Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewyoutube.com· 9 mai 2026 54 min

Jordan Bardella : ses confidences face à Darius Rochebin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Jordan Bella, bonjour. Bonjour monsieur Rochemin. Merci de votre invitation.

C'est assez rare que vous fassiez des podcast. Je crois que c'est un des premiers. C'est très rare.

C'est le c'est le premier mais je crois que le le temps qui vient notamment électoral appelle à des à des nouveaux formats et le podcast c'est l'occasion de de prendre le temps d'aller au fond des choses. Votre première réflexion c'était on est à porté de baffe juste avant de commencer. J'ai j'ai connu l'un de vos confrères qui interview avec des micros assez similaires il y a quelques années les les politiques à porté de baffe donc il faut pas dire de bêtise.

Bon ce sera d'autant plus intéressant. Vous êtes dans un cas le temps va courir vite hein bientôt c'est ou l'Élysée ou Matignon ou la défaite et je me faisais la réflexion il y a très peu de personnes sur 60 millions de français et même sur les candidats où il y a les trois possibilités aussi ouvertes. Fallait que ça tombe sur sur nous.

On est dans un moment important parce qu'on est à la veille d'une échéance qui est majeure pour les Français. Je crois qu'il y a beaucoup de Français qui comptent sur nous, qui attendent aujourd'hui un changement dans le pays après des années de de politique dans lesquelles les Français ne se reconnaissent plus. C'est vrai qu'on incarne aujourd'hui un espoir qui est considérable.

Donc on s'y prépare, on travaille chaque jour avec Marine Le Pen avec le Rassemblement national et c'est vrai qu'à bientôt 31 ans, c'est une responsabilité sur mes épaules qui est qui est lourde et que je porte que j'apprends à porter chaque jour. comment on gère un tel suspense parce qu'effectivement c'est vraiment quand on regarde les sondages là tout est possible. Il y a beaucoup d'autres candidats quand ils sont à 10 bon euh ça peut être sur un malentendu.

Vous malentendu c'est ou rien ou tout. Écoutez élection après élection on progresse. On est aujourd'hui euh donné au second tour de l'élection présidentielle. certains sondages nous donnent gagnants.

Je pense que les idées qu'on porte n'ont jamais été autant partagées dans le pays et donc c'est une responsabilité qui est importante. Ça veut pas dire que c'est gagné, ça veut pas dire qu'on est déjà qualifié pour le pour le second tour. Et moi ce que je dis souvent, je viens dans l'intimité des des réunions avec nos cadres, avec nos militants, c'est faites campagne comme si on était donné à à à 10 15 % et ne considérez pas que c'est que c'est acquis.

Les sondages un an avant une élection sont jamais très très fiables. Donc le plus important c'est de travailler, c'est de se préparer, c'est d'avoir conscience que il y a des millions de gens qui comptent aujourd'hui sur nous. Donc on travaille.

Vous faites comme les sportifs, moi j'ai souvent les sportifs, ils imaginent tout le parcours. He vous saz les slalomurs, ils imaginent le départ, les la porte 1, la porte 2 et cetera jusqu'au bout. On dit souvent que la politique c'est un chemin de croix où on franchit les les marches une à une où on plus plus on s'approche du sommet plus la pression qui qui repose sur les les leaders politiques est forte.

C'est vrai. Je pense que faire de la politique aujourd'hui c'est peut-être moins agréable que ça ne l'était par le passé parce que les réseaux sociaux, les chaînes d'information en continu sature en permanence l'actualité, les Français et aussi les décideurs politiques de de faits divers, de fait qu'il faut commenter chaque jour. Qu'est-ce qui vous a blessé ?

Euh c'est-à-dire bah ces derniers temps en général quoi, vous quand on fait une campagne et ce sera pire évidemment hein. On fait une campagne, on prend on donne des coups hein. On en prend beaucoup.

Ouais, c'est violent. Non, mais la politique c'est extrêmement violent. Euh moi je suis rentré très très tôt dans cette dureté parce que j'ai attaqué la politique.

J'avais j'avais 16 17 ans. J'ai été élu parlementaire à l'âge de de 23 ans. Vous vous souvenez que j'avais mené la la campagne des élections européennes qui était une campagne nationale en 2019 où j'avais 22 puis 23 ans.

Donc j'ai appris à encaisser les coûts très vite et aussi à me protéger. Euh il y a quelques années, je regardais tout, je lisais les commentaires, je je prenais parfois pour moi euh un certain nombre de de reporches et de critiques. Et puis après vous apprenez à vous blinder.

Euh Marine m'a beaucoup transmis cela aussi parce que avec le temps, elle a elle s'est forgé cette carapace et donc elle tape. Elle tape. Vous vous tapez pas beaucoup.

Moi écoutez, la politique c'est donner des coups, c'est en recevoir, mais c'est surtout être capable de convaincre les Français. Et et on a pour ça un un instrument euh dont il faut tenir compte qui est notre voix. Notre voix pour pour parler aux français, pour convaincre, pour s'adresser au cœur des Français.

Et moi, je suis un garçon raisonnable, modéré, poli. C'est les valeurs que m'ont transmis mes parents et c'est des valeurs auxquelles je tiens et je pense que la la courtoisie et la politesse dans un monde de brut ne fait pas de mal. Comment est-ce que vous vous préparez Journal Bardella ?

Il y a la part qu'on voit travaille parlementaire. Vous avez rencontré beaucoup de gens la tournée de votre livre et cetera. Mais ce qu'on ne voit pas, vous potassez, vous potassez comme avant un examen, vous avez des fiches, vous bossez tous les jours.

Moi je il y a pas il y a pas une journée sans que je ne travaille pas, il y a pas une journée sans malheureusement pour mes proches d'ailleurs sans que j'arrive à décrocher. Je lis tous les jours l'actualité, je lis à minima les journaux, même s'il m'arrive de décompresser, de faire autre chose et de d'être off comme on dit. Mais mais je me tiens informé de ce qui se passe autour de moi, ce qui se passe en France, ce qui se passe dans le monde.

Donc je travaille tous les jours, je lis la presse tous les jours. Après, est-ce qu'il y a une routine ou est-ce qu'il y a une discipline ? Euh le la discipline et l'hygiène de vie, c'est des choses qui sont importantes pour moi.

Donc donc je m'efforce de me tenir au courant et c'est vrai que je travaille beaucoup. Je prépare beaucoup mes interventions, je prépare beaucoup mes déplacements, mes interventions sur le du milieu de terrain et puis oui, je fais des notes et puis en ce moment, je je j'aime travailler seul parce que je vous le disais, le rythme aujourd'hui, il est peut-être moins agréable que il y a quelques années quand on fait de la politique et et les responsables politiques aujourd'hui ont peu de temps pour réfléchir politiquement à la fois à la situation du pays, à la situation du monde. On vit une période très incertaine autour de nous. euh je veux dire le retour de la guerre au aux portes de l'Europe, l'intervention américaine en ce moment même euh en Iran qui a des conséquences sur la scène sur la scène française, sur la scène européenne.

Donc euh il faut aussi parfois apprendre quand on fait de la politique à se couper du commentaire quotidien. Euh cette société et ce monde politique qui fait beaucoup de bruit, qu'est-ce qu'on en retient à la fin de la journée ? euh parfois pas grand-chose.

Et donc il faut apprendre à à distinguer l'urgence de l'importance, à identifier les vrais sujets. Et quand on se prépare comme moi des échéances importantes, que ce soit euh une élection législative où il faudra aller chercher une majorité ou une élection euh euh présidentielle dans une autre hypothèse, il faut être capable de se couper du bruit quotidien et j'apprécie moi beaucoup le silence. Donc vous m'interrogez sur le soir est peut-être vous êtes seul, enfin pas toujours mais vous êtes seul.

Ça m'arrive de ne pas être seul le soir, vous l'imaginez comme comme tout un chacun. Mais là, vous travaillez. Oui, enfin je ne m'endors pas sans avoir lu.

Par exemple, voyez, je pense que dans dans le monde dans lequel on est, notamment où la jeunesse et a de plus en plus de difficultés à trouver des repères, des grandes figures auxquelles se raccrocher, des grands moments de la vie du pays, notamment dans l'histoire auquel se raccrocher, auquel s'identifier, euh je pense que la culture a a une a une place absolument fondamentale et donc je je me force euh à à lire tous les jours, à m'endormir, soit en lisant les journaux, soit en lisant un livre. d'abord parce que ça m'aide à à m'isoler, ça m'aide à me plonger dans le dans le silence et puis surtout euh ça ça m'aide à prendre de la hauteur et à prendre comme on dit, à prendre du champ, à prendre du recul. Et puis je pense que dans un monde où les écrans sont sont omniprésents, euh le simple fait de lire permet encore de faire travailler son cerveau.

Vous regardez, il y a encore quelques années, euh il y a il y a une dizaine d'années, euh ma génération pouvait passer 1 heure et devant une vidéo sur YouTube pour regarder un programme, pour apprendre, pour se cultiver. Euh aujourd'hui le scroll infini des algorithmes et des plateformes. Vous scroller aussi sur Instagram le soir, vous allez de moins en moins.

Je je le fais de moins en moins parce que j'ai compris que ce scroll infini euh aboutit à un abrutissement euh total à la fin. Vous savez même plus ce que vous avez regardé. Vous arrivez même plus à réfléchir.

Donc vous avez une bulle. Moi je vois selon ce qu'on regarde évidemment il y a la bulle. Votre bulle c'est c'est quoi ?

C'est-à-dire bah chacun a sa bulleon quand on commence et algorithme qui qui repère des intéress évidemment j'ai beaucoup de choses politiques, beaucoup de choses historiques, euh beaucoup de pâtes aussi parce que j'ai un faible pour les pour les pour les pattes et pour la gastronomie italienne qui est lié aussi à mon ADN et à mes origines. Mais mais j'apprends aussi à me détacher tout cela et moi je suis très dur sur à la fois très frant réseaux sociaux parce qu'il permettent de démocratiser l'information et en même temps j'en connais aussi les les excès et c'est pour ça que moi je suis favorable à l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs notamment pour les moins de 15 ans et je suis favorable et et nous le ferons demain si les Français nous accordent leur confiance à ce que le téléphone portable soit banni totalement des établissements scolaires. Euh ça veut dire complètement tous les enfants le portable à la maison ou à l'entrée de l'école.

Oui. Enfin, moi je quand j'étais au lycée, mes parents m'avaient scolarisé dans le privé parce que j'étais à Saint-Denis et vous connaissez les condition de de scolarité et de désordre dans beaucoup de classes de certains quartiers de banlieu et pour me préserver tout cela, j'ai eu la chance de d'aller dans le de faire ma scolarité dans le privé. Mes parents se sont aussi privés eux-mêmes pour pouvoir me payer la scolarité dans le privé.

Et je me rappelle que le vousvoiement est obligatoire, que euh les téléphones portables étaient interdits à la fois au collège mais aussi au lycée. Euh et que évidemment on devait se tenir aussi dans sa tenue euh de manière de manière responsable et respectable. Et je trouve que ça ça a du bon parce qu'on est dans un monde qui qui perd ses valeurs, qui perd son autorité.

Moi je crois dans l'autorité et et si demain les Français nous accordent leur confiance, je ferai en sorte que cette valeur soit un point cardinal du redressement de la France. Comment on se prépare physiquement ? Edward Philippe box par exemple, qu'est-ce que vous faites ?

Je fais beaucoup de sport. Le sport c'est important parce que ça permet d'abord de se vider la tête même si je ne le fais pas totalement parce que quand je fais du sport, généralement, j'écoute des podcasts, j'en profite pour là aussi pour pour réfléchir, pour pour écouter des émissions, pour écouter des points de vue différents différents du mien. Euh mais la condition physique, c'est important parce que la politique c'est un marathon.

Euh et au fond le le marathon, il est pas simplement intellectuel. Euh il est d'abord nerveux, il est aussi physique. Et faire de la politique à haut niveau, c'est un rythme de sportif de de haut niveau.

Donc c'est important de s'entretenir euh physiquement. Les ironiques disent que vous faites de la salle. Ils regardent si vous gonflez plus ou moins du tout le monde fait de la salle.

Enfin, moi je fais pas de salle mais c'est c'est assez rien. Rien. C'est pas bien.

C'est pas bien. Je sais. Non, c'est pas bien.

Faut faut s'y mettre. Mais du conseil. Oui, je suis inscrit je suis inscrit dans le sport.

Je fais un peu je fais un peu tout euh je fais tout. Je fais beaucoup de cardio aussi, beaucoup de beaucoup de courses, beaucoup de tapis, beaucoup de beaucoup de vélo parce que ça permet de se de se vider de se vider la tête. Donc à quoi vous pensez là ?

Édouard Philippe nous disait que lui il pense quand même faire box. Ça m'arrive de faire de la box. Vous pensez à qui là en faisant de la boxe ou d'abord la boxe et attendez quand on tape on tape.

Non non je suis pas je suis pas violent et je n'imagine pas la tête de mes opposants politiques si tel est votre si telle est votre question. Vous avez vu Emmanuel Macron biceps. Oui, mais très bien.

Mais enfin, je pense que quand on est à un chef de l'État et et quand on est à ce niveau-là de responsabilité, si vous ne faites pas du sport pour évacuer, pour vous renforcer et pour vous vous ressourcer, alors c'est un problème pour moi. Le sport est tout aussi important que que la lecture ou que le fait de s'informer. Est-ce que vous avez assez de défauts ?

Quand on regarde les campagnes présidentielles ? Souvent, c'est le paradoxe de la vie, hein. On est on est presque plus aimé pour ses défauts que pour ses qualités. le côté un peu curton de de Mitteran ou le côté gaffeur plutôt sympa à la fin de Chirac.

Voilà. Euh souvent on dit "Ah Bardella là, il est un peu robotique". Oui, je je je si j'étais observateur, je me ferais aussi ce reproche.

Marine m'a toujours dit "Le plus difficile en politique, c'est d'être soi-même." Mais quand vous avancez face à l'adversité, face au coup, apparaître tel que vous êtes vraiment est assez difficile. Et et j'ai eu pendant ce défaut, je commence à m'enguérir mais j'ai eu pendant très longtemps ce ce défaut de de chercher la perfection, de de vouloir faire extrêmement attention, de vouloir placer le bon chi, de vouloir placer le le bon argument.

Euh j'ai compris que si ce n'était pas le cas, la Terre ne s'arrêtait pas tourner et que au fond euh nos adversaires auraient toujours quelque chose à nous à nous reprocher. Donc euh cette bataille de la perfection, j'ai j'ai arrêté de la de la mener. Mais il faut être capable aussi de passer outre la critique parce qu'on est dans un monde euh où les arguments sont extrêmement pauvres.

Enfin, je veux dire, vous confondez un chiffre, euh vous mettez la virgule, vous faites un un lapsus. Il y a quelques il y a quelques jours dans mon discours du 1er mai à Macon, je faisais un discours sur la situation énergétique et sur la situation en Iran. Et au grand malheur au grand malheur, j'ai dit dans un effet de répétition, j'ai prononcé Irak au lieu de dire Iran.

Et donc là, tout le monde est allé de son commentaire "Je suis devenu un crétin, un inculte, un couillon parce que j'avais mélangé mélangé merde ! Merde ! Merde !

Merde. Vous énervez contre vous-même ? Vous énervez contre ceux qui qui sont sur le Non, pas du tout.

Bien souvent je je me dis que ceux qui critiquent auraient beaucoup de mal à en faire le car parce que on est tellement exposé, on est tellement amené à parler de à devoir parler de tous les sujets. Je veux dire être un un un responsable politique aujourd'hui sans être spécialiste de quelque chose. Il faut être curieux de tout.

Il faut être capable de parler de de tous les sujets et et on on a le sentiment aujourd'hui quand on fait de la politique que dire parfois je sais pas est forcément un défaut. On a le droit de faire de la politique et parfois sur un sujet en particulier d'avoir l'humilité de de reconnaître euh que qu'on ne sait pas. C'est c'est pas un tort de ne pas savoir il faut être capable de de d'apprendre.

J'apprends tous les jours, je continue d'apprendre et et même des gens qui font de la politique depuis 30 ans, même quand on a été président de la République, on continue à apprendre chaque jour. Et c'est ça la beauté de notre démocratie. Je sais que vous regardez pas mal d'archives.

Il m'arrivé d'avoir des échanges avec vous, j'ai compris que vous regardez les archives Chirak, SarkoZi et cetera. Bon, tous les passionnés de politique font ça. On a beaucoup dit que vous imitiez Chirak.

Non mais je veux dire pas ça change si vous voulez ça dépend des semaines. Voilà parfois c'est on dit il limite Nicolas Sarkozi parfois on dit limite limite Jack Chirac mais on a tous ça on a tous eu son président moi j'étais plutôt la génération mitteran je me rappelle très bien on avait tendance à prendre même naturellement des tics et ça veut pas dire que pourquoi Chirak non mais je pense avoir le défaut des autodidactes c'est des gens qui se sont construits tout seul j'ai pas fait les grandes écoles comme beaucoup de Français d'ailleurs. pas une tare, ça empêche pas de de réussir.

J'ai grandi au bas de l'échelle et il se trouve qu'aujourd'hui j'arrive à à voir, je dirais, la France de d'en haut, à pouvoir observer, étudier les grands phénomènes qui touchent qui touchent notre pays. Euh mais parfois vous êtes appelé à faire du mimétisme parce que quand vous êtes autodidact, vous regardez, vous observez, vous allez chercher dans les archives. Bon, il y a pas de honte à s'inspirer des des meilleurs.

Jacques Chirac et et Nicolas Sarkozi, on peut leur reprocher beaucoup de choses. Ils ont réussi à être élu président de la République. pas mon cas.

S'ils ont réussi à l'être, c'est sans doute qu'il y a des raisons. Ils ont peut-être déçu, après ils ont peut-être moins bien géré. Il y avait le geste, on appelait le geste de la secte.

Les gens faisaient comme ça parce que c'était son geste, il y avait tous les voilà. C'est vrai que parfois vous avez des expressions à la Chirak. Oui.

Euh je vous laisse cette je vous laisse cette observation. Il y a pire. Oui, il y a pire.

Mais le président Chirac était un homme sympathique euh qui a conduit sa sa famille politique au pouvoir et je pense qu'il y a beaucoup de de militants aujourd'hui de cette formation politique euh qui ne reconnaissent plus le RPR tel qu'il a été dans les années dans les années 90. Et c'est vrai que c'était une époque où la droite parlait encore au cœur des Français et et cette ce fil qui est Unicel et elle est responsable politique du RPR et en l'occurrence Ja Chirac par une forme de de bonomie, de sympathie, de capacité à à à à comprendre, à être empathique avec le quotidien des Français, c'est aujourd'hui un petit peu un petit peu perdu. Et est-ce que vous arriverez, il y a toujours un moment de dépassement côté euh Macron qui est de gauche, mais enfin pas si de gauche que ça, enfin, je parle la 2017 hein et qui arrive à avoir euh conquérir sur sa droite.

Voilà, Chirak qui était théoriquement de droite mais qui a réussi à séduire la gauche, manger des pommes, le dépassement, la fracture sociale. Est-ce que ce moment-là est difficile pour vous ? Restez quand même voilà Eren quoi.

Est-ce qu'il y a un moment donné où vous pourrez sortir le dernier carré ? Comment comment le conquérir ? Et pour avancer en politique, il faut il faut dépasser.

Il faut d'abord se dépasser soi-même. Il faut dépasser sa formation politique. Il faut être capable de parler au cœur de Français qui ne a priori ne voterait pas pour votre formation politique.

Et c'est d'autant plus vrai dans le casre d'une élection présidentielle parce que quand on accède à des mais j'ai une très haute idée de de la fonction politique et et quand on accède à des responsabilités politiques en France, qu'on soit premier ministre ou ou président de la République, on est le le chef du gouvernement ou le chef de l'État de tous les Français. Et c'est la particularité de notre modèle en Europe. Je partout les scrutins, il lisent le le président du conseil des ministres ou le chef du gouvernement à la proportionnelle.

En Italie, vous faites 25 % des voix, vous devenez premier ministre. Étant bien sûr à la tête d'une coalition. Dans un système comme le nôtre, il faut convaincre dans un second tour d'élection présidentielle autant de Français qui ont voté pour vous au premier tour que de gens qui ont été en désaccord avec vous.

Et donc le le rassemblement, le dépassement, c'est l'ADN même d'une démarche quand on fait de la politique. Je veux dire, parler au sien convaincre ses militants et des gens qui sont déjà convaincus. Bien sûr, il faut jamais jouer un second tour d'élection dans une campagne de premier tour, mais il faut être capable de de parler au cœur de de tous les Français.

Et je veux dire, l'état actuel du pays impose le dépassement. Je veux dire, demain le prochain euh président de la République ou la prochaine présidente de la République euh ne sera pas là pour faire plaisir à la droite ou pour faire plaisir à la gauche. Il sera là pour réconcilier les Français.

Il sera là pour rassembler. Et moi, je veux dire demain que si j'accède à des responsabilités importantes, euh aux responsabilités auxquelles je me prépare chaque jour, j'agirai pour tous les Français et pas seulement pour les Français qui auront voté pour moi. C'est bien c'est bien normal. qui veut pas dire non plus se renier ou changer ses convictions parce que quand vous accédez à des responsabilités en ayant été élu sur des convictions très fortte et notamment sur des convictions de droite et que tout ce que vous faites est là pour faire plaisir à la gauche, il y a le risque de décevoir sa propre base.

Mais vous savez, c'est cette fameuse phrase dans le dans le débat entre Jacques Chirac et François Mitteran pendant le moment d'interruption, les deux se disent "On n'est pas là pour faire plaisir à ces militants et bien souvent ce que vous allez dire pour convaincre le cœur d'une majorité de Français peut parfois décevoir certains certains militants mais c'est l'esprit de rassemblement de la 5e République qui veut cela." Au début vous disiez s'améliorer vous je sais que vous avez un coach comme tout le monde les gens de télé ont des coachs les acteurs, les les les Qu'est-ce qui vous a appris ? Qu'est-ce qu'ils vous ont appris ?

Alors coach, on peut mettre un peu tout ce qu'on un peu toutes les définitions dedans quand on fait des quand on fait des médias. D'abord, il y a un travail personnel. On travaille avec beaucoup de conseillers, des gens qui sujet par sujet sont amenés à préparer une thématique, à rencontrer les professionnels d'une filière par exemple.

Donc moi, je travaille énormément à la fois seul et à la fois avec des des conseillers, des cabinets, des gens qui des parlementaires qui travaillent sur un sujet pour construire un argumentaire qui soit solide lorsqu'on s'adresse aux français. Euh il m'est arrivé de travailler avec des personnes qui vous apprennent à je dirais à maquetter vos arguments pour les présenter de manière claire, de manière concise dans les médias. Mais ça ne remplace pas le fond.

Bien sûr, bah on va vous apprendre, enfin en tout cas, moi j'ai fait ça quelques mois, on peut vous apprendre à être un peu plus à l'aise. On peut vous apprendre à insister sur certains termes, mais je vous dire tout le monde l'a fait, je me rappelle de Gaulle, je crois que c'était le nom m'échappe maintenant, le comédien qui et le effectivement quand on écoute les archives de ce comédien et de Gaulle, ça se ressemble. Ouais, mais je veux dire, il y a beaucoup de il y a beaucoup de bullshit dans tous ces métiers de communiquant que c'est des généralement des non surtout qui factur en général non mais c'est des prestations qui bien souvent vous sont vendues extrêmement cher euh pour vous rappeler un certain nombre de de banalités.

C'est pas ça qui remplace un peu à l'avant de sa chaise, vous aviez eu ça ou bien alors là qui disait il faut laisser parler ses mains il faut pas être trop évidemment comme ça il faut laisser parler ses mains. Oui enfin c là vous expliquaient ensuite que si vous aviez pas de Rolex à 50 ans vous aviez raté votre votre vie. Donc je suis pas certain que les conseilleurs soient systématiquement les les payeurs, mais mais il y a beaucoup d'artificiel dans dans toutes responsabilités.

Une chose apprise parce que c'est intéressant de voir comment vous dites avec franchise hein. Oui, vous travaillez. Oui, il faut beaucoup appris à ralentir mon débit de parole.

Euh j'ai le j'ai eu ce défaut pendant très longtemps euh de vouloir tout dire, de vouloir dire tout ce qui me passait par la tête au risque parfois d'apparaître comme un un cyborg. On a longtemps fait le reproche ou de quelqu'un de robotique. Bon euh j'ai appris à à me détacher tout cela tout cela et au fond tant pis si je n'ai pas tout dit je poursuivrai à l'émission suivante.

Hollande mange la fin de ses mots par exemple he il a jamais réussi à il dit les socialistes. Voilà il a jamais Oui. Enfin le président Hollande a beaucoup de beaucoup de défauts mais mais il a été pendant ses meetings de de campagne un un un bon orateur. il a beaucoup été moqué d'ailleurs hein euh sur sur lui-même, sur son incarnation, sur son sur son physique.

Et c'est vrai que faire de la politique, je vous le disais, c'est très violent parce que ça suppose d'être d'être exposé à la critique parfois dans ce qu'elle peut avoir de plus de plus lourd, de plus de plus violent et et au fond, moi c'est la raison pour laquelle je ne parle jamais de de mes souffrances, de mes cicatrices. Vous savez que quand on fait de la politique, arrivé au niveau où je suis, on explique toujours qu'il faut fendre l'armure, montrer ses souffrances, montrer ses cicatrices. Une phrase de de Voltaire qui m'a qui m'a beaucoup marqué, il disait "La sérénité dans la peine est le premier don du commandement." Et je pense que le propre du chef aussi, malgré les blessures, malgré parfois les moments de doute ou les moments difficiles, c'est de ne pas montrer que l'on est atteint par les flèches qui sont lancées par l'adversaire.

Parce que au fond être chef, être le leader et être le numéro 1, ça suppose aussi d'absorber dans dans son bouclier, dans sa carapace les coûts qui sont en fait dirigés sur tout le monde. C'est ça la spécificité du chef, l'exposition. Alors, il y a évidemment ce moment où est apparu votre votre liaison amoureuse avec Maria Carolina Bourbon est devenue publique.

Alors, c'est forcément un câble dans le parcours d'un d'un politique. À qui est-ce que vous l'avez dit en premier ? Euh, à qui est-ce que je l'ai dit en premier ?

Euh peut-être à Victor à mon attaché de presse qui est qui est juste derrière. Oui, il a dit oui oui, ça doit être ça fait aussi un ami. Ça doit faire partie des des premières personnes qui l'ont qui l'ont appris.

On se dit forcément vous êtes tombé amoureux, ça peut arriver à tout le monde mais on se dit for en ça peut même arriver. Pardon mais quand on fait de la politique derrière il y a des gens c'est il y a des hommes, il y a des femmes et et on est comme tout le monde. C'est que on a des on a des sentiments.

On a des sentiments amicaux, on a des sentiments amoureux et et on est capable aussi d'avoir une une vie privée, une vie personnelle qui devient Vous rappelez ces ces photos qui sont sorties dans dans Paris Match, euh nous avons été suivis pendant de très nombreuses semaines par des pas paradis par des photographes qui campaient devant devant le domicile qui nous suivait dans l'intégralité de nos déplacements et donc en réalité le comptebourg avait démarré et donc on a décidé lors de ce de ce voyage en Corse de ne pas nous cacher d'assumer enfin je veux dire ça relève pour nous de l'évidence je suis très fier de la personne qu'elle est et donc j'espère aussi que c'est réciproque. Il y a évidemment part privé la la part publique quand on est dans un parcours politique tel, il y a forcément un moment où vous êtes dit tiens, quel effet ça aura ? Qu'est-ce que vous êtes dit là ?

Non parce que je je euh au fond à partir du moment où c'est sincère, les Français le sentent. H euh je je je l'ai dit, je je souhaite pas qu'elle soit perçue comme la compagne de Jordan Bardella. Euh on est en 2026, bientôt 2027.

Euh les femmes n'existent plus dans l'ombre de leur conjoint. Je elle descend des des bourbons, des des rois de France et de la dynastie des Capéciens. Elle partage aujourd'hui sa vie et et avec moi et je partage ma vie avec la sienne.

Mais elle existe comme comme femme qui qui entreprend, qui a ses aspirations, ses ses ambitions personnelles, ses ambitions professionnelles et je je souhaite être tout aussi fier d'être le conjoint d'eux qu'elle-même soit la conjointe d'eux. 2026, est-ce que le monde a changé ? Moi je me rappelle évidemment quand Bernadette Chirac racontait sa rencontre avec Jacques Chirac, alors c'est la jeune Chaudon de Coursel qui devient ou Daniel Gous pour Mitteran.

C'était pour la vie. Aujourd'hui, les couples se font se défont, les familles se recomposent. Est-ce que ça change dans l'esprit des gens d'après vous ?

C'est plus naturel quoi, c'est plus désinhibé. Je pense que les responsables politiques que vous citez avaient au-delà de leur épouse des vies extrêmement, comment dire mouvementées. Voulez dire qu'il est trompé.

Je ne sais pas, en tout cas c'est notoriété publique, mais euh l'époque a sans doute l'époque a sans doute changé. Euh peut-être que les réseaux sociaux ont ont cassé quelque chose dans la possibilité à la fois de de de rencontrer, de faire des rencontres, même si je pense que Instagram est très certainement le pire ennemi pour les couples aujourd'hui. Vous connaissez le mot de de Gaul de Gaul épouse la la enfin Yvon de Gaul qui s'appelait Vandrou, c'était une marque de biscuit assez assez fort et il écrit un copain, je pense qu'il est quand même très amoureux mais il blague un peu, il lui dit "J'ai épousé les biscuits Vandrou".

Voilà. Oui, parce que elle avait elle avait son son histoire. ce cette cet entourage, cet écosystème industriel.

Mais quand on fait de la politique, c'est au-delà du fait que dans la vie, le bonheur est fait pour être partagé avec la personne qu'on aime, avec ses amis, avec sa famille. Quand on fait de la politique, c'est important de se savoir soutenu et et au niveau où je pratique la politique, avoir quelqu'un sur qui vous appuyez, sur qui comptez, qui est capable d'avoir un jugement objectif dans dans ce que vous faites, avec qui partager un certain nombre de de choses au-delà évidemment de ce que vous vivez dans la vie classique à deux. Mais mais sa présence mide, le simple fait qu'elle soit euh euh à mes côtés euh que je je peux partager avec elle ce que je vais vous dire aujourd'hui dans ce dans ce podcast, qu'elle m'aide à à réfléchir, à analyser le monde autour de moi, à à à me dire quand les choses sont bien, à me signifier aussi quand je les ai mal dites ou quand je me suis trompée.

Je cette franchise là dans un cadre amoureux, dans un cadre sentimental, je pense qu'il y a rien de plus vrai. une Bourbon, une Bourbon à l'Élysée ou à Matignon, vous vous êtes posé la question et il faut pas y voir de de clin d'œil monarchiste. Elle a sur ses épaules un héritage qui l'héritage et le passé commun de tous les Français de de tous les Européens et en l'occurrence puisqu'elle est italienne, elle descend de la branche italienne des bourbons de de des Italiens.

Elle a conscience d'avoir sur ses épaules un passé qui est qui est important qui est une mémoire collective pour des millions de citoyens en France mais mais surtout le continent européen. Et je crois que cela lui donne aussi un un un devoir, une obligation supplémentaire. Euh ce sont ces termes.

Maintenant, je ne je ne parle pas à sa place et je suis avec elle pour la femme qu'elle est et non pas pour ce que ses ancêtres ont pu être. Un enfant à l'Élysée ou un Matignon, il y a pas eu beaucoup hein, c'est je crois qu'il y a eu Julias Julia la fille de SarkoZi je pense. Et puis après il faut remonter ça pas être de Gaulle, Pompidou Coti.

Ça doit remonter très loin hein. Nous verrons vous allez les pousser. Nous verrons c'est un cap.

Je souhaite avoir plus tard la chance et l'honneur de me de me marier, d'avoir des enfants et de connaître une famille unie. J'ai mes parents sont séparés quand j'avais j'avais un an et demi. Ça s'est toujours très bien passé avec les deux et je leur en suis extrêmement reconnaissant pour non pas le l'homme politique mais l'homme que je suis que je suis devenu pour les valeurs qu'ils m'ont transmis pour ce goût pour pour la politesse, pour la bienveillance, pour le respect des autres, pour le travail.

Euh je ne les ai jamais connu ensemble. Euh naturellement les relations sont sont bonnes et dans dans mon intérêt personnel d'enfant elles ont toujours été très bonnes. Mais je rêve un jour de de de toucher du doigt euh cette cet horizon d'une famille unie euh que j'ai très envie de découvrir et de connaître.

Bien sûr, les politiques ont la réputation d'être assez dure. Je sais pas si vous connaissez l'histoire d'Obama qui est magnifique là. Une des premières femmes qui tombe amoureuses de lui ditose pas lui dire tout de suite et elle lui dit euh Barak je t'aime et il lui répond merci beaucoup.

Ah non je ne connais pas cette anecdote. En revanche j'ai eu l'occasion il y a il y a quelques mois de lire la l'autobiographie qui a été écrite par sa femme Michel Obama et il semblait très amoureux quand même très tôt. Donc c'est vrai qu'il y a une dureté de façade des responsables politiques mais mais qui est aussi généré par la violence que l'on subit au quotidien.

Euh mais derrière cela, il y a des y a il y a des hommes et des femmes avec des sentiments, avec des des envies, avec des passions. Moi, je suis quelqu'un de de passionné et quand je rentre chez moi et que la porte se ferme, euh je je ne dors pas en costume trois pièces. Rigan Rigan disait "La la chose la plus belle du monde, c'est d'avoir quelqu'un qui vous attend à la maison." Oui, je crois que c'est très vrai.

C'est très vrai. C'est euh c'est c'est illusoire de penser que le le bonheur est fait pour être gardé pour soi. Il est fait pour être partagé avec les gens qu'on aime.

La vie est très courte. Euh je fais à bientôt 31 ans ce qu'on fait normalement à 50 ans dans la vie et j'ai un rapport très singulier autant. Euh une chose qui m'angoisse profondément dans la vie, c'est le temps, c'est le temps qui passe.

La vie est extrêmement courte et je veux euh au seuil de de ma retraite et peut-être plus ensuite euh pouvoir regarder derrière moi et me dire que je j'ai contribué à à mon paix et que je me suis engagé avec passion dans tous les projets, que ce soit des projets professionnels ou personnels que j'ai que j'ai intenté. Le hasard fait que au même moment à peu près Gabriel Atal a parlé de ses amours avec Stéphan de ses journées. Est-ce qu'il y a un petit phénomène de génération ?

Alors, il est presque vieux par rapport à vous. Vous avez 30 ans, il en a 37 hein, mais disons dans la dans l'approche de la vie à la fois publique et privée, chacun est libre. Et Gabriel Atal qui va être sans doute qui prépare une candidature à l'élection présidentielle habilement.

Euh non parce que il est l'héritier de d'une politique que les gens euh ne supportent plus depuis 10 ans. Et donc se réinventer quand on a été au pouvoir, quand on a été euh ministre de l'éducation nationale, ministre des comptes publics, premier ministre, euh ça donne le sentiment d'un Macron junior et qu'un autre Macron est possible en l'occurrence. Donc je suis pas certain que ça fonctionnera et et tout doit être sincère.

Voilà, je pense qu'il faut pas s'inventer des souffrances quand on fait de la politique pour essayer d'attirer la lumière ce soir.Èè peut-être qu'il en a un peu trop fait. En tout cas, c'est mon mon opinion de de l'extérieur, mais chacun juge et et il utilise, je dirais, la le moyen de communication et la méthode qui qui lui juge.

Bon, moi, je ne le juge pas sur sur qui il est personnellement. Je ne le juge pas sur sa vie intime, je le juge sur ses choix politiques et et tout le monde devrait regarder la politique à l'une des choix politiques. J'ai du respect pour mes adversaires, voyez, j'ai du respect pour la personne d'Emmanuel Macron, mais je combat la politique du président de la République.

J'ai du respect pour Gabriel Atal, pour Édouard Philippe, mais je combats la politique qu'ils ont mené depuis 10 ans. Et je revendique aussi cette cette courtoisie et cette élégance dans le dans le débat politique. Je ne supporte pas l'impolitesse et et je trouve que la politesse et et la la gentillesse et la bienveillance sont des valeurs qui se perdent dans notre société.

Est-ce qui peut être votre symétrique vous nationaliste ou je sais pas comment vous dites souverainistes nationaliste patriote voilà et lui très européen très progressiste. On a l'impression ou ça rappelle Emmanuel Macron d'ailleurs on a essayé depuis 10 ans manifestement les Français sont un peu revenus. Eddouard Philippe c'est un candidat plus redoutable.

Bah, il ne dit rien. Donc je veux dire, une élection présidentielle, c'est pas le roi du c'est pas le roi du silence. Donc il va falloir à un moment donné qu'il dise le projet qu'il qu'il porte pour le pays, mais avant cela qu'il vienne défendre le bilan qui a été le sien parce qu'Édouard Philippe, c'est l'augmentation des taxes sur le carburant, c'est la continuité de la politique d'immigration lorsqu'il a été euh premier premier ministre et c'est euh le pire de la politique d'Emmanuel Macron puisqu'il en il en a été le premier premier ministre.

Donc il va falloir à un moment donné qu'il quitte le ring de boxe et qu'il vienne dire devant les Français quelle est la réalité de son bilan. Et moi je je pose une question à Édouard Philippe mais la même que je pose à à Gabriel Atal, c'est c'est qu'est-ce que vous avez fait de la France ? Il est redoutable quand même pour vous he vous savez très bien que ça peut être la la vieille machine qui se répète, c'est-à-dire malgré tout le plafond de verre qui fait que le centriste, centre droit, centre gauche au dernier moment est jugé un peu plus respectable que le que le RN.

Et bien, je ne crois pas. Ça marche mon cher Darius, je ne crois pas. Euh je crois que les Français ont envie de tourner la page euh qu'ils ont le sentiment au fond d'eux même qu'on arrive au bout d'un cycle, au bout d'une air et que au fond le président Macron n'a pas entamé un monde nouveau.

Il a conclu l'ancien et et regardz autour de nous regarder les actualités internationales extrêmement dures que nous connaissons. Ce nouveau monde, il ne respecte il ne parle que le langage du patriotisme, de la souveraineté, de la défense de l'intérêt national. et nous sommes très certainement les meilleurs interlocuteurs de ce de ce nouveau monde.

Est-ce que les Français ont envie de continuer avec la politique de monsieur Macron ? Très franchement, je ne le crois pas. Et notre devoir en tout cas à nous, c'est c'est d'être prêt, c'est d'offrir au Français la renaissance que la France mérite.

Votre candidat favori, c'est qui ? Pas pas favori, c'est pas la formule. Oui, mais je veux dire, votre adversaire le plus jouable, quoi.

Je n'ai pas prise là-dessus. Donc je veux dire, je vais regarder. Non mais pensé Oui, j'y pense mais je je veux dire c'est pas parce que je souhaite avoir un candidat en face que les Français vont nécessairement offrir à la démocratie française un second tour entre le Rassemblement national et cette personne-là parce que je le souhaite.

Donc nous nous nous assumerons ce ce cette campagne présidentielle et et et vous m'interrogez comme si la qualification au second tour était déjà acquise. Je ne crois pas que notre qualification au second tour soit automatique, soit acquise. On est un an avant, il y a une dynamique.

Oui. Deè tour, ça je suis d'accord que là vous avez un gros problème deème tour. Premier tour, vous êtes quoi ? 35 34 Oui.

Bah donc vous êtes capable de me donner le score que je vais faire. Je vous avou par pars. On ferme l'enveloppe et on la rouvre dans un an.

D'accord. Non non, je prends jamais de risque mais trompé. trêve de plaisanter n'est jamais acquis en politique mélanchant.

Mél et l'opinion est de plus en plus insaisissable. Mélenchon il s'est déclaré dans notre groupe sur TF1 il y a quelques temps. Évidemment, on se dit "Mlenchant pour vous serait la solution la préférable disons parce qu'au fond voilà vous pourriez là vous avez des chances de second tour." Mais Jean-Luc Mélenchon mais d'abord Jean-Luc Mélenchon, il sait manier les mots h il sait manier le verbe, il sait manier l'histoire.

Il est bon, il le fait à dessin et il sait faire campagne. Jean-Luc Mélenchon est un homme qui sait faire campagne. Mais pour être président de la République, il faut du sang froid.

Ah ! Et euh j'ai acquis la conviction en observant euh attentivement Jean-Luc Mélenchon depuis la dernière élection présidentielle et qu'il n'a pas le sang-froid nécessaire et la sérénité d'esprit euh pour euh être président de la République. Est-ce que vous le chef de l'État dans une dans un dans un dans une fonction qui est éminemment importante et éminemment suprême dans un pays qui connaît des tensions importantes et qui dispose de l'arme nucléaire.

Vous êtes allé jusqu'à dire est-ce que vous imaginez Jean-Luc Mélenchon avec le bouton nucléaire ? Ah c'est pas à moi de répondre à ce genre de question. Bon vous connaissez ma réponse.

Vous êtes allé jusqu'à dire il vous mettrait au goulag là. Franchement vous en faites des kilos. Croyez vraiment que Jean-Luc Mélenchon vous mettrait au goulag ?

Oui, je pense. Oui, peut-être vous aussi d'ailleurs. Mais non, mais ils ont une conception de de la République et de la liberté qui est extrêmement autoritaire, qui est extrêmement dur quand on passe ses journées injurier à éructurier les les forces de l'ordre, à vouloir désarmer nos policiers, à faire le jeu de de l'idéologie islamiste euh dans les dans les banlieux, à souffler sur les braises de l'antisémitisme dans notre pays euh lorsque on considère nécessairement comme fasciste tous ceux qui sont en désaccord avec soi.

Enfin, pardon, mais moi j'ai été candidat aux élections européennes. Souvenez-vous que même Raphaël Gluxman dans les cortèges de gauche et de la France insoumise se faisait sortir car il était considéré comme fasciste. Regardez comment Mathieu à Notin B.

Je connais bien la ville de Saint-Denis, j'y ai grandi et et ma mère a a servi la ville de Saint-Denis et l'école de la République pendant pendant une grande partie de sa carrière. Quand on voit comment Mathieu Anotin qui représente l'el gauchiste du Parti socialiste, il a été proche de monsieur Amon. hm se fait lui-même traiter de fasciste par euh le nouveau maire de Saint-Di et par son équipe municipale.

On voit bien que il y a un glissement qui est extrêmement dangereux de la part de la France insoumise et et au fond de beaucoup de gens qui considèrent qu'il n'y a démocratie que lorsque vous êtes d'accord avec eux. Je je je ne comprendrai jamais que certaines personnes qui ont le cœur à gauche refusent de dialoguer ou refusent de discuter avec des personnalités qui ne sont pas de gauche ou qui sont de droit. Ça c'est un vrai problème et ce sectarisme dans l'autre sens il n'existe pas.

Chacun sa croit. Peut-être qu'ils ont un problème parfois de de respectabilité, chacun est juge, mais vous aussi malgré tout le RN sulfureux. Vous avez vu quand vous avez rencontré les patrons, on se dit en 2026 fait 35 % rencontrer les patrons, ça devrait être habituel.

Même là ça reste un peu gens disent "Ah qu'est-ce qu'ils se sont dit ? Comment vous êtes d'accord avec moi ?" Oui mais enfin c'est normal qu'il se demande ce qu'on s'est dit.

Ça montre malgré tout que pardon mais monsieur Rochin d'abord pour vous répondre. Oui, je pense que si Jean-Luc Mélenchon devient président de la République et je finirai soit au goulag soit je solliciterai de la part du gouvernement de madame Méloni l'asile politique. Vous parlez sérieusement ?

Oui, je pense que c'est une hypothèse. Je pense que c'est une hypothèse. Non, trèfle de plaisanterie.

Mais pour vous répondre, voyez bien que le Rassemblement national qui a aujourd'hui le premier groupe de députés à l'Assemblée nationale, la première délégation au Parlement européen, on a fait élire 70 ma il y a quelques semaines lors des élections municipales, qu'on se pose la question encore aujourd'hui. On est donné au second tour de l'élection présidentielle, même si ça n'est pas fait, je vous l'accorde, euh de Est-ce qu'il est normal pour des dirigeants d'entreprise de dialoguer avec le premier parti de France ? Mais l'inverse me ferait dire qu'on est chez les fous.

Donc euh et pourtant il y a eu ça, avouez avec moi que ça a fait euh comment dire ça a fait du bruit. Voilà, ça a fait du bruit. Malgré tout, le RN reste pour une certaine partie des gens un peu sulfureux, un peu un peu infréquentable.

Question à vous. Je crois que vous ben je vais essayer de les convaincre. Mais mais mon combat c'est de c'est de non mais mon mon combat depuis euh que je suis président du Rassemblement national et c'est de tout mettre en œuvre pour normaliser l'image du mouvement et pour prolonger ce ce travail qu'on a longtemps appelé de la dédiabolisation qui a été initié par Marine Le Pen avec beaucoup de force et beaucoup de talent qui consiste à faire apparaître nos idées tel qu'on est vraiment.

Je veux dire, être français, être patriote, aimer son pays, savoir d'où on vient, savoir où l'on va, aimer sa culture, chanter la Marseillaise, aimer son drapeau, aimer l'égalité homme-femme, aimer la laïcité, c'est des valeurs qui sont parfaitement saines. Et et et et ce réflexe aujourd'hui de millions de Français qui faceent notamment aux politiques d'immigration, ne reconnaissent plus le pays dans lequel ils ont grandi, accordent leur suffrage au Rassemblement national parce qu'ils veulent que ça change dans le pays. Ce réflexe, il est parfaitement sain et donc nos électeurs ne sont pas des sous-citoyens et je n'accepterai jamais qu'ils soient pointés du doigt ou ou stigmatisé pour des caricatures qui ne sont pas l'ADN de millions de français qui votent aujourd'hui pour le Rassemblement national.

Livre très bien vendu. Combien d'exemplaires vous savez ? Vous avez le dernier le premier que j'ai sorti l'an dernier ce que je cherche c'est vendu à 240000 exemplaires et et le deuxième doit être autour des 1300 exemplaires.

Chez les jeunes TikTok succès tout à fait incontestable. Est-ce qu'il votent pour autant ? Est-ce que c'est une inquiétude pour vous ?

Ils ont voté, je crois, aux élections euh européennes et aux élections législatives. J'ai une responsabilité à l'égard de cette génération et on en a tous une. Euh on a une génération aujourd'hui euh à qui on a appris à ne plus croire en rien.

Euh et beaucoup de jeunes aujourd'hui qui sont en perte de repère et les réseaux sociaux sont pour beaucoup un refuge. beaucoup prennent en modèle des des influenceuses, des influenceurs, des gens qui ont de l'audience sur les réseaux sociaux et moi je revendique d'aller sur les réseaux sociaux pour parler au cœur de la jeunesse, pour leur dire "La France sera ce que vous en ferez." La jeunesse, elle est profondément patriote.

Et c'est un livre qui m'a beaucoup euh qui m'a beaucoup marqué, qu'il m'arrive régulièrement de de lire, ce sont les les lettres de poilu h et ces lettres qui ont été écrites par des jeunes soldats français qui sont partis combattre dans les tranchées dans durant la Première Guerre mondiale en 141. Vous regardez la beauté, le courage incarné dans le verbe, dans le mot, le patriotisme, le sens du sacrifice et la détermination de de ces jeunes Français qui sont allés combattre pour une idée très haute qui s'appelait la France, euh doit nous rappeler qu'on ne vient pas de nulle part et et ces textes, ils sont beaux, ils sont nobles, ils nous rappellent qui nous sommes et et dans cette période où on voudrait que les jeunes oublient leur passé, qu'est-ce que c'est que cette société qui euh réécrit son histoire euh qui euh déboulonne ses statutes qui euh euh ne transmet plus le goût de la lecture à ces jeunes générations. André Malot disait dans dans ce dans ce livre formidable que j'aime beaucoup qui est les chaînes qu'on abat dans lequel il relate ses ses ultimes conversations avec le général de Gaulle, il est créé une société qui ne croit plus en rien, cesse d'exister.

Moi, je considère qu'une société a besoin de de repères pour avancer et en l'occurrence l'histoire de France nous fournit peut-être les les repères les plus beaux, les plus nobles et les plus grands que l'humanité n n'est jamais connue. Et donc, il faut s'inspirer tout cela et et et ce combat pour la jeunesse, c'est un combat aussi pour pour la culture, pour l'histoire, pour le savoir-être, pour le savoir vivre. La campagne chez les jeunes, le côté un peu et donc s'il faut aller pour vous répondre, pardon, je vous ai pas répondu et qu'on va s'il faut aller sur les réseaux sociaux, Ouais.

S'il faut mettre les extraits de ce podcast sur TikTok ou sur Instagram pour leur parler, alors je le fais sans difficulté. Quel est le problème ? Vous avez un physique avantageux comme on disait, c'est le le la formule, la lit habituelle.

J'étais frappé le moment où vous enlevez, vous êtes sympa. Vous enlevez votre veste dans certains meetings et il y a un petit côté chanteur et cetera, les les gens qui crient "Ah Jordan et cetera." Comment vous prenez ça ?

Oui. Alors, je ne jette pas ma veste sur la la foule, même si je pense que certains certains apprécieraient. Dans les meeting, il y a une ambiance qui est extrêmement extrêmement chaleureuse et beaucoup de gens nous voient.

Est-ce que c'est un atout handicap ? parce que les le physique, il y a des physiques la qui sont très marquants et voilà, il y a tout hein. D'abord, il faut avoir beaucoup de beaucoup d'humilité mais on a ce fil avec les avec le public, avec les électeurs et et beaucoup de Français nous perçoivent plus que comme des responsables politiques.

Ils nous perçoivent comme une source d'espérance dans un quotidien qui est de plus en plus rude, qui est de plus en plus dur et on incarne pour eux l'horizon d'une lumière dans un dans un couloir qui est qui est extrement. Donc attendez, vous me parlez d'autres choses. Est-ce qu'il faut se plaire faire de la politique ?

Je me souviens Berlous Coni m'avait dit le matin, tu te regardes dans la glace, il y a un miroir là dans le petit décor, tu te regardes dans la glace et tu dis tout mipia tu me plais. Est-ce qu'il y a un côté Oui. Est-ce qu'il faut se plaire quoi ?

Bon, faut surtout plaire au français parce que vous pouvez vous plaire à vous-même et ça ne fait qu'une voix de qu'une voix de de conquiste. Je vais vous raconter une anecdote. Un un chef d'entreprise français que j'ai rencontré il y a il y a quelques mois et avec qui je me suis lié d'amitié m'a raconté que lorsqu'il recevait les les responsables politiques, il les recevait à un bureau et que derrière lui, il y avait un miroir et il observait les responsables politiques qui se regardaient eux-mêmes dans le miroir tout au long de leur de l'urent entretien. et et il m'a dit que ça disait beaucoup de la personne que vous avez en face.

Non, mais on est dans une société de l'image, donc l'image ça compte et moi je veille toujours lorsque je lorsque je vais à la rencontre des Français et même je vais vous dire lorsque je suis dans un cadre privé que je sors dans la rue à être toujours bien habillé, à être toujours tiré à quatre épingles parce que je considère que c'est une marque de respect à l'égard des millions de français qui nous font confiance. C'estàd que je je comme parlementaire et comme président de mouvement, je représente et nous représentons des millions de français. Et donc être toujours extrêmement distingué, en tout cas je j'essaie de l'être à chaque fois, c'est une marque de respect pour pour les Français.

Je il y a mais je veux dire, il y a que les types de la France insoumise à l'Assemblée nationale taper sur ils ont le droit auiller comme ils veulent aussi. Vous ne savez même pas ce que je vais dire. Non, mais il y a que considèrent que euh il faut arriver débrailler à l'Assemblée nationale et que euh se débrailler euh sur le plan vestimentaire quand on est dans dans une dans une institution de la République, ça fait peuple et ça fait ouvrier.

Je ne crois pas du tout à cela et je trouve que c'est profondément méprisant euh pour des millions de Français qui ont des conditions populaires ou modestes et qui attendent de leur représentant une forme de de de respect, d'élégance et puis on est quand même le pays de la mode et et de la courtoisie. Tout compte dans une campagne. Rappelez-vous Fillion les costumes, Macron qui se paye des costumes à je sais pas quoi, 600 € enfin de toute façon raisonnable.

Oui, je dois être aussi dans cette gamme là. C'est ça. Vous avez vous regardez l'étiquette le vous savez est-ce que c'est made in France, made in Italie ?

Moi je crois d'ailleurs votre si je peux me permettre, vous avez la la votre tailleur est le même que celui du président. Vous croyez ? Président Macron ?

Parce que je suis assez fin sur le repérage des des costumes. Fabriqué en Écosse. Absolument.

C'est fabriqué en Écosse. Et vous ? Je ne sais pas si je peux faire de la publicité pour mon tailleur mais en tout cas c'est c'est un tailleur français.

C'est français. C'est français. Vous faites gaffe à rouler français à tout à tout ce que Oui, ma voiture est une est une DS7.

Euh je me bat pour l'automobile sur le seul français, sur le seul européen qui est qui est dans une situation difficile et donc je roule effectivement en voiture française. Mais mais je défends cette je défends aussi une vision de de l'homme et une vision de la société. Et donc la courtoisie et l'élégance, c'est en fait des principes qui sont fondamentalement politiques.

Et je veux dire aujourd'hui, vous vous baladez dans la vous balez dans la rue, vous avez quelqu'un qui tombe par terre, vous avez une personne qui va se précipiter pour ramasser l'homme ou la dame qui qui est tombée, l'aider à se relever. Vous en avez trois qui l'enjamment et six qui sortent leur téléphone pour pour filmer. Cette société là, je je la je la déteste.

Je peux poser la question des pièges. Tout est piégeux hein dans une campagne électorale. Tout est piégeux.

Absolument. Tout est piégé. Moi, je vous ai beaucoup observé et je vous ai déjà dit ça une fois, mais ce qui me frappe c'est que vous êtes c'est qualité au défaut he méfiant.

Vous dites tôt ou tout le monde me cherchera toujours il faut se méfier tout le monde. Oui, je je suis je ne suis pas naïf à l'égard des intentions des des journalistes et des et des observateurs, sauf votre aspect, monsieur Rochin. Ouais, vous avez raison, il faut toujours se méfier.

Mais en général, vous méfiez. Je suis prudent. Enfin, je veux dire, à partir du moment où vous rentrez dans mon dans mon dans mon cercle d'amis, dans mon cercle de proche, je donne.

Voilà, je suis quelqu'un de d'extrêmement passionné. Je je je je m'engage. Je m'engage dans ma dans ma vie amoureuse, dans ma vie sentimentale.

Je m'engage dans mes relations amicales. Je m'engage dans mes dans mes projets professionnels avec passion. Attendez, attendez en qui vous avez confiance.

Donc votre mère compte beaucoup d'abord les personnes en qui j'ai une totale confiance se compte sur les doigts d'une main et les gens qui vous disent qu'ils ont confiance en tout le monde en fait n'ont confiance en personne. Mais je considère au fond que le meilleur moyen de savoir si on peut faire confiance à quelqu'un c'est de donner sa confiance. Après, on est satisfait ou on est déçu.

Et c'est vrai que la politique est un milieu de requin, c'est un milieu difficile dans lequel vous pouvez être trahi, dans lequel vous pouvez avoir beaucoup de gens qui autour de vous sont avec vous parce que vous pouvez à un moment donné leur apporter telle ou telle chose ou que vous allez les écouter, les entendre. Euh et donc je me méfie et et je veux vous dire, je pense que plus on plus on s'approche du sommeil, plus on est seul au fond. Jordan Merdela la il on partait du fait que au fond on vous connaît sans vous connaître des choses toutes bêtes des voyages par exemple on sait même pas il y a les voyages politiques, on voit des voyages politiques.

Votre premier voyage chez un jeune quand vous aviez 16 ans 17 ans. Le moment où vous aviez découvert le monde c'était quoi par exemple ? Étant plus jeune j'allais souvent j'avais la chance de de partir dans ma famille en Italie.

Et donc, j'ai passé une grande partie de mes étés sur la côte du Ligurie en Italie, près de près de près d'EG dans une petite station balére qui s'appelait Dianomarine, dans lequel ma famille italienne avait un appartement de de vacances et je passais une grande partie de mes étés en Italie, ce qui a nourri chez moi à la fois une une passion et un amour pour ce pays qui est une nation sœur de de la France. On partage beaucoup sur la culture, sur l'histoire, sur l'identité. Vous avez des des grands moments historiques français comme la Renaissance qui sont d'abord des des des moments historiques italiens qui ont influé l'art, la culture, la royauté française.

Euh j'apprécie donc beaucoup l'Italie et puis aux États-Unis vous êtes allé aux États-Unis hein ? Je suis allé plusieurs fois aux États-Unis. Euh j'ai eu la chance de faire un un voyage avec mon mon papa étant plus jeune euh de découvrir la la Floride, c'était son rêve.

Et donc il a choisi de de m'y emmener quelques mois après que j'ai décroché le le baccalauréat et puis je suis retourné dans les cadres plus politiques et plus professionnel à New York à à Washington mais je préfère l'Europe. Euh il y a beaucoup de gens qui rêvent des États-Unis d'Amérique qui ont ce rêve d'être au milieu des gratciels à New York. Mais je trouve qu'il y a trop de monde que les tours sont trop hautes et je tiens à cette à cet arbre de vivre à ce charme urbain très très européen qui m'est qui m cher.

Jordan Bardella, je vous ai proposé un question. Il y a beaucoup de a beaucoup de voyages qui m'ont qui m'ont marqué. Je veux dire, il y a quelques mois, mais j'ai eu la chance d'aller d'aller au Liban, de rencontrer l'ancien président, le premier ministre de quelques mois, d'y aller en d'aller en Israël et c'est des voyages desquels vous ne rentrez pas totalement indemne.

En Israël, je suis allé sur les lieux qui ont été attaqués le 7 octobre. J'ai rencontré des familles qui ont été qui ont été décimées dont dont je parle d'ailleurs dans dans ce livre en relatant le portrait. Quand vous rentrez de ces pays en guerre qui luttent pour l'unité au Liban ou pour leur existence s'agissant d'Israël, vous ne rendrez pas totalement indemn.

Et c'est aussi des expériences qui m'ont forgé, qui m'ont épaissi, qui m'ont endurci et qui vous apprennent aussi à regarder la chance que vous avez de de vivre en France dans dans ce qui est le plus beau pays du monde et qui même s'il traverse des temps difficiles et si beaucoup de gens considèrent que la France traverse des temps difficiles, là encore, j'ai envie de leur dire regarder l'histoire. Et ne soyez pas inquiets. Est-ce que vous avez souffert vous-même ?

Biteran disait à Fabius, il disait "On peut pas être président tant qu'on a pas assez souffert quelque chose de ça." Marine Le Pen a souffert. Elle a pris des coups, elle a des gros coups, elle a donné des gros coups.

C'est voilà. Vousz vous avez peu de cicatrice. Donne l'impression.

Oui, je peux me tailler une veine devant vous si ça vous fait plaisir. Mais enfin, qui n'a pas souffert ? Je veux dire, moi je je suis assez pudique sur mes souffrances.

Euh j'ai eu dans ma vie euh des moments difficiles, des ruptures personnelles, amical, sentimentale, amoureuse comme vous, j'imagine, enfin je veux dire comme tout un chacun. Euh le fait de voir ma mère plus jeune galérer à finir le mois, compté chaque centime, chaque soir à la maison qu'elle inscrivait sur un carnet, a été pour moi une source de de souffrance dont je suis encore assez ému quand je parle aujourd'hui. C'est ça m'arrive quand je raconte quand je raconte ces scènes là d'être d'être assez ému.

Ça m'arrive de pleurer aussi parfois comme comme tout un chacun. Encore une fois euh euh il faut rester serein et les Français n'attendent pas quelqu'un qui ont qui a souffert. Ils attendent quelqu'un qui qui qui va les défendre, qui est qui est solide.

Et donc il faut savoir séparer ce qui relève de la vie publique, du jardin secret de de chacun et de chacune. Allez, questionnaire de Prou. On dit quand on connaît peu le jardin secret de quelqu'un comme vous dites, c'est un bon moyen.

Alors c'est un peu mignard, c'est mais alors allez-y rapidement jouer le jeu. Principal trait de votre caractère ? La passion.

Qualité préférée chez un homme ? Le courage. Qualité préférée chez une femme.

Ah je vous aurais dit aussi le le courage, mais comme généralement les femmes sont plus courageuses que les hommes, je dirais la sincérité. Quel était votre rêve de bonheur ? Je l'ai dit, avoir une une famille unie plus tard et et de pouvoir euh élever mes enfants avec la personne qui qui partage ma vie, qui partagera ma vie demain.

Je n'ai pas connu euh je ne sais pas ce qu'est d'avoir une famille unie. Euh combien d'enfants enf rappelez-vous de bris enfants et plus he combien ? Deux.

Très bien. Votre héros favori dans la fiction ? Edmondesse compte de Monte cristaux parce que Ah il y a un peu de vengeance.

Oui, mais alors je vais faire f de la dimension euh euh de de la vengeance qui a été la sienne en revenant. Mais mais mais ce qui me plaît chez lui, c'est la capacité à renaître, c'est la résurrection. Et et tout à l'heure, vous avez dit euh ça m'a frappé en démarrant cet entretien, vous m'avez dit de toute manière euh soit soit on gagne, soit on perd.

Bon, dans les deux cas, on apprendra et dans les deux cas, j'apprendrai le fait militaire que vous estimez le plus de toute l'histoire, les Français qui se sont engagés à Verdin. Je suis allé il y a il y a quelques semaines à Verdin, au mémorial de de Verdin, dans dans ce qui a été l'une des plus grandes boucheries les plus effroyables de l'histoire militaire française. près de 700000 victimes de Français qui ont dit "On ne passe pas" et qui ont acté une victoire française aussi avec beaucoup de sacrifices.

Pendant très longtemps, il y avait pas une famille française dont l'un des ancêtres n'était pas passé à Verdin. Et là encore, c'est une leçon d'humilité quand vous êtes à Verdin devant les devant les croix et devant devant ce champ, vous vous sentez extrêmement extrêmement petit et c'est des moments qui qui m'ont ému. Ouais.

Votre devise, vous en avez une ? La vie commence toujours demain. C'est bien.

Merci beaucoup Jeanella. Vous disyez apporter de baffes. Vous avez pas eu envie de donner des baffes.

Merci à vous. Non non euh en tout cas même si ça avait été le cas, je me serais pas dans les inter d'avoir envie de donner des baffs. Euh oui, ça peut arriver.

Oui, non, je plaisante, je plaisante mais mais c'est vrai que j'aime les émissions. On prend le on prend le temps et il y a rien de plus frustrant pour un dirigeant politique que d'avoir sa parole un peu brimée. Merci Journal.

Merci à vous monsieur Remin. Merci beaucoup.