Débat entre Fabien Roussel candidat à la présidence 27 et Patrick Martin #lhumanité
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on fait demain pour les salaires ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous proposez en matière de pouvoir d'achat ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Le coût du logement et l'accès au logement, quelles solutions ?
- 14:40OuverteRéponse directe
Qui doit payer l'addition du déficit et de la dette ?
- 22:43OuverteRéponse directe
Faut-il conditionner les aides aux entreprises à des critères sociaux et environnementaux ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« la France s'est mis entre les mains du marché européen spéculatif que le prix de l'électricité s'envole parce qu'il est indexé sur le gaz »
- 1:28Promesse
« nous demandons nous un SMIC à 1700 € net, 2200 € brut »
- 4:59Chiffre
« on va avoir sur 2026 une croissance qui sera le 5e de la croissance de l'Espagne »
- 12:18Chiffre
« nous sommes passés de 12 % de salariés payés au SMIC à 17 % de salariés payés au SMIC avec un SMIC à 1430 € nets par mois »
- 21:09Promesse
« je propose de nationaliser le groupe AXA »
- 21:27Chiffre
« la France a versé 1350 milliards d'euros d'intérêt bancaires aux banques »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Effectivement, c'est aussi l'une des des priorités des Français en cette centrée, hein. On a vu l'inflation qui rev à la hausse. Vous en parliez, le prix de l'essence qui s'en va à nouveau. Vous évoquez les salaires, les salaires qui stagnent. Euh on voit même des projets comme la désindexation, des pensions de de retraite refaire refaire surface. Euh concrètement, vous évoquiez la baisse des taxes. Qu'est-ce qu'on fait demain pour pour les salaires ? Et bien, il y a deux leviers pour le pouvoir d'achat. Il y a d'abord ces impôts injustes qui pèsent sur les facture.
Et je parle de la TVA et je parle de l'énergie parce que il y a l'essence d'un côté mais de l'autre il y a l'électricité que nous produisons et que nous nous avons la possibilité de facturer au coût de production. Et c'est parce que la France s'est mis entre les mains du marché européen spéculatif que le prix de l'électricité s'envole parce qu'il est indexé sur le gaz. C'est un scandal qu'il nous fauter. [applaudissements] Et donc je parle d'abord des taxes que nous devons baisser et je parle des salaires et des pensions qu'il est nécessaire d'augmenter mais pas en fonction de l'inflation.
C'est [rires] fait pour le Smith mais c'est plus que l'inflation pour rattraper ce que nous avons perdu, mais c'est aussi pour tous les salaires au-dessus du SMI qui eux n'augmentent pas, n'augmentent plus et qui se font rattraper par le SMIC. Il est obligatoire aujourd'hui d'avoir une une augmentation pour l'ensemble des salariés. Et c'est pour ça que nous demandons nous un SMIC à 1700 € net, 2200 € brut et je tiens au brut et que l'ensemble des salaires soit indexés sur l'inflation avec l'échelle mobile des salaires pour que tous les salaires augmentent en même temps que le SMIC augmente.
rendre une vie digne au sal aux salariés pour qu'ils puissent vivre de leur travail, c'est que l'on met enfin un travail qui permet de vivre, élever ses enfants, mettre de côté pour payer sa maison, faire des économies, investir une un salaire qui nous permette d'avoir accès à la culture, au sport, s'épanouir dans la vie. Le salaire aujourd'hui, il a été roié par les marches des entreprises. C'est simple. S'il y avait la même répartition de la valeur de la valeur ajoutée aujourd'hui que dans les années 70, la même répartition de la valeur ajoutée que dans les années 70. Chaque salarié Chaque salarié devrait toucher 3000 € de plus par an.
Ces 3000 € de plus, c'est ce que le capital vous a volé. [acclamation] Alors euh propose d'augmenter des salaires brut vous qu'en est-il euh au MF ? On rappelle que selon le derinerie, c'est une taquinerie. On connaît déjà la réponse. Euh selon le le le dernier baromet du secours populaire, quatre français sur 10, les revenus des Français ne suivent pas couvrir leur dépenses pour quatre français sur 10. Qu'est-ce que vous proposez en matière de pouvoir d'achat pour ceux qui nous écoutent ?
Si vous me permettez, je reviens d'un mot quand même sur la canicule pour dire qu'on doit associer les pompiers qui soient professionnels ou volontaires et à la manifestation du MEDF à laquelle Fabien Rossel a bien voulu participer. On a rendu un hommage vibrant 10 minutes de standing ovation représentant les pompiers qui étaient là. Moi j'ai dans ma propre entreprise un salarié au Porsche dont la maison a été détruite. Donc je je vois assez précisément ce que ça peut. Ça me rend au deuxème point qui fera la transition, le coût du logement et l'accès au logement.
Quand je parlais des jeunes, je rappelle et certains d'entre vous le vivent malheureusement que on a 40 % de nos jeunes qui refusent une opportunité d'emploi parce qu'ils peuvent pas se loger. On a 20 % de nos étudiants plutôt issus de milieu modeste bien sûr qui abandonnent leurs études parce que il y a pas suffisamment de logement en l'occurrence pour les étudiants. C'est un scandale français. Peut-être que on convergera là-dessus. C'est un scandale français que d'avoir ignoré la politique du logement depuis des années.
Je peux vous affirmer que le MDF était très en flèche pour [rires] essayer d'infléchir la tendance et je ne perds jamais de vue que le premier poste de dépense des ménages de l'oravance, c'est le logement. On gère avec les syndicats, on gère action logement la première foncière d'Europe, 1200000 logements sociaux et intermédiaires. C'est le plus gros producteur de logements sociaux en France. Si chacun s'y met et je m'adresse à un maire également en disant ça, y compris les maires il faut qu'on fouette qu'on relance très puissamment le logement. C'est intéressant pour l'économie et pour l'emploi. C'est surtout intéressant pour le pouvoir d'achat et singulièrement pour les jeunes.
Je reviens sur sur mon sujet. Après sur les salaires après en annon, il faut que le pays produise plus. Il faut que le pays produise plus. C'est effrayant, on le voit dans les derniers chiffres qui ont été publiés [rires] il y a 2 jours par l'INC, de voir combien en terme de croissance la France décroche, y compris par rapport à ses voisins européens. Quel qu'en soit d'ailleurs le la coloration politique, ça peut-être l'Espagne, [raclement de gorge] ça peut-être l'Allemagne, ça peut-être les Pays-Bas, ça peut-être la Pologne. On va avoir sur 2026 une croissance qui sera le 5e de la croissance de l'Espagne.
Espagne qui soit dit en passant n'est pas non plus dans un panorama politique très stable. Euh et donc c'est c'est ça mon s'il vous plaît s'il vous plaît on écoute les besoins. C'est ça en amour me semble-t-il sur lequel on doit travailler créer plus d'emplois produire plus de richesse. Ensuite la partager mieux mais je me permets de deux dernières réflexions. Je ne suis pas d'accord et d'ailleurs, on a signé un diagnostic partagé avec les syndicats sur la déformation, ce qu'on appelle la déformation du partage de la valeur. Les chiffres sont là, ça n'est pas vrai. Le partage de la valeur ne s'est pas déformé au profit des actionnaires, au détriment des salariés.
On a dit au départ, on a dit au départ que la de l'humanité c'est un débat argument contre argument contreargumentargument. [acclamation] Mais sur cette sur cette donc on annonce le vrai sujet [rires] c'est de créer plus de valeur. Ensuite ensuite donc il faut investir plus, il faut travailler plus. Tous ces gens qui sont à l'écart du marché du travail, je le redis, les jeunes en particulier, tout ça sont des gens qui qui tirent le diable par la queue et qui malgré eux ne contribuent pas à la création de richesse. Après pour ceux qui sont en poste, je parle pas de la fonction publique, c'est pas mon registre, il y aura des choses à dire et je suis pas habilité à le faire.
Bon, s'agissant du privé, on a fait des propositions pour que le net augmente en même temps que la compétitivité des entreprises se redresse. Parce que si on a une balance commerciale qui se casse la gueule, si on n' pas de croissance, si on perd en compétitivité et si on veut malgré tout dans la durée entretenir, développer des emplois de qualité, en conditions de travail et en rémunération, il faut, j'insiste lourdement, générer de la croissance. Donc la proposition qu'on a faite, elle coche un certain nombre de cases. Je ne sais pas si Fab est là. Elle permettrait en particulier à l'État de récupérer plus de 30 milliards d'euros. Donc chacun serait servi.
Alors vous avez mis vous avez mis aussi en cette rentrée dans le débat la question de la TVA sociale pour certains qui permettraient donc en exonérant de nouvelles cotisations sociales d'augmenter le le salaire net hein pour pour être plus concret. Euh vous parliez de la répartition des richesses, on voit quand même d'année en année euh des les le versement les versements que ce soit en rachet d'action ou en dividende tel aux actionnaires battre record sur record. Comment est-ce que vous justifiez le fait que les entreprises même les burants, n'auraient pas les moyens d'augmenter les salades ?
[applaudissements]
Je suis assez décontracté pour vous répondre parce que dans ma propre entreprise, c'est mon entreprise 3000 salariés, pas de dividend l'année dernière, pas de dividende cette année. Donc je suis d'accord avec vous. Ensuite, s'il vous plaît, s'il vous plaît, je pourrais le dire euh on peut pas faire de quelques cas des [rires] généralités. C'est quoi le rendement moyen d'un investissement dans une entreprise ? C'est 3 %. Vous mettez votre argent en risque, ça peut vous rapporter 3 % en moyenne. En moyenne, vous mettez cet argent sur un casse départ, zéro risque, garantie de l'État et vous gagnez net 1,8 %.
Il faut quand même se mettre en tête que les actionnaires sont pas des gens, des vampires. Premier plan. s'il vous plaît, s'il vous plaît. J'ai pas j'ai pas encore vu j'ai pas encore vu d'entreprise sans actionnaires à part toutes les nationalisés, ce qui est une option. [acclamation] Je finis làdessus. Non. Et puis et puis il y a un élément dont on a pas parlé mais je crois qu'on va en parler qu'il faut qu'on aime qu'on prenne en compte me semble-t-il c'est que nos finances publiques et nos régimes sociaux financièrement sont impuls donc il faut qu'on a au milieu de tout ça.
Enfin écoutez, je suis désolé mais quand on est le pays le plus embêté d'Europe, qu'on paye les taux d'intérêt les plus élevés d'Europe, on a une dette publique qui est majoritairement détenue par des créanciers. On les gardera juste après sur cette question. majorita vue par des étrangers. Moi je suis un patriote, je la suite, je alors s'il vous plaît. Alors par évoque la question de la compétitivité, est-ce que vous vous diriez que la cotisation sociale aujourd'hui est un frein pour les entreprises ? Est-ce que la cotisation sociale aujourd'hui est un frein pour la compétitivité de nos entreprises ? Ah mais pas du tout.
Je pense même au contraire que grâce à la cotisation sociale qui est un salaire différé, on garantit une forme de sécurité sociale pour chaque salarié. On lui garantit une bonne retraite. On lui garantit une retraite. On lui garantit l'accès à la santé et à la prise en charge des maladies, notamment des maladies graves. On on lui garantit la prise en charge des accidents du travail, la politique familiale, c'est tout ça que ça finance la cotisation sociale. C'est un salaire socialisé, c'est un salaire différé.
Alors aujourd'hui, à force de taper sur la cotisation sociale, à force de de taper sur la sécurité sociale, les Français s'interrogent parce que la sécur elle rembourse moins parce que la retraite elle est de plus en plus basse et on se demande ben mince à quoi servent nos cotisations si derrière on est moins bien remboursé, moins bien soigné. Et c'est pour ça que nous voulons nous mettre les pieds dans le plat concernant le financement de notre modèle social et de notre protection social.
Là, l'exemple de l'Espagne est un très bon exemple parce que la ministre du travail en Espagne, Yolanda Dial, ministre communiste, arrive justement à l'essence supérieur à celle de la France en ayant augmenté des salaires du 60 % moyenn. Et donc, c'est possible. Ce qui fait du mal à la France,
[applaudissements]
c'est que depuis depuis des décennies, je dirais, mais il y a eu une accélération sous la présidence d'Emmanuel Macron, c'est que la France libérale s'est engagée dans la politique de l'offre des premiers de Corvé à qui nous avons fait ce gouvernement, ces gouvernements ont fait tous les cadeaux fiscaux en disant vous allez gagner beaucoup d'argent, ça va rouler mais qui a rien qui a rouisselé et que nous entreprises ont continué de déménager à l'extérieur et que la pauvreté a grandi dans notre pays. Il y a des travailleurs pauvres dans notre pays. Nous sommes passés de 12 % de salariés payés au SMIC à 17 % de salariés payés au SMIC avec un SMIC à 1430 € nets par mois.
Mais comment on vit avec un tel salaire quand on voit comment les factures ont explosé ? Nous avons besoin aujourd'hui d'avoir un salaire brut qui permet véritablement de financer la protection sociale. Il y a une chose sur lesquelles je suis entièrement d'accord avec le discours que disent que tiennent les chaînes d'entreprise et quand je serai président de la République, nous devrons travailler ensemble. de la page pour répondre à la nécessité de reconstruire la France, de reconstruire une France qui redeviendra une grande nation industrielle dans le monde.
France une grande agricole capable de nourrir sa population et [applaudissements] d'exporter aux autres pays, de redevenir une grande nation en matière d'éducation et d'accès au savoir au lieu d'être en bas du tableau comme on vient de le voir aujourd'hui, de redevenir une grande nation qui sait soigner toutes celles et ceux qui en ont besoin aujourd'hui, ce qui n'est plus le cas parce qu'on a plus accès aux médecins ou aux spécialistes. Ce déclassement, il existe aujourd'hui et pour parvenir à ça, nous avons besoin de produire plus de richesse.
Je suis 1000 fois d'accord de produire plus de richesse, mais une richesse socialement utile et respectueuse de l'être humain comme et c'est pour ça et c'est pour ça que
[applaudissements]
on va utiliser les mêmes mots, produire plus de richesse. Et nous voulons participer aux décisions sur comment on produit, pourquoi on produit, pour qui on produit. On le conseil d'administration et je demander que la parité sociale dans le conseil d'administration que les salariés puissent partager à parê avec les actionnaires toutes les décisions les concernantes dans l'entreprise. Pourquoi on produit ? Qu'est-ce qu'on produit ? Où vont les richesses ? À qui on les distribue, comment on investit dans l'entreprise ? comment on investit en France pour l'économie française, pour le monde du travail, pour nos enfants. C'est ça l'enjeu, c'est la démocratie. C'est reprendre le pouvoir travail.
[applaudissements]
Alors éidment des moyens Patrick Martin, vous avez commencé à à l'évoquer. On vous donnera la parole sur ce sujet juste après Fabia. Mais après 10 années de macronisme, effectivement le déficit est un peu de 5 %. Euh la dette a augmenté de 1255 milliards depuis 2017. Euh il y a un débat entre vous sur qui euh qui doit payer l'adition. Euh en quelques mots, Patrick Martin pour vous. Enfin moi je je partage mon tour près au sal je partage l'objectif je partage le diagnostique je ne partage pas les solutions.
Et je voudrais juste là aussi s'il y a plus que le chemin, on va réussir à trouver des chemins qui fait que la France va s'en sortir quand même parce que c'est le débat que nous pouvons avoir, excusez-moi, de cet échange mais il nous arrive d'échanger avec Patrick Martin justement sur les projets que nous avons, les projets de société. Ce n'est plus possible pour financer tout ça qu'il y ait des marges à de chiffres dans des grands groupes. Il va falloir que chacun mette la main à la poche, que ce soit les grandes entreprises [applaudissements] comme l'État. L'État ne pourra pas tout payer et les entreprises vont devoir participer.
Et c'est bien pour ça qu'il va falloir qu'on fasse un bout de chemin quand même pour reconstruire la France et ne pas se regarder en chien faillance. D'abord, on se regarde pas en chien faillance de il y en a d'autres qui sont plus compliqués. Petite petite précision, les retraites c'est pas un scénariet par définition. Quand on regarde les enquêtes d'opinion, nos jeunes en particulier, moi je parle beaucoup déjà de nos jeunes en particulier [rires] qui s frèr en moyenne de la population ne croit plus en l'avenir de nos régimes de retraite.
Et ça et donc c'est de notre responsabilité d'autant que là je m'exprime en tant que partenaire social, on est malgré les interférences permanentes de l'État en charge de un certain nombre de ces régimes sociaux. Je suis parfaitement conscient des responsabilités qu'on doit assumer. Ça n'enlève rien au fait que il faut pas inverser l'ordre les facteurs. On en est où ? L'ambiance en témoigne. On en est à se créper le chignon, à se chercher des poules dans la tête. Pourquoi ? Pour gérer la pénurie. Donc quand je dis il faut pas inverser l'ordre des facteurs, je reviens toujours à ça.
En redonnant de la puissance, je serais même tenté de dire de la fierté à la France, en luttant contre la fracture territoriale, en luttant contre la pauvreté, il faut qu'on recrée de la richesse dans ce pays. Comment peut-on créer de la richesse ? Ça se ça ne se décrète pas. Il faut qu'on réunisse les moyens de la prospérité. Alors, vous m'interpellez sur le bilan de des deux quinquena parce qu'on est quasiment au terme du deuxè de de monsieur Emmanuel Macron. Les choses se sont catastrophiquement aggravées depuis 2024 parce que il y a plus de fil conducteur, on sait pas où on va, c'est des coups de godis, ça tire à ça crée du stress chez vous, ça crée du stress chez nous.
Enfin, je rappelle quand même qu'on est on a battu le record historique de faillite [rires] d'entreprise. Je vous signale le chiffre. S'il vous plaît, s'il vous plaît, on écoute. Le chiffre a été donné hier. On gère, moi je m'en honore et je vous le dis. Intégralement financé par le patronat, le régime AGS. Qu'est-ce que c'est le régime AGS ? C'est le régime qui prend en charge les salaires dans les entreprises en procédure collectives. C'était déjà en forme progression à date l'année dernière. C'est à 28 % de plus cette année. Donc on est un peu placé nous aussi pour savoir que la période est très difficile.
Et à l'occasion de notre REF, notre université d'été d'il y a 10 jours, on a publié une enquête, il y a 66000 réponses de chefs d'entreprise. 66000 réponses. À 82 % ils expriment leur inquiétude pour leur avenir personnel et pour l'avenir de leur entreprise. Donc je pense qu'il y a une forme d'urgence à non pas à effacer mais à dépasser un certain nombre de postures peut-être les miennes y compris pour que on réunise les voies et moyens de la manière la plus consensuelle possible en laissant de côté des gens qui ne cherchent qu'une chose c'est la pagaille la violence et la fracturation pour essayer comme ça c'était à certaines époques de dessiner un avenir pour nos jeunes et pour nous tous.
Mais vous êtes d'accord Patrick Martin ? Vous êtes d'accord que si on lance un grand plan de réindustrialisation de notre pays, si on double la production de manufacturière en France pour créer en France ce dont nous avons besoin en France, ne plus être dépendant des masques comme on l'a vu euh pendant le Covid, ne plus être dépendant de certains médicaments, ne plus être dépendant dans la chimie, dans la sidérurgie, de certaines puissances. Si nous doublons la production manufacturière, nous allons créer 2 millions d'emplois dans notre pays. Ce sont les 2 millions d'emplois qui ont disparu dans l'industrie.
C'est 2 millions de salariés ingénieurs qualité qui vont cotiser pour le système de retraite par répartition. C'est donc de la richesse qui va rentrer pour financer la sécurité sociale. Et donc la solution, c'est pas la capitalisation. La solution c'est de créer des emplois qui cotisent et qui vont financer les retraites d'aujourd'hui. Et c'est pour ça qu'il faut mettre au cœur de la reconstruction de la France, le travail, la création d'emploi, l'industrie, la relocalisation de l'activité. Et moi je suis et je suis pour donner des marches aux entreprises. Pour cela, nous ne disons pas plus d'aides public.
Nous disons que les aides publiques, l'impôt des Français versé aux entreprises doit être versé sur des critères qui conditionne cet argent à la création d'emplois, à l'investissement en France, au respect du langue social, écologique, à la parité salariale, femmes, hommes. On ne peut plus verser [applaudissements] de l'argent public à des entreprises qui délocalisent, à des entreprises qui versent des dividendes. C'est comme si l'État faisait un chèque aux actionnaires. Ce n'est plus possible. en a plus les moyens de ça. C'est pour ça que l'argent public doit permettre aux entreprises d'investir en France sous critère.
Et deuxème volet, moi je suis vous proposez de supprimer les cotisations sociales mais au contraire je ne veux pas ça. Bah vous suivez, on rapproche le bruit du net. Il y a plus de cotisation. Peu prouve. En revanche, nous pouvons donner des marches de manœuvre nouvelles aux entreprises et c'est comme ça que je m'adresse au chefs d'entreprise. Baisser le prix de l'électricité, leur garantir de l'électricité décarbonnée, stable, pilotable. C'est le projet que nous avons. Faire en sorte de baisser les prix des assurances qui se cavent comme jamais. Je propose de nationaliser le groupe AXA. et vous verrez vous verrez qu'urance publique vous allez gagner de l'argent.
Je suis pour que même nous puissions agir sur les loyers que payent les entreprises parfois et qui sont elles-mêm eux-mêmes exorbitant. Il y a des marches de manœuvre à donner aux entreprises. Et alors enfin les intérêts bancaires, les intérêts bancaires. Les banques ont parlé de la dette depuis 1979 que la France est obligée d'emprunter auprès des marchés financiers des banques. La France a versé 1350 milliards d'euros d'intérêt bancaires aux banques. C'est la moitié de notre tête justement.
On se fait plumer par les banques et les banques, je vais vous donner les noms, il y a les banques américaines JP Morgan euh [musique] Donac, mais il y a aussi les banques françaises, BNP, société générale, crédit agricole. Alors, les mêmes qui nous disent faut payer la dette sont les mêmes qu'il soivent contre les billets. C'est des voleurs. Cela aussi on nationalise
[applaudissements]
la [acclamation] question aux entreprises. Il y a un rapport sénatorial qui a été publié par Fabio par ailleurs, directeur de l'humanité. 211 milliards d'aide d'aide clinique aux entreprises. Fabien Russel parlait de conditionner cette aide à des critères sociaux environnementaux. Est-ce que vous pensez que c'est une contribution qui doit falloir envisager dans le contexte actuel ? Je ne peux pas laisser Fabien Roussell dire ce qu'il a dit. Les banques les banques et les assurances prêtent l'argent de qui ? de leurs déposants et parmi les déposants majoritairement des déposants étrangers. La dette française est détenue majoritairement par des étrangers.
Donc moi je veux bien c'est comme le capital des le capital de Total est détenu est détenu à combien par des étrangers Fabien ? Plus de la moitié. 85 % 85 % et ça vous choque pas ? Et si ça me choque, je alors reprenons la main. Mais bien sûr que ça me choque. Et pourquoi notre dette publique est-elle détenue majoritairement par des étrangers ? Vous pouvez pas demander à un épargnant japonais d'être un patriote français, il est patriote japonais. Vous ne pouvez pas demander à un investisseur particulier [rires] américain d'être un patriote français. Il peut être francophile, c'est pas le sujet. Il défend son argent plutôt qu'il défend la France.
Il défendra les États-Unis au Japon avant de défendre la France. Bien. Donc le problème de fond et ça a été dit au détour d'une phrase, c'est que on n'a pas réuni les moyens de constituer une épargne française fléchée vers l'investissement. C'est ça le vrai problème. Donc quand la majorité des entreprises, la majorité en moyenne des entreprises du CAC 40 est par des actionnaires étrangers, on est pieds et points liés. Ces gens-là demandent des rendements, alors on va leur dire non, ils vont baisser vos rendements mais ils vont prendre leur cliquer en plainte. Ils vont prendre et personne pourra leur reprocher [rires] des patriotes français. Moi tout mon argent est dans ma boîte.
Je suis là aussi décontracté pour vous dire mais c'est c'est une bonne question sur la propriété des entreprises aujourd'hui et des grands groupes et des banques et des grandes filières stratégiques comme Total comme Arcelor Mital parce que ces grands groupes dont nous avons besoin il y a pas de voiture de boîte de concerne sans acier venant de Mital. Or, Mital aujourd'hui appartient à un actionnaire qui peut partir du jour au lendemain décider de fermer la voie et que l'on ne produise plus d'acier dans notre pays. Donc la question de la réappropriation de l'outil de travail, de nos filières stratégiques, elle se pose en grand.
Et c'est pour ça que nous parlons de nationalisation et de nationalisation [applaudissements][acclamation] de nationalisation sans nécessaire. Il y a des boîtes aujourd'hui qui sont menacées. Je vois les forges euh de Bretagne. Je vois fibres excellence en Occitanie. Je vois Valdul qui produit des aciers euh des essieux dans le nord pour le ferroviaire. Des entreprises uniques, stratégiques, les seuls à faire ça en France. Demain, on fait quoi ? On les laisse partir à l'étranger, on les laisse fermer, on les met entre les mains de de capitaux extérieurs où on dit c'est essentiel au pays, c'est essentiel pour nos territoires.
Et bien on fait tout pour conserver des savoir-fa et la France, la BPI, la CAS dépôt, elle rentre temporairement dans le capital de ces groupes pour pouvoir les conserver parce que nous considérons que c'est stratégique. Moi, je combats pas l'étranger, mais les capitaux d'étranger. s'ils veulent continuer à nous exploiter peuvent partir. Ils peuvent partir et l'argent qu' a dans les banques, c'est le nôtre. C'est celui qui nous dépose tous [acclamation] les et on le fait parce que nous n'avons pas le choix parce que la loi dit que c'est comme ça. On doit on doit leur donner notre argent tous les mois.
On peut plus, c'est plus au liquide, c'est plus tous les 15 jours comme ça se faisait avant il y a longtemps. Et je demande pas ce que ça comme ça, mais le fait que les banques aient notre argent dans leur dépôt, ça veut dire que quand même on est intéressé quand même de ce qu'ils font de notre argent. Or, ces banques avec notre argent décident de prêter à l'État à des à des taux d'intérêt faramineux. Ils nous tiennent par la dette ils nous disent avec notre argent, on veut bien continuer à vous prêter mais il faut faire une réforme des retraites et que les Français travaille jusqu'à 70 ans.
Mais jamais, c'est notre argent et je veux que les banques prêtent à qui on dira et au taux que nous on décidera avec notre argent quand même tous les deux pour une réindustrialisation du pays. une sorte de 10 années de politique de l'offre avec pour bilan un chômage qui repart à la et qui dépasse les 8 %. La CGT recensait au printemps quelques 550 plans de suppressivement poids.