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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 15 octobre 2026 15 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Macron prépare-t-il un dernier coup de chaos ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:13PrésentateurChiffre
    « En octobre, sa cote de confiance a encore dégringolé de 3 points pour tomber à 17%. »
  • 3:20PrésentateurChiffre
    « C'est 7 points de perdu en 2 mois quand même. »
  • 3:29PrésentateurChiffre
    « Ce qui rapproche le président de son plancher historique, les fameux 14% de l'an dernier. »
  • 5:36PrésentateurFait
    « Soit son Premier ministre sera obligé de faire des concessions majeures, soit il passera en force. »

Temps de parole

  • Présentateur92 %
  • Locuteur non identifié2 %

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Présentateur

Bonjour et bienvenue dans le récap, nous sommes le 4 mai 2032 et vous n'avez pas pu passer à côté, Emmanuel Macron fait son grand retour à l'Elysée. Les urnes

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Locuteur

ont parlé... Non, non,

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Présentateur

non, mais qu'est-ce que... Ah, bah je sais pas, je me projette un peu. Ah, mais

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Locuteur

tu

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Présentateur

me projettes trop là. Ouais, mais moi c'est la politique fiction, enfin j'anticipe toujours le pire,

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Locuteur

enfin... Ah

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Présentateur

oui, pardon. On redescend. Ouais, t'as raison.

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Locuteur

T

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Présentateur

'es parti trop

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Locuteur

loin. Ouais, ouais. Tu vas

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Présentateur

nous les traumatiser, ils sont en pleine révolution là. Ouais, c'est vrai, c'est vrai, pardon, on oublie. On

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Locuteur

oublie.

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Présentateur

2027 déjà, c'est assez.

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Locuteur

Bonjour

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Présentateur

et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mercredi 14 octobre et je sais pas ce que vous en pensez, mais ça fait un petit moment qu'on n

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Locuteur

'a

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Présentateur

pas pris de nouvelles de Jupiter dans cette chronique. Alors quoi de neuf au sommet de l'Olympe ? Comment notre bon roi aborde-t-il les derniers mois de son règne ? A-t-il déjà commencé à préparer l'après lui-même ? Compte-t-il jouer les premiers rôles dans la présidentielle qui se profile ? Et surtout, quel avenir pour le macronisme quand son grand architecte devra enfin rendre les clés du palais et se mettre ouvert au touquet ? Et puis il

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Locuteur

y

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Présentateur

a une autre question qui nous démange depuis des mois déjà dans le récap. Emmanuel Macron ne serait-il pas en train de nous préparer une petite dissolution surprise ? Un dernier coup de poker avant de tirer sa révérence, histoire de rappeler à tout le monde que même en fin de règne, Jupiter entend bien garder la main et qu'il n'a pas dit son dernier mot. Alors simple spéculation ou véritable scénario dans les cartons de l'Elysée, on va regarder tout ça d'un peu plus près.

1:35
Locuteur

For

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Locuteur non identifié

sure

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Présentateur

! Et avant de continuer cette chronique, je vous rappelle que Le Média doit rapidement réunir 10 000 donateurs mensuels pour pouvoir tenir et continuer à vous informer. C'est à partir de 3 euros par mois, c'est vous qui choisissez le montant de votre contribution selon vos moyens. Et puis c'est déductible des impôts. Toutes les infos sont sur capsurdica.lemédiatv.fr. Je profite de cette pastille pour vous rappeler que plus de 6 000 mineurs ont été interpellés dans le cadre du mouvement lycéen. Près de 1 500 d'entre eux et elles sont poursuivies en justice. Face à la répression sans précédent du mouvement, Le Média lance une pétition pour exiger une loi d'amnistie.

Artistes, personnalités et organisations se mobilisent déjà. Alors signez vous-même la pétition, faites-la circuler autour de vous. C'est sur amnistie-lycéen.fr. Fin de la réclame, on retourne au récap. Vous vous souvenez du président de la République ? Mais si, vous savez le banquier, ni de droite ni de gauche, qui était finalement très de droite. Ben oui, vous savez le type méprisant qui était obsédé à l'idée de marquer l'histoire. Lui là.

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Locuteur

On

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Locuteur non identifié

ne peut pas être chef par beau temps et vouloir s'y soustraire lorsque le temps est difficile. S'il veut un responsable, il est devant vous. Qu'il vienne le chercher. Et ce responsable, il répond au peuple français et au peuple souverain.

2:53
Présentateur

Ah ben on l'entend beaucoup moins. Et puis on a surtout bien compris qu'il ne répondait ni au peuple français, ni au peuple souverain, ni à personne d'autre d'ailleurs. Jupiter est seul au sommet de l'État, au crépuscule de son règne catastrophique. On sait qu'il n'a aucune envie de lâcher le pouvoir, alors même que les Français ne peuvent plus l'encadrer. D'ailleurs, sa cote de popularité en témoigne. En octobre, sa cote de confiance a encore dégringolé de 3 points pour tomber à 17%. C'est 7 points de perdu en 2 mois quand même. Ce qui rapproche le président de son plancher historique, les fameux 14% de l'an dernier. Après le fiasco du premier gouvernement, le cornu.

Vu l'ampleur du désamour des Français, c'est presque un cadeau que lui fait la Constitution en lui interdisant de se représenter. Elle lui épargne une dernière humiliation dans les urnes. Toujours est-il qu'Emmanuel Macron est extrêmement discret ces derniers temps, particulièrement depuis le début de cette grande séquence sociale qu'on connaît. Et ce n'est pas pour rien. Depuis 2 ans, Macron est quasiment en cohabitation forcée avec les oppositions. Depuis sa brillante dissolution de 2024, il ne dispose plus de majorité à l'Assemblée. Les premiers ministres se suivent et se ressemblent. Et le grand patron se contente d'apparition sur les questions internationales quasi exclusivement.

Bah oui, c'est plus safe que de mettre les mains dans le cambouis national, on a bien compris. Mais personne ne croit que l'actuel président, âgé de 48 ans, on le rappelle, va raccrocher les gants si facilement. D'ailleurs, tout le monde sait déjà qu'il prépare son retour en 2032. Mais avant de songer à reprendre du service, il va quand même falloir quitter l'Elysée et transmettre les clés à son successeur ou sa successeure. Et là, on connaît la musique. Dans l'histoire de la Ve République, on a rarement vu un président sortant renoncer à peser sur la suite, surtout quand son héritage politique est en jeu.

Or, celui qui a dynamité les équilibres partisans, pulvérisé le clivage gauche-droite et laissé le paysage politique en miettes, va devoir regarder son propre camp tenter de survivre à son départ. Le tout à quelques mois donc d'une présidentielle qui pourrait bien porter l'extrême droite au pouvoir. Alors Jupiter va-t-il préparer sa succession, tenter de sauver ce qui reste du macronisme ou simplement jouer les troubles faites jusqu'au dernier jour ? Avec Emmanuel Macron, une chose est sûre, il ne faudrait pas confondre fin de mandat et fin de parti. Au moment où on se parle, les discussions sur le budget commencent à l'Assemblée nationale. Elles s'annoncent d'ores et déjà houleuses.

Et Macron sait très bien qu'il n'a pas de majorité pour voter le texte final. Et dans ce contexte, deux issues sont possibles. Soit son Premier ministre sera obligé de faire des concessions majeures, soit il passera en force. Et franchement, en connaissant les habitudes de la maison, on ne miserait pas notre PEL sur la première option. Aussi,

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Locuteur non identifié

aussi, aussi, c'est pourquoi, sur le fondement, sur le fondement, sur le fondement, sur la base de l'article, 49, 49, 49, 49, 49, alinéa 3, alinéa 3, alinéa 3, alinéa 3,

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Locuteur

de

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Locuteur non identifié

la Constitution, de la Constitution. J'engage, j'engage, j'engage la responsabilité, la responsabilité, la responsabilité, la responsabilité,

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Locuteur

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Locuteur non identifié

mon gouvernement, de mon gouvernement, de mon gouvernement, sur la quatrième partie, sur la partie 1, sur l'article liminaire, de la Sécurité sociale 2023, pour 2024, pour 2024, pour 2024, pour 2025, pour 2025, pour 2026.

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Présentateur

Je vous remercie. Et puis, rien ne dit que la petite cuisine des compromis puisse encore prendre. André, à quelques mois, donc, de cette présidentielle, s'afficher aux côtés des macronistes, même au nom du sacro-saint esprit de responsabilité, c'est quand même prendre le risque de se griller les ailes, et pas sûr que tout le monde ait envie de finir la campagne, avec l'odeur du macronisme sur les vêtements. Même ceux qui ont passé des années à servir Emmanuel Macron, cherchent aujourd'hui à se désolidariser de cette Macronie, comme quoi, quand le navire prend l'eau, les premiers à chercher les bouées sont souvent ceux qui étaient sur le pont.

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Locuteur non identifié

Je n'ai jamais été macroniste,

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Locuteur

depuis

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Locuteur non identifié

le premier jour. Je n'ai d'ailleurs jamais voté Emmanuel Macron,

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Locuteur

ni

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Locuteur non identifié

en 2017, ni en 2022. Je ne le suis toujours pas. Et alors, je n'ai jamais, mais alors au grand jamais, été socialiste. Et si je suis rentré au gouvernement, c'était précisément pour faire barrage à la gauche mélanchonisée.

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Locuteur

Et

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Présentateur

forcément, voir ses anciens compagnons de cordée prendre leur distance, ça a le don d'agacer copieusement Manumac, surtout quand les deux principaux concernés s'appellent Gabriel Attal et Édouard Philippe, qui rivalisent désormais deux promesses de rupture avec le macronisme, tout en voulant en devenir la nouvelle incarnation. Bon, après, on le comprend, ça fait toujours mal de se prendre des couteaux dans le dos. Comme Jacques Chirac avant lui, Macron sait se montrer rancunier avec celles et ceux qui ont le malheur de lui déplaire, ou de lui faire de l'ombre. L'hypothèse d'une candidature de Jean Castex, qui aurait germé directement à l'Élysée à Prantons, en serait une jolie illustration.

Pour autant, il doit se montrer stratège, Emmanuel Macron, s'il veut peser sur 2027. Ben oui, s'il s'implique trop ouvertement dans la présidentielle, il risque de transformer l'élection en un gigantesque référendum sur sa petite personne, pour ou contre Macron. Et avec une cote de confiance pareille, inutile de vous préciser que le suspens se serait assez limité. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, les deux pressentis pour le second tour, pourraient même lui envoyer des fleurs. Tant ça ferait leurs affaires, son impopularité leur servirait sur un plateau l'argument qu'ils attendent depuis des années. Les Français ne veulent plus de continuité macroniste, alors votez pour nous.

Quant au rôle de rempart contre les extrêmes, que le président aime tant s'attribuer, il devient franchement difficile à tenir. À ce stade, il risque surtout d'être le meilleur argument de ceux qu'il prétend combattre.

8:50
Locuteur

Mais

8:50
Présentateur

le piège est encore plus subtil. Ben oui, si Macron désigne un successeur légitime, il risque de lui coller une étiquette dont personne ne veut. Le candidat adoubé par l'Élysée pourrait bien hériter du bilan présidentiel avant même d'avoir commencé sa campagne. Et Dieu sait qu'il est encombrant. Et s'il prend trop ostensiblement ses distances avec les prétendants du bloc central,

9:11
Locuteur

il

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Présentateur

ne fera qu'accélérer leur émancipation. Attal et Philippe n'ont d'ailleurs pas attendu son feu vert pour prendre leur distance, on l'a vu. Bref, quoi qu'il fasse, Jupiter risque de perdre encore un peu plus la main. Le voilà donc condamné à observer la bataille sans pouvoir vraiment y participer. Reste que Macron a encore une fonction à exercer. Ben oui, et c'est peut-être comme ça qu'il pourrait trouver une manière de peser. D'ailleurs, au Média, on a repéré un petit détail dans l'agenda présidentiel. Aujourd'hui, Emmanuel Macron a convié à déjeuner deux invités qui ne sont pas exactement des figurants de la République.

Il s'agit de Gérard Larcher, président du Sénat, et de Yaël Braun-Pivé, la présidente de l'Assemblée nationale. Un déjeuner au sommet donc, qui pourrait sembler parfaitement anodin dans une démocratie fonctionnelle. Sauf qu'à l'Elysée, les coïncidences ont parfois un drôle de goût. Car le chef de l'État, on le rappelle, est tenu de consulter les présidents des deux chambres dans certaines circonstances bien précises. Notamment s'il envisage de recourir au pouvoir exceptionnel prévu par l'article 16 de la Constitution ou lorsqu'il décide de dissoudre l'Assemblée nationale. Alors Macron aurait-il quelques idées derrière la tête ?

Prépare-t-il un nouveau coup de théâtre institutionnel dont il a le secret ? Au Média, nous n'avons toujours pas de boule de cristal, mais disons que le doute est permis. Alors certes, la dernière dissolution en date lui a surtout permis de transformer l'Assemblée nationale en vaste champ de ruines politiques. Pas franchement une réussite qu'on a envie de renouveler. Mais Emmanuel Macron n'a jamais laissé un échec l'empêcher de recommencer, à croire qu'il confond persévérance et acharnement thérapeutique.

10:52
Locuteur

Il

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Présentateur

faut dire que cette fois, le calcul serait un peu différent. En cas de nouvelle dissolution, les conséquences pèseraient moins sur Macron lui-même que sur son successeur ou sa successeur.

11:04
Locuteur

Car

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Présentateur

le prochain locataire de l'Elysée ne pourrait pas dissoudre à son tour l'Assemblée avant un délai d'un an. C'est la règle. Une année entière avec donc une majorité héritée, potentiellement hostile. Et les mains liées, c'est donc une éternité. Et c'est aussi juste assez pour laisser retomber l'élan d'une présidentielle et empêcher le ou la nouvelle président-présidente de transformer sa victoire en majorité parlementaire. Macron aurait alors trouvé le moyen de prolonger son influence après son départ, non pas en laissant un héritage politique indéfectible, mais en posant une mine sous le bureau de son successeur.

Habile, mais risqué, parce qu'en voulant piéger ce fameux successeur, Macron pourrait bien offrir une majorité au RN dès aujourd'hui. Après tout, on ne compte plus les fois où le président a prétendu faire barrage à l'extrême droite tout en lui déroulant le tapis rouge. Et le timing est presque idéal pour ce funeste dessin. À gauche, la désunion est toujours au rendez-vous et rien ne laisse présager de réconciliation miraculeuse à quelques mois de la présidentielle. Raphaël Glucksmann vient de remporter la primaire socialiste, on vous le rappelle, en faisant de la rupture avec la France insoumise, l'un de ses piliers de campagne.

Donc on imagine mal la gauche capable de reproduire le NFP de 2024 en cas de dissolution avant la présidentielle. Dans une configuration où la gauche serait désunie, les voix vont donc mécaniquement s'éclater. Une situation qui pourrait profiter au centre et évidemment surtout à l'extrême droite. Et c'est probablement toujours là-dessus que Macron parie. Les ambitions présidentielles de ses héritiers directs, Édouard Philippe et Gabriel Attal, ne décollent pas franchement. C'est un fait pour ne pas dire qu'ils s'enlisent.

Alors on est en droit de penser que l'actuel président ne bouderait pas son plaisir de voir ses deux anciens bras droits si promptes à le jeter sous le bus, se prendre une petite déculottée électorale. Mais la fin du macronisme ne fait pas ses affaires à long terme au président, surtout avec 2032 en ligne de mire. Alors pourquoi ne pas donner un grand coup de pied dans la fourmilière pour rebattre les cartes à quelques mois de l'échéance ? Une dissolution défavorable à la gauche ? Et voilà le bloc central avec un nouvel argument à dégainer auprès des électeurs de gauche molle, ceux tentés par le vote utile. Vous voulez voter à gauche ? Très bien.

Mais si l'Assemblée est éclatée, comment Jean-Luc Mélenchon pourrait-il gouverner ? Ah ! Bon, alors tout ça, c'est un peu de la politique fiction, évidemment, à ce stade. Mais Jupiter n'est pas vraiment du genre à regarder la présidentielle depuis les tribunes. Si le casting macroniste ne lui convenait pas, il se murmure qu'il pourrait même envoyer Sébastien Lecornu au charbon. Le Premier ministre a beau répéter sur tous les toits qu'il n'est pas candidat, en politique, les démentis ont parfois une fâcheuse tendance à précéder les déclarations de candidature. François Hollande peut en témoigner.

Alors on a bien compris, Jupiter voudrait donc quitter le pouvoir tout en gardant la main sur le chaos pour mieux revenir un jour en sauveur. Après moi, le déluge. Et puis après le déluge, rappelez-moi. Le problème, c'est qu'on ne décrète pas soi-même son retour en grâce. Macron peut bien essayer de contraindre les Français à choisir entre ses héritiers et le désordre qu'il leur laisserait en cadeau. Rien ne garantit qu'ils finiront par le regretter. À force de prendre le pays pour un électorat amnésique, ils pourraient découvrir qu'en 2032, le sauveur autoproclamé n'est plus attendu nulle part.

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Locuteur

Merci

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Présentateur

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Locuteur

Sous

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Présentateur

-titrage

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Locuteur

Société Radio-Canada