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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 13 mai 2025 6 minAutoproduit

Il est urgent de nationaliser ArcelorMittal !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Lecoq député du nord de la France insoumise Éric Coquel le président de la commission des finances et député de Saint comme moi et moi-même donc présidente de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale. Voilà, je veux d'abord saluer tous les salariés qui sont en lutte ici et je sais qu'il y a de beaucoup de secteurs qui sont venus. J'ai vu la chimie, j'ai vu l'acier.

Je veux avoir un salut particulier pour les salariés de ma prof à quelques centaines de mètres d'ici se sont battus pour la dernière usine automobile de Saint-San. Bravo à vous pour cette lutte et salut évidemment à tous les collègues, à tous les élus qui sont ici. Alors, je vous annoncé déjà que ce matin, j'ai déposé en tant que président de la commission des affaires économiques une proposition de loi pour nationaliser Arcelor Mital et toute la production de sidérurgie d'Arcelor Mital.

C'est pas de la figuration. Évidemment, j'appelle tous les députés du camp des travailleurs à signer à pororter cette proposition de loi. Il faut qu'elle arrive sur la table de l'Assemblée nationale.

Il faut qu'elle soit votée. Vous vous souvenez il y a 4 mois, on a organisé, j'ai organisé l'audition du PDG d'Arceleor Mital dans la commission des affaires économiques. Ensuite, vous m'aviez invité à Dckerque pour débriefer de cette audition et je me souviens d'une chose, c'est que vous m'avez dit madame la présidente, regardez, il y a de l'acier partout.

Regardez, il y a de l'acier dans les murs, il y a de l'acier dans les voitures. Je viens de discuter avec les salariés d'industrie. Eux, ils produisent, vous le savez, pour l'industrie nucléaire.

C'est pour l'industrie navale. Tout ça pour vous dire qu'évidemment la sidérurgie c'est un actif stratégique. C'est pour ça que légalement constitutionnellement il faut nationaliser aujourd'hui la production d'harcelor mital.

C'est une question de souveraineté industrielle essentielle. Sans hydérurgie. sans hydérurgie, c'est le sabotage de l'industrie française.

Et vous le savez et vous le savez bien mieux que moi, Arcelor Mital est en train de délocaliser petit à petit, année après année, sa production en Inde, au Brésil, aux USA et cetera. C'est un sabotage à bas bruit de la cidérurgie française. Et on sait une chose, c'est que s'il y a pas de décarbonation des sites, vous l'avez dit très bien les salariés de Dquer s'il y a pas de de décarbonation du site tout de suite maintenant dans les semaines à venir et bien le PDG l'a dit lui-même, il l'a fait comprendre en audition.

Harcelor Mital, ça sera fini d'ici 2030. Or il faut 2030 c'est quoi ? 4 ans.

Or combien il faut de temps pour décarboner ? Il faut 4 ans. Donc oui, c'est tout de suite maintenant.

Tout de suite maintenant, il faut nationaliser. C'est une question de survie de la sidérurgie française. Voilà pourquoi il faut nationaliser maintenant.

Alors, évidemment, on nous dit c'est pas possible et cetera. Gaetan. Gaetan l'a très bien dit, le responsable donc syndical du site de Dquerc et d'Arscelor Dquerc.

C'est tout à fait possible budgétairement, financièrement. Évidemment, nous pouvons renationaliser et c'est pas une folie. Les Britanniques l'ont fait, les Italiens l'ont fait, les Casacs l'ont fait.

Pourquoi on ne renationalise pas en France ? Même le pays de Margarette Tater, les Britanniques ont renationalisé leur métallurgie française. Pourquoi on le fait pas en France ?

Alors pour finir, on entend aussi dire "Oui, mais il suffit de protéger un peu plus frontières européennes. Il y a pas besoin de renationaliser." Non, ça ne suffira pas quand bien même ces journées l'envoyé du président Macron à Bruxelles faisait son travail.

Ça ne suffira pas de faire du protectionnisme solidaire, ce qu'ils ne font pas par ailleurs. Il faut nationaliser deux choses. Protectionnisme solidaire, nationalisation.

Voilà ce qu'il faut faire dans les semaines à venir. Comptez sur nous en tout cas pour stopper l'ormital qui a payé zéro impôt sur les sociétés depuis 4 ans alors qu'ils ont fait 1,2 milliards de bénéfices. Et croyez-moi, le président de la commission des finances pourra vous le dire et on est en train de le vérifier dans les documents de Bery.

Oui, Arcelor Mital reçoit bien des centaines de millions d'euros d'argent public du contribuable chaque année. Je vous le dis aussi, hier après-midi, nous étions pendant 3h à Ber nous sommes aller contrôler les documents avec ERCEL et Charles Decourson qui est le rapporteur général du budget. Nous sommes allés tous les trois à Bercern Arcelor Mital, le contrat de décarbonation 2030 et cetera.

Suivez bien. Nous allons rendre les résultats tous les trois cet après-midi à l'Assemblée nationale et croyez-moi, on ne s'arrêtera pas là [Applaudissements] à 15h. Je sais qu'il y en a certains d'entre vous qui seront dans les tribunes de l'hémicycle.

Première question au gouvernement. Le responsable, le coordinateur de la France insoumise posera une question. Oui ou non voulez-vous renationaliser la production d'acier en France ?

Benjamin Maluc qui dirige la commission d'enquête aussi va auditionner dans quelques jours le PDG d'Arcelormital sous serment sous serment cette fois-ci par qu'il nous a un peu baladé hein il y a il y a 4 mois et évidemment je sais aussi qu'il qu'il auditionne que nous auditionnons dans la commission d'enquête les salariés d'harceleur mital cet après-midi. Dernière chose, en tant que que président de la commission des affaires économiques, je vais aussi demander l'audition du commissaire européen séjourné envoyé par le président Macron pour lui dire pour lui demander pour l'interpeller sur qu'est-ce qu'il fait, pourquoi il y a rien du tout sur la table qui soit efficace en terme de protectionnisme solidaire, de la protection de la production d'acier en France. Donc dernière chose, chacun a son poste.

Nous sommes à vos côtés. C'est vous qui fixez évidemment les conditions de la lutte, les salariés en lutte. Nous nous sommes à nos postes en tant qu'élu, en tant que parlementaire.

Bien entendu, on continue ensemble et comptez sur nous. Merci.