#Direct 🔴 Lycées : le gouvernement Lecornu dépassé ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 31 %Défensif 39 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:41OuverteRéponse partielle
Comment le gouvernement peut-il répondre aux revendications des lycéens ?
- 2:50OuverteRéponse partielle
Fallait-il attendre les casseurs pour trouver des solutions au manque de profs ou à la vétusté des locaux ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous ce mouvement ? Est-il historique ?
- 7:25RelanceRéponse partielle
Est-ce que le gouvernement s'essouffle ?
- 9:15OuverteRéponse directe
Les revendications des lycéens reflètent-elles celles des profs depuis des années ?
- 12:55OuverteRéponse directe
L'académie de Créteil est-elle particulièrement sinistrée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:44AlmaChiffre
« Dans 53 % des établissements scolaires, il manque un ou plusieurs profs. »
- 8:00Stéphane VernetChiffre
« Il y a à peu près 500 lycées qui ont été fermés aujourd'hui. »
- 13:38Steve JourdinChiffre
« Le budget de l'éducation nationale augmentera de 1,2 milliards d'euros l'année prochaine. »
- 42:04Mode BrégonFait
« Quand on a des jeunes de 14, 15, 16 ans qui à 9h du matin sont en train de brûler des abris de bus ou plus grave encore peut-être le lycée dans lequel ils étudient, ça pose la question de la place des parents et de la responsabilité parentale. »
- 48:02Fait
« La croissance reste vive à plus de 2 %, plusieurs pans de l'économie américaine indiquent des fragilités. »
- 50:14Thérèse RobièreFait
« Si vous regardez la croissance, on peut dire que la croissance, elle est raisonnablement molle maison meilleur que la nôtre. »
- 51:31Fait
« 80 % des emplois qui sont créés chaque mois aux États-Unis sont des emplois qu'aucun européen, aucun canadien ne voudrait. »
- 52:12Richard VerliFait
« L'inflation depuis a augmenté notamment le prix du carburant parce que l'indice qu'on regarde et que regardent les Américains, c'est le prix du carburant. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[musique]
Sens public, avec la Banque Postale, la banque pourra avoir un temps d'avance sur le développement de votre territoire. La Banque postale [musique] citoyenne. Bonjour, bonjour à toutes et à tous. C'est heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de Sens Public, votre émission de débat chroniques et reportages pour donner du sens à l'actualité et aux crises que nous traversons. Et justement, la colère des lycéens reste forte ce soir. 589 établissements été perturbés sur les 3700 que compte le pays. Comment le gouvernement peut-il répondre à leur revendication ? Fallait-il attendre les casseurs pour trouver des solutions au manque de prof ou à la vétusteté des locaux ?
Ces violences justifient-elles la réponse policière ou est-elle disproportionnée ? On en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de ce sens public, c'est un zoom sur les midterms, les élections de mi-mandat aux États-Unis que je vous propose. Donald Trump continue de promettre 5000 dollars à chaque américain adulte si les républicains l'emportent. Si les démocrates gagnent, vous aurez à mon avis une dépression économique comme en 1929. Ce ne sera pas une bonne période. Si les républicains gagnent, chacun de vous aura 5000 dollars dans sa poche et notre pays connaîtra la réussite économique. Quel est le bilan économique du président américain ?
Les conséquences de la guerre en Iran sur les prix des carburants vont-elles lui faire perdre les élections ? Ces taxes douanières ont-elles renforcé [musique] ou affaibli l'économie US ? Réponse avec nos experts dans 3/4 d'heure comme tous les jours, vous le savez, vous pouvez réagir en direct, il suffit de de scanner, de flasher notre QR code. On commence avec le bilan de cette nouvelle journée de mobilisation lycéenne à Lance. Un jeune de 15 ans a eu l'avant-bras arraché par une grenade de désencerclement dans des circonstances qui restent à établir. Clémentine Louise, c'est à quelques centaines de mètres du lycée Auguste B. La lance que le drame s'est déroulé.
Un élève de seconde perd sa main arraché par une grenade de désencerclement. L'a-t-il ramassé ou bien a-t-elle explosé à proximité de lui ? Rien n'est sûr pour le moment. Une enquête de l'IGPN, la police des polices, a été lancée. Avant de me prononcer sur quoi que ce soit, d'abord je suis très prudent parce qu'il y a toujours des circonstances malheureusement qui sont là jeune des des de situations dramatiques comme celle-ci. Donc c'est évidemment une situation extrêmement extrêmement douloureuse mais simplement vous comprenez que je je ne me prononce pas en 5 minutes sans rien connaître des faits. L'IGPN a été saisie de cinq autres enquêtes depuis le début des mobilisations.
De son côté, le gouvernement estime que le mouvement a basculé vers des violences urbaines. Des débordements qui s'inscrivent en marge d'une mobilisation qui a repris dès ce matin devant 413 lycées, soit un peu moins que pour la journée de vendredi. Mais le mouvement reste d'ampleur malgré la mise en place par le gouvernement d'une plateforme pour faire remonter les doléances des lycéens. Il nous il pense que parce que il nous laisse nous exprimer sur une plateforme sur internet, on va arrêter de bloquer, on va arrêter d'être en colère. Sauf que la colère, elle est là depuis des années.
C'est pas pas parce qu'elle exose aujourd'hui que ça fait pas genre des années et des années depuis que parcours a apparu et même avant que l'éducation nationale a pas de moyens que chaque année on perd de plus en plus de budget. Demain, une 3è journée nationale de mobilisation est prévue dans une trentaine de villes. Une intersyndicale de l'éducation nationale a appelé à se joindre au mouvement lycéen, y compris par la grève. On se demande si le gouvernement le cornu est dépassé. Je vous présente tout de suite nos invités. Youssef Sidi, bonsoir. Bienvenue. Vous êtes économiste, spécialiste des questions de mixité sociale à l'école. Louis Touret, bonsoir. Bienvenue à vous aussi.
Vous êtes journaliste spécialiste des questions d'éducation, productrice de l'émission Être et savoir sur France Culture et vous publiez le meilleur pour nos enfants aux éditions de l'atelier. Stéphane Vernet, bonsoir, bienvenue. Vous êtes journaliste politique, rédacteur en chef délégué de la rédaction de West-Fance à Paris et Steve Jourdin. Bonsoir Steve, bienvenue dans le rôle de l'éditorialiste ce soir pour sens public. Comment vous qualifiez ce mouvement Youssef Sedi, je lisais dans un certain nombre d'articles qu'il est en train de prendre une tournure historique. Alors ce qui est alors il y a deux choses. D'abord les demandes, elles sont assez concrètes.
Là on entendait la question de de parcours sup. Au tout départ on entendait la question du bâti, la question des enseignants non remplacés. [grognement] Et à la fois les demandes sont très concrètes, mais les réponses qui peuvent être apportées, elles sont assez difficiles parce que par exemple, si je prends le cas des enseignants, en fait, on a une baisse de l'attractivité du métier d'enseignant depuis 20 ans qui est très très forte. On a beaucoup moins de candidats aujourd'hui qu'il y a 20 ans.
Et si vous prenez par exemple une question qui revient souvent, celle des contractuels, vous savez, c'est des enseignants qui n'ont pas passé les concours et qui sont recrutés parfois de manière assez rapide. Ça n'existait quasiment pas il y a 20 ans. Aujourd'hui, c'est 10 % des enseignants dans le second degré. pour euh comment dire compenser euh ces ces questions là de de d'absence d'enseignants et les remplacer, ça va être très compliqué dans dans un très court terme en fait, à part euh mettre ces cahiers de doléance qui permettrai d'avoir une comment dire une remontée exhaustive de ces informations là. On doute sérieusement que ça puisse arrêter le mouvement hein.
C'est qui de Non non non. Alors non non. Oui, pour pour avoir une vision exhaustive des des revendications des lycéens, [raclement de gorge] les réponses qui peuvent être apportées, elles sont assez difficiles à percevoir aujourd'hui. Et on y reviendra aussi sur les autres thématiques. Évidemment, vous avez évidemment pour vos reportages, vous allez sur autour des lycées, vous avez rencontré encore des lycéens aujourd'hui. Ou alors dans Paris, ce qui est sensiblement différent hein que euh en banlieu puisque le mouvement part de banlieu des quartiers populaires. On doit le qualifier, il est logique.
On peut faire des cahiers de doléances mais il n'y a pas de sujet que le ministère de l'éducation et que le gouvernement pouvait ignorer. Le manque de prof, on connaît l'état des choses depuis longtemps. 10 % de contractuel, c'est global mais ça peut être beaucoup plus important dans certaines académies comme l'académie de Crétail ou l'académie de de Versailles et suivant les lycées. Donc déjà le bâtis scolaire vieux constat, moi ça fait des années que j'en parle. Et voilà. Et on l'a bien vu pendant la canicule, les besoins sont immenses. Donc effectivement, ça se réglera pas euh d'un coup d'un seul, mais quand même sur parcours sup. Euh c'est vraiment quelque chose qui remonte beaucoup.
Euh les places à l'université, là c'est des questions qui sont un peu plus récentes, qui sont pas complètement nouvelles, que les lycéens portent aussi eux-mêmes. Moi, j'ai interrogé pas mal d'élèves, ils me parlent de santé mentale et en fait, c'est pas du tout déconnecté de leur vécu scolaire. C'est un manque de perspective et un certain discours des adultes sur ce que c'est l'avenir et ce que c'est l'orientation où tout paraît un petit peu bouché. Ça c'est notre responsabilité d'adultes, pas seulement ceux qui sont au gouvernement, beaucoup ceux qui dirigent que d'y réfléchir avec eux.
Mais je retiens effectivement un peu cette même idée parce qu'on va beaucoup se poser la question de la réponse possible du gouvernement. Elle n elle n'est évidemment pas simple évidente. Alors quand on voit les chiffres donnés par le ministre de l'éducation nationale euh 589 établissements perturbés, il parle il dit c'est moins que vendredi où il y en avait à peu près 800. Stéphane Vernet, est-ce que pour autant on peut dire que le gouvernement s'essouffle ? Non. Le mouvement sessouffle. Ouais. Le gouvernement le gouvernement lui. [rires] Mais le mouvement non. On est bien d'accord. Oui. Bah non.
Je ce que ce que ce qu'oublie de dire le ministre de l'éducation nationale c'est que il y a 589 établissements perturbés aujourd'hui c'est moins que vendredi. D'accord. Il oublie de dire qu'il y a à peu près 500 lycées qui ont été fermés aujourd'hui donc et qui étaient des lycées qui euh qui étaient des lycées potentiellement à problèmes ou à difficultés. Donc euh moi je suis pas sûr je je trouve que c'est un petit peu rapide et hasardeux de de d'en conclure que le mouvement euh s'essouffle et c'est surtout ce qui veut ce qui va se passer demain qu' va falloir regarder en fait la mobilisation nationale avec les étudiants, avec le corps enseignant avec les lycéens.
Donc c'est là que c'est là que beaucoup de choses ont se joué en fait. C'est là qu'on verra si le mouvement s'essouffle ou pas. Ouais. avec effectivement, vous l'avez dit hein, des des des lycéens qui demandent par exemple d'avoir un prof dans chaque classe. Écoutons Alma, élève du lycée Charlemagne à Paris. Les problèmes ils sont clairs. En fait, c'est pas à nous de les rapporter. Le fait que dans 53 % des établissements scolaires, il manque un ou plusieurs profs, c'est pas à nous de le rapporter. Ça se voit et enfin, ça se voit d'ailleurs quand on voit la chute de notre classement sur PISA, on voit que c'est un système d'éducation qui fonctionne pas.
En fait, c'est pas à nous de le rapporter. C'est euh c'est eux qui devraient euh c'est euh Édouard Gry qui devrait euh être soucié par ça dès le départ. En fait, c'est c'est intéressant parce que Louise Touris, c'est euh c'est c'est des revendications des profs depuis enfin on retrouve dans la voix des lycéens des choses que qu'on entend dans celle de leur professeur depuis des années. Moi je pense que les adolescents métabolisent toujours quelque chose de la société et qui nous le renvoient que les revendications des professeurs et des parents d'élèves. Parce que moi ces histoires de professeurs nous remplacés, j'en entends parler aussi depuis très longtemps.
Ça fait 17 ans hein que je produis l'émission que je produis. Elle a changé de titre mais c'est en gros la même chose. Et donc sur il y a pas cours, voilà, il y avait cette plateforme de la FCPE mais des tonnes et des tonnes d'heures des élèves de collège qui ont pas math pendant plusieurs mois, des élèves aujourd'hui qui passent qui ont pas de prof de philosop. On l'a vécu avec certains certains journalistes de la rédaction qui on qui ont eu je crois que son fils a eu 10 ou 11 personn des écoles différents dans la on m'envoie des messages. Est-ce que tu peux parler de ma situation qui à Bagneux, qui à Paris 20e, qui en province évidemment.
On peut le faire globalement, on manque d'enseignant. Ça pas c'est pareil, ça va pas se régler mais on a l'impression que parce que je sais pas s'il y a beaucoup de professeurs absents à Charlemagne, on n'est pas traité totalement à la même enseigne, ne serait-ce que parce qu'il y a une répartition académique des enseignants en synd, ils sont plus jeunes, moins bien remplacés et c'est vraiment un problème endémique qui aurait dû être pris beaucoup plus tôt et beaucoup mieux le pouvoir. Les différents gouvernements n'ont peut-être pas pris la mesure de ce problème des professeurs non remplacés. C'estàd pas avoir cours quand on passe le bac, c'est pas possible.
Ce qui est dingue aussi, c'est qu'Edard Gefis, c'est pas n'importe qui. Il a piloté la la politique, je crois, la politique scolaire au niveau national entre 2019 et 2024. Donc tous ces problèmes là, il est censé les connaître mais il les connaît, il est très bien. Donc quand il vient devant les caméras, on a l'impression que le problème pardon mais le problème c'est pas Édouard Jeffrey en lui-même qui pourir peut-être les revendication avant et la mobilation. C'est mais c'est pas Édouard Gfrey qui fait le budget de l'éducation nationale. C'estàdire que quel est le poids politique d'un ministre de l'éducation aujourd'hui pour défendre son budget ?
Moi, je vais pas vous raconter toute ma vie, mais quand j'étais lycéenne, il y a eu un mouvement en 1990 où les lycéens ont obtenu beaucoup de milliards. Mais c'était Lionel Jospin, le ministre de l'éducation. C'était quelqu'un qui avait beaucoup de pouvoir dans vous êtes en train de faire la chronique les [rires] de minut. Il avait beaucoup de poids dans son gouvernement et c'était pas le même genre de gouvernement mais donc ça a été plus facile, vous le savez.
Onent làdus je voudrais qu'on départ c'est dans un lycée de de cré Youssef peut-être qu'on peut faire un focus vous venez de l'évoquer mais sur cette académie est-ce qu'elle est particulièrement sinistrée par rapport aux autres quoi alors vous avez parlé du premier degré des problèmes de remplacement dans le premier degré tout à l'heure je parlais de la baisse de l'attractivité du métier d'enseignant dans le premier degré c'est encore plus criant faut savoir que pour le premier degré les recrutements ils se font par académie ils se font pas au niveau national et donc dans l'académie de créteil depuis le début des années 2020 pour 100 pauses disponibles, on a seulement 90 candidats.
C'est-à-dire que même si tout le monde était pris, on pourrait pas mettre un enseignant devant chaque classe. Alors après, on peut se dire "Bah, en fait, c'est l'académie de Créteille, c'est comme ça." Mais si on regarde en 2005, on avait à peu près 250 candidats pour 100 postes disponibles. Donc en fait, il y a vraiment eu quelques une baisse un phénomène structurel de baisse d'attractivité du métier d'enseignant qui fait que aujourd'hui dans l'académie cré mais c'est aussi le cas dans l'accadémie de Versailles, on a vraiment pas assez de candidats et donc je vous disais 90 candidats pour 100 POS disponibles mais bien entendu tout le monde n'est pas pris.
Donc voilà, on a et si on est dans l'académie de Rennes, c'est pas du tout la même situation. On a si vous voulez les recruteurs ont beaucoup plus le choix de dans les candidats qui se qui se présentent. Et si on revient sur ce lycée Saintxupéri, donc j'ai regardé les chiffres, je vous disais tout à l'heure qu'il y a 10 % de contractuel au niveau national. Dans ce lycée là, c'est 20 %, c'est deux fois plus. Et pour ce qui est de la part des moins de 25 ans, c'est 33 % des enseignants dans ce lycée qui ont moins de 35 ans, pardon, 33 % de ces des enseignants dans ce lycée qui ont moins de 35 ans. Alors qu'au niveau national, on est plutôt autour de 15 %.
Donc, on a vraiment un lycée avec des caractéristiques bien différentes que la moyenne nationale, ce qui se ressent d'ailleurs dans les discours des lycéens. Hm. Laag France Press nous donne ce ce chiffre. Euh c'est la la chancerie le ministère de de la justice qui nous dit que dans ce mouvement lycéen, il y a eu depuis le début des violences euh 5060 gardes à vue, 14 personnes écrouées. On reviendra sur la réponse sécuritaire répressive parce qu'évidemment c'est un chapitre important de de ce débat. Mais Steve, on y vient à votre à votre édito. Vous vouliez revenir sur la façon dont le Premier ministre Sébastien Lecnu tente de reprendre la main face à cette colère des des lycéens.
Vous dites trop peu, trop tard. Deux semaines pour comprendre qu'on ne met pas fin à une colère lycéenne uniquement avec des CRS. Thomas, hier soir, Sébastien Lecornu a donc envoyé une lettre de quatre pages à ses ministres. Il détaille cinq grands chantiers pour répondre aux revendications. Première piste, remplacer plus vite les enseignants absents. Ça c'est le chantier qui est décrit comme prioritaire par le gouvernement. Il faut aussi adapter les lycées aux fortes chaleurs, revoir les emplois du temps et les journées à rallonge, rendre parcours sub plus transparent ou encore donner davantage de poids à la parole des lycéens.
Les premières décisions sont promises avant la fin du mois d'octobre. Quand quand je lis et quand je vois tout ça, ben c'est difficile de s'opposer à ces mesures. Vous pointez quoi ? Un décalage ? Le gouvernement répond aujourd'hui à une crise qui aurait sans doute pu être désamorcée il y a 15 jours. On le rappelle, le mouvement a commencé effectivement le 21 septembre à Créteille. Il s'est ensuite propagé un peu partout sur le territoire. Du côté du gouvernement, on a surtout entendu Casseur LFI maintient de l'ordre mais rien ou presque sur le fond des revendications.
On a aussi entendu, on l'a dit he sur ce plateau Thomas que le budget de l'éducation nationale augmentera de 1,2 milliards d'euros l'année prochaine. C'est vrai, mais l'argent ne règle pas tout. Une crise lycéenne n'est pas une simple crise budgétaire. Les lycéens demandent à être entendu et jusque-là, ils ne l'ont clairement pas été. Et on y vient donc à cette année 1990. Vous dites que l'histoire pourrait servir de boussole au gouvernement. Autre contexte, autre époque, effectivement, automne 90, des lycéens descendent dans la rue pour réclamer davantage de moyens et de meilleures conditions d'étude.
Le mouvement part de lycée de banlieu à l'époque comme aujourd'hui, le gouvernement de gauche dirigé par Michel Rocard minimise la situation et dénonce des violences. Puis le mouvement prend de l'ampleur. Jusqu'à 100000 jeunes défilent à Paris pour une grande marche nationale pour l'éducation. François Mitteran finit par comprendre qu'il faut reprendre la main. Il décide alors de recevoir lui-même les représentants lycéens à l'Élysée. Et alors vous pensez qu'Emmanuel Macron devrait ou devra faire pareil ? Sébastien Lecornu peut multiplier les annonces et tenter de répondre point par point aux revendications. À un moment donné, il faudra un geste politique.
Emmanuel Macron est le seul à pouvoir le donner. En 90, Mitteran avait débloqué un plan d'urgence, 4 milliards et demi de francs pour financer la rénovation des lycées. Emmanuel Macron devra peut-être lui aussi ouvrir les portes de l'Élysée et surtout le portefeuille de l'État s'il veut calmer la colère. Sauf qu'on n'est pas exactement dans la même situation budgétaire. Stéphane Vernet, la marge de manœuvre budgétaire, elle est quoi ? Elle est elle est quasi nulle, on est bien d'accord. Ce qui rend la réponse politique compliquée, qu'est-ce qui rend au-delà de ça la réponse politique compliqué ?
Alors moi je pense qu'en fait le ça a été dit mais je pense que le ministre de l'éducation nationale, je pense que le premier ministre et je pense que le gouvernement sont parfaitement conscients de la situation des lycées depuis très longtemps en fait et qui cherchent à la traiter à y répondre. Le problème c'est que la façon dont ils le font en fait ne correspond pas au aux attentes et au et au niveau de contestation et de colère qui s'exprime qui s'exprime aujourd'hui. Les cinq chantiers qui qui sont ouverts par Sébastien Lecnu dans sa date de dimanche correspondent aux revendications essentielles, principales des lycéens, y compris sur parcours sup. Voilà.
Et puis euh le problème c'est que ça vient trop tard et en fait il a pas ni les moyens financiers, il n'a ni le temps ni les moyens de mettre en œuvre ce qui met sur la table aujourd'hui et qui met trop tard sur la table en fait. C'est-à-dire que vous l'avez dit sur le budget, il y a aucune marge de manœuvre. Il y a effectivement un budget de l'éducation nationale qui augmente en valeur absolue. C'est 1,2 milliards de plus que l'année dernière. Mais vous avez les oppositions qui disent oui, sauf que si on prend si on si on devait tenir compte de l'inflation, en fait le budget de l'éducation nationale, il augmente pas, il baisse. Oui, c'est vrai.
Mais alors euh tous les autres budgets ministériels à part la défense ex parce que on a plus aucune marge de manœuvre. Là, on est en train de dire que il faut trouver 54 milliards d'économie ou d'efforts l'année prochaine, 11 milliards des gens engagés, 43 milliards supplémentaires. L'éducation nationale fait partie des ministères qui sont préservés avec la défense, avec mais je veux dire, les besoins sont énormes. Il y a plein d'autres priorités qui sont sur la table en même temps de toutes sortes de secteurs et de services publics qui nécessiteraient des investissements importants. santé, la police pu on y reviendra.
Mais une des problématiques de ce mouvement, c'est la c'est c'est la réponse polaire. La réponse policière, c'est l'état du maintien de l'ordre dans ce dans ce dans ce dans ce pays. Mais les policiers aussi manquent de moyens et on le voit à travers ce mouvement, la justice et cetera. Et si vous voulez euh le le problème c'est que tout ça devrait se faire euh alors qu'on a plus de marge de manœuvre financière en tout cas et que en plus si vous voulez on a une élection présidentielle qui arrive l'année prochaine et qu'à un moment les solutions que Sébastien Lecnu propose à moins de 48 heures d'une grande manifestation nationale, elles mettront des mois à produire des effets.
Et mais des mois, ça veut dire queelle pourrait produire des effets à un moment où lui ne sera plus là de toute façon. surtout qui a vraiment entendu parler de cette lettre de de Sébastien Lecnu ? Je sais pas si dans les cortèges c'est quelque chose qui est forcément revenu aujourd'hui. Louis Tour euh non mais mais est-ce que ça infuse quoi d'une façon ou d'une autre des jeunes mais il y a il y a deux choses assez importantes quand même. Déjà l'éducation c'est une dépense mais c'est aussi un investissement. Oui. Donc on on ça coûtera cher à la France de pas investir dans l'éducation.
très cher et ça coûte déjà très cher à la France de pas avoir assez maintenu son système d'enseignement supérieur à FL. On a des grosses générations là d'étudiants et pas assez de place dans les universités parce que les universités ne sont pas financées et c'est pas moi qui me dit ce sont les présidents d'université qui se déclarent à peu près toutes en faillite qui le disent autre chose sur le maintien de l'ordre peut-être qu'on aurait besoin de former davantage la police française au maintien de l' fait par un chapitre répression policière dans un évidence. Il y a une vraie question.
Il y a une vraie question euh sur le alors il y a souvent l'argument démographique qui est qui est donné Youssef Sidi euh sur le thème bah on fait moins d'enfants donc il y aura des cortes moins nombreuses. Est-ce que ça vaut le coup d'investir autant alors que il y aura moins d'enfants dans les écoles et il y en a déjà moins d'ailleurs dans certains Ouais. Alors il y a déjà moins d'enfants. C'est vrai. Mais alors sur la question du contexte économique je pense que si on avait un représentant des syndicats d'enseignant, il vous répondrait que depuis le 2010 je crois le point d'indice est gelé.
Il y a eu quelques euh hausses de temps en temps, mais en fait les enseignants ont perdu énormément de pouvoirs d'achat. Et Louise Touret, vous parliez de l'enseignement supérieur. C'est vrai que il y a eu une explosion du nombre d'étudiants et mais en fait la dépense par étudiant, elle a beaucoup diminué et quand on entendait parler de parcours supé il y a le problème parcours sup mais il y a le problème de place. S'il y a pas de place, ça peut être parcours. Ça peut être OK.
Mais si je me souviens bien, alors c'était peut-être dans une chronique Steve, mais la semaine dernière vous avez expliqué que par rapport à la moyenne des pays de l'OCDE, la France dépense 28 % de plus que la moyenne pour ces lycées sur les sur les pardon hein. Mais euh donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que cet argent public Louis Sour, il est mal utilisé, il est il est gaspillé. Ouais. Alors ce qu'on sait, c'est qu'on dépense plus pour les lycées mais moins pour le primaire. Non, mais là on parle des lycées en l'occurrence. C'est une c'est une situation dans les lycées qui qui est qui est problématique.
Alors, c'est c'est des choix qui ont été fait il y a longtemps euh avec euh avec des classes qui sont quand même surchargées, hein. C'est hallucinant pour les lycéens d'aujourd'hui d'entendre contraire. Mais où ils vont ces 28 % de plus que les autres pays ? Des systèmes d'option en fait qui coûtent très cher et il y a beaucoup d'enseignants hyper mal payés dont les jeunes qui enseignent en saintis. Après, c'est des enseignants qui sont plus avancés dans leur carrière, donc il coûtent beaucoup plus cher que euh les enseignants euh de primaire. Voyez ce que un professeur de lycée peut en fin de carrière hors classe gagner et on le trouve ça très bien euh beaucoup mieux sa vie.
Donc c'est ça qui coûte aussi plus cher sur et c'est un choix qui a été fait depuis longtemps euh pour la France. Moi j'aimerais en fait le on entendait une élève de Charlemagne, elle coûte pas du tout pareil à l'État qu'un qu'un élève de Saint-Exupéri à Crétail. C'est habissal la différence. C'est dire que quelqu'un qui agrégé qui a tout ses profs et quelqu'un qui a des preuves stagiaires, des contractuels, c'est vraiment les salaires n'ont rien à voir et donc ça a été calculé hein, c'est pas du tout la même dépense. Les moyens, ils sont là mais ils sont très inégalement répartis en fonction des académies.
Je suis désolé mais à Paris intramuros, vous avez pas du tout les mêmes problématiques et c'est pas du tout les mêmes coûts que que dans le reste de l'Île-de-France euh où la vous vous citiziez l'Adamie de Draen en fait qui est particulièrement bien dotée par exemple. Donc c'est enfin je veux dire il y a il y a une inégalité de répartition dans les moyens qui sont mis dans les lycées et c'est c'est aussi renforcé par le fait que les je vous rappelle que tous les établissements scolaires sont à la main des collectivités. Oui, c'est ce que j'allais dire. C'est les régions. Ben voilà, vous en avez qui ont les moyens qui investissent.
Ah oui, bah oui, mais enfin ça fait partie du problème, excusez-moi, mais le dans les revendication des des lycéens, il y a aussi au cœur des revendications la problématique des locaux vétustes. Et ben vous avez des régions qui ont les moyens et qui font ce qu'il faut et puis il y en a d'autres qui le font pas ou qui veulent pas le faire ou qui n'ont pas les moyens. D'autant plus que selon les territoires, il y a eu des trajectoires démographiques très différentes. Si on prend Paris et sa petite couronne, Paris a perdu 8 % d'élèves dans le second degré entre 2005 et 2025. La Sensani a augmenté de 14 % son nombre d'élèves, elle a eu Valdemar 8 %. Est-ce que les investissements ont été faits ?
parce que on peut avoir des lycées à Paris mais c'est pas transférable nécessairement en scèni.
Et du coup, est-ce que le bâti a été adapté à cette explosion démographique ou est-ce que on s'est dit comme on se dit aujourd'hui un petit peu dans l'enseignement supérieur, bon bah il y a une bosse, il y a une explosion démographique mais ça va baisser à un moment et du coup on on alors oui démographique mais Jeffrey dit alors je sais pas si si si c'est vrai 180000 élèves en moins l'année prochaine au lycée donc ça pour justifier un peu le 160000 en moins aussi cette année en fait hein donc en cumulé il y a une vraie baisse des effectifs ça c'est mécan la démographie de l'air pour justement investir dans les dans dans les lycées ou dans les départements ba au niveau national, elle est très claire mais en fait c'est des trajectoires très différentes selon les les différents départements, les différents territoires et donc c'est comment est-ce que on gère ces ces trajectoires différentes selon les départements et on réorganise un petit peu les dépenses de manière territorielle.
dans la réponse si vous voulez. Il y a aussi l'idée que vous avez un ministre de l'éducation nationale qui dit "Si je m'entenais à la démographie au chiffres strict sensus, c'est pas 15500 je sais plus combien Pem de poste que qu'il faudrait supprimer cette année, mais c'est 9000." Et en fait, il dit le le le son son raisonnement, c'est de dire je on va il faut faire baisser les effectifs des enseignants mais moins que la démographie pour pouvoir aussi et tout en maintenant le budget parce que un des enjeux c'est de pouvoir avoir moins d'enseignants par élève. et de pouvoir mieux les payer en fait à l'arrivée. Non, moins d'élèves par enseignant, excusez-moi.
Moins d'élèves par enseignant à mais de pouvoir mieux les payer en fait, d'avoir moins d'enseignants en fait pour pouvoir mieux les payer. C'est ce que fait les c'est ce que font les Allemands et qu'on fait pas. Nous, on a beaucoup plus de de de d'enseignants par rapport à au nombre d'élèves que le que que les que les Allemands. Et en fait, à budget constant, ça permettrait de revaloriser le salaire des enseignants, ce qui est une bonne chose aussi. Ça fait partie du problème mais encore une fois on est sur des choses de long terme voir de très long terme et ça répond pas à l'urgence du moment en fait. Pas mal de questions qui sont en train de nous arriver.
N'hésitez pas le QR code vous le flashez, vous le scannez et ça vous permet de participer. Je vais les lire. D'abord Dominique qui nous écrit de de Dijon. Ça peut valoir des réponses assez courtes parfois. Pourquoi les représentants des parents ne font aucune alerte au gouvernement sur ces problèmes ? Je pense qu'ils ont alerté. Je crois que c'est le cas. Ah euh ben sur les absences non remplacées, c'est le cas, ils l'ent sur le sur le bâti scolaire aussi.
Euh aussi sur cette question là, il y a 2 ans, on se souvient qu'il y avait eu des vidéos qui avaient beaucoup circulé sur TikTok d'un lycée de Sensani où il montrait l'état de délabrement, ce qui avait suscité une petite polémique et donc il y a des alertes après. Effectivement, c'est les réponses qui sont euh Patricia, c'est une de nos fidèles de Charux Chavagneux. Comment est réparti l'argent dédié à l'enseignement ? Est-ce que c'est vrai que le privé l'emporte sur les dotations face au public ? Qui peut répondre à ça ? Ouais, il y a un établissement qui est pas très loin, Stanisla qui a une très très belle piscine qui a été payée avec un million je sais plus combien de de la région.
Donc ça pose question. En tout cas, il y avait eu une très bonne enquête du monde sur qui avait été aussi publié par France info sur comment les régions décidaient de financer davantage ou non l'enseignement privé. Et par exemple, c'est en Île-de-France, on finance un petit peu mieux les lycées privés qu'auparavant. C'est ce sont des choix budgétaires. Il y a des élèves hein. Ça je veux pas dire qu'il faut c'est un cas particulier parce que je vous rappelle non c'est pas la seule région à le faire. Alors je vous rappelle que la la région où il y a le plus d'établissements privés c'est la Bretagne. Donc vous pouvez nous en parler. Ah mais oui.
Et la enfin la Bretagne consente l'essentiel des établissements privés. C'est une région qui est une région socialiste et il y a pas ce il y a pas le même type de politique qu'en Île ou qu'à Paris. En fait c'est fini le truc de dire il y a d'un côté le privé c'est une tradition en Bretagne dans le Nord. Maintenant, le privé, on le sait et on le voit de manière éclatante à Paris. Mais c'est pas seulement le cas à Paris.
Il y avait eu une enquête assez géniale euh de Sylvie le Charbonier à Anger euh qui n'est pas en Bretagne he je sais euh à Anger sur bah la ségrégation socio-colaire en fait et et le privé financé avec de l'argent public sert aussi à éviter l'école publique renforçant je ne l'apprends pas Youssef Soui une forme de ségrégation qui est pas géniale pour le projet républicain encore plein de thèmes à aborder c'est passionnant mais on répond aux questions de nos téléspectateurs téléspectatrices c'est sympa donc je referme la parenthès public euh privé Petite question quand même politique parce que on on évoque la réponse du gouvernement et et c'est vrai que vous l'avez évoqué tout à l'heure, on a on a eu notamment cette phrase de Sébastien Lecornu ciblant, je le cite, elle est fi et c'est proxy de l'ultra gauche.
Est-ce que vous comment vous l'analysez ? Est-ce que vous parlez d'erreurs politiques à ce moment à ce moment de la crise lycéenne ? Non, çaen est une en fait que le que que la France insoumise soit sur le terrain et accompagne les jeunes dans leur revendication. Euh enfin, on parlait de de du lycée Saint Jupérit de Créteil qui est dans le Val de Marne. C'est la circonscription de Clémence Gueté. Elle était immédiatement au départ du truc mais pour accompagner en fait les lycéens, les enseignants, le le dans leur revendication. Que le la France insoumise accompagne ces mouvements, c'est normal entre guillemets, ça fait partie de leur politique.
Ils ont toujours eu une politique Est-ce que pour autant ils sont à l'origine de ce Pas du tout des violences ? Pas du tout. Absolument pas. Et là, je pense qu'il y a une grosse erreur, c'est-à-dire que parler des proxis d'ultra gauche en disant si vous voulez le le le gouvernement peut reprocher à la France insoumise d'encourager les mouvements sociaux et cetera, les manifestations en disant pour des raisons de responsabilité, il vaudrait mieux apaiser les choses.
le maire de Saint-Den qui a dit que la violence était légitime dans non alors enfin il a ce qu'il a dit c'est que il parlait d'un de d'un jeune qui avait été visé par un tir de LBD et qui disait dans certains cas la la violence peut être réponse violente des lycéens peut être légitime. Alors après si vous voulez le le ce raccourci qui consiste à dire que la France insoumise serait à l'origine des violences, moi je pense qu'il est très d'abord les lycéens ne sont manipulés par personne, ils font ce qu'ils veulent, ils portent leur revendication et je je crois pas du tout à ce à ce à ce discours-là et je pense même que c'est une erreur.
C'est pour ça que vous posez la question d'une erreur politique. On peut on peut il y a des il y a des éléments extérieurs, il y a des casseurs et cetera qui viennent sur les blocus. Moi, je ne sais pas qui est qui est qui est derrière, mais honnêtement, je pense que la France insoumise n'a absolument aucun intérêt à euh à entretenir ce chaos à 7 mois de de l'élection présidentielle euh parce que c'est quelque chose qui qui leur retombe sur le coin de la figure clairement d'un point de vue euh d'un point de vue politique et puis l'ultra gauche, en fait, l'ultra gauche c'est pas la France insoumise.
Moi je je rappelle souvent que l'ultra gauche, ce qu'on appelle l'ultra gauche aujourd'hui, c'est des gens qui considèrent que la France insoumise, ce sont des bourgeois. Donc et ils sont pas du tout ils sont pas du tout dans leur roue en fait. C'est enfin je crois qu'il faut faut remettre les choses faut remettre les choses. Alors je suis malheureusement ou heureusement je ne sais pas le plus expérimenté autour de cette table. Je crois qu'à chaque mobilisation lycéenne j'ai entendu l'argument de la de la manipulation et des des mot qui pouvaient derrière. Mais on peut dire ça et se poser la question Louis Touret de lien entre certains syndicats lycéens ou étudiants et la France insoumise.
Ça c'est pas un gros mot de dire ça. Euh ben alors pour le coup euh je pense qu'il y a une forme quand même d'autonomie et d'autonomisation politique euh des euh lycéens et peut-être ils sont beaucoup plus autonomes que euh à mon époque ou dans des époques précédentes à la nôtre euh où effectivement il y a des par exemple il y a des leaders socialistes qui sortaient du syndicalisme étudiant mais aussi lycéen je de Delphine bateau. Enfin il y a plein de noms vachement avant.
Bon euh et euh et effectivement c'est une une école de la politique et il faut le voir euh comme ça et d'ailleurs en laissant les mouvements grandir comme ça et en créant ce rapport de force, c'est c'est le gouvernement qui nourrit un peu cette politisation et peut-être un peu contre lui de la jeunesse. Donc c'est plutôt ça la question qu'il faut se poser. L'inverse c'est vrai aussi c'estàd que les les insoumis aussi politisent ce combat en mettant en cause la Macronie. La Macronie qui est accusé d'avoir mutilé des jeunes et cetera.
Donc si LI n'est pas à l'origine des violences ni du mouvement, mais il y a aussi des deux côtés, tant du côté du gouvernement que du côté de la vie, une utilisation politique de de ce Non mais totalement. Mais si la question c'est celle des violences, moi je suis désolé, c'est pas la France insoumise qui qui qui encourage les violences, c'est autre chose en fait. Mais voilà, que le que le mouvement soit récupéré ou accompagné politiquement, oui, ça fait partie de la stratégie de la France insoumise. Il ils ciblent les jeunes et cetera, ils sont dans les quartiers. Donc là-dessus, c'est public, je veux dire, c'est c'est très clair.
Mais de là à les accuser de provoquer ou d'encourager les violences, moi je pense que là l'erreur, elle est là. En fait, je redonne les chiffres, on ouvre ce chapitre, même si on a commencé à l'évoquer, est vraiment consacré à la question de la réponse policière, violence politicière, légitime, disproportionnée. On ouvre toutes ces toutes ces questions. Je rappelle les les chiffres donnés par la chancellerie du ministère de la justice. Plus de 5000 gardes à vue, 14 personnes écrouées. Ça c'est un premier élément. Deuxième élément sont vos réactions. On a deux réactions qui vont à peu près dans le même sens. Euh je commence par Mousse qui nous écrit de Grenoble.
Ce gouvernement a réduit le budget de l'éducation nationale pendant des années et aujourd'hui la seule réponse serait l'usage des LBD. Point d'interrogation. Voilà un premier première réaction critique voir très critique. Laurent qui nous écrit dépinal. Les conditions dans lesquelles se déroulent les interpellations ou les gardes à vue sont inadmissibles. Cela devrait entraîner la démission du ministre de euh l'intérieur. Alors voilà pour vos réactions. Maintenant on va écouter deux sons de cloche très différents. D'abord un ministre en l'occurrence le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
Il insistait ce matin sur je le cite he les casseurs qui infiltrent le mouvement écoute Philippe Baptiste. demain, embrasement euh au niveau national, enfin sur euh lycéen plus étudiant. Oui, je le crains évidemment, mais c'est comme comme tout le monde, je suis vigilant. Je suis aussi vigilant au fait que on voit que on a depuis quelques jours à côté des étudiants et à côté des lycéens aussi des casseurs des black et des casseurs qui s'infiltrent dans le mouvement qui sont en général [raclement de gorge] très très violents et ce qui pose évidemment pour les forces de l'ordre des difficultés supplémentaires.
Et je voudrais quand même souligner aussi que les forces de l'ordre ont fait preuve vraiment d'une très grande proportionnalité sur jusqu'à maintenant sur un mouvement qui était un mouvement à la fois dur et avec en face des mineurs. Philippe Baptiste chez nos confrères de Sud Radio pour la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet qui est d'ailleurs une ancienne CP une ancienne conseillère principale de d'éducation pour elle la répression policière elle est disproportionnée. Écoutez, nous avons été scandalisés de ce que nous avons vu depuis 10 jours et de cette répression inédite euh que le gouvernement a organisé contre la mobilisation des lycéennes et des lycéens.
En tant qu'ancienne CPE, j'ai travaillé en Sintenis, j'ai travaillé dans les quartiers nord de Marseille. Je peux dire qu'on ne gère jamais une mobilisation lycéenne comme ça. Jamais. On n'envoie pas les policiers pour déloger des lycéens et des lycéennes qui expriment des revendications et ce qu'il faut c'est permettre au personnel éducatif d'ouvrir le dialogue avec les lycéens et les lycéennes. Et là l'erreur que je vois c'est de fermer les lycées.
qu'il faudrait au contraire, c'est faire une journée banalisée pour permettre aux lycéens et aux lycéennes dans leurs établissements scolaires de pouvoir débattre collectivement, décider de leur revendication, décider de leur mode d'action et le faire en sécurité dans leurs établissements. Sophi euh dans la matinale de TF1, est-ce que ces policiers, je commence avec vous, Youssef Sidi, ils font aussi face à certains adolescents de plus en plus violents parce que la violence qui leur fait face a changé. Alors là-dessus, moi je sur la question mais Louise parlait de ses expériences. Moi, j'étais collégien lycéen pendant le CPE. Je me souviens qu'il y avait également des casseurs et cetera.
comme vous le disiez tout à l'heure, tout mouvement à ces casseurs. Euh mais alors moi la manière dont je le vois plutôt cette répression policière sur les lycéens, c'est que on est sur des lycées qui sont mobilisés, qui sont pour la plupart des établissements très ségrégués socialement pour commencer et donc le que leur première expérience de mouvement politique, mouvement social soit se fasse dans une telle répression.
Après donc moi j'y pense parce que dans la ségrégation euh voilà, il y a l'écart entre les discours en éducation morale et civique où on dit que il y a le vivre ensemble, le comment dire la méritocratie et cetera et l'expérience concrète que font les élèves de leur condition de d'enseignement. Et là, il y a également voilà la différence entre le droit de manifester et cetera et la manière dont ces manifestations là sont traitées. Oui, mais mais ça justifie pas pour autant la violence. Non, non, non, non, non. Mais je sais pas de qui vient ces ces c c'estes ces violences moi. Ouais mais en fait on sait pas à qui ça profite la violence.
Ça profite pas au lycéen et je pense qu'elle vient de gens qui sont pas tous lycéens polement et politiquement je pense pas que ça profite non plus à la France insoumise. Je je pense que la la violence profite aux adversaires du mouvement lycéen qu'on ne sait pas forcément d'où elle vient qu'elle ne vient pas de de lycéen qui sont mobilisés pour des meilleures conditions. C'était pas ma question. Ma question c'est sur Non, non mais bien sûr ma question c'était sur la difficulté et je suis pas en train de prendre aveuglement la la la défense des policiers. C'est la difficulté de la réponse policière face à une jeunesse. Peut-être, j'ouvre [grognement] le débat de plus en plus violente.
Alors je sais pas si la jeunesse est de plus en plus violente. On a quand même vu une petite gamine de 14 ans se faire attraper, se faire une clé de bras ou de je sais pas quoi par un étranglement. Une clé d'étranglement. Bien sûr, il y a il y a six enquêtes il y a six enquêtes de l'IGPN qui sont ouvertes, mais il y a aussi des images de Il y a aussi des images de casseur.
Il y a aussi des image de Il y a des Il y avait ce matin dans un lycée parisien la proviseur qui racontait j'étais j'entendais ça sur mon émission voilà et ben il ils étaient barricadés, ils ont eu peur que la porte cède, ils essayaient de mettre le feu à la porte, il y avait 100 gamins qui étaient dans la cour flippé, enfin paniqué. C'est horrible. Oui, justement justement si on veut euh mettre la balance et peut-être qu'il faut que ce soit pas euh enfin prendre la mesure de ce que c'est que d'être un jeune irresponsable, violent, je déteste ça et on est tous d'accord pour dire que ce type de violence n'est jamais justifiable.
et être un policier qui est donc euh responsable, qui est donc censé être formé, qui est donc censé nous nous défendre nous les citoyens et représenter l'État. Hm hm. Et donc il est on n'est pas censé envoyer des LBD ou des grenades sur des gosses. À quel moment c'est ça le maintien de l'ordre ? Je suis désolé mais il y a beaucoup de pays qui s'y prennent totalement autrement et qui font face à beaucoup moins de violence de la part de leur jeunesse. Faudrait peut-être aller voir comment les policiers sont formés ailleurs. Je vous le redis, moi en tant que parent, je suis terrorisée.
J'ai même à l'idée de passer à côté d'un endroit où il y aurait à la fois des des policiers et des élèves par ce qui pourrait se passer comme explosion de violence. Mais dans tous les milieux des un gamin de 16 ans, c'est c'est une amie qui m'a raconté qui s'apprête à aller il participe au blocus de son lycée. C'est la première fois qu'il le fait. Qu'est-ce qu'il met dans son sac à dos ? Euh, il met une cagoule et des lunettes de de ski. Donc, il anticipe ce que va pouvoir être le le rapport de force avec la police.
C'est pour ça que je pose la question de d'une sorte de diffusion d'un Alors, ça pose aussi la question de la perception de la police par notre jeunesse de la de comment ils anticipent ce qui va être en en 68. Alors, on était pas là hein. Euh, les manifestants étaient pas du tout super calme he c'est des gens qui font partie du personnel politique après enfin qui ont fait quand j'étais jeune. Bon bref, on balançait des pavets des pavés sur la police. Les pavés c'est pas rien c'est super violent et il y avait une forme de violence. Il y avait des instructions. Le préfet Grimau avait donné des instructions pour et il y a pas eu il y a pas eu de mort pendant les manif.
Attention à la formation des policiers. Stéphane Vernet, votre avis ? Moi je suis complètement d'accord. Je pense qu'on a un problème de maintien de l'ordre dans ce pays mais qui est lié à un problème de de voilà voilà enfin le la violence de la jeunesse. La violence de la jeunesse, elle a toujours existé. Elle est cyclique, elle est plus ou moins forte en fonction des époques et cetera. Je suis pas persuadé que les jeunes d'aujourd'hui soient plus violents que ceux d'hier. Voilà. OK. Par contre, on a un vrai problème de maintien de l'ordre dans ce pays. En fait, dans les dans les dans les forces qui sont chargées du maintien de l'ordre aujourd'hui en France, vous avez trois niveaux.
Vous avez les gendarmes mobiles qui sont les plus compétents, les il y a une rigueur militaire chez eux et cetera. Ils savent faire, ils sont ils sont formés, ils peuvent vous encadrer à un mouvement de manière extrêmement professionnelle. C'est ils répondent aux ordres, ça ça il y a pas un truc qui dépasse. Après, vous avez les CRS, leur métier c'est le maintien de l'ordre, ils sont formés pour ça. C'est ceux qui ont les petites bandes jaunes à l'arrière de leur casque.
Et le problème quand vous avez un mouvement comme celui-ci, c'est que dans l'écrasante majorité des cas, au niveau des chaque blocus où la police intervient, ce sont pas les CRS, ce sont des gardiens de la paix, ceux qui ont des petites bandes bleues derrière. Et en fait le problème des gardiens de la paix c'est que leur cœur de métier, c'est pas le maintien de l'ordre public. Je veux dire, ils enfilent leur costume et cetera de Robocop quand il se passe un truc et qu'il y a il y a besoin il y a besoin d'intervenir parce que parce que les CRS sont pas disponibles, parce que le le manifestations se passent pas en zone gendarmerie et cetera.
Et en fait c'est là ce problème là, on le voit à chaque fois. Je veux dire, on l'a déjà eu, on l' on l'a eu pendant les gilets jaunes, on l'a eu, c'est pas nouveau en fait. Et il y a un vrai problème d'accompagnement et de formation. C'est-à-dire que vous avez en fait des et les Moi, j'en veux pas au policiers, je suis pas en train de dire c'est de leur faute et cetera. C'est parce que peut-être qu'ils sont pas suffisamment formés et je pense qu'on a un problème de doctrine qu'on a toujours pas résolu dans notre problème, la doctrine par rapport au maintien de l'ordre. Comment est-ce qu'on gère les foules en privilégiant la désescalade ?
Là en fait, on est dans des si vous voulez le fait simplement d'aligner en face des enfants, des policiers qui sont en tenue en fait de combat avec des armes de guerre. Je suis désolé hein, mais les LBD et cetera s'en est. Moi, je veux bien qu'on parle de de réponse proportionnée, mais on sait par expérience que d'embler avoir ce type de réponse par rapport à un mouvement quel qu'il soit, ça attise la réponse violente en face.
pour favoriser la violence et avec des gosses enfin excusez-moi ou des gens un public très jeune mais ça colle pas ça passe pas en fait je vais rappeler quelques chiffres he si vous nous rejoignez maintenant 589 lycées fermés ça c'est le chiffre officiel du du ministère enfin perturbé 190 élèves blessés le ministre Éloir Jeffrey il parle d'éléments accidentel je sais pas exactement ce qu'il veut dire par qui comment ont-ils été blessés il y a en tout cas six enquêtes IGPN donc de la police police qui ont été ouvertes et puis il y a également près de 908 membres du personnel enseignant euh blessés depuis le début de ce euh mouvement. On continue de scruter la réponse du gouvernement.
Il y a un autre aspect, c'est un projet de loi sur les casseurs et on va en voir le détail tout de suite avec Stéphane Duget. C'est la chronique puisque le projet de loi dit casseur payeur va arriver au Sénat Stéphane dès la fin du mois. Oui, les sénateurs vont plancher sur ce texte le 27 octobre prochain. Il sera en procédure accélérée. Donc une seule lecture par chambre à l'Assemblée et au Sénat. Ça traduit la volonté he d'aller vite sur ce projet de loi, volonté du gouvernement dans le contexte dont vous avez déjà largement parlé de dégradation commise pendant les blocages des lycées ces derniers jours.
Écoutez ce que disait Mode Brégon, la porte-parole du gouvernement, c'était ce matin sur Europe et CS. Quand on a des jeunes de 14, 15, 16 ans qui à 9h du matin sont en train de brûler des abris de bus ou plus grave encore peut-être le lycée dans lequel ils étudient, ça pose la question de la place des parents et de la responsabilité parentale. Ce projet de loi, on le rappelle, il est né à l'origine des violences constatées après la victoire du Paris-Germain en Ligue des Champions au mois de juin dernier. Oui, on connaît le détail de ce texte depuis sa présentation au conseil des ministres le mois dernier. Il veut renforcer une précédente loi de 2019 baptisée loi anticasseur à l'époque.
C'était une proposition de loi formulée par Bruno Rotaillot qui était à l'époque président du groupe LR au Sénat. Cette loi prévoit que l'État puisse se retourner contre une personne qui a commis des dégradations une fois qu'elle a été identifiée. Et avec cette nouvelle loi donc voulue par le gouvernement, il ne sera plus nécessaire d'avoir commis des dégradations pour payer les réparations. Tout à fait. La loi casseur payeur prévoit une responsabilité solidaire dans le cas de dommage causé lors de manifestation d'événements sportifs ou des meutes. Alors très concrètement vous participez à une manifestation des dégradations sont commises.
Si vous n'êtes pas parti malgré les sommations des policiers, vous pourrez être tenu responsable de ces dommages et chaque personne pourra participer aux réparations à hauteur de 10000 € par personne. Et si ces personnesl sont mineures, la dette pourra être transformée en un travail non rémunéré dans une association ou une collectivité avec l'accord des parents. Alors, ce principe de responsabilité solidaire, il est très critiqué notamment à gauche. Écoutez ce qu'on disait hier sur notre antenne dans le grand jury la députée insoumise Clémence Gâté. Cette loi est très grave parce que ce qu'elle fait c'est qu'elle instaure une présomption de culpabilité.
Donc vous avez 10 jeunes à un endroit qui se mobilise et cetera. Il y en a un qui fait quelque chose qui détériore du matériel et cetera. Les 10 sont présumés coupables. Normalement, c'est la c'est la présomption d'innocence. Là, c'est le retournement. Et donc, il faudra apporter la preuve que non, vous n'avez pas participé à ça. Ce qui ce qui est un outil de répression collective très fort. Le projet de loi prévoit également que les allocations familiales pourront servir de réparation. Oui, ça c'est nouveau puisque jusqu'à aujourd'hui les allocations familiales et les allocations au logement sont par principe insaissa.
Mis à part certaines exceptions, l'État ne peut donc pas prélever de somme sur ses aides sociales. Avec ce texte, c'est censé changer. Les allocations familiales et les allocations logement pourront servir pour payer les réparations. À la fois pour un auteur de dégradation, si l'auteur touche des aides sociales, il pourra se voir prélever sur ces aides sociales la somme en question. mais aussi pour les parents d'un mineur qui aurait commis des dégradations. Le gouvernement fixe quand même une limite à l'utilisation de ses aides. Il faut pas que ça porte atteinte au reste à vivre dit le Premier ministre.
Donc il faut prendre en compte le loyer, la situation des ressources financières de la famille, la taille de la famille. Et puis il existe encore une question en suspense sur ce texte. Est-ce que ces mesures seront validées par le Conseil constitutionnel ? Le principe d'une responsabilité solidaire avait déjà été écarté en 2019 justement pour éviter l'inconstitutionnalité. Merci beaucoup Stéphane pour pour toutes ces informations. Alors on va on a on n pas vu le temps passer donc je vais vous demander une un élément de réponse assez rapide. Youssefidi enfin quand quand je dis sans que ça porte atteinte au reste à vivre je vois pas comment une telle loi peut-être appliquée et et efficace.
Qu'est-ce que Ouais c'est ce qui me pose question. C'est-à-dire que si c'est déjà des personnes qui touchent des aides sociales, c'est qu'elles en ont besoin. Donc comment on va leur enlever ? Alors, je voulais juste ajouter un petit point sur la violence des jeunes. En réalité, si on regarde les manifestations des agriculteurs, elles sont également très violentes sur des bâtiments public et cetera et ils ne sont pas jeunes pour la plupart d'entre eux. Oui, effectivement. Votre avis sur cette loi, Louise ? Ben, je sais pas. Vous les petits frères et les petites sœurs des des gens présumés qu' sœur sont absolument pas responsables jamais.
Donc je vois pas pourquoi ces enfants qui ont besoin des allocations familiales, on parle peut-être de parents célibataires, de mère, enfin ça n'a aucun sens et c'est de la communication politique. Voilà, il y a rien d'autre à dire. Quant à au principe de de solidarité dans les manifestations, ça me semble être une atteinte au droit de manifester, ne serait-ce que parce qu'on ne voit pas forcément tout ce qui se passe quand il y a une foule. Et puis je le répète, parfois on ne sait pas trop d'où viennent les casseurs et d'où viennent les dégradations. Donc ça me paraît un peu facile de porter atteinte à tous les mouvements.
Euh il suffit qu'il y ait un peu de casse et hop euh tout le monde se prend 10000 € d'amende. C'est c'est pas comme ça qu'on va régler les problèmes et c'est pas comme ça qu'on va conquérir le cœur de la jeunesse. Oui. Ben effectivement, on peut parler même de de de contemp avec un tel projet. Un dernier mot mais rapide Stéphane Vernet puisqu'il y a cette grande journée de manifestation de mobilisation demain. C'est l'avenir du du mouvement qui se joue peut-être de son extension à d'autres d'autres secteurs que le lycée. Oui, clairement.
Et moi, je pense que le gros enjeu de demain, c'est de c'est de réussir à encadrer et à accompagner ce qui les manifestations qui vont avoir lieu sans qu'il y ait violence et que les choses soient maîtrisé. C'est là qu'il faut qu'on soit dans la désescalade et ça ça dépend de la responsabilité de chacun mais aussi du de du enfin des forces de l'ordre et de la façon dont ils vont dont ils vont encadrer tout ça. Merci beaucoup à toutes à tous. Votre livre Louis Touret le meilleur pour nos enfants étuditions de l'atelier votre émission Être et savoir et sur France Culture et Stéphane Vernet on vous lit évidemment dans les colonnes de West-France. Je vous dis à bientôt sur sur Public Sénat.
C'est l'heure du second débat de ce sens public. Direction les États-Unis à moins d'un mois des élections de mi-mandat avec une série de thèmes qu'on vous propose abordés d'ici au 3 novembre. On parlera de la politique internationale de Donald Trump, des lignes de fracture qui traversent le le parti démocrate, mais d'abord un zoom sur le bilan économique du président américain. Les chiffres clés tout de suite, Cécile Sixou. Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump aime le répéter : "L'économie américaine se porte bien. C'est véritablement l'âge d'or de l'Amérique. C'est ce que nous vivons actuellement.
En réalité, le président américain exagère toujours un peu et tout n'est pas si rose car si la croissance reste vive à plus de 2 %, plusieurs pans de l'économie américaine indiquent des fragilités. Les créations d'emplois sont par exemple beaucoup moins nombreuses que prévu en septembre avec 29000 emplois créés seulement contre 80000 espérés. Autre problème, l'inflation américaine. Son taux est actuellement à 3,4 % mais l'augmentation des salaires ne fuit pas. Il est à 3 % ce qui représente une perte de pouvoir d'achat pour les Américains. Nous vivons à Renault dans le Nevada et les prix ont tellement augmenté, c'est devenu très cher d'y vivre maintenant.
Notre essence, notre diesel l'autre jour était à presque 8 dollars le galon. Enfin, si les investissements sont nombreux aux États-Unis, ils ne sont concentrés que dans certains domaines. On voit que une bonne partie de la croissance et des investissements sont portés notamment par les tech, par l'IA, par des investissements en bourse, des investissements financiers qui ne profitent pas forcément à l'ensemble de la population. La question c'est vraiment de savoir à qui ça profite et pour l'instant ça c'est ça ne profite qu'à une petite minorité des États-Unis.
Les populations privilégiées sont les gagnants de la croissance outreatlantique, ce qui pourrait accentuer les inégalités au sein d'une société déjà marqué par de fortes disparités. Donald Trump va-t-il payer le prix électoral de sa politique économique ? On en débat avec Thérèse Robière. Bonsoir, bienvenue. Vous êtes professeur d'économie au conservatoire national des arts et métiers et coa-autrice de ce livre Les États-Unis au 21e siècle en fait et en chiffre. C'est aux éditions Ellips Rome Alura, bonsoir, bienvenue.
Vous êtes essayé franco-américain, directeur de l'observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS et je cite votre livre lettre ouverte à Trump d'un américain de papier aux éditions pointnemo. Richard Verli, bonsoir, bienvenue éditoraliste international pour le média suisse Blic, votre livre cette Amérique qui nous déteste se rempoche là dans quelques jours 8 octobre aux éditions Saint-Simon et Steve Jourdin évidemment il resté à mes côtés éditoraliste pour pour sens public. Une question assez générale Thérèse Robière pour commencer l'économie américaine elle sort la lessivée ou revigorée par la tornade Trump là depuis depuis 2 ans ?
Ça dépend un petit peu de ce qu'on regarde et ça dépend aussi à qui on pose la question. Donc on peut regarder un certain nombre d'indicateurs. Si vous regardez la croissance, on peut dire que la croissance, elle est raisonnablement molle maison meilleur que la nôtre. Meilleure que la nôtre. Tout à fait. Alors ça c'est assez traditionnel pour l'économie américaine, donc c'est pas un indicateur. En revanche euh elle est euh raisonnablement faible. Euh premièrement et deuxièmement euh bah il y a tout un tas d'autres indicateurs qui sont à regarder et qui permettent de comprendre aussi ce qui porte cette croissance. Ça c'est bien dit dans votre reportage.
C'estàd qu'il y a toute une partie de la croissance qui est essentiellement d au secteur de l'IA et qui est pas forcément générateur d'emploi qui ne dit rien du pouvoir d'achat et qui ne dit rien du ressentiment de la population. Alors justement on va forcément beaucoup parler de pouvoir d'achat et de coût de la vie au moins de Sura. Vous vivez aux États-Unis. Est-ce que ça a changé comment depuis que Trump est revenu à la maison ? Écoutez ce qui vient d'être dit est juste sur le papier. Euh Trump se fait liciter euh d'un emploi qui n'est pas trop mauvais, d'un taux d'emploi qui n'est pas trop mauvais.
Euh l'inflation n'est plus aussi forte qu'elle a pu l'être par le passé, mais la situation est catastrophique pour les Américains au quotidien. D'abord, les emplois de quel emploi parlons-nous ? 80 % des emplois qui sont créés chaque mois aux États-Unis sont des emplois qu'aucun européen, aucun canadien ne voudrait. Beaucoup d'entre eux, une majorité d'entre eux, 10 12 heures de travail par jour, un jour de congé par semaine, pas de congé payé, pas d'assurance santé. Quant à l'inflation, elle est toujours galopante. Sans parler de l'impact évidemment de la guerre en Iran. Les Américains, la classe moyenne ne s'en sort plus.
la petite classe moyenne encore moins, les classes populaires et poporisées euh sont totalement asphyxiées. Ouais. Vous aviez suivi, Richard Verli euh les les la campagne électorale hein de amenant la à la victoire de Trump et à son retour à la Maison Blanche. Il l'avait en grande partie emporté sur cette thématique du pouvoir d'achat. Je crois que vous étiez aux États-Unis il y a quelques semaines. Je suis revenu à la mi-septembre. Oui. Euh alors effectivement, est-ce que est-ce que vous avez une vision un peu plus contrastée de de la situation ? J'ai une vision plus contrastée.
Alors encore une fois, l'inflation depuis a augmenté notamment le prix du carburant parce que l'indice qu'on regarde et que regardent les Américains, c'est le prix du carburant et pour les professionnels le prix du diesel. Moi ce qui m'a frappé c'est deux choses. Les Américains vous parlent, ceux à qui vous parlez vous parlent de la hausse des prix, pas seulement d'ailleurs de l'essence, la hausse des prix dans les supermarchés c'est réel. Mais néanmoins ce sentiment que l'économie va bien. Moi, j'ai pas entendu, peut-être parce que j'ai pas posé les bonnes questions, j'ai pas entendu de critique sur l'économie. On ne reproche pas à Donald Trump son management de l'économie.
N'oublions pas une chose, c'est que la bourse atteint des sommets. Or, un nombre conséquent d'Américains sont d'une manière ou d'une autre par leur fond de pension ou autre actionnaires ou en tout cas leur revenus dépendent de la bourse. C'est important. Autre élément, c'est que certes, il y a des emplois, je dirais de mauvaise qualité, mais ça Trump n'y est quand même pas n'en est pas le responsable, mais c'est le type d'emploi que vous trouvez aux États-Unis. Or, il y a des emplois, regardons quand même dans notre jardin en Europe. En Europe, on a pas d'emploi. En tout cas, je parle de la France.
Et puis l'autre élément, c'est que quand même il y a une progression des salaires parce que sur certains types de postes, il y a de facto une compétition donc qui dit concurrence dit salaire en hausse. Donc moi, j'avoue que je suis revenu en septembre en me disant que ce bilan économique vécu par les Américains n'était pas aussi catastrophique que celui que moi j'envisageais en arrivant sur la base de ce que je lisais et de ce que j'entendais en Europe. Alors, quelques chiffres sur les les prix effectivement cette question pouvoir d'achat inflation euh depuis janvier 2025, donc c'est la date du retour au pouvoir de Donald Trump.
Euh l'évolution, elle est la plus frappante quand on regarde effectivement l'essence. Là, on a une hausse de + 30 % de de prix de l'essence. L'électricité, c'est plus euh 10 %, les vêtements + 6 et5, les loyers + 4 et5, les courses alimentaires 34 et euh les voitures neuves plus plus 1 %. Euh il y a il y a il y a la question euh énergétique qui domine le reste en ce moment là à quelques à quelques semaines du du de des Oui. Alors la question énergétique, elle est vraiment liée à la question de l'intervention en Iran.
Euh et quand on regarde les taux d'approbation du président euh sur à la fois euh la question d'intervention en Iran et la question de l'économie d'une manière générale et de sa gestion de l'inflation. Euh alors, je sais pas si c'est ce que la rue dit euh mais en tout cas euh ce que disent plutôt les agrégateurs de sondage qui sont des agrégateurs de sondage plutôt favorable euh traditionnellement aux républicains. Donc on peut estimer que c'est la fourchette basse de la moyenne quelque part. Euh on est sur l'inflation euh à par exemple une désapprobation qui va jusqu'à presque 70 %. Donc c'est assez énorme. Et on parlait tout à l'heure de l'alignement des salaires.
En fait, il y a une double tendance. C'estàd que il y a ce qu'on observe sur 2025 et il y a de ce qu'on observe sur 2026. Et là, c'est pareil, c'est un peu différent. Sur 2025, on observe que les salaires ont tendance à augmenter légèrement plus vite que l'inflation. Et la question, c'est de savoir ce qui cause ça. Et en réalité, bah il y a un phénomène de rattrapage. C'estàd que l'inflation sous Joe Biden a été particulièrement élevée et à cette époque-là, les salaires se sont pas ajustés et les entreprises ajustent progressivement leur salaire. Et ça c'est ce qu'on observe sur 2025. Par contre, si on regarde sur 2026, là on a des trajectoires différentes.
Maintenant, à l'heure où on parle, les salaires augmentent moins vite que l'inflation. Et ça aussi les Américains le perçoivent. Oui, évidemment avec une réaction de Donald Trump sur cette question du prix de l'essence qui est vraiment au cœur de cette campagne des des midtermes, il affirme le président américain que le prix de l'essence monte à cause des attaques, je le cite he des attaques ukrainiennes contre la Russie et pas à cause de la guerre en en Iran. remolera à quel point ces élections euh vont se jouer sur cette question précise du prix de l'essence. Du prix de l'essence, oui, mais de l'économie en général, elles vont se jouer sur cette question.
Alors, Richard a a raison lorsqu'il dit que la perception de beaucoup d'Américains de la politique économique de Trump est positif, mais il s'agit aussi grandement d'une perception d au chain qui dirige notre nation. Euh n'oublions pas aussi que les Américains aiment les gagnants et que Trump offre un dynamique une dynamique une dynamique pardon euh qui semble pour certains en tout cas euh positive. Donc il y a aussi ici une perception qui n'est pas basée sur une réalité euh toujours réelle précise. Pour avant de répondre à votre question, deux petites choses. L'impact évidemment de la politique de Trump est importante. Bien sûr, Trump n'est pas responsable de tout.
les emplois, ce n'est pas lui qui a fait créer ses emplois précaires, mais regardons par exemple quelque chose dont on parle très peu en Europe, Mediked, vous savez le système d'aide sociale médicale. Trump a fait des coupures monumentales dans ce système. Cela n'a fait que envenimer l'inflation tout simplement de très nombreux Américains dont celui que vous avez en face de vous aujourd'hui doivent faire face à un prix exorbitant pour payer certains médicaments. C'est de plus en plus c'était déjà cher de se soigner mais ça de plus en exactement.
Et même moi je dois faire des choix car quand vous retrouvez avec un médicament qui vous coûtait 40 ou 60 dollars par mois et qui aujourd'hui se paye parfois 140 voire 250 dollars par mois, croyez-vous, croyez-moi, même moi je dois faire des choix. Je terminerai juste par un petit exemple qui est quand même très parlant aujourd'hui du problème de la société américaine. On va prendre un couple de la classe moyenne new yorkaaise qui gagne chacun 4000 dollars par mois. 4000 dollars à New York, c'est un salaire convenable. C'est pas mir au bolant, un salonaire convenable. OK ? Donc le couple gagne 8000 2 4000 8000 donc 8000 dollars à New York c'est modeste hein, c'est pas extraordinaire.
Non non, c'est pas extraordinaire. N'oublie pas. Donc ce couple justement gagne 8000 dollars par mois. Euh il paye à peu près 1500 dollars de taxe. Donc il aur 6500 dollars par mois. Ils ont deux enfants. Donc il leur faut un petit appartement rien de fanzi, on va dire un trois pièces. Donc une chambre pour les parents, une chambre commune pour les enfants, un petit un petit séjour dans un quartier sympathique, modeste, mais pas pas luxueux. La petite couronne parisienne, si on voulait un équivalent, ils ne trouveront rien de sérieux à moins de 3500 dollars s'ils veulent être à côté d'une école convenable. Il leur reste 3000 dollars. Maintenant, ils leur font une assurance santé.
Moi, je paye 2000 dollars d'assurance santé par mois, hein. Ils vont prendre la la moins bonne, quelque chose qui couvre à minimum les enfants. Si les parents n'ont pas d'assurance payée par l'employeur, ce qui est quand même le le bien souvent le cas. Ils vont trouver quelque chose avec 1500 dollars. Il leur reste 1500 dollars. Et je conclurai là-dessus. 1500 dollars, c'est le budget qu'il faut pour deux personnes pour se nourrir par mois à New York. Donc, quid du budget nourriture pour les enfants, quid du budget essence, près de la voiture, assurance auto, téléphone portable, électricité. Et je ne parle même pas des petits plaisirs restaurants et cinéma.
Ça s'est aggravé depuis 2 ans ou est-ce que ce constat pouviez le faire déjà sous Joe B ? Ça c'est Attendez euh la crise est là depuis un bon moment hein. Trump n'est pas responsable de tout cela mais ça s'est aggravé. Une politique de taxation tous azimut mediked euh la guerre en Iran bien sûr n'ont fait qu'aggraver les choses. Mais là où c'est intéressant parce qu'on essaie Richard de se projeter personne ne peut dire ce que seront le résultat de ces élections de mi mandat. Mais encore une fois, c'est la question de la promesse ou des promesses de Donald Trump. Il gagne là-dessus si on se souvient bien des arguments.
Il y avait le prix de l'œuf, si je on se souvient tous de ça, enfin, il y avait un certain nombre d'arguments. Il y avait pas que ça, mais il gagnent notamment là-dessus. Alors, n'oublions pas quand même que l'économie américaine sous Joe Biden va bien. Oui. Joe Biden n'a pas été sanctionné. Alors, Joe Biden n'a pas été ne s'est pas représenté mais Camala Haris n'a pas été battu en raison de l'économie. Il y a d'autres facteurs et Romual le sait très bien mieux que moi qui ont conduit Donald Trump à l'emporter face à Camalaris.
Donald Trump, il est quand même surtout élu, enfin ou en partie élu sur la promesse de lutter contre l'immigration et il l'a tenu d'une manière affreuse à bien des égards vu les exactions, on peut parler ou en tout cas les les actes terribles de sa police, mais là il a tenu bon. C'est pour ça que si vous voulez et et par ailleurs, l'Amérique est fracturée, on le sait, c'est une devenue une banalité de le dire. Vous avez le camp Trumpiste qui d'une manière ou d'une autre trouvera toujours une raison de justifier son héros ou de justifier les action de son héros et vous avez le reste de la population.
Moi ce qu'il me semble c'est que quand même là où Romual l'a l'a souligné, l'économie aujourd'hui américaine, elle fait souffrir où beaucoup d'Américains ont de la peine mais l'économie n'est pas en crise, le pays n'est pas en crise et ça, il faut le retenir. Vous n'avez pas ce sentiment aller aux États-Unis demain Thomas si vous y êtes allé récemment, vous avez pas du tout le sentiment d'être dans un pays en crise économique, j'entends. Alors que malheureusement circuler un peu comme on le fait tous en France ou dans certains pays européens, on n' pas la même impression.
Thérèse Robière sur le peut-être un focus sur le logement parce que on a vu dans les dans les chiffres que je donnais une hausse aussi des loyers. Est-ce que c'est alors là aussi on pourrait faire le parallèle avec la France he mais est-ce que euh c'est c'est au cœur des préoccupations des Américains et à quel point ça pourrait ou pas d'ailleurs la question du logement, ça fait déjà quelques années que c'est au cœur des préoccupations des Américains. Là le problème c'est que les taux d'endettement sont devenus tellement élevés que finalement l'accès à la propriété est une question qui ne se pose plus pour une partie de la population. Donc là on a des c'est hors de porté. C'est hors de porté.
Donc les prix sont tellement élevés que en plus de ça vous rajoutez un taux d'emprunt moyen sur 30 ans à 7 %. et au final bah vous faites des gens qui effectivement vont continuer à essayer d'assumer des loyers. Donc ça c'est une partie importante. C'est pas nécessairement le plus gros qu'on voit actuellement dans les chiffres. Quand vous regardez, il y a des postes avec une augmentation des risques de défaut qui touchent par exemple les crédits à la consommation et puis les crédits auto, c'est-à-dire les les plus petits crédits, ceux que la très grande majorité de la population peut se permettre. Ouais, un témoignage, c'est un scientifique, il s'appelle Caleb.
Il témoigne de sa vie quotidienne et des arbitrages qu'ils sont obligés avec sa femme de faire. Avec ma femme, on a commencé à remarquer une légère augmentation des prix de la viande il y a environ 6 ou 7 mois. Nous essayons vraiment de faire attention. Les légumes, ce genre de choses ont aussi un peu augmenté comme la viande. Ce que nous avons vraiment dû revoir dans notre budget, ce sont les achats de snack et de fast food qui avaient beaucoup augmenté. On a considérablement réduit. Nous avons supprimé la plupart de ces achats, ce qui nous a permis de faire de réelles économies pour pouvoir continuer à acheter de la viande et de la nourriture de meilleure qualité.
Euh vous vous disiez en écoutant ce ce témoignage Remo Alura, le prix du raisin. Oui, quand je suis rentré aux États-Unis 10 juillet, j'étais m'acheter du raisin. En principe, quand je fais mes cours, j'achète plein de choses donc je regarde pas 26 dollars pour 2 grab de raisin. Je suis à New York à Brooklyn, je suis pas allé dans le supermarché de luxe de l'UIT Side. Non non, la vie la vie est très très chère aujourd'hui aux États-Unis. Est-ce que ça frappe plus, si on essaie toujours de faire le lien économie et euh et euh élection, est-ce que ça frappe plus l'électorat républicain ?
Écoutez, non, cela frappe l'entièreté de l'électorat, mais cela frappe encore plus fortement les petites classes populaires, euh les classes euh paupérisées euh et euh rappelons-nous qu'une grande partie de l'électorat Maga, non pas républicain mais MAGA fait partie de ce que l'on appelle parfois un petit peu péjorativement les Redneck, c'est-à-dire les toutes petites classes populaires, voir les classes popérisées. Et donc ces personnes effectivement sont touchées de plein de plein froid. Ces personnes ne sont pas concernées par les problèmes liés à la médecine. Pour la communauté RENEC, les communautés RENEC, en général, on veut pas trop attendre de l'État.
Donc un état providence, c'est démocrate. C'est c'est pas pour eux. Par contre, le coût de la vie au quotidien, l'essence évidemment, la nourriture, les produits de première nécessité, là ils sont touchés de plein fouet. Et je me permets juste de d'ajouter que n'oublions pas une chose, cette base Maga, cet électorat de cœur qui a toujours suivi que Trump jusqu'à présent, c'était déjà détourné en partie, un peu fâché contre ce président qui nous avait entraîné dans une guerre alors qu'il avait promis de ne pas entraîner justement le pays dans ce genre de conflit Irak ou Afghanistan. Alors à venir, on va faire évidemment un chapitre sur les droits de douane. On y consacrer beaucoup de temps.
Le thème de l'éditorial de Steve tout à l'heure. On reviendra notamment sur cette promesse des 5000 dollars pour chaque adulte américain si les si les républicains l'emporte. Mais d'ailleurs, une question, ça peut valoir une réponse assez brève he c'est vous qui décidez. Frédéric qui nous écrit de Lille. Comment évolue le taux de pauvreté aux États-Unis ? Est-ce qu'il y a de plus en plus de pauvres ou pas ? Alors, c'est une excellente question puisque'en réalité quand on regarde les indicateurs macroéconomiques récents sur la question, on a l'impression que le taux de pauvreté reflu.
Alors, en réalité, il y a une tendance euh générale qui est euh démographique et qui est lié aussi à l'accès à l'éducation. C'est-à-dire que sur les dernières années aux États-Unis, le taux de pauvreté a tendance à refluer et c'est des indicateurs qui sont calculés sur un revenu médian qui ne dit rien en fait de la fourchette basse de la population. Allez, on ouvre le chapitre consacré au droit de douane. Dans cette campagne des murs termes, Donald Trump, on fait toujours son mot préféré. Écoutonsle. J'ai dit que c'était mon mot préféré. Ce mot c'est droit de douane.
J'adore le mot droit de douane parce que les droits de douane ont été utilisés contre nous pendant des années et des années par la Chine, le Japon, la Corée du Sud et le Canada. partout. Ils ont été utilisés contre nous et ils ont fait de nous une plaisanterie. Une plaisanterie. Mais je l'ai dit, droit de douan est mon mot préféré. C'était là, c'était il y a il y a 24 heures pendant cette cette campagne de l'État zoignère. C'est le thème de la chronique de Stéphane Duget tout de suite. On va remonter dans le temps. Il y a 1 an et demi, 2 avril 2025, Donald Trump annonce des droits de douanes réciproques. Alors Stéphane, il nous avait il avait appelé cette journée le Liberation Day.
Exactement. On va voir cette image Donald Trump dans un des jardins de la Maison Blanche qui brandit fièrement un tableau avec des droits de douanes qu'il veut imposer aux pays du monde entier. Des droits de douanes qui seraient appliquées en retour au produits américains. Écoutez ce qu'il disait. Regardez la Suisse 61 % contre 31 %. Indonésie, Malaisie, Cambodge. Oh, regardez le Cambodge 97 %. Nous allons passer à 49. Ils se sont fait une fortune avec les États-Unis d'Amérique, Royaume-Uni 10 % et nous irons à 10 %. Nous ferons la même chose qu'eux. Afrique du Sud, oh 60 % 30 %. Voilà une ribambelle de chiffres avec parfois des erreurs.
Non, le Cambodge ne taxait pas les produits américains à 97 %, mais les faire chercher par Donald Trump, c'était pas de transmettre des informations vérifiées sur la politique douanière mondiale, mais plutôt de montrer qu'il était intransigent. Et aujourd'hui, que reste-t-il de ces annonces concernant les droits de douanes ? Alors, c'est dur de s'y retrouver tant les annonces de droit de douane du président américain ont connu de de multiples revirements, la politique douinière américaine a changé plus de 50 fois depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. C'est ce que nous dit la taxe foundation, un cercle de réflexion qui suit spécifiquement les conséquences de ces droits de douane.
Alors, il n'y a plus grand-chose de ces droit de douan réciproque, d'autant que la Cour suprême les a jugé illégal en février et a demandé au gouvernement américain de rembourser. La facture est salée et remboursement s'élève à 166 milliards de dollars alors que les droits de douanes ont permis de faire rentrer dans les caisses 340 milliards de recettes depuis janvier 2025. Et puis alors s'il y a eu autant de bouleversement, c'est parce que ces taxes elles évoluent au fil des relations entre Donald Trump et un certain nombre d'États. Et oui, un bon exemple récent, c'est le Canada qui s'est vu infliger le mois dernier 50 % sur taxe douanière après un désaccord sur un traité commercial.
On peut parler aussi de l'Union européenne, du Royaume-Uni et de l'Inde pour qui les droits de douanes sont plafonnés à 10 % tout compris. Alors, il faut rajouter aussi des droits de douanes spécifiques par secteur sur certains produits. 50 % sur l'acier, l'aluminium, le cuivre, 25 % sur les voitures. La liste est longue, mais on peut tirer une moyenne de tout ça. La taxe Foundation estime le tarif américain doué en moyenne à 11,8 %. Et l'ambition de Donald Trump, on va la on va la rappeler, hein, c'était de protéger l'industrie américaine, de réduire le déficit de la balance commerciale. Est-ce que ça a marché ? Alors, le bilan est contrasté jusqu'ici.
Le déficit commercial a un peu diminué. C'est vrai, grâce à l'excédent de service. En revanche, la vente de biens aux États-Unis reste très déficit. Sur l'industrie américaine, prenons un secteur stratégique, l'automobile. Depuis l'instauration des droits de douane, oui, le taux d'emploi a augmenté, mais il reste inférieur au pic enregistré en 2024 avec l'ancien président Joe Biden et sans dran cette fois-ci. Et même si la production de voiture s'est stabilisée et pourrait augmenter dans les années à venir, l'instabilité de la politique économique de Donald Trump incite les entreprises à la prudence plutôt qu'à l'investissement.
On est donc encore loin de sa promesse, rendre la richesse à l'Amérique. Merci beaucoup euh Stéphane Thère, je commence avec vous. Est-ce qu'il y a des secteurs de l'économie américaine qui profite plus que d'autres que de cette politique de de taxon ? Alors moi je vais répondre à au sens inverse. C'est-à-dire que tout à l'heure, on s'est posé la question de savoir finalement si les États républicains pouvaient être davantage impactés par sa politique. Et en fait, ça fait écho à cette question puisque une des promesses, c'était de faire revenir les emplois du secteur manufacturier. Ouais. Et puis euh se posait aussi euh la question de l'industrie pétrogazière.
Et en fait ce qu'on observe dans ces deux secteurs, c'est justement que il y a des destructions d'emploi. C'estàd que soit les destructions d'emploi ont augmenté, soit euh euh bah il a pas réussi à à enrayer euh la la baisse euh historique précédente. Et donc ça quelque part sur l'emploi manufacturier et ben il y a un impact direct des droits de douane qui par ailleurs en fait sont presque moins favorables que ce qui a été dit précédemment. C'estàd qu'en réalité les importations actuellement ont explosé et sont bien plus élevées que au début de son mandat.
Mais mais Richard Verli que il y a il y a peut-être aussi une partie de l'opinion publique américaine qui retient voilà la la puissance, le fait que Donald Trump ose même si on le rappelait, les chiffres sont pas forcément justes. C'est c'est c'est peut-être ça ce qui a infusé dans une partie de l'hôpital. D'abord, il faut dire que le protectionnisme c'est quelque chose de populaire. Même en Europe, le protectionnisme, si vous dites d'abord c'est facile à expliquer, je vous protège avec des tarifs et avec des frontières. Alors que le libre échange est un concept plus compliqué à à défendre.
Et puis la deuxième chose, c'est que les tarifs, Donald Trump ne s'en est jamais caché quand il dit qu'il adore ce mot. Pour lui, c'est pas une arme seulement économique, c'est une arme définitivement politique. Les tarifs, les tarifs visent à obtenir du partenaire en question, que ce soit l'Union européenne, le Canada, euh la Suisse ou autres, des concessions. Donc le tarif est une arme et il l'utilise comme telle. Ce qu'il ne dit pas, mais ça les gens ne s'en rendent pas toujours compte, c'est que cette arme, elle se retourne contre les États-Unis de la part de pays qui résistent. C'est le cas de la Chine. Là, on est dans une période de trêve.
les deux pays ont se sont jusqu'à début janvier, mais même dans le cadre de l'Union européenne, l'Union européenne a quand même pris des mesures euh en repost. Donc bien évidemment, la difficulté des tarifs, c'est que beaucoup d'électeurs, notamment Trumpiste, c'est-à-dire des nationalistes, des protectionnistes, ils retiennent seulement la partie. Désormais, nos frontières sont fermées et nos ceux qui achètent nos produits sont obligés de passer par où on veut. ils ne retiennent pas l'autre partie de l'équation.
Ce par contre, il faut quand même retenir une chose, c'est que si vous prenez le cas de l'Union européenne, de facto, les tarifs et bien l'Union européenne a dû les accepter et ça a mis l'Union européenne dans une position si simple. Et donc on peut considérer que cette arme, elle a en partie réussi à tordre le bras d'une Union européenne qui pour Donald Trump est vraiment le démont économique absolu avec effectivement la question de ce que ces droits de douanes peuvent coûter à certaines grandes entreprises ou certaines grandes marques.
Général Motors par exemple, alors ce sont les chiffres des entreprises elles-mêmes he affiche des un coût he des droits de douane de plus de 3 milliards en 2025 et estime 3 à 4 milliards en 2026. caterpillar géant de des machines outils 1,8 milliards l'an dernier, environ 2,2 cette année ou encore Harley Davidson, c'est plus modeste mais c'est une marque emblématique 67 millions de dollars en 2025, 75 à 90 millions de dollars euh de surcoo hein, si on a bien compris en en 2026. Euh Romal Sura, est-ce que alors on en est où de la procédure là ? Parce que donc la la Cour suprême a a obligé l'État américain à quoi ? Rembourser un certain nombre de d'entreprises. C'est ça. Oui.
Alors, d'abord la Cour suprême n'a pas ce que l'on croit un petit peu trop souvent n'a pas condamné la décision la politique de taxation immune de Trump. ce qu'elle a reproché au président, c'est d'avoir contourné le Congrès pour l'imposer. Et donc oui, les États-Unis doivent rembourser évidemment ce qu'ils ont touché, mais cela va prendre un temps évidemment fou, ils vont traîner la pâte. Il y a un secteur dont on n pas parlé, c'est le tourisme qui a été impacté par la politique de taxation de Donald Trump. Pensons aux pays, aux États frontaliers avec le Canada. Ils ont vu une baisse touristique drastique. J'ai pas les chiffres mais ça dépasse les 50 %.
Donc des Canadiens qui ne vont plus aux États-Unis. Exactement. Exactement. Les Canadiens boudent les États-Unis dû à cette politique de taxation entre autres. Euh donc de des tas de petites entreprises ont dû fermer boutiques dans les États frontaliers. Mais cela touche également la Floride. la Floride qui était l'État euh qui était le enfin le les touristes qui viennent en plus grand nombre en Floride sont les Canadiens qui pour beaucoup avait euh puisqu'ils en ont vendu pas mal euh des résidences secondaires. Au-delà de la politique de taxation, Trump pour punir le Canada qui profitait euh des États-Unis économiquement parlant, a décidé de révoquer les pas les visas.
Les Canadiens avaient les Français ont une exemption de visa 3 mois avait 6 mois. Et ben non, les Canadiens sont passés à 3 mois. Donc toute cette politique de taxation touche également le domaine du tourisme. Sans parler que évidemment sur la scène internationale, et ça c'est une retombée de cette politique, isole les États-Unis. Jamais l'Amérique n'a été autant isolée depuis plus d'un siècle. Alors plusieurs plusieurs questions ou réactions. Delphine qui nous écrit de Rochefort un président mégalomane qui mène son pays à la ruine et osclamer que l'économie va bien. C'est son avis hein. Les démocrates sont-ils prêts à reprendre la main, à redresser le pays ?
On va pas répondre ce soir si vous voulez bien parce que on a prévu un débat sur les démocrates dans quelques jours dans cette émission et Delphine, on répondra ses promis à votre question. Autre interrogation Christian qui nous écrit de de Rouan. Qu'en est-il du souhait de vouloir arrêter les exportations de pétrole vers l'Europe et surtout vers la France ? Je sais pas si vous avez une réponse là-dessus Thérèse Robière sur l'aspect, on va dire énergétique du bras de fer entre les États-Unis et France. C'est c'est un jeu de menace. disait tout à l'heure que voilà l'outil commercial euh en réalité est utilisé par le président comme de la coercition géopolitique.
Donc on est un peu dans cette stratégie là et puis voilà un accord sera passé avec l'Union européenne et puis a priori ça ne devrait pas se produire. Trump il faut bien comprendre que Trump ne connaît qu'un seul langage en matière économique comme dans d'autres domaines. C'est le langage de la menace. C'est son logiciel. C'est le logiciel de la menace. Donc dans le cas du pétrole, ce qu'il veut c'est pas arrêter les exploitations. Il veut au contraire que l'Union européenne lui achète en grande quantité notamment son gaz naturel liquéfié et son pétrole. Mais pour forcer l'Union européenne à l'acheter, il la prive. Il menace de la priver.
Euh voilà, c'est vous privez quelqu'un de manière à ce qu'il s'abonne à long terme à votre production. Quand même une chose qu'on n pas évoqué et là pour l'instant il peut jongler avec les chiffres. il a quand même obtenu en cette année et demi de mandat Donald Trump euh des promesses d'investissement très conséquente d'un certain nombre de pays. Ça va de l'Arabie Saoudite à la Corée du Sud. Euh et ça, ces chiffres-là, ils ont bel et bien été prononcés par les dirigeants des pays concernés.
Ça veut pas dire que ça va se matérialiser, mais il a quelque chose à montrer aux électeurs en disant "J'ai collecté des centaines de milliards de promesses d'investissement." Allez, on va parler comme promis de cette promesse là, c'est 5000 dollars pour chaque adulte américain. Mais avant ça, Steve, vous vous demandez, ça me semble quand même incroyable comme affirmation ça. Est-ce que Donald Trump se serait pas converti au socialisme ? À croire Thomas que le président américain a lu Marx en cachette à Maralago. Les Américains avaient élu un homme qui promettait de lutter contre le péril rouge. Un président qui accuse aujourd'hui les démocrates d'être devenu communiste.
Il a fait de Zoran Mamdani le maire socialiste de New York son adversaire sinon principal du moins rêvé. Mais pendant que Trump dénonçait le socialisme chez les autres, il n'avait pas vu qu'il était lui-même un camarade qui s'ignorait Thomas. Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Les faits Thomas. L'année dernière, l'État américain est entré aux capital d'Intel, l'un des géants américains des semi-conducteurs. Avec 10 milliards de dollars d'investissement et 10 % de participation dans le capital, l'État fédéral est devenu l'un de ses principaux actionnaires. Trump a aussi ordonné la montée au capital dans Lithium America, une entreprise stratégique qui produit du lithium aux États-Unis.
Pendant ce temps-là, le Pentagone devenait le premier actionnaire de MP Materials, un grand producteur américain de terre rare. Ajouter à ça, les droits de doigt dont on a parlé pour protéger l'industrie américaine. Et puis donc plus spectaculaire cette annonce démagogique des derniers jours, Donald Trump qui promet 5000 dollars à chaque adulte si les républicains reportent les midterms avec Trump. Oui, l'État peut tout Thomas. Oui. Est-ce que c'est un virage ? À quel point c'est un virage chez les Républicains ? Qui imagine Ronald Rean arrosant le pays de chèque payé [grognement] par le contribuable américain en 80. Rean avait résumé sa philosophie dans une phrase rester célèbre.
L'État n'est pas la solution à notre problème. C'est l'État qui est le problème. Toute la politique ont découlé, moins d'état, moins d'impôts, moins d'intervention de l'État dans l'économie. Alors non, Trump n'est pas devenu un bolchevique couteau entre les dents, mais il est clairement en train de rompre avec une partie du vieux logiciel économique de la droite américaine. Et alors si on regarde côté démocrate, est-ce que ils font une sorte de chemin inverse ? Bah, il y a un paradoxe. Oui. 60 candidats démocrates dont 10 parlementaires sortant ont signé ces dernières semaines un manifeste. On peut lire la chose suivante : "Nous sommes capitalistes, pas socialistes.
Objectif : rassurer les électeurs face à l'offensive, en tout cas rétorique de Donald Trump. Aujourd'hui en Amérique, Thomas, vous avez donc d'un côté des démocrates obligés de jurer sur la Bible du capitalisme et de l'autre un président américain qui fait rentrer l'État au capital des entreprises. Tout fou le camp Thomas. Tout famp. [rires] Merci beaucoup Steve Robola, votre avis euh je sais pas un étatisme de de Donald Trump à quel point effectivement le le parallèle avec la période Rigan est assez assez frappant quand même. Trump n'est pas du tout aligné sur la politique économique de Rigan. Non, ça n'a rien à voir. Non, ici nous nous assistons à un coup magistral de Donald Trump.
Euh premièrement, j'entends ici ou là ah il avait déjà promis des chèqus qui ne sont jamais arrivés. Non, c'est pas vrai. La dernière fois, oui, mais moi, j'ai eu un chèque de 1000 dollars signé Donald Trump lors de son premier mandat. Donc, les Américains se rappellent avoir reçu donc coût magistral car il n'y a rien d'illégal. Il ne dit pas si alors justement, ça répond à une question mais allez-y continuez. qui nous écrit de Valence, on va la voir s'afficher. Il ne dit pas si vous votez pour les Républicains, si vous votez républicain, vous aurez 5000 dollars. Non, tous les Américains toucheront 5000 dollars si le Congrès est républicain. Et donc rien d'illégal.
C'est pas de la fraude électorale moralement c'est mafieux, c'est tout ce que vous voulez mais ce n'est pas de la fraude électorale. Non. Euh et il a été très clair, si le Congrès est républicain, les Républicains vous verseront 5, le Congrès vous fera verser 5000 dollars sur les dividendes de nos succès économiques. Évidemment, moralement, c'est plus douteux. Donc chapeau et 2e coup magistral de la part de Donald Trump. Croyez-moi, je suis démocrate, j'ai ma carte du parti démocrate, euh mais le parti de l'AN n'a jamais aussi bien porté son nom. Incapable de réagir, de parler d'une seule voix, il son dans la médiocrité. Quel piège ? Quelle a été la réponse des démocrates ? C'est immoral.
Si nous sommes élus, il n'y aura pas 5000 dollars. Donc Donald Trump, si vous votez pour nous, vous aurez 5000 dollars. Les démocrates, si votez pour nous, vous aurez pas 5000 dollars. Croyez-moi, on en parlait tout à l'heure. 5000 dollars pour un couple, ça fait donc 10000 dollars. Si vous avez deux enfants à charge de plus de 18 ans, ça fait 20000 dollars. Il y a pas mal de gens qui vont hésiter à voter républicain pour cette somme. Ouais, on vote parfois avec son portefeuille aux États-Unis. Richard Verl, bien sûr, on vote deux fois avec son portefeuille.
D'abord, on vote en fonction de la politique économique et on peut considérer que ça ça en fait partie du du candidat, mais aussi parce que l'argent inonde la politique. Il faut quand même le savoir aux États-Unis, hors aujourd'hui les caisses du parti républicain sont pleines à craquer. Ils dépensent plus d'argent que la démocrat ils ont plus d'argent. Vous imaginez les profits phénoménaux que la politique de Trump a donné au pétroli d'une part, disons tout le le monde pétrolier et au monde de l'intelligence artificielle d'autre part. Vous pensez quand même pas que ces gens ne reversent pas une partie de leur profit au parti républicain.
Alors, sans doute en donne-t-il un peu au démocrates, mais pour le moment, c'est quand même Trump qui est au pouvoir. Donc vous avez deux leviers, c'est le levier direct de l'argent que Trump fit miroiter et puis vous avez ce que vous voyez à la télévision, le nombre de clips que les partis républicains et les candidats Trumpistes vont pouvoir se payer et des clips qui tous, on l'oublie parce qu'ici c'est pas notre culture, sont directement agressifs sur l'adversaire qu'il le traite quasiment de tous les noms. Donc voilà la situation. Donc oui, le portefeuille d'une manière ou d'une autre, il va influer sur cette élection.
Par ailleurs, les Américains euh Romual me contredira peut-être, vous disent tout de suite la politique c'est de l'argent et c'est l'argent qui fait la politique. Pour eux, ça ne fait aucun doute et et c'est pas forcément enfin c'est c'est intégré à à quoi à l'opinion. Enfin, voilà, quand une campagne électorale dépasse 1 milliard de dollars, personne n'est choqué. Ça fait partie du jeu. C'est ce que je voulais poser comme question et ça ça coûte de plus en plus cher mais ça ne choque personne. Ça ne choque personne. On peut pas soigner des gamins de 5 ans qui sont en train de crever. d'un cancer mais dépenser un milliard pour une campagne de chaque personne. Ouais. Combien ça coûterait ?
Euh parce que j'ai j'ai vu passer il y a quelques jours ou de semaines le le fait que la la dette américaine passait la barre des 40000 milliards de dollars. C'est quand même vertigineux. Voilà. Combien ça coûterait ? Euh 5000 dollars pour chaque américain adulte. Alors, je vous avoue que j'ai pas fait la règle de 3.
De toute manière, pour le gouvernement à l'heure actuelle, c'est quasiment une goutte d'eau puisque on est sur des débordement de la dette publique qui sont quand même particulièrement élevés et avec des projections du du Congressional Budget Office qui régulièrement nous informe que la dette continue à augmenter parce que les taux d'emprunt américains n'ont jamais été aussi élevés ou en tout cas pas depuis plusieurs dizaines d'années.
Et donc bah là on parle sur les si on si on était sur la trajectoire actuelle avec une dette à 52 les bons du trésor à 5 2 % de rémunération comme c'est le cas actuellement et ben la dette publique américaine elle serait à 222 % du PIB dans une trentaine d'années. Donc au final 5000 dollars par américain, c'est pas assz ah finalement c'est c'est pas grandchose pour l'instant. Qu'est-ce qu'on peut dire des des des sondages ? Parce que là, c'est dans le c'est dans l'hypothèse où les républicains si on reprend on reprend la promesse de Trump hein garderait la majorité aux deux chambres hein si j'ai bien compris hein. Oui.
Alors pour l'instant l'impopularité de Trump, il a un peu près 30 entre 30 et 33 % d'opinions favorables. Il en a 70 entre 65 et 70 % contre lui. Euh chiffre qui quand même ferait rêver notamment un président en France, faut quand même le rappeler, mais qui est très mauvais au regard de ses prédécesseurs aux États-Unis. Alors, je pense aujourd'hui la plupart quand même des récentes analyses que j'ai lu prédisent un succès des démocrates et possiblement un succès dans les deux chambres. Donc c'est ça la vraie victoire parce que si les démocrates conservent la chambre des enfin plutôt gagnent la chambre des représentants qu'ils n'ont pas puisque les Républicains contrôlent les deux chambres.
Si les démocrates gagnent la chambre des représentants mais que les républicains conservent le Sénat, ce sera une sorte de match nul qui dans le langage trumpis deviendra une formidable victoire. Évidemment, je ne parle même pas de l'option où Trump conserve le contrôle sur les deux chambres. Euh donc aujourd'hui, les démocrates semblent bien placés pour l'emporter dans les deux chambres. Mais n'oublions pas un élément, c'est que Trump est un excellent finisseur de campagne, y compris avec des promesses totalement folles et des actes qui complètement délirant, mais il sait finir une campagne et marquer les esprits.
Oui, je me souviens du nombre de fois on a dit que c'était pas possible que Trump gagne l'élection lors de sa même des primaires républicaines avant qu'il soit élu. La la la première fois, c'est au Sénat Romal Siura que ça va être peut-être le plus serré entre républicain et et démocrate pour obtenir. Oui, bien évidemment, le Sénat est loin d'être gagné. potentiellement peut-être gagné mais n'est pas encore une victoire acquise pour les démocrates. Effectivement, ce que dit Richard est tout à fait juste. Si on suit tous les sondages, les démocrates devraient au moins reprendre la chambre.
Mais attention, attention effectivement un, il y a quand même une restructuration de grande importance de la carte électorale en faveur des républicains. Il y a cette histoire où on doit présenter maintenant un certifialité. Euh tout le monde n'aura pas eu l'information surtout au sein des minorités ou le temps de remettre les mains sur les papiers. N'oublions pas que nous sommes dans un pays où il n'y a pas de carte d'identité nationale. Nous n'avons aucun document qui prouve notre nationalité si ce n'est le passeport et près de 90 % des Américains n'en ont pas ou le certificat de naissance.
Donc euh déjà euh il pourrait ça pourrait un petit peu changer la donne et on n'est pas à l'abri d'un coup de Donald Trump, une intervention qui lui permettrait de capturer Castro par exemple ou quelque chose qui redynamiserait sa base MAGA et euh qui je ne pense pas qu'il pourrait gagner la chambre pardon garder la chambre mais il pourrait ne pas la perdre trop méchamment ce qui serait la porte ouverte à une contestation beaucoup plus aisée. Effectivement c'est aussi un débat. Merci beaucoup à toutes à tous d'avoir participé à à notre émission. Je rappelé les titres de vos livres Thérèse Rebière, les États-Unis au 21e siècle en fait et chiffre aux éditions ellipse.
Remel sera lettre ouverte à Trump d'un américain de papier aux éditions point et Richard Verbli. Cette édition poche là de votre livre cette Amérique qui nous déteste apparaître le 8 octobre aux éditions Saint-Simon. Merci encore à très bientôt sur notre antenne. Vous pouvez retrouver nos débats sur publicsena.fr, FR nous réécouter ou nous découvrir en en podcast et noter que demain c'est la nouvelle sénatrice Rassemblement national de Giron d'Edvish Diaz qui sera l'invité d'Orian Mansini dans notre matinale. Belle soirée. C'était sens public avec la Banque Postale. [musique] La banque pourra avoir un temps d'avance sur le développement de votre territoire. la Banque postale citoyenne.
Est-ce [musique] que c'est des choses que j'ai pu respirer ? Est-ce que c'est des choses que j'ai pu manger ? Est-ce que c'est un cocktail de plein de choses ? Ça fait se poser beaucoup de questions et on le vis certainement pas de la même façon quand on a 20 ans que quand on en a 75. En 30 [musique] ans, le nombre de nouveaux cas de cancer d'apparition précoce abondit de près de 80 [musique] %. Et ça a longtemps été une maladie de vieux. Le cancer, c'est plus du tout le cas. Pour mieux comprendre s'il y a une épidémie réelle, la sénatrice Sonia de [musique] la Provoté a rédigé une proposition de loi pour créer un registre national des cancers.
C'est quand même dommage de pas tout avoir alors qu'on pourrait peut-être avec un registre en tout cas avoir ses certitudes. S'intéresser à l'exposition environnementale de ces patients-l paraître absolument inexpensable. Senat en action vendredi à 16h30 sur publicsena et sur publicsena.fr.