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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 13 mai 2025 113 minAutoproduit

Mes questions à Macron - Meeting à Aubenas

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir tout le monde. Quel bonheur de vous voir ce soir si nombreux et nombreuse. Quel bonheur !

Merci d'être venu si nombreux. Vous pouvez encore une fois vous applaudir vraiment c'est un succès. Merci à tous les militants et à toutes les militantes d'avoir œuvré depuis plusieurs semaines pour la réussite de ce meeting.

Merci également à toute l'équipe du national la technique d'être aussi efficace et de permettre cette réussite. Et donc bienvenue en Ardèche. Bienvenue en Ardèche.

Terre de résistance, de lutte et de belles victoires. Et je voudrais commencer par la première victoire de l'année, l'Ardèche, le seul département de la métropole, à avoir une chambre d'agriculture dirigée désormais par la Confédération [Applaudissements] paysane. On est très fier.

Ardèch tête de lutte pardon Ardèche terre de lutte lutte contre la déviation à Saint-Péré qui est sur le point d'être remporté là aussi bravo à toutes celles et ceux qui se mobilisent mais il y a encore des luttes à mener mais qu'on va gagner bien sûr. On sait qu'en Ardège, c'est le seul département de la métropole à n'avoir aucun train de voyageur en circulation et ce depuis 1973. [Musique] Mais la lutte est organisée ici pour faire ouvrir aux voyageurs la seule ligne ferroviaire fraite par l'association des usagers de transport public qui d'ailleurs distribueront des tractes à la fin du meeting.

Merci à eux. Une autre lutte d'une grande envergure qui a été très importante sur le territoire sud-Arbèche, c'est le combat contre la construction d'une basilique démesurée par la congrégation traditionnaliste qui est une véritable insulte écologique et environnementale. La mobilisation citoyenne et politique a permis la suspension des travaux.

Mais le combat n'est pas fini et d'autres sont encore amenés parce que en Ardèche comme ailleurs, le démantellement des services publics est en marche. Fermeture de classe dans l'éducation nationale et je sais de quoi je parle. fermeture des urgences de l'hôpital public, des bureaux de poste, de trésorerie et cetera et cetera.

Enfin, partout sur le territoire et ici à Obona en particulier tous les samedis matins, les citoyens se rassemblent en soutien au peuple palestinien martyrisé. [Applaudissements] Je rappelle d'ailleurs à cette heure que la jeune garde et urgence Palestine sont prévus d'être dissous et donc il est urgent pour nous de les soutenir. N'hésitez pas à signer la pétition.

Bref, les luttes sociales sont nombreuses et elles ne se gagnent aussi qu'avec la bataille culturelle. C'est la raison pour laquelle avant de laisser ma place de vous inviter aux amphi les université d'été de notre mouvement qui se tiendront fin août à côté de Valence. [Applaudissements] Sans plus attendre, je demande un tonner d'applaudissement pour Jean-Luc Mélenchon, copprésident de l'Institut Laboessi et fondateur de la France civilise.

Il par de Ouais. [Applaudissements] Merci Florence, merci vous tous et je suis bien certain que vous savez à quel point cet accueil que vous venez de me réserver me touche au cœur puisque vous êtes en quelque sorte sur mon parcours sous la pluie de vous savez quoi qui se déverse quotidiennement. sur moi à la haine de l'officialité qui se déverse sans trêve une sorte d'oasis de fraternité de respect mutuel et tout d'un coup ça me réconcilie avec l'humanité si j'avais le tort de regarder la télévision trop longtemps d'écouter la radio ou de lire les journaux qui sont autant de sources d'infection comme vous le savez alors ce soir le plaisir est d'autant plus grand que je me trouvais en concurrence de manière assez déloyale parce qu'à annoncé au dernier moment par le président de la République.

Je m'aperçois que vous préférez venir que de l'écouter. Et je crois que la différence ne tient pas à l'orateur. Je pense qu'elle tient à vous.

Car un rassemblement de cette nature, un mitime comme celui, un rassemblement, appelons ça comme nous voulons, comme celui que nous sommes en tient de tenir, n'est pas un rassemblement autour d'un personnage. Au demeurant depuis quelques temps, nous observons que pratiquement tous les responsables ou les porte-paroles connues du mouvement insoumis. Et vous savez que à la différence de tant d'autres, nous sommes une équipe et que la moyenne d'âge est fort heureusement plus basse que le mien. d'âge et même beaucoup plus bas.

Si bien que partout à chaque fois, ce sont des rassemblements qui nous font réfléchir car nous le comprenons comme un acte politique. Vous n'êtes pas en train de vous attrouper autour d'un orateur. Vous êtes en train d'affirmer une identité politique que globalement on va appeler insoumise, même si parmi vous il y en a qui ne se diraient pas insoumis, mais en tout cas en état d'opposition, en état intellectuel de refus des logiques qui gouvernent ce monde et du pouvoir politique illégitime qui gouverne ce pays. dit illégitime car c'est mon devoir de rappeler à chaque fois qu'on se retrouve que nous sommes la seule grande démocratie du monde dans laquelle des élections ont été convoquées par quelqu'un qui en avait le pouvoir de les convoquer contre cela même qui était déjà en place et qui ensuite a décidé que le résultat ne le concernait pas puisque il a nommé un premier premier ministre dans le parti le plus petit de l'Assemblée nationale suivi d'un autre encore plus petit pour suivre et qui aujourd'hui occupe cette fonction Nous avons notre dignité à défendre.

C'est pourquoi nous disons qu'aussi longtemps que nous agirons politiquement et que monsieur Macron sera là, nous dirons "Vous n'êtes pas légitime, monsieur, et vous avez agi en fortfeture en ne respectant pas le vote du peuple français." Alors ce soir, il y a une sorte de show politique. Vous avez remarqué que l'action politique d'Orénant est ramenée à une sorte de spectacle agitationnel permanent où aucune question n'est jamais creusée.

Tout est transformé en événement matière à buzz. Euh bon, je dis ça pour être poli. Euh bon voilà.

Et donc ce soir, il va y avoir tout un spectacle d'organisé. Le président de la République, paraît-il, organise au retour sur la scène. Ben, on avait pas vu quand il en était parti parce que ça nous aurait soulagé.

Mais non, il revient et il va répondre à toutes et alors on a annoncé qu'il y aurait des des proposition extrêmement importantes au point de modifier la programmation des matinales. L'Élysée se chargeant d'appeler lui-même les télévisions pour indiquer que il fallait prendre ça en compte dès demain matin. Alors, il est possible que ce soit une comédie comme une autre.

Un camarade me dit "Alors, qu'est-ce qu'on fait ?" Je lui dis "Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?" Ils vont quand même pas téléphoner pour dire "Écoutez, on s'en fout, ce soir, ça va être un tas d'ynepsie comme d'habitude et donc ça n'a pas d'importance.

Il faut bien que eux-mêmes survendent l'événement pour que euh vous précipitiez tous à aller regarder. Je vois que c'est complètement raté parce que vous êtes là. Donc la première chose qu'on peut dire, c'est que c'est un échec.

Alors, il y a quand même Non, mais j'ai dit du mal déjà pour commencer hein, de des médias. Puis il faut bien que je fasse un peu sourire parce que vous savez quand on fait un une réunion publique euh bon souvent on a que des misères à expliquer alors ça crée pas une ambiance bien joyeuse. Et puis euh surtout la question qui est posée c'est pas ce qu'on va dire mais ce qu'on va pas dire parce que sinon on y passe la nuit et vous me savez capable de parler fort longuement de toutes sortes de choses.

Alors je voudrais d'abord alors là maintenant je vais faire quelque chose de sympa. Je vais remercier TF1 parce que TF1 s'est dit après tout euh peut-être que les Français ont quelque chose à dire. Alors euh ils ont mis des questions.

Il y a un questionnaire sur TF1 et comme en ce moment nous serons, nous sommes retransmis sur notre propre réseau, je dis aux amis qui sont à la maison, vous pouvez aller répondre à ce questionnaire. Alors, il y a des choses très intéressantes. Je vais pas tout vous lire sinon ça va tourner au spectacle.

Mais par exemple la première série de questions, jugez-vous le bilan d'Emmanuel Macron globalement très positif, plutôt positif, plutôt négatif, très négatif ? Alors, il y a trois séries de questions après, hein. Bon, j'ai courte, j'évite de vous faire rire sur chaque sur chaque série, mais après à la fin, il est marqué enfin quelle question aimeriez-vous poser au chefs de l'État justement comme elles y sont pas là dans la liste qu'il y a, et ben je vais le faire maintenant avec l'espoir que cela soit repris.

Et mesdames et messieurs, mes chers camarades, pour ceux d'entre vous, nombreux, je crois qu'il le sont, et bien je voudrais comme toujours commencer par donner la parole à ceux qui ne l'ont pas, à ceux qui sont les humiliés, les opprimés et qui néanmoins mènent courageusement des luttes. C'est pourquoi ma première pensée se tourne à cet instant. Alors même que Mathilde Panneau et Bastien Lachot, député insoumis, se trouvent en Calédonie, Canaki, je m'adresse au président de la République pour lui dire "Avez-vous pris la mesure de ce que vous avez déchaîné en Calédonie, Kanaki en prenant la décision 1 d'avancer le référendum dans des conditions inacceptées par le peuple Canac et deuxièmement en décidant d'une répression dont la férocité a été incroyable alors même que ces gens se révoltaient. contre la réforme institutionnelle que vous comptiez leur affliger.

Il faut se souvenir qu'il y a 1 an, jour pour jour, commencit une révolte du peuple Canac. Je dis le peuple Canac les Français ont voté par référendum qu'il y a en Calédonie Kanaki deux peuples et que par conséquent l'un dominant l'autre. Nous sommes en situation coloniale et l'objectif de la France, la France d'aujourd'hui du 21e siècle n'est pas de mener une guerre coloniale au Canac, mais de trouver le moyen de faire vivre dans la liberté et la démocratie tous ceux qui se trouvent sur ce territoire.

La répression a abouti à ce résultat incroyable, inacceptable. 11 can tués dans la répression. Un contre manifestant a été tué et deux gendarmes dont l'un malheureusement par un autre.

Chacun de ses morts est déplorable. Aucun de ces morts n'est acceptable. Mais l'on voit bien dans les chiffres mêmes que je vous évoque comment la répression a était bel et bien destinée à sédir d'une manière qui terrorise les uns contre les autres et nous ramène à quelque chose dont nous ne voulons plus entendre parler.

Là la France n'est pas une politique coloniale ni dedans ni en dehors de ces frontières. Nous ne voulons plus cette France là. Elle a assez pesé sur les générations précédentes.

Elle a fait assez de morts, assez de victimes et elle a assez plongé notre patrie dans l'indignité aux yeux du monde. Alors, il faut poser la question. Le devoir que nous avons après ces morts, c'est de renoncer au choc avec ceux qui ne sont pas d'accord et nous obliger à trouver la solution.

Aujourd'hui, il y a une solution acceptée par trois parties sur quatre, deux partis indépendantistes et un parti non indépendantiste. Cette solution s'appelle l'État indépendant associé, l'indépendance association. qui ferait bien évidemment évoluer la France vers un ordre nouveau de ces institutions et qui permettrait de compléter ainsi une situation dans laquelle nous sommes déjà puisque la Polynésie française a un gouvernement local.

Bref, je vous dis tout cela qui peut-être peut vous paraître bien lointain 17000 km mais c'est notre pays mais c'est notre engagement et de cela nous sommes chacun responsables. Nous nous n'appartenons pas à la variété de ceux qui regardent ailleurs quand il y a des meurtres qui ont lieu à un endroit. Nous nous engageons, nous regardons, nous traitons, nous réfléchissons.

Alors le président de la République, c'est-il que ce matin dans le journal Le Figaro que je le conseille de lire attentivement, le 4e parti qui est un parti de droite extrême dit qu'il ne veut pas de cette solution et qu'il disqualifie le ministre chargé par le gouvernement de monsieur Macron qui avait été chargé de la trouver. Ils disent la solution nous n'en voulons pas et il se réclament de l'accord de monsieur Macron lui-même. Monsieur le président, cette fois-ci vous devez faire mieux que la précédente.

Cette fois-ci, c'est à vous de vous engager et de dire si c'est cela que veulent si c'est cela que propose la population de la Nouvelle-Calédonie Kanaki, alors c'est cette solution qu'il faut proposer au peuple français tout entier qui par son vote pourrait approuver ou la désapprouver. ne nous livre pas à une poignée d'exalté qui ne connaissent que la violence, le choc frontal, le meurtre pour régler les problèmes et les insultes racistes. Première question.

Deuxièmement, à l'issue de cette révolte, sept militants du peuple Canac, femmes et hommes, ont été emmenés dans l'hexagone à 17000 km de chez eux et dès lors privé du droit d'accès à leur famille, il y a parmi eux des pères et des mères, de très jeunes enfants, ne serait-ce que cela devrait attirer l'attention et faire remarquer que un de prison préventive sans aucun jugement sans aucun jugement privé du contact avec sa famille c'est une mesure barbare. Alors puisque le juge des libertés va recevoir les avocats et les prévenus qui sont aujourd'hui embastillés sur le territoire de l'Hexagone, est-ce que le ministère public va lui intervenir pour dire "Oui, nous sommes d'accord pour que ces personnes soient libérées Alors nous nous disons dans cette salle, nous sommes pour la libération des militants Canac. Maintenant tout de suite qu'ils puissent rentrer chez eux et puis bien sûr franchement il faut qu'on demande à Tfan de connaître notre avis.

Il paraît que le président, c'est la 2è série de questions que je veux poser puisque le président paraît-il va nous proposer des référendums. Alors là, il y en a toute une liste. Euh bon, alors qu'est-ce qu'on voudrait ?

L'immigration, euh le financement des retraites, le fonctionnement des services publics, enfin j'en passé des meilleurs. On ne sait pas. Hein ?

Alors chacun il va de sa liste. Bon très bien. Mais plutôt que de s'en remettre au caprice d'un homme dans une constitution qui décidément lui donne tous les droits, est-ce qu'on ne pourrait pas plutôt dire "Décidons par référendum s'il le faut qu'il existe dorénavant en France la possibilité qu'un nombre de citoyens donnant leur signature convoquent eux-même un référendum sur un sujet que même proposent à leurs compatriotes.

C'est le référendum d'initiative citoyenne. plutôt que nous obliger à ces combats sans fin contre lui et contre d'autres. Est-ce que le moment n'est pas venu d'accepter qu'arrive dans la Constitution une mesure de démocratie suprême, celle qui donnerait le pouvoir au peuple français à partir de l'interpellation d'une fraction d'entre eux qui mettraient leur nom, leur prénom, leur adresse, leur numéro de carte d'électeur et qui proposeraiit que se tiennent un référendum révocatoire contre eux pour obtenir le maintien ou le départ.

Évidemment, on fait un référendum pour le départ et s'il est battu, l'intéressé reste sur place. Mais un référendum révocatoire, c'est-à-dire la liberté à tout moment d'avoir à la fois la stabilité des institutions, mais aussi la capacité du peuple d'intervenir à tout moment pour dire "Ça va quoi, stop, arrêtez, rentrez chez vous." Et bien quoi, il n'y a pas de déshonneur à être élu, il n'y a pas de déshonneur à être refusé.

Le seul souverain de ce pays, c'est son peuple et personne d'autre, pas les monarques, pas le prince. Et ben ça fait déjà trois questions. Et si vous voulez à tout prix faire des référendums, monsieur Macron, puisque les députés ont été interdits de votes quand vous avez fait décider de 2 ans de travail obligatoire pour tout le monde, pourquoi ne feriez-vous pas un référendum sur l'abrogation de la retraite à 64 ans ?

Un référendum comme l'a demandé le groupe communiste à l'Assemblée nationale ? Pourquoi pas ? Est-ce que vous voulez à tout prix savoir ce qu'on pense ?

Et puis tout à l'heure, je vais entrer dans le détail, mais en ce moment vous ne le savez pas, il se discute une loi qui a été votée au Sénat que nous appelons la loi pesticide où tout d'un coup l'écologie a disparu, la crise climatique n'existe pas et on propose en avant de faire des super bassines. En avant, les pesticides, on rétablit le droit d'en déverser ici et là parmi ceux qui étaient interdits encore hier. comme si rien n'avait existé de tout ce qui s'est passé, de ce que tout le peuple français a compris, à savoir que sa santé est mise en danger par l'abus des pesticides qui sont déversés de tout côtés, qui diminuent la fécondité, qui provoque des épidémies de cancer.

C'est dans toutes les études que ces questions sont présentes. Et bien, puisqu'on n'arrive pas à trancher, paraît-il, entre le syndicalisme paysan d'hier, celui qui n'existe plus apparemment dans ce département et le syndicalisme d'aujourd'hui. Pardon, mais je suis obligé de dire que ce que nous mangeons n'est pas l'affaire qu'on confie à un syndicat.

Cela concerne le peuple français tout entier et on ne voit pas pourquoi on donnerait à une catégorie de population le droit d'infecter absolument tout ce que nous mangeons. Toutes les rivières de France sont polluées. Tous les organismes humains sont pollués par les pesticides.

Vous m'entendez ? Pas quelques-uns, tous sans exception. Voilà où nous en sommes.

Alors, on va recommencer. Alors si vous voulez un référendum, faites un référendum écolo et qui décide que la loi pesticide et bien elle retourne dans la poubelle dont on aurait jamais dû sortir. Allez, j'ai encore des questions.

Aujourd'hui même, la présidente de la commission des affaires économiques, Aurélie Trouvé, député insoumise du 93, a déposé une proposition de loi pour nationaliser Arcelor Mital. Écoutez-moi bien, si on avait pu s'en passer, on s'en serait passé. Mais nous sommes menacés de voir tous les sites de production d'acier fermés dans notre pays parce que Arcelor Mital qui était autrefois une entreprise nationalisée qui a été recapitalisée par l'argent des impôts des Français a été vendu à ville prix et a été cédé à Mital et Mital est en train de se retirer parce que sur le marché mondial OK on a compris tout ça il y a toujours une bonne raison la main invisible du marché vient souvent pour nous mettre des gifles.

On l'a pas encore trop vu faire autre chose, mais en attendant, la vérité c'est qu'on ne réindustrialisera rien dans ce pays si nous n'avons pas des assieries. Nous ne pouvons pas faire des machines notamment pour changer la manière de produire de l'énergie d'une manière renouvelée. Je pense aux hydroliennes, je pense à tout ce qui peut avoir très au mouvement si nous n'avons pas les aciers spéciaux et si nous ne sommes pas capables de les produire nous-mêmes parce que sinon on attend que les autres veillent bien nous en livrer comme ce fut le cas quand il s'agissait d'humble masque en tissu pendant la COVID que nous n'étions même plus foutus de produire dans ce pays ce qui était quand même le minimum du savoir-faire technique.

Alors, est-ce que oui ou non il accepte l'idée de la nationalisation ou bien est-ce qu'il continue à dire comme même Trump ne parle plus oh laissez faire le marché. Nous verrons bien comment Arcelor Mital, comme ça a été dit tout à l'heure à l'Assemblée nationale par la ministre qui dit "Nous comprenons qu'Arcoral veuille se protéger des mouvements du marché. 600 personnes dehors, un millier d'emplois supprimés.

Régler quoi ? Comment ? avec des phrases comme d'habitude, mais nous veillerons à ce que les sites soient réindustrialisés avec des formations blab bla bla bla bla bla comme ils font à chaque fois pour que les pauvres gens qui sont accablés de misère qui ne savent plus ce qu'ils vont faire de leur vie parce que ce genre de licenciement le plus souvent les condamne à une forme de mort sociale.

Quand vous avez les traites de la maison à payer, les traites de la bagnole, les études des gamins, vous pouvez pas avoir des mois et des mois. surtout quand vous avez ceux qui sont là et qui regardent chaque eur qu'on vous donne pour vous le jalouser et essayer de vous le reprendre quand vous avez un voquier qui dit "Ah les gens ils aiment bien vivre au RSA parce qu'il a trouvé ici ou là je ne sais qui." Voilà et je vais vous dire non tout à l'heure je termine mon introduction sur ces questions.

Voilà monsieur le président maintenant nous sommes ici dans cette salle plus de 500. Tout à l'heure on va voir ce que vous avez dit. Qu'est-ce que vous allez trouver à nous dire ?

Oui ou non vous nationalisez nous, c'est oui. Vous voulez l'entendre ? Écoutez.

Et alors quoi ? Il paraît que monsieur Netaniaahou nous menace si jamais nous reconnaissons l'état de Palestine. Figurez-vous qu'une majorité de pays dans le monde reconnaît l'état de Palestine parce que c'est le seul moyen qu'on a de faire vivre le droit international qui suppose à cette étape, quoi qu'on en dise, en dépit de toutes ces imperfections.

Et c'est le seul cadre dont nous disposons pour pouvoir dire non à la colonisation, non au massacre, non au génocides, non au droit de tuer, tuer et tuer encore dans le silence et l'invisibilisation comme c'est le cas aujourd'hui. Alors au lieu de parler, est-ce que vous êtes décidé ? Répondez-nous, monsieur le président.

C'est pas dans la liste des questions qu'a prévu TF1. Je voudrais savoir si la France peut s'énorgueillir de dire "Nous reconnaissons l'État de Palestine." Point numéro 1 2 comme l'a dit le ministre des affaires étrangères, il est légitime de demander que soit suspendu l'accord de coopération entre l'Union européenne et le gouvernement de monsieur Netaniaou tant que ce sera un gouvernement de cette nature parce que maintenant la honte est consommée. l'ancien commissaire européen aux affaires étrangères, l'espagnol Borel qui n'est plus en poste maintenant, tout d'un coup retrouve l'usage de sa langue et dit que 50 % des armes qui servent à massacrer les Palestiniens viennent d'Europe.

Alors s'il le savait avant, pourquoi ne l'a-t-il pas dit ? Et s'il le dit maintenant, pourquoi aucun des autres ne le dément ? Parce que si c'est la vérité, alors honte sur nous tous d'avoir accepté, d'avoir laissé faire une chose pareille.

Ce massacre, ce génocide ouvre le siècle. Et ceux qui ont un peu de bouteille dans cette salle, ceux qui ont lu un livre d'histoire savent que les meurtres de cette nature, les abus de pouvoir de cette nature ne sont pas arrêtés tant qu'on narrête pas ceux qui les commettent. C'est la raison pour laquelle la France doit tout faire pour intercepter tous les criminels de guerre qui se trouveraient sur son territoire, qui volent au-dessus ou qui agissent dans les instances internationales.

Voilà les choses que je voulais demander et puis tout d'un coup, je me trouvais bien faible de ne pas aller au bout de courrier que j'ai reçu de mes camarades. Ils me disent puisque monsieur Rotaillot a créé un sac de nœud absolument indémêlable avec l'Algérie et que une menace de suspendre des accords comme si nous étions la puissance impériale qui dispose avec ces accords de la vie des uns et des autres. Nous avons des accords à la fin d'une guerre d'indépendance qui a été gagnée par le peuple algérien et ces accords ont été validés par notre pays.

Par conséquent, ils ne sont pas à la disposition de monsieur Rotaillot. Et quand il s'agit de supprimer les visas, je vous demande tous de vous rappeler que nous parlons de 3 millions et demi de nos compatriotes qui sont binationaux. Nous parlons de nos neveux, de nos nièes, de nos enfants, de nos petits-enfants.

Voilà de quoi nous parlons. Par conséquent, monsieur Retaillot peut retourner dans sa vendé avec les gens qu'il a l'habitude de voir. Nous, nous sommes heureux de vivre en famille et nous voulons vivre en paix avec tous ceux qui se trouvent sur ce territoire, quelle que soit leur religion, ce sont nos familles, ce sont nos gosses et peu nous chaud de quelle religion les uns ou les autres sont.

Voilà pourquoi maintenant si vous tenez tant que ça à créer des histoires sans fin, à ne respecter aucune procédure, et bien et bien si vous voulez mettre dehors les OQTF qui ont été responsables de condamnation judiciaire, alors je vous en signale une qui est à votre portée. Voici doréavant 40 ans que George Ibrahim Abdallah est en prison alors qu'il devrait être dehors depuis au moins 20 ans. Il a 76 ans.

Ce qui lui a été reproché, adoré avant été expurgé lui-même s'en est toujours défendu. Alors oui, expulsez George Ibrahim Abdallah pour qu'il puisse retourner au Liban où les autorités libanaises sont prêts à l'accueillir. Vous allez vous demander quelques-uns d'entre vous et ben vous vous renseignerez.

Mais j'aurais eu honte de moi. Si cette idée m'étant venue à l'esprit, m'étant souvenu des parlementaires insoumis qui sont intervenu auprès de moi, je m'étais dit bah je vais pas aller me coller encore une histoire sur le dos, j'en ai déjà assez comme ça. Je sais bien qu'on va m'accuser d'être complice hein puisque vous avez vu que c'est que c'est comme ça que ça se passe.

Quoi que je dise. Alors, le jour où je dénonce un viol en réunion et que je mets en cause la culture du viol qui est une idée nouvelle et efficace pour comprendre la réalité, vous avez juste derrière un voquier qui dit Mélenchon et complice. C'est cette logique, vous savez effroyable, obscurantiste, qui consiste à dire "Essez comprendre cette excusé.

C'est Vals qui avait trouvé ça." Non, ça s'appelle la science. Voilà, vous pouvez faire ce que vous voulez, mais si vous levez pas les pieds en descendant un escalier, le résultat est très probablement toujours le même.

Autant de fois que vous esserez. Alors, par conséquent, quand vous connaissez la cause d'un problème, et bien c'est important bien sûr de dénoncer les comportements individuels car nous tous, autant qu'on est, nous tous qui sommes des humanistes, humanistes, ça veut pas dire humanitaire. Ça veut dire que nous considérons que chaque être est responsable de sa propre construction, de ses propres actes.

L'humanisme est extraordinairement exigeant parce qu'il repose sur un principe de responsabilité qui parfois est écrasant. Et c'est pourquoi on peut être à la fois humaniste et croyant, c'est-à-dire être penser, être qu'on est l'auteur de sa propre existence et s'en référer à d'autres autorités. Je ne donne que cet exemple, mais bien sûr que c'est dur à porter la responsabilité tout le temps, mais c'est un principe fondamental.

Mais pour autant, où allons-nous si nous considérons que comprendre c'est excuser ? Bien sûr que non. comprendre c'est agir et la responsabilité est toujours engagée.

C'est pourquoi nous ne sommes jamais complices d'aucune situation qui choque nos principes politiques. Mais cela ne nous conduira pas à dire n'importe quoi pour faire plaisir à des aboyeurs. Et c'est pourquoi quand il y a eu un événement comme le 7 octobre, nous avons commencé par dire que nous compétitions avec la population civile qui devait subir de telles méthodes parce qu'on savait celles qui venait d'avoir lieu et celle qui aurait lieu ensuite.

Et c'est la raison pour laquelle nous sommes tout de suite venus sur le terrain rationnel. Nous avons refusé le discours absurde qui a banalisé le mal qui a lieu. Si dès le début tous ceux qui avaient une responsabilité s'étaient comportés comme nous en disant "Nous ne pouvons pas accepter l'idée qu'on tue tout le monde dans une rêve partie.

Ce ne sont pas nos méthodes. Mais pour autant nous ne sommes pas d'accord pour la responsabilité collective. principe que nous avons toujours refusé en toute circonstan.

La responsabilité est toujours individuelle. La responsabilité collective du peuple palestinien n'existe pas plus qu'il n'y avait une responsabilité collective du peuple allemand et on l'a bien vu à la libération quand nous avons vaincu nazis. Par conséquent, c'est tout un.

Tout à l'heure, il y avait à ma place une prof de silo, Florence, qui aurait peut-être fait mieux le travail que moi d'explication, mais enfin, il me reste quelques borest de prof et comme je passe pas mal de temps à expliquer tout ça, voilà pourquoi en vous rencontrant, j'ai fini ma liste de questions. Je remercie encore une fois TF1 s' veulent bien prendre mes questions parce qu'il y a une petite case, il est marqué préciser vos questions. Mais voilà, c'est fait.

Mais là, c pas une question, c'était une réponse. Voilà le moment. Il y a un moment qu'on a prévenu qu'on a prévu de venir ici parce que nous faisons le le mouvement assoumis est très déployé comme vous le savez et puis le mouvement assoumis c'est c'est quelque chose de très particulier contrairement à ce que des gens qui confondent leur salles de rédaction avec notre mouvement il y a pas d'intrigue il y a pas de lutte pour le pouvoir il y a pas de bataille de nuisance personnelle voyez genre non je dis rien euh genre chez d'autres voilà ça se passe pas comme ça.

Il y a un travail qui se fait et on a décidé que dans toute la France, nous ferons des réunions sur la 6e République. Auparavant, on a fait sur la montée de l'extrême droite, Clémence Geté et tout l'institut de la Boessie avec l'aide bien sûr du mouvement a organisé pratiquement 80 réunions dans tout le pays. Les intellectuels qui ont aidé au livre sont venus et ça a été un grand moment pour eux d'abord de retrouvaille avec le grand nom.

Mais mes amis, juste mettez-le dans un coin de votre tête. Quel que soit le degré auquel vous appréciez le mouvement insoumis ou pas, j'espère qu'il y a des gens qui sont venus ici qui sont pas du tout convaincus et qui vont ressortir tout guérer de lettrre. Bah ouais quoi.

Franchement, vaut mieux se sentir fort avec le grand nombre que Rikiki en train de se disputer. Donc le mouvement assoumis se déploie et il imaginez imaginez un cauchemar de ou 3 secondes, pas plus, ça fait trop souffrir. Que serait la France ?

Ce serait la gauche sans le mouvement insoumis que imaginez c'est pourquoi l'ennemi frappe avec tant d'acharnement et pire que tous les choses amis soit-disant de centre gauche. Tout le monde sait que ça commence mal le centre gauche parce que ça commence par centre. Et dans centre, ça veut dire ni de droite, non, ni de gauche, ni de gauche, toujours de droite.

Ça revient à ça. Que ceux qui devant passent leur temps à pleurnicher sur la montée de l'extrême droite, qui n'ont pas fait ça pour essayer de les enrayer tandis que vous autres là-dedans, la dernière fois, c'est vous qui courriez partout, porte à porte, pour faire descendre tout le monde, pour enrayer la vague qui arrivait, qui continuait à le faire aujourd'hui. Et bien cela passe l'essentiel de leur temps à nous salir, à nous attaquer sur un plan personnel dégoûtant en harcelant surtout les femmes parce que c'est toujours les femmes qui prennent même dans les lignes de ces gens-là double coup par rapport aux hommes tout le temps.

Il y a la sorcière et puis une ribambelle d'idiotes qui sont présentant en train de pleurer tous les 5 minutes comme si c'était dans le tempérament de Mathilde ou de Clémence, de Sopia ou d'Aurélie. Non, ces femmes vous font peur. Et vous savez quoi ?

Vous avez raison d'avoir peur. Alors, j'ai balayé tout ça pour pouvoir parler de ceux qui nous occupent et de ceux que nous risquons. Mais je veux quand même terminer cette petite partie.

Mes amis, nous perdons notre temps. Nous perdons notre temps. En ce moment, la catastrophe climatique est en train de mûir ses effets.

Elle frappe ici là. Elle a déjà déclenché des incendies gigantesques. Elle a déjà déclenché des sécheresses terrifiantes, des cyclones.

Et pendant ce temps, on parle de tarif de douane. Et en France, on dispute pour savoir avec des même des proposition de loi si par hasard la gauche n'est pas complice des islamistes, terroristes, gauchiste, qu'est-ce qui manque encore ? Wiste, intersectionnel wi ?

J'ai toujours pas compris. Quelqu'un finira par m'expliquer intersectionnel, j'en reviens pas mais enfin la science est intersectionnelle. Il y a bien dans cette salle des gens qui ont fait un peu de sociologie.

Vous imaginez la sociologie sans intersectionnalité de la pensée. Ces gens-là sont des obscurantistes, rien d'autre. Et quand vous avez une ministre qui décide qu'on va aller enquêter en confiance NRS le soin d'aller surveiller sur quoi travaillent les facultés, c'est comme si on disait ben maintenant la RATP va surveiller la SNCF.

Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Voilà dans quoi on vit. Il vaut mieux qu'on rigole mais on se passe.

On les regarde, on dit "Mais ils sont pourtant c'est eux les dominant. C'est ils sont propres sur eux, ils parlent bien et ils disent des conneries pareilles. Mais à quelle école ils ont été pour penser comme ça ?" Et l'autre qui passe derrière en disant "Comprendre c'est excuser." Al là, c'est le pompon, hein.

Bon voilà. Mais on perd notre temps parce que c'est à ça qu'on devrait s'occuper. Et écoutez bien cette chose.

Vous avez lu le bouquin sur la nouvelle loi de la jungle, hein. Bon, les noms propres, faut pas demander ça à un gars. À partir de 60 ans, c'est terminé, on oublie les noms.

Mais ce bouquin, il raconte une chose, pas seulement les causes de la crise. Il dit si vous affrontez la crise climatique avec la mentalité de la société néolibérale, la crise vous frappera deux fois plus fort. Pourquoi ?

Parce que la société néolibérale, elle vous apprend à vous opposer sans arrêt les uns aux autres, à être tous en compétition les uns avec les autres. Et quand on passe à l'air autoritaire du néolibéralisme dans la dérive dans laquelle il est aujourd'hui, on va encore plus loin. Non seulement vous êtes appelé à être en compétition les uns avec les autres, à être responsable personnellement de vos malheurs comme si vous n'évoluez pas dans une société.

Si vous êtes malade, c'est de votre faute. Si vous êtes au chômage, c'est de votre faute. Si vous êtes pauvre, c'est de votre faute.

Il n'y a aucune responsabilité d'aucune sorte qui tienne à l'organisation de la société. Mais surtout maintenant les voilà qui vous opposent, hommes et femme suivant la couleur, suivant la religion. Et bien que peut une société qui entre dans le malheur et les grands tourments si son peuple n'est pas d'abord solidaire, éduqué à la solidarité, préparé à la solidarité, organisé pour la solidarité.

C'est à cela qu'aspire le programme l'avenir en commun et le mouvement insoumis. Nous ne sommes pas insoumis au sens d'une agitation permanente d'opposition à tout et n'importe quoi. Nous sommes insoumis à l'ordre capitaliste.

Nous sommes insoumis au productivisme. Nous sommes insoumis à l'ordre de la guerre. Nous sommes insoumis à la cupidité comme valeur centrale.

Nous sommes insoumis à la main du marché. Voilà à quoi nous sommes insoumis. Et oui, tout ça finit par être à la fois un tableau politique et un tableau moral.

Je n'hésite pas à le dire. C'est-à-dire qu'en définitive, nous réclamons pour nous-mêmes et pour les autres le droit à une vie digne. Nous n'avons pas spécialement envie d'être milliardair parce que c'est immoral.

Si on avait un peu plus, beaucoup serait mieux. Et bon, du coup, ceux qu'on beaucoup pourrait aider à la manœuvre. Et ben, c'est ça le fond de l'affaire.

C'est pour ça que l'autre soir, je regardais le nouvel aboyeur en chef. de LR. Ces types ont vraiment tous les culots, hein.

C'est enfin le le gars qui s'appelle Bruno le maire, il vient de leur rang. Ce type finit son boulot, il y a 1000 milliards de dettes de plus. Et moi dans les journaux parce qu' il se renouvelle pas, il remettent tout le temps la même chose.

Alors moi me reprochait le programme de monsieur Mchon, va ruiner la France pour 10 générations. Il va faire 100 milliards de déficit. 100 milliards de déficit, c'est un rêve douce heureux. 1000 milliards.

Vous croyez que ça les gêne. Il revient et puis dit voilà vous allez ruiner. Il y a pas un seul pays au monde qui propose 260 milliards.

Il a répété ça quatre ou cin fois parce qu'il devait avoir une fiche avec ce chiffre écrit dessus. Mais comme il a pas lu le reste de la fiche en il s'aperçoit pas que 260 milliards ça fait pas 1000 milliards. Non mais au moins il pourrait être modeste dire finalement vous saccagez moins que nous.

Non mais il a pas regardé, c'est que les 260 milliards dont il vous a rebattu les oreilles, vous évidemment vous en foutez. D'ailleurs, je sais pas si vous reger l'émission, elle a bien marché. Bon part est bon.

Il s'est bien renvoyé les balles. Donc il a laissé s'avancer l'autre glapire glapire glapir. Il se dit je suppose qu'il parle à ses électeurs qui supporte ça très bien mais nous non.

Nous il suffit pas de répéter 10 fois la même chose pour qu'on le croit. Alors oui 260 milliards la catastrophe. La catastrophe.

Voilà, on imagine le type ou la fille qu'elle a mort de peur 260 milliards, il y a pas idée déjà de qu'est-ce qu'on peut faire avec un milliard ? Alors 260 ça dépasse. Bon, c'est pas sérieux.

Les 260 milliards dont on parle, c'est une augmentation des recettes de l'État liée à l'augmentation de l'activité de la société. Comme tout le programme l'avenir en commun prévoit qu'on va faire des tas de choses, il y a un truc qui savent pas, c'est que quand on fait des tas de choses, on paye de la TVA. Ensuite, il y a des gens qu'on embauche, ils ont un salaire.

Quand ils ont un salaire, ils payent des impôts sur le revenu. Bref, ça fait des rentrées. Mais des rentrées plutôt sur une base saine, hein.

Sur une base saine, l'activité. Alors, au total, ça fait plus 17 % de recettes. Moi, je serai lui, j'aurais fait ça. 17 % vous rendez compte.

Mais il l'a pas fait. Peut-être parce que les types qui lui préparent les fiches ont dû lui dire surtout passe pas sur ce terrainlà parce que ça va mal se finir et en effet ça va mal se finir maintenant même parce que 17 % de progression des recettes de l'État bon bah SarkoZi lui il avait fait 15 % de progression des recettes de l'État mais c'est pas les mêmes qui payaient voyez-vous c'est ça la différence et c'est pourquoi c'est si terrible que la vie politique soit réduite à une guignolade. Il a dû dire 20 fois mon nom.

Je suppose que pour lui, c'est comme si on sortait de je sais pas moi Dracula ou je ne sais quoi qui fait peur hein. Leur idée c'est ça, c'est de m'utiliser comme quelqu'un qui fait peur. Mais vous apparemment je vous fais pas peur.

Et ben non. Et ben voilà ce qu'il a pas compris le gars. Et je vais même dire il y a des moments où comme il abuse bah vous vous dites il est bien ce type hein pour mériter autant d'adversaires.

Surtout des gens que j'aime pas. Bon voilà ça ne mène nulle part. Nous avons droit à autre chose tous autant qu'on est.

Je ne parle pas pour moi là nous avons droit à entendre des arguments parce que la situation est compliquée. Cette fois-ci elle est plus compliquée qu'elle n'a jamais été à aucun moment de l'histoire. Pourquoi ? parce que deux grandes dislocations arrivent en même temps.

L'un, l'écosystème, le changement climatique et tous les autres aspects qu'on résume en disant le changement climatique, c'est l'extinction de la biodiversité, c'est c'est plein d'aspects de cette nature. Et puis de l'autre côté, une crise du mode de production capitaliste. Si vous osez pas dire capitaliste, le mode de production actuelle, ça c'est pour faire soft.

Ben oui, dans les campagnes électorales, moi je me rappelle d'une période, c'est pas si vieux que ça. Tu disais capitaliste, tout le monde disait le pauvre, il en est encore là. Ça c'était dans les années 90.

On n même pas le droit de le dire hein, que le truc ça s'appelait capitalisme. Alors, il y avait plein de formules. Néolibéralisme, c'est vrai, c'était un nouveau libéralisme et on voit aujourd'hui comment il a fini.

Mais cette crise, elle tient à peu de choses. Même si vous êtes pas branché économie politique, il y a bien fallu, moi je m'y mette hein. Alors que vous rendez compte que j'ai commencé dans la vie avec la poésie au 16e siècle et me v à la fin faire des discours sur la valeur du dollar.

Bon et bien voilà ce qui s'est passé. Le capitalisme, il a en lui-même des limites. Sa manière de fonctionner crée des limites parce que il doit sans cesse presser sur les salaires et il faut sans cesse qu'il vende davantage à des gens qui ont moins d'argent.

Donc de toute façon, il y a une contradiction interne. Pour dépasser cette contradiction, il s'est projeté sur le monde. Mais le cycle reste toujours le même.

Argent, marchandise, argent. Il faut que ça tourne. Produire n'importe quoi, n'importe comment, à toute vitesse le plus possible pour en vendre le plus possible, même si on en vente trop. les fich de t-shirt que vous vous mettez là hein.

Bon bah oui, il faut arrêter d'en acheter comme ça. 30 % n'est jamais vendu va directement au feu. Ils s'en foutent, ils continuent.

Alors évidemment c'est tous les autres qui les payent. Alors imaginez-vous les t-shirts que vous vous payez à 1 € combien on a dû donner au pauvres esclaves qui les fabriquent pour que il paye en plus les 30 % qu'on va directement au feu. C'est un système fou.

C'est un système qui n'est pas capable de se corriger parce que il profite de ses turpitudes. Vous connaissez tous l'histoire. Il y a les abeilles meur.

Moi, je me dis ça va être la cata. Il va y avoir un effondrement des cours de toutes les productions qui reposent sur la pollinisation par les insectes. Pas du tout.

Ils arrivent, ils disent "Vous avez plus d'abeilles, on a des robots." Et les robots, ça marche même la nuit, pas les abeilles. Et ça met pile poil là où il faut, pour les abeilles.

Et donc il tire profit des désastres qu'il créent. Voilà pourquoi ce système, si vous n'arrêtez pas, rien n'arrêtera parce que sa logique interne, c'est de continuer comme ça. Alors, que s'est-il passé ?

Et bien, tout d'un coup, la machine s'est ralentie. Je viens de vous dire qu'elle ne fonctionne que si ça tourne sans arrêt. Et depuis les années 60 et bien la croissance a été divisée par 2.

Dans les années 60 c'était 6 7 % la planète entière. D'accord ? Maintenant c'est 3 % la planète entière.

Donc réduit de moitié. Si vous réduisez de moitié le rythme auquel tout ça tourne, du fait de la croissance, bah vous réduisez aussi de moitié la capacité à accumuler. Par conséquent, il se rattrape en baissant les salaires, il se rattrape en accélérant les cadences, il se rattrapent en détruisant la nature autour sans rien rembourser.

Mais il y a un moment où même ça ça marche plus. Nous sommes là-dedans. La productivité du travail n'augmente plus.

Et ne confondez pas. J'espère que tout le monde suit. Je vous promets je vous saoule plus après avec ça, mais c'est pour comprendre, sinon ça vaut pas la peine de venir au meeting, hein.

Bon. Ah bah non, mais pas pourquoi vous venez au meeting ? Ben on a dit pour faire une manife mais aussi pour améliorer un peu comment on comprend les choses, pourquoi ça se passe comme ça et pourquoi vous avez affaire à un mouvement politique qui sait de quoi il parle et qui sait comment faire face.

Parce que comme je vous l'ai dit tout à l'heure, quand on comprend, c'est pas qu'on est en train d'excuser, c'est qu'on sait comment faire et par quel bout attraper les problèmes auxquels on est confronté. Donc on est dans cette crise et en même temps il y a comme je vous l'ai dit tout à l'heure celle qui résulte de la faillite de l'écosystème. Si bien que je fais partie comme quelquesuns dans cette salle des gens qui ont connu une époque où en quelque sorte on avait le temps.

Je veux dire que bon tu allais à une élection, tu la gagnais, c'était pas souvent, tant mieux. T'avais perdu. Bah, on verra le coup d'après parce que nous on est des vrais démocrates et nous on sait que les vrais démocrates, ils savent pas seulement accepter de gagner, savent aussi accepter de perdre.

Il y en a non hein, le président lui, il sait que gagner et quand il perd, il fait comme s'il avait gagné. Bon, donc on en est là mais on on disait bon mais là c'est fini les amis, on a plus de temps, on a des délais parce que les lignes rouges de la destruction de notre environnement, on les connaît, on sait où elles sont, on sait les proportions. Et quand on franchit 6 sur 9, on sait que c'est en train de très mal tourner, très mal tourner.

Alors après, bah faut regarder comme c'est, de quoi il parle, qu'est-ce qu'on fait. faisait des semaines entières 13 jours sur un visuel qui a resté même pas 10h du mouvement insoumis. Mais que pouvait bien le mouvement insoumis pendant ce temps-là ?

Pendant 12 jours, on n'est pas resté devant la télé avec notre bouchoir pour dire "Mais c'est pas possible quoi, chez nous 5 minutes." Il y a les camarades qui sont sur le terrain dans des luttes, dans des interventions, dans des actions d'entraide. Cela ramassent de la nourriture, les autres de du matériel pour aller à l'école.

Ceux-là sont à l'Assemblée nationale, défendent des lois, s'opposent à des lois et cetera et cetera par milliers. Le mouvement insoumis n'aurait jamais eu cette puissance s'il n'était pas appuyé sur des milliers de gens qui font ce qui leur semble juste de faire, qui n'ont pas besoin de consigne. Et vous avez vu qu'il paraît que je suis un gourou.

Alors, ah non, mais surtout foutez-moi la paix hein. Moi, j'ai aucune envie de gouroutiser qui que ce soit, ni de tyranniser. Ça bouffe trop d'énergie.

Franchement, c'est un rêve de dingue. C'est pas le mien. Moi, je suis là euh Ouais. les papiers, écrire les textes, voir les camarades, téléphoner, voilà pourquoi si ça Oui, oui, ça oui, mais pas ça, pas ce truc ce rôle.

Mais je crois que c'est parce que ça se passe comme ça, vous savez, dans les rédactions, ils se détestent entre eux. Donc comme ils essayent, ils passent leur temps à essayer de se piquer la place, alors ils figurent que tout le monde est comme ça et ils arrivent pas à imaginer que l'idée la plus géniale que j'ai jamais eu, c'est de dire une fois dans un meeting aux gens qui étaient là, que je voyais bien qu'ils en savaient autant que moi et je leur ai dit "Écoutez, maintenant ça suffit, la consigne c'est n'attendez pas la consigne." Et il y en a qui ont dit "Ah donc il y a pas de consigne." Pas du tout.

J'ai pas dit ça. J'ai dit qu'il fallait pas l'attendre mais qu'on était tous capable de trouver ça avec notre tête. Et en ce moment quand je vois comment vous résistez parce qu'on a reçu des milliers de messages de soutien de gens écœurés par la manière avec laquelle nous étions traité, et ben on se sentait plus fort en se disant on a fait le bon choix.

Celui qui compte sur l'initiative de chaque personne parce que nous sommes des personnes qui avons tous lu vu des films. On n'a jamais autant lu dans ce pays que maintenant pas seulement des livres mais votre téléphone. Alors je sais bien il y a il y a des stratégies de captation.

On a des raisons aussi de s'en méfier, mais on a aussi des raisons de dire non ne nous faites pas le truc de c'était mieux avant parce que il y en a un certain nombre dans cette salle qui y était avant et on peut vous dire c'était pas mieux et à égard c'était pire sur bien des choses notamment sur les droits individuels. Faut pas tout le temps tout le temps tout mettre en noir. Alors je vous ai dit la crise dans laquelle on est et il faut comprendre pourquoi nous en sommes là notamment avec l'extrême droite. pas qu'en France, c'est pas qu'en France, c'est dans toute l'Europe.

Et ça tombe pas du ciel, vous le savez comme moi. Des gens ont organisé, planifié méthodiquement la montée de l'extrême droite parce qu'ils ne savent plus comment faire autrement. Ils n'ont aucun projet à proposer aux gens.

Ils n'ont aucune utopie collective. Monsieur Vquier de toute la soirée l'autre jour, qu'est-ce qu'il a promis ? de présenter une loi contre les insoumis et de réprimer les immigrés.

Mais qui ça fait rêver ça à part des dingues ? Qui ça qui se dit "Ah ben voilà, ça c'est un bon projet pour la France". Non.

Qu'est-ce qu'ils veulent ? Qu'est-ce qu'ils proposent ? Ils viennent et vous disent "Il faut travailler davantage." Ah bah oui, vas-y, commence-toi.

Commence déjà par lire tes notes jusqu'au bout. Au moins, sert à quelque chose. Travailler davantage plus longtemps dans la vie.

Il a jamais vu quelqu'un qui s'est usé au boulot. Moi, j'ai eu de la chance, j'ai un boulot d'intellectuel. Alors, les intellectuels, c'est du côté des ner que ça lâche.

Et puis il y a tous les autres qui ont engagé leur corps dans le travail. Et passer de 62 à 64, c'est terrible. Plein de copains m'ont dit "Mais je vais jamais y arriver.

Et si ce pays est record d'Europe des morts au travail, c'est qu'il y a bien une raison. Et ceux qui veulent nous faire travailler davantage, à qui il nous compare ? Pas aux Allemands, ils travaillent moins que nous.

À qui on nous compare ? Ceux qui travaillent plus que nous. Ah bah oui, ça fait rêver les roumains, les Bulgares.

C'est-à-dire là où la production n'est pas faite avec beaucoup de machines. C'est là où la production repose beaucoup sur la force de l'être humain. C'est ça l'idéal ?

C'est ça votre rêve ? C'est ça dont vous voulez. Moi, je rêve d'une société où l'intelligence artificielle ferait fonctionner les machines pendant que nous on cela coule douce.

Oui. Oui, j'assume. Il faut pas venir me faire des grands numéros sur le travail parce que le travail ils n'y comprennent rien.

La valeur travail disent-il. Déjà, parlons de la valeur du travail et combien tu la payes. Ça sera un bon début pour la conversation parce que c'est pas la peine de faire des grandes phrases si à la fin c'est juste pour maltraiter les gens.

Mais surtout, ils ne comprennent rien à ce qui est le travail. Le travail, n'importe quel métier aujourd'hui est une science pratique. Je répète, n'importe quel métier, nettoyer.

Il faut le faire pile poil comme il faut. Parce que si vous n'avez pas fait pile poil, alors toute la chaîne de production peut être interrompue si c'est dans un endroit où on produit des choses qui relèvent de certains facteurs et exigences hygiéniques. Il y a donc pas de métier dont on puisse dire bon comme a dit l'autre traverse la rue, tu vas trouver du boulot.

Qu'est-ce que c'est que cette manière de parler aux gens ? Déjà dis bonjour. Bah oui, pour commencer et puis après tu peux dire vous faites quoi dans la vie monsieur comme travail ?

Ça coûte rien. Non, parce que c'est pas une chose que tu as en face de toi. C'est pas une machine humaine que tu vas mettre d'un endroit à l'autre.

Et alors, tu lui dis de traverser la rue pour faire quoi ? Pour aller bosser au bistro en face. Parce que toi, tu penses qu'on prend n'importe qui, on le met dans un bistro et il sait quoi faire.

Il a la résistance physique pour aller venir courir, se rappeler, faire les choses et cetera parce que tu méprises en fait ce boulot. C'est ça que tu veux nous dire. Mais tu aurais pu lui demander ce qu'il sait faire avant.

Qu'est-ce qu'il faisait le gars en question ? Quelqu'un lui a posé la question. horticulteur.

Vous croyez vraiment qu'on a besoin qu'un horticulteur aille dans un bistro au lieu de faire des fleurs ? Non, on a besoin de gens qui cultivent les fleurs correctement et qui sachent bien le faire. On a besoin de tous les métiers et les gens ne sont pas des choses qu'on transpose d'un endroit à l'autre.

La qualification, c'est ça le cœur du travail. Et je vais vous dire plus le niveau de culture générale d'un salarié, quel qu'il soit, d'un producteur, femme ou homme, quel qu'il soit, plus son niveau est élevé, plus il est capable, plus elle est capable d'être réactif au travail, de savoir comment faire, améliorer le processus. Je l'ai vu 10 fois 100 fois se produire.

Plus la culture générale est élevée, plus l'efficacité est grande. Et bien si eux ils n'ont pas compris ça, sinon il n'aurait pas détruit tous les lycées professionnels de ce pays comme ils sont en train de le faire. Il n'aurait pas mis à l'apprentissage 800000 jeunes gens sans se soucier de savoir ce qu'ils deviennent ensuite alors que 25 % des contrats d'apprentissage sont abolis au bout de 3 mois.

Tout ça est un immense gâchi épouvantable. Et bien c'est le gâchi que l'on voit dans tous les domaines qui fait que notre pays est aujourd'hui oui sur une limite. Alors c'est possible que dans 10 ans et bien vous devrez attendre que les Chinois vous donnent des aciers pour faire ce dont vous avez besoin.

Des fourchettes, des tuyaux, des machins, des tuyaux, tout ce que vous voulez et puis vous attendrez que je ne sais quel pays veuille bien vous livrer les médicaments dont vous avez besoin parce qu'on les produit plus en France. Même le petit Dolipran que la première fois où j'en ai parlé, tout le monde s'est foutu de moi sur le plateau de télé en disant "Oh là, c'est Zola votre affaire, monsieur Mélenchon, ben vous y êtes, vous y êtes" et tout le monde vient en France se servir. Où ils sont les grands, les beaux nationalistes qui font des grands discours sur l'identité de la France ?

Voilà que les États-Unis d'Amérique se sont payés 1500 entreprises françaises. Et si par hasard vous pensez que il s'agit de la librairie du coin ou parce que la librairie du coin, on a déjà du mal à ce qu'elle puisse rester là. Mais ce sont ce sont des entreprises de pointe comme c'est le cas pour Arcelor mais comme c'était le cas avant pour Alstom qui produit des turbines.

Je vous saoule he avec les turbines mais les turbines ça sera quasiment au micron ce truc. Seul une classe ouvrière d'élite est capable de produire ça. Et si vous virez les gens et ben ensuite vous pouvez pas les ramener pour faire refaire le même boulot.

Voilà ce qui se passe. Les savoir-faire se perdent. Les gens ne sont pas des mécaniques.

Les gens c'est compliqué, c'est plein de choses. Les gars qui étaient àji, les gars et les filles parce qu'il y en avait adji J, c'est général électrique. Cette boîte produisait les machines qui servent à faire tourner les dans les barrages, vous voyez produire l'électricité.

Une boîte d'élite. Une boîte d'élite. 25 % des barrages du monde avaient une machine française dedans.

Moi, j'arrive dans l'usine, ils étaient en grève. Je vois un gars, bonjour monsieur, tout ça et cetera. Et je dis "Vous êtes là depuis combien de temps ?" Le gars il me répond comme ça, "10 ans." Il me dit "Ça fait 120 ans que la boîte existe et moi je suis l'héritier de tout ce qu'on sait faire." Et on a discuté, on a discuté, il m'a expliqué même dans les tâches les plus de pointes où vous avez des machines qui font des interventions extrêmement précise.

Bah c'est comme ça, il faut le savoir-faire humain. La société des êtres humains est réglée par des lois d'êtres humains. Et dans les lois d'êtres humain, il y a le respect, il y a la considération, il y a la culture, il y a le goût de ce qu'on fait.

Voilà toutes ces choses qu'ils ne savent pas. Et bien je vous le dis, ils sont en train de détruire tout ça. Mais réfléchissons le lien qu'il y a entre ce que nous disons sur la 6e République.

La République à laquelle nous aspirons, c'est de nous soustraire aux caprice d'une personne. Il ne peut y avoir de souverains que le peuple, disons-nous. Mais encore faut-il que le peuple quand il a le pouvoir puisse être en souveraineté.

Je vous fais un petit récit inhabituel. J'ai parlé avec des dirigeants de très haut niveau de gouvernement de gauche dans l'Amérique latine. Il y avait un certain comment dire enthousiasme mais il y avait un problème c'est que quand quelque chose était décidé un peu compliqué voyez on va faire c on va faire là on va développer tel il y avait un problème il y avait pas les gens pour le faire.

Si bien que au fond c'était comme si on avait rien décidé. Il ne suffit pas de dire nous sommes libre, il faut se donner les moyens de la liberté. La liberté du peuple de décider des choses n'a de sens que si quand c'est décidé, on le fait.

C'est pourquoi la souveraineté dont je vous parle n'est pas la souveraineté nationale au sens nationaliste du terme. C'est nous et on s'en fout des autres. Moi, je pense tout le contraire.

Je pense c'est nous et on aide les autres. C'est la raison par exemple pour laquelle je propose qu'au lieu d'envoyer des missionnaires armés dans les pays d'Afrique, on est une relation égalitaire où nous on apprend et où nous on propose des choses à faire ensemble. Par exemple, vous le savez tous que notre peuple vieillit.

C'est pas un désastre pour ceux qui vieillissent bien, mais c'est en fait. On ne peut pas faire vivre une grande nation si on vieillit tous ensemble sans s'en rendre compte. Nous avons absolument besoin des générations montantes et nous ne sommes plus assez nombreux pour le faire.

Devant les nouvelles frontières de l'humanité, l'espace, la mer, le numérique. Nous avons besoin de ceuxa là, les plus jeunes qui sont devant moi. Pour une fois, ils sont arrivés à l'heure.

D'habitude, c'est les plus anciens qui arrivent à l'heure. Ils sont devant et les autres quickent derrière. Bon, on a besoin absolument d'eux parce que c'est ainsi que se fait la société humaine.

La génération suivante est porteuse d'une audace puisqu'elle défriche tandis que nous autres, on a plutôt tendance à se dire "Bon b, on l'a fait comme ça, ça a marché, c'est bien quoi. C'est pas la peine de se faire deux trous de plus, on a déjà deux oreilles hein. Mais eux aussi." Alors voilà, on a besoin de ça.

Et bien la France est la première puissance spatiale européenne. Il faut qu'on partage ce savoir-faire. Il faut le faire avec ces peuples innombrables qui parlent français comme nous.

C'est magnifique d'avoir une langue commune avec la République démocratique du Congo et avec combien de millions de gens qui nous apportent toutes sortes de choses parce que leur intelligence est là, leur savoir-faire aussi et avec nous ça va le faire. Voilà ce qu'il faut se dire. Voilà pourquoi la souveraineté, la liberté au fond à la fin, c'est la question de la souveraineté populaire et du niveau d'éducation.

Notre raison d'être numéro 1, c'est de transmettre les savoirs pour que la génération suivante perchée sur nos épaules voit plus loin que nous ne voyons nous-mêmes. C'est une tâche qui est aussi vieille que l'humanité qui conduisait les philosophes à dire "Nous sommes tous des nains sur les épaules d'un géant." Voilà ce que nous sommes.

Si nous manquons à cette tâche, alors nous sommes condamnés. Voilà pourquoi la question de l'éducation et de la souveraineté est si importante. J'ai parlé de la souveraineté industrielle, mais je peux pas passer ici et pas parler puisque vous me parlez des nouveaux dirigeants dans l'agriculture sans parler de la souveraineté alimentaire.

Écoutez les amis, où on en est ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? La France était souveraine alimentairement, c'est-à-dire capable de produire ce qu'elle mange.

Qu'est-ce que ça nous fait à nous de produire du maïs pour des poules chinois avant toute la sympathie du monde pour ces poules ? Mais c'est pas notre priorité. Notre priorité, c'est nous-même.

Et il se trouve que chaque fois qu'on nourrit une poule chinoise, on exporte de l'eau et que l'eau est une question centrale de la vie de l'humanité de Réennavant. Vous vous rappelez qu'on a commencé la campagne présidentielle avec ça ? On s'est trompé.

Non, évidemment. Là, c'est parti la question de la sécheresse un peu partout et des trombes d'eau qui dégulent. Mais c'est pas tout.

On vous avait dit, il y a 13 lieux de confrontation dans le monde pour la question vitale de l'eau. Aucun peuple ne peut vivre sans eau. Aucun être humain ne peut se passer d'eau.

Ce n'est pas possible. Ce n'est pas un luxe, c'est un besoin fondamental. Et bien, la première guerre de l'eau est commencée entre l'Inde et le Pakistan.

Il y a plein d'autres raisons qui viennent dessus. Mais non non non. 80 % de l'eau qui passe au Pakistan doit sortir de l'Inde.

D'abord s'il bloquent ce qu'il viennent de faire alors c'est la guerre. Qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse d'autre ? On a besoin absolument d'avoir un ordre international.

Vous voyez comment je fais le lien des choses. Toutes ces questions se tiennent. L'ordre international, c'est une question écologique.

L'écologie n'est pas un luxe. Ça n'est pas la capacité seulement d'entrer dans une boutique bio. C'est la nécessité de renverser un ordre des choses qui conduit inéluctablement à la catastrophe.

Voilà ce qu'est la question écologique. Voilà pourquoi c'est une question sociale. C'est une question anticapitaliste.

Vous avez vu en Californie quand il y a eu cet cet incendie géant, sait plus comment l'arrêter. Mais est-ce que tout le monde a bien compris que la flotte là-bas était vendue à des compagnies privées qui les ont côté en bourse ? Donc au moment où vous avez le plus besoin d'eau, c'est là qu'elle coûte le plus cher.

Forcément puisque tout le monde en a besoin. Ça c'est la loi du marché. la main invisible.

Voilà à quoi ça aboutit et comme précisément et ben des sous vous en avez plus et vous vous attendez à en avoir encore moins vu que maison est en train de brûler. Et ben oui, donc il y a pas de flotte. Voilà.

Voilà l'enchaînement des choses où tout se tient un système, un mode d'organisation de la production et à la fin vous là avec votre saut en train de regarder parce que ça brûle de tous les côtés, vous savez plus quoi faire. D'ailleurs, il y a pas de pompier vu qu'il y a plus de service public. Vous savez pourquoi ?

Parce que les fonctionnaires et les services publics dévorent la substance du pays. G. D'accord hein.

Sauf quand c'est eux qui téléphone. Comment ça se fait ? Il y a pas de policier ?

Comment ça se fait il y a pas d'infirmière ? Ah bah oui, tu as voté quoi machin ? un truc où il y est marqué dedans à bas les fonctionnaires.

Ben voilà, tu es servi, voyez-vous, quand on regarde ça, bon je vous regarde vous, je vois que bon, pour une fois, j'ai quand même des gens de ma génération. Non mais d'habitude c'est eux là alors il fich un bazar pas possible dans les réunions. Bon franchement quelle histoire de fou quoi.

On a l'impression qu'on se bat on on sait plus par quel bout attraper le problème pour dire mais soyez raisonnable enfin soyez rationnel réfléchissez écoutez ce que je vous dis. Peut-être que c'est une bêtise m'expliquer que c'est une bêtise et me dire comment faire autrement. Mais s'il vous plaît, répondez au moins aux questions de fond qu'on soulève et puis on verra qui a raison, qui a tort et le peuple.

Mais passez pas votre temps à dire à dire quoi ? Qu'est-ce que le capitalisme a à vous vendre aujourd'hui et son personnel politique comme mouvement commun ? Tout à l'heure, je vous ai dit ce qu'ils font pas.

Maintenant, je vais vous dire ce qu'ils font. Ils ont une chose à vous vendre comme lien social, la peur. Peur de l'autre, peur de demain, peur du voisin, peur de celui qui a pas la bonne couleur de peau par rapport à ce que tu vois toi-même en te regardant dans le miroir.

Celui qui est pas de la religion qu'on croit, celui qui est bizarre parce que bon, il est insoumis ou il est coco ou des choses comme ça qu'on sait pas ce que c'est et ainsi de suite. Voilà la peur, la peur, la peur, la peur tout le temps. Ayez peur de tout.

Voilà le lien social que vous vend des gens qui ont bien réfléchi à ce qu'il faisaient. Parce que la peur c'est à la fois un sentiment collectif qui prend des masses de gens mais qui pousse à la solution individuelle, qui pousse à essayer de s'en tirer par soi-même parce que l'être humain est ainsi fait programmé que son premier programme de base c'est de se protéger lui-même contre la menace de destruction. C'est visser dans notre programme dans notre ADN.

Là, il touche à un endroit que nous avons tous essayé de dominer, de maîtriser comme tout le reste qui concerne notre existence par la culture, par la réflexion. Il faut réfléchir pour ne pas avoir peur tout le temps. Il faut chercher pour comprendre que la foudre ne tombe pas parce que Zeus veut punir quelqu'un qui est un phénomène électrique, voyez-vous.

Mais ça, c'est des millénaires de travail et des moments où la science s'est perdue et elle revient. Ces gens sont des obscurantistes. Ils ont une vision obscurantiste.

Regardez Trump. Oui, mais on se fout de lui. Pardon, mais lui, il est pas fou.

On sait au moins ce qu'il fait. Il fait une chose, il y a une crise de domination sur le monde par les États-Unis d'Amérique. Il a décidé qu'il allait la rétablir de force.

Voilà. Alors, un truc aberrant, il augmente les droits de douan bouf d'un coup comme ça. Alors, le gars, ça le gêne pas.

Lui, c'est un pragmatique, il construit des tours et des piscines. Voilà. Il fait des sous.

S'en fout de la théorie. Parce que nous on pourrait dire donc vous nous aviez expliqué que c'est la main invisible du marché qui faisait les prix et là c'est pas la main invisible du marché c'est le douignier. Donc il y a un problème.

Vous êtes qui vous ? Bregenf sort de ce corps. C'est pas l'état qui va fixer les prix ?

Non. Qu'est-ce que c'est cette histoire ? C'est eux qui ont l'air de bue.

Vous les avez vu ? Ils sont là. Sa plus quoi dire.

Des caniches. Encore le caniche c'est un bon chiant là. Non, ils sont juste bêtes.

C'est pas pareil. Alors l'autre leur dit droite droite machin oui oui oui oui chef alors je vais vous prendre le Groenland c'est un pays européen qui possède le Groenland ça le dérange non pas du tout que dit le Danemark pays démocratique européen à rien. Il répond "Non, non, attendez, on s'est mal compris.

Vous avez déjà quatre bases au Groenland. Si vous en voulez une 5e, une 6e une 7e, une 8e, une sous-marine, une SU, c'est comme vous voulez. Faites comme chez vous, il y a que 56000 personnes là-bas.

Voilà, voilà ce qu'ils ont dit. Et puis après ça suffisait pas. Alors, on dit "On va acheter des F35." F35 si vous savez pas ce que c'est, c'est un avion de guerre nord-américain.

Bah, ça tombe bien, c'est ce qu'a dit l'oncle Sam. Doravant, vous allez tous payer 5 % de la richesse de votre pays pour acheter des armes. Est-ce qu'ils vont nous acheter des rafales ?

Non. DF35. C'est-à-dire que le capitalisme est entré dans une phase où il devient tributaire.

Il perçoit un tribu comme dans le féodalisme. Il faut que vous achetiez le bouquin euh qu'on a édité là euh à l'Ilb où on où est bien expliqué cette évolution du capitalisme. Le copain appelé ça le copain pardon, c'est un grand professeur.

Euh le technéodalisme. Ben en gros, je résume, hein. C'est vous avez un point de passage, vous mettez là avec un gros fusil et tout ceux qui passent payent.

Voilà, c'est ça le principe. Donc le capitalisme avant, il inventé des machines, il inventé des processus incroyables qui révolutionnaient la production. Il invvente rien du tout, rien.

Il invente juste l'art de vous prendre à la gorge et de vous dire "Our, où tu es mort ? Voilà, tu veux de l'eau, paye. Tu veux ceci, tu veux cela, paye." Voilà ce qu'ils ont décidé.

Voilà comment Dorenavant est le capitalisme de notre époque. Il est tributaire. Il perçoit en tribu.

Monsieur Trump a décidé que la terre entière pérait 5 % de la richesse pour avoir le bénéfice d'être protégé par l'oncle Sam. Alors au début, il dit "Oui, il en a trop fait". Ben peut-être bien, mais les droits de douane, ils sont quand même là.

Alors, il les a diminué. Mais vous vous en fichez parce que vous avez pas c'est pas votre truc et vous produisez pas. Mais imaginez-vous le gars ou la fille aux États-Unis là, il a commencé son petit commerce, son machin, sa boîte et tout d'un coup, voilà que les produits augmentent de 10 % ou de 15 %.

Avant c'était de Alors c'est pas parce que Trump est passé de 50 à 10 que ça fait quand même pas plus 8. C'est énorme une augmentation de 8 points. Donc Trump importe aux États-Unis d'Amérique de l'inflation et il y a pas un capitaliste qui va compenser ça dans la paye.

Donc ils vont avoir là-bas des événements sociaux. Et les gugus qu' a ici c'est des génies. Je sais pas où il les a trouvé ceuxl vraiment entre madame ver que franchement Ah bah ouais non mais bon ça se fait pas mais quand même on en a marre quoi si elle pouvait avoir une idée de temps à autre autre que la première bêtise qui passe.

Alors d'abord elle a commencé par dire à monsieur Biden "Ah c'est génial il va subventionner ses entreprises." Bah tu as rien compris ma grande. Il les subventionne ça veut dire que même des entreprises européennes vont le camp là-bas pour être subventionné.

Alors quand même un jour s'est repris. Quelqu'un a dû lui dire "Arrête avec ça parce que on passe pour ce qu'on est." Alors donc euh bon, elle a changé et là alors si c'est comme ça que fait monsieur Trump, alors nous aussi on va mettre des droits de douane.

Vous êtes mis à combien pour trouver ça ? Parce que nous aussi on va mettre des droits de douan sur les choses qui rentrent dans notre pays. Mais c'est absurde.

Si on fait ça, on va faire de l'inflation. Vous vous êtes déjà mangé 4 ou 5 %. Vos payes ont déjà diminué à cause de ça et on va continuer pour faire peur à qui ? s'il vous plaît.

C'est pas ça qu'il faut faire. C'est pas ça du tout. Il faut faire le contraire.

Fais ce que tu veux mon pote. Tu nous mets 50 % de droit de douane, bah très bien, on ira plus chez toi. On va en vendre à d'autres.

Donc on va voir ceux avec qui il faut discuter. Ah, pas de bol. Monsieur Trump a déjà dit "Les Chinois, c'est les ennemis." Ah bon ?

Pourquoi ? C'est quoi le problème avec les Chinois ? Parce que si vous voulez faire la liste des problèmes, on va commencer par les États-Unis d'Amérique et leur régime intérieur, hein.

Si on doit fréquenter que des gens dont on est d'accord avec leur régime, le roi d'Arabie Saoudite, je crains, je crains, je crains que ça fasse pas trop, ça fasse pas trop l'affaire quoi, hein. Bon, puis il y en a comme ça un paquet, je le dis en toute amabilité. Alors, on vend des rafales à monsieur Maudit en Inde.

Bon, très bien, un bon achat, mais ça nous le rend pas sympathique. C'est quand même un gros faot islamophobe. Donc on on va laisser ça de côté parce que ça peut pas être le sujet et ça peut pas être la géométrie variable non plus.

Donc la grande puissance productive du monde au 21e siècle, ça s'appelle la Chine. C'était déjà le cas au 19e siècle. Donc on discute, ça nous prend là.

Il y a Capassour dans cette situation. Donc oui, ça prend là mais on discute, on négocie, on s'arrange. Toi tu vas faire c, moi je vais faire ça et on essaie de protéger ce qu'on veut protéger pour que ça avance et ensuite bah on changera l'endroit où on met les droits de douane.

Voilà ce qu'il faut faire. Pas des règles inventées comme ça. Allez hop, on augmente les droits de douane pour tout le monde.

L'autre c'est la main invisible du marché. Sans contrefout de savoir en quoi consiste la main invisible du marché. que ça supprime des milliers d'emplois, que des pauvres gens soient traînés dans une situation pas gérable, s'en foutent, ça les intéresse pas, ils vivent dans des abstraction, ils vivent dans de l'idéologie qui permet à quelques-uns de concentrer de plus en plus de richesse dans quelques mains. où on en est en France quand 60 % du patrimoine des Français qui ont vient de l'héritage et c'était seulement 35 % dans les années 70 où on en est quand 5 personnes possèdent autant que 27 millions où on en est quand le fils d'un postier et d'une institutrice comme moi achète un appartement à Paris et sans avoir rien fait dans la rue autour à part payer mes impôts, voit la valeur augmentée de 350 % avant de se la faire jeter à la figure par un monsieur Voquier dans une émission de télé qui dit le seul riche que vous aimez c'est Mélonchon.

Ces gens-là ne comprennent même pas la vie parce que moi, c'est vrai que ça me rend riche mon appartement mais j'ai le choix. Ou bien j'ai un tas de billets, où j'ai un appartement, je peux pas dormir, faire ma cuisine et le reste dans un tas de billets. Donc pour l'instant, j'ai un appartement et je vais vous dire quand bien même je sais bien que c'est de la richesse mais je vais pas l'emmener avec moi celle-làin.

Bon mais peu importe quand bien même quand bien même quand bien même depuis quand la morale c'est profite et tes toi ? Est-ce que celui qui a le plus, celle qui a le plus n'a pas le devoir d'être à la première ligne pour dire maintenant on partage ? Alors voilà ce que je fais moi.

Si vous dites que je suis un riche, comme dirait l'autre, j'ai trahi ma classe et j'en suis fier mais je ne le suis pas. Je suis au point où on dit à chacun d'entre eux réfléchissez bien ce que vous êtes en train de faire. Vous vous gavez.

Vous croyez que vous pouvez oublier la misère du grand nombre. Vous pouvez oublier ce qui est en train de se passer dans ce pays. 5 personnes possédant autant que 27 millions.

Mais ici, c'est la France, c'est le pays des révolutions et des rébellions. Tout ça va vous revenir dans la figure. Alors, où vous passez à la caisse maintenant raisonnablement ou bien cela vous sera imposé ?

Voilà ce qui va se passer. Voilà pourquoi vous avez besoin d'institution démocratique fluide. les gens qui ont été élus pour la première fois dans le groupe insoumis en 2022.

Ils sont donc maintenant des parlementaires affirmés. Ils n'ont pas une fois voté un budget parce que c'est le troisème qui passe à coup de 493. Et pourquoi on en est là ?

Parce que toutes les institutions politiques sont bloquées par cet environnement de violence. Ils ont besoin de trouver le moyen de pagailliser toutes les sociétés, toutes les sociétés de l'est, celles qui étaient dans le Com et dans l'aire d'influence et d'action et de direction des communistes de l'URSS. Tous ces pays ont vécu un changement révolutionnaire radical du régime de la propriété, des institutions politiques et des normes juridiques.

Ça s'appelle une révolution ça. Ça c'est pour l'est. Toutes ces sociétés ont été fracassées, mais on était tellement content de dire "Ah, les gens aiment ça, ils sont contents pouvoir acheter des bananes." Pardon, je m'excuse, c'est ce qu'on nous a dit au Mont est tombé le mur que les gens étaient fous de joie de pouvoir l'acheter des bananes.

Bon, mais c'est une révolution complète. Si vous regardez la démographie de ces pays, vous vous alarmez. Au début de la fin de l'URSS, la population a décruis.

Vous pensez ce que vous voulez de la vie, mais la vie c'est pas que le mur. D'ailleurs, le mur maintenant il y en a 75 de murs dans le monde. Alors on a vachement progresser.

Avant il y en avait un. Mais maintenant c'est un mur contre les immigrés. Ça marche aussi mal que le précédent.

Ce monde là, il s'est écroulé. Bon, je le laisse de côté pour pas me valoir d'autres ennuis. Mais c'est plein de choses de vie qui s'est écroulé avec.

Si vous pensez à votre jeunesse, pas forcé que ce soit très drôle ce qui s'est passé, mais quand même, on était jeune, il y avait des satisfactions. Vous pouvez pas faire un tré sur votre vie. Vous pouvez pas tout la peindre en noir.

C'est pas vrai. Il se passe des trucs toujours qui fait que la vie vaut la peine d'être vécu même quand vraiment faut serrer les dents, hein. Et ben eux, c'est pareil.

Et à et à l'ouest. Alors nous des bananes tant qu'on voulait hein. D'ailleurs, on avait mis des pesticides partout.

On a pourri la Martinique et la Guadeloupe, hein. Donc euh pour les bananes, c'était au point. Mais toute notre vie, tout ce qu'on avait acquis, le meilleur système de santé du monde, Patatra, on meurt aux urgences.

Nous sommes maintenant le 23e pays sur 27 dans l'Union européenne pour la mortalité infantil. Nous sommes le pays record des accidents du travail, le pays record des suicides des jeunes. Tous ceux qui faisait que nous autres, nos parents étaient tellement contents de voir qu'on avait les diplômes et qu'on allait avoir des bons métiers parce que eux-mêmes avaient des métiers qui s'étaient arrangés par rapport aux grands-parents qui étaient soit des commerçants, soit de pauvres paysans.

Et alors nous, on accédait avec les diplômes, on pouvait même être fonctionnaire. Non mais franchement, ça veut dire que tu avais plus peur de ta vie, que tu aurais une paye et à la fin une retraite. Ils peuvent toujours ricaner.

Nous aussi, on rigole en y pensant parce qu'on y a tous cru et puis on se croyait pas. Pas important. On était des catégories sociales ascendantes.

Vous en connaissez vous des catégories sociales ascendantes aujourd'hui ? Vos gosses, vous vous êtes coupé les veines pour que ça se passe mieux pour eux. C'est quoi le résultat ?

Et alors, je vous parle pas des gosses de riches parce que nos jeunes, c'est nos jeunes. Alors, les riches, ils ont payé l'école, ça coûte des sous. L'école privé, l'école privée là.

Et alors, ils ont le diplôme d'agriculture. Ils arrivent, c'est le jour où on met le chapeau, le je sais pas quoi, on a les diplômes. Le premier qui arrive, c'est une fille, elle dit "Bon, on est très content d'avoir le diplôme, mais votre agriculture, on la fera pas." Point.

Alors là, ils restent tous comme ça. Et ben voilà, la jeune génération de 18 à 24 ans, 50 % d'entre elles votre insoumis. D'accord ?

Avec avec le diable que voici qui est le plus vieux de tout le monde et dans les quartiers populaires aussi. C'est pourquoi ils ont inventé cette équation atroce quartier populaire. égal musulman, musulman égal islamiste, islamiste égal terroriste.

Et si monsieur Mélanchon tout d'un coup à 70 ans est devenu antisémite, c'est pour flatter des clientèles électorales. Pardon ? Sous prétexte d'une lutte contre une forme de racisme, l'antisémitisme, vous êtes en train de nous vendre un autre racisme que la haine des musulmans.

Et bien ça ne marche pas. Ça ne marche pas. Ça ne marche que chez les imbéciles.

La masse du peuple français a compris que c'est un piège. C'est pourquoi les nationalistes dont vous entendez parler sont des patriotes en pot de lapin. La seule manière d'être un patriote, c'est la manière avec laquelle nos ancêtres, même si les miens n'y étaient pas, et pas mal d'entre vous, puisque un sur quatre d'entre vous a un grand-père étranger, comme ils étaient sur la colline de Valmi, c'est des gens qui parlaient même pas la même langue, ils étaient pas de la même religion. où les uns étaient chrétiens catholiques, les autres chrétiens protestants, des juifs, il y avait tout sur cette colline.

Ils savaient pas se battre avec leur pic, leur machin. Il criait vive la nation. À l'époque la nation c'était pas le royaume, c'était un mot d'ordre de gauche la nation.

Alors ceux qui viennent là et commencent à dire "Toi, tu es c toi tu es là, tu vas-end, toi c toi là, toi tu dois t'habiller comme si toi tu dois enlever ta casquette, toi tu Oh là là là ! Il nous propose de faire l'Iran en France avec la police du vêtement dans la rue. E toi là-bas madame, qu'est-ce que tu as sur la tête ?

Pas la dame qui a là, elle a rien. Elle a un beau chignon. Moi, je suis un fan des chignons, mais bon, c'est mon affaire personnelle.

Voilà ce qu'ils veulent. On va faire ça. Vous voyez la France en train de faire ça.

Tout à l'heure, quand je vous ai parlé de nos familles, vous m'avez applaudi. Ça veut dire qu'on se comprend. Et c'est ça notre message qu'on veut qu'ils entendent les autres.

Nous ne mangeons pas de leur bouillon empoisonné. Nous ne le mangerons pas. Et ce ne sont pas eux les patriotes, c'est nous.

Parce que nous, on a un intérêt fondamental à unir le peuple. L'acteur de notre période et de notre histoire, c'est le peuple. Nous devons l'unir.

Le racisme est un poison mortel. Nous ne faisons pas du racisme une question seulement morale, nous en faisons une question sociale parce que c'est en divisant le peuple qu'ils arrivent à faire avaler n'importe quelle mesure contre le peuple. C'est pourquoi le racisme est l'ennemi et l'islamophobie.

Moi pendant des années, j'étais pas d'accord avec ce mot. J'appartiens à une vieille tradition de laar. À l'époque, on disait lacar.

J'étais classé dans la catégorie déjà des horribles, mais pas pour la même raison. Pour la raison exactement inverse de maintenant. Bon, la Icar, ça voulait dire que et ça veut toujours dire que on a le droit de critiquer la religion.

Mais il a une manière de faire. Non, on n'est pas obligé d'être insultant, on n'est pas obligé d'être violent. Bon, mais je disais l'islamophobie c'est une manière de nous dire qu'on a pas le droit de critiquer.

Mais pas du tout. Je trouve que le mot est particulièrement bien choisi. Alors oui, j'ai changé d'avis.

Dit, il a changé d'avis. Oui, je suis pas comme vous. Des bulles, des des bullot accrochés à votre truc et vous bougez plus.

Voilà. des huîres, des moules, elle plus elle change pas d'habit un endroit, elle bouge pas. Et ben eux non, ils réfléchissent pas parce que réfléchir c'est excuser hein.

Voilà comment l'obscur intime c'est un tout. Et ben moi non, je réfléchis. La première fois qu'on m'a parlé des questions du genre, je comprenais pas de quoi on parlait.

J'avais compris homme-femme ça. Oui, ça va, j'ai fait des études. Non, mais je veux dire, on fait des études de sociologie.

On sait que oui, c'est une création culturelle. Un jour, madame Le Pen, on discutait de la procréation médicalement assistée. Alors, elle il y a des sujets qui sont au-delà de du pur choix politique.

Il y a un lien philosophique toujours, mais on peut pas le prendre de la même manière. Donc moi, j'écoutais tout ce qu'il disait. J'essayé de les convaincre un parent que il y avait une autre manière de voir dit.

Vous savez monsieur Malanchon, que ça vous plaise ou non, il y a un ordre biologique familial naturel. J'ai la parole. Je dis non madame, ça a toujours été un résultat social et culturel.

Par exemple, la famille dans l'antiquité romaine, le patère familial le droit de vie et de mort sur son épouse et ses enfants. Est-ce que vous pensez que c'est un ordre naturel qu'il faudrait rétablir ? Ah, pas de bol, hein.

Non, mais nous aussi, on a été à l'école, hein. Pas eux, pas souvent, mais nous oui. Alors, on a quand même, il y a des raisonnements, on les connaît, puis on se les passe de l'un à l'autre.

Bah les jeunes gens qui sont là, ils vont s'en rappeler puis vont le resservir tout frais à la première occasion. Dire ça existe pas votre truc, c'est toujours un ordre particulier. Donc nous voilà nous au milieu de tout ça amener notre bataille, notre bataille pour la raison, la rationalité avec l'idée que faut qu'on se dépêche d'y arriver.

Je vous ai parlé de la souveraineté industrielle, je vous ai parlé de la souveraineté agricole, je vous ai parlé de la souveraineté financière. J'ai expliqué pourquoi l'autre raconte n'importe quoi. Vous avez vu quand même, c'est terrible.

Je vais vous dire un truc. Heureusement, ils peuvent plus y penser. Mais s'il avait été un peu tordu euh Barnier quand la loi de finance est passée à l'Assemblée nationale qu'au cr et toute la bande, ils ont passé un maximum de choses.

Notez la méthode s'il vous plaît. On m'a dit Mélenchon, il est intraitable. Il dit c'est le programme, tout le programme.

Bah quand tu es élu pour un programme, tu le présentes. Non mais c'est bien le minimum. Pas avant d'avoir commencé, tu dis non non.

Euh c'est pas grave si on fait rien ou moins. Non, on arrive, on dit on le propose ça. Ça s'appelle une assemblée le truc.

Il y a un débat, on discute. Et nous, on a fait passer plein de choses qui étaient dans le programme. Pourquoi on les a fait passer ?

Ben déjà parce qu'on les a présenté. On n pas capitulé avant de commencer. Et puis il y a des choses qui ont été rejetées et puis il y a des choses qui ont été admises.

Donc et c'était pas les mêmes qui votaient avec nous. Mais à la fin, on avait le budget tel qu'il était. Nous, on l'avait ramené en dessous des 3 % de déficit.

Oui, mais il y avait quelqu'un qui devait payer. Devinez qui ? Et ben oui, ceux qui doivent partager, qui devront partager.

Il faut bien qu'ils comprennent une bonne foi pour toutes qu'ils ne sont les maîtres de rien. Aussi longtemps que nous avons la capacité de produire par nous-mêmes, d'organiser, alors il ne possède rien. Des bouts de papier, c'est tout.

Des titres, rien d'autre. La production réelle, ce sont les gens réels, c'est l'économie réelle, c'est les êtres humains réels. Ils n'ont rien et ils savent rien faire.

Tout à l'heure quand je vous parlais d'agriculture, je vous dis je fais un petit un petit retour en arrière parce que j'aime me moquer d'eux parce que eux ils sont toujours là tellement intelligents, tellement ils comprennent tout tellement mieux que les autres. Alors, expliquez-nous comment un pays qui était souverain est obligé d'acheter 50 % de ces poulets. On n'est pas capable de faire des poulets dans ce pays.

On sait pas comment on les élève. Comment ça se fait ? Comment vous nous avez amené à cette situation là ?

Et dès comme ça, je peux vous en faire des dizaines sur les fruits, les légumes. Qu'est-ce qui se passe dans ce pays ? Nous sommes dans la main de parasite.

Si le gouvernement l'avait voulu, il prenait notre budget et il aurait dit "Bah moi, j'y peux rien, j'ai pas de majorité. C'est ces fous d'insoumis qui sont là et il faut que vous passiez à la caisse. Il faisait passé tout le monde à la caisse, les comptes étaient rétablis et pouvit passer leur partie dépense.

C'est là c'est nous qui avons fait la gueule. Mais tout plutôt que de laisser croire qu'on peut faire payer les riches. Il préfère tout planter.

Il préfère faire un 493. Il préfère perdre un premier ministre plutôt que de demander à ceux qui ont beaucoup de participer. Et il continue encore maintenant.

Ils disent qu'il va falloir qu'on trouve 40 milliards. Dites-moi où on va les trouver. On est déjà à l'osé.

On est à l'oséducation. On est à l'osales parce que aujourd'hui on n'est pas au 19e siècle, on est au 21e siècle. Et au 21e siècle, aucun d'entre nous ne peut assurer sa survie matérielle. sans la société, sans les réseaux du collectif.

Vous n'avez pas à votre 3è étage votre poulailler. Bon si vous avez moi j'en ai eu un mais quand j'étais au niveau du poulailler et c'est comme ça. C'est fini cette époque pour la plupart de nos contemporains.

Donc nous sommes obligés d'avoir des services publics. Nous ne sommes pas comme eux des parasites pendus à la société qui ont besoin comme des tic dedans. On prend notre part tous.

On paye nos impôts. Tout le monde paye des impôts dans ce pays. J'entends des fois là ces gros malins dire certains ne payent pas mais si qui est-ce qui paye pas la TVA ?

Vite qu'on me le montre. Tout le monde paye la TVA. Et vous verrez, je vous avais dit pendant la campagne présidentielle, vous avez pensé que j'exagéris qui vous ferait la TVA sociale et ben c'est déjà fait parce qu'une partie de la TVA sert à payer toutes les ristourn qu'ils ont fait au patronat sur les cotisations sociales et ils compensent avec le fric de la TVA.

Donc ça c'est déjà de la TVA sociale et ils continueront jusqu'à ce qu'ils aient mis par terre le système de la sécurité sociale parce que le système de la sécurité sociale c'est des milliards qui leur passent sous le nez qui se répartissent des uns aux autres dans l'instant. Ceux qui produisent, ceux qui sont à la retraite, ceux qui sont malades, ceux qui sont en bonne santé. La sécurité sociale, c'est l'embryon du socialisme.

Chacun donne selon ses moyens et reçoit selon ses besoins parce que nous sommes semblables et différents. Alors, on a appelé ça le socialisme. Bon, moi j'appelle ça le collectivisme parce que je trouve que c'est plus joli.

Ça veut dire c'est collectif, l'un aide de l'autre et cetera. C'est pas une abstraction, c'est quelque chose de contré. c'est l'entraide et évidemment que la même règle va devoir s'appliquer pour ce qui concerne la réparation de notre écosystème.

Voilà pourquoi nous sommes en rupture avec l'ordre établi. C'est pas par goût. Bien sûr parmi nous, il y a des gens qui sont qui ont cette culture politique qui d'entrée de jeu ont toujours pensé que cette société était immorale et injuste et qui sont de cultures communistes, de culture socialistes d'avant, autant où c'était du socialisme.

Euh bon ou qui sont écolo mais pas écolo genre capitalisme vert, tu vois ? Parce que le problème dans le capitalisme vert, c'est pas le vert hein, c'est le capitalisme. Donc ça marche pas leur truc.

Bon, on est il beaucoup d'entre nous pass pas dire des choses qui ne sont pas moi-même je participe d'une culture collectiviste intense et profonde chez moi qui correspond à une vision euh philosophique ou autre. Bon ah parmi vous il y en a aussi qui ont de la religion. Bon bah ils en tirent des conclusions aussi dans dans leur choix personnel.

à part dans la politique, vous en parlez pas, mais chacun d'entre nous est organisé à partir de valeurs auxquelles il croit et on va pas aller faire la chasse dans les esprits hein. On essaie de convaincre et chacun agit au nom de ses convictions. Là, vous avez un débat qui arrive sur la fin de vie.

C'est compliqué, c'est pas un débat simple. Moi, je sais pourquoi je suis pour le suicide assister, mais je prétends pas que ma raison vaut mieux que celle de telle ou telle personne qui pense le contraire. parce qu'il y a des arguments.

Au contraire, c'est ça qui est fascinant, c'est que chacun d'entre nous doit faire appel à sa réflexion, à sa rationalité, essayer de convaincre. Et ensuite, il faut prendre une décision, une décision dont on n'est jamais vraiment sûr que ce soit la bonne. Et on se dit, il faut se garder une main éventuellement pour pouvoir rectifier la mauvaise décision.

C'est ça la démocratie. En démocratie, il y a pas de dogme. Vous votez une loi, vous pouvez la changer le coup d'après.

C'est ça la force extraordinaire. Et c'est pourquoi on veut séparer les religions de la politique parce que la religion par définition elle a des certitudes qui viennent d'une puissance supérieure à celle des êtres humains. Et dans la démocratie, il n'y a rien d'autre que les êtres humains et leurs décisions provisoirees.

Voilà pourquoi nous sommes si attentifs à ne jamais laisser la porte s'ouvrir à des absurdités idéologiques comme celle de Trump qui dit "Vous êtes des islamo gauchistes, je vous retire votre fricque." Il y a un mois, on rigolait, on disait ben très bien, essayez, ça marche pas la connaissance, essayez l'ignorance, ça va vous réussir hein. Maintenant, on rigole plus parce que monsieur Vokier, il vient de décider de supprimer les subventions à l'université Lyon 2.

Justement, des gens qui font de la sociologie, des choses, c'est des obscurantistes, des violents. Quelle différence il y a entre les bûchers de livres de Nuremberbert et le fait de supprimer des mots et des livres dans des bases internet ? Il y en a pas.

C'est la même chose. C'est le même obscurantisme. Et un obscurantisme en appelle un autre.

Si le mal vient de telle catégorie, alors il faut l'éliminer. Et un jour, comme vous ne savez plus comment faire, alors il reste qu'une solution, tuer tout le monde. Voilà pourquoi tout ça se tient.

Et nous, nous sommes la lumière de la raison. La raison fait ce qu'elle peut. Mais la raison pour que ça marche, faut d'abord qu'il y ait du doute.

Alors déjà nous, tous ceux qui sont sûrs, ça ça le fait pas quoi. Franchement, quel désastre ! Quel désastre !

Il y a un gars, il fait une émission avec moi, vous avez peut-être vu cette histoire. C'est un américain, un jeune type. Alors, on fait un truc, il est vraiment de gauche he pour de bon hein, enfin un vrai de gauche, il anticapitaliste, tout ça.

Alors, aux États-Unis, bon, il y a pas de gauche aux États-Unis donc j'espère que vous êtes d'accord avec moi. Parce que ils nous disent "Pourquoi monsieur Trump a battu la gauche ?" Parce que les ouvriers sont partis avec monsieur Trump et cetera.

Non, il a pas gagné contre la gauche. Il y avait pas de gauche. Madame Camala Haris, les démocrates et tout ça, c'est pas de la gauche ça.

Ils viennent dire au prolo, vous savez quoi ? Vous savez quoi ? C'est formidable.

L'économie marche vachement bien. Regardez, la consommation a augmenté. Et à la télé en France, la consommation a augmenté.

La consommation augmenté. Même bon, moi je me dis bon, peut-être. Mais heureusement, il y a un journal dans lequel il y a un gars qui a fait l'enquête.

Qu'est-ce qui a augmenté comme consommation aux États-Unis d'Amérique ? Les contrats d'assurance et les médicament. Voilà un idéal de vie, vous voyez ?

Bref, tout ça c'est pour amener au niveau de l'ambition qui peut nous rassembler. Ce pays doit changer de fond comble et c'est au prix de ce changement que nous tournerons une page abominable qui est en train de s'installer. Vous voyez, on le sait, quand on a fait sortir la pâte du tube de dentifrice, on peut plus la faire rentrer.

Le racisme c'est une maladie terrifiante. Les gros machot qui se la jouiliste là marcher au pac des tambours. C'est crétins en vociférant derrière leur masques.

Ceux qu'on a vu ce weekend. Qui c'est qui a été en garde à vue ? Les nôtres.

Les autres non. Vous vous rendez compte ? Une journée et demi de garde à vue est déferée.

Sur 10 7 ont été déférées devant le juge. Pourquoi ? contre l'état non outrage et rébellion moi-même comme vous le savez je suis un rebelle officiel le titre m'a coûté 7000 € d'amende parce que j'ai essayé de m'introduire de force dans mon propre local mais quand même c'est terrible de voir ça et ces énergumaines en train de brailler dans la rue.

Tout le monde déteste la République mais Rota c'est marqué dans la constitution. On ne peut pas attenter à la forme républicaine de l'État. Tuattend à la forme républicaine de l'État au trou.

Voilà. S' a un gouvernement insoumis, ceux qui attendent à la forme républicaine de l'État iront au trou. Voilà. en garde à vue.

Bien sûr. Écoutez, quelques-uns d'entre vous sont en train de se dire il exagère. Croyez-moi.

Si vous prenez pas vos responsabilités, vous ne pouvez pas vous étonner de la suite. Pourquoi la France a-t-elle été entourée d'Hler, Mussolini, Franco et Salazar ? seul pays où nous n'avons pas eu de fasciste au pouvoir avant d'avoir été traîtreusement vaincus parce que nous avons eu le front populaire et que nous avons dissous les ligue fascistes.

Voilà la vérité. Alors, j'ai pris le temps d'essayer de vous faire sourire pour des sujets pour que chacun d'entre vous, si vous accordez de la sympathie ou de la confiance ou que vous l'avez délégué jusqu'à preuve du contraire au mouvement insoumis, hein, parce que c'est forcément un contrat. Moi, je n'ai pas toujours été insoumis dans ma vie, hein.

Je veux dire membre du mouvement insoumis. Insoumis, oui. Mais à un moment donné, bon, on fait des choix et c'est des choix ma fois tout est perfectible, hein.

Si vous nous faites confiance, il faut qu'il y ait entre nous quelque chose d'important. Nous ne sommes pas regroupés, vous le savez aussi bien que moi, derrière une personne ou je sais pas quoi. Nous avons un programme, nous le mettons continuellement à jour.

À intervalle régulier, nous votons dessus. La prochaine assemblée représentative du mouvement insoumis aura lieu en septembre. Je vous dis tout en juin, je vous dis tout ça pour que on se comprenne sur une chose.

Nous représentons le seul danger qu'il craignent et nous sommes un cas unique en Europe. Et du coup, partout où je passe, il nous regarde avec des petites étoiles dans les yeux que je vous dis si vous me connaissez de plus près, ils auraient moins d'étoiles dans les yeux. Mais tout le monde dit "Comment vous avez fait ?" Bah comment on a fait ?

Ça se résume pas. Il y a pas de courte de perlin papin. Il y a aussi une part la politique c'est un art de réalisation et la révolution encore plus.

La bonne chose au bon moment, dans le bon contexte et surtout le ressort fondamental, la liberté individuelle de tous ceux qui se rassemblent. Nous ne sommes pas une troupe de robots. Nous ne sommes pas des clones.

Maintenant, vous devez comprendre que votre aide est appelée. Il y a des jours, on n'en peut plus. Je vous demande de le comprendre.

Thomas Porte, il en peut plus d'être menacé tous les jours, de recevoir la lettre qui lui dit "Tu as encore une semaine, tu as encore 6 jours, tu as encore 5 jours." Hercilial en peut plus bien des fois. Pourtant tous courageusement, je vous fais pas toute la liste hein, je pense non plus que ces crétins se figurent que ils nous atteignent plus qu'ils nous atteignent.

Au moins, je vois ma maison de vacances parce que j'ai une maison de vacances hein sacagé, couverte de tag, porno, hordurier avec écrit au-dessus de mon lit, on t'a trouvé nique les Arabes et tous mes livres, mes livres de de gamins, de jeunes, d'étudiants, ceux que j'ai acheté et ceux que j'ai volé. Ils ont jeté là-dessus de la flotte. Tout est pourri, tout est perdu.

Je vous donne ces exemples et puis après arrive le pire, ces gens qui viennent et qui vont faire le tour après l'autre, des misérables qui se sont fâchés avec vous parce que vous leur avez refusé telle investiture que vous pouvez pas le dire. des gens capables de dire n'importe quoi. Commune qui dit "J'ai même dû aller à l'hôpital psychiatrique à cause des mauvais traitements qu'il m'a affligé ou j'ai le temps de maltraiter quelqu'un au point de l'envoyer." C'est affreux, non ?

Qu'est-ce que je Qu'est-ce que je fais ? Je prends le livre et je réponds page parage. "Vous savez quoi ?

Je l'ai même pas lu. Je veux pas le lire. Je veux pas qu'il m'abîme.

Je veux pas qu'il me rende dans la tête. Et surtout pour une raison, je méprise les gens qui sont capables de ça. Et c'est pas ce qu'on croit, c'est pas parce que on dit du mal, parce qu'on a trouvé la parole de celui-ci contre celle-ci de manière à ce qu'il s'engueule après.

Non, c'est pas ça. C'est que toute notre vie politique soit effacée. le combat mené depuis 2005 pour construire cette grande force, le programme, l'institut la Boessie, l'organisation internationale qui est la nôtre, ces milliers d'heures de travail, ses copains sacrifiant leur vie ici, vous c'est à la base ou là-bas à l'Assemblée nationale quand vous êtes bloqué pendant des heures et des heures et des heures que vous voyez pas votre compagnon ou votre compagne.

Qu'il faut expliquer encore que la semaine d'après alors que tu avais prévu d'être là pour les vacances, tu n'y seras pas. qu'il faut dire à tes gosses petits pourquoi maman ou papa sera pas là. Bref, nous avons choisi, nous ne nous plaignions pas.

Mais notre vie c'est d'abord ça, c'est cet engagement. Nous nous construisons dans cet engagement. Nous en sommes fiers.

Nous ne le vivons pas comme un sacrifice. Nous le vendons, nous le vivons comme une construction de nous-même. Et nous vous sommes reconnaissants.

Quand vous nous dites les paroles d'amitié, que vous nous dites quand vous nous croisez. Quand Mathilde m'appelle pour me dire ce qui se passe en ce moment en Calédonie où elle se trouve avec Bastien, les premiers mots qui leur viennent à l'un et à l'autre, c'est de me dire le bonheur d'être au milieu de gens qui leur disent "Ah, vous parlez pour nous. C'est pourquoi j'ai commencé par les ce soir.

Nous serons une fois encore et pour toujours le parti des pauvres, des humiliés et nous en sommes fiers et nous sommes la classe ouvrière réelle qui est racisée et nous sommes les quartiers populaires, ceux de nos parents, les vôtres. On a besoin de vous pas pour des grandes démonstrations. On a besoin de vous pour résister.

La première barrière au racisme, c'est nous-même. C'est celui qui empêche la vanne pourrie. La blague dégueulasse.

La première barrière au sexisme, c'est soi-même. Et quand on le fait, il n'y a pas de petits résultats. Vous bloquez le flot du venin, vous l'empêchez de contaminer.

C'est très important. Et quand vous voyez ces gens dégénérés arrivés à la télévision, leurs propres confrères finissent par être heurté et disent "Mais ça vous choque pas de parler de la vie privée de ces gens ?" En parlant de nous, la nos vies privées relues et réinventé par eux.

Non, ce sont des personnages publics. Donc leur vie privée nous intéresse. Très bien.

Vous aussi, vous êtes des journalistes, nous allons parler de votre vie privée. Qu'est-ce que vous direz aussitôt ? Associate des journalistes, le syndicat dire c'est une honte.

Donc c'est une honte quand c'est vous. Mais nous qu'est-ce que vous croyez ? Nous aussi nous avons le droit à la protection des lois.

Mais je vais mettre tout ça de côté. Je vois juste le résultat pour la première fois et je les en remercie. Les journalistes d'une chaîne qu'on ne peut pas qualifier de chaîne d'amis BFM disent maintenant c'est trop.

Traiter Mélenchon de Gubble, ça passe les mesures. Et ceux qui sont sur le plateau, leur devoir de journaliste, c'est d'interrompre le calomniateur en disant "Vous êtes un monteur, ce n'est pas vrai, vous allez trop loin." Je remercie cette rédaction qui ne m'est pas favorable mais qui à ce moment-là a fait prévaloir un principe de déontologie professionnelle.

Et voyez comme ça va vite. Le débat qu'il y a eu où il y avait vosquier et Bonpard. quand vous qui a inventé une citation parce qu'ils sont capables de le faire, ils sont aussi capables de ça, même du amel qui m'agace au-delà de tout.

Il lui a dit "Ah là, ça c'est pas vrai." Et il a lu la véritable citation. J'espère que ça va provoquer un changement parce que on n'arrête pas de nous dire à nous les militants politiques, à nous les responsables, vous êtes responsable, vous devez vous comporter comme si vous devez mettre une cravate, il faut serer vos chaussures, il faut pas parler comme ça, un petit peu plus bas, un petit peu plus haut, un petit peu plus long, un petit peu plus large, tout est prévu.

Mais vous, c'est vous qui parlez du matin au soir à la télé tous les jours. C'est pas moi. Vous avez une responsabilité morale sur l'état de dégradation morale du pays.

C'est de votre faute. C'est de votre faute. Vous avez invisibilisé le meurtre et le génocide à Gaza.

Vous l'avez invisibilisé. On est le seul pays d'Europe où ça s'est passé comme ça. Et c'est pas une affaire de religion parce qu'aux États-Unis d'Amérique, la communauté juive est restée une communauté ouverte comme on l'avait nous-même dans notre pays et comme on l'a encore.

Parce qu'il y a des groupes qui se réclament de mêmes idéaux que nous et qui ne sont pas d'accord des groupes de juifs mais ceux-là n'ont jamais la parole. C'est toujours les autres qui peuvent aller, comme je l'ai vu à Jérusalem à boyer contre nous. J'ai vu ces cinglés dire qu'on était passionnément antisémite qui se prennent pour le nombril du monde comme si on se levait et on se couchait avec cette obsession.

Ce n'est pas notre sujet. Mais voyez-vous, je dis c'est votre responsabilité, gens de presse. Pour la première fois, nous venons de voir quelque chose se passer dans une chaîne privée et le lendemain, c'était dans une chaîne publique à France 3 où les journalistes ont dit maintenant il y en a assez.

Les bonnes places, les bons reportages sont réservés à ceux qui veulent bien se taire. Tous nous sommes responsables de notre pays, ceux qui portent la parole les premiers. Je pourrais parler tout autrement que je le fais.

Et ben aussi, il pourrait parler tout autrement. Il faudrait qu'il se qu'il se contrôle. Il faudrait qu'il nous respecte, qu'il respecte notre intelligence.

Nous ne sommes pas des gens qui marchent au fouet. Ça n'a jamais rien donné dans ce pays. Rappelez-vous bien tous la puissance de la terre qui passait votre temps à nous montrer du doigt, à nous insulter, à nous menacer de mort.

Rappelez-vous bien de cette époque où vous y étiez tous d'accord pour dire oui au référendum constitutionnel et où ça s'est terminé alors que vous étiez tous d'accord. 55 de nom. Et ce jour-là, vous avez violé la démocratie française parce que vous avez décidé que non c'était oui et vous avez voté au Congrès à Versailles.

Oui pour le nom. C'était en 2008. Et moi en 2008, j'ai quitté le Parti socialiste parce que je veux pas être membre d'un parti quand le peuple a dit non qui dit que c'est oui.

Et bien c'est une chaîne d'événement imprévu de ce point de vue. Oh, je ne me fais pas plus grand que je suis, c'est le hasard de la vie, la force des convictions, celle que chacun d'entre vous porte le pouvoir de dire non à un moment donné et de s'organiser. Voilà ce que nous avons réussi tous ensemble.

Nous avons besoin de votre aide. Résistez moralement. Soyez absolument certains que jamais nous ne trahirons ce lien magnifique, magique qui existe entre nous, qui est fait de tant de différences.

Nous sommes tellement différents les uns des autres, mais de cette force qui nous rassemble. Nous sommes les derniers en Europe. Ceux qui se prétendent de centre gauche et qui nous frappent prioritairement du matin au soir ne font qu'une chose, le boulot de l'extrême droite pour détruire la parole insoumise et anticapitaliste.

Tout le reste, c'est des histoires. Voilà, il faut pas crier. Après, quand je rentre à la maison, on me dit "Mais tu as pas besoin de crier comme ça." Ben la prochaine fois, c'est comme pour les papes, hein.

Trouvez-en un nordique. Tant que c'est Je veux pas dire que je suis le pape, mais vous comprenez ce que je veux dire, hein. Quand on vient du sud, on vient du sud.

Voilà, c'est comme ça. Et puis je suis que je crie pour vous. Donc ça marche.

Voilà, on a fait tout ça et on va entrer dans un moment maintenant. C'est vous qui avez la main. Faut faire des listes.

Tâchez de pas vous battre entre vous pour les élections municipales. Déjà, ça nous ferait de l'air si vous évitiez. Et surtout, essayez pas de m'appeler pour que je me mêle de tel ou tel truc parce que je le ferai pas.

C'est fini. J'ai fait ça plus jeune, c'est terminé. Maintenant, il y a des commissions pour faire ça.

Les insoumis, tâchez de vous entendre. On donnera jamais raison à ceux qui fichent la pagaille. Si vous vous supportez pas, faites un autre groupe.

C'est Non, mais c'est normal, ça arrive. La politique ça peut pas être une punition où on vient en plus déjà à la maison tu es pas d'accord avec tout le monde. Alors tu arrives de l' de la politique tu es obligé de supporter la démocratie.

Oh là là mon dieu. Bon bref vous êtes pas d'accord to vous faites deux groupes. Comptez sur vous-même.

J'ai vu une fois deux gars au bout d'une place ils arrivent avec leur track. Il y en avait l' de l'autre côté il y en avait 10. On le dit vous voulez pas venir ?

Non. Bon mais qu'est-ce que vous faites ? Non non on fait un groupe à deux.

Bon alors cinq d'un côté, deux de l'autre et ça marche. À la fin tout le monde distribue le même track, non ? Et puis explique avec ses arguments.

Voilà, soyez libre, sentez-vous libre, faites faites faites faites faites faites. Chaque fois qu'on convainc toi là une personne sur une année, une personne par an, vous allez au plus jeune parce que c'est là qu'il y en a le plus à prendre. Mais c'est vrai, ils s'abstiennent.

Alors quoi ? Faut pas être bête, il faut pousser les gens à intervenir et tous les autres qui militent priorité absolue au peuple. Donc on va quand on en est pas dans les quartiers populaires pour convaincre.

Il faut absolument que le peuple s'empare de sa destin. Voilà. Allez, merci pour votre patience.

Que 1h46, c'est beaucoup hein. Merci. [Applaudissements] [Musique] Ah. [Musique] Oh.