Sébastien Chenu, Jérôme Marty et Thierry Reboul - C à Vous - 14/12/2021
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Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:15OuverteRéponse directe
La bataille des signatures pour la présidentielle, Patrick.
- 4:33ComplaisanteRéponse partielle
Messieurs, bonsoir.
- 5:28RelanceRéponse directe
Vous avez été un résistant. Vous avez été quelqu'un qui avait osé prendre des risques à un moment où c'était beaucoup plus dangereux que de parrainer Jean-Marie Le Pen.
- 6:47OuverteRéponse directe
Mais ça fait presque 200 maires à trouver, c'est-à-dire 4 fois plus qu'en 2017 et avec des concurrents qui sont plus nombreux.
- 7:08OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce que la liste des parrainages est-elle rendue publique ?
- 8:20RelanceRéponse directe
Sébastien Chenu, porte-parole de Marine Le Pen et du Rassemblement National, député du Nord. D'abord, mais enfin, ça revient un peu pro-même.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:27PrésentateurFait
« Car à l'heure où nous parlons, ni Marine Le Pen, ni Éric Zemmour, ni Jean-Luc Mélenchon ne peuvent être certains de concourir. »
- 3:31PrésentateurChiffre
« Il y a en tout 42 000 élus qui peuvent signer pour un candidat. »
- 3:57PrésentateurFait
« Un tiers d'entre eux ont signé et les deux grands partis, LR et PS, sont taillés la part du lion. »
- 4:05PrésentateurFait
« Voyez le score de Benoît Hamon, ce qui prouve que les parrainages ne font pas des voix. »
- 5:00PrésentateurFait
« Et c'est comme ça que la loi a été changée en 76, qu'on est passé de 100 à 500 signatures. »
- 5:06PrésentateurChiffre
« Il y en a manqué 66 des signatures. »
- 5:11PrésentateurFait
« Le chef du Front National qui a alors mis en scène sa bataille des signatures auprès des petits maires. »
- 6:50PrésentateurChiffre
« Il y a une dizaine, une douzaine de maires Rassemblement National qu'il faut ajouter à ce total de 306. »
- 7:02PrésentateurFait
« La réalité, c'est que les maires redoutent souvent la publicité donnée à leur signature. »
- 7:27PrésentateurFait
« En 2002, la droite a cherché à affaiblir Jean-Marie Le Pen en collectant discrètement des signatures pour la candidature de son rival, Bruno Maigret. »
- 7:41PrésentateurFait
« En 88 et 95, c'est la droite que le Parti Socialiste a cherché à affaiblir en aidant discrètement la candidature Le Pen. »
- 9:54PrésentateurChiffre
« C'est difficile. Je pense qu'au moment où on se parle, on en est à peu près autour de 400. »
- 10:05PrésentateurFait
« Éric Zemmour, il a zéro parlementaire, zéro élus régionaux. »
- 10:10PrésentateurFait
« Jean-Luc Mélenchon partait la dernière fois avec le réseau des élus du Parti communiste qui, cette fois-ci, parraine Fabien Roussel. »
- 12:18PrésentateurFait
« Une intervention qui a notamment fait réagir Valérie Pécresse. »
- 12:24InvitéFait
« On ne peut pas avoir un président candidat qui se fait ouvrir les chaînes de télévision à la demande et qui, pendant des heures, fait sa campagne alors même que ses adversaires, eux, doivent se contenter de cinq minutes de duplex pour lui répondre. »
- 12:55PrésentateurFait
« Valérie Pécresse, quand c'était Nicolas Sarkozy, elle était tout à fait d'accord pour que Nicolas Sarkozy continue sur les plateaux télé. »
- 16:58PrésentateurFait
« A priori, il est quatrième dans la majorité de sondages et son pari d'être devant tout le monde n'est pas tenu. »
- 17:07PrésentateurFait
« Valérie Pécresse, elle est devant Marine Le Pen. »
- 17:13PrésentateurFait
« Rappelez-vous, Zemmour, l'effet nouveauté, il lui avait donné un sacré coup de booster aussi. »
- 18:45PrésentateurChiffre
« Je l'ai vu sabrer dans le budget des Français, pour faire baisser de 12 500 le nombre de policiers dans le pays. »
- 20:11InvitéFait
« Le 26 octobre dernier, Marine Le Pen a rencontré le Premier ministre hongrois, Victor Orban. »
- 21:20PrésentateurFait
« Là où il est différent, par exemple, d'Emmanuel Macron, Emmanuel Macron, par exemple, il voit l'immigration comme un projet, quand Victor Orban le voit comme un danger. »
- 21:37PrésentateurChiffre
« Il y a 5 ans, les élections présidentielles, 99% des médias ont soutenu, roulé, défendu, valorisé Emmanuel Macron. »
- 22:22PrésentateurFait
« Au cours de la visite en Hongrie, Marine Le Pen a refusé de critiquer la récente loi hongroise anti-LGBT+. »
- 23:01PrésentateurFait
« Sur les sujets de société, pour ramener ça à la position de Marine Le Pen, Marine Le Pen l'a dit, elle est favorable à un moratoire sur les sujets de société. »
- 23:34PrésentateurFait
« Moi, j'ai voté contre la PMA pour toutes. Je pense que c'est un mauvais signe qu'on envoie pour l'avenir. »
- 24:29PrésentateurChiffre
« Il semble que nous ayons atteint un pic épidémique dans notre pays. Un pic très élevé. 50 000 contaminations par jour désormais. »
- 24:44PrésentateurPromesse
« J'ai fixé un objectif, monsieur le député, très ambitieux. 20 millions de rappels d'ici à Noël. »
- 25:08PrésentateurFait
« À partir de demain, leur vaccin devrait être à jour s'ils veulent conserver leur passe sanitaire. »
- 25:24PrésentateurChiffre
« Or, 400 000 personnes sont dans cette situation. »
- 27:51InvitéFait
« Il y a une forte demande et c'est heureux. »
- 28:09InvitéFait
« Quand on a ouvert la vaccination à tout le monde, effectivement, on a vu des gens de 30-40 ans passer devant des gens qui sont prioritaires, logiquement. »
- 30:25PrésentateurFait
« Puisque malgré le fait que nous soyons un des pays les plus vaccinés, on continue à être soumis à un pass sanitaire dont je maintiens qu'il ne sert à rien. »
- 31:37InvitéFait
« La vaccination est utile. On ne le répétera jamais assez. »
- 31:41InvitéChiffre
« Elle diminue de 50% le potentiel de contamination. »
- 34:55InvitéFait
« On sait que ça ne suffira pas. »
- 36:34InvitéChiffre
« Nous sommes à un taux de doublement entre 2,3 et 3 jours. »
- 36:42InvitéChiffre
« Et nous sommes à un R qui est de 4. »
- 36:11InvitéFait
« On a perdu quasi un an. »
- 36:34InvitéChiffre
« Nous sommes à un taux de doublement entre 2,3 et 3 jours. »
- 36:42InvitéChiffre
« C'est-à-dire qu'une personne en contamine 4. »
- 38:46InvitéChiffre
« Espérance de vie d'une infirmière à l'hôpital public, 4 ans. »
- 39:58PrésentateurFait
« Les Jeux de Paris, bien sûr. »
- 40:07PrésentateurChiffre
« Les 6 kilomètres entre le pont d'Austerlitz et le pont d'Iéna. »
- 40:10PrésentateurChiffre
« Plus de 10 000 athlètes à bord de 160 bateaux. »
- 40:12PrésentateurChiffre
« 80 écrans géants pour les quelques 600 000 spectateurs attendus sur les quais. »
- 48:35PrésentateurFait
« Le Sri Lanka revendique la découverte du plus gros saphir au monde. »
- 48:42PrésentateurChiffre
« Une pierre de 310 kilos, déjà baptisée Queen of Asia, reine d'Asie. »
- 48:51PrésentateurChiffre
« Celui-ci, au-delà de son poids et de ses 1 600 000 carats, a été béni par un groupe de moines bouddhistes. »
- 49:00PrésentateurChiffre
« Il pourrait rapporter la bagatelle de 100 millions de dollars. »
- 49:22PrésentateurChiffre
« Les retombées toxiques de l'éruption ont conduit les autorités locales à confiner 33 000 habitants de l'île. »
- 49:28PrésentateurChiffre
« Depuis septembre, un millier d'hectares et de terres ont été recouverts par le magma. »
Temps de parole
- Présentateur68 %
- Invité12 %
- Présentateur 210 %
- ?6 %
≈ 37,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bienvenue dans C'est à vous, très heureuse de vous retrouver en direct jusqu'à 20h50 avec presque toute l'équipe de C'est à vous puisque
Mohamed
Bouafsi n'est pas là. Il sera à 20h22 face à Fabien Roussel, le candidat du PCF et aux côtés d'Anne-Sophie Lapix, mais on l'embrasse, on le salue. Mais bonsoir quand même à
ceux
qui
sont fidèles au rendez-vous.
Voilà, vous êtes esselé, cher Mathieu. Je me retrouve un peu, voilà, mais bon, on va essayer de prendre la place de deux. Exactement. D'ailleurs, dans votre 5 sur 5 ce soir, pendant que je vous tiens. Du rêve, de l'émotion, du sport, on connaît le projet de cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques à Paris en 2024. Ça se passera au cœur de la ville, sur la scène, on vous raconte tout ça tout à l'heure. Émilie, votre choix de l'actu du jour ? 400 000 personnes en France qui ont plus de 65 ans risquent de perdre leur passe sanitaire demain. Enfin, ils ont jusqu'à minuit pour les se faire vacciner. On est allé voir dans un centre de vaccination s'il y avait du coup du monde.
Et
Patrick, votre édito ce soir ? La bataille des signatures qui va être une course d'obstacles pour plusieurs candidats, notamment Le Pen, Zemmour et Mélenchon. Marine Le Pen, dont le porte-parole est ce soir, notre invité Sébastien Chenu, qu'on soumettra à votre édito et à nos questions. Merci de votre présence ce soir. Et Pierre, votre œil ce soir ?
18 CD, 276 titres remasterisés.
C
'est la discographie complète et définitive de Christophe qui vient de sortir.
Et
forcément, ça plaira à Julien Doré qui est notre
invité
ce soir. Christophe est l'un de ses modèles.
On
garde tous en souvenir leur duo fantastique. C'était à Bercy, l'accord Arena. Julien Doré est notre invité.
Et
ce soir, il nous fait un cadeau. Il nous offre en exclusivité un duo avec Edith Preto. C'est la première fois à la télévision qu'il chante tous les deux sur scène. Un extrait de l'album réédité Aimez Encore. Ça s'appelle L'arme Fatale. Soyez au rendez-vous tout à l'heure sur la scène de C'est à vous. Et puis le dîner, forcément, ça vaut le détour. Il est préparé par Eleonora Galasso ce soir. Comme hier, des recettes gourmandes pour une grossesse plaisir. Ce soir, rizibizi. Qu'est-ce que c'est que ce truc,
rizibizi ?
Mais rizibizi signifie littéralement riz et petit pois. Et c'est un plat qui était traditionnellement offert aux doges de Vénise lors de l'ère entrée, pendant la fête de la Samarque. Pourquoi pour une femme enceinte, c'est bien approprié ? Parce qu'il y a les riz, les risottos italiens, pleins d'amidon, parfaits pour contraster les nausées. Et puis il y a les petits pois qui sont riches en acide folique. Et ce qui est parfait pour l'ADN et pour faire un bébé en pleine forme, le plus intelligent du monde. On compte sur vous. Merci beaucoup, chère Eleonora. A tout à l'heure. A
tout à l'heure. On commence
par l'édito
de
Patrick Cohen. La bataille des signatures pour la présidentielle, Patrick. Oui, bataille qui va être l'un des grands feuilletons de janvier et février. Car à l'heure où nous parlons, ni Marine Le Pen, ni Éric Zemmour, ni Jean-Luc Mélenchon ne peuvent être certains de concourir. Faute d'un réseau d'élus locaux acquis à leur cause et de 500 parrainages garantis. Il y a en tout 42 000 élus qui peuvent signer pour un candidat. Voyez la liste. Parlementaires, maires, conseillers régionaux et départementaux. En théorie, si tout le monde signe à part égale, on pourrait avoir un maximum de 84 candidats. Bon, c
'est
un maximum théorique. Sauf que ça ne se passe pas comme ça. Les 35 000 maires qui forment le gros de ce collège sont de plus en plus réticents à donner leur paraf. Voyez ce qui s'est passé la dernière fois en 2017. Un tiers d'entre eux ont signé et les deux grands partis, LR et PS, sont taillés la part du lion. Voyez le score de Benoît Hamon,
ce
qui prouve que les parrainages ne font pas des voix. Pourquoi ce chiffre de 500 signatures ? Alors, à
l
'origine, il suffisait de 100 élus. Le ticket d'entrée n'était pas très cher, ce qui a permis de voir sur nos écrans. Et Pierre s'en souvient. En 65, Marcel Barbu, le candidat des chiens battus. En 69, Louis Ducatel, le candidat de la joie de vivre. Et même en 74, un candidat qui ne voulait pas qu'on vote pour lui, le royaliste Bertrand Renouvin.
Messieurs, bonsoir.
Eh
bien non,
je
ne ferai pas comme les autres candidats.
Dans
les quelques minutes qui me restent, je ne vous supplierai pas de m'accorder vos suffrages dimanche prochain.
Et voilà le candidat qui s'aborde. C'est là que le législateur s'est dit qu'il fallait faire quelque chose pour empêcher que tous les oseaux puissent monter dans le manège. Et c'est comme ça que la loi a été changée en 76, qu'on est passé de 100 à 500 signatures. Ce qui a empêché Jean-Marie Le Pen de se présenter en 81. Il y en a manqué 66 des signatures. Et ce qui a bien failli l'empêcher à nouveau en 2002, l'année où il a pourtant accédé au second tour, le chef du Front National qui a alors mis en scène sa bataille des signatures auprès des petits maires.
Oui,
de la part
?
Jean-Marie Le Pen.
Il
est en réunion pour l'instant.
Monsieur Boileau, s'il vous plaît.
Vous
avez été un résistant. Vous avez été quelqu'un qui avait osé prendre des risques à un moment où c'était beaucoup plus dangereux que de parrainer Jean-Marie Le Pen. Puisque tous les hommes politiques reconnaissent que ça serait en effet désastreux si un grand courant national comme celui que je représente n'était pas représenté. Écoutez, faites un effort quand même. Non,
non, non, j'ai dit non
à tout le monde. Bah oui, je sais bien, mais ça ne fait pas mon affaire.
C
'est incroyable, on dirait presque une mise en scène pour
la
caméra. Oui, oui, ça a été évidemment mise en scène, mais ce n'était pas de la comédie. C'est-à-dire que beaucoup de gens ont dit à l'époque que c'était de la comédie, qu'ils se victimisaient, qu'ils s'adoucissaient devant les caméras. Mais la vérité,
c
'est que Le Pen est passé à ça de l'élimination et toute l'histoire en eût été changée. Ça s'est joué pour le FN dans les dernières heures et à une poignée de paraffes, finalement 533 signatures déposées. Et ça pourrait se reproduire
?
Oui,
et
c'est la conséquence de la déroute subie par le RN de Marine Le Pen au dernier régional. Le parti a perdu un tiers de ses élus régionaux et la moitié de ses élus départementaux. Vous voyez le total ? Ça veut dire qu'il faut trouver, bon, à la louche, environ 200 maires. Il y a une dizaine, une douzaine de maires Rassemblement National qu'il faut ajouter à ce total de 306. Mais ça fait presque 200 maires à trouver,
c
'est
-à
-dire 4 fois plus qu'en 2017 et avec des concurrents qui sont plus nombreux et qui sont là, qui se livrent au même démarchage et qui s'appellent Eric Zemmour, Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan, Asselineau et j'en oublie. La réalité, c'est que les maires redoutent souvent la publicité donnée à leur signature. Pourquoi est-ce que la liste des parrainages est-elle rendue publique
? Oui, et
le RN demande qu'on y mette fin, qu'on adopte le secret pour libérer les maires des embrouilles de leur conseil municipal ou des reproches de leurs administrés. Mais garder la liste secrète, ce serait la porte ouverte aux grands partis, pour les grands partis, à tous les trafics de signatures, à tous les coups de pouce en faveur des rivaux de ses adversaires. Et le RN est bien placé pour le savoir, puisqu'en 2002, la droite a cherché à affaiblir Jean-Marie Le Pen en collectant discrètement des signatures pour la candidature de son rival, Bruno Maigret. Et en 88 et 95, c'est la droite que le Parti Socialiste
a
cherché à affaiblir en aidant discrètement la candidature Le Pen. Vous voyez ce que ça pourrait donner aujourd'hui, c'est-à-dire la capacité donnée aux formations disposant d'un grand réservoir d'élus de façonner l'offre électorale et de fabriquer en quelque sorte des candidats pour des raisons tactiques. Donc le secret favoriserait, c'est vrai, le travail des collecteurs de signatures, mais aussi les fomenteurs de coups tordus. Alors c'est vrai que le système est loin d'être parfait. Il handicape les candidats populaires mais hors système. Mais pour l'instant, on n
'a
pas trouvé l'alternative. En tout cas, on n
'a
pas trouvé mieux. Sébastien Chenu, porte-parole de Marine Le Pen et du Rassemblement National, député du Nord. D'ailleurs, c'est vrai que le secret peut avoir effectivement des difficultés. L'absence de secret a exactement les mêmes résultats en réalité que ceux que vous disiez. C'est-à-dire qu'on peut faire changer la carte électorale selon qu'il y
ait le
secret ou pas le secret. De toute façon, ça revient un
peu pro-même.
D'accord, mais enfin, ça revient un peu pro-même. Et d'ailleurs, ça s'est fait.
Mais c'est quoi la
solution,
Sébastien
Chenu ? D
'abord,
je pense qu'il
y a
un principe.
C
'est quiconque représente un courant d'idées important dans le pays,
alors
qu'on mesure comment ? À travers les scrutins précédents, déjà en particulier, à travers aussi peut-être un certain nombre de sondages. Parce que moi, ce que je défends, c'est l'anonymat, mais pas uniquement pour nous. Évidemment, nous, ça nous faciliterait les choses qu
'il y a
l'anonymat, mais pour tous les autres aussi. C'est le même principe.
C
'est un principe d'équité. Et je pense que cet anonymat, il permettrait surtout aux maires d'échapper aux pressions. Parce que les maires, ils subissent... Moi, je le vois, je vais voir des maires à
qui je
demande... Ben oui, qu
'ils
me disent, écoutez, je vous donnerai bien la signature, même si je ne partage pas vos opinions, parce qu'il ne s'agit pas de partager les opinions.
C'est pour la démocratie, vous
représentez quelque chose. Je vous donne ma signature. Le problème, c'est que mon président de Communauté de Commune, mon président d'Aglo, on est en période budgétaire en ce moment. On vote les budgets en ce moment. Vous voyez, c'est le moment où on le
fait. Donc, si vous donnez votre signature,
vous n'aurez pas de budget ?
Clac, il va me serrer la vis. Et l'année prochaine, parce que je n'aurais pas été dans la ligne, eh bien, je n'aurais pas les
budgets. Non, c'est vrai. Il y en
a eu aux précédentes élections. Est-ce que vous confirmez d'abord que c'est difficile pour vous ?
Bien sûr que c'est
difficile. Je pense qu
'on
réussira.
À quel point c
'est difficile ? Vous en êtes à combien, là ? Écoutez, je n
'ai
pas fait le compte, en fait, avant...
Ah bon ?
Non, je n
'ai
pas fait le compte. Je ne
suis
pas chargé
de ça. Le Pen dit, je
rame. Oui,
mais bien sûr que c'est
difficile. Mais c'est le bon terme. C'est difficile. Je pense qu'au moment où on se parle, on en est à peu près autour de 400.
Plus qu'Éric Zemmour.
Oui, mais parce que déjà, nous,
on a un réseau d'élus. On
a un réseau d'élus régionaux
et de
parlementaires qui est important. Éric Zemmour, il a zéro parlementaire, zéro élus régionaux. Donc, il part de beaucoup plus loin.
Jean-Luc
Mélenchon partait la dernière fois avec le réseau des élus du Parti communiste qui, cette fois-ci, parraine Fabien Roussel. Donc, il a la même difficulté que nous. Moi, je n
'ai
pas de tendresse particulière pour les autres candidats. Quelque part, sinon pas de signature, tant pis, tant mieux. Mais ce que je veux, c'est qu'on ait, et ce que nous souhaitons, une règle qui permette à chacun de s'exprimer. Une démocratie mature, saine, adulte, ça ne doit pas nous laisser dans des difficultés aussi importantes. C'est du temps, c'est de l'argent. On perd beaucoup de temps à tout ça. Sincèrement, est-ce que c'est raisonnable
? Marine Le Pen,
elle prend son téléphone comme son père
le faisait,
là ? Est-ce qu'elle passe des coups de fil aux élus ? Alors, pour l'instant, je ne crois pas qu'elle ait pris son téléphone pour
le faire. Mais le fois, s'il manque des signatures. Peut-être, peut-être, peut-être, il ne faut rien
s'interdire. Il
y
a un autre problème, c'est que, pour l'instant, la collecte, ce sont des collectes de promesses. Absolument. Les formulaires n'arrivent qu'au tout dernier moment, dans les dernières semaines, avant la présentation
des candidats, en février. Et
il y a 15, 20% des maires qui ne tiennent pas leurs promesses, c
'est
-à
-dire
qui ont promis et qui, finalement,
ne remplissent pas le formulaire.
Beaucoup plus que 500. En réalité, il en faut 600, 650 pour être à peu près sûr de son compte.
Et
on
n'a pas la visibilité, je crois, de mémoire, sur le nombre de parrainages reçus par le Conseil constitutionnel jusqu'à la date limite. Donc, c
'est
un exercice
qui,
je trouve, dans une démocratie moderne. Mathieu, il faudrait qu'on regarde d'ailleurs ce qui se fait un peu à l'étranger. Ça peut être intéressant. C'est
quand même un
exercice fatigant.
Mais
là, vous ne vous victimisez pas. Ce
n'est pas une
stratégie non
plus pour un niveau... On
vit, et d'autres le vivent aussi, une difficulté. Que ne vivent pas, effectivement, les grands partis, j'allais dire, du système, en réalité. Puis il y
a
des candidats qui sont des candidats, on le sait, de témoignages, qui ont toujours leur signature. Et tant mieux, Mme Artaud, M. Poutou. En général, ils ont leur signature parce qu'ils sont perçus, souvent par les maires, comme des candidats qui sont tellement marginaux qu'en fait, ce n
'est
même plus un problème de les parrainer. Donc, vous voyez, il y a quand même une difficulté pour ceux qui ne sont pas les candidats du système, ceux qui ne sont pas des candidats folkloriques et qui représentent quand même beaucoup d'électeurs.
C
'est difficile. Demain, ce n
'est
pas un candidat qui s'exprime. C'est un président, pas encore candidat. Ce sera sur TF1 et LCI. Une interview de deux heures intitulée « Où va la France ? » qui a été enregistrée dimanche à l'Elysée. Une intervention qui a notamment fait réagir Valérie Pécresse. Elle devait participer à une émission spéciale le même soir sur BFM qui a été reportée à plus tard. Écoutez-la.
On
ne peut pas avoir
un président candidat qui se fait ouvrir les chaînes de télévision à la demande et qui, pendant des heures, fait sa campagne alors même que ses adversaires, eux, doivent se contenter de cinq minutes de duplex pour lui répondre. Donc, ça n'est pas ça, ma conception de la démocratie. Donc, je demande au Conseil supérieur de l'audiovisuel de rétablir les qualités des temps de parole et, j'allais dire, le fair-play démocratique dans cette élection.
Vous
êtes d'accord ? Vous faites la même demande que Valérie Pécresse ? Il y
a
un côté qui me fait sourire parce que Valérie Pécresse, quand c'était Nicolas Sarkozy, elle était tout à fait d'accord pour que Nicolas Sarkozy continue sur les plateaux télé. Ça ne
lui
posait
pas de problème. Il n'y a même pas de figure en
2012. Nous,
de toute
façon, on a des positions qui sont des positions de principe qui sont valables pour les autres, comme pour nous. Moi, je considère qu'effectivement, Emmanuel Macron, ce n
'est
pas très loyal de faire ça. Et quand il nous avait dit « Moi, je suis le président du Nouveau Monde, vous allez voir ce que vous allez voir, on fait différemment. » Non, mais c'est les mêmes vieilles ficelles qu'on a connues depuis toujours. Enfin,
je
veux dire, De Gaulle et LRTF, à 20h, lui, il disait aux gens « Votez pour moi ». Donc, on est toujours dans cette idée d'un président de la République qui utilise son statut
pour faire campagne. Ce n'est pas Marine Le Pen, si elle est élu ? Non,
je
crois qu'elle ne le fera pas.
Elle ne le fera
pas. Elle sera en campagne six
mois avant l'élection
? Elle
arrêtera de gouverner le pays ? Non, elle n'arrêtera pas de gouverner le pays. Mais je crois qu'il faudra voir avec le CSA, probablement, à trouver de nouvelles règles qui permettent effectivement au président de
la
République de continuer à gouverner le pays ou alors
de
l'obliger, je ne sais pas, à se déclarer, de lui demander de se déclarer. Est-ce que le problème, c
'est
l'ambiguïté de Macron ? Il est... Personne n'est dupe, il sera candidat. La campagne n'est pas commencée aussi.
Non, mais
tout le monde sait qu'Emmanuel Macron va être
candidat. Oui, la campagne n'est pas commencée. Et par ailleurs, le
CSA décompte des heures de temps d'entrée.
Oui, mais il le décompte quand
il est sur le débat politique et pas
quand il est...
Il
est sur
le temps de l'exécutif et non pas sur le temps des candidats ou des partis politiques. Donc il a, d'un côté, du temps de parole sur l'exécutif et il aura du temps de parole en tant que candidat.
Ça
va
changer en
janvier. Il
fait
beaucoup, beaucoup de temps de parole. C'est pour ça qu'il en est
plus aujourd'hui. Vous trouvez que le Rassemblement
National n'est pas assez reçu dans les médias ? Son temps de parole est limité
?
Moi, je ne veux pas entrer là-dedans. Je trouve qu'on est reçu. Sincèrement, les choses ont beaucoup changé. Mais je trouve que le président de la République...
Vous lui demandez quoi ?
De se déclarer demain candidat
? Qu'il dise les
choses ? Enfin, je veux dire, il
faut
prendre les Français pour des adultes. Personne n'est dupe. Emmanuel Macron, il sera candidat. Donc il nous dit « je suis candidat ». Qu'il arrête de faire semblant d'utiliser toutes les vieilles ficelles pour faire campagne. Je trouve que ce n'est pas loyal. Alors peut-être qu
'il
est un peu
trouillard. En période de crise
sanitaire, en période de crise économique, vous pensez qu'un président peut dire « je suis candidat et je... » Oui, bien sûr. Mais c'est ça aussi, prendre les gens pour ce qu'ils sont, pour des... non pas des enfants, mais pour des adultes. C'est leur dire « je vais être candidat à ma succession et par conséquent, je me donne, je me mets dans la même situation que les autres et je continue en parallèle, bien entendu, à gouverner le pays.
» Mais
là, l'émission de TF1, elle a été enregistrée il
y
a trois jours. Alors ça aussi, ça pose une question, sincèrement. Le président, il enregistre une émission, il donne, j'allais dire la cassette, ça c'est un peu old school, mais enfin, il donne l
'émission
et l'émission la diffuse à la date et à l'heure qui convient au président de la République. Sincèrement, c'est un peu gênant quand même. Ah bon ? Marine
Le Pen, elle ne choisit pas
les
jours et les heures auxquelles elle accepte de répondre à des
interviews
? Elle a
rarement donné, à mon avis, une émission enregistrée à TF1 en disant « merci de la diffuser mercredi prochain quand ça m'arrangera ». C
'est pas comme ça que ça s'est
passé,
c'est parce que vous avez des
informations précises ? Écoutez,
à
partir du moment où le président a enregistré il y
a
trois jours ou quatre jours cette émission, il y a trois ou quatre jours, qu'il a souhaité qu'elle soit diffusée ce jour-là, bon, je trouve qu'il a quand même un confort que n'ont pas les autres. Et
ce
que je dis est assez objectif. Il dispose d'un confort dont ne disposent pas les autres. Je croyais que ce serait un président qui serait un peu plus loyal quand même.
Marine
Le Pen, votre candidate qui est assez malmenée, de droite comme de gauche, les critiques ne manquent pas.
Ce
pays n'est pas d'extrême droite, contrairement à ce que vous croyez. Alors c'est clair que les thèmes de la sécurité et de l'immigration dont on nous a rebattu les oreilles comme vous avez banalisé Mme Le Pen pendant dix ans non-stop, alors maintenant il y
a
encore plus fou qu'elle.
À
tous les Français, lassés des paroles
sans lendemain, exaspérés de l'impuissance publique et tentés
par
Marine Le Pen ou Éric Zemmour. Nul besoin d'être extrémiste
pour
être offensif. Depuis qu'il est question de ma candidature,
elle
a perdu 12 points. Elle n'a jamais rien géré. Elle n'a jamais gouverné. Elle n'a aucune chance de jamais de gagner l'élection présidentielle.
Aucune chance de gagner l'élection présidentielle, dit Éric Zemmour. C'était l'analyse d'Éric Zemmour et son pari au début c'était « je serai devant les Républicains, devant Marine Le Pen et c'est moi qui vais réunir tous ces gens-là ». Bon, force est de constater qu'aujourd'hui son pari n'est pas en passe d'être tenu. Éric Zemmour, si on croit les chiffres, moi je suis très précautionné avec tout ça. A priori, il est quatrième dans la majorité de sondages et son pari d'être devant tout le monde n'est pas tenu. Ce qui
est
sûr c'est que Valérie Pécresse, elle est devant Marine Le Pen. Ça c'est
une surprise. Là c'est le dernier
sondage, elle bénéficie je crois d'un effet nouveauté qui donne un petit coup de booster. Rappelez-vous, Zemmour, l'effet nouveauté, il lui avait donné un sacré coup de booster aussi. Donc c'est sûr que nous on ne bénéficie pas de cet effet de nouveauté parce que Marine Le Pen n
'est
pas une candidate neuve, elle est une candidate d'expérience, on ne
peut
pas avoir les avantages et les inconvénients.
C'est pas
un handicap ? Non, je crois pas du tout. Dans l'ambiance que vous connaissez bien,
dégagiste
qui fait qu'on a envie de
nouvelles têtes à chaque élection
? Je vais vous dire, je pense exactement l'inverse. Moi je pense que dans ce moment où la France a quand même des défis devant elle qui sont importants, et c'est probablement aussi les défis qu'a pas réussi à relever Emmanuel Macron, réunir le peuple français, le défi du chômage, le défi de l'immigration et de la sécurité, le défi des services publics, avoir une femme d'expérience qui a une certaine forme de solidité. Non, quand j'entends Éric Zemmour dire que Marine Le Pen, ça fait 20 ans qu'elle est élue. Tout de même, elle a été parlementaire, parlementaire européen, elle est députée, elle est conseillère régionale, elle est conseillère départementale, elle a été conseillère régionale.
Elle n'a pas géré de collectivité ?
Non,
mais
je pense qu'elle a cette expérience de l'appareil d'État, elle le connaît. Ah bon ?
Quelle expérience de l'appareil d'État ?
En étant parlementaire, elle discute avec l'État. Vous savez que lorsqu'on est parlementaire, on contrôle l'action de l'État. Donc par conséquent, elle est en commission, donc elle sait ce que c'est que l'appareil d'État. Et je crois que c'est un mauvais procès, en tout cas c
'est
un procès que ne peut pas lui faire Éric Zemmour, pour le coup, qui a pendant des
années... Mais que
pourrait
lui faire Valérie Pécresse
? Valérie Pécresse a une forme d'expérience. Le problème de Valérie Pécresse, c'est qu'on l'a vu, elle, aux responsabilités. Moi je l
'ai
vu, Valérie Pécresse, j'étais même à l'UMP à l'époque. Je l'ai vu sabrer dans le budget des Français, pour faire baisser de 12 500 le nombre de policiers dans le pays. On l'a vu à la tête de la région Île-de-France, faire des choix qui ne sont pas ceux que nous considérons être opportuns pour le pays. Il y a un problème de sincérité chez Valérie Pécresse. Sincèrement, moi je ne lui fais pas le reproche de ses convictions à Valérie Pécresse. Je pense qu'elle est parfaitement sur la ligne du président de la République. C'est une femme qui est libérale en économie, qui est européiste. Ce n
'est
pas un drame d'être tout ça. Moi je ne
crois
pas du tout à ça. Je ne me situe pas là-dedans. Mais Valérie Pécresse, elle est vraiment Macron-compatible. Ça marche bien ensemble. Elle pourrait être Premier ministre, d'ailleurs, une ministre je crois du Président de la République. Elle a dit que Valérie Pécresse pourrait être très bien Premier ministre. Donc je pense qu'il n
'y a
pas de différence. Il n
'y a
pas de différence de nature.
Elle
ne tient plus discours. Oui d'accord.
Donc c'est bien un problème de sincérité.
Oui, mais je pense qu'elle peut tenir un discours plus à droite qu'Éric Zemmour, plus à gauche que Jean-Luc Mélenchon.
Je veux dire, je pense que
Valérie
Pécresse n'a pas de souci. Si vous
lui reprochez justement d'avoir sabré dans les budgets, dans les postes de fonctionnaires, ça fait partie, c'est au cœur de son programme. C
'est vrai,
mais c'est vrai. C'est probablement aussi ce qui nous différencie. Valérie Pécresse est une femme qui est libérale. Elle reprend le logiciel de François Fillon, moins je crois 150 000 fonctionnaires. Nous, on ne croit pas du tout à ça. Moi, je crois que le service public, et peut-être le docteur Marty en parlera-t-il tout à l'heure, mais que ce soit les hôpitaux, que ce soit l'école, que ce soit la justice, sincèrement, notre service public français, notre modèle social français, il a besoin d'être restauré, retapé, plutôt qu'être encore abîmé.
Pierre. Le 26 octobre dernier, Marine Le Pen a rencontré le Premier ministre hongrois, Victor Orban. Un mois avant, c'était Éric Zemmour, mais lui plus discrètement. En revanche, pour la visite de Marine Le Pen, Victor Orban a organisé un déjeuner officiel et une conférence de presse. Quand on est à la droite de la droite, sur l'échiquier européen ou français, c
'est une visite, une étape importante, Budapest, aujourd'hui ? Je ne
sais
pas si on est à la droite de la droite, d'ailleurs. Il se trouve que, comme le président de la République vient de rencontrer Victor Orban, je pense qu'il n'est pas si infréquentable que ça. Tout le monde, finalement, va voir un jour ou l'autre Victor Orban. Tout le monde, un jour ou l'autre, est allé voir Victor Orban, et visiblement, tout le monde y va un jour. Donc, je crois que... Il n
'a pas
croix à commencer par en visite à des opposants.
Oui, encore aujourd
'hui, la presse expliquait qu'il y avait beaucoup de points de convergence avec Victor Orban, que finalement...
Un adversaire
politique, un partenaire européen.
Voilà,
bon, voilà.
Un adversaire politique, des valeurs... Un adversaire politique, des
valeurs...
Un
adversaire politique, des valeurs... Ce que je crois, c'est que Victor Orban... Drôle de façon
de voir les choses, quand même. Voilà,
mais ce que je crois,
c
'est que Victor Orban, il a un modèle, qui est celui de la défense de la nation, face à l'espèce de monstre technocratique de l'Union européenne. Là où il est différent, par exemple, d'Emmanuel Macron, Emmanuel Macron, par exemple, il voit l'immigration comme un projet, quand Victor Orban le voit comme un danger. Et nous, nous considérons qu'effectivement, l'immigration est un danger. Victor Orban voit la nation comme un refuge et comme un atout, quand Emmanuel Macron trouve le concept de nation ringard. Il voit la
presse comme un
ennemi aussi.
Alors, oui, mon frère, M. Cohen... Ça fait partie des
problèmes démocratiques
que pose aujourd'hui
le pouvoir hongrois. M. Cohen, rappelons-nous, il y a 5 ans, les élections présidentielles, 99% des médias ont soutenu, roulé, défendu, valorisé Emmanuel Macron.
99%, vous êtes sûr de ce chiffre ? Bon,
allez, 98,
je
veux bien qu'on discute, mais des médias
qui ont soutenu, défendu, valorisé,
je
ne dis pas simplement accueilli, soutenu, défendu, valorisé la connexion de Marine Le Pen, j'aimerais qu
'on
m'en cite quelques-uns. Vous voulez, on ne peut pas donner des leçons à des pays comme la Hongrie, quand chez nous, c'est si caricatural parfois. Non, les médias français
organisent des espaces
démocratiques qui ne sont plus
aujourd'hui en
Hongrie. Je vous invite à aller voir ce qui se passe précisément
pour les journalistes et pour la presse hongroise.
Je ne
pense pas qu'il y ait 99% des médias qui soutiennent
Orban en Hongrie. Au cours de la visite en Hongrie, Marine Le Pen a refusé de critiquer la récente loi hongroise anti-LGBT+. C'est un des aspects de la politique de Viktor Orban qu'elle soutient, qu
'elle approuve ?
Non, Marine Le Pen, et elle l'a redit, elle ne rentre pas dans la politique des États-nations. C'est-à-dire que les Hongrois ont fait des choix, ils ont porté démocratiquement Viktor Orban à la tête de leur pays. D'ailleurs, j'ai cru comprendre que l'opposant à Viktor Orban était beaucoup plus radical et encore plus opposé sur ces sujets-là LGBT à
Viktor Orban. C'est
même le titre du Figaro ou du journal Opinion aujourd'hui en disant l'opposant de Viktor Orban obsédé par les sujets LGBT. Donc Marine Le Pen ne rentre pas là-dedans. Sur les sujets de société, pour ramener ça à la position de Marine Le Pen, Marine Le Pen l'a dit, elle est favorable à un moratoire sur les sujets de société. On ne reviendra pas sur le mariage. Moi, j'ai été un militant du mariage pour tous. Quand je suis arrivé au Front National de l'époque, j'étais même venu sur votre plateau il y a six ans, jour pour jour, le raconter, je n'avais pas renoncé à cela. Et je pense qu'aujourd'hui, les choses sont installées, on ne reviendra pas là-dessus.
En revanche, sur les sujets de société, un moratoire, je pense qu'il n
'est
pas utile de bousculer, de fragiliser, de fracturer le pays sur d'autres sujets de société. Vous pensez à
la PMA pour toutes, par exemple ? Oui.
Moi, j'ai voté contre la PMA pour toutes. Je pense que c'est un mauvais signe qu'on envoie pour l'avenir. Ce n
'est
pas une question d'incapacité à élever un gamin. Je veux dire, moi, je n
'ai
pas de problème sur le fait qu'un couple de même sexe puisse très bien élever un enfant. Ce n'est pas une question de parentalité. Ce n
'est
pas une question liée à la conjugalité. C'est une question liée à la filiation. Donc, on pourrait refaire le débat. Moi, je crois que ça ouvre la porte, évidemment, à la GPA. Et ça, ça me heurte profondément. Et je pense que ça peut heurter beaucoup de nos compatriotes. Mais simplement, je pense que le jour où un sujet de société aura besoin d'être tranché, l'utilisation du référendum qu'on utilise si peu dans notre pays peut avoir du sens. Merci beaucoup. Vous restez avec nous.
On
va continuer à évoquer l'actualité et notamment cette échéance. Demain, Émilie, certains passes sanitaires seront désactivés. Les Français de plus de 65 ans qui ont été vaccinés avant le 15 mai et qui n'ont pas encore fait leur dose de rappel. À cette heure à ce jour, plus de 12 millions de Français ont reçu leur dose de rappel. Mais le ministre de la Santé, Olivier Véran, veut aller encore plus loin.
Il
semble que nous ayons atteint un pic épidémique dans notre pays. Un pic très élevé. 50 000 contaminations par jour désormais. Le nombre d'hospitalisations, d'admissions en réanimation va continuer d'augmenter pendant les deux prochaines semaines et que cela commence à peser lourd sur nos hôpitaux qui sont très mobilisés. J'ai fixé un objectif, monsieur le député, très ambitieux. 20 millions de rappels d'ici à Noël. Je peux vous dire que nous ferons les 20 millions de rappels avant Noël et que nous serons en capacité de vacciner toutes celles et ceux qui doivent l'être en temps et en heure, probablement avec quelques jours d'avance.
Que
tout le monde ait eu sa dose de rappel en temps et en heure, même avec un peu d'avance, le défi est lancé. Aujourd'hui, c'était donc une date butoir pour les plus de 65 ans.
À
partir de demain, leur vaccin devrait être à jour s'ils veulent conserver leur passe sanitaire. Donc pour ceux qui se sont fait vacciner il y a 7 mois, c'était aujourd'hui ou jamais. Or, 400 000 personnes sont dans cette situation. Donc on est allé voir s'il y avait un rush dans les centres de vaccination. Louis Amard et Camille Schmitt se sont rendus à la mairie du 15e arrondissement de Paris et ils y ont rencontré Hervé, 72 ans, qui n'était pas forcément content d'être là. J'ai eu le Covid, j'ai été vacciné et donc j'ai plein d'anticorps. Donc ça ne me semblait pas nécessaire. On n'y veut pas de gaieté de cœur. On le fait parce qu'il faut. Mais en fait, il
vaut
mieux pas trop au patron. Vous avez pris rendez-vous exprès à cette date ? J'ai reçu un message comme quoi le passe sanitaire allait sauter, oui.
Alors,
tous les passes ne vont pas sauter automatiquement demain. Ça va dépendre encore une fois de la date de votre dernière injection. Pour savoir quand faire votre dose de rappel exactement, l'assurance maladie a mis en place un site pour vous aider. Mon rappel, vaccincovid.ameli.fr. En gros, la règle à retenir, c'est que si cela fait plus de 5 mois que vous avez eu votre dernière injection, eh bien, il faut y aller et vous avez jusqu'à maximum 7 mois depuis votre dernière injection. Si vous avez plus de 65 ans, vous êtes prioritaire, même pas besoin de prendre rendez-vous. Donc beaucoup étaient contents dans ce centre d'avoir pu avoir un créneau.
Vous
êtes
venu
parce qu'il fallait le faire aujourd
'hui ? Non, je suis plutôt un pro-vaccin et j'avais atteint la limite des 6 mois il y a quelques semaines. Donc j'ai pris rendez-vous.
C
'est bon, vous avez votre troisième dose ?
Oui, c'est ça.
Et
vous gardez votre pass sanitaire
?
Voilà, il expirait ce soir. Écoutez, j'avais un rendez-vous il y a 15 jours et puis je ne
suis
pas venu
parce
qu'il faisait froid. Puis c'est hier, je me
suis
dit, oh là là, parce que si je n
'ai
pas le papier de passe, c'est ça qui m'intéresse.
Alors, au-delà du pass sanitaire qui risque d'être expiré, on a surtout rencontré des gens convaincus par le vaccin, notamment Claudine. Elle n'a pas voulu nous donner son âge, Claudine a beaucoup de caractère.
Ceux
qui m'emmerdent,
c
'est ceux qui ne sont pas vaccinés. Mais ils sont libres. Moi, je suis là aujourd'hui, je me fais vacciner, moi je irai prendre un pot dans un bar, j'irai au cinéma, j'irai partout.
C
'est tout. Mais vive la médecine.
Mais
vive les gens qui se battent
pour
nous donner des vaccins.
Enfin, le
vaccin, c'est ce qui va nous faire vivre.
Bonsoir, docteur Jérôme Marti, président du syndicat de médecins UFML, Union française pour une médecine libre, médecin généraliste à Fronton. C'est en Haute-Garonne, près de Montauban, où vous vaccinez
tous
les jeudis.
Vous
arrivez à suivre ou c'est l'embouteillage là
? Il
y a une forte demande et c'est heureux. Ça fait des semaines que ça dure. C'est là où on voit d'ailleurs la différence qu'il peut y avoir entre les réseaux sociaux et la
vraie
vie. Dans la vraie vie, il y
a
une vraie appétence pour le vaccin. Il y a beaucoup de gens qui nous le demandent. Et on a, oui, parfois des difficultés à suivre.
C
'est-à-dire que les plus de 65 ans se font parfois doubler,
damer
les pions par les
jeunes. Ça a été le
problème. Quand on a ouvert la vaccination à tout le monde, effectivement, on a vu des gens de 30-40 ans passer devant des gens qui sont prioritaires, logiquement. Donc ensuite, on a dit aux 65
ans,
on pouvait y aller sans rendez-vous. Et là, on a mangé en quelque sorte le stock dont on disposait. C'est comme ça qu'on s'est retrouvé à court de Pfizer,
avec un Moderna qui aujourd'hui n'a pas vraiment la cote. Et des difficultés à vacciner, notamment les plus jeunes, puisque vous savez que chez les moins de 30 ans, on ne
peut
pas vacciner avec le Moderna. Donc ça pose problème quand vous avez des gens qui rentrent et que vous avez peu de Pfizer.
Que
vous disent vos patients ? Ils sont convaincus de la nécessité de se vacciner ou est-ce que c
'est
le pass sanitaire qui est très incitatif et puis le fait qu'il arrive à échéance ? Alors, ils sont clairement convaincus. Ceux qui viennent pour la troisième dose sont clairement convaincus, puisqu'ils ont fait déjà deux doses.
Donc ils n'ont pas de problème par rapport à la
vaccination. On a des gens qui arrivent encore pour la première dose.
Ça vous arrive encore ? Ils ne sont pas
vaccinés. Donc cela, il faut leur expliquer parce qu'on tombe souvent chez des gens qui ont versé du mauvais côté, en quelque sorte. Il faut faire tomber un certain nombre d'idées reçues. Et puis on a des gens...
Et qu'est-ce qui les
a convaincus ?
Les chiffres de 10, ils sont très, très peu nombreux. Ils
sont
très
peu nombreux.
Ceux qui ne se sont pas faits vacciner.
C
'est 100 000 à 200 000 par semaine, les prix pour injection a priori. C
'est l
'équivalent d'une ville moyenne.
On est
sur le chiffre le plus bas depuis le début de la campagne. Oui, on est en train de gagner, clairement. Par
contre, on a des
gens qui ont des certificats de complaisance. On a des gens qui ont des faux certificats. Ça arrive. Et ceux-là, je crois qu'il faut profiter de chaque
plateau pour leur dire « Venez vous faire vacciner. Le médecin ne vous trahira pas, en quelque sorte. Il ne trahira pas son serment d'Hippocrate.
Il ne vous dénoncera pas. » Si
vous avez eu jusque-là un faux passe. Parce qu'il y a une vraie
peur des gens qui ont des faux passe de venir se faire vacciner parce qu'ils ont peur de
la loi, en quelque sorte. Et donc, ils n'osent pas venir. Donc on leur dit, on leur répète. On est dans le même cas que pour quelqu'un qui souffre d'addiction. On ne
va
pas aller dénoncer quelqu'un qui prend des produits illicites.
C'est la même chose. Parce qu'ils aiment bien se faire
vacciner, mais ils n'osent pas. Voilà.
Donc il faut leur répéter à
l
'envie. Les gens qu
'on
cherche,
c
'est les gens qui produisent les faux passes. Et c'est les gens qui les amènent à demander des faux passes. Mais par contre, le patient qui lui a un faux passe, évidemment qu'on lui ouvre grand les bras. Le pass sanitaire efficace ou pas contre l'épidémie ? Vous nous répondez dans un instant. On écoute d'abord l'avis de Marine Le Pen.
Il
s'avère qu'on est très vacciné. Mais le problème, c'est quel est le bénéfice ? Puisque malgré le fait que nous soyons un des pays les plus vaccinés, on continue à être soumis à un pass sanitaire dont je maintiens qu'il ne sert à rien. Soit le vaccin fonctionne et le pass sanitaire ne sert à rien,
puisqu
'on est quasiment tous vaccinés. Soit le vaccin ne fonctionne pas et le pass sanitaire ne sert à rien. La réalité, c'est que tout le monde s'est vacciné. On n'a pas une vie normale. Et il est temps qu'on retrouve une vie normale. Que lui répondez-vous, Jérôme Marty ?
Qu'on a une vie presque normale. Je suis désolé, mais il ne
faut
pas oublier ce qu'on a vécu. Il ne
faut
pas oublier le premier confinement, ce que c'était. Il ne
faut
pas oublier le deuxième confinement qui était un confinement comme le premier, mais un peu plus léger. Il ne
faut
pas oublier les couvre-feux qu'on a vécu. Donc petit à petit, on voit que plus on avance dans cette maladie, plus on reprend une vie normale tout en gardant malheureusement des gestes barrières. Et ce n
'est
pas nous qui décidons. C'est le virus qui est présent. Le virus ne fait pas de politique. Le virus cherche juste un vecteur pour avancer. C
'est ce que fait Marine Le
Pen, là ? C'est de la politique ?
C'est de la
politique
qui va éventuellement ne pas encourager des Français à
les faire vacciner
? Il n
'y
a pas que Marine Le Pen. Globalement, tous les hommes politiques rebondissent là-dessus, chacun avec son couplet. Et nous, derrière, on rame un petit peu pour démonter tout cela. Le pass sanitaire, il a été
nécessaire. Il
faut
le dire.
C'est une décision
politique, mais il a été nécessaire. Il a été nécessaire quand même pour booster la vaccination. Et la vaccination est utile. On ne le répétera jamais assez. Un, elle diminue le potentiel de contamination, contrairement à tout ce que les gens disent. Elle diminue de 50% le potentiel de contamination. On est moins contaminant et on est contaminant moins longtemps. Donc, c'est efficace. Et puis ensuite, évidemment, elle effondre complètement le risque de symptômes graves. On le voit. Regardez les maisons de retraite. On a eu des
véritables hécatomes. On a quasi plus de morts en maison de retraite. Sébastien Chenu, vous maintenez ? Oui, mais je pense que Marine Le Pen a raison. C'est-à-dire que la réponse vaccinale n'est pas tout. Le vaccin, évidemment, moi, je ne
suis
pas médecin et je m'en remets à ce que dit le docteur Marty, effectivement, évite les cas graves, mais permet quand même de transmettre ou d'être contaminé.
Elle ne dit pas que ça ne
sert à rien,
le
pass sanitaire.
Le pass sanitaire
ne sert à rien.
Ben
oui, parce que ou vous avez un vaccin et vous êtes quand même contaminé, ou vous n'avez pas de vaccin et vous êtes quand même contaminé, le pass sanitaire ne sert pas à grand-chose. Ce qui est important, je crois, et c'est là où je crois que le gouvernement,
ce
n
'est
pas de la politique,
c
'est de trouver des solutions. Le gouvernement passe à côté d'un certain nombre, n'accède pas à un certain nombre de leviers. Le ciblage des populations qui sont éloignées de la médecine au sens large. Moi, je suis élu d'une ville extrêmement pauvre qui s'appelle Denain. Il y a 70% de personnes qui sont vaccinées. C'est-à
-dire
qu'il
y
a 30% des personnes, c'est beaucoup 30% de la population de la ville qui n'est pas vaccinée.
Pour autant, il faudrait...
Non, mais parce que le gouvernement n'a pas
travaillé
sur une politique de ciblage des populations. Les eaux usées, on dit toujours détectons, qui permettent de détecter les clusters. Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement ne travaille pas là-dessus. Ça, ce sont des pistes et des solutions parce
que le
vaccin,
c
'est formidable
pour des tas de choses.
Mais en revanche, ce n'est pas la réponse à tout. Il va y avoir des variants qui peuvent peut-être arriver en nombre à nouveau. Et on ne
va
pas se faire piquer tous les six mois. Le vaccin est le pilier certainement le plus important de la lutte puisque
n'oublions pas que toutes les mesures que l'on a mises en place, c'est pour protéger l'hôpital. Si l'on effondre les symptômes graves à l'hôpital, on n'a plus de problème et on peut lâcher les mesures. C'est pour ça qu'on les prend, ces mesures. Ensuite, évidemment, il y a les gestes barrières. Évidemment,
il y a ensuite les
mesures collectives, le type d'épicelage des eaux usées et ça se fait. Le ciblage,
le criblage, tout ça doit se faire. Mais l'essentiel, c'est de désengorger les
hôpitaux. Mais l'essentiel, c'est de désengorger les hôpitaux,
bien sûr. Vous
continuez à faire appel à la garde du corps, Jérôme Marty ? Alors, j'ai cessé depuis
quelques temps. Vous rassurez vos
consultations ? Mais il est possible que je le reprenne parce que ces derniers temps, on a quand même une hausse des menaces. C'est reparti, en particulier ce week-end.
Les
antivax, en particulier ce week-end, oui.
Parce que j'ai dénoncé ce week-end une vidéo faite par Yvan Ruffol où il dit qu'atteint de la
pathologie, il a été amélioré parce qu'il a pris de l'azithromycine et de l'ivermectine. Ce en quoi j'ai dit que je me réjouissais qu'il ait fait une forme peu grave mais que je rappelais que fort heureusement dans cette pathologie, 90% des gens faisaient des formes peu graves et en fait guérissaient seuls. Et là, j'ai pris une attaque véritable de milliers et de milliers de personnes. Et c'est là qu'on voit qu
'il y a
une grosse incompréhension de cette pathologie. Des gens découvrant qu'il y a 90% de formes peu graves et disant que j'avouais cela et que donc la vaccination ne servait à rien. Donc voilà où on en est. Je veux dire, il faut vraiment qu'on explique et qu'on réexplique encore à toute
une frange de la population qui est très loin d'avoir compris les bases mêmes de cette pathologie. Ça fera bientôt deux ans qu'on vit avec cette épidémie. La troisième dose pour les plus de 65 ans, pour tout le monde maintenant, on sait que ça ne suffira pas. Il y a les
gestes barrières, vous les évoquiez d'un mot. Et toutes les précautions à prendre, notamment avec les fêtes qui arrivent, d'où ce spot largement diffusé ces jours-ci.
Il
faut prendre soin les uns des autres.
Pour
les fêtes, restons prudents. C'est
tout mignon. C'est tout
mignon, mais c'est peu engageant. Oui, c'est vrai. C'est peu engageant. Il est ancien ce spot, il passait déjà il
y a plusieurs mois. Il passait lors des
fêtes précédentes. Je crois que ce qu'il faut, c'est axer quand même. On a compris maintenant comment cette pathologie se transmet. On sait que le mode de contamination principal, c'est l'aérosol. On sait qu'il faut absolument aérer les pièces. Jean-Michel Blanquer, cet après-midi à l'Assemblée nationale, a réussi le tour de force de nous dire qu'il a toujours été pour les détecteurs de CO2. Il a toujours prôné l'aération. Alors qu'on a annoncé ça avec le collectif du côté de la santé. En juillet 2020, on a fait un protocole pour les écoles qui n'a pas été appliqué pendant des mois et des mois et des mois. On a perdu quasi un an.
Des gens se sont contaminés parce qu'on n'a pas mis l'accent sur l'aération. Je crois que ce qu'il faut, c'est mettre le paquet véritablement sur l'aération, l'aération, l'aération. Ça ne
se
transmet pas par les mains, en tout
cas
pas principalement. C'est presque du détail. C'est l'aération qui est vraiment très importante dans cette maladie.
Vous allez
nous dire le fête
de Noël d'or encore ? C'est particulier avec
l'Omicron qui arrive, dont on sait qu'il est beaucoup plus contaminant que le Delta. Nous sommes à un taux de doublement entre 2,3 et 3 jours. Et nous sommes à un R qui est de 4. C'est-à-dire qu'une personne en contamine 4. Souvenez-vous, au tout début de l'infection, on était un R de 3,7 parce qu'on n'avait pas les gestes barrières. Là, avec les gestes
barrières, avec la compréhension de la maladie, on a un R à 4. Ça veut dire que ça va aller très vite. Vous pouvez ouvrir la fenêtre, s'il vous plaît ?
Non,
mais là, il y
a
des bonnes odeurs de cuisine. Et on
est à des distances réglementaires, on a élargi la table de cet
avou. C
'est une
proposition de Martin Hirsch, aujourd'hui, directeur de l'APHP de Paris, qui a beaucoup fait parler.
Je
propose à une infirmière, si vous êtes d'accord, on ne
va
pas vous forcer. Si vous pensez qu'il faut que vous preniez la semaine de vacances, vous allez prendre la semaine de vacances, on verra ce qu'on fait. Mais on ne va pas vous forcer à la nuit.
En revanche, on peut vous proposer, si vous êtes d'accord pour la décaler, de vous la racheter
10
jours, 2000
euros. On ne
sait
pas vous les donner, si vous voulez les décaler, on peut vous racheter ces jours, au lieu de vous les mettre sur votre compte et pas un temps. On vous les rachète plus cher que d'habitude.
On
sait que les soignants sont épuisés, leur payer leur semaine de vacances de Noël pour éviter la pénurie de soignants. Vous êtes d'accord ? C
'est terrible, ça. C'est terrible parce qu
'il
faut cette crise pour s'apercevoir qu'il faut payer décemment les soignants. C'est aberrant, ça fait des années et des années que l'hôpital s'effondre, ça fait des années que la médecine de ville s'effondre. On est en train de vivre un drame national. Ce qu'on est en train de vivre, on ne
l'a
jamais vécu. On est en train de vivre des gens qui abandonnent leur métier. Avant, on avait des infirmières qui abandonnaient le public pour passer dans le privé, ou qui passaient du privé au public, ça arrivait. Mais qui restaient infirmières, qui restaient soignants. Là, on a des gens qui arrêtent. On est en train de les perdre. On est en train de massacrer une génération de soignants. Et ce faisant, on risque de massacrer une génération de patients. Je crois qu'aucun homme politique a pris la mesure de la crise qu'on est en train de vivre. Et là, entendre M.
Martin Hirsch nous dire qu'on va racheter, en quelque sorte, la semaine de vacances à 2000 euros, mais qu'il regarde les rémunérations des aides-soignantes, des infirmières, des médecins, que l'on regarde les tarifs des libéraux également. Je veux dire, où est-ce qu'on en est arrivé ? Qu'on regarde la perte de sens
de
ces professions, qui, parce qu'on a voulu tout administrer, qu'on a voulu leur enlever la possibilité d'organiser le soin, arrête, espérance de vie d'une infirmière à l'hôpital public, 4 ans. C'était 8 ans, il y
a
5 ans. C'était 15 ans,
il
y a 20 ans.
On est à 4 ans aujourd'hui. Au bout de 4 ans, elles s'en vont. Voilà où on en est rendu aujourd'hui. Regardez l'hôpital de Valenciennes, et j'en termine. L'hôpital de Valenciennes, le directeur, a mis en place ce qu'on appelle un hôpital magnétique. C'est-à-dire qu'il a regardé ce qui se fait au Canada. Il a délégué 80
%
de ses fonctions aux soignants. A chaque étage de la décision, il a mis un médecin, un soignant, un administratif. Il refuse du monde. Il refuse du monde. Ça marche. L'horizontalisation, ça marche. La solution, elle est là. Faire confiance aux gens, ça marche.
Et revaloriser les salaires,
évidemment. Et revaloriser les salaires, évidemment.
Merci beaucoup, Jérôme Marty. Vous restez avec nous. Merci beaucoup, Sébastien Chenou. Merci. Chenou. Ne gardez pas à dîner. Je suis désolée. Ne gardons pas les politiques à dîner. Ce n
'est
pas moi qui ai fixé cette règle. Merci beaucoup d
'être venu sur
le plateau de Cétavou. De notre côté, on évoque le reste de l'actualité du 5 sur 5 de Mathieu Béliard.
C
'est bon
?
Bonsoir, Babette. Bonsoir à
toutes et à
tous. Bon. Bonsoir,
Mathieu.
Finalement, vous êtes là jusqu'à 19h50. Mais il
n
'y aura pas de dîner non plus. Le comité d'organisation des Jeux olympiques a dévoilé son projet de cérémonie d'ouverture pour les Jeux de 2024. Les Jeux de Paris, bien sûr. Et pour la première fois, ce n'est pas une ancienne sportive qui accueillera l'événement. Mais la ville en elle-même, la Seine, précisément. Les 6 kilomètres entre le pont d'Austerlitz et le pont d'Iéna, plus de 10 000 athlètes à bord de 160 bateaux, 80 écrans géants pour les quelques 600 000 spectateurs attendus sur les quais.
Ça
fait 100 ans qu'on attend ce moment. La France a rendez-vous avec son histoire. On a envie de marquer les esprits. C'est aussi la volonté de mettre les athlètes, les stars de ces Jeux, au cœur de la cérémonie d'ouverture pour proposer des grands moments de sport. Et puis enfin, c'est l'objectif d'offrir cette cérémonie d'ouverture au plus grand nombre, avec plus de 600 000 personnes qui vont avoir accès, c'est sans précédent. Et c'est vraiment l'objectif de donner rendez-vous aux 10 500 athlètes de 206 pays, à tous les Français, mais aussi à plus d'un milliard de personnes qui vont regarder cette cérémonie d'ouverture. Bonsoir Thierry Reboule. C
'est vous qui avez imaginé ce truc de dingue dont
on va parler, cette cérémonie de fou.
Et
j'ai dit, truc de dingue, truc de mégalo, limite. Vous êtes, justement,
vous
êtes sans limite, et vous assumez totalement le côté mégalo
de cette
cérémonie.
C
'est un peu tard, de toute façon. Non, j'assume le côté de la volonté de Paris 2024 d'essayer, de laisser une trace. Certes,
d
'organiser les Jeux, c'est super, et ça fait un siècle, ça arrive tous les siècles, mais aussi d'en faire quelque chose. Et là, je crois que le plus important avant la mégalomanie, c'est le partage.
Je
peux me permettre, puisque 600 000 personnes, une cérémonie d'ouverture, d'habitude, c'est dans un stade, c'est comme une finale de Coupe du Monde, on la voit à
la télé, on a moins de chances
d
'être dedans.
Là, on sera 600 000, on l'a dit. Et très essentiellement, ou très majoritairement, des places gratuites. Puisque tous les quais hauts de Seine
seront
gratuits. Donc, avant la mégalomanie, je vais retenir ça d'abord, si c'est vous. Alors, justement, on voit les choses en grand, et on ne
peut
pas s'empêcher de penser. Alors, on vient de parler du Covid, quelques minutes,
bien
sûr. Dans
deux ans et
demi, on verra où on en sera. Il y
a
aussi le contexte terroriste. Je voulais juste savoir si les autorités, la préfecture, vous ont dit, monsieur, vous avez carte blanche, allez-y.
Alors,
pas exactement. Mais je crois que tout le monde a reconnu que le projet était un peu hors norme, intéressant, différent. Bref, vous pouvez mettre les mots que vous voulez. Et ensuite, du coup, on a discuté. On a discuté de comment un événement comme ça doit être bien évidemment.
Et
là, c'est extrêmement sérieux, sécurisé comme il se doit. Et là, on a besoin, bien évidemment, de discuter. On a besoin de confronter les idées, les dispositifs avec les gens dans ce métier. C'est ce qu'on a fait pour arriver justement à ce compromis. Oui, en faire profiter les gens le plus possible, mais bien évidemment dans un contexte de sécurité.
Non, le
truc dingue,
c
'est... Enfin, 600 000. 600 000. Moi, le premier truc, quand j'ai entendu ça ce matin à la radio, je me disais, on les met où, les 600 000 ? C'est la moitié de la population parisienne.
Je crois
que vous, vous vouliez 2 millions à la base.
Le chiffre a circulé,
oui, à
un moment. On a déjà vu
des manifestations monstres dans Paris, Patrick ? Des manifestations, oui. Oui,
mais
alors...
Mais
des rassemblements ? Oui,
6 kilomètres
de
quai, fois 2, ça fait 12 kilomètres déjà.
Et donc, ça fait la place de voir 600 000. Vous savez, on a déjà mis 1
million. Patrick, je voudrais
savoir
si il faut avoir une place.
Je suis frappé, impressionné par le nombre. On a déjà mis 1 million de personnes sur les Champs-Elysées. Et
si vous prenez
le ratio, je vous garantis qu'on est même en dessous. D'accord. Ce n
'est
pas votre premier projet, Thierry Roboul, la première fois que vous jouez avec la ville de Paris non plus. Pour le premier titre de Tony Parker aux USA, vous aviez enfilé un maillot de basket géant à la réplique de la statue de la liberté à Paris. Je précise, sans autorisation préalable cette fois-là. Vous avez aussi fait passer le tour de France à travers le Grand Palais, entre autres, idée que vous avez pu mettre en place. Et puis,
vous
rappelez aussi votre souvenir de la cérémonie du bicentenaire de la Révolution française. Notre-Dame, le musée du Louvre, l'étuilerie pour la cérémonie d'ouverture. Finalement, Paris, c
'est
la meilleure scène possible
? Ah
ben, écoutez, pour un créatif ou quelqu'un qui essaye de mettre des idées à disposition d'une organisation,
c
'est... moi, je suis comme dans un magasin de jouets, quoi. Je veux dire,
c
'est la plus belle ville du monde. On peut essayer tout de même de se le redire, même s'il y en a de très belles par ailleurs.
C'est une
économie sur le budget des corps, en fait.
Oui, c'est vrai.
Je vous le disais, oui, oui, le budget des corps est assez faible. On va pouvoir faire une quantité de choses, très sérieusement, faire une quantité de choses. On va pouvoir rêver, on va pouvoir... Enfin, il suffit de... voilà, quand on regarde les images, je pense
que beaucoup de
gens... Oui,
c
'est extraordinaire.
C'est
dingue, et les sportifs dans... Ça fait envie, quand même. Oui, ça fait envie.
Les
sportifs dans tout ça, écoutez quelques-uns des athlètes médaillés français, médaillés olympiques, qui
parlent
de ce projet. C'est du jamais vu tout court, de réunir 600 000 personnes, comme ça, le long des quais de Seine, pour communier, pour célébrer, pour mélanger sport et culture. Voilà, je crois que ça nous est cher. Ça va être novateur, ça va être magique. Et on va pouvoir être en communion avec les sportifs, avec les spectateurs.
Je me dis qu'il y
aura
mes parents, mes proches, j'imagine bien tout le monde sur le côté, en train de nous regarder. Et c'est unique, c'est beau, et on va montrer qu'on est plus forts. Alors, dans le clip de présentation, on voit des plongeoirs,
on
voit des vélos BMX sur des tremplins, des gymnastes, des escrimeurs, tout ça, sur des ponts, parfois, comme on le voit à l'image. Il y aura du sport sur la Seine, sur les quais aussi
? Oui,
dans le projet qu'on défend depuis le début,
ça,
pour le coup, Tony Stanguet le porte, largement, et on connaît son passé sportif, bien évidemment, et le fait qu'effectivement, rendre cette nation plus sportive est quelque chose qui est fondamentalement notre ADN. Effectivement, on a voulu aussi
qu
'on puisse mettre du sport dans cette cérémonie.
Donc,
on se baignera dans la Seine en 2024 ? Alors, ce qui est sûr, c'est que déjà, on verra plus d'athlètes, plus de sport, et
il y a des épreuves qui sont prévues tout
à fait dans la Seine en 2024. Je voulais juste dire quelque chose,
parce qu'on
a aussi changé un autre élément, c'est que ce sont les athlètes qui seront en premier dans la cérémonie d'ouverture, alors que d'habitude, ils arrivent après le spectacle. Là, ils seront vraiment devant,
en première ligne. Ce sont eux qui ouvriront
le spectacle. Et c'est eux qui ouvriront le spectacle. D'accord, avec quelle star française pour chanter la Marseillaise, l'hymne olympique ? Mais vous le savez déjà ? Ah non. Ah bon,
d'accord.
Petite idée, mais
on en reparlera.
Parce que
je pensais mégalo et cachotier, ça faisait beaucoup pour un
seul homme. Non, j'ai gardé que mégalo.
Merci beaucoup Thierry Reboul, on a hâte de voir ça. 26 juillet 2024, pour cette cérémonie d'ouverture des JO de Paris. On continue avec le sport et la politique, Mathieu ? Oui, en France, tout le monde sait qu'Edouard Philippe aime la boxe, qu'il pratiquait même à Matignon. Mais allons encore plus loin ce soir, à Borba. C'est une commune brésilienne à quelques encablures du fleuve Amazon. Je ne
sais
pas si vous allez pouvoir dîner ce
soir. Non, et l'honora va bien.
Spence, tout va bien. On est tout près du fleuve Amazon au Brésil. À Borba, le maire la joue viril. Un opposant municipal a menacé ce maire d'une raclée. Alors celui-ci l'a pris au mot. Et c'est sur un ring de boxe qu'ils ont réglé leurs différends en trois rounds. L'opposant a mis le maire au sol à deux reprises. Mais les juges ont accordé la victoire à l'édile. Une affaire, je ne
suis
pas expert en règle de boxe pour aller beaucoup plus loin. Mais une affaire
nous
rappelle... C
'est une affaire
en tout cas. C'est une affaire qui nous rappelle quelques échanges, parfois musclés. Les conseils municipaux peuvent être tendus. Alors
on pourrait
s'amuser à imaginer un combat comme ça entre Anne Hidalgo et Rachida Dati. Là on est sur un remake du jeu Street Fighter. Alors c'était encore tendu aujourd'hui au Conseil de Paris.
Ça c'est Bertrand Chameroy. Il le racontera dans
moins d'une heure tout à
l
'heure avec Bertrand. Vous allez le voir, les politiques n'attendent pas toujours d'être sur un ring pour en venir aux mains.
Quelques
images du monde. On commence avec un caillot qui pourrait valoir très très très cher. Oui, le Sri Lanka revendique la découverte du plus gros saphir au monde. Une pierre de 310 kilos, déjà baptisée Queen of Asia, reine d'Asie. C'est ce gros bloc gris-bleu que vous voyez. Même si sur la vidéo ils n
'ont
pas hésité à tricher, à projeter de la lumière bleue un peu. C'est au Sri Lanka qu'on trouve le plus grand gisement de saphir. Celui-ci, au-delà de son poids et de ses 1 600 000 carats, a été béni par un groupe de moines bouddhistes. Il faut dire qu'il pourrait rapporter la bagatelle de 100 millions de
dollars. Ça
valait une bénédiction. Autre image impressionnante, de la roche toujours mais en fusion cette fois. Vous vous souvenez peut-être du volcan en éruption sur l'île de la Palma. On en a parlé ici, puis on n'en a plus parlé. Mais en fait ça fait 87 jours que le Cumbre Vieira est en éruption. Il bat son record qui remontait tout de même à 1585. Depuis le 19 septembre, la montagne crache de la lave, projette des pierres. Mais surtout, les retombées toxiques de l'éruption ont conduit les autorités locales à confiner 33 000 habitants de l'île. Depuis septembre, un millier d'hectares et de terres ont été recouverts par le magma.
La nature qui se déchaîne et je vous reparle des tornades qui ont balayé plusieurs états américains samedi. Le Kentucky en particulier. Une miraculée ce soir, une américaine qui gisait sous les décombres de l'usine où elle travaille. Elle rassure ses collègues, coincés aussi. Et puis, elle appelle au secours à son tour.
Les
secours ont réussi à la sortir des décombres. Elle et ses collègues étaient sous 1m50 de gravat. L'UNESCO examine cette semaine des candidatures au patrimoine. Immatérielle de l'humanité. Oui, les candidats sont des pays ou des groupes d'État. Ils présentent des traditions et aspirent à rejoindre la pizza napolitaine, le sauna finlandais, le massage thaïlandais ou encore le mariachi mexicain. Parmi les candidats, d'autres traditions culinaires comme le Thieboudienne, plat national sénégalais, à base de poissons, de riz et de légumes de saison. L'art de la calligraphie arabe, symbole de l'univers arabo-musulman. Et il y a urgence à l'inscrire.
Avec le numérique, on écrit presque plus à la main et les spécialistes se font rares. Une de nos candidatures préférées, je dois l'avouer, les joutes sur échasse de Namur, en Belgique. Pour le coup, c'est exactement ce que vous imaginez. Des joutes sur échasse. Des
combats sur échasse.
Des croche-pâtes.
L
'objectif, faire tomber l'adversaire. C'est une tradition de 6 siècles au moins. Et puis enfin,
sur cette
musique que les Congolais ont appris l'indépendance de leur pays sur Radio Congo Belge, le 30 juin 1960. Indépendance cha-cha de la rumba congolaise. En Afrique, dès le 16e siècle, elle a voyagé cette rumba avec les esclaves vers les Amériques, avant de revenir sur le continent africain et de presque devenir un hymne, une bande originale des indépendances. Un mélange de musique latine, jazz et traditionnelle africaine. La rumba congolaise qui pourrait donc faire son entrée au patrimoine immatériel de l'humanité.
Le
classement par l'UNESCO permet de protéger ces traditions en leur donnant un statut juridique international. Les trois quarts des demandes pourraient être satisfaites. Est-ce qu'une cérémonie d'ouverture des JO pourrait rentrer au patrimoine immatériel de l'humanité ?
Il
faudrait qu'elle puisse se répéter que ce soit une vraie tradition, alors que là, ce serait
un événement unique. C'est une tradition de cérémonie d'ouverture.
On peut répéter ça régulièrement.
Oui, j'ai l'impression que vous avez des idées à revendre pour les Olympiades
de tout le
siècle à venir.
Merci beaucoup Thierry
Reboul d'être venu ce soir sur le plateau C'est à vous. Merci Jérôme Marti de votre présence. Dans un instant, Julien Doré qui nous dit qu'il faut se ré-aimer. Ré-aimer, c'est le titre de la ré-addition de son album qui est déjà double ou triple disque de platine. Mais là c'est formidable, il reverse tous les profits, les bénéfices des ventes de son album à une association, les Blues Rose. Il nous en parle, il est notre invité. Edith Opréto sera également sur la scène de C'est à vous.
A
tout de suite.