Campagne présidentielle, voile, dette: Jean-François Copé, maire LR de Meaux, était invité de BFMTV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que c'est un populiste ? Sans doute le visez-vous. Jean-Luc Mélenchon, ce sera ma première question.
- 0:45OuverteRéponse partielle
Vous le croyez sincère ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Est-ce que vous reconnaissez aux responsables politiques le droit de se tromper ou en tous les cas de changer d'avis ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Vous pensez que c'est uniquement un calcul électoral cynique, froid et mécanique ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Estimez-vous qu'on est plus durs avec vous parce que vous avez été au pouvoir ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Est-ce que vous pourriez nous l'expliquer ? Au sujet du voile, vous avez dit qu'il était trop tard.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Jean-François CopéFait
« Jean-Luc Mélenchon, de toute façon, il est dans une stratégie qui n'a rien à voir avec la sincérité. Il est dans une stratégie populiste, comme d'ailleurs à l'autre côté de l'échiquier politique le Rassemblement National. »
- 2:00Jean-François CopéFait
« Il y a eu des erreurs commises, il y a eu des reculades, et souvent sous la pression des populistes, comme sur les retraites, ou des demi-mesures, toujours sous la pression des extrémistes. »
- 5:00Sonia MabroukChiffre
« Le déclassement économique, le pouvoir d'achat en berne, et puis une forme de renoncement, M. Copé ? »
- 7:00Jean-François CopéFait
« Il est autorisé, sauf dans un certain nombre de lieux, d'affiches, de porter des signes religieux. »
- 11:00Jean-François CopéFait
« Les trois candidats sérieux à droite, qui sont les trois chefs de parti. En fait il y a beaucoup de convergences. Ils disent qu'ils ne sont pas d'accord. »
- 13:00Jean-François CopéPromesse
« Il est impératif qu'à partir du mois de novembre ou décembre il se dessine le fait de se retrouver derrière un seul. »
- 15:00Jean-François CopéFait
« Celui qui porte le bilan de M. Macron, il s'appelle M. Macron. »
- 18:00Jean-François CopéFait
« Moi je pense que, par exemple, puisqu'on prend l'exemple du référendum, je vous l'ai dit toute heure, j'ai aucune objection sur le principe du référendum, mais ça doit être pour faire une loi. »
- 19:00Jean-François CopéFait
« Il faut arrêter de raconter, enfin, il ne faut pas se mentir non plus. Ils ont tous les trois participé au macronisme. »
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Et auparavant, on accueille notre invité, Jean-François Copé. Bonsoir. Bonsoir.
Merci de votre présence. Vous êtes le maire LR de Meaux. Je rappelle le titre de votre ouvrage qui fait beaucoup réagir. « Quand les populistes trahissent le peuple ».
Alors, est-ce que vous pensez que c'est un populiste ? Sans doute le visez-vous. Jean-Luc Mélenchon, ce sera ma première Première question.
Je voudrais que vous l'écoutiez sur le voile parce que votre sortie, si je puis dire, a également fait réagir. Est-ce que vous reconnaissez aux responsables politiques le droit de se tromper ou en tous les cas de changer d'avis Écoutons M. Mélenchon.
J'ai rencontré des femmes qui portaient le voile ou des femmes très croyantes et qui ne portaient pas le voile. Et des femmes qui n'étaient pas croyantes mais qui disaient chacun fait comme il veut. Et on a parlé, j'ai donné mes arguments que j'avais à l'époque.
Et puis, au terme de la discussion, en plus, c'était des gens souvent qui étaient de mon bord, quoi, politiquement. Et puis, pas cruche, hein, d'accord ? Oui, non, mais il y a un voile, mais il y a quelque chose dessous, hein, c'est un cerveau.
Donc, eh bien, j'ai été convaincu et j'ai changé d'avis. Je me suis dit, j'avais fait une erreur terrible. Vous le croyez sincère ?
Oh, je ne sais pas, ça n'a aucune espèce d'importance. Jean-Luc Mélenchon, de toute façon, il est dans une stratégie qui n'a rien à voir avec la sincérité. Il est dans une stratégie populiste, comme d'ailleurs à l'autre côté de l'échiquier politique le Rassemblement National, qui consiste en réalité à capter des électorats donner, en leur disant ce qu'ils ont envie d'entendre pour les radicaliser et les victimiser face aux élites, face aux partis de gouvernement.
Et ils proposent des choses qui bien souvent sont irresponsables sur le plan économique, sur le plan des questions de société. Et il encourage, lui, il a fait ce choix, la montée du communautarisme. Donc je le combats évidemment comme je combats de l'autre côté de l'échiquier politique, un rassemblement national qui est dans une logique de stigmatisation.
Donc vous avez d'un côté Mélenchon qui victimise et de l'autre Le Pen qui stigmatise. Et nous notre rôle c'est de dire il n'y a en réalité aucune victime, on est là en fait pour protéger nos concitoyens et c'est tout l'enjeu de cette campagne présentielle. Nous allons en parler mais qu'est-il arrivé au laïcard comme certains l'appelaient Jean-Luc Mélenchon ?
Vous pensez que c'est uniquement un calcul électoral cynique, froid et mécanique Complètement. Je pense que Jean-Luc Mélenchon n'est que cynisme et calcul. Et je n'ai aucun doute là-dessus.
Ce n'est pas les autres responsables politiques, M. Copé. J'ai vu...
Non mais après, vous savez, l'énorme force des populistes par rapport au parti de gouvernement c'est que les populistes en fait on est très indulgents avec eux ils peuvent raconter n'importe quoi ils peuvent se contredire dix fois on dit c'est normal c'est mélenchon il est excessif alors qu'on a une très grande exigence vis-à-vis vis-à David, nous qui sommes là à incarner la rigueur, le sérieux. Alors évidemment, je reconnais que c'est moins fun, c'est moins sexy. Mais oui, quand il dit qu'il y a quelque chose sous le voile, il y a un cerveau, c'est extrêmement inélégant vis-à-vis des femmes qui portent des voiles de dire ça, il y a un cerveau, personne ne va jamais lui en faire le reproche.
Mais voyez-vous peut-être qu'on est...
Estimez-vous qu'on est plus durs avec vous parce que vous avez été au pouvoir ? Parce que vous avez un bilan parce qu'il y a des actions qu'on peut juger. Je vais vous dire une chose, ce n'est pas pour ça en fait.
L'exigence vis-à-vis des partis de gouvernement, c'est parce qu'on considère qu'on doit incarner la rigueur, le sérieux, et qu'on ne nous passe pas ni les erreurs, ni même les choses positives d'ailleurs. Parce que, il faut bien le reconnaître, je l'ai dit d'ailleurs dans mon livre, il y a eu des erreurs commises, il y a eu des reculades, et souvent sous la pression des populistes, comme sur les retraites, ou des demi-mesures, toujours sous la pression des extrémistes, parce qu'on ne veut pas trop faire, se faire accuser de tout. Et c'est souvent pour ça qu'on recule.
Mais en réalité, il y a eu des réussites aussi. La gestion de la crise financière par Sarkozy, la gestion de la crise terroriste par Hollande, la crise du du Covid, quoi qu'on en ait dit, par Macron. Malheureusement, le verre est aussi à moitié vide.
Non, il est aussi à moitié plein, Sonia Mabrouk. Oui, mais pardonnez-moi de vous rappeler la dette, le déclassement économique, le pouvoir d'achat en berne, et puis une forme de renoncement, M. Copé, qui m'étonne de votre Est-ce que vous pourriez nous l'expliquer ?
Au sujet du voile, vous avez dit qu'il était trop tard. Ah oui, non, aucun renoncement. Il y a en réalité un rappel.
C'est que la laïcité, c'est la liberté pour chacun d exercer son culte, à condition de respecter celui des autres et de respecter les lois de la République. Or, il se trouve qu'aujourd'hui, nos compatriotes de confession musulmane, et en l'occurrence les et c'est vrai dans le monde occidental entier. Vous le voyez partout.
Et c'est une chose qui est bienvenue pour la société française ? Moi, à titre personnel, je suis évidemment de ceux qui préfèrent toujours que l'on n'affiche pas de signes religieux, quels qu'ils soient. Mais ce que je veux dire, c'est que dans notre République, il est autorisé, sauf dans un certain nombre de lieux, d'affiches, de porter des signes religieux. – Mais vous dites qu'il est trop tard, comme si c'était quelque chose contre lequel on ne pouvait plus rien faire. – À partir du moment où vous avez un nombre aussi considérable de femmes... – Donc c'est le nombre qui dit que la politique ? – Ce n'est pas le nombre qui dit que la politique, c'est la réalité, c'est le fait que le pragmatisme doit l'emporter.
Et heureusement ! Pourquoi voulez-vous qu'aujourd'hui, après n'avoir rien dit pendant 30 Trente ans, de toutes parts, tout d'un coup on décide de faire une loi d'adhésion qui, un, serait anticonstitutionnelle. Je rappelle ce petit détail quand même parce qu'on ne peut pas le faire pour un seul culte.
Il faudrait le faire pour tous les cultes. Et donc ça veut dire aussi le culte juif, le culte chrétien. Et deuxièmement, comment est-ce que matériellement on met ça en place aujourd'hui ?
C'est une chose de dire que c'est anticonstitutionnel, c'est important, il y a un expert, il y a un débat d'experts. Mais moi j'ai entendu dans votre, et pardonnez-moi de le dire ainsi, est-ce qu'il n'y a pas une forme de renoncement, voire même certains disent de lâcheté politique, de dire regardez on ne peut plus rien faire en réalité. Non parce que je sais, je vais vous dire, on m'a beaucoup attaqué là-dessus notamment l'extrême droite, beaucoup attaqué dessus.
J'aurais juste rappelé un petit détail, je l'ai dit il y a longtemps ça, il y a de nombreux mois je l'ai écrit, je lui ai dit le combat il est amené contre l'intégrisme islamiste sous toutes ses formes mais en même temps, il faut regarder aussi la vie quotidienne et le maire de mots que je suis témoigne qu'il y a énormément de femmes de confession musulmane, pour certaines portent le voile, pour d'autres ne le portent pas, mais qui par ailleurs incarnent des réussites dont personne ne parle, aussi bien personnelles, familiales, et que l'attachement personnel qu'elles ont au port du voile ne doit pas conduire à les pointer du doigt, parce que là, à ce moment-là, on fait le jeu de Mélenchon. Là, vous dites stigmatisation alors ? Justement, ce que je ne veux pas, c'est justement qu'on les pointe du doigt en stigmatisant, parce qu'en le faisant, à ce moment-là, on rentre dans un process qui conduira Mélenchon à en faire des victimes.
Moi, j'ai écrit dans mon livre et je le dis...
Donc vous estimez que interdire le voile, c'est pointer du doigt les femmes musulmanes ? Bah c'est...
Bien sûr, puisque ça ne concernerait que les musulmanes. Les femmes musulmanes...
Non, la question que je vous pose, c'est quel sens donnez-vous ? Quel sens politique ou religieux donnez -vous au voile ? Mais je donne le signe, je donne l'interprétation, je donne aucune interprétation, c'est pas mon...
C'est pas mon rôle, ce que je dis simplement...
Non, non, je dis simplement...
Vous pouvez estimer que soit c'est un bout de tissu, soit que c'est un signe de soumission de la femme. Vous n'avez pas d'avis ? Mais ça n'est absolument pas, de manière systématique, au nom de quoi on dirait que c'est un élément de soumission.
Ce qui serait un élément de soumission, c'est si les femmes y étaient forcées. Et là, à ce moment-là, on rentre dans autre chose. Parce que là, je peux vous dire, moi, qu'en tant que mère, il m'est arrivé d'avoir des signalements de famille dans lesquels...
Mais ça va beaucoup plus loin. Ce n'est pas le voile. C'est des choses beaucoup plus graves en termes de soumission.
Donc moi, je vois aujourd'hui beaucoup de femmes de confession musulmane qui, par ailleurs, réussissent leur vie familiale, professionnelle à tous les niveaux et qui, par ailleurs, portent à voile. Et encore une fois, je pense que ce n'est pas ce combat-là qu'il faut mener. Je le laisse au Rassemblement national.
Je préfère en revanche être inflexible sur l'intégrisme islamiste. Et Dieu sait si, dans les salles de sport, dans les prisons, il y a énormément à faire. Comme de la même manière, il faut être absolument inflexible sur un discours de laïcité.
Et il y a beaucoup de choses à dire sur ce sujet. Mais vous ne considérez pas que le voile est un instrument politique Sonia Manbrouc, j'observe que désormais tous les candidats de droite disent la même chose que moi. Et j'observe qu'au Rassemblement National c'est une guerre civile entre M.
Bardella, Mme Le Pen et tout l'orchestre. Il n'y en a pas un qui est d'accord. Ce ce qui prouve bien que de temps en temps, quand on assume plutôt que d'être dans la démagogie, ça permet à tout le monde de se reprendre ses responsabilités.
Parlons justement du fait d'assumer et donc de ne pas reculer. Par exemple au sujet de l'immigration, je vous en parle, c'est quelqu'un de votre parti qui a tenu ses propos aujourd'hui, M. Retailleau, je voudrais vous interroger sur cela, vous allez voir ce qui a été dit par le candidat, M.
Bruno Retailleau, il parle de la volonté populaire et il veut une réforme constitutionnelle pour donner le dernier mot au peuple français sur certains sujets. Réformer la constitution, cela a provoqué des cris d'orfraie et vous ? Non, réformer la constitution c'est la bonne formule parce qu'à partir du moment on réforme la loi suprême et bien on a parfaitement le droit de considérer, puisqu'il a proposé le référendum, d'utiliser le référendum.
Moi c'est quelque chose qui ne me choque pas du tout. Moi je suis toujours un peu sceptique parce que les référendums, malheureusement c'est très binaire. C'est-à-dire que c'est soit oui, soit non.
Alors faire trancher par référendum sur des questions complexes, si le non l'emporte, on perd la possibilité de faire autre chose. J'imagine que vous faites confiance à l'intelligence des Français. Mais ce n'est pas la question de l'intelligence, c'est qu'une loi, pour avoir été parlementaire pendant des années, c'est très complexe en fait.
Parce que vous avez des articles différents, vous les amendez. Or dans un référendum, vous ne pouvez pas amender. Le texte arrive, c'est oui ou c'est non.
Au Parlement, non. Au Parlement, vous avez un texte et on peut amender, on C'est oui ou c'est non pour la proposition de M. Rotaillot ?
Ça dépend sur quoi, et moi j'ai envie de dire que dans tous les cas de figure, il faut réformer la Constitution, donc il faut une majorité pour le faire. Et ensuite, une fois qu'on a ça, ça ne peut pas être sur tout le référendum, ça ne veut pas être sur tous les sujets, parce qu'il y a des sujets qui doivent relever de la loi justement parce qu'elles doivent être travaillées par le Parlement. Au sujet de Bruno Retailleau, justement Jean-François Copé, vous comptez avec d'autres amis peser et de plus en plus sur l'offre politique actuelle et qu'on convaincre, dites-vous d'ici à la fin de l'année ceux qui sont les moins bien placés dans l'intérêt de la France à se ranger derrière le favori.
Est-ce qu'il ne faut pas le dire plus simplement et vous dites il faut se ranger derrière Edouard Philippe ? Non parce qu'aujourd'hui c'est un peu tôt en fait. On voit bien que les candidats ont envie d'exprimer leur projet, leurs différences, leurs convergences.
Moi je trouve...
Vous êtes trop bons, vous les laissez faire des candidatures de témoignage. Il ne faut pas que ça dure longtemps. Mais là dans les semaines qui viennent, moi je note déjà, et je trouve que c'est assez intéressant, les trois candidats sérieux à droite, qui sont les trois chefs de parti.
En fait il y a beaucoup de convergences. Ils disent qu'ils ne sont pas d'accord. Quand vous regardez, ils sont tous pour la baisse de la dépense La baisse des impôts, la réforme de l'État, l'école, où pour beaucoup on parle d'en finir avec le collège unique, de réorganiser.
Il y a beaucoup de convergences pour avoir fait l'exercice sur l'environnement. Sur tous ces sujets, il y a beaucoup de convergences. Et ça, ça me fait dire que la période est une période de décantation et que de toute façon il est impératif qu'à partir du mois de novembre ou décembre il se dessine le fait de se retrouver derrière un seul.
Et comme ils n'ont pas voulu faire de primaire, moi j'étais pour, ils n'ont pas voulu. Très bien, donc maintenant il n'y a plus de primaire possible. Donc que ce soit derrière celui qui, dans les sondages, sera nettement le mieux placé.
Aujourd'hui, factuellement c'est Édouard Philippe, on verra ce qu'il lancera dans les deux mois qui viennent. Cotez-moi d'un doute, vous faites toujours partie des Républicains ? Bien sûr.
D'accord. Donc vous faites partie des Républicains et vous êtes en train de nous dire que si les sondages sauf accidents, dans quelque temps, vous allez demander au président de votre parti de se ranger derrière un candidat qui n'est pas du tout du parti. Si l'inverse arrive...
Intellectuellement ou politiquement, c'est une vraie question. Oui, mais c'est plus qu'intellectuel. C'est l'avenir de la France qui est en jeu.
Le vrai débat, il est de voir si on est capable, nous, de faire une offre sérieuse d'un parti de gouvernement qui se reconstitue plutôt que d'être morcelé, qui en gros ressemble à un grand parti de droite et du centre-droit. Et en l'occurrence, on l'a connu avec l'UMP. Peu importe le nom, qu'ensuite on prépare les législatives pour des candidatures uniques.
Et donc, s'il apparaît que c'est Bruno Retailleau qui est en tête, je m'en réjouirai puisque c'est ma famille politique. Mais si ça n'est pas le cas, il appartiendra à chacun de prendre ses responsabilités et à nous de le dire. M.
Copé, qu'est-ce que vous dites ce soir à une partie de l'électorat de droite sans doute qui vous regarde, qui vous dit mais ce n'est pas mon candidat M. Edouard Philippe ou M. Gabriel Attal c'est l'héritage du macronisme et je veux un candidat de droite Je l'entends parfaitement mais en Vous êtes des orphelins à vie.
Non, c'est pas ça, c'est qu'il faut arrêter de raconter, enfin, il ne faut pas se mentir non plus. Ils ont tous les trois participé au macronisme. Enfin, moi je veux bien, on fait tous de la langue de bois dans la vie.
M. Retailleau, si vous lui dites ça, il vous dit mais pas du tout, je suis l'anti – Oui, il le dit. – Ça vous fait sourire ? – Ce n'est pas que ça me fait sourire.
Encore une fois, j'ai fait partie de ceux qui étaient extrêmement heureux qu'ils participent au gouvernement, ainsi que tous les autres ministres à l'air, parce qu'en réalité, ils ont gouverné ensemble. Donc il porte le bilan de M. Macron ?
Il ne porte pas le bilan de M. Macron, mais je note quoi ? Je note que celui qui porte le bilan de M.
Macron, il s'appelle M. Macron. Donc il faut qu'on arrête...
Il ne s'appelle pas M. Philippe et M. – Pour partiellement quand même, il ne faut pas exagérer. – Moi j'ai connu une époque politique, M.
Copé, où le Premier ministre était quand même solidaire quelquefois du Président. – Oui mais tout le monde est solidaire, enfin je suis désolé, moi je suis alors pour le coup, j'arrête la langue de bois là-dessus, celui Lui qui a porté tout ça, c'est Emmanuel Macron. Bon, que des gens comme les trois chefs de parti en question y aient participé, c'est un fait, mais ça ne doit pas être l'élément clé.
L'élément clé, c'est de refaire un clivage droite-gauche. C'est-à-dire qu'on fasse en sorte d'arrêter ce en même temps macronien qui nous a tués. C'est la raison pour laquelle il faut que celui des trois qui soit candidat ait tout le monde autour de lui dans un programme de droite et de rupture par rapport à ce que Macron n'a pas fait.
Moi, je vous pose la question et je reprends l'expression qui avait été théorisée par M. Allamanque. Est-ce que ce n'est pas toujours le même cercle de la raison qui veut rester au pouvoir ?
Mais moi, je n'aime pas la formule. Je vais vous dire, je n'aime pas la formule du cercle de la raison parce qu'il n'y a pas ceux qui ont raison et ceux qui ont tort. C'est en réalité, je parle moi des raisonnables.
C'est-à-dire, vous savez quand on était petit...
Mais qu'ils sont les raisonnables ? Nos parents nous disaient soit raisonnable. Ça veut dire quoi ?
T'as raison ou t'as tort. Ça veut dire fais en sorte de ne pas faire n'importe quoi. Pourquoi vous auriez eu le monopole de cette raison ?
Parce que je regarde les populistes et qu'en réalité, je vois quoi ? Je vois qu'à chaque fois, ils viennent instrumentaliser les passions, la peur, l'angoisse. Ils viennent chauffer les gens et quand on regarde les propositions elles sont toutes plus grotesques les unes que les autres qu'elles viennent de Le Pen – Et pourtant votre parti fait les mêmes propositions que le Rassemblement National ? – Ça dépend sur quoi ? – Sur l'immigration, sur le référendum non mais après pour rentrer sur ce détail la même témoin de qu'est-ce qui est populiste ça dépend des fois parce qu'il ya une tendance il ya une tentation il ya une tentation de courir derrière le RN, comme du côté du PS.
Il y a une tentation de courir derrière Mélenchon. Et je pense que c'est très dangereux. Moi, je pense que, par exemple, puisqu'on prend l'exemple du référendum, je vous l'ai dit toute heure, j'ai aucune objection sur le principe du référendum, mais ça doit être pour faire une loi.
Ça ne doit pas être pour contourner les juges, parce que les juges ne font pas les lois. – Qui veut contourner les juges ? Vous pose la question, M.
Retaillon ? – Non, mais vous savez que de manière générale, il y a tout un discours qui a été porté par Philippe de Villiers, qui a été porté par Zemmour, qui a été porté par Le Pen, voire par Mélenchon, et qui consiste à dire que les juges empêchent. Et je pense que c'est capital que dans un état de droit, et c'est ce qui fait notre différence, avec le régime de M.
Poutine, de M. Xi Jinping ou de M. Trump.
Il est capital que nous veillons à avoir une corde de rappel à travers la séparation des pouvoirs. Le fait d'être élu ne signifie pas qu'on fait Mais tout est n'importe quoi. Il faut être vigilant là-dessus.
Et croyez-moi, avec toutes les lois en vigueur, on peut déjà les appliquer et faire beaucoup de choses de manière très efficace. Quand le Conseil constitutionnel dit non à l'interdiction des réseaux sociaux, qu'est-ce que Ce n'est pas être populiste que se dire c'est dommage la décision du conseil constitutionnel, on peut être honnête. Écoutez, oui on peut être honnête, je crois l'être, je suis avocat, je regarde les questions de droit comme tout le monde, j'ai lu la La décision, le juge constitutionnel, il n'a jamais dit qu'il ne fallait pas interdire.
Il a même dit que c'était légitime. Il a simplement rappelé que ça devait se faire dans un cadre de droit et que le cadre de droit, ça ne peut pas être une interdiction générale et absolue. Mais heureusement, parce que ce qui est vrai pour les réseaux sociaux peut l'être pour plein d'autres sujets.
C'est pour empêcher qu'un gouvernement populiste, demain, fasse des interdictions générales et absolues sur n'importe quoi. Et c'est ça le rôle du Conseil constitutionnel. Il n'est pas là, encore une fois, je le répète, pour faire les lois.
Il est là pour servir de garde-fou, c'est son rôle par rapport à la constitution. C'est un point très important. Dans quelques instants, nos éditorialistes vont nous rejoindre et vont poursuivre cet échange.
Je vais vous proposer d'écouter Éric Zemmour sur l'immigration. Simplement un point, je suppose que vous le mettez dans la catégorie populiste. Comment vous expliquez aujourd'hui qu'une majorité de Français, dans des sondages, Mathio, les populistes que vous dénigrez ?
Est-ce à dire que les Français se trompent, qu'ils sont populistes eux-mêmes ? Non, je pense qu'il y a beaucoup de raisons. La première d'entre elles, c'est que les partis de gouvernement ont commis ce que j'ai appelé dans mon livre les péchés capitaux, c'est-à-dire qu'à force de faire des demi mis-mesure, de se compromettre, de reculer, de caler devant les grèves, bref, de faire la moitié des choses.
Ils n'ont pas été au résultat. Et puis il y a eu la fin du macronisme qui s'est traduite par une folie budgétaire impardonnable. À laquelle votre famille a participé ?
Pas partout, pas dans tout. Mais en tout cas, moi je suis assez à l'aise parce qu'à titre personnel, comme vous le savez, je n'ai participé à rien de tout ça. Vous avez été présente de l'UMP, porte-parole du gouvernement, le ministre Ce que vous me demandez, du temps où j'étais ministre des Finances, avec mon ami Thierry Breton, nous on a trois années en exécution, baissé les impôts, baissé les dépenses, baissé les déficits, baissé la d'être.
Donc après tout, je sais que c'est jamais bien de rappeler ce qui a pu être fait de bien mais je l'ai fait et si je l'ai fait c'est tout à fait faisable. Or Macron il a laissé tout filer dans des conditions irresponsables et c'est ce que nous payons aujourd'hui. Mais ça il n'est pas question qu'on en Prennent-nous la responsabilité.
Notre responsabilité à nous maintenant, elle est de sauver l'avenir et d'éviter que ce soit ça ou le peine dont le programme, et je le répète, délirant, irresponsable. La retraite a 60 ans. Vous parlez – Oui, justement.
Arthur Berda et Bruno Jeudy vont nous rejoindre, mais vous terminez votre propos. – Juste pour vous dire, en ce qui concerne la dette, typiquement, Mme Le Pen, puisque tout le monde s'inquiète de la dette, elle fait la retraite à 62 ans, c'est-à-dire 35 milliards de dépenses publiques supplémentaires qu'elle ne sait pas comment financer. Quand elle nous dit, de la même manière, la baisse de la TVA 5-5 sur les carburants, c'est 15 milliards.
Elle les paye comment ? Donc ces sujets-là, il faut bien qu'à un moment ou à un autre, on les mette sur la C'est le principe d'une campagne. Je salue Arthur Berda et Bruno Jody.
Bonsoir Arthur Hérault, bonsoir Bruno Jody et je vous propose d'écouter Éric Zemmour réaction tout à l'heure sur l'immigration, les manifestations notamment à Séauta. Avec la jurisprudence du conseil constitutionnel, on ne peut plus rien passer par la loi. Donc si on veut vraiment faire une politique sérieuse contre le grand remplacement, il faut un référendum et en appeler au peuple qui n'a jamais été consulté sur cette folle invasion migratoire qu'on lui a imposée depuis 40 ans.
Il y aura des différences entre le programme de Mme Le Pen, le mien et celui de M. Monsieur Retailleau, qui tous les trois proposent un référendum sur l'immigration, mais il n'y aura pas les mêmes choses dedans. Et ce qui sera intéressant, c'est de voir ce qu'on mettra dedans.
Et Eric Zemmour voit des points communs avec votre famille politique, la droite. C'est justement la première question d Arthur Berdard. Absolument, bonsoir Jean-François Copé.
Si je résume un tout petit peu ce que vous avez dit ce soir avec Sonia Mabrouk, vous dites en gros il est trop tôt pour choisir un candidat mais il est trop tard pour interdire le voile dans l'espace public. Je caricature un poil. Oui, c'est vraiment une caricature.
Ce sont deux citations, trop tôt et trop tard. Je suis le succotum, vous n'avez pas parlé du pain en chocolat, vous pouvez le rajouter. Allons-y !
Je crois qu'il l'a écrit. Eh bien alors, allons-y. Ce que je voudrais savoir simplement, c'est comment est-ce que vous, qui avez été le théoricien de ce que vous avez vous même appelé la droite décomplexée à l'époque, qui vous avez valu d'ailleurs, je m'en souviens, d'être considéré ou traité quasiment de l'extrême droite de ce qu'était encore l'UMP.
Comment est-ce que, en ayant été, puisque vous l'avez vous-même rappelé à l'instant, l'homme du pain au chocolat, vous êtes aujourd Aujourd'hui, prêt à soutenir un candidat qui est le plus centriste des droitiers ou le plus droitier des centristes, Edouard Philippe. Vous ne l'excluez pas en tout cas. Et puis vous dites « il est trop tard pour interdire le voile dans l'espace public ».
J'ai compris que vous ne le souhaitiez pas indépendamment de la question de au calendrier, et vous refusez de l'interdire le voile au conseil municipal à Meaux dans votre ville. Est-ce que, en gros, c'est la droite qui a changé ou est-ce que c'est Jean-François Copé qui a changé ? Monsieur Berda, vous êtes journaliste, donc vous êtes précis.
Ça veut dire que vous avez bien regardé tout ça avant de préparer vos questions. Vous avez bien regardé tout ça avant de préparer vos Quand vous me dites que je refuse d'interdire le voile au conseil municipal, pourquoi est-ce que je n'ai pas pris de décision d'interdiction ? Parce que j'ai regardé la loi.
Il n'y a pas de loi qui interdit le port du voile au conseil municipal. S'il y en avait une, j'en aurais été ravi, parce que moi, je fais partie des gens qui pensent qu'il vaut mieux ne pas avoir de signes distinctifs. Non, non, je termine.
Comme je n'en avais pas, si je l'avais fait, la candidate à la fille qui est contre nous, la conseillère à la fille qui est contre nous, dont tout le monde connaît, les engagements, elle préside un collectif anti-police, elle est hyper agressive dans tous les domaines. Qu'est-ce qu'elle aurait fait ? Elle aurait saisi le tribunal administratif, elle aurait gagné.
Et donc, elle aurait profité de ça pour gagner, pour emporter une victoire politique. Pourquoi voulez-vous simplement pour que M. Berda dise un mot gentil sur moi, je prenne cette décision idiote.
Bon, donc, c'est pour ça que je vous dis qu'il faut être précis, à raconter n'importe quoi. Oui, je suis pour la droite décomplexée, je l'ai théorisée, j'ai jamais changé de ma vie, qu'est-ce que c'est la droite décomplexée ? C'est d Arrêter de s'excuser d'être de gauche quand on veut prendre des décisions pour établir l'ordre dans les comptes, à l'école et dans la rue.
D'arrêter de s'excuser d'être de droite ? J'ai dit d'être de gauche. Je ne sais pas, pardonnez-moi, je ne donne pas de signification à Non, il n'y en a aucun.
C'est excuser d'être de droite quand on veut rétablir l'ordre dans les comptes, dans la rue ou à l'école. Or, pour cela, il faut appliquer les lois et le cas échéant en faire, plutôt que de s'excuser toutes les 10 minutes. Or, depuis des années, la droite a reculé.
Et c'est ça que j'ai théorisé. Après, vous me dites que je m'apprête à soutenir...
Non, je dis que vous ne l'excliez pas. Mais là encore, comme vous êtes précis, vous savez très bien ce que j'ai dit, donc pas la peine de faire ressemblant. Qu'est-ce que j'ai dit ?
J'ai dit que je voulais qu'il n'y ait qu'un seul candidat, comme tout le monde. On n'est pas idiots. S'il y a 12 candidats, comme aujourd'hui, ils sont tous formidables, mais à la fin de la journée, il n'y en a aucun qui sera finaliste.
Et donc ça veut dire qu'avec notre boîte de pop-corn, on va regarder le match, Mélenchon-Le Pen, c'est pas obligé. Et au moment où on parle ce soir, vous êtes optimiste ou vous craignez que ça se termine très mal ? De manière générale, vous voulez que je vous dise, tous ceux qui me posent la question, parce que tous les gens de droite sont en panique générale et je les comprends.
Moi, je fais comme tous les gens qui ont un peu de recul, c'est-à-dire que je travaille par scénario. Donc il y a toute une série de scénarios catastrophiques et il y a un chemin. Et ce chemin, c'est de faire en sorte que des gens responsables, Gérard Larcher, Valérie Pécresse, Michel Bargne, il y a un certain nombre d'autres.
Certains disent que ce sont les chapeaux à plumes qui vont aller pousser tel ou tel candidat pour qu'ils se retirent. Mais on appelait à la responsabilité. Michel Barnier vient de Bruno Rotaillot aujourd'hui.
Mais non, mais bien sûr. Mais aujourd'hui, même Michel Barnier, nous disons tous qu'il nous faut un seul candidat. Écoutez, on n'est pas fous.
Alors attendez juste un mot, parce que vous parlez de ces fameux chapeaux à plumes. Ce qui me concerne, je ne sais pas où je mets la plume. Juste là-dessus, un petit mot.
Vous savez quoi ? Je crois qu'on a vraiment vu ce que c'était quand on était gouverné par des gens de 14 ans et demi. Ça fait 10 ans. 14 ans et demi ?
Non mais des gens très jeunes. Donc je pense que si on fait une espèce de petit supplément, de valeur ajoutée en termes d'expérience pour les 6 mois qui viennent, après on laissera les génies reprendre la main. Mais si pendant les 6 mois, on peut donner notre expérience et dire que ce n'est pas obligé de faire n'importe quoi. – Ces génies, vous les avez accompagnés, vous les avez adoubés, vous avez voté le budget, donc vous avez accompagné une politique parce que le budget c'est une colonne vertébrale et vous venez de nous dire aujourd'hui qu'ils ont 14 ans et demi Non, mais vous savez très bien.
Là, vous ne faites pas un peu semblant de ne pas entendre ce que j'ai dit ? Vous savez très bien de qui je parle. C'est la Macronie qui est arrivée en 2017 sans avoir jamais vu un électeur.
Bravo, belle victoire et qui nous a raconté la vie, j'ai failli dire la messe mais on n'a pas vu l'ambiance, raconté la vie pendant toutes ces années, nous qui étions maires, qui étions sur le terrain et qui ne cessions de dire à Macron, mais ne laissez pas tomber la sécurité, l'immigration, etc. Donc il ne faut pas me le dire à moi. Vous dites vous, vous avez voter le budget, je n'ai rien voté du tout, je ne suis pas député. – Votre famille ? – Oui mais écoutez-moi, vous êtes LR ou vous ne l'êtes pas M.
Copé ? – Je suis LR, enfin d'abord les LR ils se sont opposés sur un certain nombre de...
Mais écoutez merci, je dis juste que je ne suis pas député donc je ne peux pas m'imputer des positions que je n'ai pas à défendu. – D'un mot pardon pour clarifier un échange qu'on a eu, pour être tout à fait précis, je crois que vous êtes l'auteur de la proposition de loi en effet qui a permis d'interdire la burqa en 2010. – Et surtout je l'ai fait voter. – Absolument.
Contre l'avis d'ailleurs de François Fillon et de Nicolas Sarkozy. – D'ailleurs, je reviens sur la question du conseil municipal. Vous avez pris l'exemple de mots, c'est-à-dire si je comprends bien ce que vous dites, vous êtes favorable à ce que la loi permette aux maires ? – Bien sûr. – Vous y êtes favorable.
Pour vous le voile n'est pas souhaitable dans un conseil municipal ? – Bien sûr, évidemment. Évidemment.
Écoutez, ça doit être un lieu de laïcité, mais c'est un vide juridique. Donc moi je ne vais pas offrir ce cadeau à mon opposant d'extrême gauche. En revanche, que les choses soient claires, tant que la loi ne l'interdit pas, je ne prendrai pas ce risque.
Le jour où la loi l'interdit, je pense que ça aura du sens dans un conseil municipal. C'est pour ça que, encore une fois, c'est tout l'énorme avantage qu'on a, la chance qu'on a quand on est maire. C'est qu'on sait que ce n'est pas binaire, la vie.
Voilà. Il faut trouver les meilleures solutions tout en respectant et en ne concédant rien aux principes républicains. Mais vous savez, je l'ai écrit dans mon livre.
Beaucoup de nos compatriotes de confession musulmane, en fait, ils attendent qu'on leur parlent au lieu de les instrumentaliser toute la journée. Qu'on lutte avec la plus grande force contre les intégristes, je le fais depuis des années. Bien sûr, mais quand on parle au français de manière générale, il ne faut pas oublier qu'il y en a beaucoup à qui c'est ce que je fais dans ma ville et je vois bien les résultats, à qui je dis mais vous savez quoi, non seulement vous n'êtes pas des victimes mais à travers la tradition qui peut être la vôtre à travers l'histoire qui peut être la vôtre et bien en fait vous êtes de droite parce que vous aimez la famille vous êtes attaché aux valeurs de l'ordre, vous avez fait partie des gens de génération en génération qui ont bossé énormément pour reconstruire la France.
Oui, quand même, après-guerre, vous êtes deux droites. Plutôt que d'entendre Mélenchon leur raconter n'importe quoi. De ceux qui ont travaillé toutes leur vie qui peut-être seront les prochains sacrifiés du budget avec les retraités.
On va écouter sur ce sujet François Hollande. Simplement une question, vous avez parlé de différents scénarios, scénarii tout à l'heure. Le scénario il est là, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, vous faites quoi Je ne me place pas du tout dans cette option.
Vous savez quoi ? Vous avez raison de poser la question mais on en reparlera si ce malheur arrive le jour où il n'arrive, pas avant. Et le jour où il arrive qu'est-ce que vous feriez ?
Vous allez à la pêche ? Je vais mettre tellement d'énergie à la place qu'elle a pour empêcher cette catastrophe que je pense que je n'aurai jamais répondu à cette question. Vous êtes sûr ou vous n'aurez jamais répondu à cette question ?
On va tout faire quoi, mais vraiment. Écoutons François Hollande sur le sujet du budget, évidemment véritable casse Je vais regarder la primaire pour ce qu'elle va donner, c'est-à-dire des débats. Moi, je ne suis pas dans la primaire pour les raisons que j'ai déjà indiquées.
Je ne pense pas que ce soit le bon calendrier, je ne pense pas que ce soit forcément la bonne procédure mais enfin je suis adhérent d'un parti je vais me mettre devant ma télévision le moment venu pour les débats et c'est pas moi c'est pas à moi de soutenir mais je vais Il faut faire ce que doit faire tout citoyen. Beauté. Le presque candidat qui sera devant sa télévision pour la primaire, Bruno Jeudy.
Oui, vous avez terminé l'entretien avec Sonia Mabrouk en fustigeant le programme de Marine Le Pen sur la question des retraites. Sur les 35 milliards, je vous cite que ça coûterait ce...
Oui, c'est l'Institut Montaigne qui l'a démontré. Absolument. Est-ce que...
Parce que bon, c'est moins le programme de Marine Le Pen que celui peut-être que vous pourriez soutenir, celui d'Edouard Philippe. Est-ce que vous ne trouvez pas qu'Edouard Philippe a la main molle et qu'il ne dit pas finalement totalement la vérité aux Français ? Il le voit, il ne donne pas l'âge de départ à la retraite.
On sent que pour l'homme qui veut redonner, mettre les comptes en ordre, il reste à la moitié de la rivière. De manière générale, d'abord demander à ses porte-parole, moi je ne suis pas la porte Moi, mon analyse, j'ai lu les trois programmes d'Atal, Retailleau et Philippe Honnêtement, je vois bien une convergence très importante sur l'idée qu'il faut une mesure d'âge Un moment ou un autre, de toute façon, il faudra qu'ils se positionnent les trois sur un âge donné, et puis d'autre part, sur l'exigence absolue d'introduire ce qu'on appelle des fonds de pension. – Alors quel âge pour vous, M.
Copé ? – Moi je vais vous dire, ce que j'ai préconisé dans mon livre, c c'est un alignement sur l'espérance de vie, c'est-à-dire ce que font les Portugaises, ce que font beaucoup de pays en Europe. Je rappelle la moyenne en Europe, c'est 67 ans.
C'est un petit peu la mesure, ce qu'a dit Bruno Retailleau. C'est ce qu'a dit Bruno Retailleau, absolument. Je Je comprends que c'est un point qui peut être une vraie convergence entre les trois candidats.
Et c'est le bon sens, c'est le bon sens. Et je note que les Français d'ailleurs, à une décrasante majorité, sont favorables maintenant à ce qu'il y ait des vrais efforts qui soient faits, et alors c'est des efforts – Vous savez bien qu'à chaque fois sur les retraites, c'est difficile. – Oui, mais ça sera toujours difficile, pour ça qu'il faut gouverner par ordonnance d'ailleurs. – A l'ancien ministre du budget que vous avez été, est-ce qu'on un peu...
Est-ce qu'il y a un risque de crise de la dette avant l'élection ? Bien sûr. Est-ce que la situation...
Sébastien Lecornu est très inquiet à chaque fois qu'il le dit, et on ne l'entend pas trop. Mais nous sommes assis sur un volcan, c'est absolument délirant. Quand je vois que le fort du PS nous recommence encore le numéro 1, je ne sais pas, on va peut-être censurer le gouvernement tout en expliquant qu'il va à la primaire, enfin qui veut être président de la République.
Tous ces gens sont complètement irresponsables. Nous sommes effectivement dans une situation de crise majeure. Vous avez vu le niveau des taux ?
Et alors non seulement les taux sont extrêmement élevés, on est à plus de 4%, mais en plus, on est dans une situation où il y a une courbe exponentielle de progression de la dette qui est très supérieure y compris à celle d'autres pays très endettés en Europe. Donc cette situation est absolument intenable, intenable. Et donc le cornu a raison de s'inquiéter, tout ça il faut bien le dire, on le paye de la folle décision de Macron d'avoir dissous l'Assemblée nationale, ce qu'il a fait est impardonnable.
Il n'en a tiré aucune conséquence et il nous laisse dans une situation extrêmement dangereuse. Oui, il n'y a pas une baisse de dépense. Les hausses d'impôts ont été lamentables.
D'ailleurs, entre nous, le RN, comme LFI, qui ont voté ensemble 40 milliards de hausses d'impôts l'automne dernier. Ils ne sont pas au pouvoir là, M. Copé.
Alors, vous savez quoi ? Vous allez me dire...
Non mais je sais ce que vous allez me dire. C'est vrai ? – Allez-y, faites-moi l'interview. – Non, non, je ne veux pas dire que c'est très visible. – Dommage, parce que je vais vous dire une chose.
À partir du moment où on n'a plus de majorité, tout le monde fait partie du gouvernement du Et donc depuis deux ans et demi, le RN et l'FI, par leur comportement, ils bloquent le pays aussi. Et ça il faudra bien qu'un jour on le leur dise. Est-ce qu'il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget ?
Est-ce que la petite musique du budget ou du chaos marche encore aujourd mais j'en sais rien de toute façon il faut vivre cette descente aux enfers jusqu'à la présidence et on n'a pas le choix j'espère simplement que Sébastien Lecornu va réussir à quand même faire passer quelques mesures d'économie parce que la sanction pour le pouvoir d'achat des français sera énorme Et tous ceux qui n'auront pas joué ce jeu-là quand même pendant les mois qui viennent auront une part de responsabilité majeure. Mais qui est le premier responsable ? Macron.
Je n'ai pas d'état d'âme. Franchement, tout ça vient du fait que sous la Cinquième République, il faut une majorité absolue. S'il n'y a pas de majorité absolue, on en tire les conséquences.
Soit en recomposant une majorité, soit en démissionnant. Il n'a pas recomposé de majorité, il n'a pas démissionné. Quand j'ai dit tout ça, on m'a traité tous les noms, on aime tellement la stabilité des institutions, on le paye.
C'est-à-dire que le cercle de la raison ou les raisonnables qui parlent d'émission du présent de la République tout en protégeant les institutions de la 5e, ça peut être déstabilisant ? Moi je pense que...
Non mais ce qui est déstabilisant surtout c'est de voir une une paralysie complète pendant trois ans. C'est dans le monde dans lequel on vit, avec les dangers dont vous avez parlé sur votre antenne, géopolitique absolument majeure. Imaginez que la France, sixième puissance économique du monde, soit paralysé de la part de ceux qui ont la charge du pays, c'est irresponsable.
C'est pour ça que moi je ne décolère pas contre ça. Et le sujet aujourd'hui il est absolument de créer une dynamique du mieux qu'on pourra pour proposer aux Français un autre projet que le projet des populistes. Et moi, l'un des messages que j'adresse à ceux qui nous écoutent, c'est de regarder les pays qui sont dirigés par les populistes.
Regardez l'état de la Hongrie, laissé par Orban, qui a coulé son pays. Regardez Maduros au Venezuela, sur-endetté. Regardez Trump aux Etats-Unis.
C'est ça qu'on veut. – Vous qui êtes maire de Jean-François Copé, vous avez bien vu au dernier municipal que les maires RN ont plutôt été reconduits, plutôt été réélus et qu'ils ont même remporté d'autres villes. Non, moi j'ai surtout vu que dans les villes comme la mienne par exemple, le RN qui avait fait des scores très importants, comme LFI d d'ailleurs aux législatives 15 mois avant, se sont effondrés.
La candidate LFI à Maud avait fait 42%. – Scrutin national, scrutin local, et puis vous êtes peut-être pas bon maire. – On arrive à la fin de cet entretien. – Mais ne balayez pas ça d'art vers demain, je suis un bon maire, il n'y a pas moi Moi, ici, et puis moi, un mot, un autre gars qui se balade.
Non, c'est le même. Et en l'occurrence, j'applique à mot mes convictions, c'est-à-dire l'ordre et aussi le progrès. Et c'est vrai que... – Et le rassemblement entre la droite et le centre, on leur a compris ce soir avec un appel lancé, donc en direction à une pression de Bruno Rotaillot et sans doute quand même en filigrane un soutien aux favoris.
À l'heure actuelle, Édouard Philippe. – Rien de tout ça, je vous ai rappelé simplement qu'il fallait qu'il n'y ait qu'un seul candidat. – Merci de vous dire que c'est le candidat, donc si vous voulez Et on fait l'émission, mais me la résumez pas à moitié.
Non, non, j'ai pris tout le temps qu'il fallait pour rappeler l'objectif. C'est avoir une oeuvre à droite qui soit très claire, ferme, une oeuvre de gouvernement, qui ne soit pas pour contourner l'état de droit, mais dans le cadre de l'état de droit, moderniser ce pays. On va y arriver.
Jean-françois Cope