Marine Le Pen sur France Culture, l'intégralité de l'entretien
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Quelle politique étrangère défend le RN face à Donald Trump et Georgia Meloni ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une rupture définitive entre les deux nations ?
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Donald Trump est-il un faux ami pour le RN ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Les membres du RN sont-ils séduits par la politique de Trump ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelle est la ligne du RN face à Vladimir Poutine ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le RN condamne-t-il la politique de Benjamin Netanyahou à Gaza ?
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Guerre Proche-Orient, Russie aux portes de l'Europe, fracture avec Washington dans un monde multipopulaire où les menaces se multiplient. Quelle politique étrangère défend le Rassemblement national ? Bonjour Marine Le Pen.
Bonjour. Vous êtes présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale. Nous allons vous poser et des questions sur la situation internationale avec mon camarade Jean les Marie qui m'accompagne avec tout d'abord cette actualité autour des relations entre Donald Trump et Georgia Mélony.
Il y a eu autour du 19 juin une passe d'arme. Entre, cette passe d'arme signifie un éloignement, une sorte de rupture de Georgia Meloni avec Donald Trump tandis qu'elle passait hier pour particulièrement proche du président américain. Qu'est-ce que ça vous inspire et quelle attitude souhaitez-vous adopter justement vis-à-vis de de Donald Trump ?
Mais je crois qu'au-delà des difficultés personnelles entre Donald Trump et Georgia Meloni, chaque dirigeant en tout cas qui mérite qui mériterait ce noml doit défendre les intérêts de son pays en fait etant en attendance à trop l'oublier. Le l'objectif pour Georgia Méloni, je crois c'est défendre les intérêts de l'Italie. Donc, je suis pas sûr que ça change fondamentalement les relations qu'elle peut avoir avec les États-Unis, mais c'est vrai qu'il a été euh très insultant euh et donc je comprends très bien la réaction d'orgueil national qui a été celle de Georgia Mélony.
Est-ce que c'est une rupture définitive entre les deux nations ? Certainement pas. Est-ce que c'est un rafraîchissement sévère entre les deux personnes ?
Très certainement. Mais pour vous, c'est un faux amis Donald Trump. Mais on n' pas d'amis en matière internationale.
Pardon de le dire. Enfin, je veux dire, je je le rappelle, c'est une évidence depuis toujours. On a des intérêts.
Ces intérêts peuvent être communs ou ils peuvent être contradictoires. Je veux dire, une nation peut être dans le même temps un adversaire, un concurrent ou un allié. C'est ainsi, il faut l'admettre et justement il faut éviter euh ces ces ces formes de positionnement euh de posture dirais-je euh qui en réalité évite d'analyser la situation pour être capable de passer de l'un à l'autre.
Bon alors, on n'a pas d'amis mais euh on peut avoir des accointances idéologiques politiques. Un certain nombre de membres du Rassemblement national se disaient séduit sur une partie de la politique de Donald Trump. Vous qu'en est-il ?
Non, c'est pas réellement ça. En réalité, quand Donald Trump entendu dire quelqu'un qu'il avait beaucoup d'énergie, par exemple. Oui.
Bon, d'accord. OK. Enfin, ça ça en fait pas un alignement quoi, si vous voulez.
Il est il est incontestablement euh le symbole d'une forme de volonté politique. Et c'est vrai que en Europe, cette volonté politique, on l'a peu vu, il faut bien le dire, depuis des décennies. Donc la volonté politique, ça veut dire que au-delà de l'administration, lorsque un politique est élu, il est élu pour faire quelque chose et donc il se doit en réalité de respecter ses engagements.
Ça n'est pas ce que Donald Trump a fait. Et lorsque des membres du Rassemblée nationale se sont félicités d'un certain nombre de ces discours indiquant que en gros les États-Unis rompaient avec une forme d'impérialisme, rompait avec cette volonté d'appliquer son modèle à tous, d'user voire d'abuser de l'extraterritorialité du droit américain. Évidemment, nous nous en réjouissons parce que nous considérions qu'à l'époque, il en allait de l'intérêt de la France.
Il se trouve qu'il a fait, il faut bien le dire, avec cette guerre en Irak, exactement l'inverse de ce qu'il avait promis dans ce domaine. En tout cas, donc effectivement sur l'Iran, il n'a rien réglé. Donc les points, c'est peu de le dire, c'est-à-dire bah c'est peu de le dire parce que moi il m'apparaît, si vous voulez, que l'Iran ressort de cette séquence certainement plus puissant qu'il ne l'était en réalité avant cette séquence.
Est-ce qui est un problème pour vous ? Bah, c'est toujours un problème parce que euh c'est un un système dont nous savons que euh il écrase sous sa botte euh son propre peuple et le fait euh que à l'issue euh de cette guerre et bien ils ressortent avec leurs avoirs dégelés euh la capacité de revenir dans le concert de la nation qui sera peut-être pas obligatoirement d'ailleurs une à terme une mauvaise solution, mais des capacités en réalité milit qui sont moins atteintes que on aurait pu l'espérer n'est pas obligatoirement une bonne nouvelle. Et surtout, il y a une chose si vous voulez, c'est que tout le monde savait que le des trit d'ormous entre les mains de l'Iran était un danger aujourd'hui, que c'était une forme de bombe atomique sans être la bombe atomique.
Et bien, à partir du moment où ils s'en sont servis, par définition, leur pouvoir est aujourd'hui plus important qu'il ne l'était hier où cette bombe atomique restait encore hypothétique. Changement de discours ORN sur l'autre question, la question russe. Jordan Bardella dit la menace russe multidimensionnelle. il la dénonce désormais frontalement.
Et vous en pensez quoi alors que le RN a voté contre la plupart des sanctions contre la Russie ? Non mais ça ça n'est d'abord nous pensons depuis toujours que les sanctions ne servent à rien. Bon et je crois que l'Iran en est d'ailleurs accessoirement une démonstration bah surtout si on l'élève.
Non mais les sanctions Non mais les sanctions ne servent à rien. Je veux dire pourquoi ? Parce que les sanctions en réalité elles ne frappent pas les bonnes personnes.
Les sanctions elles frappent le peuple. Euh on l'a vu en Irak avec 1 million d'enfants morts euh de manque de nourriture et de manque de médicaments. On le voit euh en Russie euh on le voit en Iran, on le voit en réalité partout.
Les sanctions, d'abord un, ça ne sert à rien. Et à chaque fois que l'Union européenne propose euh quelque chose à voter, il y a toujours à l'intérieur, si vous voulez, l'entrée par exemple euh de l'Ukraine dans l'Union européenne, nous y sommes opposés. Donc si vraiment ils veulent qu'il y ait une unanimité sur le positionnement alors qu'il n'intègre pas ce qui représente des lignes rouges absolues pour un certain nombre de groupes politiques au premier rang desquels le rassemblement national.
Jean les Marie, quelle est la ligne aujourd'hui du Rassemblement national face à Vladimir Poutine ? Est-ce que c'est celle de de Jordan Bardella qu'on évoquait qui condamne l'agression russe en Ukraine ou est-ce celle par exemple de Thierry Margani qui reprend régulièrement les éléments du Crème là encore là tout récemment ? Non, mais euh très clairement, depuis le début de la guerre en Ukraine, nous avons été euh je crois sans aucune ambiguïté, nous avons condamné parce que nous sommes des souverainistes et par conséquent toute atteinte à la souveraineté d'un État par un autre état, toute atteinte euh de l'intégrité de ces frontières fait l'objet de notre part d'une condamnation.
Nous, notre ligne, c'est le droit international. Alors, je sais que c'est plus trop euh à la mode, mais nous sommes les défenseurs du droit international. Nous avons donc soutenu l'Ukraine dans la défense qu'elle a exprimé à l'égard de la Russie.
Mais j'avais dit dès le début de ce conflit euh il y a euh en réalité si si on n'arrive pas à [grognement] créer les conditions d'une grande conférence pour la paix entre évidemment l'Ukraine et la Russie, ça a été ma première demande. Alors il y aura soit la troisème guerre mondiale si l'OTAN entre dans ce conflit soit la guerre de 100 ans. Je vous signale que la guerre entre la Russie et l'Ukraine aujourd'hui a déjà duré plus longtemps que 141.
Et je n'évoque pas ici les pertes humaines épouvantables qui vont qui ont quasiment anil [grognement] génération entre celle qui est morte sur le foot en Ukraine et celle qui a fuit le pays. Vous êtes pour le droit international donc vous condamnez la politique menée par Benjamin Netaniaou dans la guerre les massacres perpétrés à Gaza Marine Le Pen. Alors, pardon, mais nous sommes dans une situation un peu différente puisque en l'occurrence Israël est attaqué.
Il a été attaqué et il continue d'être attaqué par le Sbela et le Hamas qui ne sont pas des États qui sont des organisation terroriste. Enfin, je pense que à peu près tout le monde l'admet, sauf la France insoumise. Maintenant, par exemple au Liban, je considère que la technique qui est utilisée par Israël de bombardement de la capitale libanaise n'est pas à mon sens un moyen d'affaiblir le esbola.
J'ai beaucoup de respect pour les services de renseignement israélien pour leur capacité militaire et je pense que ils peuvent obtenir peut-être les mêmes résultats sans prendre le risque d'attenter, si c'est possible à la vie des civils. Maintenant, la problématique du Liban, c'est une problématique dans lequelle je nous trouve enfin je trouve la France complètement inaudible. Euh là, à la fin de l'année, c'est la fin de la mission finule.
Quelle est notre position ? Moi, j'ai j'ai réclamé un débat 50-1 euh sur ce sujet de l'aprèsfinule pour que à l'Assemblée nationale euh les différents groupes se positionnent et que le le gouvernement nous dise quelle est sa position. Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous voulez dire ? voulait dire que par exemple il y a une bande entre la frontière israélienne et le fleuve litanie qui doit demeurer des armées.
Je ne dis rien je dis quelle est la stratégie de la France pour la frait travailler sur trois axes. Le premier axe c'est demander le retrait israélien du Liban. Le 2e axe euh c'est euh procéder, avoir une mission pour euh la prèfinule de désarmement effective et progressive du Esbola.
Et la troisème, c'est le renforcement des forces armées libanaises. Parce que sinon, et on voit bien que le fait que le Liban n'ait pas été en réalité véritablement dans l'accord entre l'Iran et les États-Unis fait queon va très certainement se retrouver euh en fait à commettre les mêmes erreurs commises en 2006 où comme on n'avait pas ce mandat clair de désarmement du Esbola ben en réalité la période a servi au Esbola pour se renforcer. Marine Le Pen, j'aimerais passer aux répercussions de de ce conflit israélo-palestinien en France avec la question de de l'antisémitisme.
J'ai trouvé sur les réseaux sociaux une sorte de petit montage qui passe comparant Jean-Marie Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sur le sujet de l'antisémitisme. On en écoute un extrait. Pour moi, c'est la caste, c'est-à-dire les tout-puissants financiers et leur marionnettes médiatiques, politique.
Que les juifs aient beaucoup de pouvoir dans la presse, ça ne me paraît pas d'un peu discutable. On change rien à la tradition, on on bouge pas la créalisation. Mon dieu, quelle horreur !
Et tout ça, ce sont des des traditions qui sont beaucoup liées au judaïsme. C'est d'ailleurs ce qui lui a permis de maintenir son identité et ses traditions et et sa particularité depuis 4 millénaires. Quand avez-vous décidé, Marine Le Pen, de rompre avec l'antisémitisme de votre père ?
Bah euh d'abord, si vous voulez, je pense que cette comparaison n'est pas raison entre les deux personnages parce que ce qui est éminemment euh contestable dans le comportement euh de Jean-Luc Mélenchon, euh c'est que les propos euh qu'il tient sont des propos à visés électoralistes. C'est-à-dire qu'il y a une forme de cynisme politique incroyable à à tenir des propos de plus en plus critiquable, de plus en plus dangereux d'ailleurs pour les Français de confession juive pour pouvoir attirer les voix de ceux qu'ils considèrent être sensibles à cet antisémitisme. Vous voulez dire c'est pas de la conviction donc c'est plus grave que votre père pour qui c'était une conviction.
Non non c'est pas ce que je veux dire. Ce que je veux dire, c'est que aujourd'hui nos compatriotes de confession juste sont en danger. Euh je aussi contestable soit-elle, nous avons rompu sur ce sujet avec mon père et je crois que j'ai pris mes responsabilités.
Croyez-moi, croyez-moi, elle n'était pas facile. J'aimerais savoir quand quand vous avez eu l'épiphanie, vous êtes dit "Je ne suis pas antisémite, je ne suis plus antisémite." Non, mais je sais pas, je suis plus, je l'ai jamais été et je ne le serai jamais.
Bon et et il y a eu un phénomène encore une fois à un moment donné non seulement de Ralbol mais en plus si vous voulez c'est intervenu à un moment où nos compatriotes de confession juive étaient en danger et parce que ils étaient en danger ce qui était peut-être moins le cas avant parce qu'il était à nouveau en danger alors nous nous devions de les protéger et j'étais venu sur cette antenne d'ailleurs il y a très longtemps il y a 16 ans pour dire il y a un certain nombre de quartier dans lequel il fait pas bon être juif, être homosexuel, être femme ou être euh simplement somme toute français. [grognement] Et donc j'avais analysé cette dérive auquelle nous assistions et qui aujourd'hui prend sa pleine mesure avec le soutien affiché d'un mouvement politique comme la France insoumise. Ma mère avait très très peur de votre père.
Elle pensait que c'était le retour du nazisme si elle était élue. Je pense qu'il y a beaucoup de mères musulmanes qui aujourd'hui ont très peur de vous. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Bah ça m'inspire un sentiment d'échec parce que quelque part et donc ça me force à être peut-être encore plus clair que ce que je suis parce que je n'ai jamais attaqué moi les musulmans. Jamais. J'ai toujours combattu l'islamisme qui est une idéologie totalitaire, qui n'est pas une religion, qui est une idéologie totalitaire.
C'est elle que je combats et je la combats aussi au bénéfice euh des euh musulmans euh qui euh soit sont français, soit vivent en France et qui ont le droit en réalité de profiter des droits euh qui ont été acquis dans notre pays. Donc je viens leur dire, si vous ne souhaitez pas que vos enfants et bien précisément soient les victimes de cette idéologie totalitaire, alors rejoignez le combat du Rassemblement national. Jean les Marie, vous avez sans doute vu passer cette vidéo qui tourne depuis quelques jours cette discothèque à Rodèz et des jeunes hommes qui crient devant des témoin marine au pouvoir les Arabes à l'abattoir.
Pardon de cette citation mais c'est ce qu'on entend dans cette vidéo. Le parquet a ouvert une enquête pour provocation à la haine ou à la violence. Pourquoi des gens racistes et violents vous veulent-ils au pouvoir ?
Madame le P Mais non mais écoutez monsieur, ce genre de méthode n'est pas admissible parce que la réalité c'est que les réseaux sociaux sont pleins de d'appel à la haine, d'appel à la violence et je ne me sens aucune responsabilité dans le fait que ces jeunes hommes puissent tenir des propos que je trouve insupportables. Donc le parquet les poursuit, tant mieux et j'espère que la justice les condamnera et je n'ai strictement encore une fois rien à voir avec tout cela. Demain, vous trouverez encore une fois des mises en cause d'autres nature et les responsables politiques qui seraient cités dans ces propos ne peuvent pas être tenus pour responsable parce que sinon c'est une dérive et som toute c'est on ouvre à toutes les instrumentalisations possibles.
Vous voyez ? Bon, mais justement dans ce cas-là, puisque vous avez rompu avec l'antisémitisme qui était un marqueur important pour le Front National et pourquoi ne pas rompre complètement avec cette tradition d'extrême droite ? Pourquoi ne pas aller dans un Mais quelle de quelle tradition parlez-vous ?
Enfin, écoutez, à la dernière élection présidentielle, je me suis fait attaquer euh assez durement, il faut bien le dire, par Éric Zemour, précisément parce que j'avais dit que la religion musulmane est compatible avec la République française et que il considérait que j'avais commis là une forme d'outrage. Donc, j'ai toujours assumé cela que je ne m'attaquais pas à la religion. Moi, je suis le défenseur précisément de la liberté religieuse mais que j'attaquais en revanche l'idéologie totalitaire islamiste parce que il m'apparaît qu'elle est une idéologie de la régression, de l'enfermement des femmes, de la disparition de nos libertés individuelles et en réalité de la disparition de notre culture.
Voilà. Donc vous pouvez pas aujourd'hui me dire que je n'ai pas fait tout ce qu'il fallait, je n'ai pas été assez clair sur ce sujet. Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale.
On vous retrouve dans quelques instants et on évoquera avec vous bien sûr la présidentielle cette canicule pour connaître votre point de vue là-dessus et puis tiens, on parlera aussi de l'audiovisuel public. On parlera de nous un peu 8h sur France Culture les matins de France Culture Guillaume Herner. Notre invité, c'est Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale.
Mon camarade Jean lesmarie vient d'évoquer le statut de la Corse. Un commentaire Marine Le Pen, vous savez, nous le mot d'autonomie ne nous fait pas peur. Voilà, nous considérons que il peut exister une autonomie insulaire.
Je l'encadre euh dans la proposition euh qui a été faite par le Rassemblement national, c'est-à-dire qu'on ne transfère pas le pouvoir législatif du Parlement à la collectivité unique de Corse qui, au passage n'a aucun contrepouvoir au moment où nous nous parlons. Euh et donc je j'avais proposé de passer par euh en réalité une habilitation du Parlement à adapter les lois à la situation particulière, c'est vrai, de Lille. Deuxièmement, ce terme de communauté, c'est pas possible, hein.
Voilà. C'est si on fait ça, on ouvre la boîte de Pandore et on peut pas intégrer ça dans la Constitution. Pour une fois, le Conseil d'État euh je crois à enfin pour une fois, je suis d'accord avec le Conseil d'État, c'est assez rare pour le dire quand même.
Et et puis il y a un autre concept qui pose un problème, c'est le concept de non régression sociale et environnementale qui veut dire qu'en réalité il n'y a plus de liberté politique à partir du moment où on intègre ce concept dans la Constitution. Vous êtes d'accord avec le Conseil d'État pour une fois ? Ça veut dire que si vous étiez par exemple au pouvoir, vous modifieriez cette institution ?
Non, mais je Non, non, pas du tout. Ce que je veux dire, c'est que ce que je veux dire, puisqu'on parle de la Corse, ça ne passera pas. il faut 3/5 euh les 3/5e ne seront pas atteints et donc il faudra qu'on retravaille avec euh la les Corse sur ce sujet après l'élection présidentielle et encore une fois on peut parfaitement leur transférer une part d'autonomie à eux comme d'ailleurs à à nos territoires d'outre mer avec un certain nombre de gardes de fous qui sont utiles y compris pour eux-mêmes et vous avez eu raison de le dire parce que transférer l'intégralité des pouvoirs à la collectivité unique de Corse sans d'ailleurs contrepouvoir ça veut dire prendre de le risque que la mafia intimide menace des élus qui ainsi prendraient des décisions non pas dans l'intérêt des corses mais dans l'intérêt de la mafia.
Non, ça c'est votre réponse sur la Corse sur le Conseil d'État Marine Le Pen. L'une des craintes c'est que votre partie, le Rassemblement national touche au formalisme de la règle de droit qui est l'essence même de la démocratie. Non, non, mais pas du tout.
Nous nous entendons respecter parfaitement l'état de droit et nous entendons, je parlais du Conseil d'État, pas de l'état de droit, pas du Conseil d'État. Le Conseil d'État doit juste faire en sorte de ne pas mettre en place des jurist prudents qui se substituent à la loi si vous voulez. C'est ça le la difficulté, c'est qu'un certain nombre de cours s'accordent si il s'accorde des libertés telles qu'en réalité il vide parfois la loi de sa substance.
Or, moi je crois qu' en Corse, comme dans vis-à-vis du Conseil d'État ou vis-à-vis d'ailleurs du Conseil constitutionnel, que force doit rester à la loi et que force doit rester au législateur choisi par le peuple parce que c'est ça le fondement en réalité de la démocratie. Le 7 juillet prochain, il y aura une décision importante pour vous pour le Rassemblement national. La Cour d'appel de Paris va rendre son verdict dans le procès en appel des assistants parlementaires du Front National, Rassemblement national.
C'est un enjeu majeur. Il est question de votre inéligibilité avec exécution provisoire. Si vous êtes condamné, qu'est-ce que vous faites Marine Le Pen ?
Et bien, je ferai la campagne de Jordan Bardella et dans ces conditions, si je ne peux pas me présenter, je ferai la campagne de Jordan Bardella. Jean les Marie [grognement] avec son programme ou avec le vôtre ? Vous savez que j'entends bien, je vois bien les journalistes en train d'essayer de chercher jouer au jeu des différences.
On les trouve les différ qui parfois tiennent à en réalité à à un cheveu. Il n'y en a pas. Non, je suis désolé de vous le dire.
Enfin, il y a pas de différence. Il peut y avoir une sensibilité, c'est normal. Il a 30 ans, j'en ai presque 58.
Euh et et bien sûr euh nous ne sommes pas des clones mais euh sur le fondement de ce que nous défendons euh et ce que nous sommes engagés à défendre auprès des Français, il n'y a pas de différence. Euh chacun pourra d'ailleurs le mesurer euh lorsque sortira le projet présidentiel. Mais alors, on a noté des différences par exemple sur les retraites.
C'est un sujet important, Marine Le Pen. Mais au-delà des différences, vous qu'est-ce que vous voulez en en matière de de retraite ? Quel est votre projet ?
Moi, je veux une réforme qui soit juste. Et une réforme juste, elle consiste à ce que les gens qui rentre dans le marché du travail avant 40 ans euh avant 20 ans, pardon, puisse partir au bout de 40 annuités de cotisation et à 60 ans et que progressivement, en fonction de l'âge auquel on rentre sur le marché du travail et bien on arrive jusqu'à 42 années de cotisation et avec un âge légal de 62 ans. Je on est encore en train de travailler sur ce sujet parce que il reste encore une fois des injustices notamment celles qui consiste à ce que celui qui est entré à 30 ans sur le marché du travail il côtise 37 ans et je trouve que ça n'est pas tout à fait normal.
Donc c'est une mesure je crois une réforme qui est juste, compréhensible pour tous, qui répond au problème de la pénibilité et qui est également à mon sens économiquement parfaitement viable. J'en [grognement] marie. Mais quand Jordan Bardella dit "L'âge légal de départ ne veut plus rien dire." Qu'est-ce que ça signifie ?
Vous supprimez l'âge légal. Oui, en réalité, vous coupez. Bah non, je viens de vous dire l'inverse. [raclement de gorge] Oui, mais il nous a dit, il a dit l'âge légal de départ ne veut plus rien dire.
Mais vous coupez un bout de phrase. C'est quand même étonnant quand même. C'est pas très honnêtement sur le plan journalistique ça pose un problème parce que juste avant d'avoir prononcé cette phrase, il attaquait assez durement Édouard Philippe en disant que Édouard Philippe veut lui repousser l'âge de la retraite jusqu'à 67 ans.
Que dit Jordan Barlea dans cette phrase ? Il le dit avant et il le dit après. Il dit qu'en réalité, il y a deux critères dans le système français et nous sommes attachés à ces deux critères.
Et le seul âge qui passionne en réalité la classe politique ne veut en soi rien dire si on ne lui accolle pas une durée de cotisation. Et c'est cela que nous disons, il faut conserver ces deux critères et il faut les moduler parce que derrière il y a aussi une volonté de faire travailler les jeunes plus tôt parce qu'on a besoin que d'une masse de travail supplémentaire. Donc, il faut faire travailler euh les jeunes plus tôt.
Il faut arrêter d'importer des inactifs parce que les inactifs pèsent solidarité nationale et nous n'avons plus les moyens euh d'assumer ce poids. Donc, c'est toute une série de mesures auxquelles toute une série de problématiques auxquelles répond cette réforme des retraites. Importer des inactifs, je reprends votre formule, vous visez l'immigration, j'imagine.
Est-ce que vous souhaitez par exemple permettre au demandeurs d'asile de travailler dès leur arrivée en France et et sans attendre 6 mois comme c'est le cas aujourd'hui ? Non, d'abord je souhaite réformer le le droit d'asile. Je souhaite réformer d'ailleurs sa procédure puisque je souhaite que les demandes d'asile soient effectuées dans les ambassades ou dans les consulats de n'importe quel pays du monde d'ailleurs, que ce soit le pays d'origine ou le pays de transfert et que ces gens ne soient accueillis que lorsque leur dossier en été a obtenu une réponse positive.
Voilà et et je pense qu'aujourd'hui nous sommes dans une forme de détournement en quelque sorte du droit d'asile qui est devenu une forme de filière d'immigration supplémentaire et ça n'est pas admissible particulièrement à l'égard de ceux qui sont véritablement en danger dans leur pays. Mais en quoi la politique du RN sur l'immigration on romperait avec celle qui a été euh faite précédemment ? Qu'est-ce qui vous distinguerait principalement Marine Le Pen ?
Ah mais il y a énormément de choses qui vont nous distinguer puisque aujourd'hui nous sommes dans une situation qui est intenable. Nous accueillons 500000 étrangers légaux par an. 500000, c'est un chiffre tout à fait considérable.
Donc 15 % seulement ont un contrat de travail. Donc quand je parlais d'importation de d'inactif, c'est que si vous voulez quand vous avez 85 % des gens qui arrivent et qui travaillent pas, il y a un moment ça pose un problème. Surtout lorsque vous savez que ceux qui sont déjà là en été sont deux fois plus au chômage que nos nos compatriotes.
Donc parmi eux beaucoup d'étudiants notamment. Non non non au chômage au chômage c'est pas c'est pas des étudiant je suis tout à fait je suis tout à fait d'accord pour accueillir des étudiants. Il faut qu'ils étudient il faut quand même avoir un critère pour que on juge du sérieux de la démarche d'étude et je suis pour donner une priorité d'ailleurs d'accès aux études aux pays francophones et notamment aux pays d'Afrique qui sont francophones.
Mais est-ce que ça c'est pas une vision très maltusienne de la France ? En 2037, on va avoir une population qui va commencer à décliner. On a une population vieillissante.
On a besoin de travailleurs notamment pour les services à la personne. Comment vous feriez-vous ? Oui, mais ça fait 40 ans qu'on nous explique ça.
Si vous savez, c'est pas pour ça que c'est faux. Bah si, c'est faux parce que sinon au bout de 40 ans, ça aurait été réglé. Vous voyez euh en réalité, ça fait 40 ans qu'on nous dit il faut euh euh plus d'immigration parce que ils vont sauver nos systèmes de retraite.
Nos systèmes de retraite euh ne s'est jamais aussi mal porté. Il faut plus immigration parce que il y a des métiers en tension et en réalité les métiers sont toujours en tension. Donc on voit bien que l'immigration n'est pas la solution.
En revanche, en revanche, bah bien sûr, je suis en désaccord avec cela. En revanche, le poids social, le poids de la prise en compte sociale de cette immigration, euh il est pour le coup considérable euh non obstant d'autres problématiques que vous connaissez qui est euh la surreprésentation euh dans le domaine de l'insécurité et autres. Jean les Marie, Jordan Bardella a un modèle de plus en plus évident, c'est Nicolas Sarkozi, il l'admire, il le consulte et et d'ailleurs l'ancien président de la République compare lui le président du RN à Jacques Chirac.
Est-ce que Nicolas SarkoZi est également devenu votre modèle Marine Le Pen ? Non, non, j'ai combattu Nicolas Sarkozy politiquement euh toute ma vie et je considère que il a gâché une chance incroyable pour la France. Il a été élu avec un élan populaire très important.
Il n'en a strictement rien fait. Donc, je veux dire que c'est pas mon modèle. Ça n'est pas celui non plus de Jordan Bardella.
Ça n'est pas parce qu'on rencontre un ancien président euh de la République. Ça n'est pas peut-être parce que on loue euh son euh énergie que euh c'est un modèle. Donc je peux vous dire que pour le Rassemblement national, Nicolas Sarkozy est même presque un contre.
Au-delà de la personne de Nicolas Sarkozi, vous voyez bien ce qui est en cause. C'est la fameuse union des droites ou en tout cas un rapprochement d'abord entre vos électorats et de fait ils sont de plus en plus proches. C'est ce que les études nous disent mais aussi peut-être un jour un travail politique commun qui serait incarné par exemple par Erik Siotti.
Qu'en pensez-vous ? Bah euh j'ai envie de vous dire que l'union, elle se fait avec tout le monde. Euh avec euh les gens euh de droite et avec les gens de gauche.
Vous êtes en train de parler à une députée qui est élu dans une circonscription qui a été sociocommuniste pendant 80 ans. Donc ça veut dire que les électeurs étaient sociounistes et ils sont devenus rassemblement national. Donc nous avons vocation à attirer tous les Français euh comme notre nom l'indique d'ailleurs Rassemblement national.
Nous voulons rassembler la nation. Et donc on va pas commencer à faire passer les gens sous des jauges en disant toi tu es de droite donc oui non. Toi tu es de gauche donc oui non.
Moi, je veux rassembler tout le monde. Je ne crois pas à l'Union des droites. Voilà, je l'ai dit, je l'ai redit.
Euh, [grognement] je considère que c'est l'artlésienne, y compris au législativ. Et en réalité la droite la droite on peut pas se rassembler d'ailleurs avec une droite qui est en voie de disparition parce que si la droite c'est LR si tentait qu'on sache qui est qu'est-ce qui est la droite parce que j'ai l'impression qu'il y en a plusieurs entre Xavier Bertrand qui est la droite de gauche et Morano qui se présente comme étant la droite de droite. Bon il y a quand même des nuances.
Moi tous ces concepts là ne m'intéressent pas. Moi je suis candidate à la présidentielle. euh le président de la République qui doit rassembler la nation française.
Donc je viens dire à tous les Français qui sont attachés [grognement] à leur identité, à leur culture, à leur continuité historique, mais aussi à ceux qui considèrent que depuis 40 ans, il n'y a que des erreurs qui ont été commises dans le domaine économique [grognement] et et dans l'intégralité des domaines y compris qui touchent à nos services publics que ils doivent encore une fois venir travailler avec nous, ils ont leur place aux législatives puisque l'une des possibilités serait par exemple, je ne sais pas si d'aventure un membre du RN était élu à la présidentielle, le RN pourrait ne pas avoir la majorité législative qui suivrait. Est-ce que vous imagineriez par exemple gouverner avec une partie de la droite ? Alors, les équations à plusieurs hypothèses [rires] en politique, j'essaie de les éviter.
Je pense que la RAl nationale est précisément celui qui a le plus de chance d'avoir une majorité. Mais si nous n'avons pas dans l'hypothèse où nous n'aurions pas de majorité, nous arions la chercher. Voilà.
C'est le travail de la démocratie. Le tra de la démocratie, c'est prendre l'Assemblée nationale telle qu'elle est et essayer de trouver une majorité pour pouvoir changer réellement les choses. Et alors dans la perspective de cette législative, vous avez fait le le travail détection des brigaleuses qui est pas de manque cette monsieur mais je je veux cocher toutes les je veux profiter de votre présence pour j'entends bien mais là vous êtes en passe de réussir hein par ailleurs.
Je vous remercie [rires] pour cette bonne note. J'aimerais une réponse euh si enfin sans vous y contraindre mais si vous me donniez une réponse, je vous en remercierai. Oui, mais c'est bien.
Voyez, les journalistes de gauche en réalité euh trava travaille pour alors là c'est vous qui cochez la case. Non non mais les journalistes de gauche travaillent pour nous. C'est les journalistes de gauche qui vont chercher dans des tweets il y a 15 ans pour voir si la personne n'a pas tenu des propos font un travail qui nous permet effectivement potentiellement d'écarter des gens qui n'ont pas la même vision que nous et dont nous nous apercevons à la lecture de leur propos que ils ne partagent pas nos opinions et qui se sont peut-être trompé de parti nous.
Le journaliste sur la droite, c'est-à-dire Jean les Marie veut vous poser une question. pas forcément besoin de remonter 15 ans en arrière quand David Rashlin maire de Fréjus s'affiche il y a quelques mois en photo avec des figures du Gud mouvement raciste et antisémite. Non mais ça vous a pas échappé que David Rachelin a pris énormément de distance avec le Rassembl nationale.
Donc il fait partie des gens qui peut-être se sont rendus compte que en réalité ils s'était peut-être trempé de crèmerie. J'en ai marri. On va penser peut-être maintenant aussi à toutes celles et ceux qui se réveillent ou qui débutent leur journée sous une chaleur écrasante.
Cette canicule. Il y a 3 ans encore, vous estimiez que les experts du climat, les experts du Jac étaient très très alarmistes. Est-ce que vous le pensez toujours ?
Bah, c'est-à-dire que vous savez bien que le GC en réalité fait plusieurs hypothèses. Euh il y a des hypothèses qui sont extrêmement alarmistes et puis il y a des hypothèses qui le sont moins et en réalité c'est l'échédiatique de ces hypothèses qui bien souvent prend l'hypothèse la plus grave. Mais les hypothèses et prévoir l'avenir du climat, euh ça n'est pas une difficulté.
Le là où le maillon est faible, c'est en réalité au niveau de la décision politique. C'est-à-dire qu'entre 2003 qui a été une canicule euh mortifère et aujourd'hui, il y a quasiment rien qui a été fait. Euh et alors, je pense que nous avions euh raison sur un certain nombre de sujets quand depuis euh 20 ans, nous nous opposons aux accords de libre échange et quand on apprend euh que 50 % de notre empreinte carbone est liée euh aux importations, euh nous avions euh raison quand euh nous défendons le nucléaire et l'hydro parce que nous considérons que ce sont des énergies [grognement] stables, décarbonées, abondantes et hélas pas aussi peu cher que ça pourrait l'être.
Nous avons nous avons raison. Et moi quand je défends un grand plan clime, parce que je considère qu'en 2026, il est honteux mais honteux que des bébés euh euh qui naissent dans des hôpitaux, des personnes âgées, des malades, sont obligées de supporter des chaleurs qui tuent je soyons clair, la chaleur extrême telle que nous la vivons, elle tue des gens. Donc moi comme responsable politique, à partir du moment où il y a une solution, peut-être il y en aura-t-il d'autres après.
Je crois beaucoup au progrès. Vous savez, je à la différence des écologiste, moi je considère que l'homme est est est à a un génie qui fait que il arrivera à trouver euh euh technologiquement, scientifiquement les solutions pour pouvoir continuer à vivre dans le confort avec le le le changement climatique que nous vivons. Et en même temps, vous voulez supprimer le fond vert qui aide notamment les communes à rénover les écoles.
Pourquoi voulez-vous abandonner ce ce chantier ? Comment vont faire ses mères, ses élèves, ses familles ? Oui.
Alors, d'abord, excusez-moi, j'ai entendu tout et n'importe quoi sur ce fond vert. Des députés non mais des députés des députés mis en cause en disant queils avaient pas voté le fond vert. Ça a été passé en 493.
Bon, et il se trouve que le fond vert exclut expressément la climatisation. Donc ça me pose un problème en effet, je pense qu'il y a des structures plus efficaces et plus performantes à mettre en œuvre. notamment un nouveau dispositif qui s'appelle 100 % rénovés par Jean-Philippe Tangui qui a beaucoup travaillé et qui permet à mon avis beaucoup plus rapidement et et de manière beaucoup moins coûteuse et en évitant les biais que l'on connaît avec la prime rnove de pouvoir apporter les solutions à nos compatriotes.
Et en même temps, vous voulez toujours baisser la TVA sur le carburant, le fou, le gaz des énergies fossiles qui on le sait et ça c'est scientifique aggrave énormément le réchauffement. Est-ce que c'est rendre service aux Français, ça au bout du compte ? Oui.
Oui. Euh je pense que je enfin moi je ne partage pas euh l'avis euh euh qui est assez fréquent à gauche sur la décroissance. Je ne crois pas que la solution soit dans la décroissance.
Voilà. Donc on arrête de rouler, on arrête de on arrête de respirer, on arrête on arrête de l'agriculture, on arrête tout parce que arrêter tout c'est en réalité fragilisé. Non, pas arrêter tout mais par exemple rouler en voiture électrique ou vous voyez ce genre de choses.
Oui. Enfin euh encore faut-il avoir une filière qui permette de pas dépendre exclusivement de la Chine, vous voyez ? Parce que sinon euh on remplace un problème par un autre problème.
Moi, je pense que l'énergie l'énergie dans une société c'est comme le c'est comme l'énergie pour un corps humain. Quand vous n'avez plus d'énergie, vous vous affessez. Et bien quand un pays n'a plus d'énergie, il s'affesse.
Donc cette énergie, c'est un bien de première nécessité. Et donc, je considère que euh l'État doit faire un effort pour ne pas le taxer euh comme il le taxe actuellement, ce qui contribue à des prix qui sont euh considérables. Après le fond vert, je vous propose le fond noir.
On va écouter Pierre Soulage. C'est une archive France Culture. Arrivver à l'atelier et attendre d'oser parce que tout ce qu'on peut faire dans un atelier, c'est là. et je commence et puis ça va autre chose.
Et c'est j'avais envie pas tellement oublié au profit de ce qui apparaît et que je n'ai pas attendu. C'est comme ça que je mettrai à l'atelier. Sinon si je fais ce que j'ai prévu, je le fais parfois mais quand quelque chose apparaît que je n'ai pas prévu, c'est probablement même là que se trouve ce qui m'intéresse le plus.
Voilà pourquoi aussi je peins. Voilà la voix de de Pierre Soulage, elle n'est pas facile effectivement à entendre. C'est une archive Franceculturée et c'est pour ça que je voulais vous la faire entendre Marine Le Pen parce que ici dans cette station au-delà des des personnes qui sont euh il y a euh un rôle un rôle extrêmement important qui est de conserver la mémoire de la nation parce que Pierre Soulage mais je pourrais vous parler de Jeanne Fav Saada ou d'autres c'est des gens pas forcément Soulage étaient très connu Jeanne Fav Saada les moins et donc tous ces gens sont quelque part dans les bandes que que nous conservons parce que à la différence du secteur privé, nous avons la possibilité de les enregistrer parfois pour moins d'auditeurs hein parce que ces gens-là ne sont pas tous très célèbres tout de suite mais ça sert d'abord à la souveraineté, au rayonnement de la France et à la nation.
Le le projet du RN propose une privatisation de ce secteur public audiovisuel et France Culture n'est pas rentable, ne peut pas être rentable et ne doit surtout pas être rentable. Parce que si nous devions être en table, ben je ne pourrais pas inviter Jeanne Fav Saada. Comment résoudre ce paradoxe, cette contradiction ?
Vous voulez le rayonnement de la France mais vous voulez éteindre un certain nombre de ces rayons ? Bah c'est-à-dire que moi, je considère que il faut évidemment garder un service public mais beaucoup plus réduit que celui qui existe actuellement. Bon, il faut, vous avez raison, que la France conserve sa voix à l'international notamment.
Donc, il faut qu'il y ait un un média qui soit capable d'être la voix de la France dans le monde. Il faut qu'il y ait un média qui soit le lien le lien entre le l'hexagone et les territoires d'outre mer. Ça c'est une absolue certitude.
Mais ce qui est sûr, c'est que dans une grande démocratie, avoir un service public, c'est-à-dire une voie en quelque sorte potentiellement gouvernementale aussi importante que celle-là ne se justifie pas. C'est pas une fover. Non, mais je vous dire je vais vous dire très honnêtement, je vais vous dire très honnêtement.
Moi, je pensais qu'on qu'on se réjouirait de ma proposition en disant "Ah bah, on les a accusé de vouloir mettre la main sur tous les canaux de diffusion. d'avoir des visées autoritaires de de s'ils arrivent au pouvoir de se du se servir du service public pour défendre leurs idées et cetera, je viens dire bah non pas du tout. Moi, je souhaite que une grande partie, pas l'exclusivité mais une grande partie du service public soit privatisé.
Bah non, vous voyez en fait j'ai toujours tort dans tous les cas. Donc je maintiens cette position 4 milliards et je vais vous répondre ça coûte 4 milliards par an. Euh [grognement] nous devons faire des économie absolument encore une fois dans euh euh partout parce que la trajectoire budgétaire que nous proposons euh nécessite de faire 20 milliards d'économies la première année, 40 la 2e, 60 euh la 3e, 80 la 4e et 100 la 5 coû cher.
L'éducation coûte cher. On peut essayer l'ignorance, on peut essayer d'accord. Non non, on essayie pas l'ignorance.
Mais vous prenez un exemple qui qui est assez bon d'ailleurs, l'éducation. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que moi je suis très attaché à à l'éducation nationale, j'ai fait toutes mes études, mais est-ce que le privé ne remplit pas aussi ce rôle d'éducation auprès de centaines de milliers de nos enfants ? Bah voyez, vous répondez. le fait de s'accaparer en quelque sorte le fait de le fait de s'accaparer si vous voulez de manière un peu exclusive l'idée qu'on s'intéresse à la culture qu'on pourrait euh faire entendre des auteurs.
Je pense qu'il y a le privé est aussi capable de le faire et il peut y avoir d'ailleurs des cahiers des charges lors de la privatisation pour exiger en quelque sorte une forme de transmission àquelle je suis bien sûr attaché comme vous du patrimoine et et de notre talent et de notre génie. Merci Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale.
Marine Le Pen