ont appelé Mercosour. Donc il y a c'est cette négociation qui a amené qui ne concerne pas que l'agriculture, qui concerne tous les secteurs d'activité.
Et c'est la deuxième difficulté pour nous, c'est qu'on a l'impression et c'est le cas que l'agriculteur va être une monnaie d'échange. C'est-à-dire qu'on va dire aux Brésiliens, aux argentins, on vous achète du bœuf, on vous achète des poulets, on vous achète de du biocarburant et en contrepartie, vous allez nous acheter des automobiles, de la hauteur, de la pharmacie et cetera qui vont bénéficier à d'autres pays de l'Union européenne. Donc la complexité euh c'est que chez nous, c'est l'agriculture première agriculture de l'Union européenne, c'est 16 % de l'agriculture européenne, elle est faite en France.
Donc on est les premiers touchés. Les autres pays sont favorables au aux à signatures de l'accord. C'està-dire que les agriculteurs français vont être le eux la monnaie d'échange et donc les les victimes finalement de ce marchél et c'est ça qui est pas accepté.
Alors vous vous êtes cette alors Emmanuel Macron apparemment juste avant l'émission a dit qu'il n'est pas d'accord, il n'est pas favorable à cette à cette cette enfin cette proposition. Alexander Nicolic, toi tu es député européen donc c'est cool que tu sois avec nous parce que du coup c'est européen. Si l'Europe aujourd'hui donc passe donc c'est l'Europe qui a proposé cette baisse de doigt.
Je vais pareil, je vais expliquer comme ça pour que les auditeurs comprennent. Effectivement, on a délégué ces accords commerciaux depuis le traité de Mastrich à l'Union européenne. Donc euh c'est la Commission européenne qui négocie en l'occurrence madame Van Derleyen.
Mais toute l'hypocrisie, c'est qu'effectivement vous avez le groupe de LR, le groupe de d'Emmanuel Macron Renaissance qui ont élu madame Vanderleyen. Ils ont même élu le commissaire à l'agriculture, monsieur Hansen, qui était pour le Mercosur. Donc c'est l'Union européenne qui peut valider effectivement et c'est elle qui a c'est la Commission européenne qui peut ratifier ce traité.
Mais ça ne peut pas se faire sans condition. Il faut il ne faut pas pour qu'il puisse le rectifier qu'il y ait plus de quatre pays, quatre pays ou plus et qui représenteraiit 35 % de la population de l'Union européenne qui s'oppose à la ratification de ce texte. Ça c'est la première la première obligation.
En l'occurrence, on peut reprocher là par exemple à Emmanuel Macron. Emmanuel Macron donc vient d'annoncer qu'il ne signera pas. Donc la France ne signera pas, l'Irlande ne signera pas, la Hongrie ne signera pas. la Pologne ne signera pas, mais tout ça ne représente pas 35 % de la population de l'Union européenne.
Emmanuel Macron qui a changé plusieurs fois d'avis, il faut quand même le rappeler sur le Mercosur, il était d'abord favorable. Il est devenu contre en 2019 pour protéger la forêt amazonienne, pas les agriculteurs français mais parce que il disait que ça va entraîner de l'abattage d'arbre et il s'opposait à Bolsonaro, le président brésilien. Il est redevenu pour avec Loula et d'un seul coup quand il y a eu les manifes d'agriculteur, il est reedevenu contre.
Mais pourquoi ? parce qu'il a compris qu'en fait même s'il votait contre, ça passerait quand même et il n'est pas allé par exemple voir tous les autres pays européens pour essayer de leur dire "Ce n'est pas dans votre dans votre intérêt aussi, mobilisons-nous, on va représenter 35 % de la population et on va pouvoir s'y opposer." Et il y a une deuxième chose qu'il faut dire, c'est qu'ensuite ça doit être ratifié par le Parlement européen.
Moi même je vais voter contre en l'occurrence, on va voter au Parlement européen. Mais en réalité les alliés à la fois d'Emmanuel Macron, donc au Parlement européen, mais du LR, du PPE, de en fait, ils vont constituer une majorité qui va ratifier ce texte. Donc aujourd'hui, on sait que malgré la position d'Emmanuel Macron qui est surtout une posture, ce traité du mercur sera sera ratifié, mais ça s'inscrit dans une continuité d'autres accords qui ont qui avaient été ratifiés.
Vous vous êtes dans la filière laitière, la Nouvelle-Zélande par exemple a pénalisé grandement la aussi la filière laitière. C'est un un accord qui avait été signé récemment et c'est pour ça que nous on prône pour une exception agriculturelle pour que les l'agriculture sorte enfin de ces accords de libre échange parce qu'on ne peut pas sans avoir les mêmes règles être mis en concurrence avec ces pays. C'est important ce qu'il vient de dire Magalie.
Je me permets juste 10 secondes parce que je sais que c'est serré parce que les gens avaient pas très bien compris. Même si Emmanuel Macron vote contre, il faut bien comprendre qu'on va rentrer dans ce traité du mercur. OK.
Euh moi je voudrais savoir aussi si vous êtes OK pour vous Apparemment LFI votre contre aussi. LFI votre contre aussi pour vous associer au LFI cette fois-ci pour voter contre. Non mais on votera contre et on fait réponse réponse juste après la pub.
À tout de suite. On veut [rires] on veut savoir si le RL va s'associer à une fois dans sa vie. À tout de suite sur Sud Radio.
Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai.
Sud Radio. Parlons vrai. Sud Radio.
Parlons vrai. Magalie Berda. Sud Radio.
On vit pas dans la même France. Magalie Berda sur Sud Radio. Il est 20h31.
Alors nous, on a décidé de faire une émission différente. On ne peut [musique] pas passer à côté de ce qui se passe aujourd'hui en France. La colère des agriculteurs.
Faut-il craindre des débordements ? On voit les agriculteurs partout sur les routes, à la télé, à la radio, on les voit partout. Mais en vrai, pour la plupart d'entre nous, on comprend pas trop ce qui se passe. [musique] On narrive pas trop, on voit des gens se disputer sur les plateaux télé mais on sait pas trop pourquoi ils se disputent.
Qu'est-ce qui se passe chez les agriculteurs ? Donc on a décidé de faire une émission un peu différente pour essayer de vous faire comprendre un petit peu mieux la situation et pourquoi aujourd'hui c'est important de soutenir nos agriculteurs. Est-ce que aussi la colère des agriculteurs bah voilà enfin lance beaucoup de débordement aussi ?
Est-ce qu'il faut avoir peur de ces débordements ? On a vu ce matin ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale avec Yel Brun PV. Alors la pauvre arriva même plus à rentrer dans l'Assemblée nationale.
Donc donc est-ce que ça va ? Non. Bon, il est Oui, mais bon, c'est un humain, c'est une femme.
Oui. Non, mais on va pas la plaindre. C'est pas près un parpin non plus.
Bah, on était pas loin. Elle avait 14 gardes du corps autour d'elle, la pauvre. Elle arrivait même plus à marcher.
Mais bon, après, je rentre pas dans le dans le pourquoi du comment. Là, je parle de l'humain simple. Maintenant, euh la question Alexander Nicolic ou qui nous a bien expliqué avec Olive, Olive et Henry Biaspéré ce qui se passait.
Je pense qu'on commence à comprendre pas mal de choses. En tout cas, moi je comprends plus de choses. Euh ma question, c'est que du coup, on est d'accord que tous les partis politiques pour sauver nos agriculteurs français, pour les aider à ne à à à à à passer cette ce danger pour eux puisque du coup, ils vont être en concurrence dramatique avec les autres pays, c'est ça Alexandra ?
Oui, une concurrence déloyale. Oui, concurrence déloyale pour les aider. Donc, il faut être derrière eux.
Euh est-ce que vous c'est un des sujets, c'est pas le seul problème. Oui, oui, on on va en parler après aussi d'ailleurs des autres sujets. Euh je vois Olive Olive, il boue sur sa chaise.
Euh mais est-ce que vous êtes prêt vous euh en tant que euh partie du RN, du rassemblement rassemblement national à cette fois-ci vous alliez avec nos autres partis politiques français comme par exemple LFI euh pour voter contre cette Mais nous à chaque fois que c'est dans l'intérêt des Français, on s'en fiche de savoir comme qui on vote. Enfin, on vote uniquement dans l'intérêt des Français. Donc évidemment qu'on on se positionne et on est très clair, on vote évidemment contre contre cet accord, mais nous on est cohérent.
On s'est opposé également au pacte vert qui pénalise nos agriculteurs. Et là qui a aussi une vision purement idéologique de décroissance et d'imposer aussi des choses qui ne correspondent absolument pas au marché. Je sais pas par exemple imposer en pour 2030 25 % de bio alors que le marché est descendu à 6 %.
Imposer des interdictions de produits phytosanitaires qui ne sont pas interdites ailleurs par exemple. euh toutes ces ces ces choses qui peuvent être euh mises en place et qui pénalisent les filières agricoles par rapport au monde entier quand vous avez une vision de puissance par rapport pour les autres pour les autres euh euh grandes nations euh hors de l'Union européenne. Mais il y a aussi l'enjeu de et qui va intervenir et ça fait partie aussi des raisons pour lesquelles les agriculteurs manifestent, c'est la baisse qui est envisagée pour la PAC parce que aujourd'hui malheureusement on regarde tout ce contexte les agriculteurs vivent beaucoup de la PAC.
P Alors la PAC c'est la politique agricole commune. Vous savez, on donne entre ce qu'on donne et ce qu'on reçoit de l'Union européenne, on perd environ 9 10 milliards. On donne de l'argent et il nous redonne de l'argent par certains biais.
Par exemple, pour les agriculteurs, la France reçoit environ par an 9 milliards d'euros pour la politique d'agrool commune pour aider les agriculteurs. Mais encore une fois, c'est de l'argent français. On reçoit moins même si on a ces 9 milliards de pack.
Et bien dans le le le projet de PAC 2028-2034 euh il y a une baisse de 22 % de la PAC qui va entraîner à peu près que les agriculteurs vont toucher 7 milliards d'euros de pack et on ne prend même pas en compte une éventuelle comme le veul la Commission européenne une éventuelle rentrée de l'Ukraine qui est un grand pays agricole et qui pourrait recevoir beaucoup d'argent lié à la PAC. Je parle de ces enjeux qui sont en 2028 parce que c'est demain en fait. toutes les règles qui sont mis en place qui sont européennes et je vais juste rajouter mais qui sont aussi françaises et je vais donner un exemple et je m'arrête là vous avez ça avait été ça fait beaucoup polémique l'été dernier vous avez par exemple l'acétamyde qui est interdit en France qui sert à des fruits et légumes qui sert aux noisettes par exemple et qui est interdit donc uniquement en France et même dans les autres pays européens c'est autorisé il n'y a rien qui prouve que c'est dangereux ben je prends les noisettes par exemple à cause de la punaise diabolique on a eu une épidémie et on a quasi pas produit une noisette en France.
On a importé 95 % des noisettes consommées en France. Ces 95 % de noisettes étaient avec donc de l'acétamypride puisque tous les autres produisent avec de l'acétamypride mais nos producteurs eux ne pouvaient pas utiliser l'acétamypride et ben ils n'ont pas pu produire de noisettes. Ça veut dire qu'on a importé 95 % des noisettes.
Vous voyez l'abération rien les interdire. Bah non puisquon a consommé des noisettes avec de l'acétamite qui venait juste d'ailleurs. Ça tue juste des filières.
Henry Biaspéré qu'est-ce que qu'est-ce que vous pensez de tout ça ? Qu'est-ce que vous avez à dire quand vous entendez tout ce que nous dit Alexander Nicolic ? Alors bon, il l'exprime avec un angle politique, donc je peut-être qu' j'aurais des bémols là à apporter, mais c'est vrai que le hasard de calendrier fait que cette négociation sur le Mercosour tombe la même année que la négociation du budget global de l'Union européenne qui est sur 7 ans.
L'Union européenne vote un budget tous les 7 ans. cette année à négocier le budget pour 2028- 2035 et là-dedans le budget alloué à l'agriculture effectivement sur laquelle la commission avait prévu de renier environ 20 % de de budget. Donc ça veut dire non seulement on impose des contraintes aux agriculteurs, mais en plus on leur dit vousz vous serez moins aidé puisque on baisse le budget.
Et donc on on ça vient rajouter à la colère des agriculteurs et à la crise de l'agriculture de dire non seulement vous nous imposez des produits qui arrivent de l'extérieur, vous nous demandez quand même de rester agriculteur mais avec en nous serrant la vis en nous serrant les les moyens financiers. Donc ça ça peut pas être ça peut pas être du tout accepté. Euh et ça rajoute une colère supplémentaire dans les demandes euh fait par les agriculteurs, c'est aussi de revenir à un niveau budgétaire qui permet d'accompagner l'ensemble de l'agriculture sur l'ensemble de l'Union européenne pour les 7 ans qui viennent.
Donc là, il faut pas se louper parce qu'après c'est pendant 7 ans qu'on aura voilà des un régime sec. Euh Olive Olive, qu'est-ce qui s'est passé ce matin devant l'Assemblée nationale ? Ah bah alors, c'est pas que devant l'Assemblée nationale euh les les agriculteurs, ils ont réussi un gros coup de force.
Ils ont réussi à rentrer dans la capitale avec les tracteurs. Ils ont commencé par l'Arc de Triomphe et ils ont fini devant l'Assemblée nationale puisque c'est quand même à l'intérieur qu'il faut quand même secouer un petit peu nos députés en ce moment pour qu'ils réagissent parce que moi j'ai l'impression sincèrement qu'ils dorment total. Alors je sais bien que c'était les vacances mais temps de se réveiller et de reprendre le travail parce que là aujourd'hui il y a rien qui est passé sur la table pour les agriculteurs.
Il y a rien qui avance du tout. Donc ce qui a été fait a été totalement magnifique puisque c'était interdiction de rentrer dans Paris avec des moyens énormes qui avaient été mis en place. On a réussi à finter un petit peu.
On avait fait l'appel pour le 6 à rentrer sur Paris. C'est l'appel qu'on avait fait sur les réseaux sociaux. Je suis en étroite collaboration avec la CR et on a fait un énorme boulot.
D'ailleurs, je tiens à les saluer aujourd'hui parce que la CR c'est un parti c'est un syndicat aujourd'hui. Euh et je vais parler encore avec mes mois à moi qui porte ses couilles aujourd'hui mais qui porte vraiment ses couilles jusqu'au bout. Et franchement, je les remercie.
Ça fait 15 jours que je suis avec eux. Je peux vous assurer qu'ils prennent beaucoup de risqu. Ils ont fait Noël dehors, ils ont fait nouvel an dehors.
Ils arrêtent pas, ils lâche rien du tout. Et c'est grâce à eux qu'on a vu toutes les images qu'on voit aujourd'hui. Faut quand même le rappeler hein, parce que les grands absents de tout ça, c'est le plus grand syndicat.
C'est la FNSE qui n'agit pas sur le terrain qu'on ne voit pas. Ils ne sont pas là. Ils sont aux abonnés absents.
Il est pas d'accord. Il suffit de regarder ce qui se passe dans la rue. Il y a pas besoin d' On est là pour informer quand même les les auditeurs.
C'est pas en racontant des choses qui ne sont pas vraies. C'est la vérité de la FNA. Moi je l'ai pas vu.
Désolé. dans 40 départements en France, la FNSA, alors on n'est pas monté sur Paris mais dans 40 et les Parisiens sont venus à Paris de la FNSE de la région parisienne et on est dans 40 départements auprès des préfectures auprès des parlementaires européens parce qu'ils vont avoir à se prononcer dans une semaine. Ce que vous disiez est vrai.
Le 19, le Parlement européen doit se prononcer. Donc s'il n'y a pas d'entourloupe ou une utilisation d'une procédure qui squeise le Parlement européen, ce qui serait là pour le coup un grave déficit démocratique, on donc les députés européens devront ratifier ou pas l'accord qui doit qui doit se signer ces jours-ci. Mais là fait et bien sûr avec les jeunes agricultur excusez-moi monsieur.
Ah oui c'est vrai que vous êtes cont je partage ce que vous dites qu'il y a un super coup qui a été réussi par la coordination rurale par la qui a réussi à mener des tracteurs dans Paris malgré l'interdaction l'interdiction c'est un beau coup médiatique et les médias ne s'y sont pas trompés puisqu'ils ont mis toutes les caméras justement sur ce syndicat là alors que le travail il se fait par l'ensemble des syndicats. Je crois que là-dessus comme quand vous citiziez tout à l'heure les partis politiques qui doivent s'entendre à l'unanimité en France sur les deux assemblées Sénat assemblée nationale tous les partis politiques ont voté contre l'accord la signature de l'accord Mercosou et les syndicats agricoles sont tous sur ce côté-là avec des moyens différents et peut-être des sorties de crises différentes et des propositions différentes mais sont tous unis pour dire pas de mercour budget de la Pque au bon niveau et accompagnement des agricules terrible Parce que et je le répète et je vous le dis droit dans les yeux, j'ai beaucoup de respect pour vous parce que vous êtes un agriculteur, vous vous appelez pas Arnaud Rousseau, vous êtes pas le responsable de la FNS. Non, mais c'est un ancien vous êtes ancien mais je défends aussi les syndiqués de la FNSEA parce que malheureusement ils sont tributaires de leur grand patron qui est Arnaud Rousseau qui est le grand pote d'Emmanuel Macron.
C'est plus un secret. Ça fait un mois monsieur avec tout le respect que je vous dois. Ça fait un mois que je suis sur le terrain.
Je peux vous assurer et je vous regarde droit dans les yeux. J'ai pas vu un seul tracteur de la FNSA et vous le savez très bien. Dites-le aux auditeurs.
Ne me faites passer pour ce que je ne suis pas. Je ne suis pas un menteur. Je vous assure que s'ils avaient été mobilisés, je l'aurais dit, il y a la CR en grande partie, la Confédération paysane aussi euh qui est qui est qui s'est allié à la CR, mais la FNSEA n'est pas dans le terrain.
Si vous n'avez suivi que les cortèges de la coordination rurale, forcément vous avez pas eu la fa, je vous ai laissé finir. Mais non, mais si la FNSEA avait fait le coup de force avec la CR et avec les autres syndicats aujourd'hui dans la rue, je pense sincèrement qu'il y aurait beaucoup plus de poids. Ils sont à bout de force, ils sont à bout d'énergie, ils ont pris tous les risques.
Au moment où on se parle, il y a des gens de la CR qui sont en garde à vue. Au moment où on se parle, il y a des tracteurs qui sont bloqués qui risquent d'être saisis. Il faut savoir que si on saisit un agriculteur, un tracteur d'un agriculteur, on lui enlève sa vie, hein.
Alors, on est déjà en train de bousiller les exploitations et maintenant voudrait prendre leur matériel. Je suis désolé. C'est dommage en tout cas, moi je vous le dis, c'est dommage que pour une fois tous les syndicats agricoles ne se sont pas mis d'accord pour tous sortir dans la rue parce que c'est maintenant qu'il faut le faire.
Euh Alexander Mathiass Ouais, en gros euh Olive Olive, il vient de contredire Alexander parce que Alexander il dit qu'il y avait plus de noisette en France. Il dit qu'il y a des couilles en France encore. [rires] C'était zéro.
C'était la blague 1-0 de Mathias Alexand. Non, mais ce que ce que je voulais dire, c'est que on a évoqué effectivement les les j'ai évoqué tout à l'heure à la fois le Conseil européen et le vote au Parlement européen. C'est les les deux encore chances qui qui restent.
Mais on est il faut il faut être lucide aujourd'hui. Malheureusement au regard des rapports de force, il le le le mercossur sera ratifié et on peut avoir la position juste de posture comme on l'a aujourd'hui, ça ne changera rien tant qu'on a'ura pas cette volonté justement de se faire respecter au sein de l'Union européenne parce que si demain la France qui a décidé de d'augmenter de 5 milliards son sa contribution à l'Union européenne dit "Mais stop en fait, on va arrêter fermer le robinet." Sans nous, il n'y a plus d'Union européenne.
Madame Vleyen, vous vous moquez de nous. Ce n'est absolument pas dans nos intérêts. Vous faites ça pour vendre des voitures allemandes pour une raison d'ailleurs qui dépend aussi de l'Union européenne.
C'est-à-dire que comme on veut passer au tout électrique, ils veulent continuer à vendre des voitures thermiques et se trouver un nouveau marché en Amérique du Sud. Le sujet, il est là aussi et c'est pour ça qu'ils veulent signer cet accord sur le Mercossur. Si on met pas la pression comme ça, et bien évidemment qu' ils ne feront rien.
Ils jouent contre nous. Madame Volen joue contre nous sur la Mercosure, sur les accords douaniers avec Donald Trump. Vous vous rendez compte que on met il met en place lui des quotas pour les produits qui vont aller là-bas et nous notre réponse c'est de dire nous on met on met zéro droit de douane.
Mais à un moment, quand est-ce que on va se faire respecter et la France va se faire respecter par le biais là de madame Vanderleyen parce qu'on a délégué malheureusement les les la possibilité de négocier commercialement à la Commission européenne mais si demain ce que je je disais on lui dit stop et il n'y aura plus d'argent et bien la France a les moyens de faire en sorte que madame Vandalyen revienne sur ce choix d'absolument ratifier le mercur avant tout pour les intérêts de son pays initial. Euh question juste après, enfin réponse juste après euh la pause euh Henry Biè Peré, est-ce que vous pensez aujourd'hui que la France on passe un peu pour des rigolos et justement qu'on se fait plus respecter ? Est-ce que vous pensez que la France a vraiment les moyens comme le dit Alexander Nicol pour le bien de nos de nos agriculteurs ?
À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio Sud Radio, parlons vrai. Parlons vrai !
Sud Radio, parlons vrai. On vit pas dans la même France. Magalie B sur Sud Radio.
On vit pas dans la même France. Il est 20h46, nous sommes en direct pour un sujet d'actualité très très chaud, la colère des agriculteurs. Faut-il craindre des débordements ?
On est en train de faire un vrai cours sur Sud Radio, de d'essayer de comprendre ce qui se passe aujourd'hui pour nos agriculteurs français parce qu'il y a beaucoup de gens qui finalement ne savent pas vraiment ce qui se passe et qui voient juste des gens s'énerver, des tracteurs dans les rues, ça bouchonne et cetera, qu'est-ce qui se passe et cetera ? Ne comprennent pas les enjeux. Donc on a décidé de faire un un truc une émission un peu différente et de faire un petit peu de voilà on vous apprend les choses.
J'apprends, je suis ravie. La pédagogie ça s'appelle. Merci [rires] Floriant.
Alors on revient sur ce que nous disait Alexander Nicooique. Henry Bespéré. Est-ce que vous pensez aujourd'hui comme le dit Alexander Nicol qu'on n'est pas que la France ne se fait pas respecter ?
Est-ce que vous pensez qu'on est qu'on passe pour des rigolos aujourd'hui dans le monde ? On a un peu cette impression. On était habitué la France qui je disais tout à l'heure c'est 16 17 % des terres agricoles qui sont en France.
C'est la première puissance agricole par rapport par rapport aux 27 pays de l'Union européenne. Donc la France était toujours chef de fil un peu sur l'agriculture. C'est vrai qu'elle donnait le ton à la fois sur les conditions de production, les produits à utiliser et on a piloté la politique agricole au commune un peu avec les idées de la France alliée aux Allemands.
Mais là depuis quelques années effectivement on n'est plus du tout écouté. Tout à l'heure, on parlait de ce fameux pacte vert qui voulait imposer comme ça décrété qu'on produirait 25 % de bio alors qu'il y avait moins de 10 % de consommation qu'on on avait décrété un certain nombre de normes complètement ubesques. Alors je je rectifie un peu, ça a été abandonné quoi.
Enfin normalement maintenant c'est ragé au placard. On a compris qu'on avait besoin de produire depuis la guerre en Ukraine, qu'on avait besoin de regagner en souveraineté alimentaire et donc j'espère que ce qui sortira du paquet sera quand même plus digestible que ce qu'il est actuellement. Mais on a un peu l'impression que les gens nous ronnés euh qui disent vous la France avec votre agriculture alors qu'on est la première puissance et on est les premiers impactés comme on l'a dit tout à l'heure sur les accords qui sont signés à droite à gauche.
Ça veut dire que notre poids, le poids du président de la République de la ministre de l'agriculture quand elle avec ses collègues des 27 pays a fortement baissé. Elle n'arrive plus à influencer. Elle a cherché à avoir une major une minorité de blocage.
Elle a pas réussi à trouver donc à convaincre les autres pays qu'il était important pour l'Union européenne de ne pas signer ce volet agricole au sein de l'accord Merco. Alors la solution l'accord c'est quand la date limite là ? Bah il va y avoir donc demain la le Conseil européen qui va qui va normalement le le ratifier et puis ensuite vous allez avoir je crois c'est le 19 le vote au Parlement européen.
Je j'ai un doute sur la date mais je crois que c'est le 15 je crois. Donc demain le Conseil, ce qu'on appelle le Conseil européen, c'est les 27 pays qui envoient leur ambassadeurs et donc qui s'expriment une un pays, une voix. Voilà.
Et c'est là qu'on on va pas réussir malgré la voix non de la France visiblement euh à avoir suffisamment de personer quelque part au gouvernement français de pas s'être battu pour aller convaincre les autres pays euh de bah de changer d'avis et du coup de c'est ça que vous leurz. Je pense qu' se sont battus, mais ce que vous disiez tout à l'heure, enfin ce que vous sous-entendiez est vrai ce et ce que ce que vous disiez, c'est qu'on a perdu de l'influence. On n pas réussi à convaincre d'autres pays de leur dire c'est une erreur pour l'Europe que de signer ce volet agricole dans cet accord du du mercour.
Donc c'est une une vraie perte d'influence. Moi je crois que le job a été fait comme on dit couramment. Elle a fait le tour des pays.
La la ministre de l'agriculture, ce le ministre qui était avant elle avait commencé à le faire aussi puisque c'est accord, on en parle depuis très longtemps. Ils n'ont pas réussi à convaincre. C'est-à-dire que les pays leur ont dit.
Et donc l'Italie dernièrement et qui a repoussé en décembre, l'Italie a voté contre, a dit "On va attendre un mois de plus." Euh ce coup-ci a dit "Ben écoutez, pour vous, c'est la ministre qui est pas compétente." Si elle est compétente mais c'est on narrive pas à trouver les arguments qui font qu'on que d'autres pays se rallent à nous. ce que jusqu'à présent on arrivait toujours à faire.
C'est-à-dire que on se souvient des négociations du président Chirak qui disait sur l'agriculture je ne lâche rien. Si vous me mettez des pieds des des des bâtons dans les roues sur l'agriculture, il je mettrai le bazar dans l'Europe. Il a toujours emporté le morceau.
Est-ce que si c'est Emmanuel Macron qui s'était déplacé pour voir les 27 enfin les autres pays, est-ce que vous pensez que ça aurait pu changer quelque chose ? Je pense qu'il l'a fait dans le dans les Conseils européens. Ils sont tous des chefs d'état.
Je pense qu'il l'a fait. Enfin, je ne peux pas supposer qu'il disent aussi virulemment ici euh non, non, non, la position de la France c'est non. Et qu'il ait pas essayé de trouver des pays alliés.
Euh, je j'en sais rien, je suis pas dans le secret des négociations. Euh mais forcé de constater que s'il l'a fait, il a pas convaincu et s'il l'a pas fait, c'est encore pire. Il y a une une grande vérité qui a été dite, c'est que et je vais employer d'autres mots pour que les gens qui nous écoutent comprennent, il aurait fallu menacer Ursula Vanderleyen parce qu'on leur donne plus de 20 milliards en fait par an.
Ça c'est les impôts des français et les taxes des Français premièrement. Ça c'est la première des choses qu'il aurait fallu faire. Maintenant, Emmanuel Macron, il est très malin et en fait il a compris, il a observé ce qui se passait et il a compris qu'en fait même s'il votait non, de toute façon, ça passerait quand même.
Donc aujourd'hui, il est en train de se cacher derrière l'Union européenne, de se cacher derrière Ursula Vanderleyenne parce que je vais vous dire, s'il avait vraiment voulu faire les choses, s'il avait vraiment voulu bloquer le Mercossur, il fallait les menacer justement d'une sortie de l'Union européenne. Et je crois qu'aujourd'hui, il serait peut-être temps de remettre le débat sur la table. Je suis d'accord avec beaucoup de points dans le programme du Rassemblement national.
Il y a juste un truc qui m'embête, c'est que vous avez décidé maintenant de ne plus sortir de l'Union européenne et je trouve vraiment ça dommage. D'ailleurs, il faudrait sincèrement relancer aujourd'hui un référendum pour les citoyens français pour qu'on puisse se poser la question parce que cette Union européenne est en train de nous détruire. Cette Union européenne est en train de tout nous enlever et cette Union européenne est en train de nous enlever notre souveraineté.
On parlait de souveraineté alimentaire euh au niveau des agriculteurs, mais elle est en train de nous enlever notre souveraineté directe. C'est l'Europe des nations qui veulent hein. On on a bien compris ce qu'il voulait.
Donc je pense que c'est une question qu'il faut remettre sur la table. Et maintenant faire croire qu'Emmanuel Macron aujourd'hui est contre la Mercaure. C'est un grossier mensonge.
Non mais Alexandre juste dire que on va moins contribuer et et arrêter au moins d'augmenter parce que vous le disez, on se fait pas respecter. Notre réponse c'est dire et ben on va vous quand même vous donner plus d'argent. Enfin mais qui fait ça en fait ?
Je veux dire dans un rapport de force, c'est absolument ridicule. Mais après l'Union européenne elle doit nous apporter sur certaines choses, sur l'espace, sur les enjeux de l'IA. S'il y avait une cette volonté de puissance.
Vous savez, l'Inde a un projet 2000, le plan de l'Inde 2047. La Chine, c'est un plan 2049. On voit les positions aujourd'hui de Donald Trump, cette volonté de de puissance pour les États-Unis.
Nous, qu'est-ce qu'on fait ? On fait la directive CS3D, on fait ETS pour freiner l'industrie et rajouter des normes et des taxes carbone par exemple pour qui vont pénaliser notre notre industrie et on produit à l'autre bout du monde. Ce qui entraîne que 51 % des omissions de gaz à effet de serre sont dû aux importations.
C'estàd qu' et en plus en produisant en polluant en plus. Vous voyez l'absurdité du truc. C'est que l'Union européenne n'a pas une volonté de puissance. aujourd'hui cette Union européenne comme vous l'appelez, elle a une volonté d'être dans des postures idéologiques qui tuent notre industrie, qui tuent notre agriculture et qui tue même notre notre image de puissance à l'international.
On n'existe plus face à des grands blocs qui aujourd'hui ne comprennent que les rapports de force. Nous, on est dans la la posture, les mots et ce qu'on vit sur le Mercossure ou sur la la baisse de la pâque parce que Jean Var s'est aussi positionné là-dessus, ce n'est que ça. Ce ne sont que des mots.
Mais qu'est-ce qu'il y a derrière ? Bien, il va falloir réagir. Il va falloir que faire en sorte que cette Union européenne n'a pas comme image des agriculteurs d'être d'affreux pollues.
Les agriculteurs ne sont pas des criminel comme les industriels ne sont pas des criminels. Ce sont des gens qui sont là et qui nous nourrissent depuis des centaines d'années. C'est un métier un des plus nobles justement de pouvoir nourrir sa population.
Et les idéologues aujourd'hui qui sont au sein de l'Union européenne sont des gens dangereux parce qu'ils vont tuer aujourd'hui l'agriculture. Alors juste en 10 secondes, pardon, 10 secondes chacun, euh quel serait mais vraiment 10 secondes chacun, quelle serait la solution aujourd'hui tout de suite à mettre en place pour que ça change, pour bouger ? Est-ce qu'il y a une solution olive olive ?
Au niveau de l'agriculture ? Ouais. Pour changer la donne là, est-ce qu'on peut faire quelque chose oui ou non en 10 secondes ?
Bah moi je vous dire très honnêtement, je vais répéter ce que je viens de vous dire. Je pense qu'aujourd'hui il va falloir se diriger vers le Frexit parce que si je pose la question à chacun qui est autour de la table pour pouvoir bloquer le mercur, personne pourra me sortir une solution parce qu'il y en a pas. Donc Frexit Henri Henry Bespéré euh je je là on est en train de jeter le bébé avec l'eau du bien qu'on dit couramment l'Europe, l'Union européenne, les pays de l'Union européenne, c'est encore à la moitié des débouchés pour l'agriculture française, pour la plupart des secteurs de l'agriculture française.
Donc on peut pas non plus dire qu'on va se couper de l'Union européenne. Ça on ne le dira jamais nous en tant qu'agriculteur. Je parle pour le secteur agricolution.
La solution euh ben elle doit se travailler et se construire euh dans le temps de redonner des perspectives à l'agriculture française Ah non mais pas pour le mercosourd là c'est le le Mercosourd on verra bien si le Parlement doit se saisir et qui vote contre euh qui fait appel à la Cour de justice européenne ça peut retarder et donner l'occasion de négocier peut-être autre chose. Alexandre Nicol 10 secondes une solution essayer de de rajouter toujours plus de taxes plus toujours plus de normes, d'avoir des postures idéologiques qui tue notre agriculture tout en les mettant en concurrence avec des gens qui n'ont pas ces règles-là et faire en sorte qu'on soit autosuffisant. Et ça doit être un sujet essentiel parce qu'aujourd'hui même sur la filière poulet, sur plein de filières, si demain le monde se referme comme Covid, on ne peut plus nourrir les Français sur certaines filières.
Alors, les questions flash and cash, c'est tout de suite sur cette radio. Les questions flash et cash. Alors, questions flash and cash, c'est les questions rapides, simple et efficace.
On vous pose une question chacun, vous répondez simple et efficace. On a pas le temps, il nous reste 1 minute 30. Même pas.
Alors, Alexander Nicoock, Donald Trump évoque l'achat du Groenland. Est-ce une provocation gros texte ou le symbole assumé d'un impérialisme américain décomplexé ? Bah, il assume un impérialisme décomplexé évidemment face à aujourd'hui euh une Europe qui n'a que des mots pour répondre.
Voilà, tout simplement. Et demain, ça sera peut-être la Guyane parce que la Guyane a aussi énormément de ressources qu' un territoire français. Et ça, ça me fait peur parce que si on suit la doctrine Monerro, il y a la Guyane et il y a le Groenland.
Euh Henry Biè Péré, les organisateurs du salon de l'agriculture ont décidé de ne pas faire participer de vaches au salon alors que le virus de la dermatose nodulaire contagieuse rode encore. Bonne ou mauvaise décision ? Bonne décision.
Les éleveurs ne veulent pas prendre de risques à mettre les animaux qui arrivent de toute la France pour être contaminé. Olive Olive, avez-vous l'impression euh que les politiques en France ont encore une marge de manœuvre ? Très honnêtement, je pense qu'elle est vraiment en train de se réduire et il est temps de changer les choses.
En tout cas, avec le gouvernement en place et je terminerai là-dessus parce que je sais qu'on a que 2 secondes. Si j'avais qu'un seul mot à dire parce queil y a beaucoup de Français qui demandent "Mais c'est quoi la solution ?" Bah, il serait peut-être temps de demander la destitution d'Emmanuel Macron.
Et c'est pour ça que je vous regarde droit dans les yeux parce que j'aimerais bien que le Rassemblement national euh aujourd'hui prenne ses responsabilités et en exerçant une procédure de destitution contre Emmanuel Macron qui n'a pas encore été faite, il y a l'article 68, ça serait bien de le poser sur la table. Faut sortir les loisettes Alexandre Ars [rires] ça peut pas passer constitutionnellement. Nous ce qu'on a demandé effectivement c'est qu'il démissionne et on a demandé, il faut être sérieux, on a demandé la démission d'Emmanuel Macron et on posera et là je fais une annonce ce soir, on déposera non seulement une motion de censure justement contre ce gouvernement par rapport au Mercossur si le Mercossur est validé parce que le gouvernement n'aura pas trouvé des solutions suffisantes pour empêcher le Mercossur et on déposera une motion de censure au Parlement européen justement pour voir qui va soutenir ou non encore madame Vanderleyenne et on y verra plus clair et les différents partis devront assumer et ben il était temps.
C'est une bonne nouvelle. Merci, merci pour cette annonce fait chez nous sur Sud Radie pour ce scoop On vit pas dans la même France. Merci à vous tous.
Merci pour cette soirée. Merci Alexander Nicolic, député européen et porte-parole du RN. Merci Olive Olive, citoyen engagé.
Merci Henry Biespéré, agriculteur dans le Béarne, ancien syndicaliste agricole. Euh je vous dis à lundi en ce qui me concerne sur Sud Radio et tout de suite vous retrouvez les clés d'une vie avec Jacques Pessis et son invité le chanteur euh accordéoniste Christian Olivier. À lundi sur Sud Radio, je vous souhaite un bon weekend.
Magalie Berda Sud Radio 20h 21h. On vit [musique] pas dans la même France. Yeah.